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05/01/2009

Vers une nouvelle guerre de l’Ortie ?

Communiqué lu sur le site de l'ASPRO (lien ci-contre) :

Vers une nouvelle guerre de l’Ortie ?

Alors que les députés , à l’occasion de la loi Grenelle I s’apprêtent à discuter de faciliter l’accès aux PNPP (Produits Naturels Peu Préoccupants) dans nos champs et nos jardins, article 28, nous apprenons qu’un avis publié au JO du 21 août 2008 (JORF n°0194, page 13129, texte n°81) interdit l’usage d’Extrait de Prêle (Equisetum) à partir de fin 2009.

Les deux assemblées, députés et sénateurs, de droite comme de gauche, ont voté un amendement à la loi sur l’eau en décembre 2006 pour corriger les excès de la Loi d’Orientation Agricole du 06 janvier 2006 à l’origine de « La Guerre de l’Ortie ». C’était la reconnaissance des PNPP.

Deux ans plus tard, en réponse, c’est un nouvel interdit qui nous est signifié.

Après deux ans de travaux en commission pour mettre en application l’amendement de décembre 2006, seulement 3, voire 5 dossiers maximum, sont à l’étude et les produits correspondants (qui relèveront du domaine public) ne seront, officiellement autorisés (s’ils sont recevables) que dans deux ou trois ans dans le meilleur des cas.

L’absence d’une réelle volonté de faciliter les autorisations de mise sur le marché des PNPP (largement accessibles dans plusieurs pays européens), vide de son sens le vote des élus de décembre 2006.

2 ans après ce vote, aucun PNPP ne sera autorisé officiellement au printemps.

L’ASPRO-PNPP, représentant producteurs, distributeurs et utilisateurs, demande que la loi Grenelle I (article28) soit l’occasion pour nos députés de réaffirmer leur volonté de répondre à l’attente des agriculteurs, des jardiniers et plus largement des consommateurs en gardant à l’esprit que notre santé n’en sera que mieux prise en compte.

Contacts : Vincent Mazière 02.50.69.10.75 / 06.82.82.58.13

J. François Lyphout 05.53.05.28.44

Tags : europe, interdiction, législation, ortie, prêle

22:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, chimie

POUR une alternatives aux pesticides de synthèse

APPEL lu sur le site de l'ASsociation pour la PROmotion des produits naturels peu préoccupants (lien ci-contre) :

Pour la reconnaissance des PNPP, alternatives aux pesticides de synthèse

Les sénateurs comme les députés ont voté un amendement dit « Préparations Naturelles Peu Préoccupantes » à la loi sur l’eau en décembre 2006. Cet amendement avait pour but de corriger la LOA (loi d’orientation agricole) de janvier 2006 en prévoyant une procédure simplifiée, fixée par décret, destinée à permettre leur commercialisation et leur utilisation.

Concrètement, avec la LOA, quasiment tous les produits naturels s’étaient retrouvés exclus des produits autorisés à l’usage dans nos champs, nos jardins mais aussi nos villes, du fait des coûts exorbitants des homologations et de l’inadaptation des procédures.

Un moyen subtil de laisser le monopole aux pesticides de synthèse.

Pour l’instant, la loi Grenelle 1 ne reprend pas l’amendement PNPP de la loi sur l’eau et ne tient pas compte d’une proposition en faveur des PNPP, présentée par l’UMP (initialement Lionel Tardy), appuyée par Germinal Peiro (PS) puis par William Dumas (PS) et François Sauvadet (Nouveau Centre). Tous les quatre (députés) ont déposé des questions écrites au gouvernement (sans réponse à ce jour). Ces questions interrogent le ministère de l’agriculture sur le fait qu’après 2 ans, les PNPP ne sont toujours pas autorisées en France.

Un projet de décret proposé par l’administration chargée de mettre en application l’amendement à la loi sur l’eau est rédigé depuis fin 2007. Or, ce projet de décret stipule que les matières premières comme les plantes doivent : « avoir fait l’objet d’une procédure d’inscription sur la liste communautaire des substances actives en application des articles R. 253-5 et suivants du code rural et ne pas avoir fait l’objet d’une décision de refus d’inscription ». Une procédure longue et très coûteuse, loin de l’esprit de l’amendement à la loi sur l’eau, qui bloque toute alternative.

Ceci est en totale contradiction avec l’amendement voté qui indiquait « Ces dispositions ,ne s¹appliquent pas aux préparations naturelles peu préoccupantes… »

Pourtant, de nombreuses PNPP non homologuées en France sont autorisées et utilisées dans de nombreux pays Européens : Allemagne, Espagne, Italie, Pays Bas, Royaume Uni …

Le projet de loi dit Grenelle II prévoit une obligation d’agrément et de certification pour toute commercialisation et utilisation de produits phytopharmaceutiques, ainsi que pour toute communication, même générique, sur leur intérêt, sans dérogation pour les PNPP. Le coût et les normes liées à ces agrément et certification rendront impossible leur utilisation. Qui plus est, ces procédures sont totalement inadaptées aux PNPP.

Aujourd’hui, le gouvernement s’est fixé pour objectif de diminuer de 50% l’usage des pesticides. Mais cette intention louable a une face cachée : le blocage des alternatives aux pesticides mettra de facto l’agriculture dans l’impossibilité de la respecter.

Ce blocage des alternatives aux pesticides limitera également l’autonomie des jardiniers.

Déjà, les producteurs de fruits et légumes dénoncent l’obligation de réduction des pesticides car ils craignent, faute d’alternatives, de ne pas pouvoir assurer les récoltes en 2009. Ils demandent des dérogations.

Nous assistons à un retour en arrière alors que les solutions peuvent exister.

C’est une question de choix…et de reconnaissance.

Qui de bonne foi, peut encore contester les effets négatifs des pesticides de synthèse sur la santé ?
lu sur le site de l'ASPRO (lien ci-contre)

Pour la reconnaissance des PNPP, alternatives aux pesticides de synthèse

Les sénateurs comme les députés ont voté un amendement dit « Préparations Naturelles Peu Préoccupantes » à la loi sur l’eau en décembre 2006. Cet amendement avait pour but de corriger la LOA (loi d’orientation agricole) de janvier 2006 en prévoyant une procédure simplifiée, fixée par décret, destinée à permettre leur commercialisation et leur utilisation.

Concrètement, avec la LOA, quasiment tous les produits naturels s’étaient retrouvés exclus des produits autorisés à l’usage dans nos champs, nos jardins mais aussi nos villes, du fait des coûts exorbitants des homologations et de l’inadaptation des procédures.

Un moyen subtil de laisser le monopole aux pesticides de synthèse.

Pour l’instant, la loi Grenelle 1 ne reprend pas l’amendement PNPP de la loi sur l’eau et ne tient pas compte d’une proposition en faveur des PNPP, présentée par l’UMP (initialement Lionel Tardy), appuyée par Germinal Peiro (PS) puis par William Dumas (PS) et François Sauvadet (Nouveau Centre). Tous les quatre (députés) ont déposé des questions écrites au gouvernement (sans réponse à ce jour). Ces questions interrogent le ministère de l’agriculture sur le fait qu’après 2 ans, les PNPP ne sont toujours pas autorisées en France.

Un projet de décret proposé par l’administration chargée de mettre en application l’amendement à la loi sur l’eau est rédigé depuis fin 2007. Or, ce projet de décret stipule que les matières premières comme les plantes doivent : « avoir fait l’objet d’une procédure d’inscription sur la liste communautaire des substances actives en application des articles R. 253-5 et suivants du code rural et ne pas avoir fait l’objet d’une décision de refus d’inscription ». Une procédure longue et très coûteuse, loin de l’esprit de l’amendement à la loi sur l’eau, qui bloque toute alternative.

Ceci est en totale contradiction avec l’amendement voté qui indiquait « Ces dispositions ,ne s¹appliquent pas aux préparations naturelles peu préoccupantes… »

Pourtant, de nombreuses PNPP non homologuées en France sont autorisées et utilisées dans de nombreux pays Européens : Allemagne, Espagne, Italie, Pays Bas, Royaume Uni …

Le projet de loi dit Grenelle II prévoit une obligation d’agrément et de certification pour toute commercialisation et utilisation de produits phytopharmaceutiques, ainsi que pour toute communication, même générique, sur leur intérêt, sans dérogation pour les PNPP. Le coût et les normes liées à ces agrément et certification rendront impossible leur utilisation. Qui plus est, ces procédures sont totalement inadaptées aux PNPP.

Aujourd’hui, le gouvernement s’est fixé pour objectif de diminuer de 50% l’usage des pesticides. Mais cette intention louable a une face cachée : le blocage des alternatives aux pesticides mettra de facto l’agriculture dans l’impossibilité de la respecter.

Ce blocage des alternatives aux pesticides limitera également l’autonomie des jardiniers.

Déjà, les producteurs de fruits et légumes dénoncent l’obligation de réduction des pesticides car ils craignent, faute d’alternatives, de ne pas pouvoir assurer les récoltes en 2009. Ils demandent des dérogations.

Nous assistons à un retour en arrière alors que les solutions peuvent exister.

C’est une question de choix…et de reconnaissance.

Qui de bonne foi, peut encore contester les effets négatifs des pesticides de synthèse sur la santé ?

Leur coût parfois élevé, leur efficacité parfois très discutée n’en font pas des solutions durables ni indispensables. L’image même des aliments produits avec de telles substances est dégradée.

En tant que usagers et consommateurs, nous sommes les premiers concernés.

Nous demandons la reconnaissance des PNPP dans les lois Grenelle1 et Grenelle2, pour en favoriser le développement comme alternatives aux pesticides, avec des procédures d’agrément allégées, adaptées, faciles et rapides à mettre en œuvre.

Le 20 décembre 2008,

Signataires :

ASPRO – PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Produits Naturels Peu Préoccupants)
* Nature et Progrès
* Les Amis de la Terre
* La Confédération Paysanne
* Les Amis de l’Ortie
* Les mouvements de l’Agriculture bio-dynamique
* Terre Vivante
* La Maison du Jardin
* Editions de Terran
* PROFERTYL
* F’ORTIE’CH
* Jardin’envie
* Les Amis de la Terre des Landes
* Les Amis de la Terre du Périgord
* Les Amis de la Terre Limousin
* Sté Jean-Paul DEVAY
* KOKOPELLI
* Bio Consom’Acteurs
* Les Amis de la Terre Nord

Pour soutenir cet appel, écrivez-nous:
aspro.pnpp@gmail.com

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Tags : Grenelle, législation, pnpp

21:59 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : agriculture, chimie