Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22/09/2015

Laïcité ? Foin de la langue de bois !

France, ta laïcité est bien mal en point !

( à quand un "salon de la femme chrétienne, de la femme juive ? )

À lire :

http://www.huffingtonpost.fr/karim-bey-smail/salon-femme-musulmane-pontoise-inspirer-linquietude-et-la-peur-a-mes-concitoyens_b_8170174.html?utm_hp_ref=france

07/05/2015

La laïcité, nécessité absolue

à lire sur :

Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité

www.marianne.net/elisabeth-badinter-je-ne-pardonne-pas-gauche-avoir- abandonne-laicite-020215.html

 

3 févr. 2015 ... "Marianne" consacre un hors-série à la laïcité qui rassemble une sélection ... Je crois aux bienfaits des valeurs universelles : on a toujours intérêt à mettre en ... dans l'abstention – aux lois de laïcité proposées par la droite 

extrait : (le surlignage est de moi)

Vous n’êtes guère optimiste sur l’avenir…
Je suis moins optimiste à court terme qu’à moyen terme. Je pense que l’on va redécouvrir que l’on ne peut pas se passer du concept de laïcité, nécessité absolue pour la paix sociale entre personnes d’origines différentes. Les religions peuvent devenir des facteurs de guerre épouvantables, on en a d’ailleurs la preuve tous les jours dans le monde. Et il y a une telle exaspération qui monte à l’égard des exigences des uns et des autres, de la constitution de séparatismes culturels revendiqués – par exemple pour éviter de côtoyer « l’impureté » – que l’observation rigoureuse des règles laïques va redevenir un impératif pour le bien commun, pour vivre en paix les uns avec les autres.

29/01/2015

XXI-ième siècle : regain des guerres de religion ?

 

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

 

------------------------

 

lu sur :

Obama sermonne l'Inde sur la liberté religieuse

La Croix - 

À la fin de ses trois jours de visite en Inde, le président américain a incité le premier ministre nationaliste Narendra Modi à veiller à ne pas encourager les violences inter-religieuses.

29/1/15 - 16 H 14
 
« L’Inde sera freinée dans son développement tant qu’elle sera divisée religieusement ». Par ces mots, le président américain Barack Obama a mis en garde, le 27 janvier, le premier ministre indien Narendra Modi, souvent accusé d’encourager les violences interreligieuses dans le pays.

Depuis son élection en mai dernier, des lois et décrets restreignant la liberté religieuse au profit de l’hindouisme ont été promulgués, de nombreux lieux de culte ont été détruits et des chrétiens tués dans des attaques menées par des hindouistes fondamentalistes. Dans le seul État de l’Uttar Pradesh (nord) en 2014, environ 273 000 personnes issues des minorités ont été « reconverties » à l’hindouisme (1).

DEVANT LA JEUNESSE DE L’INDE

C’est à la fin de ses trois jours de visite, pour les célébrations du Jour de la République indienne (26 janvier), que le président américain – le premier à être invité d’honneur à ces célébrations – a lancé cet avertissement au leader de l’Inde nationaliste. Arrivé à New Delhi le 24 janvier au soir, Barack Obama s’est adressé au final à 1 500 étudiants à New Delhi.

S’adressant aux « forces vives et à la jeunesse de l’Inde », le président américain a parlé de la responsabilité de l’Inde dans le réchauffement climatique, mais aussi et surtout de liberté religieuse et de non-discrimination. Il a fustigé le fondamentalisme et rappelé que la Constitution indienne et la démocratie assuraient l’égalité de chacun quels que soient sa classe sociale, sa religion, son sexe ou son origine ethnique. « Nulle part ailleurs qu’en Inde il n’est plus important, il n’est plus nécessaire, que ces valeurs fondamentales et la tolérance religieuse soient préservées », a-t-il affirmé.

UN COUP DE TONNERRE DANS UN CIEL SEREIN

Plus qu’une visite de courtoisie, sa venue marquait l’aboutissement d’une politique de réchauffement indo-américaine menée par Narendra Modi qui souffre d’une réputation désastreuse aux États-Unis. En 2005, il s’était vu refuser un visa pour Washington, après les violentes émeutes antimusulmanes de 2002 dans le Gujarat, État qu’il dirigeait à l’époque car il était accusé de les avoir encouragées.

Durant cette visite, les médias indiens se sont extasiés sur la bonne entente manifestée par les deux chefs d’État. « Barack et moi avons développé une véritable amitié », a déclaré le premier ministre indien. D’autant que, comme l’espérait Narendra Modi, la visite du président Obama a pu déboucher sur un accord de relance de la coopération sur le nucléaire civil, bloquée depuis 2008. C’est dire combien le dernier discours d’Obama a été ressenti comme un coup de tonnerre dans un ciel serein.

C. LE. (avec Églises d’Asie et Apic)
 
(1) Selon un récent rapport de l’ONG « Catholic Secular Forum » basée à Bombay

15/01/2015

Les Etats-Unis prennent «Charlie Hebdo» avec des pincettes

À lire sur MEDIAPART

(si vous n'êtes pas abonné, je vous offre l'article) :

Les Etats-Unis prennent «Charlie Hebdo» avec des pincettes

 

 |  PAR IRIS DEROEUX

Les médias américains ont intensément suivi les attentats de Paris. Tout en refusant généralement de publier les dessins de Charlie Hebdo, jugeant qu’ils sont choquants. Cette décision divise et suscite un large débat: où l’on parle de liberté d’expression, de racisme et du sort réservé aux minorités, mais aussi de l’état de la presse et de l’obsession du politiquement correct.

Image 1.png

14/06/2014

Que se passe-t-il en IRAK ? Un point de vue

communiqué :

But de la coalition EIIL-Turquie-Arabie saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak

Mondialisation.ca, juin 13, 2014
Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871
 

En bref :

En Irak, l’armée régulière a vacillé et les villes de deux provinces, Ninawa [Ninive] et Salah ad-din, sont rapidement tombées devant l’avancée de DAECH [EIIL : État Islamique en Irak et au Levant], alors même qu’il perdait ses positions dans la région d’Al-Anbar.

Cette nouvelle donne s’est produite grâce à la complicité de certains éléments de l’armée de l’ancien régime irakien et de partisans, dirigés par Izzat al-Douri [1], qui les ont rejoints.

Lequel, Izzat al-Douri, a troqué sécularisme et nationalisme contre une sienne armée qu’il nomme « Naqchbandi »[2], dont la mission première est de combattre « la tutelle chiite et l’occupation iranienne de l’Irak », contre monnaie sonnante et trébuchante venue de l’Arabie saoudite et du Qatar, alors que la Turquie se contente de lui assurer de quoi « camper » sur son territoire.

Cette attaque surprise de « Naqchbandi », parrainée par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, vise à renverser la situation en Irak, suite aux résultats des récentes élections législatives irakiennes et élections présidentielles syriennes, qui font que toute modification « politiquement négociée » paraît désormais sans espoir pour ces coalisés.

Image 1.png 

 

 

 

 

Le but : Rompre la continuité géographique des « alliés de la Résistance », sur l’axe Irak-Syrie-Liban, maintenant que Homs [Syrie] est libérée, afin de tenir de quoi négocier en agitant le spectre de « la partition de l’Irak ».

Autrement dit, un Irak tripartite fédéral contre une Ukraine tripartite fédérale en vertu d’une démographie similaire, parallèlement à la tentative d’entrainer le PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] dans la guerre en lui promettant un État kurde et la libération de son chef des prisons de Turquie.

La solution : Fédération Irak-Syrie, qui inverserait les règles du jeu, en attendant de fédérer le Liban et la Jordanie...

La partie d’échec se poursuit donc... à l’internationale !

Nasser Kandil

11/06/2014

 Source : Top News nasser-kandil

http://topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?art_id=...

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

[1] Informations incomplètes :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ezzat_Ibrahim_Al-Duri

[2] Naqchbandi : en principe, terme désignant des membres de l’ordre soufi de la Naqchbandiyya 

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de TopNews-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa

www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871" data-title="But de la coalition EIIL-Turquie-Arabie saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak"> 

Copyright © 2014 Mondialisation.ca
GLOBAL RESEARCH | PO Box 55019 | 11 Notre-Dame Ouest | Montreal | QC | H2Y 4A7 | Canada

11/06/2012

L'abandon des nouveaux nés en Europe

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/06/11/en-europe-les-boites-a-bebes-se-multiplient_1716529_3214.html

En Europe, les "boîtes à bébés" se multiplient

Dans onze pays européens, les parents peuvent abandonner leur nouveau-né dans des espaces dédiés. Une pratique qui inquiète les Nations unies.

Le Monde.fr 11.06.2012


On les trouve à l'entrée des hôpitaux, sur le parvis des mairies, à proximité des églises ou dans des rues très fréquentées. De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit autochauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer son bébé, puis le refermer.

Au Moyen-Age, on les appelait les "tours d'abandon". Aujourd'hui, les "boîtes à bébé". Destinées aux parents en détresse qui veulent abandonner leur nouveau-né dans l'anonymat absolu, ces boîtes se multiplient en Europe, à tel point que les Nations unies tirent la sonnette d'alarme.

ONZE PAYS EUROPÉENS CONCERNÉS

Le système avait pourtant disparu depuis plus d'un siècle en Europe. Mais la médiatisation de faits divers glaçants, comme l'abandon de nouveaux-nés dans des poubelles, a remis au goût du jour cette pratique qui semblait d'un autre temps. L'Allemagne a été la première à réintroduire le mécanisme en avril 2000. Depuis, dix autres pays européens l'ont adopté, comme l'Italie, la Suisse ou encore la Pologne. Aujourd'hui, plusieurs centaines de "boîtes à bébé" sont installées sur le Vieux continent. 

Le fonctionnement est simple. Dans la plupart des pays qui utilisent ce système, le parent qui abandonne anonymement son enfant dans une des ces "boîtes" a huit semaines pour revenir sur sa décision. Les services hospitaliers vérifient son identité grâce aux empreintes digitales prélevées sur le nouveau-né au moment où il est récupéré. Passé ce délai, une procédure d'adoption classique est enclenchée, tandis que l'Etat devient légalement responsable de l'enfant.

VIOLATION DU DROIT D'UN ENFANT DE CONNAÎTRE SES PARENTS

S'il semble progressivement être entré dans les mœurs, un tel système n'en est pas moins controversé, tant au point de vue éthique que légal. Les défenseurs de cette pratique sont souvent les mêmes qui militent contre l'avortement. Différents groupes religieux ou partis politique de droite affirment ainsi que le dispositif"protège le droit d'un enfant à la vie" et sauve "des centaines de nourrissons". Depuis 2000, près de 400 enfants auraient été ainsi abandonnés.

Mais les Nations unies ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude grandissante sur le système, car il viole le droit fondamental d'un enfant de connaître ses parents. Le comité chargé de contrôler l'application de la Convention internationale des droits de l'enfant estime en effet que ces "boîtes à bébés" vont "à l'encontre du droit de l'enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s'occupent de lui".

La Convention relative aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a "dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux." En outre, elle stipule que "si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les Etats parties doivent luiaccorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible." Or les bébés récupérées grâce à ces "boîtes" ne peuvent avoir accès, une fois adultes, à l'identité de leurs parents.

Dans les faits, le système soulève également de nombreuses interrogations. Un chercheur de l'université de Nottingham, Kevin Browne, a étudié pendant deux ans le phénomène. Cité par Le Guardian, il affirme que "ce sont fréquemment des hommes ou des proches qui abandonnent l'enfant, ce qui pose des questions sur la situation de la mère, et sur son consentement à cet abandon." Le caractère anonyme de l'abandon empêche également le déclenchement de tout accompagnement du parent, et annihile toute "chance pour l'enfant d'être élevé par d'autres membres de sa famille".

LÉGISLATIONS DIVERSES

Dans la plupart des pays européens qui les ont mises en place, les "boîtes à bébé" viennent pallier une absence ou un flou de la législation sur le droit d'abandonner un enfant, voire même sur le droit à l'avortement. Presque toujours illégal, l'abandon d'enfant n'en est pas moins une réalité avec laquelle les Etats doivent composer.

En France, la question ne se pose pas. Une femme a en effet le droit "d'accouchersous X", ce qui lui permet d'abandonner son bébé juste après l'accouchement. L'enfant ainsi né, lorsqu'il atteint "l'âge de discernement" et avec"l'accord de ses représentants légaux", peut avoir accès aux informations laissées par ses parents à la naissance. Mais le système ne fait pas non plus l'unanimité, et nombreux sont ceux qui réclament sa suppression.

Charlotte Chabas

26/12/2011

La Tunisie et les salafistes

communiqués :

L’ABERRATION DU NIQAB A L’UNIVERSITE. 

Mohamed Larbi Bouguerra

J’ai suivi, éberlué et un tantinet incrédule face à la violence qu’elle a déchaînée, l’affaire du niqab à la Faculté des Lettres de Sousse et au final, je ne sais s’il faut en rire ou pleurer.

Cette jeune étudiante en niqab – et toutes celles qui auraient la mauvaise idée de porter cet accoutrement- risque en effet de se casser la figure lors des sorties sur le terrain du département de géographie par exemple. Imaginez cette pauvre étudiante en niqab relevant des lignes de niveau dans un terrain accidenté ou prélevant des échantillons dans un cours d’eau. Elle risque à tout moment de se tordre le cou ! Plus généralement, une étudiante en niqab pourra-t-elle respecter les normes de sécurité au laboratoire de chimie ou de biochimie en Faculté de Science ou en Faculté de Médecine ? Pourra-t-elle herboriser dans le cadre d’un cours de botanique ou d’agronomie ?

Soyons sérieux. Cet accoutrement est bien loin de nos us et coutumes. Il vient du fin fond de la Péninsule Arabique. Ce n’est pas ce lugubre chiffon qui fera d’une femme une bonne musulmane. Non ! Le cheikh Mohammed Abdou (1849-1905), de retour en Egypte après son exil en Europe notait : « En Europe, j’ai trouvé l’Islam mais pas des musulmans. Ici, au Moyen-Orient, je trouve des musulmans mais pas d’Islam. » Ce réformateur voulait dire que, ce qui compte, ce n’est pas l’observance mécanique des gestes et du rituel mais les actions et la comportement des gens. En un mot comme en cent, leur morale et leur éthique.

Mais quel gâchis et quelle perte de temps dans nos institutions universitaires autour de ces questions exhumées par certains pêcheurs en eau trouble !

La Science est, aujourd’hui le moteur du développement, de la croissance et de la création d’emplois. Mais certains préfèrent discuter du sexe des anges. Or, que constate-t-on dans le monde, autour de nous ? La Chine et le Japon, qui ont fait des pas de géant dans le domaine du Savoir et du développement tout azimut jusque et y compris l’espace, ont complètement laissé de côté la question religieuse. Mieux, la tolérance religieuse….est une religion au Japon, puisqu’ on y naît bouddhiste et on meurt shintoïste si on le désire !

A l’heure où la science décide de la puissance des nations, il est criminel pour un petit pays sans autres grandes ressources naturelles que l’intelligence de ses enfants de porter atteinte à l’Université, à ses hommes et à ses équipements. 
L’année 2011 a été déclarée « Année Internationale de la Chimie » par l’ONU. Peu d’échos hélas ! dans notre pays de cette célébration d’une science qui a fait, entre autres pays, la puissance de l’Allemagne (l’aspirine synthétisée par un chimiste allemand a donné ces mastodontes industriels que sont Bayer et la BASF), de la Grande Bretagne (les colorants synthétiques de Perkin ont révolutionné un pan entier de l’agriculture et conduit à la ruine les paysans du sud de la France où l’on cultivait la garance pour en extraite l’alizarine, une teinture végétale), la synthèse de la quinine – médicament antipaludéen- par deux pharmaciens français a aidé à l’établissement de l’empire colonial africain de la France….Pour ce qui concerne notre pays, sitôt son protectorat imposé à la Tunisie en 1881, la France a commencé à exploiter le phosphate du bassin de Redeyef-Metlaoui dès 1883 car le vétérinaire militaire Philippe Thomas, féru de géologie et installé en Algérie, connaissait la valeur du minerai qu’il avait fait analyser à l’Ecole des Mines, Boulevard Saint Michel à Paris!

Plus près de nous, que voit-on ? Le Prix Nobel de chimie 2011 a été remporté par l’Israélien Daniel Shechtman et non par un barbu ou par une dame arborant niqab. Le seul Prix Nobel de chimie d’origine arabe vit et travaille aux Etats Unis. La découverte par cet Israélien des quasi-cristaux en 1982 dans un alliage aluminium-manganèse lui a valu cette distinction. Elle couronne la ténacité d’un homme qui a tenu face aux idées admises en cristallographie qui réfutaient- à tort-sa découverte. La Science peut être remise en question. Elle n’a point de certitudes absolues. Elle est une école d’humilité. Linus Pauling, le grand chimiste américain –deux fois Prix Nobel- enseignait aux jeunes de ne croire que « leur esprit » et qu’aucune « autorité » n’existe en science. Galilée, Lavoisier, Einstein…ont été remis en question.

Alors de grâce, si nous voulons rejoindre le concert des nations émergentes voire développées, encourageons notre jeunesse à épouser les valeurs scientifiques et épargnons à notre Université ces débats et cette violence d’un autre âge ! Le grand journaliste Samir Kassir, traîtreusement assassiné par des lâches à Beyrouth en juin 2005, écrivait : « Par un extraordinaire dessein de la nature, les principaux champs d’hydrocarbures se retrouvent dans des pays qui ont été en marge de l’histoire arabe depuis des siècles et qui n’ont pas connu le même développement politique et intellectuel. Deux pays y font exception, l’Algérie et l’Irak….La manne pétrolière a donné davantage de moyens aux élites gouvernantes de ces pays pour chercher à agir dans le champ des relations interarabes. Si bien qu’avec la richesse pétrolière le monde arabe a été rattrapé par l’arriération des pays de la péninsule arabique. …Mais l’Arabie Saoudite a surtout nivelé par le bas le reste du monde arabe. Et le visage invisible des femmes qu’elle a réexporté un peu partout en est la plus triste preuve. » (Samir Kassir, « Considérations sur le malheur arabe », Actes Sud, Arles, 2004, p.86-87). Notre pays, notre Université et notre jeunesse se doivent d’effacer ce pénible témoignage qu’est le niqab ! 

-----------------------------------------------------

Message de soutien d’universitaires et chercheurs à leurs collègues tunisiens             

Les universitaires et chercheurs  soussignés, amis de la Tunisie, sont émus par les agressions physiques subies fin  novembre et  début  décembre par des collègues tunisiens dont  le doyen de l'Université de La Manouba. Ils sont indignés par les agissements inadmissibles de personnes étrangères à l'Université .

Ils adressent à tous les universitaires tunisiens et en particulier au Conseil Scientifique de l'Université de La Manouba et à son doyen l'expression de leur soutien dans leur action pour une gestion de l'Université indépendante de toutes pressions politiques ou religieuses extérieures.

Adresser vos signatures à : 

francoise.valensi@noos.fr

ou  marc.fellous@inserm.fr