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18/10/2016

Industrie chimique, industrie pharmaceutique, santé

lu sur :

Perturbateurs endocriniens : un poids énorme sur l'économie américaine


340 milliards de dollars par an : c’est le coût des dégâts sanitaires provoqués par l’exposition de la population aux substances chimiques déréglant le système hormonal.

LE MONDE | 18.10.2016 à 00h53 • Mis à jour le 18.10.2016 à 06h28 | Par Stéphane Foucart

Environ 340 milliards de dollars (308 milliards d’euros) par an : le chiffre est si faramineux qu’il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l’analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18 octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires (obésité, diabète, troubles de la fertilité, troubles neuro-comportementaux, etc.) attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE).

Les PE sont une catégorie de mo­lécules (bisphénols, dioxines, phtalates, etc.) interférant avec le système hormonal et présentes dans de nom­breux pesticides, solvants et plastiques, dans certains cosmétiques ou conditionnements alimentaires. Certains peuvent produire des effets délétères à de faibles niveaux d’exposition.

« Ces estimations sont basées sur des éléments de preuve qui s’accumulent rapidement grâce à des études conduites en laboratoire ou sur les humains, et qui montrent l’association entre l’exposition à ces substances et une variété d’effets délétères », explique Leonardo Trasande, professeur associé à l’université de New York et co-auteur de ces travaux.

Ces différences importantes entre les Etats-Unis et l’Europe sont principalement dues à des différences de réglementation, qui conduisent à des niveaux d’exposition des populations sensiblement différents pour certaines substances.

Lire aussi : 

Présents jusque dans la chaîne alimentaire

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé des données d’exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d’études conduites en laboratoire et d’enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains.

Des études de qualité n’étant pas disponibles sur toutes les substances suspectes, « [nous n’avons] pris en compte qu’environ 5 % des PE présents sur le marché », précise M. Trasande. De même, les chercheurs n’ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d’un lien avec une exposition à ces produits.

Selon l’analyse, les substances les plus coûteuses en termes sanitaires sont les « PBDE »  (polybromodiphényl-ethers), une classe d’ignifugeants (ou « retardateurs de flamme ») massivement utilisés outre Atlantique depuis plus de trente ans dans les meubles rembourrés et l’électronique.

Aujourd’hui étroitement régulés ou interdits, ils sont très persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les poussières domestiques et jusque dans la chaîne alimentaire. Ils causeraient des dégâts, à hauteur de 240 milliards de dollars annuels environ, aux Etats-Unis.

Ils sont suivis par les plastifiants – bisphénol A (BPA) et phtalates –, présents dans certains récipients alimentaires, dont le coût sanitaire annuel serait de 56 milliards de dollars, puis par les pesticides (organophosphorés notamment), pour quelque 42 milliards par an.

Lire aussi :  
 


Erosion du QI

Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) ou, surtout, les effets neurologiques et neuro-comportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau étant dû à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des PE ayant des effets nocifs sur le neuro-développement.

Comment évaluer le poids économique de cette perte d’intelligence collective ? « La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu’à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2 % de productivité économique sur l’ensemble d’une vie. A l’échelle d’une population, c’est très important. »

Il est tentant de rapporter le coût de 340 milliards de dollars mis en évidence en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3 % en l’occurrence. Cela peut être trompeur. « Attention : ce genre d’externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l’économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d’un autre exercice, très compliqué. »

En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d’autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l’activité. Derrière un « coût » peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, le développement de médicaments ou les frais de prise en charge médicale, etc. « Ce genre d’interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M. Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n’est pas un indicateur de bien-être. »

Lire aussi :  


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/18/le-poids-enorme-des-perturbateurs-endocriniens-sur-l-economie-americaine_5015389_3244.html#X3XHkKMpu8l2vYyP.99

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mon commentaire :

en ce qui concerne l'utilisation des perturbateurs endocriniens et leurs effets, ce qui est valable pour les USA est évidemment valable aussi pour l'Europe

11/08/2015

Rappel sur la dangerosité des diodes luminescentes

à lire sur :

Les diodes luminescentes sous l'œil inquiet des chercheurs

www.lemonde.fr/.../les-diodes-luminescentes-sous-l-il-inquiet-des-chercheurs_4719537_1650684.html

voir aussi sur un autre blog la note du :

04/01/2013

Rappel sur la dangerosité...

19/05/2015

En ce moment, débat sur le compteur LINKY à l'Assemblée Nationale : écrivez à vos députés.

Pour trouver leurs adresses, allez sur le site de l'Assemblée Nationale :

 

Accueil > 577 députés

Modèle de lettre, à adapter selon vos préférences :
 
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Mesdames et Messieurs les Députés,
 
L'électeur que je suis vous demande de voter contre les compteurs LINKY.

 

En effet, je considère que ces compteurs représentent une atteinte grave à ma liberté individuelle en m'imposant, dans mon domicile et par des appareils que je n'aurai pas choisis, une exposition à des ondes électromagnétiques dont l'innocuité n'est pas prouvée.
 
En l’imposant par la loi :
 
- vous deviendriez complices du discours trompeur du milieu économique et industriel
vous agiriez contre la protection sanitaire et les droits individuels de votre électorat
 
De plus, à l'évidence, vous devez être conscients que ces compteurs n'apportent aucune garantie d'une amélioration du service et de la maîtrise des dépenses pour l'usager.
 
C'est pour ces raisons que j'ai pris la décision de vous écrire.
 
Sachez que j'ai l'intention, et je ne serai certainement pas le seul, de m'opposer par tous les moyens légaux possibles à l'installation de tels compteurs "LINKY" dans mon domicile.
 
Je vous rappelle que depuis Mai 2011, l’OMS a classé les radiofréquences dans le Groupe 2B, potentiellement cancérogène pour le vivant. (voir le lien ci-dessous)
 
Je vous rappelle aussi qu'en Europe deux pays ont abandonné l’imposition par la loi de ce type de compteur :
 
- en juillet 2013 : l’AUTRICHE
- en janvier 2014 : l’ALLEMAGNE
 
J'espère que vous tiendrez compte des avis négatifs de la communauté scientifique concernant l'exposition aux ondes électromagnétiques et que vous êtes conscients que même si une loi était votée, elle serait contestable car elle pourrait être considérée comme une atteinte à la propriété privée garantie par notre Constitution. 
 
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Députés, mes salutations distinguées.
 
(Nom - Adresse)
 
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(*) voir :
 
L'OMS procédera d'ici à 2016 à une ... des cancérogènes possibles pour l'homme (Groupe 2B), ... en mai 2011 le potentiel cancérogène des champs ...
 

Champs électromagnétiques et santé publique: téléphones portables

Aide-mémoire N°193
Octobre 2014

Principaux faits

  • L’usage du téléphone portable est généralisé et on estime à 6,9 milliards le nombre des abonnés dans le monde.
  • Les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme.
  • Des études visant à évaluer plus complètement les effets potentiels à long terme de l’utilisation des téléphones portables sont actuellement en cours.
  • L’OMS procédera d’ici à 2016 à une évaluation formelle du risque pour tous les effets sur la santé dus à une exposition à des champs de radiofréquences.

11/10/2014

Ebola, nouvel Eldorado pour l'industrie pharmaceutique

à lire sur Science (USA) :

Infectious Diseases
Kai Kupferschmidt

The Ebola epidemic in West Africa is growing exponentially and models show there could be hundreds of thousands of cases in a matter of months. Researchers are beginning to look beyond the models and at possible scenarios to prepare for what might happen next. Among the things they worry about is an increased risk of spread to new countries, changes in the virus that might make it endemic, a rising mortality from other diseases, and food shortages. Vaccines and home care kits might help curb new infections; whether travel bans are useful to prevent the spread of the virus remains a topic of debate.

Ebola next move.pdf

01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins 

05/08/2014

Europe à 27 : avez-vous entendu parler des "consultations européennes ? (2)

L'arnaque des "consultations européennes (chapitre  2)

(qui a entendu parler de ces consultations ???)

À lire sur  BASTAMAG :

21/07/2014 CONSULTATION PUBLIQUE

Nanomatériaux : vers une nouvelle réglementation européenne ?

PAR SOPHIE CHAPELLE 21 JUILLET 2014

La Commission européenne lance jusqu’au 5 août une « consultation sur les mesures de transparence concernant les nanomatériaux sur le marché » (voir ici). ...

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Quand vous cliquez sur le lien, vous tombez sur un texte en anglais, et uniquement en anglais. 

Étonnement de ma part ! J'écris donc à l'adresse que je trouve : post@rpaltd.co.uk

From: XXX
Sent: 04 August 2014 15:18
To: Post
Subject: Public Consultation on Impact Assessment on Possible Measures to Increase Transparency on Nanomaterials on the Market

Bonjour,

J'aimerais savoir  et quand l'information suivante a été diffusée :
Public Consultation  on Impact Assessment on Possible Measures to Increase Transparency on Nanomaterials on the Market

Comment se fait-il que je n'ai pu la trouver qu'en anglais ?

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... et je reçois la réponse suivante, peu de temps après :

Le 4 août 14 à 17:00, Pete Floyd a écrit :

Bonjour
L'information a été diffusée  le 13 Mai 2014.
On peut trouver l’information ici et ici
Cordialement, 
Pete Floyd
Directeur
4 August 
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Pete Floyd
Risk & Policy Analysts
1 Beccles Road, Loddon, Norfolk, NR14 6LT
Tel:  +44 1508 528465
Fax:  +44 1508 520758

E-mail:  pete.floyd@rpaltd.co.uk

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je réponds donc :

From: XXX
Sent: 04 August 2014 16:56
To: Pete Floyd

Subject: Re: Public Consultation on Impact Assessment on Possible Measures to Increase Transparency on Nanomaterials on the Market

Merci pour votre prompte réponse.
C'est bien le site que j'ai consulté, uniquement en anglais, sauf erreur de ma part.
La question que je posais concernait plutôt la diffusion hors du site initial : y a-t-il eu  diffusion dans la presse grand public et dans les médias audiovisuels des différents pays européens ? Si oui, où et quand ? Et en quelle(s) langues ?

Cordialement

et je reçois le courriel suivant :

M.... ,
Merci pour votre message que notre consultant m'a transmis.
Pour la "Consultation sur les mesures de transparence concernant les nanomatériaux mis sur le marché" la Commission Européenne a suivi les principes généraux applicables aux consultations engagées par la Commission avec les parties intéressées. Comme pour toutes les consultations, cette consultation a été annoncé sur le site de "Your Voice in Europe"/"Votre point de vue sur l'Europe" en toutes les 24 langues officielles depuis le 12 mai 2014http://ec.europa.eu/yourvoice/consultations/index_fr.htm   Comme vous le voyez, il y a un grand nombre de consultations en cours en parallèle.
Comme vous avez constaté, la description détaillée de la consultation n'est pas disponible en toutes les 24 langues, mais seulement en anglais. Par contre, bien que ce ne soit pas le cas pour toutes les consultations, le questionnaire a été en plus publié en allemand et en français:
                http://www.rpaltd.co.uk/documents/TransparencyNano_PC_non-industry_FR.doc (questionnaire pour les parties extérieures au secteur)

                http://www.rpaltd.co.uk/documents/TransparencyNano_PC_industry_FR.doc (questionnaire pour les intervenants du secteur)

A la Commission Européenne nous ne disposons pas d'une vue d'ensemble de comment l'annonce de la consultation a été reprise par d'autres organisations. Par contre, voici quelques exemples des sites français (veuillez noter que la Commission Européenne n'est pas responsable pour le contenu de ces sites):

Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche:

http://www.horizon2020.gouv.fr/cid79564/consultation-publique-sur-l-enregistrement-des-nanomateriaux.html

La date limite officielle de la consultation est aujourd'hui. En cas que vous voulez encore contribuer, vous pouvez à titre exceptionnel nous envoyer votre contribution jusqu'au 12 août.
Cordialement,
Maurits-Jan Prinz

Policy Officer

European Commission | DG Enterprise and Industry | Unit F.2 Chemicals Industry 
Mail address: European Commission | BREY 11/219 | B-1049 Brussels
Office address: Oudergemselaan 45 | B-1040 Brussels
Phone: +32 229 63976 | maurits-jan.prinz@ec.europa.eu
This message represents solely the views of the author and cannot be regarded as the official position of the Commission.

25/04/2014

XX-ième siècle début de l'ère des industries chimiques dans le monde

Les industries chimiques regroupent :

- la fabrication des explosifs (domaine : les conflits armés)

- la fabrications des engrais chimiques et des pesticides (domaine :  l'agriculture intensive, les OGM)

- la fabrication des médicaments (domaine : la santé)

- la fabrication des matières plastiques (utilisées dans de nombreux domaines de la vie courante, en particulier le remplacement du verre dans les emballages alimentaires)

- la fabrication d'additifs divers, retrouvés partout  dans notre environnement immédiat (retardateurs de flamme, additifs alimentaires, additifs pour les textiles que nous portons, etc...)

Il faut remarquer que :

- la santé et les soins médicaux sont en relation avec les conflits armés et les maladies résultant de la pollution chimique, dont les effets de l'agriculture intensive et l'usage généralisé de matières plastiques.

- en créant  les effets et les besoins résultants des effets, l'importance de la chimie va s'amplifiant dans le monde contemporain.

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Voici un article concernant la santé et l'industrie pharmaceutique

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/24/pourquoi...

 

LE MONDE | 24.04.2014 à 11h18 • Mis à jour le 24.04.2014 à 16h13 |Par Chloé Hecketsweiler

Derrière le comptoir de la Pharmacie du Sahel, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, les boîtes bleu et rose d'Asaq sont bien en vue sur les étagères en bois.
 

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En saison des pluies, entre juin et septembre, elles font partie des meilleures ventes de l'officine, tout comme le paracétamol et l'aspirine. Chaque blister argenté comporte trois comprimés, soit un traitement complet contre le paludisme, cette maladie mortelle transmise par un moustique.

Vendu entre 100 et 300 francs CFA, soit de 15 à 45 centimes d'euros, selon qu'il s'agit d'un dosage enfant ou adulte, ce médicament à base d'artémisinine – un dérivé de l'armoise, une plante utilisée de longue date en Chine pour soigner les fièvres – permet de guérir en trois jours. Son fabriquant ? Winthrop, une filiale du groupe Sanofi spécialisée dans la fabrication de génériques, ces copies low cost de molécules anciennes.

Le Burkina Faso, où 6,9 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2013 sur les 207 millions comptabilisés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le monde, est l'un des premiers clients du laboratoire français en Afrique, après la Côte d'Ivoire et le Sénégal.

Une bonne affaire pour Sanofi ? Pas vraiment : l'Asaq y est en effet commercialisé selon une logique no profit no loss (à prix coûtant), et représente moins de 2 millions d'euros de ventes. C'est une goutte d'eau au regard des 33 milliards d'euros de chiffre d'affaires du groupe pharmaceutique en 2013.

TISSER DES LIENS PRÉCIEUX

Pour Sanofi, la commercialisation d'antipaludiques a d'abord comme objectif de le positionner comme un « partenaire de santé ». Dans des pays où tout reste à faire en matière de santé publique, s'intéresser aux maladies endémiques comme le paludisme est l'occasion de tisser des liens précieux avec les autorités de santé, les médecins et les patients.

Selon le cabinet d'études IMS Health, le marché pharmaceutique en Afrique devrait atteindre 30 milliards de dollars (22 milliards d'euros) en 2016 et 45 milliards de dollars dès 2020. Le groupe français est prêt à en profiter. Grâce à l'Asaq, il a pu peaufiner son image, son business model et son réseau.

Dans une petite école de Ziniaré, à une heure de Ouagadougou, des élèves de CM1 sont assis sagement derrière de petits pupitres en bois, vêtus d'un t-shirt blanc tout neuf estampillé « stop au paludisme ».

Sur les murs jaune pâle, éclairés par la lumière douce qui filtre des persiennes, des affiches rappellent les gestes simples qui permettent de lutter contre la maladie : dormir sous une moustiquaire, assécher les eaux stagnantes, pulvériser l'intérieur des maisons d'insecticide et consulter sans attendre en cas de fièvre.

Au milieu de la salle, Solange Nandnaba, institutrice haute en couleur qui exerce son métier depuis dix-neuf ans, exige que ses écoliers les apprennent par coeur.

C'est une nécessité. Le paludisme fait encore plus de 600 000 morts dans le monde chaque année, dont 90 % d'enfants, comme le rappellent les chiffres publiés à l'occasion de la Journée mondiale du paludisme, vendredi 25 avril.

« SENSIBILISER LES ENFANTS À CETTE MALADIE »

Voilà quinze jours, Mme Nandnaba a reçu des kits pédagogiques de Sanofi, avec des affichettes, un jeu de cartes et un jeu de plateau sur le thème du paludisme. « Depuis, on y joue tous les jours. C'est une façon ludique de sensibiliser les enfants à cette maladie, se félicite-t-elle. Nous comptons sur eux pour diffuser à la maison ce qu'ils ont appris et inciter leurs parents à changer d'attitude. »

Ces kits sont d'autant plus appréciés que les autorités n'ont guère les moyens de financer ce type d'outils pédagogiques. Ils sont prisés aussi dans les villages, où le laboratoire fournit par ailleurs des visuels et des conseils pour éduquer des populations qui, paradoxalement, connaissent peu de chose du paludisme.

A Gam Silmimossé, les maisons en terre se fondent dans un paysage de poussière et d'acacias. Assise sous un auvent de terre battue, avec, sur les genoux, sa petite fille de 3 ans, Hadjaratou Sakande avoue ne pas très bien savoir d'où vient la maladie.

Elégante avec son turban rouge, elle donne à la fillette un comprimé d'Asaq, tandis que le villageois qui fait office d'agent de santé lui rappelle l'importance de poursuivre le traitement jusqu'au bout. « Il y a tout un travail d'éducation de la population à faire », dit François Bompart, responsable des programmes d'accès aux médicaments de Sanofi.

CONCURRENCE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE

Au Burkina Faso, comme dans d'autres pays africains, instiller la marque dans les esprits des patients est d'autant plus important que le groupe y a pour concurrent la médecine traditionnelle.

A la Pharmacie du Sahel, on n'hésite pas à recommander, en cas de crise de paludisme, une préparation à base de plantes – la « tisane du docteur Dakuyo » – fabriquée par un petit laboratoire burkinabé. De nombreux villageois se méfient des dispensaires, ou bien ceux-ci… sont trop loin.

« Les tradipraticiens sont le premier recours des populations », souligne le Dr Elise Ouedraogo, directrice régionale de la santé qui supervise, entre autres, le district de Zianiaré. Les plus populaires attirent des centaines de patients. Ils n'hésitent pas à venir de très loin, entassés dans des pick-up pour une consultation. « Nous avons choisi de collaborer avec eux pour qu'ils orientent les cas les plus graves vers les dispensaires », dit le docteur Elise Ouedraogo.

Ce qui la préoccupe davantage, ce sont les antipaludiques de contrefaçon, vendus à la sauvette dans les rues. Pour lutter contre ce fléau, là aussi, Sanofi est l'allié précieux des autorités, grâce à son expertise. Le groupe dispose d'un laboratoire, à Tours, spécialisé dans l'identification des contrefaçons, et collabore avec l'agence de police internationale Interpol.

« Nous ne sommes pas simplement là pour faire de l'argent. Nous avons un rôle à jouer en matière de santé publique », souligne Adou Adou, directeur de Sanofi au Burkina Faso. Un message que ses visiteurs médicaux martèlent dans les hôpitaux et dans les officines, où le groupe affronte la concurrence des génériques indiens et chinois. « Nous insistons sur la sécurité de nos médicaments », ajoute Adou Adou.

« CE N'EST PAS DE LA PHILANTHROPIE »

L'Asaq est un produit d'appel qui symbolise la responsabilité sociale de l'entreprise. « Ce n'est pas de la philanthropie », reconnaît Gilles Lhernould, qui orchestre la politique de Sanofi dans ce domaine.

« C'est important pour nos clients, mais aussi pour nos investisseurs, qui regardent désormais cet indicateur de très près », ajoute-t-il. Autre bon point : 70 % des médicaments commercialisés en Afrique par Sanofi proviennent de ses sept usines africaines (l'Asaq vient du Maroc).

Bon pour les affaires, cet engagement repose aussi sur un modèle économique soigné. Pour développer l'Asaq, Sanofi s'est associé à DNDI (Drugs for Neglected Diseases Initiative), une ONG qui développe des médicaments pour soigner des maladies négligées en partenariat avec les laboratoires.

L'Asaq, qu'ils ont lancé en 2007, est arrivé sur le marché avec un atout majeur : son prix, inférieur à 1 dollar pour les adultes et à 50 cents pour les enfants. « Ce médicament était alors trois à quatre fois moins cher que le Coartem, celui de Novartis, lancé quelques années plus tôt et aussi à base d'artémisinine, se félicite François Bompart. Nous avons grâce à cela fixé un nouveau standard de prix. »

Bien qu'arrivé à la traîne sur le secteur des antipaludiques, Sanofi a conquis environ un quart du marché africain, une dynamique portée par l'aide internationale à la lutte contre le paludisme, passée de moins de 100 millions de dollars en 2000 à plus de 2,3 milliards en 2014.

Cette stratégie est un tremplin pour le groupe, qui réalise plus d'un milliard d'euros de ventes en Afrique, et qui espère y vendre aussi ses blockbusters.

Lire aussi : La prise en charge du diabète en Afrique, future machine à « cash » des laboratoires

À propos du diabète, lire aussi sur un autre blog : 

Les dangers du bisphénol A plus importants que ce qu'on pensait ...

aujourlejour.midiblogs.com/.../les-dangers-du-bisphenol-a-plus-importants- que-ce-qu-on-pens-804827.html
 

 

15/04/2014

Vaccin contre le Papillomavirus : utile pour l'industrie, dangereux pour la Société

lu sur :

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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mon commentaire :

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 Or il y a plusieurs dizaines de papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles.

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées  quant à l'absence de danger des rapports non protégés ... alors qu'elles ne le sont que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

-----------------

(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas desvaccins 

02/04/2014

Absence de dialogue sur l'impact des radiofréquences sur la santé

Communiqué de presse le 2 avril 2014

ANSES – Radiofréquences et santé-environnement

Dialogue en péril

Les associations ont quitté hier après-midi la réunion du comité de dialogue Radiofréquences

et santé de l'ANSES pour dénoncer la dénaturation du dialogue au sein de cette instance mise

en place il y a trois ans pour éclairer l'agence sur les attentes de la société civile en matière

d'expertise et de recherche.

Cinq mois et demi après le rendu public du rapport d'expertise sur les risques pour la santé des radiofréquences, qui avait suscité des critiques nombreuses de la part du monde associatif,

l'ANSES avait convoqué ce 1er avril une réunion avec pour ordre du jour le débat sur le

contenu du rapport et les perspectives de poursuite du dialogue.

Déjà en désaccord et sur le contenu du rapport qu'elles considèrent comme orienté et sur le

côté tardif du débat proposé, les associations ont découvert, à l'ouverture de la réunion, que

celle-ci serait présidée non pas par M. George Mercadal, président très apprécié de cette

instance depuis sa création, mais par le Directeur général de l'ANSES.

Considérant que la démission soudaine de Monsieur Mercadal, dans une période

particulièrement critique, était symptomatique de la détérioration du dialogue à l'ANSES et

qu'un débat ouvert et objectif sur des sujets conflictuels ne pouvait se tenir sous la présidence

du directeur général de l'Agence, partie prenante du débat, elles ont donc fait part de la

déclaration commune (voir PJ *) qu'elles avaient préparée, rappelant leur attachement au

dialogue et précisant leurs exigences de changements puis elles ont quitté la salle.

Elles ont annoncé qu'elles ne pourront reprendre leur participation que lorsqu'un président

indépendant et impartial sera à nouveau nommé et que des réponses claires seront données

aux exigences de changements exprimées sur :

- la méthodologie utilisée pour qu'elle reflète l'état de la connaissance et de la

controverse ;

- la prise en compte des conflits d’intérêt ;

- la définition de ce que doit être une expertise réellement pluraliste, le concept

d'expertise collective pouvant masquer l'expression d'une pensée unique.

Contact presse :

Priartem – Janine LE CALVEZ

Collectif des électrosensibles de France – contact.electrosensible.org/

CRIIREM - Pierre LE RUZ

Robin des Toits – Etienne CENDRIER

(*)

DeclarationCommuneInterassoComiteDialogue ANSES_RF_et_sante.pdf

19/01/2014

Snowden, ce héros juste derrière le Pape

lu sur :

www.lemonde.fr/international/article/2014/01/18/l...

 

Il aurait pu être l'homme de l'année 2013. Time a finalement choisi le pape mais le magazine a placé Edward Snowden juste derrière le pontife, en deuxième position. Sept mois après ses révélations, l'ex-consultant de la NSA continue d'être au centre du débat américain sur la surveillance d'Etat. Si Barack Obama a lancé, vendredi 17 janvier, une révision des pratiques de la NSA, un sujet impensable jusque-là dans un discours présidentiel, c'est au jeune fugitif que l'Amérique le doit.
 

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En fait de réforme, Barack Obama n'a rien annoncé de fondamental. Il ne revient pas sur l'essentiel – la collecte des métadonnées continuera, même si elle devra s'effectuer sous supervision préalable de la justice –, mais introduit quelques correctifs de nature à soigner les bleus des partisans de la défense de la vie privée. Un « défenseur du public » se mêlera des délibérations de la cour spéciale (FISC) qui choisit les cibles à espionner. Les étrangers auront droit à un certain respect.

C'est modeste mais, pour Snowden, c'est une victoire. Son objectif, comme il le rappelait dans sa première interview, le 24 décembre 2013 au Washington Post, n'était pas de détruire la NSA ni de « changer la société », mais de lui « donner une occasion de décider si elle voulait se changer elle-même ».

Le débat a eu lieu. Il continue au Congrès où, sans surprise, les commissions du renseignement des deux Chambres, l'une à majorité démocrate, l'autre républicaine, sont d'accord pour poursuivre sans changement la collecte des métadonnées alors que les commissions des affaires judiciaires sont favorables à une interdiction totale.

« MERCI EDWARD SNOWDEN »

En sept mois, l'image d'Edward Snowden a évolué aux Etats-Unis. Il n'est plus tout à fait le paria de l'été, quand il était réfugié à Hongkong ou à l'aéroport de Moscou. Choqués par les révélations quotidiennes (dernière en date : les centaines de millions de SMS collectés par la NSA tous les jours), les hommes politiques ne sont plus aussi unanimes à le qualifier de « traître ». Un panneau publicitaire est apparu sur les bus de Washington, payé par les juristes de Partnership for Civil Justice : « Merci Edward Snowden ». Les visites de parlementaires européens lui ont conféré une respectabilité de lanceur d'alerte mondial. On discute ouvertement désormais de la clémence qui pourrait lui être accordée.

Mi-décembre, le chef de l'unité mise en place par la NSA pour répondre aux fuites, Rick Ledgett, a laissé entendre qu'il serait prêt à examiner une amnistie si Snowden voulait bien cesser ses révélations, compte tenu du danger que son « trésor » représente. Les responsables du renseignement ne sont toujours pas sûrs d'avoir reconstitué l'ensemble des documents que le consultant a pu copier, au nombre de 1,7 million, selon un rapport classé du Pentagone. La Maison Blanche a immédiatement coupé court. Snowden est sous le coup d'une triple inculpation, a-t-elle rappelé, qui pourrait lui valoir trente ans de prison : pour espionnage, vol de propriété du gouvernement et transmission de documents confidentiels.

L'idée d'un pardon ou d'une réduction de peine a gagné en crédibilité le 1er janvier lorsque le New York Times s'y est rallié. « Considérant l'énorme valeur des informations qu'il a révélées et les abus qu'il a exposés, M. Snowden mérite mieux qu'une vie d'exil permanent, de peur et de fuite. Il a peut-être commis un crime mais il a rendu à ce pays un grand service. »

L'éditorial, approuvé par plusieurs intellectuels, dont Anne-Marie Slaughter, proche d'Hillary Clinton au département d'Etat, a attiré près de 2 300 commentaires. « Ce n'est pas un pardon qu'il mérite, c'est une récompense. Et les dirigeants qui ont affirmé qu'ils ne nous espionnaient pas méritent d'être destitués », s'est exclamé un lecteur en référence au directeur du renseignement, James Clapper, qui a démenti en plein Congrès que la NSA collectait les données des Américains. « Nous devrions jeter Snowden en prison pour avoir enfreint la loi et le décorer en même temps, a ajouté un autre. Cela illustrerait nos ambiguïtés. »

Seuls 35 % des jeunes estiment que Snowden devrait être poursuivi, selon un sondage ABC/ Washington Post. Mais 57 % des plus de 30 ans sont de cet avis. Pour Jennifer Granick, directrice des libertés publiques au Centre sur l'Internet et la société de Stanford, le public reste très divisé. La juriste n'est pas très optimiste sur un pardon. « Les mesures de grâce sont rares, et se produisent généralement quand un président quitte la Maison Blanche », souligne-t-elle. Pour elle, il est évident que Snowden devrait être amnistié : « Il y avait eu des lanceurs d'alerte avant lui. Mais ses documents ont permis d'avancer des preuves. Et c'est uniquement grâce à cela que notre gouvernement a dû admettre ce qu'il faisait. »

Stewart Baker, l'ancien directeur juridique de la NSA de l'administration George W. Bush, n'est pas de cet avis : « Snowden a commis le crime. Il doit purger la peineIl aurait pu se contenter de voler un ou deux documents. Il n'avait pas besoin d'en emporter des milliers pour dénoncer ce programme. »

CRIME ET CHÂTIMENT

La question des torts causés à la sécurité nationale par les révélations est tout aussi controversée. Pour Jennifer Granick, aucun exemple n'a pu être vérifié. Pour le juriste républicain, la mise sur la place publique (par Der Spiegel, en décembre 2013) de tout un catalogue de techniques d'espionnage, comme la modification de clés USB, la confection de câbles qui pompent les données, etc., a été grandement dommageable aux intérêts américains. « Il y a probablement trente gouvernements dans le monde qui découvrent tous ces outils et veulent se les procurer », a-t-il assuré sur la radio NPR. Dans le magazine américain Slate, Fred Kaplan a reproché à Snowden d'avoir laissé filtrer des détails sur les programmes utilisés par la CIA pour tester la loyauté des recrues potentielles au Pakistan.

Edward Snowden n'a pas choisi le vedettariat. Selon Time, qui l'a interrogé par courriel en décembre, l'ancien agent apprend le russe, lit Crime et châtiment et s'est replongé dans les profondeurs de l'Internet par le biais de communications cryptées et sécurisées. Son avocat russe, Anatoly Kucherena, a affirmé qu'il avait un job et une petite amie russe, mais Time a appris par ses amis que c'était « essentiellement de la fiction ».

Discret, moins flamboyant que Julian Assange, Edward Snowden s'est inscrit dans la lignée des lanceurs d'alerte, et du plus célèbre d'entre eux, Daniel Ellsberg, l'ancien analyste qui a sorti les papiers du Pentagone en 1971. Ellsberg mène campagne pour qu'il bénéficie de clémence. Il vient d'admettre Snowden au conseil d'administration de sa fondation pour la liberté de la presse (Freedom of the Press Foundation).

Dans son discours au ministère de la justice, Barack Obama a fait des propositions de commandant en chef : sécurité d'abord. Mais il s'en remet largement au Congrès, donc au public, pour arbitrer sur le degré de respect de la vie privée à préserver. Pour le président aussi, c'est à la société de décider si elle veut changer. Edward Snowden et Barack Obama sont peut-être moins éloignés qu'il n'y paraît.

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Surveillance des communications :

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16/01/2014

Science sans conscience ... (suite)

Voir aussi la note du 18/12/2013 sur ce blog :

"Science sans conscience...

lu sur :

www.lemonde.fr/sante/article/2014/01/16/polemique-autour...

 

LE MONDE | 16.01.2014 à 11h29 |

Par Stéphane Foucart

 
La polémique est sortie des cercles scientifiques et gagne désormais la société civile. Dans un courrier rendu public jeudi 16 janvier, l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) interpelle les présidences de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'université Paris-Sud, leur demandant de renoncer à nommer un chercheur controversé, Paolo Boffetta, à la tête du principal centre de recherche français en épidémiologie.

Ce dernier, le Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP), est placé sous la double tutelle de l'Inserm et de l'université Paris-Sud et doit voir un nouveau directeur être désigné courant 2014. Le processus de sélection est entamé depuis plusieurs mois et M. Boffetta est seul en lice. 

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S'appuyant sur des informations issues « des victimes italiennes de l'amiante, ainsi que de chercheurs compétents en épidémiologie et en santé publique », l'Andeva estime que « la candidature de M. Boffetta est gravement entachée de conflits d'intérêts majeurs, totalement incompatibles avec la direction du plus grand centre d'épidémiologie français ».

 IL DÉFEND LE LABORATOIRE PHARMACEUTIQUE TAKÉDA

L'association fait notamment référence aux activités de consultant exercées par l'épidémiologiste italien. Outre son affiliation académique – il est aujourd'hui professeur à la Mount Sinai School of Medicine de New York (Etats-Unis) –, ce dernier était en effet jusqu'aux derniers jours de l'année 2013 vice-président d'une société de conseil basée à Lyon, l'International Prevention Research Institute (IPRI). Or, écrit l'Andeva, « l'IPRI produit et vend aux industriels des expertises ou articles ‘‘scientifiques sur les questions de santé et risques sanitaires ».

M. Boffetta assure de son côté que « l'IPRI travaille également avec des organismes publics ». « Je ne suis plus affilié à l'IPRI et je n'en suis plus actionnaire », ajoute l'intéressé, qui s'est engagé à cesser toute activité de conseil une fois nommé à la tête du CESP. Cependant, en février, le chercheur italien assistera le laboratoire pharmaceutique Takeda, attaqué devant la justice américaine par des patients atteints de cancer de la vessie après avoir pris l'antidiabétique Actos. En France, ce dernier a été retiré en 2011.

Dans sa lettre, également adressée aux ministères de la recherche et de la santé, l'Andeva attire plutôt l'attention sur un article, publié début 2012 par M. Boffetta dans la revue European Journal of Cancer Prevention. La conclusion en est que « le risque de mésothéliome (cancer de la plèvre), pour les travailleurs exposés dans un passé lointain, n'est pas modifié de façon appréciable par les expositions ultérieures et arrêter l'exposition ne modifie pas matériellement le risque ultérieur ». En clair, il serait inutile de réduire l'exposition à l'amiante des travailleurs ayant déjà été exposés dans le passé.

L'AFFAIRE N'EST PLUS STRICTEMENT FRANÇAISE

L'assertion fait bondir l'Andeva : « Toute la littérature scientifique concernant les cancérogènes en général et l'amiante en particulier tend à montrer le rôle des expositions cumulées. » De plus, ajoute l'association, l'article en question a été rédigé et soumis à la revue alors que M. Boffetta avait été recruté comme expert-témoin par la société Montefibre, pour défendre la direction de son usine de Verbania (Italie) contre des poursuites pénales pour négligences, ayant conduit à la mort d'une douzaine de travailleurs exposés à l'amiante. Or, relève l'Andeva, non seulement l'article publié épouse la ligne de défense de l'entreprise textile, mais M. Boffetta a déclaré ne pas être en conflit d'intérêt.

L'affaire n'est plus strictement française. Début janvier, une dizaine de médecins ou chercheurs spécialistes de la santé au travail (canadiens, allemand et français) ont adressé une plainte au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée de collecter les résultats de la recherche sur le cancer. Un autre article sur les dégâts de l'amiante, cosigné par des membres du CIRC et M. Boffetta et publié en 2012 dans une autre revue, omettait également de préciser les liens d'intérêts du chercheur italien.

Chercheur prestigieux, M. Boffetta dispose aussi de soutiens parmi des épidémiologistes français peu suspects de complaisance vis-à-vis des industriels. Désirant ne pas être cités, beaucoup insistent sur son envergure scientifique et sur le fait que l'intéressé a déjà aussi assisté en justice des associations de victimes.

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31 janvier 2014 :

Dans un entrefilet du Monde daté du 31 janvier 2014, on apprend que la candidature contestée de Paolo Boffetta a été retirée.

Curieusement, seul une information en langue anglaise en fait état :

News text :

Jan 31, 2014

A 15-line tidbit in today’s Le Monde draws the line under the controversial candidacy of Paolo Boffetta as head of one of France's leading health institutions: the Centre for Research in Epidemiology and Population Health (CESP). The news item states that the industry-linked scientist withdrew his candidacy in a letter sent to the heads of CESP on January 28. Boffetta’s links to industry had been exposed in Le Monde and his candidacy had been denounced by asbestos victims and international scientists. See Le Monde: Epidémiologie: retrait d’une candidature contestée (Epidemiology: retraction of contested candidature).

 

International Ban Asbestos Secretariat (IBAS) - Voice of the global ...

www.ibasecretariat.org/
See Le Monde: Epidémiologieretrait d'une candidature contestée ( Epidemiology: retraction of contested candidature). Jan 31, 2014. Yesterday ( January 30 ...

13/01/2014

États-Unis : le Droit du plus Fort ! (la morale la plus faible)

lu sur :

www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/01/13/les...

Le Monde.fr | 13.01.2014 à 01h55 • Mis à jour le 13.01.2014 à 07h59

L'armée américaine aurait testé des armes biologiques « au moins une douzaine de fois » au début des années 1960 dans la préfecture japonaise d'Okinawa, occupée par les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale jusqu'en 1972. C'est ce que rapporte le Japan Times, qui s'appuie sur des documents des autorités américaines obtenus par l'agence de presse japonaise Kyodo News.

Un champignon dévastateur qui provoque des lésions sur les plants – le Magnaporthe grisea, donnant la maladie de la pyriculariose – aurait ainsi été diffusé sur les rizières pour évaluer son impact sur la production de cette denrée alimentaire de base. « On estime que ce champignon, dont l'existence est connue dans 85 pays, détruit une quantité de riz qui pourrait nourrir 60 millions de personnes par an », note le quotidien anglophone. Selon lui étaient dans le collimateur de l'armée américaine la Chine et l'Asie du Sud-Est.

Le gouvernement américain a déjà dévoilé des programmes d'expérimentation d'armes chimiques et biologiques à Puerto Rico, Hawaï et dans l'Utah, avance aussi le Japan Times. Washington décida de mettre un terme à l'utilisation d'armes biologiques en 1969, avant qu'une convention internationale ne vienne les interdire en 1975.

STOCKAGE DE DÉFOLIANTS

Il a également « été rapporté que l'armée américaine stockait des défoliants à Okinawa pendant la guerre du Vietnam [1954-1975] », rapporte encore le journal. Les défoliants sont une substance chimique utilisée en agriculture pour faire tomber les feuilles d'un végétal, mais également employée en tant qu'arme chimique, comme l'agent orange, produit par Dow Chemical et Monsanto, et massivement déversé par les Etats-Unis sur le Vietnam dans les années 1960.

Lire (édition abonnés) : Au Vietnam, l'« agent orange » répandu par les Américains continue de tuer

Des barils de défoliants ont ainsi été déterrés sur un site appartenant jusqu'en 1987 à l'importante base aérienne américaine de Kadena, en pleine ville d'Okinawa. L'armée a toujours nié avoir stocké des défoliants, et notamment de l'agent orange, à Okinawa. Mais, note le Japan Times, « les conclusions de la communauté scientifique japonaise et internationale sont sans équivoque : non seulement ces barils contredisent les démentis du Pentagone sur la présence de défoliants militaires au Japon, mais en plus la terre polluée menace la santé des habitants, nécessitant une solution d'urgence ».

DÉMÉNAGEMENT D'UNE BASE AMÉRICAINE

Le dossier des bases américaines d'Okinawa perturbe les relations américano-nippones depuis des années, et notamment celle de Futenma, actuellement située en pleine ville de Ginowan, au sud d'Okinawa – une zone de forte concentration urbaine où ces installations sont très critiquées. Fin décembre, le gouverneur d'Okinawa a donné son feu vert au déplacement de la base militaire, en signant une autorisation pour la création de terrains artificiels en bordure du littoral oriental de l'île, qui serviront à son transfert.

Le projet de déménagement de la base de Futenma est sur la table depuis un premier accord américano-japonais en 1996, mais le dossier est confronté depuis le début à la méfiance d'une frange importante de la population d'Okinawa, où sont basés la moitié des quelque 47 000 soldats américains présents au Japon. Lassés des nuisances et de l'insécurité engendrées par cette présence militaire massive sur leur territoire, les opposants au projet demandent que la base, au lieu d'être déménagée dans un autre lieu de l'île, quitte définitivement Okinawa.
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L'article du Japan Times :

l'article sur l'agent orange :

sur le même sujet :


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www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un...

 

Le Monde.fr | 16.02.2012 à 10h29 • Mis à jour le 06.04.2013 à 21h02 |Par Soren Seelow

En octobre, le groupe avait annoncé un bénéfice en hausse de 27 % sur l'ensemble de l'exercice 2012.

La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

  • Un géant de la chimie… explosif

 

 

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industriechimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, departir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avantson interdiction dans les années 1970.

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

  • PCB : le procès de la honte

L'usine de Monsanto à Anniston (Alabama).

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto – dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' – montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à"n'apparaît pas cancérigène""Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.

  • Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.

Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance auVietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.

Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.

Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.

Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenirl'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.

Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).

En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à… 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.

Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.

Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.

Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.

Reportage : En Argentine, les habitants exposés à l'herbicide se plaignent de multiples affections

Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.

La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.

Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.

Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).

  • Hormones de croissance : scandale chez Fox News

Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %. L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.

 

 

  • OGM : des procès en pagaille

Un champ de colza génétiquement modifié.

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.

Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé"frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoirreplantées.

Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.

  • Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?

L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments.

Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".

Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiperla réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.

Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommeren déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité""Dialogue","Transparence""Partage""Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.

 

 

18/12/2013

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" : un exemple

les surlignages sont de moi 

lu sur :

www.lemonde.fr/sciences/article/2013/12/16/les-troubles...

 

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LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 16.12.2013 à 17h01 • Mis à jour le 17.12.2013 à 07h23 |Par Stéphane Foucart

Paolo Boffetta, 55 ans, est une sommité ; il est l'un des épidémiologistes les plus prolifiques et les plus influents de sa génération. Professeur associé à l'université de New York après un long passage au Centre international de recherche sur lecancer (CIRC), il est l'auteur de près d'un millier de publications et a le profil idéal pour être le prochain directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP, Inserm-université Paris-Sud). Le poste est d'ailleurs àprendre, et M. Boffetta est désormais seul en lice.

Les choses ne sont pourtant pas si simples. Car son arrivée, prévue pour début 2015 à la tête du CESP, ouvre une âpre polémique au sein de la communauté concernée. Ses partisans mettent en avant son envergure scientifique ; ses détracteurs le décrivent comme un mercenaire qui, depuis quelques années, enchaîne les missions de consultance pour des industries polluantes. Dans la littérature scientifique ou dans les prétoires, accusent-ils, M. Boffetta relativise ou conteste des risques liés à leurs activités ou leurs produits – quand bien même ces risques font l'objet de larges consensus.

« Lorsque Paolo Boffetta était au CIRC, il endossait des conclusions sur la nocivité de certaines substances, mais il les conteste depuis qu'il travaille pour l'industrie, dit l'épidémiologiste Paolo Vineis, professeur à l'Imperial College de Londres (Royaume-Uni).C'est très clair dans le cas de la dioxine, mais c'est également le cas pour d'autres substances. » Pour établir le niveau de cancérogénicité d'une substance, le CIRC réunit des dizaines de scientifiques du monde académique, choisis en fonction de leur autorité et de leur absence de conflits d'intérêts. La classification du CIRC – entre cancérogènes avérés, « probables » et « possibles » – jouit du plus haut niveau de consensus.

DIOXINE

En 1997, le CIRC classait la dioxine TCDD comme cancérogène. En 2011, sur commande d'une fondation du syndicat des industriels américains de la chimie (l'American Chemistry Council), M. Boffetta publiait dans Critical Reviews in Toxicology une synthèse affirmant que les « récentes preuves épidémiologiques échouent à démontrer de manière conclusive un lien entre l'exposition au TCDD et le cancer chez les humains ». M. Boffetta assure ne pas s'être contredit, dans la mesure où le personnel du CIRC, dont il faisait partie en 1997, ne participe pas directement aux évaluations scientifiques.

Il y a d'autres exemples. En 2011, sur cofinancement de Frito-Lay, une filiale de Pepsi, il relativise les risques posés par l'acrylamide (un sous-produit des cuissons à haute température), cancérogène selon le CIRC. L'année suivante, il signe une autre review, financée par Materion Brush, selon laquelle « les preuves disponibles ne soutiennent pas un lien causal entre l'exposition professionnelle au béryllium et le risque de cancer ». Le béryllium (auquel de nombreux ouvriers sont exposés) est pourtant, lui aussi, un cancérogène avéré.

La même année, sur commande de l'American Chemistry Council, il publie une synthèse de littérature ne trouvant aucun lien entre leucémie et exposition au formaldéhyde, par ailleurs cancérogène avéré selon le CIRC. A des degrés divers, ce schéma se répète pour le styrène (composé entrant dans la composition de certains plastiques) et l'atrazine (un herbicide interdit en Europe) : des synthèses de littérature financées par les industriels intéressés sont cosignées par Paolo Boffetta dans les revues internationales, concluant de manière favorable.

EMANATIONS DIESEL

« Il est souvent précisé que ces travaux sont financés par un unrestricted grant, ce qui signifie que l'auteur n'est pas tenu de soumettre ses résultats au commanditaire, dit un épidémiologiste français qui, comme la grande majorité des chercheurs interrogés par Le Monde, a requis l'anonymat. Mais là, c'est un système : à chaque fois, les conclusions sont favorables à l'industriel qui paie. Donc si je suis un gros pollueur et que je veux un papier publié dans la littérature scientifique qui dédouane mes activités, je sais à qui m'adresser. »

L'article qui a soulevé le plus de ressentiment est celui publié en ligne en juin 2012 dansCritical Reviews in Toxicology, sur les émanations des moteurs diesel. Le papier du chercheur italien conclut que « le poids de l'évidence est inadéquat pour confirmerl'hypothèse d'un lien entre diesel et cancer du poumon ». Selon sa déclaration d'intérêts, l'épidémiologiste a travaillé sur cet article comme « consultant pour le Mining Awareness Resource Group [MARG] ».

Le MARG est une coalition de géants miniers peu réputée pour son attachement à la science. En février 2012, The Lancet révélait que les avocats du MARG avaient adressé à plusieurs revues – dont The Lancet – une lettre les menaçant de « conséquences » si elles publiaient les résultats d'une grande étude épidémiologique américaine (dite DEMS) évaluant les effets sanitaires du diesel sur les mineurs. Ces derniers, qui travaillent dans une atmosphère confinée aux côtés de machines tournant au gasoil, sont parmi la main-d'œuvre la plus exposée… et la plus susceptible de se retourner contre son employeur en cas de maladie.

« CONSULTANT PAYÉ »

Selon The Lancet, le MARG tentait de bloquer la publication de ces travaux afin qu'ils ne puissent pas être pris en compte par le CIRC, qui mettait alors à jour son avis sur le diesel. En mars 2012, le Journal of the National Cancer Institute (JNCI) passait outre les menaces du MARG et publiait les résultats de l'étude DEMS. Quelques semaines plus tard, la revue recevait une critique de l'étude en question, signée de Paolo Boffetta, agissant selon sa déclaration d'intérêts comme « consultant payé par Navistar » – un transporteur routier américain dont les salariés sont, comme les mineurs, exposés aux émanations du diesel…

Mi-juin 2012, le CIRC classait finalement les émanations du diesel comme cancérogènes mais, quelques jours auparavant, était publiée la fameuse synthèse de littérature commanditée par le MARG et signée par M. Boffetta, mettant en doute le lien entre diesel et cancer du poumon… « Ce travail semble avoir été spécifiquement écrit pour influencer ou pour disputer les conclusions du CIRC », dit Neil Pearce, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (Royaume-Uni) et past president de l'International Epidemiological Association (IEA). Pour Paolo Vineis, l'activité de M. Boffetta s'inscrivait à l'évidence dans une stratégie plus large d'industriels visant à affaiblir l'avis du CIRC. L'intéressé répond que ce dernier n'est pas, stricto sensu, mentionné dans son article, dont il ne maîtrisait pas la date de publication.

« PARTIE ÉMERGÉE DE L'ICEBERG »

« Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, dit M. Vineis. Tout cela se produit dans un contexte où l'industrie essaie, dans plusieurs domaines, de contester des résultats solides en créant de la confusion, en soutenant par exemple l'idée que l'épidémiologie est une science faible en laquelle nous ne devrions pas avoir confiance. » Depuis fin novembre, l'ébauche d'un article collectif circule dans la communauté épidémiologique pour réfuter cette idée. Avec, comme cible de l'article, plusieurs publications récentes de M. Boffetta. Au dernier pointage, Neil Pearce, l'un des principaux auteurs, comptait « environ quatre-vingts signataires, parmi lesquels des personnalités éminentes de l'épidémiologie ».

A l'Inserm, cotutelle du CESP, on se dit « très surpris » de cette levée de boucliers. « La candidature de Paolo Boffetta a été examinée par un comité scientifique international, dans le cadre d'un appel à candidatures lui-même international, lancé conjointement par l'université Paris-Sud et nous-mêmes, dit Jean-Paul Moatti, directeur de la santé publique à l'Inserm. Toutes les équipes qui s'inscrivent dans le projet de renouvellement du CESP se sont engagées aux côtés de Paolo Boffetta. La procédure suit son cours normalement, en respectant les avis émis par les scientifiques, notamment par le Conseil scientifique consultatif du centre qui compte des experts européens de haut niveau. » Cependant, d'autres équipes, aujourd'hui intégrées au CESP, quitteront le centre à l'arrivée de M. Boffetta, dans un contexte de désaccords violents et d'oppositions personnelles.

L'affaire divise bien au-delà des écoles de pensée. Des chercheurs peu suspects de complaisance vis-à-vis de l'industrie soutiennent ainsi l'épidémiologiste italien, rappelant qu'il s'est engagé à cesser ses collaborations privées. D'autres estiment, en France et à l'étranger, que les liens noués par M. Boffetta avec les gros pollueurs sont trop étroits pour que l'indépendance du CESP n'en pâtisse pas. « C'est un gâchis immense, car Paolo est un chercheur magnifique, dit un de ses détracteurs. Bien sûr, il a le droit de faire ce qu'il fait. Et nous, nous avons le droit de ne plus lui faire confiance. »

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Amiante : une curieuse expertise :

Résumé d'un article cosigné par Paolo Boffetta et accepté en un temps record par la revue "European Journal of Cancer Prevention" en 2011.

 

15/10/2013

Colloque agroécologie et recherche, jeudi 17 octobre : Cultiver sans pesticides, en consommant moins d'énergies fossiles, c'est possible

lu sur :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/10/14/a-grignon-six-hectares-pour-cultiver-autrement_3495387_1650684.html

A Grignon, six hectares pour "cultiver autrement"

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.10.2013 à 16h56 • Mis à jour le 14.10.2013 à 18h09 |Gilles van Kote

Cultiver sans pesticides, en consommant moins d'énergies fossiles et en émettant moins de gaz à effet de serre, tout en obtenant des rendements convenables, c'est possible, mais cela demande un renouvellement sensible des pratiques agricoles.

C'est - en résumé - la première conclusion d'une expérimentation menée par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement (AgroParisTech) à Grignon, dans les Yvelines. Conclusion qui devrait intéresser le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, chantre du "Produisons autrement".

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Sur le plateau de Grignon, douze parcelles d'un demi-hectare chacune forment un damier. Sur l'une d'elles, du chanvre a poussé en plants serrés et superbes, malgré l'absence de traitement aux pesticides. Dans une parcelle adjacente, de la moutarde se mêle aux fétus de paille, traces d'une récolte récente de blé tendre.

EXIGENCES ENVIRONNEMENTALES FORTES

Caroline Colnenne, la chercheuse de l'INRA qui coordonne l'expérimentation, faitfaire le tour du propriétaire : "Le but est de répondre à des questions de recherche en étant le plus proche possible de conditions réelles." Cette expérimentation de "systèmes de culture innovants sous contraintes" a été lancée, en 2009, sur l'impulsion de Thierry Doré, aujourd'hui directeur scientifique d'AgroParisTech. L'objectif : se fixer des exigences environnementales fortes, se donner du temps en expérimentant sur plusieurs cycles de culture de cinq ou six ans chacun et voirà quel niveau de production et de rentabilité on parvient. "Il est important de savoirquels sont les modes de production qui peuvent être rentables, et à quelles conditions", dit M. Doré.

Quatre systèmes de culture devant respecter des facteurs environnementaux ont été mis en application. Le premier sert de référence ; le deuxième bannit tout usage de pesticides ; les deux derniers doivent respectivement aboutir à une diminution de moitié de la consommation d'énergies fossiles ou d'émissions de gaz à effet de serre par rapport au système référent.

MODIFICATION ET VARITION DES TECHNIQUES

Pour respecter ces contraintes, les agronomes se sont livrés à un délicat pilotage, modifiant et variant les techniques utilisées en fonction des résultats obtenus : rotation et sélection des variétés, suppression du labour et recours au semis direct, plantation de légumineuses riches en azote - qui permettent de limiterl'usage d'engrais minéraux -, modification des dates de semis, etc.

"Le premier enseignement, c'est qu'on parvient à ne pas dégrader de façon significative le niveau de performance économique dans les conditions de marché actuelles", affirme M. Doré, alors que le premier cycle d'expérimentation touche à sa fin pour deux de ces systèmes (ce sera 2014 pour les autres).

Dans le système moins gourmand en énergies fossiles, le niveau de production a été réduit d'environ 20 %. "On n'est pas dans quelque chose de catastrophique ou d'irrégulier, même si nous avons connu des infestations non contrôlées", reprend le chercheur.

PROLIFÉRATION D'ADVENTICES

Pour le système dit "gaz à effet de serre moins", dont le bilan sera tiré en 2014, après mesure du carbone stocké dans le sol, il est apparu, dès avant l'expérimentation, qu'il serait difficile de respecter la contrainte de réduction de moitié des émissions. "Il est compliqué de diminuer les émissions tout en maintenant un niveau de production suffisant et respectant certaines ambitions environnementales", explique M. Doré.

L'un des principaux obstacles auxquels ont été confrontés les agronomes a été la prolifération d'adventices (mauvaises herbes), due notamment à l'absence de travail du sol ou de recours aux herbicides. Autre contretemps : du maïs qui ne lève pas à cause de la combinaison d'une sécheresse et de l'absence de travail du sol, qui évite le recours à des engins mécanisés en favorisant le stockage du carbone.

L'expérimentation de Grignon doit se poursuivre au moins jusqu'en 2020. Mais, dès à présent, les enseignements tirés seront diffusés dans les plus brefs délais aux agriculteurs.

Colloque agroécologie et recherche, jeudi 17 octobre. Jardind'acclimatation, bois de Boulogne, Paris 16e, de 8 h 30 à 18 h 30. Inscription obligatoire : presse@inra.fr ou 01-42-75-91-86.

25/05/2013

L'antenne WIFI de votre quartier, c'est VOUS ! (rappel)

LE SAVIEZ-VOUS ? 

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER…C’EST VOUS !!!

Ce message s’adresse à vous si vous disposez d’une « box » d’accès Internet (et le cas échéant télévision et téléphone) mise à disposition par un opérateur télécom.

Sur cette boîte, pour votre accès à Internet, vous utilisez le réseau sans fil (WiFi)… ou pas, si vous l’avez désactivé au profit d’une liaison filaire (par câble ou CPL (Courants porteurs en ligne)).

Mais, le saviez-vous ? Votre « box » peut être la source de non pas un, mais deux réseaux sans fil : le vôtre, et un réseau dit « communautaire », qui a une portée beaucoup plus large puisqu’il « arrose » tout le quartier. Ce réseau, en accès libre pour tous les abonnés de l’opérateur, sert aux personnes qui souhaitent se connecter « en mobilité », c'est-à-dire en passant dans la rue ou en faisant une pause dans le parc. Ils se connectent… en utilisant votre boîte !!

Et cette fonction est activée par défaut, c'est-à-dire qu’elle a commencé à fonctionner dès que vous avez mis votre box en service, que vous en ayez conscience ou pas. Elle reste activée tant que vous ne l’avez pas éteinte, même si vous avez désactivé votre WIFI « maison ».

Il en découle plusieurs conséquences :

vous servez d’antenne WIFI à votre opérateur télécom, à vos frais, puisque c’est à partir de votre électricité, et en permanence puisque la boîte émet tout le temps, que le réseau soit effectivement utilisé ou pas ;

vous prenez double dose de champs électromagnétiques et vous en faites prendre double dose à vos voisins, qui n’en demandent sans doute pas tant et chez qui se trouvent peut-être des personnes fragiles (bébés, personnes âgées ou malades, personnes sensibles aux champs électromagnétiques), qui sont complètement démunies pour localiser l’origine de leurs maux ;

- vous êtes susceptible d’engager votre responsabilité si votre boîte est utilisée à des fins illégales, ne serait-ce que pour du téléchargement réprimé par la loi HADOPI. Certes, théoriquement, l’utilisateur doit s’identifier, et tout aussi théoriquement, il n’a pas accès à vos propres données de connexion ni à votre disque dur. Mais nous savons tous qu’il existe des logiciels permettant de « surfer » de façon anonyme ; et d’une façon générale, on sait que la créativité des hackers est sans limites. La collecte des informations sur les réseaux sans fil des particuliers a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d'enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel.

Et plus généralement, êtes-vous d’accord pour rendre ce service à l’opérateur ? Vous a-t-on mis au courant des modalités et des conséquences ? Vous a-t-on demandé votre avis ? Même sans parler du risque sanitaire il y a là une manipulation du consommateur qui n’est pas acceptable.

Vous ne croyez pas à ce que vous êtes en train de lire ? Appelez votre opérateur et parlez-lui du WiFi communautaire. Il reconnaîtra que cela existe (même s’il vous expliquera que ça émet peu, que c’est sans risque, que cela rend service, etc…).

Vous pouvez désactiver le WiFi communautaire et cesser de vous exposer à tous ces risques, même si vous voulez utiliser votre WiFi « maison » : ce sont deux réseaux différents. Pour connaître la marche à suivre, consultez le document Robin des Toits :  http://www.robindestoits.org/_a227.html

(*)

Ou demandez à votre opérateur, si votre type de « box » n’est pas répertorié sur la fiche « robin ».

Faites circuler ce message autour de vous !! Vos voisins figurent peut-être parmi les contacts des contacts de vos contacts !!

Le WIFI, pourquoi c’est dangereux :  http://www.robindestoits.org/_a1055.html

 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

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(*) je viens de recevoir ce message, j'ai vérifié : j'étais effectivement avec un WIFI activé alors que je ne l'utilise pas. Je l'ai donc désactivé en suivant la procédure indiquée dans le lien  :

http://www.robindestoits.org/_a227.html

21/05/2013

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO

Attention modification lieu Manifestation mondiale contre Monsanto le 25 mai, 14h00, TROCADERO PARIS

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La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement esplanade du Trocadéro le samedi 25 mai à partir de 14h. 

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d'un droit à un environnement sain pour tous !

Merci de prendre note que le lieu définitif pour le Sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai !

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s'assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit !

Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Amitiés

Message des organisateurs : 

Nous sommes heureux de vous accueillir et vous rappelons que votre votre PRÉSENCE EST INDISPENSABLE le 25 mai de 14 à 18h sur l'esplanade du Trocadéro - parvis des droits de l'homme.

Nous rappelons à tous qu'il s'agit d'un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons préparé de quoi animer ces 4h ; musique, animations et invités surprises. Nous vous demandons de vous vêtir si possible de COULEURS GAIES ou de vous costumer si cela vous amuse ; d'apporter avec vous vos INSTRUMENTS DE MUSIQUE (guitares, tambours et même casseroles !), de quoi boire et goûter (sans OGM cela va de soit !), sacs poubelles (afin de laisser place nette en partant), appareils photos et/ou vidéo afin d'immortaliser cette journée qui s'inscrit dans un mouvement international.

N'hésitez pas à déposer des tracs chez vos commerçants préférés, et faites nous signe svp pour rejoindre le service de modérations/sécurité. Nous serons nombreux et avons besoin d'un coup de main à ce sujet.
 
Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

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communiqué :

La manif mondiale contre Monsanto se tiendra finalement PLACE DU PALAIS ROYAL à Paris le 25 mai après discussion avec la préfecture car plus d'un millier de personnes sont attendues. L'évènement sera festif et familial : artistes de rue, musiciens et joueurs de casseroles sont les bienvenus !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. 

La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement devant PLACE DU PALAIS ROYAL le samedi 25 mai à partir de 14h. Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !

 Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE PLACE DU PALAIS ROYAL LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site 

Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris !

20/03/2013

Une première : mise en examen d'une Agence nationale

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a été mise en examen, hier, « pour homicides et blessures involontaires » par les juges d’instruction en charge de l’enquête sur l’affaire du Mediator, rapporte Libération.
L’ex-Afssaps est poursuivie pour des « fautes de négligence commises entre 1995 et 2009 », a-t-elle expliqué dans un communiqué. Elle est soupçonnée « d’avoir contribué à créer la situation qui a engendré le dommage des victimes et de n’avoir pas pris les mesures permettant de l’éviter ».


http://www.liberation.fr/societe/2013/03/19/affaire-mediator-l-agence-du-medicament-menacee-par-une-mise-en-examen-ansm_889694

Mediator: l’Agence du médicament mise en examen pour homicides involontaires

19 mars 2013 à 21:41
Par AFP

L’Agence du médicament a été mise en examen mardi pour homicides et blessures involontaires dans l’enquête sur le Mediator, les juges soupçonnant l’autorité de contrôle du médicament d’avoir négligé les alertes sur la dangerosité du médicament de Servier de 1995 à 2009.

 

Cette mise en examen a été notifiée mardi à Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) par les juges d’instruction parisiens chargés du volet «homicides et blessures involontaires» de l’enquête, a-t-on indiqué de source judiciaire.

L’agence du médicament, qui devra verser un cautionnement de 100.000 euros, avait annoncé sa convocation en vue d’une mise en examen, la justice la soupçonnant de «fautes de négligence commises entre 1995 et 2009», selon le communiqué de l’ANSM.

Il est reproché à l’Agence «d’avoir contribué à créer la situation qui a engendré le dommage des victimes et de n’avoir pas pris les mesures permettant de l’éviter».

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en janvier 2011 sur le scandale du Mediator avait mis en avant de «graves défaillances de pharmacovigilance» dans la surveillance de la dangerosité potentielle du benfluorex, la molécule incluse dans le médicament, à partir de mai 1995 et jusqu’à son retrait du marché en 2009.

«Le benfluorex était sous enquête officieuse depuis mai 1995 puis officielle en mai 1998, compte tenu de sa dangerosité potentielle», écrivait l’Igas.

Le benfluorex fera l’objet de nombreuses réunions de pharmacovigilance au niveau européen à partir de septembre 1998 mais «les alertes répétées sur le mésusage du benfluorex ne seront pas prises en compte», ajoutait l’Igas.

Elle estimait également qu’aucun des directeurs généraux qui se sont succédé à la tête de l’Agence du médicament «n’a été informé de manière correcte sur le sujet du Mediator, ni sur ses caractéristiques pharmacologiques, ni sur la réalité des effets indésirables, et ce jusqu’à la fin de l’année 2010».

Prise illégale d’intérêt

Deux informations judiciaires principales sont ouvertes dans ce dossier: l’une pour «homicides et blessures involontaires» dans laquelle le fondateur du laboratoire fabriquant le Mediator, Jacques Servier, a été mis en examen le 11 décembre, l’autre pour tromperie et escroquerie dans laquelle M. Servier a été mis en examen avec ses sociétés en septembre 2011.

L’enquête pour homicide et blessures involontaires devrait durer plus longtemps que celle pour tromperie, puisqu’il faut établir un lien entre la prise du médicament et les dommages infligés aux malades.

L’ANSM est née en mai 2012 à la suite d’une réforme votée fin 2011, précisément pour répondre à ce scandale sanitaire. A l’époque des faits, l’agence en charge de la sécurité sanitaire s’appelait Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

L’ANSM «s’inscrit en tant que personne morale dans la continuité des droits et devoirs de l’Afssaps» et «apportera sa pleine et entière contribution à la justice», assure-t-elle.

Depuis la réforme de décembre 2011, les relations avec les industriels ont été «profondément modifiées» avec un dispositif renforcé de prévention des conflits d’intérêts. En particulier, «les industriels ne siègent plus à l’Agence», indique-t-elle.

A la mi-février, dans l’autre volet de l’enquête, les juges d’instruction avaient mis en examen deux anciens responsables de l’Afssaps, Jean-Michel Alexandre et Eric Abadie, respectivement pour «participation illégale d’un fonctionnaire dans une entreprise précédemment contrôlée» et prise illégale d’intérêt.

Le Mediator, qui contient une molécule coupe-faim, le benfluorex, a été prescrit pendant trente ans, d’abord contre l’excès de graisses dans le sang, puis comme traitement adjuvant chez les diabétiques en surpoids, avant d’être retiré du marché le 30 novembre 2009.

Ce médicament pouvait provoquer de graves problèmes cardiaques (des valvulopathies) et a causé entre 500 et 2.000 décès en France, selon différentes études.

01/02/2013

Téléphonie mobile : les politiques sous la coupe des lobbies (suite et fin)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/31/ondes-electromagnetiques-le-projet-de-loi-renvoye-aux-oubliettes_1825766_3244.html

Ondes électromagnétiques : le projet de loi jeté aux oubliettes 

Le Monde.fr | 31.01.2013 à 21h06 • Mis à jour le 31.01.2013 à 23h04 Par Sophie Landrin

Il n'y aura ni loi, ni même débat sur les ondes électromagnétiques. La proposition de loi déposée par la députée écologiste Laurence Abeille qui devait être examinée par l'Assemblée nationale jeudi 31 janvier, a été jetée... aux oubliettes.

Les députés socialistes ont voté une motion de renvoi en commission des affaires économiques, une procédure qui équivaut à un abandon, car les écologistes ne disposent que d'une "niche parlementaire" par an pour déposer des propositions de loi. Le texte de Laurence Abeille avait été déjà largement revu en commission par les socialistes, mais les écologistes espéraient pouvoir en débattre en séance plénière et réintroduire, par des amendements, des dispositions importantes, comme le principe d'un seuil d'exposition "aussi bas que raisonnablement possible". A la veille de la présentation du texte, la ministre déléguée à l'économie numérique, Fleur Pellerin, avait mis en garde contre des "peurs irrationnelles" en estimant que la nocivité des ondes "n'est pas scientifiquement étayée".

"Je suis atterrée et scandalisée. J'avais reçu vingt et un amendements du gouvernement, avant finalement qu'il demande aux socialistes un renvoi. Cette attitude est totalement incohérente. Le gouvernement signifie qu'il ne veut pas légiférer dans ce domaine, malgré les mises en garde de la communauté scientifique sur la possible nocivité des ondes sur la santé", a réagi Laurence Abeille.

François de Rugy, le coprésident du groupe EELV à l'Assemblée nationale a également qualifié ce renvoi d'"inadmissible". "A quoi bon réserver des espaces aux groupes ?", s'est interrogé pour sa part le député de Paris, Denis Baupin.

En 2009, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail, l'Anses, avait rendu un avis alertant sur les dangers potentiels des ondes électromagnétiques. L'OMS a également classé ces dernières comme potentiellement cancérigènes. 

Sophie Landrin

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Téléphonie - Ondes - antennes-relais

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Téléphonie mobile : les politiques sous la coupe des lobbies

lu sur :

http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/31/dangerosite-des-ondes-parlement-prive-de-debat-ecolos-furax-239180

Dangerosité des ondes : Parlement privé de débat, écolos furax
Sophie Caillat | Journaliste Rue89

C’est un sérieux accroc porté aux relations entre le gouvernement et son allié écologiste. Le groupe Europe Ecologie-Les Verts de l’Assemblée nationale avait déposé une proposition de loi visant à faire « appliquer le principe de précaution aux risques résultant des ondes électromagnétiques ». Le mot « risques » était de trop.

Le texte avait été sérieusement amendé en commission, si bien qu’au final les députés écologistes savaient que leur loi serait retoquée, mais ils se disaient qu’« au moins le débat aura eu lieu ». Eh bien ils étaient encore trop optimistes. A la demande du gouvernement, le groupe socialiste a fait voter dans la soirée le renvoi en commission.

« C’est la pire des procédures », estime le coprésident du groupe EELV François de Rugy, qui précise que « ce n’est jamais arrivé au sein d’une majorité ». « Un traquenard, une façon pour le gouvernement de ne pas prendre ses responsabilités », renchérit le vice-président de l’Assemblée nationale Denis Baupin, « très furieux ».

Ce rejet pur et simple est destiné officiellement à prendre le temps de retravailler, et surtout à éviter de donner aux opérateurs et à leurs clients un signal négatif à l’heure où est lancée la quatrième génération de téléphonie mobile (4G) et ses nouvelles antennes.

« Peurs irrationnelles » selon Fleur Pellerin

Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l’Economie numérique, avait donné le tonà la radio quelques jours plus tôt : elle avait assuré qu’elle « veillerait » à ce que la loi : « n’inscrive dans le dur des choses qui correspondent à des peurs un peu irrationnelles, et qui consisterait à donner un poids juridique à la dangerosité des ondes radioélectriques alors que cette dangerosité n’est pas scientifiquement étayée ».

Le fait que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) les juge « peut-être cancérigènes » ne suffit pas à ses yeux à appliquer le principe de précaution. Ces mots de la ministre ont rappelé à Denis Baupin de « mauvais souvenirs », et il est allé chercher dans sa mémoire pourquoi :

« C’est un terme qu’a utilisé Allègre sur l’amiante, Charasse sur le Médiator, Sarkozy sur le nucléaire. Quand des gens ont alerté sur ces risques, ils avaient raison. »

Janine le Calvez, président de l’association Priartém, qui milite pour une réglementation sur les antennes relais, répond à Fleur Pellerin qu’elle est « dans un soutien irrationnel aux opérateurs ».

Le retour de l’oreillette ?

La députée européenne écologiste Michèle Rivasi voit dans cette manœuvre du gouvernement « un moyen de montrer le tout-pouvoir de l’exécutif » et demande : « mais alors le Parlement ne sert à rien ? ». Elle trouve déjà significatif que ce soit la ministre de l’Economie numérique et non celle de la Santé qui soit mandatée par le gouvernement pour s’exprimer sur un sujet sanitaire.

Mais elle remarque que les élus sont divisés, y compris au sein du PS : « L’un des avantages du cumul des mandats, c’est qu’il y a des élus locaux qui sont sensibles au sujet », précise la fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électroMagnétiques non ionisants (Criirem).

Restera de ce non-débat, comme l’a suggéré Fleur Pellerin, une campagne de communication pour encourager l’usage du kit mains libres. Une idée qu’avaitlancée Corinne Lepage sur Rue89, sauf que l’ancienne ministre de l’Environnement parlait d’imposer l’oreillette, non de la conseiller.

ALLER PLUS LOIN

18/01/2013

France : sécurité sanitaire, environnement, travail

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/29/les-contradictions-de-l-expertise-francaise-sur-la-securite-sanitaire_1726832_3244.html

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Les contradictions de l'expertise française sur la sécurité

LE MONDE | 29.06.2012 à 11h47 • Mis à jour le 29.06.2012 à 12h14 Par Paul Benkimoun

C'est un anniversaire de mariage sous tension. Le 1er juillet 2010, l'agence chargée de la sécurité sanitaires des aliments (Afssa) et celle de l'environnement et du travail (Afsset) fusionnaient pour donner naissance à l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), forte de 1 400 experts. Mais après deux ans de vie commune, le moins que l'on puisse dire, c'est que le choc des cultures n'a pas fini de se faire ressentir.

Un exemple illustre cette difficile cohabitation entre les deux structures, l'Afssa étant beaucoup moins encline que l'Afsset à faire jouer le principe de précaution. Le 28 juin 2011, Cyril Vidau, chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), et ses collègues démontrent dans un article publié en ligne par la revue scientifique PLoS ONE que des abeilles meurent lorsqu'elles sont exposées à des faibles doses de la préparation Sonido, un mélange en cours d'homologation de deux pesticides (fipronil et thiaclopride).

Saisie par la direction générale de l'alimentation (DGAL), l'Anses rend, un an après, deux avis émanant de deux départements... qui se contredisent. L'avis de la Direction des produits réglementés (DPR) – dont l'ossature provient de l'Afssa –, daté du 16 mars 2012, estime que "les éléments figurant dans l'étude Vidau ne sont pas de nature à remettre en cause les conclusions de l'évaluation de l'Anses", déjà rendues le 16 août 2011 et qui étaient plutôt rassurantes sur la toxicité du produit.

De son côté, dans son avis du 25 avril 2012, la Direction de l'évaluation des risques (DER) – plus ancrée dans la culture de l'Afsset – souligne au contraire "la nécessité d'une évolution déjà engagée au niveau réglementaire visant à mieux prendre en compte des effets de l'exposition à des doses faibles et répétées de l'abeille à des facteurs chimiques exogènes de son environnement".

Une cacophonie qui n'échappe pas au député PS Gérad Bapt, réputé pour sa vigilance sur la sécurité sanitaire. Dans une lettre adressée le 21 juin aux cinq ministres de tutelle de l'agence, il s'inquiète de "la formulation d'avis qui, au final, donnent des arguments aux recours des industriels".

PRÉVENTION OU PRÉCAUTION

A la tête de la DPR, Pascale Robineau conteste l'existence de la contradiction : "Les questions posées étaient différentes : pour la DPR il s'agissait de savoir s'il y avait lieu de remettre en cause les conditions d'évaluation du risque pour un produit non encore autorisé, tandis que la DER s'est intéressée à la coexposition à une pathologie et à un produit à faible dose." Une explication qui ne fait pas taire les autres critiques sur des pratiques, plus souvent imputées à l'Afssa : peu d'ouverture à la société civile ; manque de rigueur dans la gestion des conflits d'intérêts des experts ; et proximité avec le ministère de l'agriculture, sa principale tutelle. "L'Afssa possédait une culture de prévention. Elle avait tendance à attendre d'avoir des certitudes pour agir, plutôt que de détecter les signaux même faibles et faire de la précaution. La culture de la précaution était beaucoup plus forte à l'Afsset", remarque José Cambou, la représentante de France Nature Environnement (FNE) au conseil d'administration de l'Anses.

"On peut comprendre que des avis divergents existent, mais il y a besoin d'une position cohérente de l'organisme, estime André Cicolella, porte-parole du Réseau environnement santé (RES). N'oublions pas les vieilles habitudes de connivence avec les industriels des pesticides." Dans la période qui a précédé la fusion des deux agences, les représentants de syndicats et d'associations au sein du conseil d'administration de l'Afsset avaient fait part de leurs craintes d'une "régression majeure tant au plan des principes que du fonctionnement".

L'ensemble de ces griefs n'empêchent pas leurs auteurs de reconnaître de nombreux mérites à l'Anses. Venu dans le wagon Afsset, Gérard Lasfargues, directeur général adjoint scientifique de l'Anses, se réjouit : "Une agence n'a pas été mangée par l'autre. L'Afsset a apporté son expérience de la méthode de l'expertise collective et l'ouverture de l'expertise aux sciences humaines et à la société. L'Afssa était forte de ses capacités de recherche en interne et à sa culture de l'urgence, de la vache folle au virus de Schmallenberg." Les séminaires se multiplient d'ailleurs pour homogénéiser les pratiques.

Pour son directeur général, Marc Mortureux, l'un des premiers motifs de satisfaction est la place que l'agence occupe en Europe et sa reconnaissance internationale : "Nous sommes en bonne position pour être le fer de lance sur plusieurs sujets comme celui de l'exposition des travailleurs agricoles aux pesticides. Nous avons mis les pieds dans le plat sur l'efficacité des équipements de protection individuels. De même sur l'antibiorésistance ou la santé des abeilles." Marc Mortureux reconnaît que "la fusion a "internalisé" certaines tensions et conflits. Les conseils d'administration sont animés, mais le premier risque pour une agence, c'est l'accoutumance et le manque de réactivité. Il y avait des choses à prendre des deux côtés et la fusion eut plus d'effets positifs que d'inconvénients".

Il reste à solder la question de la porosité des frontières avec les ministères de tutelle, voire avec l'industrie. Une chercheuse de l'INRA a travaillé pendant six mois chez Syngenta, le géant de la chimie, fabricant du Cruiser, avant de rejoindre l'Afssa en 2006, où elle a été chef de l'unité de toxicologie environnementale jusqu'en 2009. Depuis, après un passage à la DGAL, elle est retournée dans le privé, chez le géant américain de la chimie Dow. Laudateurs et détracteurs de l'Anses se retrouvent sur un point : la nécessité de réduire l'écart entre les contraintes budgétaires croissantes et les demandes des pouvoirs publics et de la société pour une information de qualité sur la sécurité sanitaire. 

Plus d'un millier d'experts

Effectifs : L'Anses, dont le budget s'élevait en 2011 à 130 millions d'euros, compte 1 400 agents (dont 700 en laboratoire). Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, elle doit réduire ses effectifs de 54 équivalents temps plein sur trois ans, sans compter les salariés dont le CDD n'est pas renouvelé.

Gouvernance : Le conseil d'administration est composé de cinq collèges : pouvoirs publics, partenaires sociaux, organisations professionnelles, ONG et mouvements associatifs, élus. Il s'appuie sur cinq comités d'orientation : santé-environnement ; santé-travail ; alimentation ; santé et bien-être animal ; santé végétale.

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lexique :

Afssa : 

Agence française de sécurité sanitaire des aliments - Wikipédia

Afsset

Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail

Anses 

Agence nationale de sécurité sanitaire Alimentation ...

 

13/01/2013

Questions sociales et santé : application du principe de précaution aux risques résultant des ondes électromagnétiques

voir :
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/principe_precaution_ondes_electromagnetiques.asp

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Questions sociales et santé : application du principe de précaution aux risques résultant des ondes électromagnétiques

(Les informations concernant les réunions à venir ont un caractère prévisionnel et sont susceptibles d'être modifiées)

Travaux préparatoires

 

Assemblée nationale - 1ère lecture

 

Proposition de loi de Mme Laurence ABEILLE et plusieurs de ses collègues relative à l'application du principe de précaution défini par la Charte de l'environnement aux risques résultant des ondes électromagnétiques, n° 531, déposée le 12 décembre 2012 (mis en ligne le 14 décembre 2012 à 11 heures 30)
et renvoyée à la commission des affaires économiques
La commission du développement durable et de l'aménagement du territoire s'est saisie pour avis

Travaux des commissions

- commission des affaires économiques
La Commission saisie au fond a nommé Mme Laurence Abeille rapporteur le 19 décembre 2012
Examen du texte prévu au cours de la réunion du 23 janvier 2013 à 10 heures

- commission du développement durable
La Commission saisie pour avis a nommé Mme Suzanne Tallard rapporteur pour avis le 18 décembre 2012
Examen du texte prévu au cours de la réunion du 15 janvier 2013 à 16 heures 15

Discussion en séance publique
1ère séance du jeudi 31 janvier 2013
2e séance du jeudi 31 janvier 2013
3e séance du jeudi 31 janvier 2013
 
communiqué :

Un débat va avoir lieu ces prochains jours à l'Assemblée Nationale en vue d'une proposition de loi dont les principaux objectifs sont :
- la reconnaissance de l'électrosensibilité, conséquence directe de l'exposition aux champs électromagnétiques,
- la réduction de l'exposition de la population aux CEM (Champs ElectroMagnétiques),
- la mise en place d'une campagne d'information sur les dangers des CEM et les précautions à prendre.
 
Pour en savoir plus, voir sur internet :
 
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/ principe_precaution_ondes_electromagnetiques.asp
 
Il s'agit d'une occasion inespérée à saisir pour obtenir des avancées.
Si nous sommes nombreux à interpeller rapidement nos députés pour leur manifester notre grand intérêt pour cette proposition, et particulièrement pour soutenir la Résolution 1815 du Conseil de l'Europe, cela peut sérieusement les interroger.
(voir sur le site de l'Assemblée Nationale pour retrouver le nom de son député et son contact pour lui écrire)
 
En effet, nous sommes tous concernés, bien au-delà des électrosensibles et intolérants aux CEM.
Il est utile d'alerter tous nos réseaux quels qu'ils soient, car comme nous le savons bien, la situation est de plus en plus dramatique pour beaucoup, et le nombre des victimes ne fait que s'accroître.
Il n'y a plus de temps à perdre.
Ne rien faire est purement et simplement de la non assistance à personnes en danger de beaucoup parmi nous.
Cette action est vraiment pour le bien commun.
 
Osons écrire au moins quelques lignes ou plus sur notre motivation à soutenir cette proposition de loi, et surtout à soutenir la Résolution 1815 du Conseil de l'Europe, agrémentées de témoignages parlants qui ne peuvent laisser indifférents.
Encourageons nos députés à s'engager sur la même voie.
Faisons-leur savoir qu'il y a des solutions (aussi technologiques) et que nous en avons assez des conflits d'intérêts qui ruinent notre bien le plus cher : notre santé et celle de nos enfants.
A terme, nous serons tous perdants, économie comprise avec un gouffre financier au niveau Sécurité Sociale si la prévention médicale n'est pas au coeur de nos projets et de notre action.
 
Osons dire la vérité et osons la faire dire à nos députés.
 
Quand je dis que nous sommes tous concernés, je pense particulièrement à certaines catégories :
 
- les parents qui se soucient de la santé de leurs enfants de plus en plus exposés même parfois sans le savoir (gadgets multiples de technologies sans fil, environnement domestique, voisinage ultra équipé, écoles, crèche, antennes-relais dans les lieux publics ...),
 
- les scientifiques et médecins qui veulent connaître la vérité et qui découvrent par eux-mêmes qu'il y a de nombreuses zones d'ombres, des scandales sanitaires, de conflits d'intérêt, qui connaissent des victimes ou qui le sont eux-mêmes.
Le manque criant d'information du personnel médical, les hôpitaux sur lesquels se dressent fièrement des antennes-relais mettant en danger les malades et le personnel hospitalier.
 
- les électrosensibles qui ne peuvent plus se rendre dans les cabinets médicaux dans lesquels se trouvent WIFI et DECT qui les rendent malades, ainsi que d'autres patients dans les salles d'attente, accros à leurs portables et qui sont ignorants du mal qu'ils infligent à leurs voisins électrosensibles en téléphonant de façon incessante.
Les transports qui sont un véritable calvaire, de vraies cages de Faraday; c'est une torture quotidienne qui nous est infligée sans possibilité de nous défendre.
Nous nous ruinons en matériaux de protection et nous passons notre temps à devoir fuir ces ondes omniprésentes qui nous vrillent le cerveau.
 
Où sont les droits de l'homme ?
Sommes-nous encore dans une société civilisée ?
 
Il y a aussi les couples en rupture quand la vie du conjoint électrosensible devient trop infernale, la perte de l'emploi, du logement. Il ne manque pas d'exemples et de témoignages qui ne font pas honneur à notre société.
 
- les maires de communes qui n'ont plus leur mot à dire sur l'implantation d'antennes relais, notamment sur les HLM, qui sont donc impuissants à agir et deviennent témoins de vrais scandales sanitaires.
 
- les salariés, qui prennent quotidiennement les transports en commun maintenant irradiés par la 4 G. Ceux qui ne sont entendus ni par leur employeur, ni par leurs collègues, ni par le médecin du travail. N'y-a-t il pas des risques psycho sociaux graves ?
 
Vous savez tous qu'il y a tant à dire, ne nous taisons plus, c'est le moment où jamais de se faire entendre si nous sommes dans une démocratie.
 
Bon courage à tous et surtout écrivez-vite,
pour une fois soyons vraiment visibles.
Hélène Danicourt

3 pièces à joindre à votre courrier :
- la Résolution 1815 votée à l'unanimité le 27 Mai 2011 par les parlementaires du Conseil de l'Europe,
- le communiqué du 7 Janvier 2013 concernant le nouveau Rapport BioInitiative 2012,
- l'état de la situation officielle concernant la téléphonie mobile.

10/12/2012

Téléphonie mobile : la mairie de Paris en justice

communiqué:

Les Robin des Toits attaquent la mairie de Paris en justice

 
http://www.bakchich.info/france/2012/12/09/les-robin-des-... 

 

"A peine signée, la charte de la téléphonie mobile est contestée au tribunal administratif de Paris par l’association de protection contre les technologies sans fil.

Après un bras de fer long de 18 mois engagé entre les opérateurs et la mairie de Paris, la charte de la téléphonie mobile a été votée le 16 octobre dernier. Non sans une certaine amertume tant l’accord allait dans le sens des opérateurs. Bakchich avait raconté le récit de cette négociation épique qui a fini par diviser les Verts. Car pour rappel, l’accord limite une exposition aux ondes de 5 volts par mètre pour la 3G et de 7V/m pour la 4G. Un seuil très élevé compte tenu des O,6 V/m espéré et porté par les premières négociations des élus écologistes et socialistes.

« Les Robin des toits sont contents de cette charte » assurait à Bakchich l’élu socialiste Jean-Louis Missika le lendemain du vote au Conseil de Paris.  L’ancien vice-président d’Iliad, qui a participé aux négociations avec les opérateurs,  sera sans doute étonné de savoir que ce lundi 10 décembre, l'association Robin des Toits, va déposer une requête en excès de pouvoir contre le Conseil de Paris devant le tribunal administratif.
 
L’association ne peut pas demander la nullité de la charte. En revanche elle demande à ce que l’accord soit rediscuté et revoté après quelques changements. Un détail de droit pourrait permettre que la charte repasse en consultation dans les 20 conseils d’arrondissement de Paris. Les grandes villes de Paris, Marseille et Lyon sont soumises à des règles particulières selon le droit public français. L'article L 2511-13  du code général des collectivités territorialesimpose la consultation des conseils d’arrondissement lorsqu’un projet les concerne. A Paris, en dépit de leurs demandes, les conseils d’arrondissement n’ont pu être consultés sur la charte et encore moins été en capacité d’émettre un avis. Si juridiquement, la charte n’a pas force de contrainte, elle représente un accord politique très important. Accord qui a été bloqué tout de même pendant 18 mois. Contraindre la mairie de Paris à consulter ces conseils d’arrondissement est une manière de pousser à renégocier des aspects de la charte, notamment les seuils d’émission.

« Simulacre de progrès et de démocratie »

L’avocat de Robin des Toits, Maître Corneloup, précise à Bakchich son argumentaire: « A partir du moment où une charte impose à un conseil d’arrondissement de faire un certain nombre de choses, il était indispensable que les conseils d’arrondissement puissent se prononcer. C’est le jeu de la démocratie locale. Et ca n’a pas été le cas. On ne peut pas instituer des règles sur la téléphonie mobile sans que les principaux concernés soient consultés et puissent se prononcer. »

Cette critique de droit rejoint celle, plus politique, d’avoir empêché tout recours efficace contre la pose d’une antenne relais. Auparavant, un conseil d’arrondissement pouvait bloquer pendant des années une installation. Aujourd’hui, les conseils n’ont plus le pouvoir concret de s’y opposer. Une grande victoire des opérateurs et qui fait dire aux Robins que « cette charte est un simulacre de progrès et de démocratie ».

D’autres arguments complètent leurs recours. Notamment des « erreurs manifestes d’appréciation ». L’agence de l’écologie a deux mois pour statuer et le conseil d’arrondissement a deux mois pour émettre un avis, hors les deux mois sont concurrents. Ce qui fait dire à Etienne Cendrier que cette charte est un « faux semblant ». Maître Corneloup fait part aussi d’imprécisions, notamment sur les termes juridiques, « la charte parle de la ‘mairie’ mais ce terme n’a pas de valeur juridique à part le bâtiment en tant que tel sinon c’est le ‘maire’. On comprend que celui qui l’a écrit a utilisé comme synonyme le maire et le maire d’arrondissement, dommage parce que ce n’est pas la même autorité administrative. » « Le conseil de Paris, voyant que cette charte était mal écrite et comportait des vices de forme n’auraient pas du accepter que son maire puisse la signer. » L’avocat de droit public s’étonne qu’un « texte pareil passe à Paris, on n’est pas dans le dernier village du coin tout de même ! ».

Ready 4G ? Non !

Le porte-parole des Robins des Toits, Etienne Cendrier, qui a aussi signé le recours en son nom, veut rappeler que Delanöé s’est assis sur ses engagements. En juin 2009, le Conseil de Paris avait voté un vœu à l’unanimité limitant les expositions à 0,6 V/m. Limite déjà préconisée par une grande conférence citoyenne mise en place par la mairie elle-même.

Surtout il s’insurge contre la 4G, « aucune étude d’impact n’a été faite. Nous sommes tous des cobayes d’une technologie dont personne ne connaît les effets. L’OMS a qualifié le risque des ondes de la téléphonie comme potentiellement cancérigènes, le Conseil de l’Europe a conseillé de ne pas dépasser les émissions à 0,6V/m mais Paris limite la 4G à 7V/M
Une aberration ». Plane aussi la crainte d’une exposition plus dangereuse que les précédentes. Selon Cendrier, « la fréquence de la 4G étant plus haute, les corps se protègent moins facilement ». Difficile à vérifier, aucune étude indépendante n’a pu encore voir le jour. Pour l’association, le principe de précaution doit s’appliquer."
 
 
Contact presse :
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

19/03/2012

Machines à voter : méfiance

Heureusement, çà se passe aux USA.

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/les-etats-unis-voteront-ils-electroniquement-19-03-2012-1442680_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120319

États-Unis : le vote électronique sur la sellette

Le Point.fr - Publié le 19/03/2012 à 08:28 - Modifié le 19/03/2012 à 08:35  

source AFP

Des études et des rapports récemment publiés qui mettent en lumière de possibles piratages suscitent des doutes aux États-Unis sur les machines électroniques de vote, qui gagnent du terrain à quelques mois des élections présidentielle et législatives de novembre. Un électeur américain sur quatre devrait voter en novembre sur une machine entièrement électronique, ne comportant aucun moyen de vérification manuelle, selon la Fondation pour un vote vérifié (Verified Voting Foundation - VVF). Selon celle-ci, le vote se déroulera sur des appareils entièrement électroniques - sans aucune trace écrite des votes effectués - dans 11 États, et dans d'autres, certaines juridictions seront aussi équipées de telles machines.

En octobre dernier, Microsoft avait mis en lumière les vulnérabilités de telles machines, dont les procédures sont pourtant décrites comme "entièrement vérifiables". Selon l'étude du géant américain, un pirate peut "modifier de manière indétectable un grand nombre de votes" dans ces appareils. Parallèlement, des scientifiques du laboratoire national Argonne ont décrit comment il était possible de trafiquer, avec à peine 25 dollars de matériel, certaines de ces machines. Ces études mettent en avant le fait qu'il peut y avoir des problèmes "venant de l'intérieur, comme de l'extérieur", estime Pamela Smith de la fondation VVF.

Depuis la présidentielle de 2000 et l'incroyable imbroglio qui avait opposé le républicain George W. Bush - finalement élu - au démocrate Al Gore autour du décompte des bulletins en Floride, les questions entourant la sécurité du vote sont au coeur des enjeux électoraux aux États-Unis. "Il y a toujours un certain nombre d'États qui n'ont pas ce que j'appellerais un système fiable de recomptage", souligne Pamela Smith. "S'il y a un souci, ils ne pourront sans doute pas le surmonter. Nous aimerions donc que tous les États adoptent un système permettant un recomptage des voix en cas de problème", poursuit-elle.

Vulnérabilité

Selon Dan Wallach, spécialiste informatique à l'université Rice, peu de choses ont changé depuis que de premières études ont mis en lumière la vulnérabilité de certaines machines à voter en 2007. "Quiconque souhaite trafiquer ces machines peut avoir lu les études publiées en 2007 et aujourd'hui, cinq ans plus tard, avoir eu tout le temps de préparer ses attaques", souligne-t-il. D'autres pays déjà, à l'instar des Pays-Bas ou de l'Irlande, ont abandonné le vote électronique. En Inde, il suscite aussi des polémiques sur sa sécurité.

Il est "malheureux que le vote électronique ait désormais une si mauvaise image", regrette Richard Soudriette, président du Centre pour la diplomatie et la démocratie, situé dans le Colorado. "Il est possible de bâtir des systèmes fiables et autorisant des vérifications. Mais il y a eu tellement de mauvaise publicité autour du vote électronique que je ne crois pas qu'il s'en remettra." Charles Stewart, professeur de science politique au Massachusetts Institute of Technology (MIT), se dit, lui, "plus à l'aise que beaucoup de gens" avec les nouveaux systèmes de vote. À ses yeux, si le vainqueur de la présidentielle l'emporte largement, personne ne trouvera rien à redire sur ces machines. Mais si la course est serrée, "je peux facilement imaginer, dans un État-clé comme l'Ohio, la Floride ou la Pennsylvanie, que s'il y a des soucis dans un ou deux comtés, la question se retrouve à nouveau au centre des débats".

05/04/2011

La presse et les groupes de pression vont de pair

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/une-journaliste-denonce-une-censure-des-labos-dans-la-presse-medicale_1502656_3224.html

Une journaliste dénonce la censure des labos dans la presse médicale

Démissionnaire d'un titre de presse spécialisé à destination des médecins, une journaliste raconte comment ses articles étaient relus et amendés par le laboratoire Servier.