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10/11/2016

USA : Démocratie en trompe-l'œil ...

Voyez WIKIPEDIA :

Élection présidentielle américaine de 2016 — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_américaine_de_2016
 
Il s'impose face à la candidate démocrate Hillary Clinton grâce au collège électoral
(306 grands électeurs contre 232)
mais c'est cette dernière qui le devance au nombre total de voix (vote populaire),
avec environ 200 000 voix d'avance (47,67 % des voix contre 47,50 % pour Donald Trump).

Élection présidentielle américaine de 2000 — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_américaine_de_2000

Bien qu'Al Gore avait recueilli la majorité des suffrages populaires (plus de 500 000 voix d'avance),

c'est le candidat George W. Bush qui est devenu président des États-Unis le ,

après avoir été officiellement élu par le Collège électoral des États-Unis le .

 
 

11/06/2016

De la régression démocratique en France et dans le monde

 à lire sur MEDIAPART :

Comment le néolibéralisme a défait la démocratie

Par christian salmon

Les violences policières lors des manifestations contre la loi sur le travail s'inscrivent dans un cycle plus large de régression démocratique qui affecte toutes les libertés fondamentales. Cette régression est la conséquence directe de la victoire du néolibéralisme. Un néolibéralisme qui ne se contente pas de limiter les contre-pouvoirs mais désactive et rend caduc le projet politique même de la démocratie. Il est l'explication de l’échec démocratique du quinquennat de François Hollande. Lire la suite

26/03/2015

Matérialisme anglo-saxon et marchés financiers

à lire sur BASTAMAG :

Spéculationévasion fiscalebonus des traders : observez en direct ...

 

www.bastamag.net/Speculation-evasion-fiscale-bonus-des-traders-observez- en-direct-la-demesure

Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders : observez en direct la démesure des banques et marchés financiers

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 18 MARS 2015

Sept ans après la crise financière de 2008, rien n’a vraiment changé : spéculation effrénée, création de produits financiers toxiques, évasion fiscale, rémunérations des banquiers... Nous voici revenus aux mêmes niveaux qu’avant la crise, voire au-delà. Les chiffres font peur. Nous vous invitons à une plongée au cœur de cette finance folle, pour en percevoir, minute par minute, la démesure. Pour comprendre les dérives de cette folie spéculative. Et l’urgence de reprendre le contrôle sur ce système financier dérégulé.

(lire la suite : Spéculationévasion fiscalebonus des traders : observez en direct ...)

11/02/2015

Pour une Union des pays méditerranéens (contre la ploutocratie)

... contre la conception anglo-saxonne de l'économie.

à lire sur MEDIAPART :

Arnaud Montebourg a cédé à notre insistance et a accepté de remettre à Mediapart les quatre longues notes qu’il a adressées au chef de l’État de septembre 2012 à mars 2014, pour le convaincre de réorienter sa politique économique et européenne. La première de ces notes, que nous publions aujourd’hui, révèle que le débat a commencé au sein du gouvernement dès les premiers mois du quinquennat.

 

extrait :

..."Ces notes n’ont donc pas qu’un intérêt historique ; elles fonctionnent comme autant d’invitations au débat démocratique. Alors que la France connaît toujours une croissance anémiée et un chômage à des niveaux historiques, ces notes soulèvent une question, qui est plus que jamais au cœur de notre présente actualité : n’y a-t-il pas une autre politique économique possible ? Ne serait-il pas temps de regarder en face les dégâts humains et sociaux d’une politique économique qui contrevient aussi spectaculairement aux engagements pris par la gauche avant 2012 ?

Et puis, le troisième intérêt de ces notes, c’est qu’elles viennent aussi éclairer les enjeux du débat actuel qui secoue l’Europe. Car à plusieurs reprises, nous le verrons, Arnaud Montebourg s’inquiète du carcan de l’austérité qui n’étouffe pas seulement la France mais tout le continent ; et il regrette que notre pays, pour desserrer cet étau, n’ait jamais eu le courage d’envisager de nouvelles alliances, avec les pays du sud de l’Europe notamment, pour faire entendre raison à l’Allemagne."...

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Sur la conception anglo-saxonne de l'économie mondiale, lire aussi "Le Monde" daté du 10 et 11 février, à propos de la banque HSBC et de l'argent détourné de l'économie réelle.

23/01/2015

Arabie saoudite, "allié" des États-Unis et promoteur+financier du djihadisme et de la charia

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

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lu sur :

 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-cachez-ces-decapitations-que-je-ne-saurais-voir_1643218.html#zH20buCOJYQV7cys.99
 
Arabie saoudite: cachez ces décapitations que je ne saurais voir

Par Catherine Gouëset publié le 22/01/2015 à  07:29, mis à jour à  07:30

Flagellations, décapitations... Alors que la monarchie saoudite est l'un des pays pivots de la coalition internationale en lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, son bilan en matière de droits de l'homme n'est guère flatteur. 
 
En termes d'image internationale, l'Arabie saoudite commence mal l'année 2015. Avec déjà 12 personnes exécutées en trois semaines et une campagne d'Amnesty international contre la condamnation à dix ans de prison et 1000 coups de fouet du blogueur Raif Badaoui, la monarchie n'est pas au mieux de sa com'. 
Le troisième plus grand nombre d'exécutions au monde en 2014
Ultraconservateur, le royaume applique une version des plus rigoristes de la charia. Selon Amnesty, il a pratiqué le troisième plus grand nombre d'exécutions au monde en 2014, derrière l'Iran et l'Irak: au moins 87 condamnés à mort ont été exécutés l'an dernier dans le pays, selon le décompte effectué par l'AFP (83 selon l'agence AP). 79 personnes avaient été exécutées les deux années précédentes. Le nombre est relativement stable ces dernières années, mais en décrue par rapport à l'année 2007: 143 exécutions, selon Amnesty international. 
Le vol à main armée, le viol, le meurtre, l'apostasie [renoncer à sa foi publiquement] ou le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale. La plupart des condamnations sont liées à des meurtres ou à des crimes reliés à la drogue. Les condamnés sont souvent des migrants, nombreux dans le pays à assurer les tâches les plus ingrates. "Ils sont particulièrement vulnérables au sein du système juridique saoudien", déplore Nicolas Krameyer d'Amnesty international. 
L'exécution par décapitation est la plus couramment pratiquée, au point que les médias ont fait état d'une pénurie de bourreaux il y a quelques années. Le site Death penalty worldwide précise que les condamnés reçoivent généralement un sédatif avant l'exécution. 
Une partie de ces exécutions sont perpétrées en public, mais ce n'est pas toujours le cas, explique à L'Express Fadi al-Qadi, de l'ONG Human Rights Watch
Riyad embarrassé par la médiatisation
Plus étonnant, lundi, un policier a été arrêté pour avoir filmé une exécution capitale avec son téléphone portable. La femme suppliciée, une Birmane, avait été condamnée à la peine capitale pour le meurtre et la torture de la fillette de 6 ans de son époux.  
La réaction saoudienne à la mise en ligne de la vidéo sur les réseau sociaux est moins paradoxale qu'il n'y paraît. L'Arabie saoudite pratique en effet couramment des exécutions publiques, censées avoir un effet dissuasif. "Il peut donc sembler contradictoire de dénoncer la diffusion publique de ces exécutions", relève Fadi al-Qadi. L'Association saoudienne des droits de l'Homme (NSHR), proche du pouvoir, avait demandé que soit identifié et puni l'auteur de la mise en ligne de la vidéo, ainsi que les personnes l'ayant relayée, selon le site Gulf News. La NSHR explique, sans ironie, que la mise en ligne de cette vidéo pourrait "heurter les proches de la femme exécutée" 
De fait, la publicité faite à ces exécutions est à usage intérieur. Elle n'est "pas destinée à être médiatisée à l'international", souligne Sarah Leah Whitson, d'Human Rights Watch pour Foreign Policy. La mise en ligne de la vidéo met sans conteste dans l'embarras l'Arabie saoudite, l'un d'un des partenaires de la coalition internationale, en lutte contre la barbarie djihadiste de l'organisation Etat islamique. La circulation de ce type de film met en effet la monarchie pétrolière, aux yeux de l'opinion internationale, sur le même plan que Daech dont la publication de vidéos de décapitations est une spécialité.  
Les ambigüités de la France
Interrogé sur l'ambigüité du partenariat avec la monarchie saoudienne, le ministère des Affaires étrangères rappelle que la France a exprimé sa "préoccupation" en juillet 2013, au moment de la condamnation du blogueur Raif Badaoui, "militant saoudien des droits de l'homme". Plus récemment le Quai d'Orsay a appelé "les autorités saoudiennes à réexaminer cette situation et rappelé l'attachement de la France "aux libertés fondamentales d'opinion et d'expression." Interrogé à ce sujet par RTL, Laurent Fabius a assuré que la France est intervenue en faveur du jeune homme "et d'ailleurs la sentence, qui est inhumaine, a été suspendue, et j'espère qu'elle sera complètement reportée". "La mobilisation menée par les ONG de défense des droits de Homme a poussé les autorités des pays occidentaux à hausser le ton", se félicite Nicolas Krameyer." L'annonce surprise, vendredi soir, par le cabinet du roi , que le dossier de Raif Badaoui serait réexaminé par la Cour suprême dans les prochains jours est sans doute due à cette mobilisation.  
 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-cachez-ces-decapitations-que-je-ne-saurais-voir_1643218.html#zH20buCOJYQV7cys.99

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sur le même sujet :

REVUE DE PRESSE - "De la charia en Arabie Saoudite" - France 24
www.france24.com - 
Presse internationale, jeudi 22 janvier 2015. Au menu de cette revue de presse, 
la réunion de la coalition internationale contre l'organisation ...
  1. www.leparisien.fr/.../penurie-de-coupeurs-de-tetes-en-arabie-saoudite-17-03- 2013-2646255.php 

    Le Parisien | 17 Mars 2013, 07h00

    Les décapitations vont continuer dans le pays qui détient le record du monde des exécutions. Les autorités saoudiennes cherchent une solution pour parer à la pénurie de bourreaux.

    fr.wikipedia.org/wiki/Droit_saoudien
     
    La principale source de la loi en Arabie saoudite est la charia issue du Coran et des traditions consignées dans la Sunna. Elle comprend ...
  2. Charia — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Charia
     
    La prière est l'une des obligations (fard) prévues par la charia. ..... la plus visible sera le mouvement wahhabite apparu au XVIIIe siècle en Arabie saoudite.

06/11/2014

Information du jour : les lois internationales sont conformes aux règles fiscales du Luxembourg

les surlignages sont de moi

RappelJean-Claude Juncker — (voir Wikipédia) est président de la Commission européenne depuis novembre 2014, et pour une durée de cinq ans.

lu sur :

Le HuffPost  | Par Grégory Raymond

Publication: 06/11/2014 12h30 CET  

LUXEMBOURG - Bien inconfortable doit être la position de Jean-Claude Juncker, en découvrant jeudi 6 novembre au matin l'ampleur des révélations des #LuxLeaks. Le nouveau président de la Commission européenne a été à la tête du Luxembourg pendant 18 ans. Un pays à qui sont reprochés des accords fiscaux secrets signés avec 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea ou Pepsi, afin de minimiser leurs impôts.

L'ancien Premier ministre luxembourgeois a assuré qu'il resterait impartial après le lancement d'une enquête par l'institution qu'il dirige depuis le 1er novembre. "La Commission a parfaitement le droit de lancer des enquêtes de ce type, qui ne concernent d'ailleurs pas le seul Luxembourg", estime-t-il. "La Commission fera son travail, moi je m'abstiendrai d'intervenir, puisque c'est un dossier qui concerne la commissaire chargée de la concurrence, qui doit avoir une grande liberté d'action et de propos. Je ne la freinerai pas, parce que je trouverais ça indécent. J'ai une idée sur le sujet, mais je la garderai pour moi."

Les accords passés entre 2002 et 2010 entre le Luxembourg et les grandes entreprises représenteraient des milliards d'euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où ces multinationales réalisent des bénéfices, avancent l'ICIJ (Consortium international des journalistes d'investigation), qui révèle l'information, et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, ou l'Asahi Shimbun au Japon.

Dans son enquête de six mois baptisée "Luxembourg Leaks" ou "LuxLeaks", l'ICIJ a eu accès à 28.000 pages de documents de "tax ruling" montrant comment de grandes entreprises s'appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les déficiences de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu'ils n'y soient pas taxés, ou très faiblement.

Quel intérêt pour le Luxembourg dans cette affaire ?

Ancien centre sidérurgique reconverti à marche forcée depuis trente ans dans la finance et le "business fiscal" (avocats, sociétés d'audit, de domiciliation d'entreprises etc.), le Grand-Duché est très dépendant de ces activités financières. Une reconversion radicale serait compliquée, ce qu'illustre bien le manque de volonté du pays depuis ces dernières années. L'OCDE place actuellement le Luxembourg dans la "liste noire" des paradis fiscaux. Il faudra attendre 2017 pour que le pays se mette au diapason en mettant fin au secret bancaire.

Des décennies de secret ont permis au Luxembourg de devenir l'un des premiers centres financiers de l'Europe et à ses citoyens de devenir les plus riches de l'Union européenne en termes de revenu par habitant. Ses banques abritent des dépôts représentant plus de 10 fois son PIB, sans parler de la taille globale de son secteur financier (chiffres fin 2012)...

Image 3.png

L'Etat luxembourgeois a annoncé qu'il adopterait dans les trois ans une norme internationale d'échange automatique de données bancaires, cédant ainsi aux pressions de l'Allemagne et des Etats-Unis et participant à sa manière à la lutte contre l'évasion fiscale. Le sujet est extrêmement délicat dans le pays: environ 15 milliards d'euros d'actifs sous gestion pourraient quitter la place, soit 5% du total, estime le Statec, le service luxembourgeois de la statistique.

Selon le même institut, il faut s'attendre à une baisse d'un millier d'emplois dans le secteur financier, qui comptait fin mars 44.222 personnes au Luxembourg. Il faut y ajouter, par effets induits, une baisse d'emplois dans le reste de l'économie représentant entre 500 et 1000 personnes. Des chiffres conséquents pour une population de 550.000 personnes.

Quel rôle a joué Jean-Claude Juncker ?

Premier ministre entre 1995 et 2013, ministre des Finances entre 1989 et 2009, président de L'Eurogroupe (représentation des ministres des finances de la zone euro) entre 2005 et 2013, Jean-Claude Juncker a toujours défendu la place financière de son pays. Après un reportage de France 2 jugé à charge, il avait violemment pris à partie David Pujadas après l'évocation du terme de "paradis fiscal".

Mais il n'est plus à la tête de son pays depuis sa défaite en octobre 2013. L'ouverture a été engagée par le nouveau ministre des finances, Pierre Gramegna, et par le gouvernement de grande coalition issu des élections (libéraux, socialistes, écologistes). C'est ce dernier qui, sitôt élu, reniant l'héritage politique laissé par Jean-Claude Juncker et la stratégie d'isolement du Grand-Duché, a rétabli le dialogue avec l'OCDE. L'administration a été remaniée. Les représentants de la "vieille garde" remerciés. Objectif: "jouer la carte de la coopération et de la transparence", expliquait Le Monde en juin.

Depuis sa défaite, Jean-Claude Juncker est resté très amer d'avoir lâché les rênes d'un pays qu'il incarne depuis plus de 20 ans. "Mon état d'esprit n'est pas celui de quelqu'un qui se retire de la politique luxembourgeoise, bien au contraire", avait-il déclaré à la fin de la campagne... Ceux qui s'intéressent de près au Grand-Duché sont prévenus.

Pour autant, si l'administration actuelle semble prête à ouvrir ses coffres lorsqu'il s'agit de clients fortunés, elle le serait beaucoup moins pour les grandes entreprises... Au cours d'une conférence de presse jeudi, le nouveau Premier ministre, Xavier Bettel a réaffirmé que les pratiques fiscales de son pays étaient "conformes aux lois internationales". Le "tax ruling" n'est "pas une spécialité du Luxembourg, beaucoup de pays européens la pratiquent", a rajouté de son côté Pierre Gramegna. Des propos qui conviennent à la situation, mais le discours s'est légèrement modifié depuis la publication des documents.

Dans Le Monde du 29 octobre, Pierre Gramegna paraissait davantage confiant sur le sujet. "La pratique des tax rulings fait partie de notre patrimoine et nous voulons la perpétuer dans le respect des règles", déclarait-il. "Le maintien d'une certaine compétitivité, loyale, entre les Etats dans le domaine fiscal est indispensable."

Ce qui est illégal et ce qui ne l'est pas

La pratique du "tax ruling" (qui n'est pas illégale) permet à une entreprise de demander à l'avance comment sa situation sera traitée par l'administration fiscale d'un pays, et d'obtenir certaines garanties juridiques. Les groupes concernés -notamment Apple, Amazon, Verizon, AIG, Heinz, Pepsi, Ikea- réalisent ainsi des milliards d'euros d'économies chaque année grâce à la création d'une filiale, d'une holding ou au déplacement d'un siège social sur le territoire du Grand-Duché. Avec pour but de payer le moins d'impôt possible.

La Commission européenne, dirigée par Jean-Claude Juncker (élu après les élections de mai), a ouvert des enquêtes en juin, ciblant Apple en Irlande, la chaîne de cafés Starbucks aux Pays-Bas et le groupe automobile italien Fiat au Luxembourg. Un nouveau front a récemment été ouvert avec la gestion fiscale d'Amazon par le Grand-Duché.

Ces enquêtes devraient faire le jour sur les pratiques de "tax rulling", afin de savoir si elles équivalent à des subventions d'Etat déguisées. Dans le cas où les investigations aboutiraient, la Commission pourrait prouver qu'il y a une concurrence déloyale au sein de l'Union européenne. Mais il faut être bien clair sur un point: aucun de ces pays ou de ces entreprises ne seront condamnés pour "évasion fiscale". C'est surtout une histoire d'aides publiques légales ou non.

Néanmoins, "si la décision est négative, la Commission tapera", a souligné jeudi Margaritis Schinas, le porte-parole de la nouvelle Commission dirigée par Jean-Claude Juncker. "C'est à ça que sert le droit communautaire", a-t-il ajouté.

Cette affaire "est le reflet du passé", a quant à lui rajouté Michel Sapin. "Je souhaite qu'on regarde l'avenir, on est en train de travailler à grande vitesse" sur la question, a-t-il précisé. "Je parle du travail que nous faisons avec la Commission européenne, qui est aussi très efficace dans ce domaine".

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mon commentaire :

Béatitudes — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Béatitudes
 
Heureux les simples d'esprit, Vitrail de Trittenheim, St. Clemens. Les Béatitudes ...Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. 4. Heureux les ...Heureux les miséricordieux : ils leur sera fait miséricorde. 8. Heureux les ...

17/09/2014

Un fond qatari va-t-il faire disparaître la plus ancienne librairie de Paris ?

Signez la pétition !

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Le Qatar, vous connaissez ? Voir :

Qatar — Wikipédia

Article détaillé : Droits de l'homme au Qatar.

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lu sur le site du Nouvel Obs :

Le Nouvel Observateur - il y a 7 heures

Le nouveau propriétaire de l'immeuble, un fonds qatari, veut doubler son loyer. On est allé voir ce qui se passe sur place.

Ambiance électrique ce matin, à la librairie Delamain. Une cliente fait irruption dans cette respectable institution fondée en 1700, et sise au 155 rue Saint-Honoré depuis 1906. Elle crie au scandale. Elle dénonce avec rage «l’emprise inacceptable du Qatar sur la culture française». Le personnel la rassure avec des sourires un peu gênés. Elle fréquente régulièrement l’établissement depuis 56 ans, et elle vient de dire haut et fort ce que tout le monde pense probablement tout bas.

Le problème, a révélé ActuaLitte.com la semaine dernière, c'est que la librairie se trouve en bien mauvaise posture vis-à-vis du nouveau propriétaire de l’immeuble: le fonds qatari Constellation Hotels Holding (par ailleurs propriétaire de l’hôtel Martinez à Cannes, du Palais de la Méditerranée à Nice, de l’Hotel du Louvre...). Il souhaite engager une renégociation du bail. Il réclame un doublement du loyer actuel, ce qui équivaudrait à plus de 150.000 euros pour une surface de 90 m². Une option non envisageable pour la librairie, dont «Libération» dit qu'elle avait un chiffre d'affaires de 1,6 million l'an passé. 

Depuis que l’affaire a été rendue publique par les médias, la librairie, située juste en face de la Comédie-Française, se retrouve assaillie de curieux et de journalistes. Des clients habitués viennent se renseigner, ou apporter leur soutien à leur havre littéraire, devenu une filiale de Gallimard en 1986. Si sa vitrine ne laisse rien présager de particulier, l’intérieur a pour lui d’émerveiller les amoureux de la littérature et les habitués des librairies. Riche d'un fonds de 25.000 titres, elle révèle des murs entiers d’ouvrages, certains très anciens et qui, magnifiquement disposés sur les étagères, donnent l’envie d’y flâner un moment.

Faudra-t-il se résigner à la voir fermer ses portes, pour laisser la place à une parfumerie, ou une joaillerie, à coup sûr plus rentable? Installée dans une zone très fréquentée, et surtout touristique, la librairie profite assez peu de l’effervescence générale du quartier du Louvre. Si quelques touristes s’arrêtent pour contempler la vitrine, ou acheter des livres d’occasion, ce sont surtout des habitués qui déplorent la mauvaise nouvelle, et confient leur inquiétude de la voir disparaître.

Bien sûr, beaucoup d’autres librairies sont confrontées au même problème: l’augmentation des prix du loyer. Mais si cette affaire agite beaucoup de monde, c’est justement parce qu’elle touche «une boutique emblématique, et la librairie la plus ancienne de la ville», avance Vincent Monadé, patron du Centre National du Livre. Delamain est aussi, rappelons-le, la dernière du quartier.

L'intérêt suscité vient donc également du fait que le sort de cette librairie symbolise tout le combat d’un patrimoine culturel et littéraire abandonné aux règles impitoyables du profit. Plusieurs personnalités comme Denis Podalydès, de la Comédie-Française, ou encore la nouvelle ministre de la Culture, Fleur Pellerin, sont d'ailleurs venus assurer, en voisins, toute l’équipe de leur soutien.

Vincent Monadé, qui a débuté sa carrière professionnelle à la librairie Delamain en tant qu’employé, se dit particulièrement touché par la situation. Le CNL, explique-t-il, a alerté le Ministère de la Culture et tenté d’entrer en contact avec les propriétaires afin de négocier un tarif préférentiel pour que la librairie puisse continuer d’exister: «Si les propriétaires sont de bonne foi, car ils possèdent les fonds nécessaires, la situation devrait s'arranger. Dans le cas contraire, il n'y a pas de bonne évolution envisageable.» 

A suivre ? 

Manon Galvin

PS. Une pétition en ligne a été lancée «contre l'augmentation de loyer de la librairie Delamaine». On y accède en passant par ici

06/09/2014

France-Afrique, Abidjan : Bolloré et Laurent Gbagbo

Le monopole de Bolloré sur le port d'Abidjan est de plus en plus contesté

www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/06/le-monopole...

Le Monde - 

LE MONDE | 06.09.2014 à 10h34 • Mis à jour le 06.09.2014 à 10h42 |

Par Maureen Grisot (Abidjan, correspondance) 

La concession du deuxième terminal à conteneurs du port d'Abidjan, accordée en mars 2013 au groupe Bolloré, pourrait être remise en cause par le gendarme de la concurrence d'Afrique de l'Ouest.

Quand le président ivoirien Alassane Ouattara décide, juste après son arrivée au pouvoir en mai 2011, de lancer la compétition pour l'ouverture d'un deuxième terminal au port d'Abidjan, les candidats se pressent. Premier port d'Afrique de l'Ouest, il ouvre un accès à la mer à des pays enclavés comme le Burkina Faso ou le Mali.

C'est Bolloré qui règne sur cet empire depuis dix ans : le groupe français y exploite seul le premier terminal à conteneurs, de même que le chemin de fer qui permet de transporter les marchandises dans les environs. Un monopole obtenu sous le régime de Laurent Gbagbo en 2004.

En ouvrant le port à la concurrence, son successeur Alassane Ouattara espère relancer l'économie de son pays après des années de crise. L'appel d'offres est clair : « L'exploitation du terminal se fera dans un cadre concurrentiel, notamment avec le terminal à conteneurs actuellement exploité au port d'Abidjan. »

« ABUS DE POSITION DOMINANTE »

Pourtant, c'est encore le Français qui remporte le marché. Si le savoir-faire de l'homme d'affaires breton n'est plus à démontrer – sa filiale Bolloré Africa Logistics (BAL) opère dans de nombreux ports africains –, certains concurrents ne comprennent pas comment il a pu remporter un appel d'offres dont il était exclu d'office.

Le groupement arrivé troisième, mené par le p... 

L’accès à la totalité de l’article est protégé

22/01/2014

Paradis fiscaux et hauts responsables politiques chinois : communiqué d'OFFSHORE LEAKS

communiqué d'ICIJ : International Consortium of Investigative Journalists

ICIJ releases latest part of its Secrecy for Sale project, implicating China's top leaders usage of secretive offshore tax havens.
 

ICIJ has just published the latest part of the largest investigative reporting project in its 15-year history - revealing that close relatives of China’s top leaders have held secretive entities in offshore tax havens usually associated with hidden wealth.

Our work draws on confidential records obtained by ICIJ as part of its “Offshore Leaks” investigation.

 
 
 

Among the investigation’s key findings:

  • Relatives of at least five current or former members of China's Politburo Standing Committee – President Xi Jinping, former premiers Wen Jiabao and Li Peng, former President Hu Jintao and former leader Deng Xiaoping – have held companies in the Cook Islands or British Virgin Islands, the records obtained by ICIJ show.
     
  • PricewaterhouseCoopers, UBS, Credit Suisse and other Western banks and accounting firms played a key role as middlemen in helping Chinese clients set up trusts and companies in tax havens.
     
  • China’s oil industry, which has been shaken by a series of corruption scandals, has extensive links to offshore centers. The country’s three big state-owned oil companies –CNPC, Sinopec and CNOOC -- are linked to dozens of BVI companies that show up in the ICIJ files.
     
  • As the country has moved from an insular communist system to a socialist/capitalist hybrid, China has become a leading market for offshore havens that peddle secrecy, tax shelters and streamlined international deal making.

Nearly 22,000 offshore clients with addresses in mainland China and Hong Kong appear in the files, including at least 15 of China’s richest citizens, members of the National People’s Congress, and executives from state-owned companies entangled in corruption scandals. The records also include details of roughly 16,000 clients from Taiwan.

The documents are part of a cache of 2.5 million leaked files that ICIJ has sifted through with help from more than 50 reporting partners in Europe, North America, Asia and other regions. Since last April, ICIJ’s stories have triggered official inquiries, high-profile resignations and policy changes around the world.

Until now, the details on China and Hong Kong have not been disclosed.

Investigation Continues

On January 23, ICIJ (a project of the Center for Public Integrity) will name more than 37,000 offshore clients from China Hong Kong and Taiwan in its Offshore Leaks Database, adding to about 70,000 names from the rest of the world published in June 2013.  

The names are part of a body of information that totaled more than 260 gigabytes of data—about the same amount of information as would be found in half a million books. It is one of the biggest collections of leaked data ever gathered and analyzed by journalists.

23/1/2014  (suite)

07/01/2014

Le postulat des "dividendes et profits"...

lu sur :

www.lemonde.fr/.../la-lecon-du-vrai-keynes_4343208_3234.html

LE MONDE | 05.01.2014 à 19h24 • Mis à jour le 07.01.2014 à 10h16 |Par Paul Jorion (économiste et anthropologue)

Que dirait Keynes revenu parmi nous des politiques économique et financière qui sont les nôtres ? Je parle ici du véritable John Maynard Keynes (1883-1946), et non des économistes contemporains que l'on appelle, par facilité de langage, « keynésiens », et dont la pensée est très éloignée, pour la plupart, de celle du Keynes historique. Il serait consterné, comme il le fut toujours, devant les politiques d'austérité et rejetterait avec horreur notre invocation sentencieuse d'un impératif de « compétitivité », l'aimable euphémisme auquel nous recourons pour désigner la politique cynique du « moins-disant » salarial.

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UNE RAISON « D'ORDRE MORAL »

Le niveau atteint par les salaires était jugé par Keynes non révisable à la baisse, et cela pour deux raisons, l'une purement économique, l'autre « d'ordre moral », selon ses termes – mais nous pourrions dire tout aussi bien d'ordre sociologique ou politique.

La raison d'ordre économique est que l'appel à une baisse des salaires est révélateur d'un contexte déflationniste, où l'exigence d'une réduction des coûts du travail est l'un des symptômes du problème qui se pose. Or la déflation doit être traitée en tant que telle par une politique monétaire et fiscale, et non en s'attaquant à l'un de ses symptômes, stratégie vouée à l'échec car se contentant d'effleurer la surface des choses en ignorant leurs causes profondes.

Les salaires ne baissent jamais parce que les salariés y consentent, souligne Keynes, ils baissent parce que la déflation cause du chômage, lequel modifie le rapport de forces entre employeurs et employés, obligeant ces derniers à consentir à une baisse des salaires, contraints et forcés. Cette situation est intolérable du fait que, dans le partage de la nouvelle richesse créée entre ce que Keynes appelle la « classe des investisseurs », la « classe des affaires » et la « classe de ceux qui gagnent leur vie » (« earning class »), le rapport de forces est, même dans un contexte économique optimal, défavorable à ces derniers : les salariés.

Le niveau des salaires est, dans les termes de Keynes, « poisseux » (« sticky »). Identique en cela au niveau des profits ou des loyers, il réagit aux pressions économiques dont il est l'objet : il résiste à la baisse – c'est bien entendu le résultat de la résistance collective des intéressés, qu'ils soient selon ces trois cas travailleurs, commerçants ou propriétaires d'immeubles.

LE TAUX DE CHANGE ET LES PRIX DOIVENT S'ADAPTER

Pour Keynes, les salaires ne peuvent constituer une variable d'ajustement : ce sont les autres variables, en particulier le taux de change et le niveau des prix, qui doivent s'adapter au niveau des salaires et non l'inverse.

La raison de cela, il l'expliqua dans un pamphlet publié en 1925, The Economic Consequences of Mr. Churchill, qui mérite d'être longuement cité : « Nous nous situons à mi-chemin entre deux théories du tissu économique. Selon l'une d'elles, le niveau des salaires devrait se fixer en fonction de ce qui est “juste” et “raisonnable” dans le rapport entre les classes. Selon l'autre théorie – la théorie du rouleau compresseur (“juggernaut”) économique – le niveau des salaires sera déterminé par la pression économique, encore appelée la “dure réalité”, et notre grosse machine devrait progresser imperturbablement, sans autre considération que son équilibre comme un tout, et sans accorder une attention quelconque aux conséquences hasardeuses du voyage pour l'un ou l'autre groupe de la population. »

La contrainte « sociologique », selon Keynes, est le maintien d'un consensus sociétal : si des équilibres économiques peuvent apparaître dans différents types de configuration, le critère pour en viser l'un plutôt qu'un autre est ce que cet équilibre signifie en termes de consensus global. L'objectif est une minimisation du « dissensus » produit par le ressentiment accumulé entre classes sociales. Aussi hétérogène que puisse être l'ordre social existant, il est impératif qu'aucune composante de la société n'en vienne à juger la situation comme désormais intolérable – une considération devenue étrangère à nos dirigeants, obnubilés qu'ils sont aujourd'hui par les caprices du marché des capitaux.

PROTÉGER LES PROFITS, UN POSTULAT INIQUE

Keynes s'irritait du fait que quand une conjoncture économique difficile oblige à se tourner vers la nation pour lui réclamer des sacrifices, il va de soi que seule « la classe de ceux qui gagnent leur vie » soit mise à contribution, alors que la « classe des investisseurs » et celle « des affaires » sont épargnées.

Cette constatation l'avait conduit en 1925, dans son pamphlet visant Winston Churchill (1874-1965), alors chancelier de l'Echiquier, à proposer malicieusement – sachant pertinemment qui, dans l'édifice social, pousserait aussitôt des cris d'orfraie – une baisse des salaires, à condition que la mesure s'accompagne d'« un impôt additionnel de 1 shilling par livre sur l'ensemble des revenus autres que les salaires, impôt à maintenir jusqu'à ce que les salaires effectifs aient retrouvé leur niveau antérieur ».

Par cette provocation à l'égard des nantis, Keynes attirait l'attention sur le fait que, dans notre représentation des processus économiques, les revenus de la « classe de ceux qui gagnent leur vie » sont considérés comme compressibles et à tout moment négociables, alors que ceux de la « classe des investisseurs » et de la « classe des affaires » sont spontanément jugés comme non négociables et non compressibles : si le « moins-disant salarial » s'est vu conférer, sous le nom pompeux de « compétitivité », le statut de dogme, les dividendes et le profit sont, eux, protégés d'un tabou (décrété autrefois, on le suppose, par le fameux veau d'or !). Le moment est venu de remettre en question ce postulat inique.