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25/01/2010

Les suites de la guerre à Gaza de décembre 2008

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/22/guerre-a-gaza-israel-a-verse-des-reparations-a-l-onu_1295543_3218.html#ens_id=1228030
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Guerre à Gaza : Israël a versé des réparations à l'ONU
LEMONDE.FR avec AFP | 22.01.10 | 20h01  •  Mis à jour le 22.01.10 | 20h11


sraël a versé 10,5 millions de dollars de réparations à l'ONU pour les dommages subis lors de l'offensive militaire israélienne à Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, a annoncé vendredi le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky. Peu après le conflit, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait indiqué qu'il réclamerait plus de 11 millions de dollars de compensations à Israël pour les dommages subis.

L'offensive militaire israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza, qui répondait à des tirs de roquettes palestiniens à partir du territoire, avait duré trois semaines, en décembre 2008 et janvier 2009. Elle avait causé la mort de quelque 1 400 Palestiniens et de 13 Israéliens, selon les ONG. Plusieurs installations de l'ONU – entrepôts, écoles et véhicules – avaient été détruites ou endommagées. Israël a toujours nié avoir pris pour cible ces installations.

Un an après son offensive à Gaza, Israël est toujours l'objet de critiques, notamment en raison du maintien du blocus de la bande de Gaza. En décembre, l'expert de l'ONU pour les territoires palestiniens, Richard Falk, a appelé les alliés occidentaux d'Israël à faire pression sur l'Etat hébreu pour obtenir la levée de ce blocus, imposé depuis la prise de pouvoir du Hamas dans ce territoire en juin 2007 au détriment de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

M. Falk a également demandé que les recommandations du rapport Goldstone soient "totalement et dans les plus brefs délais appliquées". Le rapport de la commission indépendante présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone accuse Israël et les Palestiniens de crimes de guerre pendant l'offensive militaire israélienne et réclame des enquêtes internes pour déterminer les coupables. Le "rapport Goldstone" a suscité la colère d'Israël, qui se mobilise depuis sa publication mi-septembre pour l'enterrer. Israël craint que ce rapport ne finisse à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, avec des poursuites lancées contre ses chefs militaires et politiques.

17:02 Publié dans Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, guerre, israël

Un ministre israélien accuse le rapport Goldstone d'antisémitisme

lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/25/un-ministre-israelien-accuse-le-rapport-goldstone-d-antisemitisme_1296292_3218.html#ens_id=1228030
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Un ministre israélien accuse le rapport Goldstone d'antisémitisme
LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters | 25.01.10 | 12h32


e ministre de l'information, Youli Edelstein, accuse, lundi 25 janvier dans un entretien au quotidien israélien Yediot Aharonot, le rapport de la commission d'enquête onusienne du juge Richard Goldstone sur l'offensive à Gaza l'hiver dernier d'être antisémite. "Le rapport Goldstone est tout simplement une expression d'antisémitisme", déclare M. Edelstein, qui s'exprime à l'avant-veille de la journée de commémoration de la Shoah, évoquant également la publication en Suède durant l'été d'un article accusant l'armée israélienne de trafic d'organes de morts palestiniens.

"Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'antisémitisme se focalise non sur les juifs mais sur Israël et les Israéliens", estime le ministre, chargé de la diaspora et de présenter la position d'Israël à l'étranger. C'est la première fois qu'une accusation aussi explicite est lancée par un représentant du gouvernement israélien contre le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, lui-même juif et se déclarant ami d'Israël.

DES "ERREURS INDIVIDUELLES"

M. Edelstein reconnaît toutefois que le lien entre le rapport Goldstone et la journée de la Shoah "n'est pas évident". Mais assure que "nous devons tirer les enseignements de ce qui s'est passé". Pour lui, il faut profiter de la journée de commémoration de la Shoah qui est aussi celle de "la bataille contre l'antisémitisme en général" pour "évoquer ce lien, parce qu'aujourd'hui les soldats de l'armée israélienne sont accusés de prélever des organes, d'assassiner des enfants et de violer des femmes".

Le gouvernement israélien est engagé dans une offensive tous azimuts contre le rapport Goldstone. Dimanche, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, dénonçait une montée de l'antisémitisme déclenchée selon lui par l'opération israélienne "Plomb durci" à Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, et laissait entendre que le rapport Goldstone a alimenté cette campagne. Jérusalem prépare un contre-rapport qu'elle doit présenter dans les prochains jours pour donner sa version des faits. Ce rapport évoque des "erreurs individuelles" et des "conduites inadéquates" qui seront sanctionnées.

13/04/2009

Histoire contemporaine: Palestine

Bar'am, nord de la Palestine :

lu sur : http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/13/une-messe-pascale-contre-l-oubli-a-bar-am-village-chretien-detruit-du-nord-d-israel_1180014_0.html

Reportage
Une messe pascale contre l'oubli à Bar'am, village chrétien détruit du nord d'Israël
LE MONDE | 13.04.09 | 14h45 • Mis à jour le 13.04.09 | 14h45
BAR'AM ENVOYÉ SPÉCIAL

C'est une église noyée dans la nature. Une chapelle perdue dans un champ de boutons d'or, sur une colline de Haute-Galilée, dans le nord d'Israël. Chaque dimanche de Pâques, l'endroit connaît un miracle. Les paroissiens, invisibles en temps normal, affluent tout d'un coup de derrière les sapins et convergent vers le petit parvis pour se masser autour des piliers de la nef. Cette année encore, les hommes en costume, le visage grave, et les femmes bien mises ont suivi la cérémonie pascale, dans le culte maronite. Mais, ici, les chants de messe ont un parfum de ferveur et de fierté sans équivalent en Terre sainte. Car l'église est la balise de Bar'am, un village fantôme, dépeuplé et démoli par les troupes du jeune Etat juif, il y a près de soixante ans.

Son clocher signale la présence en contrebas d'un véritable lacis de ruines, enfouies sous les ronces et les herbes folles. Des morceaux de murets, un bout d'escalier, des façades en lambeaux : autant de révélateurs d'un passé prospère, interrompu par la première guerre israélo-arabe et ranimé, à chaque cérémonie, par les prières des fidèles. "Cet endroit, c'est mon sang, c'est mon âme, dit Naheda Zahra, 47 ans, à la sortie de la messe. A chaque fois que je viens ici, je revis."

Le calvaire de Bar'am commence le 29 octobre 1948, quand David Ben Gourion, premier ministre de l'Etat d'Israël proclamé six mois plus tôt, déclenche l'offensive Hiram. La cible est la zone frontalière avec le Liban, que le plan de partage de la Palestine - voté par les Nations unies en 1947 et rejeté par tous les pays arabes - avait attribuée aux Palestiniens. En l'espace de soixante heures, plusieurs dizaines de milliers de villageois sont jetés sur les routes de l'exil dans les combats entre les forces arabes et la Haganah, l'embryon de l'armée israélienne. Ces opérations, répétées sur tout le territoire de la Palestine mandataire, aboutiront à l'exode de 700 000 Palestiniens, qui lui vaudra le nom de Nakba ("catastrophe").

"RÉFUGIÉS SUR NOTRE TERRE"
A Bar'am, l'ordre d'expulsion tombe le 13 novembre. "Le commandant affirmait qu'il s'agissait d'une évacuation temporaire pour raisons de sécurité", raconte Khalil Badin, l'un des patriarches du village, âgé de 24 ans en 1948. Les 850 habitants se regroupent pour la plupart dans la localité voisine de Jish, dans l'attente du retour promis. Mais la consigne ne viendra jamais. Pour graver dans la pierre le rejet de leur pétition par la Cour suprême, l'aviation israélienne bombarde le village en 1953. "Tous les bâtiments ont été détruits, à l'exception de l'église, dit Khalil Badin. On a regardé l'attaque depuis un surplomb, que l'on appelle entre nous la colline des lamentations."

Pendant quarante ans, les villageois multiplient les requêtes. A force de manifester, ils obtiennent le droit de célébrer des messes dans l'église et d'enterrer leurs morts dans le cimetière. Mais tous les premiers ministres israéliens rechignent à leur permettre de rebâtir leurs maisons : ils redoutent d'établir un précédent susceptible de conforter le "droit au retour" accordé par les Nations unies aux réfugiés palestiniens. Pour combattre la lassitude qui s'empare parfois des jeunes générations, l'association Al-Awda ("le retour") est créée, qui organise des camps d'été. "Nous sommes réfugiés sur notre propre terre, nous n'oublierons jamais", dit Wassim Ghantous, l'un de ses responsables, âgé de 25 ans.

Dans ce culte des ruines, les jeunes chrétiens croisent parfois de jeunes juifs. Arguant de la présence, juste à côté de l'église, d'un temple antique identifié comme une synagogue, les autorités israéliennes ont transformé Bar'am en parc national. A chaque shabbat, des touristes déambulent entre les colonnades. La brochure qui leur est remise consacre deux lignes à l'expulsion des villageois, qualifiée d'"évacuation". Elle fournit d'amples détails sur l'histoire de la synagogue et sur l'inscription frappée sur son linteau. "Que la paix soit sur cette terre et toutes celles d'Israël."

Benjamin Barthe
Article paru dans l'édition du 14.04.09

19:03 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine