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20/09/2010

Débat sur le climat

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/18/climat-debat-a-huis-clos-a-l-academie-des-sciences_1412854_3244.html

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Climat : débat à huis clos à l'Académie des sciences

18.09.10 | 13h33  •  Mis à jour le 20.09.10 | 12h15

 

C'est dans une ambiance tendue que doit s'ouvrir, lundi 20 septembre, le débat sur les sciences du climat demandé par Valérie Pécresse. La ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur avait saisi l'Académie des sciences, en avril, pour l'organisation d'une confrontation scientifique entre tenants du consensus scientifique et climato-sceptiques.

Cette demande faisait suite à une pétition signée par environ 600 chercheurs impliqués dans les sciences du climat. Les signataires s'estimaient dénigrés par les déclarations publiques du géophysicien Vincent Courtillot et de l'ancien ministre, Claude Allègre. Ce dernier venait de soutenir, dans son dernier ouvrage (L'Imposture climatique, Plon, 294 p., 19,90 euros), la thèse d'une conspiration des climatologues visant à faire accroire l'idée d'un réchauffement causé par l'homme. Les pétitionnaires demandaient à leurs tutelles la tenue d'un débat public pour se défendre de ces accusations.

L'Académie ne souhaite pas communiquer sur l'organisation de ce débat. Elle refuse de répondre aux questions de la presse, et aucune information n'a été officiellement rendue publique sur les modalités de la réunion. Celles-ci n'ont d'ailleurs été figées que tardivement, à l'issue d'une réunion des académiciens chargés de piloter le débat. Selon des sources proches de l'institution du Quai de Conti, l'ambition de la rencontre est "d'identifier les points qui font consensus", de déterminer "ceux qui font débat" et de cibler les recherches à mener pour trancher.

La rencontre se tiendra à huis clos. Seuls seront admis les académiciens - membres, correspondants ou associés étrangers - et une vingtaine de participants extérieurs, majoritairement des climatologues. Sans ces invités, le débat n'aurait d'ailleurs pas pu se tenir, les sciences du climat étant très peu représentées au sein de la section sciences de l'Univers de l'Académie.

Selon nos informations, le choix de ces invités a été opéré après que les principaux organismes et institutions de la recherche française (Centre national de la recherche scientifique, Commissariat à l'énergie atomique, Collège de France, etc.) ont été sollicités pour fournir une liste de leurs chercheurs les plus à même de participer à ces joutes oratoires. L'opacité du processus de sélection a suscité la méfiance de certains scientifiques. "Nous ignorons malheureusement les critères selon lesquels les noms proposés ont été retenus ou non", regrette ainsi un des participants.

Celui de Bernard Legras, directeur de recherches (CNRS) au Laboratoire de météorologie dynamique (LMD), médaille d'argent du CNRS, n'a ainsi pas été retenu. Connu pour son franc-parler, il s'était engagé dans le débat en publiant, dans la revue Climate of the Past, une réfutation des travaux climatologiques de Jean-Louis Le Mouël et Vincent Courtillot, chercheurs à l'Institut de physique du Globe de Paris (IPGP).

Chaque participant au débat devait adresser un texte, fin août, synthétisant son intervention ou ses interrogations. Là encore, la plus grande discrétion a été de mise : toutes ces contributions sont demeurées confidentielles et n'ont été rendues accessibles aux académiciens et aux invités que sur un site Web sécurisé.

La manière dont seront synthétisés et rendus publics les échanges constitue un autre sujet sensible. Ainsi, après avoir été évoquée, l'idée d'une conférence de presse le soir même des débats aurait été abandonnée. Elle devrait être remplacée par la publication d'un rapport de synthèse, qui ne devrait pas être rendu public avant novembre.

Certains participants se montrent optimistes quant à l'utilité du débat. "Je n'imaginais pas l'ampleur de la confusion entre la science (du climat) et la manière dont elle est vulgarisée, dit ainsi un climatologue. Ce débat sera l'occasion pour nous d'exposer notre travail et de montrer la différence entre celui-ci et la manière dont il est récupéré ou vulgarisé par les uns ou les autres."

Des critiques, provenant d'académiciens parfois sans lien avec la climatologie, concernent la nature même de la rencontre. "Je ne vois pas ce que ce débat va pouvoir apporter sur la science elle-même : l'Académie a déjà organisé une réunion semblable il y a trois ans et il n'en était rien sorti, estime un académicien, préférant s'exprimer, comme la plupart de ses collègues, sous couvert d'anonymat. L'Académie n'a pas les moyens de trancher ces questions. Le débat que nous aurions dû avoir, et sur lequel nous aurions eu toute légitimité pour nous exprimer, est celui de l'éthique, de ce que les scientifiques peuvent dire ou ne peuvent pas dire lorsqu'ils s'expriment devant les citoyens ou les politiques."

"En science, les débats ne se font pas dans une arène, mais dans les revues scientifiques, dit un autre. Comment décidera-t-on de qui a raison ? Est-ce que ce sera celui qui a le mieux parlé ou qui semble le plus à l'aise ? La science ne fonctionne pas comme cela." Les organisateurs n'avaient cependant que peu de marges de manoeuvre dans le cadrage de l'événement. La saisine de Valérie Pécresse était en effet claire et concernait l'aspect strictement scientifique de la polémique.

13/02/2010

Surveillance épidémiologique en milieu de travail

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Etude Coset : cinq départements pilotes pour commencer
L'étude Coset ('Cohorte de surveillance épidémiologique en milieu de travail') a vocation à devenir "le premier grand programme de surveillance de la population au travail".
Elle vient d'être lancée dans cinq départements d'abord, dans le monde agricole pour commencer, puis elle devrait être étendue à l'ensemble du territoire national dès 2012 et s'intéresser à d'autres milieux professionnels.
Objectifs : "mieux décrire et surveiller les liens entre les facteurs professionnels et la survenue de problèmes de santé, identifier les métiers et les conditions de travail à risque pour la santé, et proposer des recommandations en matière de prévention".
La phase pilote porte sur un premier échantillon de 10 000 volontaires, âgés de 18 à 65 ans, résidant dans les Bouches-du-Rhône, le Finistère, le Pas-de-Calais, les Pyrénées-Atlantiques et la Saône-et-Loire.
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Quotidien du Médecin [Le] , 11/02/2010

18/12/2009

Débat autour de l'utilisation des neurosciences par la justice

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Débat autour de l'utilisation des neurosciences par la justice
Le Figaro indique que le Centre d'analyse stratégique, organisme rattaché au Premier ministre, vient d'organiser un séminaire consacré à l'utilisation des techniques modernes d'imagerie cérébrale dans les procédures judiciaires. D'après le quotidien, ces méthodes, employées dans certains pays pour vérifier la véracité des propos d'un accusé ou bien déterminer sa responsabilité, suscitent en France des réserves "tant pour des raisons de fiabilité scientifique que pour des questions d'ordre éthique". Hervé Schneiweiss (CNRS) considère qu'"il n'y a pas de vérité neurale". Selon lui, "quelle que soit la méthode, elle ne change pas la capacité d'adhésion d'un sujet à ce qu'il croit avoir vu". Par ailleurs, le docteur Sébastien Tassy (Université Aix-Marseille) estime que "la plupart des comportements antisociaux sont le fait de sujets au cerveau normal".

10:12 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sciences, société

30/11/2009

L'Afssa et l'Afsset vont fusionner

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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L'Afssa et l'Afsset vont fusionner
Le Figaro indique que le 1er juillet 2010, une agence de sécurité sanitaire, qui pourrait être baptisée A2S, verra le jour. Créée dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), elle regroupera l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (Afsset). Selon Marc Mortureux, directeur de l'Afssa, cette nouvelle agence"devrait permettre d'avoir une approche plus globale de l'exposition à certains toxiques et de mieux prendre en compte les risques émergents".
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Des syndicats et des associations ont exprimé leurs inquiétudes notamment à propos de l'indépendance de l'A2S vis-à-vis des "tutelles et des acteurs économiques".
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Figaro [Le] , 30/11/2009

21/02/2009

Motion votée à l'unanimité des 24 Directeurs d'Unités de recherche de la Délégation Côte d'Azur du CNRS réunis le 20 février 2009

Nous, directeurs d’unités de recherche associés au CNRS de la Délégation Régionale Côte d'Azur (DR 20), contestons avec force le procès à charge de la recherche française que le Président de la République Nicolas Sarkozy a instruit dans son discours du 22 janvier 2009.

Nous nous inquiétons de l’impact négatif de ce discours sur l’activité et la motivation des chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs, post-doctorants et doctorants dont le travail quotidien est indispensable pour la réalisation des projets scientifiques les plus ambitieux.

La présentation que le Président de la République a faite de « l’autoévaluation » des organismes de recherche, ne correspond pas à la réalité. Une forte proportion des membres du Comité national, qui évalue les chercheurs du CNRS, sont extérieurs à l'organisme. Depuis deux ans, toutes les unités de recherche, ainsi que les organismes et les Universités eux-mêmes, sont évalués par l'AERES, agence en principe indépendante selon la loi d’orientation et de programmation pour la recherche votée en 2006. Nous rappelons par ailleurs que l'évaluation des acteurs de la recherche est permanente : évaluation des projets scientifiques, évaluation des articles soumis à des comités de lecture, rapports
quadriennaux. Dans ce contexte, nous affirmons aussi qu'il n'existe pas d'alternative sérieuse à l'évaluation par des pairs, règle reconnue partout dans le monde : l'évaluation ne peut être faite que par des personnes compétentes.

Nous mettons en garde, enfin, contre la tentation technocratique et dangereuse de réduire l’évaluation des performances des individus et des laboratoires à quelques indicateurs qui dispenseraient d’une analyse rigoureuse de la situation et de ses causes.

La recherche aujourd'hui requiert une continuité des efforts et une coordination au niveau national ; elle doit par ailleurs s'inscrire dans le contexte européen et mondial. Dans cet environnement, la pluridisciplinarité du CNRS est un atout précieux qui doit être préservé : la continuité thématique de l'organisme dans le sens du positionnement du C3N est indispensable à l'exercice de ses activités, et le démantèlement et/ou dénoyautage dont le CNRS est menacé conduit à sa perte et à l'affaiblissement du potentiel de recherche de la Nation.

Nul ne conteste l'importance d'un renforcement du rôle des universités en matière de recherche. Cependant, si les avis divergent sur l'équilibre à définir sur le long terme, tous les intervenants dans le débat soulignent qu'à court et moyen terme seuls les organismes de recherche, et en particulier le CNRS, peuvent assurer la structuration de l'effort de recherche au niveau national. Ce constat a été souligné par le rapport d'Aubert au printemps 2008, qui recommande de maintenir les Unités Mixtes de Recherche au centre du dispositif en en simplifiant la gestion, puis inscrit dans le plan stratégique du CNRS le 2 juillet 2008, avec l'accord du représentant de l'Etat au Conseil d'administration de cet organisme. Pour assurer cette fonction de coordination nationale, les organismes doivent demeurer des opérateurs de recherche.

Enfin, nous rappelons que s’il est évidemment légitime que la puissance publique dégage des grands thèmes de recherche utiles à la Nation, la définition de priorités par les scientifiques eux-mêmes est une condition indispensable à l’activité scientifique, tout comme l'est l'existence d'une recherche dite fondamentale digne de ce nom qui n'est pas soumise à des impératifs d'utilité immédiate. Ce principe d’indépendance académique est reconnu dans toutes les grandes nations scientifiques, en particulier au Royaume Uni et aux USA, souvent cités en modèle.

En conclusion, nous souhaitons que la conduite de la réforme de la recherche se fasse en concertation avec ses principaux acteurs. Nous nous inquiétons des effets dévastateurs de mesures et d’annonces précipitées sur des projets qui mobilisent des moyens humains et budgétaires importants pour de nombreuses années. Nous considérons donc que le plan stratégique du CNRS, défini il y a quelques mois en interaction constante avec le ministère en charge de la recherche, doit rester la référence définissant l'avenir à moyen terme de l'organisme, ce qui n'est pas compatible avec l'annonce faite dans le discours du Président Sarkozy d'un passage à un statut d'agence de moyens avant la fin 2009.

04/12/2008

La technique des empreintes génétiques s'invite de plus en plus dans les enquêtes policières

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/08/25/la-technique-des-empreintes-genetiques-s-invite-de-plus-en-plus-dans-les-enquetes-policieres_1087582_3244.html

La technique des empreintes génétiques s'invite de plus en plus dans les enquêtes policières
LE MONDE | 25.08.08 | 15h29 • Mis à jour le 04.12.08 | 12h46

Jusqu'où la génétique pourra-t-elle aider la justice dans la résolution des affaires criminelles ? L'annonce, faite il y a quelques semaines, de la possible réouverture de l'"affaire Grégory" a mis en lumière les considérables progrès accomplis par les spécialistes de la technique des empreintes génétiques oeuvrant dans le cadre de la médecine légale. Ce sera l'un des thèmes principaux du 7e symposium international consacré aux avancées en médecine légale, organisé du 1er au 5 septembre à Osaka (Japon). En France, une série d'affaires irrésolues font ainsi l'objet de nouvelles investigations et le phénomène est encore plus marqué outre-Atlantique, où la génétique a souvent permis d'établir l'innocence de personnes condamnées à mort voire exécutées.

Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984 dans les eaux de la Vologne, mains et jambes liées, à 7 kilomètres du domicile de ses parents. Les enquêteurs ne disposaient pas, alors, de la technique des empreintes génétiques. Celle-ci commençait à être mise au point par le professeur Alec Jeffreys (université de Leicester) et fut pour la première fois utilisée dans une affaire criminelle, outre-Manche, en 1985. On sait qu'elle consiste, schématiquement, à établir un profil génétique spécifique d'une personne à partir des éléments biologiques (spermatozoïdes, cellules de sang, de peau, de salive...) pouvant être retrouvés par les enquêteurs sur la scène du crime. La comparaison de ce profil avec celui des différents suspects connus a, depuis une vingtaine d'années, permis de confondre les coupables dans un nombre considérable d'affaires, avec une probabilité quasiment nulle d'erreur. Dans le même temps, les performances de cette technique n'ont cessé de progresser au point, paradoxalement, de soulever de nouveaux problèmes dans l'interprétation de ses résultats.
"Dès le départ, cette technique est apparue hautement performante, explique Jean-Paul Moisan, ancien chercheur à l'Inserm, aujourd'hui PDG de la société Institut génétique Nantes-Atlantique et qui fut le premier à l'utiliser en France. Il nous fallait toutefois disposer d'échantillons biologiques assez importants. Nous pouvions, par exemple, travailler sur une tache de sang mais pas sur un mégot de cigarette. Le grand tournant, dans ce domaine, a commencé au début des années 1990, grâce à l'apport d'une autre technique, dénommée PCR, qui permet d'amplifier à volonté les fragments d'ADN observés. Nous avons ainsi pu obtenir des résultats sur des éléments biologiques de plus en plus petits, invisibles à l'oeil nu et de plus en plus vieux. Les recherches de nos collègues travaillant dans le domaine de l'archéogénétique ainsi que différents apports techniques, progressivement standardisés, nous ont ensuite permis d'améliorer continuellement nos performances." Le laboratoire de Nantes pratique actuellement chaque année environ 70 000 analyses d'empreintes ADN, dont une majorité concerne des personnes condamnées pour des crimes ou des délits, qui sont, de ce fait, génétiquement fichées. Selon la difficulté qu'elles représentent, ces analyses sont facturées entre 17 et 500 euros l'unité.

Aujourd'hui, les laboratoires spécialisés peuvent - en théorie - établir une empreinte génétique à partir d'une seule cellule du corps humain, quelle que soit sa provenance, comme ils le font à partir d'une seule cellule embryonnaire dans le cadre du diagnostic génétique pré-implantatoire. "Mais force est bien de reconnaître que l'augmentation considérable de la sensibilité de la technique soulève, en médecine légale, de nouvelles difficultés, souligne M. Moisan. Pour toute une série de raisons, pratiques et génétiques, il nous est impossible de conclure à partir d'une seule cellule retrouvée sur la scène du crime. Nous devons disposer au minimum d'un échantillon d'une dizaine de cellules."
Dans l'affaire Villemin, c'est le laboratoire nantais qui avait été choisi par la justice pour tenter de retrouver des traces génétiques présentes dans la salive utilisée pour coller le timbre sur la lettre anonyme reçue, le lendemain de l'assassinat de leur enfant, par les parents de la victime. "Contrairement à ce qui a pu être rapporté, nous avons bien retrouvé des traces d'ADN humain sur ce timbre. Mais il s'agissait d'un mélange d'une dizaine de profils génétiques, ce qui interdisait, en pratique, d'utiliser cette information, confie M. Moisan. Rien ne permet d'affirmer que de futures analyses sur les scellés concernant, par exemple, les vêtements de l'enfant ou les cordelettes apporteront une réponse. Les prélèvements pratiqués en 1984 ne respectaient pas les règles qui ont depuis été codifiées."
"Aussi performante soit-elle, cette technique génétique ne doit, pas plus que l'ADN, être sacralisée, conclut Jean-Paul Moisan. Il s'agit pour nous, généticiens, d'aider au mieux les enquêteurs et, en toute hypothèse, l'enquête reste une reine dont nous ne sommes que les servants."
La récente affaire du petit Valentin, retrouvé mort poignardé à Lagnieu (Ain), a démontré à quel point la technique de comparaison des empreintes génétiques pouvait être médiatiquement sacralisée. Un phénomène d'autant plus étonnant que l'enquête traditionnelle de gendarmerie a, sans grande difficulté, permis d'identifier l'auteur présumé du crime.

Jean-Yves Nau

LE FICHIER FRANÇAIS FNAEG

LE FICHIER NATIONAL AUTOMATISÉ DES EMPREINTES GÉNÉTIQUES (FNAEG) vise à faciliter l'identification et la recherche des auteurs d'infractions à l'aide de leur profil génétique, mais aussi de personnes disparues grâce à l'ADN de leurs descendants ou ascendants. Créé en 1998, le Fnaeg ne concernait au départ que les infractions de nature sexuelle. Son champ d'action s'est ensuite étendu à la quasi-totalité des personnes condamnées ou mises en cause pour des crimes ou des délits d'atteintes aux personnes et aux biens. En 2007, il centralisait les empreintes génétiques de 615 590 personnes. Elles sont conservées quarante ans pour les personnes condamnées et vingt-cinq ans pour les personnes mises en cause.

Article paru dans l'édition du 26.08.08

27/11/2008

La recherche en France : démantèlement programmé

Sans recherche publique, pas de recherche fondamentale.
Sans recherche fondamentale, pas d'avenir.

Le communiqué ci-dessous montre la gravité du problème.

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Aux Personnels INSERM

Après le boycott du CTPC INSERM le mardi 25 novembre (reconvoqué le 3 décembre) sur un projet de modifications des statuts de l'INSERM les syndicats INSERM appellent à POURSUIVRE L'ACTION du 27 NOVEMBRE devant le siège de l'INSERM le JEUDI 4 DECEMBRE 2008 (à 13H) à l'occasion du Conseil d'Administration (101 rue de Tolbiac, métro ligne 14 station Météores).

Nous souhaitons qu'il y ait le plus de monde possible devant le CA INSERM pour dire STOP aux suppressions d'emplois chercheurs et ITA, à la casse des organismes de recherche que l'on veut réduire à des simples agences de moyens c'est à dire sans labos et sans personnels, à la remise en cause des statuts des personnels par la montée des CDD et des "primes au mérites" !!

Les syndicats INSERM : SNTRS CGT - SGEN CFDT Recherche EPST - SNCS FSU - SNIRS CGC - CFTC SCENRAC

Chute du recrutement des personnels ITA et chercheurs
Menaces sur les organismes de recherche Inserm, CNRS, INRA, …

Les organisations syndicales vous appellent à
POURSUIVRE L’ACTION
DU 27 Novembre
devant le siège de l’INSERM le 4 Décembre 2008 à 13 H lors de la réunion du Conseil d’Administration de l’Inserm

Atteinte à l’emploi des personnels de la recherche :
Comme ailleurs, à l’Inserm les chiffres parlent d'eux-mêmes :
en 2008 : 75 recrutements de chargés de recherche
en 2009 : 61 recrutements de chargés de recherche : la création de 21 chaires juniors
(postes de maître de conférence des universités financés au 2/3 par l’Inserm) fait disparaître
14 postes de chargés de recherche.
1/6 des ITA partant en retraite ne sera pas remplacé, soit 26 postes ITA supprimés en 2009

C’est une diminution programmée des effectifs des personnels titulaires de l’Inserm, avec une montée ininterrompue de l’emploi précaire : il y a plus de 1700 personnels non titulaires à l’Inserm !

Menaces sur l’organisme :
L’évaluation par l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) de l’Inserm, et plus largement des Sciences De la Vie, répète crûment ce que le Président de la République veut imposer : transformer les organismes de recherche en simples agences de financement de projets (sans laboratoire et sans personnel).

Nous demandons :

- l'arrêt du démantèlement du système français de recherche, un moratoire sur toutes les réformes autoritaires en cours (organismes, statuts, modulation, "mastérisation",
etc.), l'abandon du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du projet de contrat doctoral avec salaire « à la carte ». Le ministère doit prendre l'avis de toutes les instances et ouvrir de vraies négociations avec toutes les organisations représentatives.

- une réelle augmentation du budget avec un plan pluriannuel de créations
d'emplois titulaires, le rétablissement des emplois titulaires et allocations supprimés en 2009, pour répondre aux besoins de recherche et de formation des étudiants.

Un préavis de grève est déposé

SNTRS CGT – Sgen CFDT Recherche EPST – SNCS FSU – SNIRS CGC – CFTC
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Lu sur le site de l'INSERM :

Jeudi 27 novembre 2008
Les chercheurs se mobilisent contre les réformes
Selon Libération, le conseil d'administration du CNRS s'est "réfugié" au ministère de la recherche pour éviter le blocage prévu par les chercheurs afin de protester contre les réformes. À propos du budget de la recherche, Bertrand Monthubert considère qu'il "ne peut être bon", car "il supprime 900 emplois." Il conteste les chiffres annoncés par Valérie Pécresse, qui sont un "maquillage, un énorme trompe-l'oeil". Les manifestants estiment par ailleurs que les réformes relèvent d'une vision idéologique. Bertrand Laforge, maître de conférence à l'université Pierre et Marie Curie, refuse la mise en "concurrence effrénée". Dans L'Humanité, Patrick Monfort, élu SNCS-FSU au conseil d'administration du CNRS, pense que le rapport d'évaluation de l'Inserm établi par l'Aeres a été "téléguidé par l'Elysée." Selon Libération, Valérie Pécresse mise contre ces actions sur "la lassitude et le repli individualiste."
LIBERATION , 27/11/2008 - Humanité [L'] , 27/11/2008

11:58 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : recherche, sciences