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03/05/2009

France : Notre Patrimoine à l'encan

L'Etat vend ou rentabilise son patrimoine historique

lu sur : http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1080788,0.html

Article paru dans l'édition du 02.05.09

Pour renflouer ses caisses, l'Etat se déleste de ses monuments, souvent du XVIIIe siècle, laissés vacants par le déménagement de l'administration. Sur le site du ministère des finances, à la rubrique « L'Etat vend », sont affichées les offres, photos à l'appui. Ont été ainsi cédés au plus offrant, dernièrement à Paris, les hôtels Kinsky, de Vigny, de Croisilles, de Montesquiou, de Seignelay, de Fleury. Devant la levée de boucliers, l'Etat privilégierait le bail emphytéotique à la vente, ce qui peut se révéler être une piètre protection de l'intégrité du bien.

19/02/2009

Privatisation de la collecte des emballages : résultats

"IL N'Y A RIEN DE DÉLICTUEUX DANS CETTE AFFAIRE..."

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/12/un-audit-accable-eco-emballages-pour-la-gestion-hasardeuse-de-sa-tresorerie_1154365_3234.html

Compte rendu
Un audit accable Eco-Emballages pour la gestion hasardeuse de sa trésorerie
LE MONDE | 12.02.09 | 14h39 • Mis à jour le 12.02.09 | 20h17

Le ministère de l'environnement a décidé de jouer la transparence à propos des placements hasardeux d'Eco-Emballages et a rendu public, mercredi 11 février, l'audit mené par le cabinet Deloitte, qui chiffre la perte potentielle de la trésorerie de cet organisme, placée sur des fonds spéculatifs, entre 23 millions et 70 millions d'euros.

Eco-Emballages a pour mission de collecter auprès des industriels une contribution d'en moyenne 0,6 centime d'euro par emballage et de la redistribuer aux collectivités locales pour les aider à financer la collecte sélective des déchets et leur recyclage.

L'affaire a été révélée début décembre 2008, par Olivier Guichardaz, journaliste du magazine spécialisé Pro-environnement, qui a alerté un conseiller de Jean-Louis Borloo sur des placements risqués d'une fraction de l'opulente trésorerie d'Eco-Emballages. Le 10 décembre, le ministre de l'environnement se déclarait "scandalisé", trouvant "hallucinant que 60 millions d'euros destinés aux collectivités locales soient placés dans un paradis fiscal". Dès le 14 décembre, les administrateurs d'Eco-Emballages limogeaient le directeur général, Bernard Hérodin, pour faute grave.

L'audit du cabinet Deloitte est sévère pour M. Hérodin, qui fut directeur financier à la création d'Eco-Emballages, en 1992, avant d'être nommé directeur général en 2003. Brillant et sûr de lui, ce spécialiste des finances a écrit deux ouvrages consacrés à la gestion de trésoreries, dont l'un est sous-titré "Vers l'excellence financière"...

RISQUES ACCRUS

Sous sa direction, Eco-Emballages thésaurisait des sommes de plus en plus importantes et prenait des risques accrus. Les montants placés sont passés de 34 millions d'euros, fin décembre 2001, à près de 300 millions d'euros, fin décembre 2006, pour retomber à 225,6 millions d'euros en 2008. Une part significative - jusqu'à 43 % des réserves - a été logée dans trois fonds très spéculatifs, gérés par une petite société de neuf salariés, basée à Zurich (Suisse), Primores. Eco-Emballages détenait 37 % du fonds appelé Primores Opportunity et 13 % de Primores Growth, domiciliés aux îles Caïman, et y avait investi 70,8 millions d'euros.

Fin décembre 2008, les fonds Primores affichaient une perte de leur valeur liquidative de 23,7 millions d'euros. Parmi la liste des produits de ces fonds, on retrouve le fonds Madoff, pour une part minime, de 0,5 %. Mais la perte est plus importante que cette moins-value, car le capital de 70,8 millions d'euros reste gelé par le gestionnaire zurichois.

"Nous espérons récupérer très vite 17 millions d'euros et allons tout faire pour nous voir restituer le reste, quitte à entamer une procédure", explique Olivier Desforges, administrateur qui a pris la tête du comité chargé d'élucider les comptes. Deloitte préconise de provisionner 50 millions d'euros.

Jusqu'en 2007, ces placements étaient profitables, bien que le rapport Deloitte juge leur rentabilité modeste : le rendement était de 4,3 % par an en moyenne, entre 1993 et 2007, alors qu'une simple sicav monétaire sécurisée aurait rapporté 3,9 %.

L'audit révèle que Bernard Hérodin était conseillé par un intermédiaire financier de ses amis, Michael Kraland, Néerlandais domicilié en Irlande, qui a créé en France Trinity Capital Partners, à laquelle la Commission bancaire a retiré son agrément en août 2002. Sur les fonds investis par Eco-Emballages, M. Kraland a perçu des commissions "élevées pour le service rendu", selon Deloitte, qui les estime entre 3 millions et 5 millions d'euros. On apprend que Bernard Hérodin avait investi à titre personnel dans un des fonds recommandés par son ami et réalisé une plus-value globale de 10 765 euros.

"Il n'y a rien de délictueux dans cette affaire, même si ce n'est pas très éthique", admet Olivier Desforges. "Le comité de direction d'Eco-Emballages était au courant de ces placements, même s'il n'en connaissait pas le détail, et avait rencontré Michael Kraland à l'occasion d'un déjeuner, à l'hôtel Evergreen de Levallois", se souvient un ancien cadre. "Quant à prétendre que le conseil d'administration, le censeur de l'Etat ou le commissaire aux comptes n'étaient pas au courant de l'existence de ces fonds exotiques, c'est risible puisqu'il suffisait de lire les bilans", ajoute-t-il.

Les vraies victimes sont les collectivités locales. "Ces pertes et cette trésorerie pléthorique nous choquent", s'insurge Philippe Rappeneau, vice-président d'Amorce, association des collectivités locales et des professionnels de la collecte des déchets. Il ajoute : "Nous souhaitons une meilleure régulation, un contrôle de l'Etat et que les fonds nous soient versés plus rapidement après leur collecte."

Isabelle Rey-Lefebvre

47 000 entreprises ont versé 411 millions d'euros

Création. Fondée en 1992, Eco-Emballages est une société anonyme de droit privé mais sans but lucratif et exonérée d'impôt.

Actionnariat. Elle est détenue par 210 actionnaires, via la holding Ecopar, propriété à 70 % des industriels contributeurs, à 10 % des distributeurs (Auchan, Carrefour...) et à 20 % des professionnels du recyclage.

Fonctionnement. Eco-Emballages a une mission d'intérêt général, est agréé par le ministère de l'environnement et chapeauté par une commission d'agrément (industriels, consommateurs, collectivités locales et pouvoirs publics).

Financement. 47 000 entreprises ont versé 411 millions d'euros en 2007 pour financer 1 331 collectivités locales.

Article paru dans l'édition du 13.02.09

22/11/2008

POUR LES MONTPELLIÉRAINS

Pour les montpelliérains, une info qui n'est pas encore sur internet:

Le 22 novembre manifestation contre la privatisation de la poste à 14h30 au PEYROU

28/10/2008

VÉOLIA, monstre tentaculaire (6)

VÉOLIA ÉTANT IMPLIQUÉ DANS LA GESTION DE L'EAU, DES DÉCHETS, DES TRANSPORTS PUBLICS dans de nombreuses villes, qui va payer ?
(voir les autres articles sur VÉOLIA sur "le blog libre de mon quartier" ; lien ci-contre)

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/10/23/victime-de-son-endettement-veolia-est-sanctionne-en-bourse_1110234_3234.html

Victime de son endettement, Veolia est sanctionné en Bourse
LE MONDE | 23.10.08 | 14h54 • Mis à jour le 23.10.08 | 17h19

Veolia Environnement, numéro un mondial des services aux collectivités, traverse une passe difficile. Son cours de Bourse a perdu plus de 25 % depuis vendredi 17 octobre, après que son PDG, Henri Proglio, eut lancé, pour la deuxième fois cette année, un avertissement sur ses résultats.

Depuis le 1er janvier, la chute du cours atteint 70 %. "Il est clair que nous avons perdu notre statut de valeur refuge et de valeur de rendement", concède M. Proglio dans un entretien aux Echos, mercredi 22 octobre. Les analystes financiers considèrent aujourd'hui comme des handicaps ce qu'ils vantaient hier comme des atouts : une politique agressive et offensive d'acquisitions et un financement par la dette.
Alors que le groupe avait prévu une croissance de ses revenus d'exploitation en 2008 à deux chiffres, il en revient à une fourchette plus sage, entre 6 % et 8 % et, surtout, déclare vouloir réduire son programme d'investissements, qui ne sera plus que de l'ordre de 4 milliards d'euros, contre 6,1 milliards d'euros en 2007, s'interdisant, pour 2009, de procéder à des acquisitions.
"Par gros temps, il faut savoir réduire la toile, mais la coque est solide et le modèle est résistant. D'ici à 2010 ou 2011, nous pourrons investir à nouveau", commentait M. Proglio en concluant la journée des investisseurs organisée mercredi 22 octobre. Là, devant une centaine d'analystes et aux côtés de son directeur général et des directeurs des quatre divisions - eau, déchets, transports et énergie -, le PDG de Veolia Environnement s'est efforcé d'expliquer les causes de la révision à la baisse de ses performances.
En premier lieu, M. Proglio invoque la mauvaise conjoncture économique. Ainsi, l'activité propreté (28 % du chiffre d'affaires du groupe) enregistre une baisse du tonnage des déchets collectés, notamment industriels, et un recul des prix des matières premières (métaux, papiers) vendues après recyclage.
Le manque à gagner est de l'ordre de 50 millions d'euros de revenu d'exploitation. Pour la branche eau (33 % du chiffre d'affaires), les conditions climatiques défavorables, avec un été pluvieux, ont fait chuter les consommations en France, en Roumanie et en Allemagne. "Pourtant, remarque dans sa note d'analyse Patrice Lambert de Diesbach, de CM-CIC Securities, Suez Environnement, rival de Veolia, n'a enregistré, dans la même période, qu'une baisse des volumes de 1 %."
Cette mauvaise passe s'explique surtout par d'autres facteurs, à commencer par les contre-performances de plusieurs sociétés acquises en 2007. Une usine italienne de traitements et d'incinération de déchets de la société TMT s'est révélée, après achat, non conforme aux normes environnementales, ce qui a privé le groupe de 30 millions d'euros de revenus et l'a obligé à entamer une procédure d'arbitrage envers le vendeur, soupçonné de fraude, pour obtenir une réduction significative, de 300 millions d'euros, du prix d'achat.
D'autres déboires sont venus de l'entreprise Sulo, numéro deux de la gestion de déchets en Allemagne, acquise en avril 2007, pour 1,45 milliard d'euros. "Une partie des contrats de cette société étaient déficitaires. Nous avons localisé les problèmes, changé l'équipe de direction et simplifié son organisation pour un retour aux bénéfices dès 2009", assure Denis Gasquet, directeur général de Veolia Propreté.
Enfin, la lourde dette du groupe inquiète les analystes, puisqu'elle devrait atteindre, fin 2008, près de 17 milliards d'euros. Une bonne partie de ce fardeau, près de 12 milliards d'euros, a certes, été léguée par Vivendi en 2000 lors de la séparation de la branche environnement qui deviendra Veolia.
Mais force est de constater que l'endettement n'a fait qu'empirer, privant Veolia Environnement de la capacité d'acheter d'autres entreprises à meilleur prix. "Nous aurons à nouveau de belles opportunités dans dix-huit mois", se convainc M. Proglio, qui parle de 2008 comme d'une "année pénible et de transition".
Malgré ces mauvaises nouvelles, les actionnaires, que vient de rejoindre la holding Dassault, avec une participation de 2 %, ne seront pas sacrifiés. Ils percevront, en 2008, près de 60 % des bénéfices (569,6 millions d'euros), c'est-à-dire un dividende en hausse de 10 %, à 1,33 euro par action. Un plan de réduction des coûts, de 400 millions d'euros sur deux ans, est aussi engagé.
Précision : l'un des graphiques ci-contre portant sur le montant de la dette de Velioa pour les années 2009 et 2010 (respectivement 19,2 et 21,9 milliards d'euros) est tiré d'une note du 20 octobre de CM-CIC Securities. Ces chiffres ont été révisés à la baisse à la suite des explications des dirigeants du groupe lors de la journée du 22 octobre : l'analyste financier estime que l'endettement se maintiendra à 17 milliards d'euros en 2009 et 2010.

Isabelle Rey-Lefebvre
Article paru dans l'édition du 24.10.08