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15/06/2015

Le 17 juin à Amiens

Procès des 1000 vaches : mobilisation pour la liberté syndicale
Procès des 1000 vaches : mobilisation pour la ... en masse le 17 juin à Amiens, poursoutenir les ... Procès des 1000 vaches : mobilisation pour la liberté ...
www.bastamag.net/Proces-des-1000-
 
17 juinprocès des 1000 vaches : Mobilisés pour la relaxe ...
17 juinprocès des 1000 vaches : ... et pour la liberté d'action syndicale dans la défense d'un avenir plus juste. ... MOBILISATIONS.
www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3593

20/05/2015

À propos des vaccins obligatoires

À écouter ou à lire ... je peux confirmer (de part mon ex-profession) que ces informations sont scientifiquement valables et que le scandale des vaccins et du lobbying pharmaceutique est patent !

 



 

    Institut pour la Protection de la Santé Naturelle  

Merci de faire circuler cette alerte autour de vous, merci de votre soutien.

[VIDEO] 
l’ALERTE du Professeur Henri Joyeux

Cliquez pour écouter de toute URGENCE l'appel du professeur Henri Joyeux, cancérologue et chirurgien contre le scandale du vaccin DTPolio.
 

Merci de tout coeur pour votre mobilisation ! 

Augustin de Livois, 
Président de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle     Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
Association sans but lucratif
Rue du Vieux Marché au Grain, 48
1000 BRUXELLES
www.ipsn.eu 

 

11/10/2014

Ebola, nouvel Eldorado pour l'industrie pharmaceutique

à lire sur Science (USA) :

Infectious Diseases
Kai Kupferschmidt

The Ebola epidemic in West Africa is growing exponentially and models show there could be hundreds of thousands of cases in a matter of months. Researchers are beginning to look beyond the models and at possible scenarios to prepare for what might happen next. Among the things they worry about is an increased risk of spread to new countries, changes in the virus that might make it endemic, a rising mortality from other diseases, and food shortages. Vaccines and home care kits might help curb new infections; whether travel bans are useful to prevent the spread of the virus remains a topic of debate.

Ebola next move.pdf

01/09/2014

OGM : documentaire diffusé ce lundi sur Canal+

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder ce lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.

 

06/04/2013

Vers une autorisation de la pilule du lendemain aux USA

à lire sur :

http://www.nytimes.com/2013/04/06/health/judge-orders-fda...

The New York Times | BREAKING NEWS ALERT NYTimes.com | Video
BREAKING NEWS Friday, April 5, 2013 8:30 AM EDT
A federal judge has ruled that the Unites States government must make the most common morning-after pill available over the counter for all ages, instead of requiring a prescription for girls 16 and under.
The decision, on a fraught and politically controversial subject, comes after a decade-long fight over who should have access to the pill and under what circumstances, and it counteracts an unprecedented move by the Obama administration’s Health and Human Services secretary who in 2011 overruled a recommendation by the Food and Drug Administration to make the pill available for all ages without a prescription.

READ MORE »

http://www.nytimes.com/2013/04/06/health/judge-orders-fda...

05/04/2011

La presse et les groupes de pression vont de pair

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/une-journaliste-denonce-une-censure-des-labos-dans-la-presse-medicale_1502656_3224.html

Une journaliste dénonce la censure des labos dans la presse médicale

Démissionnaire d'un titre de presse spécialisé à destination des médecins, une journaliste raconte comment ses articles étaient relus et amendés par le laboratoire Servier. 

22/03/2011

Pour la défense du système de santé français

communiqué :

NOTRE SANTÉ EN DANGER : LE  2 AVRIL 2011,TOUTES ET TOUS DANS L’ACTION !

La mise en œuvre par le gouvernement de la loi HPST-Bachelot-Sarkozy frappe de plein fouet nos hôpitaux, nos maternités, nos centres d’IVG... C’est tout notre service public de santé qui se détériore, tant pour celles et ceux qui en ont besoin que pour celles et ceux qui y travaillent.

Les franchises médicales, les déremboursements, les dépassements d’honoraires, les restructurations hospitalières, les privatisations, le démantèlement de la sécurité sociale, la réforme de la dépendance, la mise à mal de la psychiatrie publique… remettent en cause l’accès aux soins pour des millions de nos concitoyens.

USAGERS, PERSONNELS & ÉLUS…IL EST TEMPS DE RÉAGIR ENSEMBLE !

60 Organisations associatives, syndicales et politiques nationales représentant usagers, personnels et élus :

AC-Action Consommation, AMUF-Association des médecins Urgentistes de France, ANCIC -Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception, ANECR -Association Nationale des Élus Communistes et Républicains, APF-Association des Paralysés de France, APPEL DES APPELS, ATTAC -Association pour la Taxation des Transactions Financières et pour l’Action Citoyenne, CADAC - Coordination des Associations pour le Droit à la Contraception et à l’Avortement, CEI-Coordination des Élèves Infirmiers, CH-Collectif Hypertension, CFTC-Confédération Française des Travailleurs Chrétiens Fédération Santé Sociaux, CGT-Confédération Générale du Travail (Comité Confédéral National), CGT-FNPSO Fédération Nationale des Personnels des Organismes Sociaux, CGT Fédération Santé Action Sociale, CNAFAL-Conseil National des Associations Familiales Laïques, CNCF-Collectif National Contre les Franchises, pour l’accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire, CNDF-Comité National pour les Droits des Femmes, CNCDHMP-Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, CNCDPSP-Convergence Nationale des Collectifs pour la Défense et la Promotion des Services Publics, Collectif des Déchaînées, EELV-Europe Écologie Les Verts, EGSP-États Généraux du Service Public, ESS-Ensemble pour une Santé Solidaire, FASE-Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, FE-Femmes Égalité, FS-Femmes Solidaires, FSU-Fédération Syndicale Unitaire, GU-Gauche Unitaire, JRG-Jeunes Radicaux de Gauche, LA-Les Alternatifs, LDH-Ligue des Droits de l'Homme, LPF-Le Planning Familial, LSPM-La Santé n’est pas une marchandise, MAIS C’EST UN HOMME, MFSO-Mutuelles de France, MMS-Manifeste des Médecins Solidaires, M'PEP-Mouvement Politique d'Éducation Populaire, NI PAUVRE NI SOUMIS, NPA-Nouveau Parti Anticapitaliste, PCF-Parti Communiste Français, PCOF-Parti Communiste des ouvriers de France, PG-Parti de Gauche, PO-Partit Occitan, PRG-Parti Radical de Gauche, PS-Parti Socialiste, RS-République et Socialisme, RESO-Résistance Sociale, SMG-Syndicat de la Médecine Générale, SNASS-CGT (ARS - Cohésion Sociale), SNPST-Syndicat National des Professionnels de Santé au Travail, SUD Santé Sociaux, SUD Union Fédérale Protection Sociale, UCMSF-Union Confédérale des Médecins Salariés de France, UDB-Union Démocratique Bretonne, UFAL-Union des Familles Laïques , UNGMS-Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires, UNRPA-Union Nationale des Retraités et Personnes Âgées, USP-Union Syndicale de la Psychiatrie, USS-Union Syndicale Solidaires,…

Le Pacte, approuvé à l'unanimité par les États Généraux du Service Public (Orly 29 et 30 janvier 2011) intègre intègre désormais cet Appel du 2 avril 2011.

Ce mouvement a le soutien de la CPH-Confédération des Praticiens des Hôpitaux.

Environ 93 localités, départements, régions : Syndicats, Sections, Comités et Collectifs…:   

ACT-UP Sud-Ouest, AFL-Association Familiale Laïque (Lure-Champagney), AES-Amis de l'Émancipation Sociale Franche Comté, CGT AP-HP, CGT UD Drôme, CGT USD Santé-Action Sociale du Rhône, Collectif Créteil (Mondor), Collectif Bourg-en-Bresse Médecins du Travail, Collectif Decazeville, Collectif Gironde COSS33-Coordination Santé Solidarité, Collectif Guéret, Collectif  Le Havre, Collectif Nantes,  Collectif Paris 20è/Tenon pour la réouverture du CIVG, Collectif Vire, Comité Albi, Comité Alès, Comité Ambert (DEHBA), Comité Ancenis (Scanhosto), Comité Argenteuil, Comité Aubagne, Comité Aubenas, Comité Belley, Comité Briançon, Comité Brive, Comité Carhaix, Comité Cavaillon, Comité Champcueil, Comité Charleville-Mézières, Comité Châteaudun, Comité Clamecy, Comité Clermont-de-L'Oise, Comité Cognac, Comité Concarneau,  Comité Creil, Comité Die, Comité Douarnenez, Comité Gap, Comité Gérardmer, Comité GERS, Comité Gisors, Comité Haute Garonne, Comité Hennebont, Comité Ivry, Comité Lagny, Comité Lézignan-Corbières, Comité Les Lilas (Maternité), Comité Lisieux, Comité Lure-Luxeuil, Comité Luçon, Comité Manosque, Comité Mantes Cœur Hôpital, Comité Millau, Comité Moissac, Comité Montaigu, Comité Montceau-Le Creusot, Comité Montluçon, Comité Niort-GARD-HP, Comité et CGT Pertuis, Comité Pontoise-Argenteuil-Bezons, Comité Privas, Comité Paris Bellan, Comité Paris-Bluets, Comité Paris 14° "Droits Sociaux", Comité 65 (Lannemezan, Lourdes, Tarbes), Comité de Ruffec, Comité Sables d'Olonne, Comité Saint Agrève, Comité Saint-Affrique, Comité Thiers-Ambert-Marsac, Comité Thouars, Comité Toulouse, Comité Vaison-la-Romaine, Comité Valréas, Comité Vouziers, EGSP 70 Haute-Saône, EGSP 69 Rhône-Alpes, EGSP 85 Vendée, ENJEUX-PASS-AGES=RE-CONCILIATION (Languedoc-Roussillon), MODEM 70, Mutuelles Solidaires de Vaucluse, Santé Droit pour Tous- Bordeaux, SUD Santé AP-HP, SUD Santé Dordogne, SUD Santé Sociaux Loire Atlantique, SUD Santé Sociaux 59-62 Nord PasdeCalais,…

Et diverses personnalités de mouvements et organisations non encore signataires :
David Bélliard-Alix Béranger auteurs «Pas coupables d'être malades», Jacques Cotta auteur de «Qui veut la peau des services publics», Pr André Grimaldi (CHU La Salpêtrière) et de nombreux autres membres du MDHP-Mouvement de Défense de l'Hôpital Public,…  

SE MOBILISENT POUR DÉFENDRE, PROMOUVOIR ET CONSTRUIRE DÉMOCRATIQUEMENT UN SYSTÈME DE SANTÉ PUBLIC, SOLIDAIRE, POUR TOUTES ET TOUS, PARTOUT SUR LE TERRITOIRE.

APPELLENT LA POPULATION ET LES PROFESSIONNELS À SE MOBILISER CONTRE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE MISE EN PLACE PAR LES AGENCES RÉGIONALES DE SANTÉ (ARS).

APPELLENT DÉS MAINTENANT À 
UNE JOURNÉE NATIONALE D’ACTION UNITAIRE
TOUCHANT TOUTES LES RÉGIONS
LE SAMEDI 2 AVRIL 2011 EN DIRECTION DES ARS 
(Agences Régionales de Santé).

21/03/2011

Un débat sur les choix nucléaires avait déjà eu lieu en 2005

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/18/un-debat-sur-le-nucleaire-avait-deja-eu-lieu-en-2005_1494838_823448.html

Un débat sur les choix nucléaires avait déjà eu lieu en 2005

 

Après la catastrophe de Fukushima, les politiques français sont unanimes : un débat sur le nucléaire est nécessaire. Mais la précédente tentative, en 2005, avait tourné court. 

27/01/2011

Vers une réforme de l'AFSSAPS ?

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/page/3/

Mediator : vers une refonte du système


Xavier Bertrand a tiré dès ce week-end les premières conséquences du rapport de l'Igas accablant les laboratoires Servier et soulignant le silence « complaisant » de l'Afssaps, qui aurait dû agir pour obtenir le retrait du Mediator dès 1999.

Le ministre de la Santé a promis, « avant la fin de l'année », un projet de loi sur la réforme de la pharmacovigilance, et s'est engagé à ce que l'Afssaps soit désormais subventionnée directement par l'Etat, alors que son budget relevait jusque là à 80% des groupes pharmaceutiques.

Xavier Bertrand a également annoncé avoir demandé à l'Afssaps la liste de 76 médicaments sous surveillance, rapporte Le Figaro. Le quotidien révèle par ailleurs que Jacques Servier, accusé d'avoir « délibérément trompé » les consommateurs sur la nature et les propriétés du Mediator, sera cité à comparaître, le 11 février prochain, devant le tribunal correctionnel de Nanterre.


Figaro [Le], 17/01/2011 - Figaro [Le], 17/01/2011 - Echos [Les], 17/01/2011 - Echos [Les], 17/01/2011 - Journal du dimanche [Le], 15/01/2011 - Monde [Le], 16/01/2011 - Aujourd'hui en France, 15/01/2011

16/12/2010

France : le MEDEF et la Sécurité Sociale

À lire sur MEDIAPART :

 

 

Avec en vue la présidentielle 2012, le patronat part en guerre contre la Sécurité sociale. Mediapart dévoile la «position du groupe travail Santé» du Medef. Ce document confidentiel préconise de recentrer l'assurance maladie sur les gros risques, et de transférer les autres vers les organismes complémentaires ou le privé. C'est ce que le gouvernement a déjà entrepris, mais sans l'afficher.

 

Extrait :

..."Ce texte encore confidentiel, dont on peut prendre connaissance ci-dessous, se présente sous la forme d'un « projet de note », détaillant la « position du groupe travail Santé » du Medef, arrêtée au 2 novembre 2010. Long de 23 pages, non comprises plusieurs annexes (notamment une annexe 1 qui présente un chiffrage de ces propositions), ce document a été élaboré sous la houlette de la Commission protection sociale du Medef. Elle est présidée par Jean-François Pilliard, délégué général de l'UIMM, la fédération patronale de la métallurgie.

Les auteurs de la note ne sont pas identifiés (lire notre “Boîte noire” ci-dessous); on devine juste au détour d'un argumentaire que la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a été représentée dans le groupe de travail, puisqu'il est fait mention d'une proposition défendue par elle. On peut toutefois raisonnablement penser que, outres les assureurs, toutes les autres fédérations patronales concernées (industrie du médicament, etc.) ont apporté leur pierre à ce travail. "...

 

16/09/2010

Espérance de vie, santé, âge de la retraite

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Espérance de vie en bonne santé : disparités socioprofessionnelles en France


Emmanuel Cambois (Ined), Thomas Barnay (CNRS) et Jean-Marie Robine (Inserm) font ressortir les disparités de l'Espérance de vie en bonne santé (EVBS) en France, mise en perspectives avec l'âge de la retraite.

L'AFP revient sur leurs conclusions publiées dans la revue de la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse).  Si l'EVBS hexagonale est l'une des plus élevées dans le monde, elle est aussi l'une des moins harmonieuses en Europe, selon les catégories socioprofessionnelles.

Ainsi, remarquent les chercheurs, "à 50 ans, l'espérance de vie des professions les plus qualifiées atteint 32 ans pour les hommes, soit près de 5 ans de plus que celle des ouvriers. Pour les femmes l'écart est de 2 ans, avec une espérance de vie maximale pour les professions les plus qualifiées de 36 ans". Outre le niveau social et le sexe, le fait d'être actif ou chômeur nuance encore l'appréciation de l'EVBS.


Agence France Presse_Fil Eco , 14/09/2010

08/09/2010

Grippe A : la France paiera

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/08/grippe-a-la-france-paiera-plus-de-48-millions-d-euros-aux-laboratoires_1408240_823448.html

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Grippe A : la France paiera plus de 48 millions d'euros aux laboratoires

 

Le laboratoire américano-britannique GlaxoSmithKline (GSK) a finalement accepté l'indemnisation proposée par l'Etat Français après l'annulation par le ministère de la santé d'une commande de 32 millions de vaccins contre la grippe A en janvier. Le laboratoire recevra 35,8 millions d'euros.

GSK était le dernier des trois laboratoires à refuser l'indemnisation proposée par le ministère de la santé. GSK a rejoint la position de Sanofi-Pasteur et Norvatis qui ont obtenu respectivement 2 et 10, 46 millions d'euros. L'ensemble des indemnités que devra payer la France pour des vaccins dont elle n'aura jamais disposé se monte donc à 48,26 millions d'euros, "soit 16 % de la valeur des commandes initiales" précise-t-on au ministère de la santé.

94 MILLIONS DE VACCINS COMMANDÉS

En 2009, les services de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, prévoient qu'il faudra débourser 870 millions d'euros pour l'achat de 94 millions de vaccins destinés à protéger les Francais de la grippe A. Mais durant l'automne 2009, la campagne de vaccination n'a pas le succès escompté. La France atteint le pic pandémique durant les dernieres semaines de l'année 2009, alors que seuls cinq millions de Français se sont fait vacciner. La grippe A n'a pas été plus dangereuse qu'une grippe saisonnière.

En janvier, Roselyne Bachelot, décide donc l'annulation d'une commande de 50 millions de doses, d'un montant de plusieurs centaines de millions d'euros. Une décision qui fait réagir les trois laboratoires fournisseurs du vaccin : "Le gouvernement français n'a pas respecté ses engagements, proteste, le 26 janvier, Daniel Vasella, PDG de Novartis. Lors de la prochaine pandémie, nous servirons en priorité les Etats fiables". Quelques mois plus tard, les trois laboratoires acceptent l'indemnisation française.

En acceptant la somme proposée par la France, les trois laboratoires se privent de la possibilité de procéder à des recours devant la justice. Néanmoins, ils préservent leurs bonnes relations avec l'Etat français en prévision de nouvelles pandémies.

26/08/2010

La politique du 'numerus clausus' en médecine

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/

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Déserts médicaux : le résultat d’une "politique malthusienne catastrophique" ?

Alors que certains observateurs pointent, en France, l'existence de "déserts médicaux", le nombre de praticiens inscrits, l'an passé, à l'ordre des médecins culminait à 213 821.
L'Hexagone compte un médecin pour 320 habitants, un chiffre supérieur à la moyenne européenne (un pour 340).
Dans L'Humanité Dimanche, André Grimaldi (La Pitié-Salpêtrière) dénonce une répartition déséquilibrée des cabinets, avec un médecin pour 400 habitants en Picardie et en région Centre, contre un pour 135 à Paris. Il en attribue la cause à la politique du 'numerus clausus' initiée dès 1975, soutenue par les syndicats médicaux de droite, soucieux de "faire jouer la loi de l'offre et de la demande, et se trouver en position de force sur le marché pour imposer une augmentation de leurs tarifs", mais aussi par les gouvernements de gauche, espérant qu'une diminution du nombre des cabinets se traduirait par une diminution des "prescriptions inutiles", cette réforme n'ayant ouvert sur aucun type de réorganisation géographique.
Depuis, le numerus clausus a été relevé dans les facultés mais, comme il faut "entre 10 et 15 ans pour former un praticien, écrit M. Grimaldi, la pénurie devrait s'aggraver jusqu'en 2025".
HD Humanité Dimanche , 26/08/2010

05/08/2010

Gestion de la grippe A en France (2)

lu sur :

http://lci.tf1.fr/science/environnement/2010-08/grippe-a-h1n1-le-gouvernement-pieds-et-poings-lies-avec-les-labos-6029945.html

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Grippe A/H1N1: le gouvernement pieds et poings liés avec les labos

le 05 août 2010 à 07h25, mis à jour le 05 août 2010 à 07:33

Dossier : Grippe A (H1N1)

Selon un rapport du Sénat, le gouvernement a été "empêtré" dans des contrats "déséquilibrés" et rigides signés avec les producteurs de vaccins, qui ne lui ont pas laissé "beaucoup de choix".

Un an après la signature des contrats, le Sénat épingle la gestion de la pandémie de grippe A/H1N1. Un rapport de la chambre estime que que le gouvernement a été "empêtré" dans des contrats "déséquilibrés" et rigides signés avec les producteurs de vaccins, qui ne lui ont pas laissé "beaucoup de choix".

Pour les sénateurs, l'ensemble des contrats signés "se caractérisent par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses". Ils relèvent "l'absence de clause de révision" et "le transfert à l'Etat de la responsabilité des laboratoires du fait des produits défectueux". Ils  s'étonnent aussi de la "confidentialité des contrats", levée suite à la demande  de journalistes. L'acquéreur n'a pas bénéficié non plus de certaines garanties, notamment sur l'efficacité et la sécurité du vaccin, et ne disposait que de calendriers de livraison "purement indicatifs", notent les sénateurs.

Résiliation de 50 millions de doses

Le rapport de la commission d'enquête du Sénat, publié jeudi, est le 3e  rapport parlementaire sur la gestion de la pandémie, après celui de  l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), publié fin juin, et celui de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, publié à la mi-juillet. La commission sénatoriale était présidée par François Autain, du groupe communiste républicain et citoyen.

Le rapport, rédigé par l'UMP Alain Milon, a été complété par des contributions critiques des sénateurs d'opposition. Le rapport s'intéresse particulièrement aux contrats signés en juillet-août  2009 avec les fabricants pour 94 millions de doses, dont 50 millions ont fait l'objet d'une résiliation début janvier.

le 05 août 2010 à 07:25
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Lire aussi l'article du Point :

GRIPPE A

Ce rapport qui accable les autorités françaises

Publié le 05/08/2010 à 06:57 - Modifié le 05/08/2010 à 10:54 Le Point.fr

H1N1

GRIPPE A - Ce rapport du Sénat qui accable le gouvernement

Par Cyriel Martin

GRIPPE A - Ce rapport du Sénat qui accable le gouvernement

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a été entendue par les deux chambres du Parlement pour sa gestion de la pandémie de grippe A © Matthieu RONDEL / MAXPPP

Six mois de travail, quarante-six personnes auditionnées, des déplacements aux quatre coins de l'Europe... Les vingt sénateurs de l'opposition et de la majorité qui planchaient sur le rôle des industries pharmaceutiques dans la gestion de l'épidémie de grippe A sont venus à bout de leur enquête. Leurs conclusions, qu'ils présentent ce jeudi et que Le Point.fr révèle en exclusivité, sont accablantes. Si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est accusée d'avoir surestimé la menace, la France est soupçonnée au mieux d'incompétence, au pire de conflit d'intérêts.

Les sages du palais du Luxembourg ont passé au crible les contrats signés entre l'État français et les différents groupes pharmaceutiques. Il s'agit des fameuses 94 millions de doses commandées en catastrophe par Roselyne Bachelot à partir d'avril 2009 et dont la facture avoisinerait les 670 millions d'euros. "L'ensemble de ces contrats se caractérise par leur remarquable déséquilibre et par la légalité douteuse de certaines de leurs clauses", écrivent les sénateurs sans détour. Et de détailler les reproches.

"Doublement automatique des commandes"

L'État s'est, par exemple, plié aux exigences des laboratoires sur des "commandes fermes et non révisables". Cela aurait pourtant permis de diviser par deux les commandes de vaccins dès lors qu'il s'avérait qu'une dose par personne suffisait au lieu de deux. Une clause que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, auditionnée par la commission d'enquête, a justifiée en ces termes : "Les industriels ont besoin de visibilité pour leur production." Et les auteurs du rapport d'écrire, non sans ironie : "Les producteurs, dans quelque secteur que ce soit, sont rarement assurés par avance du volume de leurs ventes"...

D'autant qu'une subtilité sémantique aux conséquences spectaculaires s'est glissée dans certains des contrats. Alors qu'en 2005, lors de la grippe aviaire H5N1, les commandes de vaccins avaient été passées en termes de "traitements" (pouvant contenir plusieurs doses), cette fois-ci, l'État a commandé des "doses". Pourtant, "le schéma de vaccination contre la grippe A était aussi incertain que l'était en 2005 celui de la vaccination H5N1", assurent les sénateurs, qui assènent : "L'administration ne semble pas s'être émue de ce doublement automatique du montant des commandes."

Une confidentialité abusive

Lors de la signature de ces contrats, d'autres "petites lignes" semblent avoir mystérieusement échappé aux autorités françaises. Ainsi, l'État a accepté d'endosser la responsabilité de la réparation des dommages subis par les victimes d'accidents pharmaceutiques. Alors qu'en droit français, c'est le labo qui doit assumer cette charge. "Considérant les conséquences exceptionnelles qui caractérisent l'objet du présent marché, l'État s'engage à garantir le titulaire contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire", peut-on lire dans le contrat signé avec Novartis. Lors des négociations avec les laboratoires, Roselyne Bachelot s'était élevée contre cette "clause scélérate" qui, pourtant, figure bien sur tous les contrats.

Autant d'erreurs qui auraient pu être repérées si les contrats avaient été transparents. Mais il aura fallu attendre une enquête du Point, en octobre 2009, pour que la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada) oblige le ministère de la Santé à rendre publics des documents estampillés "confidentiels", au nom de la "protection des intérêts essentiels de l'État". "Il est difficile de comprendre pourquoi les gouvernements européens ont accepté cette exigence de confidentialité, qui semblait peu compatible avec le droit à l'information des citoyens", dénoncent les sénateurs dans leur rapport.

L'expertise sanitaire française écornée

C'est toute l'expertise sanitaire française que la commission d'enquête écorne dans son rapport, plus critique que celui de l'Assemblée nationale, rendu public le 13 juillet dernier. "Très forte surestimation de la gravité de la pandémie par les experts", "estimation du nombre de personnes qui souhaiteraient se faire vacciner conduite dans des conditions scientifiquement discutables"... Les sénateurs se disent "frappés" par "l'absence de corrélation entre les estimations modélisées et la réalité constatée". Et d'enfoncer le clou : "Les modèles utilisés n'ont en effet pas envisagé l'hypothèse selon laquelle le virus A pourrait se révéler moins virulent que celui de la grippe saisonnière." Au final, l'Institut de veille sanitaire avait prédit jusqu'à 96.000 morts en France, alors qu'on en a dénombré 312.

Les sénateurs préconisent donc "d'améliorer la modélisation mathématique des problématiques sanitaires". Pour lever tout soupçon sur la probité des experts, les élus proposent également un "fichier national des contrats entre l'industrie pharmaceutique et les médecins". Les parlementaires estiment que "la pandémie de grippe A a été l'occasion d'une remise en cause sévère de l'expertise publique dans l'opinion en raison des liens d'intérêt de la majorité des experts avec l'industrie pharmaceutique", tout en précisant n'avoir trouvé aucune preuve appuyant ces craintes. Et le rapport de conclure de manière implacable : "Ces soupçons sont particulièrement dommageables tant pour l'expertise elle-même que pour les décisions publiques qu'elle contribue à définir." Et c'est bien là le plus grave.

Cliquez ici pour consulter en exclusivité le rapport d'enquête du Sénat sur la grippe A

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Voir aussi :

13/07/2010

Le coût du vieillissement n'est pas un argument

pour modifier le régime des retraites.
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lu sur :
http://dircom.inserm.fr/
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Le coût du vieillissement sur les dépenses de médicaments est tenable

Selon une étude du Collège des économistes de la santé (CES), en collaboration avec l'Inserm, l'effet du vieillissement de la population sur les dépenses de médicaments à l'horizon 2029 ne devrait générer qu'une progression annuelle des dépenses inférieure à 1,8%.
Cette étude s'appuie sur trois scénarios combinés : le premier prolonge jusqu'en 2029 les tendances épidémiologiques observées en 2004 ; le deuxième, dit « de vieillissement en bonne santé », considère que l'âge au moment du décès est identique à celui du précédent scénario, mais que la date de la survenue de la maladie recule ; le troisième, dit « de vieillissement en bonne santé et de progrès médical », ajoute au précédent scénario une hypothèse de reculs de la survenue de la maladie et de l'âge du décès grâce au progrès médical.
Au regard des résultats obtenus, « d'ici 2029, quelles que soient les hypothèses de vieillissement, l'allongement de la durée de la vie représentera pour l'assurance-maladie un coût similaire à l'évolution de la production des richesses du pays hors période de crise majeure », écrivent les auteurs.

Visite Actuelle , 01/06/2010

22/06/2010

Le scandale sanitaire du chlordécone

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/22/aux-antilles-le-scandale-sanitaire-du-chlordecone_1376700_3244.html
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Aux Antilles, le scandale sanitaire du chlordécone
LE MONDE | 22.06.10 | 11h56  •  Mis à jour le 22.06.10 | 11h57

a France n'en a pas fini avec les scandales de sécurité sanitaire. Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon de la banane, entraînant durablement une pollution des sols et une exposition d'une partie de la population.

Une étude, publiée lundi 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology, confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique. L'étude valide donc les signaux d'alerte que les autorités ont longtemps ignorés.

TRÈS LONGUE DURÉE DE VIE

"D'énormes erreurs ont été commises, qui rappellent furieusement les grands enjeux de sécurité sanitaires des années 1980 et 1990: hormone de croissance, vache folle, etc.", estime le professeur William Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Interdit en métropole en 1990, le pesticide a été utilisé par dérogation en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993, alors que les Etats-Unis l'avaient proscrit depuis 1976.

"Des rapports parlementaires l'on déjà pointé: le ministère de l'agriculture n'a pas correctement traité les signaux scientifiques sur les dangers de la pollution et de l'exposition au chlordécone. Il y a eu un retard dans la prise de conscience et l'action", poursuit le professeur Dab. Les premiers plans locaux datent de 1999, et en 2004, le chlordécone a été enfin pris en compte dans le Plan national santé environnement. Finalisé en octobre 2009, le rapport du Conseil scientifique du Plan chlordécone n'a été rendu public par le gouvernement que le 17 juin avec sa mise en ligne sur le site de l'Institut de veille sanitaire (INVS).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles! (*)" insiste M.Dab.

Dans ce contexte, l'étude Karuprostate a été lancée. Conduite par Luc Multigner et l'équipe de l'Inserm U625 et du service d'urologie du CHU de Pointe-à-Pitre, elle vise à "identifier et à caractériser les facteurs de risque environnementaux, génétiques et hormonaux de survenue du cancer de la prostate aux Antilles". Au cours de la période 2004-2007, l'exposition au chlordécone a été évaluée chez plus de 600 hommes atteints d'un cancer de la prostate et chez plus de 600 hommes non malades.

Selon les résultats, le risque de survenue du cancer de la prostate augmente avec les niveaux croissants de chlordécone dans le sang. L'exposition au pesticide est associée à un risque augmenté de la maladie (la probabilité de cancer de la prostate est multipliée par 1,8) chez les sujets ayant des concentrations sanguines supérieures à 1µg/l. Le risque devient supérieur parmi ceux ayant déclaré des antécédents familiaux de cancer de la prostate, ainsi que parmi ceux ayant résidé dans un pays occidental.

Un diagnostic qui, dans le premier cas, pourrait résulter de facteurs de susceptibilité génétiques communs à la maladie et à la sensibilité à l'exposition au chlordécone. La résidence dans un pays occidental pourrait, elle, jouer par le biais d'expositions environnementales à d'autres facteurs cancérogènes lors du séjour, ou de modifications de comportements alimentaires.

La combinaison antécédents familiaux et résidence dans un pays occidental est associée à une augmentation du risque: la probabilité de développer la maladie est ainsi multipliée par 4,2. Un chiffre qui monte à 5,2 chez les sujets ayant pour des raisons génétiques une faible activité de l'enzyme hépatique intervenant dans l'élimination du chlordécone.

L'étude du docteur Multigner et de ses collègues montre donc de manière nette une augmentation du risque de cancer de la prostate chez les hommes exposés au chlordécone. Ce résultat tient beaucoup plus à la consommation de produits alimentaires contaminés qu'à la manipulation de la molécule par les ouvriers agricoles. "De la présomption d'innocence, on est passé à la présomption de culpabilité", affirme le professeur Pascal Blanchet, chef du service d'urologie au CHU de Pointe-à-Pitre et coauteur de l'étude.


Paul Benkimoum avec Eddy Nedelkovsi (à Pointe-à-Pitre)
Article paru dans l'édition du 23.06.10
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(*) demi-vie : temps nécessaire pour la dégradation de
LA MOITIÉ de la contamination

01/05/2010

Pétition pour L’HÔPITAL PUBLIC

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE                                                                                
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT                                      
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,                                     
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE                                   
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.

lien :

JE SIGNE LA PÉTITION .

27/03/2010

Grippe A : gestion de la pandémie

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/page/2/
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Grippe A : l’Etat prêt à débourser 48 millions d’euros pour indemniser les laboratoires
Alors que Roselyne Bachelot sera entendue, ce mardi 23 mars, au Sénat, pour justifier la gestion gouvernementale de l'épidémie de grippe A en France, les négociations gouvernementales relatives aux annulations de commandes de vaccins seraient closes. L'Etat devrait rembourser un total de 48 millions d'euros aux laboratoires pharmaceutiques, en dédommagement de ces annulations. Ainsi, Novartis devrait toucher 10,5 millions d'euros. Les pourparlers auraient été "particulièrement rudes" avec Sanofi-Pasteur, le laboratoire n'appréciant guère, après l'annulation de d'une commande de 9 millions de doses (sur 28 millions), "de devoir annuler encore deux millions de doses". Le gouvernement devrait lui proposer une indemnité de 2 millions d'euros.
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Grippe A : l’OMS demande un audit externe
Face aux critiques qui se déchaînent contre sa gestion de la pandémie grippale, l'OMS commande un audit externe dont les conclusions seront publiées en mai. Cette confidence a été faite à deux membres de l'OPESCT (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), venus en auditionner les responsables à Genève. Les deux membres de l'Office sont la sénatrice Marie-Christine Blandin et le député Jean-Pierre Door. Ce dernier se réjouit de voir "aujourd'hui ces responsables ouverts à un retour d'expérience. La stratégie de l'OMS pourra être revue et adaptée en vue d'autres situations épidémiques."
Quotidien du Médecin [Le] , 19/03/2010

03/03/2010

Expertise en santé publique : indépendance des experts ???

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/03/expertise-medicale-des-pistes-pour-reduire-les-conflits-d-interets_1313762_3244.html#ens_id=1185166

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Expertise médicale : des pistes pour réduire les conflits d'intérêts
LE MONDE | 03.03.10 | 14h30  •  Mis à jour le 03.03.10 | 14h30


eut-on se fier aux experts ? Sont-ils irrémédiablement compromis dans des conflits d'intérêts, comme cela a été avancé à propos de la réponse à la pandémie grippale, ou bien se sont-ils débarrassés des liens indésirables avec les industriels ? Incontestablement, de gros progrès ont été faits en matière de transparence, mais tout n'est pas réglé.

La question était au centre d'une audition collective "Quelle expertise pour la santé publique ?", organisée mercredi 3 mars à l'Assemblée nationale par le député PS Gérard Bapt, président du groupe d'études Santé environnementale.

La réponse au virus A (H1N1) a placé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au centre des critiques, mettant en cause sa gestion des conflits d'intérêts. L'expert néerlandais de la grippe Albert Ostehaus a été stigmatisé en raison de ses intérêts financiers. Son confrère finlandais Juhani Eskola, membre du Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination de l'OMS, a également été mis en cause. Deux journalistes danois ont révélé qu'il avait reçu l'équivalent de 9 millions d'euros pour son centre de recherches de la part de GlaxoSmithKline, fabricant de l'un des vaccins contre le virus A (H1N1), sans le déclarer.

"Le docteur Eskola n'avait pas jugé pertinent de mentionner ces faits. Le SAGE a abouti à la conclusion qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts, et lui a renouvelé toute sa confiance. Il aurait été préférable qu'il fasse une déclaration plus large et que nous nous prononcions avant qu'il soit montré du doigt", commente Philippe Duclos, secrétaire exécutif du SAGE.

"Le monde de la grippe est un petit monde. Si un membre d'un comité était sous influence, le nombre d'experts empêcherait que cela puisse jouer", renchérit Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS sur l'alerte et la réponse aux épidémies et aux pandémies. M. Hartl justifie le fait que l'OMS n'ait pas révélé la composition de son comité d'urgence sur la pandémie : "Elle sera révélée lorsqu'il sera dissous, à l'issue de la phase d'urgence. Les pressions potentielles sont énormes. Les décisions du comité d'urgence peuvent avoir d'énormes conséquences économiques et sociales."

En France, le Formindep, un collectif "pour une formation médicale indépendante au service des seuls professionnels de santé et des patients" s'est inquiété de la manière dont la direction générale de la santé a recommandé, le 9 décembre 2009, la prescription généralisée de Tamiflu à l'ensemble des personnes grippées et à leur entourage.

"Cette décision a été prise, avec la caution de l'Afssaps, après avoir modifié la définition des cas de grippe pour en augmenter la fréquence, et en l'absence de données scientifiques fiables sur l'intérêt de ce traitement dans la grippe pandémique. Si cette décision n'a pu être prise sur des critères scientifiques, sur la base de quels critères l'a-t-elle été ?", interroge le docteur Philippe Foucras, président du Formindep.

Pour tenter d'améliorer la transparence, certains, comme le docteur Foucras, réclament "une expertise tripartite associant aux médecins hospitalo-universitaires, les généralistes et les usagers des soins." Il invite à s'inspirer du "Sunshine Act" américain, projet de loi conjoint des démocrates et des républicains intégré dans la réforme du système de santé proposée par Barack Obama. Il prévoit que l'industrie pharmaceutique déclare elle-même ce qu'elle verse aux médecins. "Cela éviterait les oublis et les retards dans les déclarations publiques d'intérêts par les médecins. En France, il n'est pas acceptable que le Conseil de l'ordre des médecins refuse de publier les contrats qu'il autorise entre les industriels et des praticiens", s'indigne Philippe Foucras.

Porte-parole du Réseau environnement santé, André Cicolella défend l'idée d'une loi sur la profession d'alerte et d'expertise, avec création d'une Haute autorité, définissant la déontologie et la faisant respecter. Pour Bernard Bégaud, professeur de pharmaco-épidémiologie (université Bordeaux 2) et ex-membre de la commission d'autorisation de mise sur le marché des médicaments (AMM), "le problème vient de la faiblesse de l'évaluation interne. La Food and Drug Administration américaine possède dans ses effectifs pas plus de cent docteurs en épidémiologie qui peuvent analyser les données brutes des essais cliniques afin d'écarter toute erreur ou manipulation. Il faut aussi revoir la reconnaissance du travail des experts. C'est moins une question d'argent que de symbole : il faut cesser de considérer l'expertise comme un sacerdoce."

Un point de vue que n'est pas loin de partager Jean Marimbert, directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui suggère de "mettre sur pied une revue interinstitutions accueillant des contributions en santé publique, qui donnerait une visibilité internationale au travail d'expertise".

En matière de conflits d'intérêts, on part de très loin. "Oui, il y a eu des dérapages dans un passé de plus en plus lointain. Il ne faut pas les occulter, mais en tirer les enseignements", reconnaît Christian Lajoux, président du LEEM, le syndicat de l'industrie pharmaceutique. Les anecdotes ne manquent pas sur les drôles de pratiques de certains experts. "Dans la commission d'AMM, il y avait un cardiologue très en vue, qui déclarait un quart de ses liens. Il a chiffré le nombre d'infarctus du myocarde évités grâce aux statines (pour faire baisser le cholestérol). Problème : le nombre de cas évités était supérieur au nombre de cas d'infarctus recensés en France ", se souvient Bernard Bégaud.

Devant ces excès, les institutions publiques ont progressivement mis en place des dispositions. "Outre la compilation des déclarations publiques d'intérêts, nous publions un bilan qualitatif sur la gestion des conflits d'intérêts. Il existe encore certaines difficultés. Dans une petite moitié des cas, des experts ne comprennent pas pourquoi nous leur demandons de sortir de la salle lors de la discussion sur un produit pour lequel il y a conflit d'intérêts", décrit Jean Marimbert.

Christian Lajoux considère que la balle n'est pas dans le camp de l'industrie pharmaceutique : "Si la loi et les règlements étaient bien appliqués, il ne devrait pas y avoir de conflit. Les médecins devraient être plus rigoureux dans leurs déclarations publiques d'intérêts, et les autorités de santé devraient mieux en assurer la publicité."

La loi Kouchner du 4 mars 2002 prévoit qu'un médecin s'exprimant dans un congrès ou dans les médias doit faire état de ses liens d'intérêts. Une disposition qui reste pour l'instant lettre morte.

 

Paul Benkimoun

Trois experts sur quatre ont des liens avec le privé

Sur les 2 000 experts externes de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, 25 % déclarent n'avoir aucun lien d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique. S'ils ne devaient employer que des experts n'ayant aucun lien avec les industriels, les responsables des agences de sécurité sanitaire disent craindre d'être privés des meilleurs, courtisés par le privé. Ce secteur peut être très rémunérateur. Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales publié en 2009 relevait des records en matière de sommes versées par l'industrie pharmaceutique à des médecins : 90 000 euros reçus par un orateur lors d'une formation ou d'un colloque et 600 000 euros pour un spécialiste ayant une activité de conseil déclarée auprès d'un laboratoire.

Article paru dans l'édition du 04.03.10

17/02/2010

Vers une commission d'enquête sur la grippe A

lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/17/vers-une-commission-d-enquete-sur-la-grippe-a_1307385_823448.html
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Vers une commission d'enquête sur la grippe A
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 17.02.10 | 14h01


a campagne de vaccination de la grippe H1N1 devrait faire l'objet d'une commission d'enquête, à la demande du Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP), qui en a fait adopter le principe, mardi 16 février, à l'Assemblée en commission, où les trois autres groupes se sont abstenus.

Le NC veut notamment comprendre les raisons de la faiblesse du nombre de vaccinations constatées fin 2009, l'influence des campagnes anti-vaccins et se pencher sur la gestion des vaccins et des stocks de médicaments. La commission sera définitivement acceptée lors d'un dernier vote en séance publique des députés mercredi 24 sur la proposition de résolution du Nouveau Centre. Elle sera rejetée si les trois cinquièmes des députés s'y opposent. Une fois l'ultime feu vert donné, la commission d'enquête composée de trente députés sera alors constituée.

Elle disposera alors de six mois pour enquêter "sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) dans le but de faire des propositions au gouvernement pour rendre plus opérationnels, efficaces et réalistes nos futurs plans de vaccination contre les pandémies".

DÉMARCHE "INAMICALE"

"Tout le monde s'est abstenu – UMP, SRC, GDR – sauf le Nouveau Centre", a-t-on indiqué de source parlementaire à l'issue du vote de la commission des affaires sociales.

Le président de la commission, Pierre Méhaignerie (UMP), préférait la poursuite des auditions régulières de la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Marisol Touraine (PS) penchait, elle, pour une mission d'information, procédure moins lourde.

Jean-François Copé et Jean Leonetti, président et vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avaient déploré en janvier la demande du Nouveau Centre, y voyant même une démarche "inamicale".

Le Sénat a décidé le 11 février, à la demande du groupe communiste et apparentés, de créer une commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la lutte contre la grippe A. L'Organisation mondiale de la santé va convoquer à la fin du mois son comité d'urgence pour déterminer si "le pic" de la pandémie de grippe H1N1 est globalement passé dans le monde.

13/02/2010

Surveillance épidémiologique en milieu de travail

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Etude Coset : cinq départements pilotes pour commencer
L'étude Coset ('Cohorte de surveillance épidémiologique en milieu de travail') a vocation à devenir "le premier grand programme de surveillance de la population au travail".
Elle vient d'être lancée dans cinq départements d'abord, dans le monde agricole pour commencer, puis elle devrait être étendue à l'ensemble du territoire national dès 2012 et s'intéresser à d'autres milieux professionnels.
Objectifs : "mieux décrire et surveiller les liens entre les facteurs professionnels et la survenue de problèmes de santé, identifier les métiers et les conditions de travail à risque pour la santé, et proposer des recommandations en matière de prévention".
La phase pilote porte sur un premier échantillon de 10 000 volontaires, âgés de 18 à 65 ans, résidant dans les Bouches-du-Rhône, le Finistère, le Pas-de-Calais, les Pyrénées-Atlantiques et la Saône-et-Loire.
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Quotidien du Médecin [Le] , 11/02/2010

11/02/2010

VIH/sida : la Cour des comptes épingle le pilotage du ministère de la Santé

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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VIH/sida : la Cour des comptes épingle le pilotage du ministère de la Santé
La Cour des comptes épingle les lacunes du ministère de la Santé dans la lutte contre le VIH/sida. Dans la mire des enquêteurs : l'engagement du ministère en faveur de la prévention et du dépistage, deux thèmes pour lesquels "les dépenses publiques ont un caractère marginal au regard de celles liées à la prise en charge sanitaire". La Cour des comptes regrette que la DGS ne sollicite pas davantage les avis du CNS (Conseil national du sida), qui "joue un rôle de force de proposition" pourtant, alors qu'elle s'en remet fréquemment à ceux de l'ANRS, de l'InVS et de la HAS. Dernier grief de la Cour : le ministère de la Santé joue "le rôle d'un arbitre des débats entre associations" plutôt "que celui d'un "décideur d'orientations publiques".
Quotidien du Médecin [Le] , 10/02/2010

26/01/2010

Le remplacement des canalisations en plomb : un marché captif ?

lu sur :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/26/une-filiale-de-veolia-est-au-coeur-d-une-enquete-de-l-autorite-de-la-concurrence-sur-les-prix-des-canalisations-d-eau_1296837_3234.html
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Une filiale de Veolia est au coeur d'une enquête de l'Autorité de la concurrence sur les prix des canalisations d'eau
LE MONDE | 26.01.10 | 14h32  •  Mis à jour le 26.01.10 | 14h33


e 15 décembre 2009, les bureaux de la SADE, une filiale de Veolia Eau spécialisée dans les canalisations, ont reçu la visite des services de l'Autorité de la concurrence, appuyés par des agents de la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

 

Les enquêteurs soupçonnent, comme l'a révélé le magazine Capital sur son site Internet, une entente sur les prix, notamment pour les travaux de remplacement d'anciens éléments de tuyauterie en plomb qu'une directive européenne impose de supprimer, pour des raisons sanitaires, d'ici à 2013. La procédure vise, au total, une dizaine d'entreprises, dont cinq basées en région parisienne et ayant contracté avec le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) : la SADE, l'Urbaine de travaux du groupe Fayat, Gagneraud Construction, et deux filiales du groupe de BTP Vinci, Valentin et Sobea Environnement. Le Sedif, qui dessert 144 communes, devait remplacer 225 000 branchements entre 2000 et 2010, un marché, en neuf tranches, de 550 millions d'euros.

Après avoir comparé les marchés conclus par le Sedif et d'autres collectivités, comme la ville de Gennevilliers, l'association de consommateurs UFC-Que choisir a saisi le Conseil de la concurrence, devenu depuis Autorité de la concurrence, en septembre 2007. L'organisation a en effet découvert que les prix facturés au Sedif étaient, à conditions techniques équivalentes, nettement supérieurs à ceux demandés ailleurs : 2 257 euros hors taxes par branchement remplacé, contre une moyenne de 1 560 euros.

"Serein"

UFC-Que choisir fournit, à l'appui de sa démonstration, le procès-verbal d'une réunion du 7 avril 2006 qui s'est tenue à l'Agence de bassin Seine-Normandie, une institution qui aide les collectivités en finançant la moitié du coût des travaux d'élimination du plomb. Le rapport d'un groupe de travail constatait alors que "les prix unitaires observés, en 2005, sur le bassin, sont extrêmement variables, de 1 150 à 2 257 euros. Or, si, pour certains d'entre eux, ces coûts peuvent être corrélés avec le terrain, d'autres, situés dans des contextes identiques et réalisés avec les mêmes techniques, divergent dans un rapport de 1,5." L'Agence de bassin Seine-Normandie choisit donc de plafonner sa subvention à 1 740 euros par branchement. L'UFC-Que choisir relève que les tarifs moyens proposés par les entreprises dans les appels d'offres postérieurs, de 2007 et 2008, retombent miraculeusement à 1 626 euros.

"Que choisir compare ce qui n'est pas comparable, rétorque Dominique Bouillot, le PDG de la SADE. Nous avons, les premières années, réalisé les branchements les plus compliqués et isolés, donc coûteux, puis les prix ont baissé, grâce à des gains de productivité et des techniques plus efficaces, sans tranchée." Il se dit "serein face à l'issue de cette enquête", qui devrait prendre plusieurs mois.

Cette affaire tombe cependant mal pour Veolia, en plein appel d'offres pour le renouvellement, d'ici 2011, du contrat de distribution d'eau potable du Sedif, qu'elle détient depuis 1923 et où elle affronte Suez Environnement.

 

Isabelle Rey-Lefebvre

La suppression du plomb, un marché de 11 milliards

Une directive européenne (1998), transposée dans le droit français en 2001, impose une teneur en plomb de l'eau au robinet inférieure à 10 microgrammes par litre avant la fin 2013 (25 microgrammes actuellement). Il faut supprimer toute source d'exposition au plomb en commençant par les branchements à la charge des collectivités. Avec 3,9 millions de branchements au plomb, la France est le pays européen le plus concerné. Paris a achevé la mis aux normes fin 2009. Le coût pour la France est estimé à 4 milliards d'euros, et à 550 millions pour les 144 communes du Syndicat des eaux d'Ile-de-France. Les canalisations intérieures des 10 millions de logements anciens (avant 1948) devront ensuite être remplacées, soit une dépense d'environ 7 milliards d'euros à la charge des copropriétaires.

Article paru dans l'édition du 27.01.10

15/01/2010

Gestion de la grippe A en Belgique

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/15/grippe-a-la-belgique-resilie-sans-indemnite-un-tiers-de-sa-commande-de-vaccins_1292405_3244.html
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Grippe A : la Belgique résilie sans indemnité un tiers de sa commande de vaccins
LEMONDE.FR avec AFP | 15.01.10 | 18h34


lors que l'épidémie de grippe A est officiellement terminée en France métropolitaine (258 morts en France, 13 554 dans le monde, selon un dernier bilan publié vendredi), l'heure des comptes est arrivée pour plusieurs capitales européennes. Les gouvernements de l'UE tentent de résilier une partie de leurs commandes auprès des laboratoires, avec plus ou moins de bonheur.

La Belgique a obtenu une diminution de "près d'un tiers" de sa commande de 12,6 millions de doses de vaccins contre la grippe H1N1 passée au groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK), a indiqué vendredi la ministre de la santé, Laurette Onkelinx. Elle a précisé que cela représenterait une économie de 33 millions d'euros et qu'il n'y aura pas d'indemnité de résiliation.

Au pic de l'épidémie l'an dernier, la Belgique est sortie de la phase épidémique à la mi-décembre, avait commandé à GSK 12,6 millions de doses de vaccins Pandemrix, dont 4,3 millions ont déjà été livrés. Selon l'accord intervenu jeudi, 4 des 8 millions de doses supplémentaires ne seront donc pas livrés.

En Italie, l'association de consommateurs Codacons a annoncé le lancement d'une action collective visant à obtenir le remboursement des vaccins commandés par le gouvernement. "L'action a pour but de faire obtenir aux usagers du service national de santé [plus de 60 millions de citoyens] la somme déjà payée par l'Italie pour l'achat de 24 millions de doses, une somme qui représente un énorme gaspillage, vu la faible adhésion à la campagne de vaccination." Environ 875 000 doses de vaccins ont été administrées en Italie jusqu'à présent. La demande de remboursement porte sur 186 millions d'euros, a précisé l'organisation.

La France, qui avait initialement commandé 94 millions de doses de vaccin (50 millions au britannique GSK, 28 au français Sanofi Pasteur, 16 au suisse Novartis et 50 000 à l'américain Baxter), a annoncé son intention de résilier des commandes à hauteur de 50 millions de doses. Le gouvernement a déjà résilié une commande de 9 millions de doses auprès de Sanofi, officiellement sans indemnité, et des négociations sont en cours concernant deux autres millions de doses. Mais Roselyne Bachelot a concédé lors d'une séance de questions à la commission des affaires sociales de l'Assemblée qu'il pourrait y avoir des indemnisations.

Gestion de la grippe A en France

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/01/12/grippe-a-roselyne-bachelot-face-aux-critiques-des-deputes_1290920_3244.html.
Grippe A : Roselyne Bachelot face aux critiques des députés
LEMONDE.FR avec Reuters | 12.01.10 | 23h29  •  Mis à jour le 12.01.10 | 23h30


a ministre de la santé Roselyne Bachelot a fait face mardi 12 janvier à l'Assemblée aux vives critiques de l'opposition visant sa gestion de la pandémie de grippe A (H1N1).

 

Dans une séance de questions à la commission des affaires sociales dans la nuit, la ministre a tenté de répliquer en mettant en cause les sceptiques, selon elle en partie responsables du médiocre succès de la campagne. "Je pourrais m'adresser un reproche, non pas celui d'en avoir trop fait pour protéger nos concitoyens [...] mais celui peut-être de n'en avoir pas fait assez pour les protéger de l'irresponsabilité de certaines personnalités publiques et de la désinformation qu'elles ont organisée", a-t-elle dit.

L'EGYPTE NE VEUT PLUS DE VACCINS FRANÇAIS

Elle a cependant confirmé en partie les problèmes qui font l'objet des critiques, laissant notamment entrevoir la possibilité que l'Etat verse des indemnisations à l'industrie pharmaceutique après l'annonce de son intention de résilier des commandes portant sur 50 millions de doses, sur 94 millions initialement commandées. "Il peut y avoir des indemnisations, les négociations sont en cours", a-t-elle concédé.

Par ailleurs, l'option de la revente est de plus en plus incertaine. Deux contrats ont été passés avec le Qatar pour la revente de 300 000 doses et avec Monaco pour 80 000 doses, mais l'Egypte a "rompu unilatéralement" le contrat signé avec la France, a annoncé la ministre. Des négociations sont en cours avec notamment l'Ukraine et le Mexique, mais Roselyne Bachelot a dit douter que les ventes soient importantes, car les laboratoires sont désormais en concurrence avec la France.

LES VACCINS EN PHARMACIE

L'opposition s'est demandée pourquoi les contrats initiaux passés avec l'industrie pharmaceutique ne prévoyaient pas d'option de repli. Elle a aussi fait remarquer que le choix d'une vaccination exclusivement en centres rendait mathématiquement impossible l'utilisation en temps utile des 94 millions de doses. La ministre a répondu que le gouvernement pourrait décider de fermer certains centres de vaccination en février, mais que la campagne se poursuivrait jusqu'en septembre.

Un nouveau problème est cependant apparu lors de cette audience, alors que les médecins généralistes sont autorisés depuis cette semaine à vacciner. Les doses ne sont en effet mises à disposition que dans les centres et non dans les pharmacies, et ils sont par ailleurs conditionnés en flacons multi-doses, ce qui provoque des pertes. Roselyne Bachelot a annoncé aux députés qu'elle avait demandé un possible passage des médecins par les pharmacies et assuré qu'elle disposait depuis fin décembre de vaccins conditionnés en doses uniques.

Il reste un autre problème important pour la ministre : les stocks très importants de masques et d'antiviraux acquis par le gouvernement.

 


La Serbie suspend ses achats de vaccins

La Serbie a décidé mardi de suspendre l'achat de doses de vaccins supplémentaires contre la grippe H1N1 auprès de la compagnie pharmaceutique suisse Novartis, en raison du peu d'intérêt de la population pour le programme gouvernemental de vaccinations.

Le pays a déjà acheté plus de 850 000 doses de vaccins et envisageait d'en acquérir trois millions en tout, pour un pays de quelque 7,5 millions d'habitants.

(AFP)

30/11/2009

L'Afssa et l'Afsset vont fusionner

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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L'Afssa et l'Afsset vont fusionner
Le Figaro indique que le 1er juillet 2010, une agence de sécurité sanitaire, qui pourrait être baptisée A2S, verra le jour. Créée dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), elle regroupera l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (Afsset). Selon Marc Mortureux, directeur de l'Afssa, cette nouvelle agence"devrait permettre d'avoir une approche plus globale de l'exposition à certains toxiques et de mieux prendre en compte les risques émergents".
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Des syndicats et des associations ont exprimé leurs inquiétudes notamment à propos de l'indépendance de l'A2S vis-à-vis des "tutelles et des acteurs économiques".
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Figaro [Le] , 30/11/2009

23/11/2009

Assurance santé ...

... aux États-Unis, pas encore en France, heureusement. Mais qui sait ?
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/11/23/wendell-potter-ce-lobby-ne-desarmera-pas_1270786_3222.html#ens_id=1264338
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Wendell Potter, consultant, mais aussi expert au Centre pour les médias et la démocratie
"Ce lobby ne désarmera pas"
LE MONDE | 23.11.09 | 15h18
Philadelphie (Pennsylvanie) Envoyé spécial


onsultant, mais aussi expert au Centre pour les médias et la démocratie, Wendell Potter est un farouche critique du système de santé américain. Il en connaît tous les rouages : pendant quinze ans, il a travaillé à la communication de Cigna, une des premières sociétés privées américaines d'assurance-santé.

Sa vie a basculé en deux temps. D'abord lorsque, en 2007, il a rendu visite à son père, au Tennessee. Il a assisté à une distribution gratuite de soins à des non-assurés par des médecins volontaires. "La queue était interminable. Des gens avaient passé la nuit dans leur véhicule avec leurs mômes pour être sûrs d'être soignés. Je me suis dit : c'est ça, être malade en Amérique ?" Ensuite, lorsqu'est sorti Sicko, le film de Michael Moore, Cigna lui a demandé - c'était son rôle - de préparer un contre-argumentaire. "Je suis sorti de la salle en pensant : qu'est-ce que je vais pouvoir raconter pour discréditer ce film ? En gros, ce que montrait Moore était exact. J'étais bien placé pour le savoir." Assez vite, la foi du converti et un blog où M. Potter disait ce qu'il pensait de l'état de la santé dans son pays ont poussé Cigna à le convier à quitter l'entreprise.

C'est à deux pas du gratte-ciel qui abrite Cigna, à Philadelphie, qu'il nous reçoit. Wendell Potter montre l'immeuble de son ancien employeur : "J'étais au 40e étage, juste sous la direction générale. Quand on travaille en entreprise, surtout à un échelon supérieur, on s'y identifie. On ne peut pas imaginer que son credo ne soit qu'un cache-sexe."

Le 15 septembre 2009, il a témoigné devant la commission de la gouvernance politique de la Chambre des représentants. Il y a évoqué une première puissance mondiale classée 27e pour la mortalité infantile et 28e pour l'espérance de vie ; et, surtout, une assurance-santé privée pour qui "le profit passe avant le bien-être des patients". Le Monde l'a interrogé sur les lobbyistes.

Comment fonctionne le lobby de l'assurance-santé privée et quelle est son influence ?

Il est financé par ses membres, principalement des grands assureurs-santé, pour défendre leurs intérêts collectifs. Ses stratèges travaillent sur la manière de peser sur les décisions du Congrès, ses communicants sur la façon d'influencer l'opinion publique. Ce lobby, profondément enraciné à Washington, est extrêmement puissant dans les coulisses du Congrès. Mais son problème récurrent est d'être peu populaire. C'est pourquoi, souvent, il n'agit pas au grand jour : plus que d'autres, il a besoin d'organisations qui relaient son point de vue sans lien apparent avec lui.

La Chambre de commerce américaine en est un parfait exemple. C'est un groupe patronal politisé, très à droite, mais dont l'intitulé laisse croire qu'il est un simple syndicat. De même, la National Federation of Independent Business, son équivalent chez les PME, se dit "sans parti pris". Or l'objectif premier de ces groupes est de lutter contre toute obligation des employeurs de fournir une couverture-santé à leurs salariés.

Comment le lobby des assureur- santé procède-t-il ?

Pour imposer sa volonté au législateur et influencer l'opinion, il met en oeuvre des méthodes très élaborées. Par exemple, un sondage vous est présenté comme "indépendant". Or il a été entièrement financé en sous-main par le lobby dans le but de parvenir aux conclusions qu'il souhaite voir "indépendamment" énoncées.

Surtout, le lobby rémunère des candidats dont ses membres, une fois élus, attendent un retour d'ascenseur. Souvent, les contributions passent par des donateurs privés que le lobby sollicite. Dès qu'il a commencé de craindre l'accession d'un président démocrate, le lobby des assureurs-santé a beaucoup oeuvré à faire élire des démocrates "Blue Dogs" (conservateurs en économie, opposés à une assurance-santé publique). Enfin, il "tient" les politiciens qu'il fait élire. La principale conseillère de Max Baucus, son homme-clé au Sénat (président de la commission des finances), se nomme Liz Fawler. Avant, elle était lobbyiste de WellPoint, le leader américain de l'assurance-maladie privée.

Et si un politicien vote à l'encontre du voeu du lobby ?

Celui-ci peut détruire sa carrière. Il va le délégitimer, financer contre lui un autre candidat. C'est difficile à croire, mais les choses se passent ainsi. Ceux que le lobby aide à être élus sont très conscients de son pouvoir de nuisance. L'assurance-santé privée a dépensé ces six derniers mois 340 millions de dollars pour défendre ses clients. Pour chaque élu au Congrès s'activent six de ses lobbyistes.

Qui sont-ils ?

Essentiellement des juristes et d'ex-politiciens. Les anciens membres du Congrès et leurs conseillers sont très recherchés pour leur carnet d'adresses. Cigna avait embauché pour diriger son bureau de Washington l'ex-directeur de cabinet du chef de la majorité, alors républicaine, au Sénat.

D'où vient cette intrication entre lobbyistes et certains politiques ?

Depuis trente ans, un trident s'est installé entre certains secteurs d'activité, les lobbies et des groupes de réflexion ultraconservateurs, dont l'assurance-santé privée offre l'exemple type. Ils ont imposé un mode de pensée qui a vacillé avec la crise économique, mais reste très puissant.

Bien avant la victoire de Barack Obama, ils se sont préparés à parer la menace d'une assurance-santé publique concurrente. Les campagnes pour répandre des rumeurs fausses ou délirantes, sur, par exemple, les "escouades de la mort" d'Obama pour éliminer physiquement les vieillards ou les jeunes filles que l'Etat fédéral obligerait d'avorter en cas d'adoption de cette loi, viennent de ces réseaux.

Quand Sarah Palin ou Michèle Bachmann (représentante du Minnesota) lancent ces idées folles, ou lorsqu'un politicien déclare que l'assurance-maladie universelle c'est "le socialisme", je sais par expérience que ces arguments ont été pensés et testés avant d'être lancés.

La réforme-santé prônée par Barack Obama bénéficie, avec des nuances, du soutien de l'opinion, d'une majorité du corps médical et de l'industrie pharmaceutique. Or l'assurance-santé privée semble en mesure d'empêcher son adoption ou de vider la réforme de son contenu. Qu'est-ce qui rend ce lobby si puissant ?

Il est bien organisé et sait attendre le bon moment pour faire appel à ceux qu'il a aidés. Il trouve des relais efficaces pour expliquer au public combien les assureurs privés se soucient de son bien-être, alors qu'ils ne pensent qu'à accroître leurs bénéfices, ceux de leurs actionnaires et les émoluments de leurs dirigeants.

Ses responsables savent utiliser des propensions ancrées dans les consciences américaines pour façonner le langage : ne pas dire assurance publique mais "assurance socialisée", par exemple. Ils savent que le terme "socialisme" génère un rejet de l'opinion. Surtout, ils tirent leur force du bouleversement qu'a connu leur environnement en trente ans.

Quel bouleversement ?

Jusqu'aux années 1970, la couverture médicale aux Etats-Unis était amplement gérée par des réseaux à but non lucratif comme BlueCross BlueShield. Avec l'accession à la présidence de Ronald Reagan (en 1981), une succession de fusions-acquisitions a laminé les assurances non lucratives partout en Amérique. A la fin s'est formé un "cartel" de sept grands assureurs privés.

Lorsque le lobby clame qu'une assurance publique constituerait une "concurrence déloyale", il sait de quoi il parle : dans certains Etats, un seul assureur domine le marché local, fixant sans concurrence les conditions d'accès aux soins et de leur remboursement ! Avant mes quinze années chez Cigna, j'ai passé quatre ans chez Humana. Quel beau nom pour une entreprise... Ils sont devenus si puissants qu'ils contrôlent près d'un tiers de la couverture-maladie des Américains. La plupart du temps, ils décident seuls combien un médecin et une journée d'hôpital seront payés. Etonnez-vous que durant la récession ces sociétés soient restées si profitables !

Le débat va débuter au Sénat américain. Quel en sera l'enjeu essentiel ?

Le lobby ne désarmera pas. Il va redoubler d'efforts pour tuer ou affaiblir le plus possible l'inscription d'une "assurance publique" dans la loi. S'ils voient qu'elle sera adoptée, ils feront tout pour dépouiller l'option publique de son intérêt. Ils chercheront à obtenir que les Etats puissent décider chacun séparément de s'y soustraire, pour pouvoir, ensuite, faire pression en ce sens à l'intérieur de chaque Etat. Quelle que soit la loi adoptée, il faudra qu'elle ne constitue qu'un début. Il y aura encore tant à faire à l'avenir pour mieux couvrir les besoins sanitaires des Américains et réduire le coût général de la santé.

 

 

Propos recueillis par Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 24.11.09

16/02/2009

Lancement sur Internet des états généraux de la bioéthique

lu sur http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/ :

Lancement sur Internet des états généraux de la bioéthique
L'Agence de biomédecine vient de créer un site sur lequel toutes les personnes souhaitant participer à la réflexion sur la révision des lois de bioéthique pourront s'exprimer. Jean Leonetti, président du comité de pilotage des états généraux, précise qu'une entrée s'intitulera "Contributions et controverses". Afin d'éviter notamment le lobbying, les internautes devront respecter certaines règles comme l'interdiction de l'envoi de pétitions. Ce site présentera en outre les lois sur la bioéthique du 6 août 2004, les rapports préparatoires à la révision, des documents officiels, ainsi que des fiches pédagogiques (http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr).

Croix [La] , 16/02/2009

05/02/2009

L'espérance de vie pourrait être améliorée en FRANCE, pays où les voitures à moteur diesel sont majoritaires et où les transports routiers trans-européens sont importants

lu sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/03/moins-de-particules-fines-plus-d-esperance-de-vie_1150025_3244.html

Compte rendu
Moins de particules fines, plus d'espérance de vie
LE MONDE | 03.02.09 | 16h10 • Mis à jour le 03.02.09 | 16h10

Il s'agit d'une étude historique qui sera citée des milliers de fois dans les années à venir", s'enthousiasme le professeur William Dab, titulaire de la chaire d'hygiène et sécurité au Conservatoire national des arts et métiers. Ce spécialiste des problèmes de santé liés à la pollution atmosphérique salue ainsi le vaste travail de trois auteurs américains qui démontre qu'une réduction de la concentration de l'air en particules fines de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) est associée à un accroissement de l'espérance de vie en moyenne de 0,6 année. L'étude a été publiée, le 22 janvier, dans le New England Journal of Medicine.

Diverses études ont jusqu'ici montré les effets délétères de la pollution par les particules fines (d'une taille inférieure à 2,5 microns ou PM2,5). Une augmentation de leur concentration de 10µg/m3 a été associée à une réduction de l'espérance de vie de 1,11 année aux Pays-Bas, de 1,37 an en Finlande et de 0,8 an au Canada.

Parallèlement, des chercheurs français publient dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, mercredi 3 février, une étude confirmant les effets à court terme de la pollution. "Le risque de décès de toutes causes ou pour causes cardio-vasculaires est significativement associé à l'ensemble des indicateurs de pollution", indiquent-ils.

Ce type de recherches épidémiologiques vise à établir le fait que ces particules constituent un facteur de risque pour la santé. Le mérite de C. Arden Pope (Brigham Young University, Utah) et des coauteurs de l'étude "est d'avoir établi pour la première fois une preuve expérimentale de l'amélioration de l'état de santé à partir de données cohérentes sur un large territoire", estime M. Dab.

CANCER DU POUMON

Les chercheurs ont compilé des données concernant 51 zones métropolitaines des Etats-Unis et celles de la pollution à différentes époques, entre 1970 et le début des années 2000, quand la qualité de l'air s'était globalement améliorée. Ils ont calculé que "la réduction de la pollution de l'air contribue jusqu'à 15 % de l'accroissement global de l'espérance de vie".

En octobre 2008, une expertise collective de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) citait des travaux estimant qu'"environ 1 300 à 1 900 décès par cancer du poumon pourraient être évités chaque année dans 23 villes européennes si les niveaux de PM2,5 étaient ramenés respectivement à 20 et à 15 µg/m3." L'Union européenne ne s'est dotée pourtant que d'une norme maximale sur les PM2,5 de 25µg/m3 en 2010, qui ne deviendra contraignante qu'en 2015.

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 04.02.09