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06/02/2018

La publicité sur l'espace public

Bonne nouvelle ! Mais c'est à Paris ...

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JCDecaux contraint de démonter
ses 1 630 panneaux publicitaires à Paris

Le Conseil d’Etat a annulé le marché des panneaux publicitaires parisiens, ce qui implique une perte de 40 millions d’euros de recette pour la Ville.

LE MONDE | 05.02.2018 à 16h59 • Mis à jour le 06.02.2018 à 10h06 | Par Béatrice Jérôme (/journaliste/beatrice-jerome/)

C’est une mauvaise nouvelle pour la Ville de Paris : le Conseil d’Etat a validé, lundi 5 février, l’annulation du marché de l’affichage publicitaire conclu avec JCDecaux et sa filiale Somupi. Ce jugement implique la suspension de l’affichage sur les 1 630 panneaux Decaux à Paris jusqu’à l’été 2019 et une perte de 40 millions d’euros de recettes pour le budget de la Ville. Le tribunal administratif avait déjà cassé ce marché en décembre 2017.

Ce camouflet juridique fait suite à l’annulation en avril 2017 par le tribunal administratif du précédent contrat avec JCDecaux et Somupi, confirmée par le Conseil d’Etat en septembre. Conclu en
mars 2017, ce premier marché prévoyait pour la première fois que 15 % des panneaux Decaux afficheraient des publicités numériques. Le contrat devait
rapporter 30 millions d’euros par an à la Ville, contre quatre millions d’euros par an dans le précédent contrat.

Un contrat provisoire

Mais deux société s concurrentes de JCDecaux – ExterionMedia et Clear Channel – avaient saisi le tribunal administratif. Lequel avait annulé en avril 2017 le contrat au motif que la publicité numérique était interdite par le règlement local de publicité de Paris. La mairie socialiste a saisi le Conseil d’Etat en cassation, qui a confirmé l’annulation en septembre.

Pour pallier ce contrat, Anne Hidalgo a alors décidé de conclure un marché de gré à gré avec JCDecaux pour la période de janvier 2018 à août 2019, sans panneaux numériques.

Ce contrat provisoire devait aussi éviter une interruption de la publicité et une perte de recettes pour la Ville. Il devait surtout laisser à la mairie le temps de relancer une procédure d’appel d’offres pour un nouveau contrat allant de 2019 à 2023 et ne prévoyant pas plus d’affichage numérique. Mais, saisi à nouveau par les concurrents de JCDecaux, le tribunal administratif a annulé ce contrat en décembre.

Lundi, le Conseil d’Etat, saisi en cassation par la Ville et la Somupi, a confirmé l’annulation de ce marché de gré à gré. La ville avait plaidé que l’absence de panneaux publicitaires la privait d’un support pour diffuser des informations municipales et qu’elle devait donc passer en urgence un nouveau marché.

Le Conseil d’Etat estime « que, compte tenu de la grande diversité des moyens de communication dont dispose la Ville de Paris, ceux-ci sont suffisants pour assurer la continuité de l’information

municipale en cas d’interruption du service d’exploitation du mobilier urbain d’information ». Il considère donc qu’il n’existe aucun motif d’intérêt général qui justifie un marché de gré à gré, sans appel d’offres.

Paris a « joué à la roulette juridique »

Ce deuxième contrat cassé devait rapporter 24 millions d’euros en 2018. Anticipant une annulation par le Conseil d’Etat, Emmanuel Grégoire, adjoint aux finances n’avait pas inscrit cette recette dans le budget 2018. La Ville devra aussi se priver de 16 millions d’euros dans le budget 2019. Soit un manque à gagner de 40 millions d’euros.

Cette décision est « une très mauvaise nouvelle », reconnaît-on au sein de l’exécutif parisien. La Ville « a joué à la roulette juridique et a perdu un marché qui devait apporter la plus grosse redevance de toutes les concessions », ironise Jean-Baptiste de Froment, élu (Les Républicains ) au Conseil de Paris. La droite avait toutefois voté en mars le premier contrat invitant même la municipalité à accroître la part du numérique dans le parc des panneaux. Elle s’était en revanche abtenue de voter le deuxième contrat de gré à gré.

Les élus écologistes s’ étaient, de leur côté farouchement opposés aux deux contrats, l’affichage numérique constituant à leurs yeux une source de pollution visuelle. La décision du Conseil d’Etat implique pour JCDecaux l’obligation de démonter les panneaux d’affichage. Les écologistes devraient demander d’ici à mardi, lors des débats en Conseil de Paris, que soient plantés des arbres à la place des 1 630 panneaux.

Paris n’entend pas pour autant renoncer à la publicité numérique. La Ville a engagé en novembre 2017 la révision de son règlement local de publicité qui pourrait à terme autoriser ce nouveau mode de diffusion. Ce processus de révision pourrait aboutir d’ici à 2023. « Nous n’avons pas été élus pour supprimer la publicité à Paris, rappelle Julien Bargeton. L’ex-adjoint aux finances d’Anne Hidalgo, devenu depuis sénateur macroniste, avait défendu en mars 2017 – en accord « avec Mme Hidalgo », dit-il – le premier contrat incluant des panneaux numériques sur les murs de Paris. Une prise de risque juridique que la Ville paie cher aujourd’hui.

16/04/2016

Assez de PUB !!!

à écouter :

Terre à terre : podcast et réécoute sur France Culture

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Terre à terre : l'émission en replay et ses archives en réécoute sur France Culture. Consultez les ... accueilÉmissionsTerre à terre ... Blues des experts : Benjamin Dessus et Bernard Laponche ... Blues des experts : Thomas Guéret ...


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Terre à terre
Ruth Stégassy
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16.04.2016
53 min
Devinette : qu'est-ce qui est censé être drôle, audacieux, innovant, futé, désirable... (liste à compléter) et dont on est saturés, dehors, chez soi, au téléphone, au cinéma, dans les boîtes aux lettres... (liste à...) ? Gagné, c'est la pub.


L'avenue Rhin et Danube est l'un des axes les plus chargés en publicité • Crédits : Bertrand Hochet - Radio France
Avec : Thomas Guéret, ingénieur spécialiste des économies d’énergie et de la lutte contre le changement climatique et ancien Président de l’association Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.)

Association Antipub : http://antipub.org/

Pour lire la REVUE DE WEB ENVIRONNEMENT hebdomadaire et suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France http://www.netvibes.com/radiofranceenvironnement#REVUEDEWEB

(Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome)

Vous pouvez aussi découvrir des initiatives écolo et solidaires sur son Twitter https://twitter.com/initiavertes

Référence musicale :

Titre : La publicité ; Interprète : Jacques Dutronc ; Auteur texte : Jacques Lanzmann/ Anne Segalen

Intervenants

Thomas Guéret
Bibliographie


De la misère humaine en milieu publicitaire La Découverte, Paris, 2010


No logo : la tyrannie des marques J'ai lu, 2007                                    

24/11/2014

Espace public et publicité : un exemple à suivre

lu sur :

Inédit en Europe, Grenoble va bannir la publicité de ses rues

20minutes.fr - 

En saisissant l'opportunité de ne pas reconduire son contrat avec le groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux, Grenoble a décidé de bannir les panneaux publicitaires dans ses rues, pour les remplacer notamment par des arbres.

C'est là une promesse de campagne et une première en Europe mise en place par le nouveau maire écologiste Eric Piolle.

«La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire», indique la mairie dans un dossier de presse publié dimanche.

Entre janvier et avril 2015, 326 panneaux publicitaires seront ainsi déboulonnés par le groupe JCDecaux, dont 227 «sucettes» (de moins de 2 mètres de haut), 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés.

Au total, 2.051 mètres carrés de panneaux publicitaires disparaîtront définitivement de l'espace public grenoblois. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019.

A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine de 160.000 habitants promet de planter «une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps».

- Promesse de campagne -

Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour «convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif» qui sera consacré à l'affichage libre, culturel et municipal. Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petites «non plus à la seule attention des automobilistes, mais aussi à celle des piétons», indique à l'AFP Lucille Lheureux, adjointe en charge des espaces publics de Grenoble

«Les premiers panneaux sont arrivés à Grenoble en 1976! C'est un modèle obsolète et en bout de course qui ne correspond plus aux attentes des habitants, qui souhaitent se réapproprier l'espace public», estime Lucille Lheureux.

Autre avantage, la pression publicitaire des «grands groupes», qui eux-seuls peuvent s'offrir ces coûteuses campagnes d'affichage, disparaîtra au profit des commerces de proximité, qui auront ainsi plus de visibilité, selon elle.

Avec la fin de ce contrat, «la ville se prive de 6 millions de redevance sur 10 ans», soit 600.000 euros par an. «Et elle prive aussi ses habitants d’un service d’information, puisque la moitié des panneaux servait à de l'affichage de la municipalité», a pour sa part déclaré dimanche à l'AFP le directeur Stratégie, Études et marketing de JCDecaux, Albert Asseraf.

Des chiffres toutefois contestés par la mairie de Grenoble: «en raison de l'effondrement des recettes publicitaires traditionnelles, avec la concurrence notamment d'internet, la redevance à laquelle on pouvait s'attendre, en cas de nouveau contrat, n'était que 150.000 euros et non plus de 600.000 euros comme c'était le cas entre 2004 et 2014», assure Lucille Lheureux.

Un montant que la mairie a «déjà économisé sur les frais de protocole et la baisse des indemnités des élus. Le pas était donc bien facile à franchir!», ajoute cette dernière.

(le surlignage est de moi)

Cette annonce, qui était une promesse de campagne de l'élu EELV Eric Piolle lors des dernières municipales, est «une première européenne pour une grande ville», selon la mairie.

«Le maire de Grenoble reprend l'une des propositions phares de Paysages de France», s'est félicitée l'association grenobloise de lutte contre la pollution visuelle, notant «une victoire symbolique impotante».

Dans son communiqué, elle a rappelé qu'Eric Piolle avait appelé en février dernier, à soutenir son opération «Pas de pub, des arbres», durant la campagne des élections municipales.

Seul précédent connu à ce jour, la ville de Sao Paulo au Brésil, qui en 2007 avait décidé d'interdire la publicité omniprésente et intempestive sur ses murs, avant de faire machine arrière.

Ironie de l'histoire, la capitale économique du Brésil a depuis réintroduit l'affichage en signant en 2012 un contrat avec JCDecaux pour la mise en place de 1.000 horloges qui doivent donner aux citadins l'heure, la température, la qualité de l'air et des informations municipales.

 

Sur BASTAMAG :24/11/2014 ESPACE PUBLIC

Grenoble, première ville française sans publicité

Halte aux panneaux publicitaires ! La ville de Grenoble a décidé de sauter le (...)

- Voir le dossier de presse détaillé. 

 Tous nos articles sur la publicité.

  1. Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues | Afficher la ...

    https://fr.news.yahoo.com/.../grenoble-commence-à-bannir-publicité-rues- photo-070840108.html
  2. Grenoble, première ville d'Europe à bannir la pub de ses rues ! - Le ...

    www.lepoint.fr/.../grenoble-premiere-ville-d-europe-a-bannir-la-pub-23-11- 2014-1883770_23.php

     Grenoble, première ville d'Europe à bannir la pub de ses rues ! - Le Point.pdf

    Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues

    Boursorama - 

    La mairie va enlever 326 panneaux de l'espace public pour les remplacer par des arbres, « une première européenne pour une grande ville ».

    La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux. Cette annonce, qui était une promesse de campagne du maire Eric Piolle, est « une première européenne pour une grande ville », explique la mairie.

    « La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire ». Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux vont ainsi disparaître de l'espace public, dont 227 « sucettes », 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2 051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019.

    A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps ».

    >> Lire le portrait (édition abonnés) Eric Piolle, l'écologiste iconoclaste qui a ravi Grenoble

    DES NIVEAUX DE REVENUS CONTESTÉS

    A partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux pour « convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif » qui sera consacré à l'affichage libre, culturel et municipal.

    Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petit...

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