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23/04/2009

Grenelle de la téléphonie mobile : être ou ne pas être honnête

lu sur : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3706

21-04-2009

Grenelle de la téléphonie mobile : ça part mal…

Ce matin, lors d’une conférence de presse, les associations Priartèm et Agir pour l’environnement ont fait part de leurs inquiétudes devant la prochaine tenue du Grenelle de la téléphonie mobile. Ce Grenelle, qui débute jeudi, et lors duquel le Gouvernement espère obtenir des compromis de la part des différents acteurs, s’annonce apparemment assez mal. Pour les associations, la réunion ne prend pour l’instant pas la tournure d’un véritable débat public et « demeure passablement floue à 48h de son lancement ». Janine Le Calvez, de Priartèm, reconnaît qu’elle a l’impression que, sur ce dossier, « on cherche à passer en force », les pouvoirs publics ayant « décriés certains scientifiques pour en mettre d’autres à la place » et pour eux « il n’y a pas de problème avec la téléphonie mobile ». Les associations font remarquer que les avis de l’Académie de médecine et une étude du Pr. Viel qui confortent la thèse de l’innocuité ont été largement diffusés à quelques jours de cette réunion. Pour J. Le Calvez, cela signifie que la question du doute scientifique a été proprement évacuée des discussions. Or, en l’occurrence, les impacts sur la santé de la téléphonie mobile représentent un cas typique de controverse scientifique.

A l’heure actuelle, les avis contradictoires des experts ne permettent pas de trancher catégoriquement sur cette question. Le contexte est bien toujours à l’incertitude. Pour Priartèm et Agir pour l’environnement, cette situation relève donc du débat et du principe de précaution. Mais, alors que les associations attendaient la participation de scientifiques lors des tables rondes des 6, 14 et 15 mai prochains, selon Michel Roseinheim, conseiller de la Ministre de la Santé, « la présence de scientifiques dans un tel débat ne serait pas indispensable », et seuls un juriste et deux sociologues apporteront leurs expertises.

Le Grenelle de la téléphonie mobile ne sera-t-il donc qu’une suite de déclarations inconsistantes ? C’est bien là ce que craignent les associations. Pour leur part, elles attendent des mesures réglementaires, notamment la baisse des seuils d’exposition aux ondes des antennes relais à 0,6 V/m ainsi qu'une plus effective protection des enfants, et non une charte négociée avec les opérateurs. Confortées dans leur détermination par un récent sondage BVA qui montre que 80% des Français sont favorables à une réglementation plus contraignante et par les précédents recours en justice contre les antennes relais , les associations se réservent le droit de quitter à tout moment la table des négociations. A suivre…

Elisabeth Leciak