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18/10/2016

Industrie chimique, industrie pharmaceutique, santé

lu sur :

Perturbateurs endocriniens : un poids énorme sur l'économie américaine


340 milliards de dollars par an : c’est le coût des dégâts sanitaires provoqués par l’exposition de la population aux substances chimiques déréglant le système hormonal.

LE MONDE | 18.10.2016 à 00h53 • Mis à jour le 18.10.2016 à 06h28 | Par Stéphane Foucart

Environ 340 milliards de dollars (308 milliards d’euros) par an : le chiffre est si faramineux qu’il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l’analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18 octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires (obésité, diabète, troubles de la fertilité, troubles neuro-comportementaux, etc.) attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE).

Les PE sont une catégorie de mo­lécules (bisphénols, dioxines, phtalates, etc.) interférant avec le système hormonal et présentes dans de nom­breux pesticides, solvants et plastiques, dans certains cosmétiques ou conditionnements alimentaires. Certains peuvent produire des effets délétères à de faibles niveaux d’exposition.

« Ces estimations sont basées sur des éléments de preuve qui s’accumulent rapidement grâce à des études conduites en laboratoire ou sur les humains, et qui montrent l’association entre l’exposition à ces substances et une variété d’effets délétères », explique Leonardo Trasande, professeur associé à l’université de New York et co-auteur de ces travaux.

Ces différences importantes entre les Etats-Unis et l’Europe sont principalement dues à des différences de réglementation, qui conduisent à des niveaux d’exposition des populations sensiblement différents pour certaines substances.

Lire aussi : 

Présents jusque dans la chaîne alimentaire

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé des données d’exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d’études conduites en laboratoire et d’enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains.

Des études de qualité n’étant pas disponibles sur toutes les substances suspectes, « [nous n’avons] pris en compte qu’environ 5 % des PE présents sur le marché », précise M. Trasande. De même, les chercheurs n’ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d’un lien avec une exposition à ces produits.

Selon l’analyse, les substances les plus coûteuses en termes sanitaires sont les « PBDE »  (polybromodiphényl-ethers), une classe d’ignifugeants (ou « retardateurs de flamme ») massivement utilisés outre Atlantique depuis plus de trente ans dans les meubles rembourrés et l’électronique.

Aujourd’hui étroitement régulés ou interdits, ils sont très persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les poussières domestiques et jusque dans la chaîne alimentaire. Ils causeraient des dégâts, à hauteur de 240 milliards de dollars annuels environ, aux Etats-Unis.

Ils sont suivis par les plastifiants – bisphénol A (BPA) et phtalates –, présents dans certains récipients alimentaires, dont le coût sanitaire annuel serait de 56 milliards de dollars, puis par les pesticides (organophosphorés notamment), pour quelque 42 milliards par an.

Lire aussi :  
 


Erosion du QI

Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) ou, surtout, les effets neurologiques et neuro-comportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau étant dû à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des PE ayant des effets nocifs sur le neuro-développement.

Comment évaluer le poids économique de cette perte d’intelligence collective ? « La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu’à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2 % de productivité économique sur l’ensemble d’une vie. A l’échelle d’une population, c’est très important. »

Il est tentant de rapporter le coût de 340 milliards de dollars mis en évidence en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3 % en l’occurrence. Cela peut être trompeur. « Attention : ce genre d’externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l’économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d’un autre exercice, très compliqué. »

En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d’autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l’activité. Derrière un « coût » peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, le développement de médicaments ou les frais de prise en charge médicale, etc. « Ce genre d’interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M. Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n’est pas un indicateur de bien-être. »

Lire aussi :  


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/18/le-poids-enorme-des-perturbateurs-endocriniens-sur-l-economie-americaine_5015389_3244.html#X3XHkKMpu8l2vYyP.99

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mon commentaire :

en ce qui concerne l'utilisation des perturbateurs endocriniens et leurs effets, ce qui est valable pour les USA est évidemment valable aussi pour l'Europe

13/10/2016

Reprenons le contrôle de nos vies : contre les traités de libre-échange

http://www.bastamag.net/10-octobre-La-carte-des-mobilisations-contre-les-traites-de-libre-echange


La carte des mobilisations contre les traités de libre-échange

 

Capture d’écran 2016-10-13 à 19.04.34.png

 

11/06/2016

De la régression démocratique en France et dans le monde

 à lire sur MEDIAPART :

Comment le néolibéralisme a défait la démocratie

Par christian salmon

Les violences policières lors des manifestations contre la loi sur le travail s'inscrivent dans un cycle plus large de régression démocratique qui affecte toutes les libertés fondamentales. Cette régression est la conséquence directe de la victoire du néolibéralisme. Un néolibéralisme qui ne se contente pas de limiter les contre-pouvoirs mais désactive et rend caduc le projet politique même de la démocratie. Il est l'explication de l’échec démocratique du quinquennat de François Hollande. Lire la suite

17/04/2016

Néolibéralisme : l'idéologie à l'origine de tous nos problèmes ...

Un article surprenant (et courageux) dans un journal anglo-saxon :

 

Neoliberalism – the ideology at the root of all our problems ...

www.theguardian.com › Arts › Books › Economics

Il y a 2 jours - Financial meltdown, environmental disaster and even the rise of Donald Trump – neoliberalism has played its part in them all. Why has the left ...

31/03/2016

L'Europe de la "concurrence libre et non faussée" et les difficultés de la SNCF

Le "gendarme du rail" piloté par l'Europe préfère la "concurrence libre et non faussée" qui met à mal la SNCF au détriment des voyageurs.

lu sur :

SNCF Réseau : le gendarme du rail contre la nomination du candidat de l'Élysée
Le Figaro‎ -

Invoquant un «doute légitime» sur son indépendance, le gendarme du rail s'est publiquement opposé mercredi à la candidature de Jean-Pierre Farandou à la présidence de SNCF Réseau.

Depuis la démission surprise de son PDG Jacques Rapoport, le 24 février dernier, le gestionnaire du réseau ferré français, SNCF Réseau est à la recherche de son successeur. François Hollande avait fait valoir son choix, le président de la République ayant proposé la candidature de Jean-Pierre Farandou, président du groupe de transport de voyageurs Keolis.

Mais le gendarme du rail, l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER), ne l'entend pas de cette oreille. Celle-ci s'est prononcée, ce mercredi, contre la proposition de l'Élysée, invoquant un «doute légitime» sur son indépendance. «L'examen de la candidature de M. Jean-Pierre Farandou met en évidence des liens d'intérêts objectifs résultant de son parcours professionnel intégralement réalisé au sein du groupe SNCF», justifie dans un communiqué l'Arafer, qui «considère que les responsabilités exercées et les liens professionnels étroits noués avec SNCF Mobilités tout au long de cette carrière, sont de nature à susciter, vis-à-vis des tiers, un doute légitime sur l'indépendance de la personne concernée». Un désaveu en bonne et due forme de la décision de l'Elysée, qui semble avoir sous-évalué le pouvoir de l'Arafer.


voir aussi :

SNCF Réseau : le gendarme du rail s'oppose à ... 

Libération

L'Etat en difficulté sur la nomination du futur président de SNCF Réseau
Le Monde‎ -

Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières ...

https://fr.wikipedia.org/.../Autorité_de_régulation_des_activités_ferroviai...

En France, l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) est une autorité publique indépendante chargée de surveiller le bon déroulement de l'ouverture à la concurrence du transport terrestre, ferroviaire et routier (autocars, autoroutes), en France, notamment de veiller à ce que toute entreprise ferroviaire puisse accéder sans discrimination et de manière équitable au réseau ferroviaire pour y faire circuler ses trains, ainsi qu'aux services liés (gares, terminaux de marchandises, installations d'alimentation électrique, distribution de carburant, centres d'entretien, etc.). Depuis la loi Macron du 6 août 2015, l'Arafer est chargée de réguler le marché des liaisons par autocar de moins de 100 km: elle s’assure que l’ouverture de nouveaux services de transport par autocar ne porte pas atteinte à l’équilibre économique des services publics conventionnés, ferroviaires (Transport express régional (TER), trains d’équilibre du territoire) ou routiers.

11/02/2016

Géothermie : privatisation de la centrale de Bouillante en Guadeloupe

à lire sur BASTAMAG :

14/06/2015

1,2 milliards de catholiques : un Pape latin contre un système économique anglo-saxon

à lire sur :

www.theguardian.com/.../pope-francis-intervention-transforms-climatechange-debate
 

The most anticipated papal letter for decades will be published in five languages on Thursday. It will call for an end to the ‘tyrannical’ exploitation of nature by mankind. Could it lead to a step-change in the battle against global warming? 

"Pope Francis will call for an ethical and economic revolution to prevent catastrophic climate change and growing inequality in a letter to the world’s 1.2 billion Catholics on Thursday."...
 

..." In an unprecedented encyclical on the subject of the environment, the pontiff is expected to argue that humanity’s exploitation of the planet’s resources has crossed the Earth’s natural boundaries, and that the world faces ruin without a revolution in hearts and minds. The much-anticipated message, which will be sent to the world’s 5,000 Catholic bishops, will be published online in five languages on Thursday and is expected to be the most radical statement yet from the outspoken pontiff.

"However, it is certain to anger sections of Republican opinion in America by endorsing the warnings of climate scientists and admonishing rich elites, say cardinals and scientists who have advised the Vatican. "...

"The encyclical will go much further than strictly environmental concerns, say Vatican insiders. “Pope Francis has repeatedly stated that the environment is not only an economic or political issue, but is an anthropological and ethical matter,” said another of the pope’s advisers, Archbishop Pedro Barreto Jimeno of Peru."...

“It will address the issue of inequality in the distribution of resources and topics such as the wasting of food and the irresponsible exploitation of nature and the consequences for people’s life and health,” ...

"It is also intended to improve the prospect of a strong new UN global agreement to cut climate emissions. By adding a moral dimension to the well-rehearsed scientific arguments, Francis hopes to raise the ambition of countries above their own self-interest to secure a strong deal in a crucial climate summit in Paris in November."...

27/05/2015

Dix ans après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne

à lire sur :

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances» - LeTemps.ch
Il faut toujours se garder des parallèles historiques. A chaque époque ses combats, ses héros et ses démons. Difficile, pourtant, de ne pas réfléchir, au vu de ...
www.letemps.ch/Page/Uuid/bc6c69aa-0315-11e5-a2d8-d

EDITORIAL Mardi 26 mai 2015
 

De Paris à Madrid, le souffle des «résistances»

PAR PAR RICHARD WERLY
La rébellion électorale des Indignés espagnols, ce week-end, démontre une fois de plus qu’il faut prendre en compte ces nouvelles formes de «résistance»

extrait :

..."Les Indignés européens, ralliés dans des formations comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, lancent à travers l’Europe un cri d’alarme qui, en écho à l’inquiétant retour en force des nationalismes, doit être entendu, dix ans pile après le rejet par les Français, le 29 mai 2005, du projet de Constitution européenne. On peut, bien sûr, débattre de l’inconséquence de leurs revendications économiques. Mais il faut reconnaître le souffle de ces résistances-là. Elles sont, avant tout, demandeuses d’espoir, sur fond de chômage et de précarité. Elles produisent, via Internet, de nouvelles formes d’engagement politique. La relève de notre Vieux Continent bousculé passe aussi par elles." ...

12/05/2015

Associations et PPP (partenariat public-privé)

communiqué :

03 mai 2015 |  Par Laurent Cougnoux

Le gouvernement s'apprête à livrer tout le secteur associatif aux marchés financiers. Déjà esquissée avec la loi sur l’Économie sociale et solidaire, cette forfaiture de nos gouvernants prend corps. Tous les rouages de l’État se mettent implacablement en branle pour conditionner les subventions données aux associations via un système de partenariat public-privé. Une mécanique de précision conçue par le génie de la finance, qui émettra des « Social Impac Bonds », qui par nature pourront être côtés en bourse. Explications.
> Les acteurs associatifs dépendant de subventions ont tous remarqué deux grandes tendances : la baisse drastique de leur financement par les collectivités territoriales et le « glissement » de leur nature qui s'opère actuellement. Si l'Europe, les Régions, les Conseils généraux continuent de distribuer des subventions, ces financeurs demandent de plus en plus fréquemment aux acteurs associatifs de répondre à des « appels à projet ». Pour faire court, au lieu d'octroyer chaque année une subvention, les institutions imposent aux associations d'orienter leurs actions en fonction de critères prédéfinis. C'est précisément là que le glissement s'opère, obligeant les associations à passer sous les fourches caudines du politique. Et depuis l'adoption de la loi sur l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) en 2014, les choses s'accélèrent puisque ces appels à projets sont dimensionnés de façon à ce que les acteurs associatifs se regroupent, s'organisent, se professionnalisent, ou bien… disparaissent.
> Rappelons que cette loi sur l'ESS a ouvert la porte aux entreprises, qui pourront désormais sous certaines conditions (peu contraignantes) bénéficier des avantages fiscaux jusque-là réservés aux associations (1). Tout cela ne constitue que la première étape visible d'un plan beaucoup plus ambitieux, visant à financiariser ce qui pourtant ne peut pas vraiment l'être, à savoir les actions sociales au sens large.
Mais comment peut-on faire de l'argent avec ce qui constitue une charge pour l’État me direz-vous ?
> La réponse est dans un acronyme anglo-saxon : les « Social Impac Bonds » (SIB). Cette idée géniale, initiée en 2013 par le G8 (les gouvernements des huit États les plus riches du monde), consiste à faire financer les actions sociales, qui relèvent normalement de financements publics, par des investisseurs privés à qui l’État rembourse dans un deuxième temps les sommes investies, avec un fort taux d’intérêt, dès lors que les objectifs fixés conjointement par l’investisseur et par l’État auront été atteints. Les associations n'ont alors contact qu'avec un intermédiaire financier et un évaluateur indépendant mesure l’atteinte de ces objectifs.
> Si les objectifs ont été atteints, l’État (ou tout autre organisme de droit public) rembourse à l' « investisseur » les obligations émises avec un taux d’intérêt qui peut atteindre 13 %. C’est déjà exorbitant... mais l’intermédiaire financier et l’évaluateur devront également être rémunérés. Au total, ce système est une véritable bombe à retardement pour les finances publiques, puisque l’État fait des économies à court terme en laissant des investisseurs privés se substituer à lui, mais doit ensuite rembourser beaucoup plus que s’il avait apporté lui-même les financements nécessaires. Bref la même mécanique que pour les partenariats Public-Privé (PPP), imposée à l'action associative au moment même où ces fameux PPP sont remis en cause (2)
> De même, l’association qui recourt aux SIB (plus ou moins sous la contrainte) se voit imposer ses objectifs et ses méthodes d’action, voire son directeur. Pour minimiser leurs « risques » et « maximiser leurs profits », il est indéniable que les intermédiaires financiers imposeront des conditions drastiques. L'association n’a plus aucune liberté sans pour autant obtenir la moindre sécurité financière.
> La boucle est bouclée. Voilà en quelques lignes l'exposé du génie de la finance (qui arrive à faire des ronds avec ce qui ne peut être rentable) et de la forfaiture de nos gouvernants (quels qu'ils soient ou ont été), qui n'ont aucune vergogne à livrer notre modèle social en pâture aux banquiers et aux « marchés financiers ».
> Nous reviendrons bien évidemment sur cette affaire dans les prochains mois, tant ses impacts sur les territoires ruraux risquent d'être catastrophiques. Si vous souhaitez en savoir davantage, nous vous conseillons vivement de consulter les documents mis à disposition par le collectif des associations citoyennes (voir liens ci-dessous).
En savoir plus
> - Document de présentation visuel (4 pages) qui explique l’essentiel du dispositif et fournit des premiers éléments d’analyse : http://bit.ly/1bfrVFI
> - Une explication plus détaillée : http://bit.ly/1aNaNqw
> - Un dossier complet reprenant les réflexions de la soirée débat organisée en novembre 2014 et les travaux du groupe de travail ad hoc, avec des liens vers d’autres documents explicatifs : http://bit.ly/1Jpmors
Notes
> (1) Voir le dossier central du numéro de novembre 2014 du LEA
> (2) En juillet 2014, le Sénat a montré les risques du développement des partenariats public-
> privé et a fait des propositions pour les encadrer strictement, les qualifiant de véritables bombes à
> retardement budgétaires. Rapport disponible sur le site du Sénat : http://bit.ly/1DwQiWc
>   Vincent Guerpillon Alter Compta tél. : 06 50 81 96 98 vincentguerpillon@laposte.net Vente de produits du commerce équitable, appui-conseil 
pour comptabilité associative et gestion de budgets SIRET 794 371 070 000 10 https://www.facebook.com/altercompta     Le capitalisme s'adresse à des enfants dont l'insatiabilité, le désir de consommer sans trêve vont de pair avec la négation de la mort. C'est pourquoi il est morbide. Le désir fou d'argent, qui n'est qu'un désir d'allonger le temps est enfantin et nuisible. Il nous fait oublier le vrai désir, le seul désir adorable, le désir d'amour.   Bernard Maris, dans "Houellebecq économiste" (édition Flammarion)

02/04/2015

Grèce : l'Europe facilite la fraude fiscale

à lire sur MEDIAPART :

Mediapart -

31 MARS 2015 |  PAR DAN ISRAEL

extrait :

Eldorado Gold, l'entreprise qui veut mener à terme un projet très controversé de mine d'or en Grèce, esquive des centaines de milliers d'euros d'impôts qu'elle devrait payer à la Grèce. En toute légalité, et en passant par les Pays-Bas. 

C’est une grosse pierre dans le jardin de l’Eurogroupe, cette instance qui regroupe tous les pays de la zone euro et qui est présidée par Jeroen Dijsselbloem, le ministre des finances néerlandais. Il y a quelques jours, le responsable européen sermonnait le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, l’appelant à reconnaître ses responsabilités dans les relations plus que difficiles qu’entretient son dirigeant avec les autres dirigeants de l’Union européenne. « En Grèce, la responsabilité des problèmes est trop souvent rejetée en dehors de la Grèce et l'Allemagne en est devenue la victime principale », avait déclaré Dijsselbloem.

Dans un rapport, publié ce lundi, l’ONG néerlandaise Somo attribue pourtant une partie des responsabilités quant à l’état des finances publiques grecques directement aux Pays-Bas de Jeroen Dijsselbloem. Spécialisé dans l’analyse des pratiques des entreprises mondialisées, Somo, le « centre de recherche sur les multinationales », est une organisation réputée pour son sérieux, qui a par exemple dénoncé récemment le rôle de la Suisse dans l’organisation de l’évasion fiscale de Shell. Cette fois, l’ONG s’est concentrée sur les pratiques fiscales très contestables d’Eldorado Gold, une entreprise minière canadienne implantée en Grèce, qui s’est vu attribuer par le précédent gouvernement l’immense projet d’exploitation des mines d'or de Skouriès, dans le nord-est du pays. Selon ses conclusions, en passant par les Pays-Bas et en exploitant sa législation fiscale laxiste, l’entreprise minière est parvenue à économiser au minimum 1,7 million d’euros sur les impôts qu’elle est censée verser à la Grèce.

28/03/2015

Grève à Radio France : pétition contre le désengagement de l'État dans ce service public

communiqué :

Soutien au mouvement social à Radio France
Les signataires partagent les craintes des personnels en grève et approuvent leur lutte

Bonjour,

 

 

Vous savez sans doute qu'un grand mouvement social pour la défense du service public de la radio et la défense de l'emploi contre les politiques d'austérité a commencé le 19 mars à Radio France.

Si vous avez déjà signé l'appel à soutenir ce mouvement, comme plus de 4000 autres personnesvous pouvez continuer à aider en diffusant ce mail à vos contacts.

La lutte continue.

Si ce n'est pas le cas vous pouvez maintenant manifester votre solidarité avec ce mouvement social contre l'application des politiques d'austérité...

Pour la diffusion de cet appel, vous pouvez utiliser l'adresse www.radiofrancelutte.fr


Je soussigné, auditrice ou auditeur de 
Radio France, affirme comprendre et soutenir l'appel à la grève illimitée lancé le 19 mars 2015 par plusieurs organisations syndicales portant sur les difficultés budgétaires et la défense de l’emploi dans l'entreprise.
Je dénonce, comme les personnels en lutte, le désengagement de l'État, l’étranglement budgétaire et le manque de transparence des projets de restructuration de la direction de 
Radio France, qui menacent l'emploi dans tout le réseau et nuisent à la mission de service public de la radio.
Je refuse que 
Radio France soit abîmée par la nouvelle vague de mesures d'austérité qui s'annonce. Solidarité !
Je demande que les revendications de l'intersyndicale soient satisfaites.

******************

Secrétariat signatures : contact@radiofrancelutte.fr

Caisse de Grève: Chèques de soutien aux grévistes à l'ordre de "CCE radiofrance dons". Adresse postale : CCE de Radio France 116 av du Pdt Kennedy 75220 paris cedex 16

 

Signer la pétition - Voir les signataires

 

pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

 

26/03/2015

Matérialisme anglo-saxon et marchés financiers

à lire sur BASTAMAG :

Spéculationévasion fiscalebonus des traders : observez en direct ...

 

www.bastamag.net/Speculation-evasion-fiscale-bonus-des-traders-observez- en-direct-la-demesure

Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders : observez en direct la démesure des banques et marchés financiers

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 18 MARS 2015

Sept ans après la crise financière de 2008, rien n’a vraiment changé : spéculation effrénée, création de produits financiers toxiques, évasion fiscale, rémunérations des banquiers... Nous voici revenus aux mêmes niveaux qu’avant la crise, voire au-delà. Les chiffres font peur. Nous vous invitons à une plongée au cœur de cette finance folle, pour en percevoir, minute par minute, la démesure. Pour comprendre les dérives de cette folie spéculative. Et l’urgence de reprendre le contrôle sur ce système financier dérégulé.

(lire la suite : Spéculationévasion fiscalebonus des traders : observez en direct ...)

Latin - Grec : dernier rempart contre le matérialisme anglo-saxon

lu sur :

Coignard : contre la bêtisela révolte des latinistes - Le Point

www.lepoint.fr/...coignard/coignard-contre-la-betise-la-revolte-des-latinistes- 26-03-2015-1915967_2134.php

Le Point - Publié le 26/03/2015 à 07:16 - Modifié le 26/03/2015 à 07:29

Le travail de sape contre l'enseignement du latin et du grec a commencé il y a longtemps. Najat Vallaud-Belkacem a voulu donner le coup de grâce. 

Même Xavier Darcos, agrégé de lettres classiques, n'a pas renversé le mouvement quand il était Rue de Grenelle. Depuis des années, les professeurs doivent se battre pour ne pas voir fermer les classes de latin, pourtant proposé en initiation à tous les collégiens en classe de cinquième. C'est là le résultat d'une logique comptable. Quand ils reçoivent la dotation horaire globale qui leur sert de viatique, les chefs d'établissement doivent toujours faire des économies pour rentrer dans leur budget. Puisqu'il faut opérer des coupes, le latin, discipline optionnelle, est le premier à trinquer. À cela s'ajoutent, chez certains d'entre eux, des oeillères idéologiques, qui leur font considérer l'enseignement du latin comme réactionnaire, passéiste, élitiste et, pire que tout, ennuyeux...

C'est donc avec allégresse que tous ceux-là rayent le latin de la liste de leurs enseignements. Un réflexe particulièrement stupide. Comme l'explique Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés et professeur de lettres classiques, "le latin est une matière très égalitaire, puisque tous commencent au même niveau, sans que les familles puissent être d'une aide particulière". En tout cas, dans des centaines de collèges et de lycées, ce sont les enseignants qui doivent convaincre les élèves de choisir cette matière afin de faire rouvrir des classes. Résultat : moins de 5 % des lycéens français pratiquent encore le latin. Ils sont 1,5 % aux États-Unis et... 40 % en Italie. Quel modèle la France préfère-t-elle ? Comment prétendre mettre l'accent sur la maîtrise de la langue tout en supprimant le latin, sa matrice originelle ? 

Des pétitions contre la ministre ! 

L'hécatombe, donc, était en bonne voie quand Vincent Peillon y a apporté sa pierre. Il a décidé, en 2013, de supprimer le capes de lettres classiques, qui comportait parmi ses épreuves des versions grecque et latine à l'écrit ainsi qu'une explication de texte à l'oral. À la place, il a institué une simple option dans le capes de lettres modernes, au même titre que "français langue étrangère", théâtre ou encore cinéma... L'épreuve de latin (ou de grec) intervient uniquement à l'oral et consiste en la préparation d'une séquence d'enseignement. "Le capes ne vérifie donc plus le niveau des candidats en grec et en latin", déplore Romain Vignest, président de l'Association des professeurs de lettres. Puisqu'il n'y a plus de professeurs pour l'enseigner, tout était prêt pour passer à la vitesse supérieure. Najat Vallaud-Belkacem s'y est employée. Dans sa réforme du collège, elle prévoit de supprimer le latin et le grec en tant que disciplines pour les intégrer dans les très fumeux "enseignements pratiques interdisciplinaires" (EPI), au même titre que la construction d'une éolienne en papier mâché ou d'une écluse miniature ! Croyant amadouer parents, étudiants et professeurs, elle a décidé que ces deux langues anciennes bénéficieraient du double de la grille horaire des autres EPI. Trop aimable ! 

Un message d'espoir toutefois : avec cette dernière provocation qu'est la suppression pure et simple du latin, la ministre a déclenché une vaste levée de boucliers. Elle est déjà en train de lâcher du lest alors que plusieurs pétitions circulent sur Internet et rencontrent un franc succès. Son cabinet recevra une délégation des premiers signataires mardi 31 mars. Il devra présenter autre chose que des concessions lâchées du bout des lèvres, comme le rétablissement de deux heures sur les trois supprimées dans les grilles hebdomadaires. Le latin au rabais, en quelque sorte... 

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sur le même sujet :

Une pétition lancée pour sauvez l'enseignement du latin au collège
Actualitté.com - 
Face à cette situation, Avenir latin grec a lancé une pétition, avec une lettre 
adressée à la ministre de l'Education nationale appelant à dire ...
Réforme du collège : non à la fin des langues anciennes

Le Club de Mediapart -

Une pétition lancée pour sauver l'enseignement du latin au collège ...

https://savoir.actualitte.com/.../une-petition-lancee-pour-sauver-l- enseignement-du-latin-au-college
 

19/03/2015

CIA, Guerres Secrètes, 1989-2003 ...

L'Amerique contre De Gaulle, histoire secrète, 1961-1969 - 

YouTube

► 55:25

www.youtube.com/watch?v=UDcF9PLGtCc

29 juil. 2014 - 55 min - Ajouté par Canal Memo


Accessibles depuis peu, des archives secrètes américaines ... CIA,Guerres Secrètes, 1989-2003 ...

 

Dans cette vidéo, à la 17ième minute, on explique que les USA ne devaient pas aider une puissance étrangère à posséder l'arme atomique (loi Mac Mahon). Pourtant les USA ont aidé Israël à posséder l'arme atomique.

11/02/2015

Pour une Union des pays méditerranéens (contre la ploutocratie)

... contre la conception anglo-saxonne de l'économie.

à lire sur MEDIAPART :

Arnaud Montebourg a cédé à notre insistance et a accepté de remettre à Mediapart les quatre longues notes qu’il a adressées au chef de l’État de septembre 2012 à mars 2014, pour le convaincre de réorienter sa politique économique et européenne. La première de ces notes, que nous publions aujourd’hui, révèle que le débat a commencé au sein du gouvernement dès les premiers mois du quinquennat.

 

extrait :

..."Ces notes n’ont donc pas qu’un intérêt historique ; elles fonctionnent comme autant d’invitations au débat démocratique. Alors que la France connaît toujours une croissance anémiée et un chômage à des niveaux historiques, ces notes soulèvent une question, qui est plus que jamais au cœur de notre présente actualité : n’y a-t-il pas une autre politique économique possible ? Ne serait-il pas temps de regarder en face les dégâts humains et sociaux d’une politique économique qui contrevient aussi spectaculairement aux engagements pris par la gauche avant 2012 ?

Et puis, le troisième intérêt de ces notes, c’est qu’elles viennent aussi éclairer les enjeux du débat actuel qui secoue l’Europe. Car à plusieurs reprises, nous le verrons, Arnaud Montebourg s’inquiète du carcan de l’austérité qui n’étouffe pas seulement la France mais tout le continent ; et il regrette que notre pays, pour desserrer cet étau, n’ait jamais eu le courage d’envisager de nouvelles alliances, avec les pays du sud de l’Europe notamment, pour faire entendre raison à l’Allemagne."...

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Sur la conception anglo-saxonne de l'économie mondiale, lire aussi "Le Monde" daté du 10 et 11 février, à propos de la banque HSBC et de l'argent détourné de l'économie réelle.

23/01/2015

Arabie saoudite, "allié" des États-Unis et promoteur+financier du djihadisme et de la charia

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

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lu sur :

 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-cachez-ces-decapitations-que-je-ne-saurais-voir_1643218.html#zH20buCOJYQV7cys.99
 
Arabie saoudite: cachez ces décapitations que je ne saurais voir

Par Catherine Gouëset publié le 22/01/2015 à  07:29, mis à jour à  07:30

Flagellations, décapitations... Alors que la monarchie saoudite est l'un des pays pivots de la coalition internationale en lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, son bilan en matière de droits de l'homme n'est guère flatteur. 
 
En termes d'image internationale, l'Arabie saoudite commence mal l'année 2015. Avec déjà 12 personnes exécutées en trois semaines et une campagne d'Amnesty international contre la condamnation à dix ans de prison et 1000 coups de fouet du blogueur Raif Badaoui, la monarchie n'est pas au mieux de sa com'. 
Le troisième plus grand nombre d'exécutions au monde en 2014
Ultraconservateur, le royaume applique une version des plus rigoristes de la charia. Selon Amnesty, il a pratiqué le troisième plus grand nombre d'exécutions au monde en 2014, derrière l'Iran et l'Irak: au moins 87 condamnés à mort ont été exécutés l'an dernier dans le pays, selon le décompte effectué par l'AFP (83 selon l'agence AP). 79 personnes avaient été exécutées les deux années précédentes. Le nombre est relativement stable ces dernières années, mais en décrue par rapport à l'année 2007: 143 exécutions, selon Amnesty international. 
Le vol à main armée, le viol, le meurtre, l'apostasie [renoncer à sa foi publiquement] ou le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale. La plupart des condamnations sont liées à des meurtres ou à des crimes reliés à la drogue. Les condamnés sont souvent des migrants, nombreux dans le pays à assurer les tâches les plus ingrates. "Ils sont particulièrement vulnérables au sein du système juridique saoudien", déplore Nicolas Krameyer d'Amnesty international. 
L'exécution par décapitation est la plus couramment pratiquée, au point que les médias ont fait état d'une pénurie de bourreaux il y a quelques années. Le site Death penalty worldwide précise que les condamnés reçoivent généralement un sédatif avant l'exécution. 
Une partie de ces exécutions sont perpétrées en public, mais ce n'est pas toujours le cas, explique à L'Express Fadi al-Qadi, de l'ONG Human Rights Watch
Riyad embarrassé par la médiatisation
Plus étonnant, lundi, un policier a été arrêté pour avoir filmé une exécution capitale avec son téléphone portable. La femme suppliciée, une Birmane, avait été condamnée à la peine capitale pour le meurtre et la torture de la fillette de 6 ans de son époux.  
La réaction saoudienne à la mise en ligne de la vidéo sur les réseau sociaux est moins paradoxale qu'il n'y paraît. L'Arabie saoudite pratique en effet couramment des exécutions publiques, censées avoir un effet dissuasif. "Il peut donc sembler contradictoire de dénoncer la diffusion publique de ces exécutions", relève Fadi al-Qadi. L'Association saoudienne des droits de l'Homme (NSHR), proche du pouvoir, avait demandé que soit identifié et puni l'auteur de la mise en ligne de la vidéo, ainsi que les personnes l'ayant relayée, selon le site Gulf News. La NSHR explique, sans ironie, que la mise en ligne de cette vidéo pourrait "heurter les proches de la femme exécutée" 
De fait, la publicité faite à ces exécutions est à usage intérieur. Elle n'est "pas destinée à être médiatisée à l'international", souligne Sarah Leah Whitson, d'Human Rights Watch pour Foreign Policy. La mise en ligne de la vidéo met sans conteste dans l'embarras l'Arabie saoudite, l'un d'un des partenaires de la coalition internationale, en lutte contre la barbarie djihadiste de l'organisation Etat islamique. La circulation de ce type de film met en effet la monarchie pétrolière, aux yeux de l'opinion internationale, sur le même plan que Daech dont la publication de vidéos de décapitations est une spécialité.  
Les ambigüités de la France
Interrogé sur l'ambigüité du partenariat avec la monarchie saoudienne, le ministère des Affaires étrangères rappelle que la France a exprimé sa "préoccupation" en juillet 2013, au moment de la condamnation du blogueur Raif Badaoui, "militant saoudien des droits de l'homme". Plus récemment le Quai d'Orsay a appelé "les autorités saoudiennes à réexaminer cette situation et rappelé l'attachement de la France "aux libertés fondamentales d'opinion et d'expression." Interrogé à ce sujet par RTL, Laurent Fabius a assuré que la France est intervenue en faveur du jeune homme "et d'ailleurs la sentence, qui est inhumaine, a été suspendue, et j'espère qu'elle sera complètement reportée". "La mobilisation menée par les ONG de défense des droits de Homme a poussé les autorités des pays occidentaux à hausser le ton", se félicite Nicolas Krameyer." L'annonce surprise, vendredi soir, par le cabinet du roi , que le dossier de Raif Badaoui serait réexaminé par la Cour suprême dans les prochains jours est sans doute due à cette mobilisation.  
 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-cachez-ces-decapitations-que-je-ne-saurais-voir_1643218.html#zH20buCOJYQV7cys.99

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sur le même sujet :

REVUE DE PRESSE - "De la charia en Arabie Saoudite" - France 24
www.france24.com - 
Presse internationale, jeudi 22 janvier 2015. Au menu de cette revue de presse, 
la réunion de la coalition internationale contre l'organisation ...
  1. www.leparisien.fr/.../penurie-de-coupeurs-de-tetes-en-arabie-saoudite-17-03- 2013-2646255.php 

    Le Parisien | 17 Mars 2013, 07h00

    Les décapitations vont continuer dans le pays qui détient le record du monde des exécutions. Les autorités saoudiennes cherchent une solution pour parer à la pénurie de bourreaux.

    fr.wikipedia.org/wiki/Droit_saoudien
     
    La principale source de la loi en Arabie saoudite est la charia issue du Coran et des traditions consignées dans la Sunna. Elle comprend ...
  2. Charia — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Charia
     
    La prière est l'une des obligations (fard) prévues par la charia. ..... la plus visible sera le mouvement wahhabite apparu au XVIIIe siècle en Arabie saoudite.

22/01/2015

Évasion fiscale, agriculture, libre-échange ...

à lire sur BASTAMAG :

EVASION FISCALE

Comment les géants de l’audit ont pris le pouvoir

20/01/2015 ALEXIS MOREAU

Quel est le point commun entre le Vatican, le géant français Total et la métropole rennaise ? Tous ont fait appel au cabinet KPMG pour expertiser leurs comptes ou réformer leurs méthodes de gestion. (...) 

19/01/2015 AGRICULTURE

Berlin : des milliers de manifestants défilent contre les « usines à animaux » et les OGM

25 000 personnes selon la police – deux fois plus selon les organisateurs – (...)

 

14/01/2015 LIBRE-ÉCHANGE

Traité commercial Tafta : Bruxelles consulte mais n’écoute pas

C’est une consultation au succès inespéré. Mais son résultat est qualifié (...)

 

10/01/2015

Incendie ! (dans quel monde nos petits-enfants vivront-ils ?)

Les troubles à l'ordre public qui  sidèrent l'opinion sont toujours un bon moyen de rassembler derrière le pouvoir en place.

En l'occurrence ce pouvoir suit aveuglément un système néolibéral qui conduit notre planète à sa perte.

Il faut y réfléchir et chercher le moyen d'en sortir, sinon on peut prévoir des violences et des guerres sans fin.

Un exemple :

Incendie du Reichstag — Wikipédia

L’incendie du Reichstag, ou Reichstagsbrand en allemand, est l'incendie criminel du palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, dans la nuit du 27 au 28 février 1933.

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de laReichstagsbrandverordnung qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre les communistes allemands.

L'identité du ou des incendiaires a fait l'objet de nombreux débats. Les historiens sont toujours partagés entre la thèse l'attribuant au seul communiste conseilliste néerlandais Marinus van der Lubbe, et celle l'imputant aux nazis. À des fins de propagande, le nazi Hermann Göring présenta l'événement comme le « début de la révolte communiste ».

Avec les conséquences que l'on sait :

Seconde Guerre mondiale — Wikipédia

Un autre exemple :

Attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

Avec les conséquences que l'on sait:

Articles détaillés : Guerre contre le terrorismeGuerre d'Afghanistan (2001) et Guerre d'Irak.

23/12/2014

Le repos du dimanche est nécessaire sur le plan familial (donc social): une étude

les surlignages et le lien ajouté pour l'enquête de l'INSEE sont de moi

lu sur :

  1. Le dimanchepause nécessaire à la cellule familiale - Le Monde

    www.lemonde.fr/.../le-dimanche-pause-necessaire-a-la-cellule-familiale_ 4545435_3224.html
    Quel serait l'impact d'une ouverture douze dimanches par an des commerces sur la vie privée et familiale des salariés concernés ? 
  2. Le dimanchepause nécessaire à la cellule familiale - Tendance ...

    tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=11066
     

(Le Monde du 24 décembre) L'extension du travail dominical voulue par le gouvernement inquiète pédopsychiatres et sociologues

Quel serait l'impact d'une ouverture douze dimanches par an des commerces sur la vie privée et familiale des salariés concernés  ? De façon étonnante, rien ou presque n'a été dit sur ce sujet depuis que le gouvernement a annoncé sa volonté d'étendre le travail dominical dans le cadre de la loi Macron, qui sera discutée à l'Assemblée nationale à partir du 26  janvier 2015. L'essentiel du débat a porté sur l'efficacité économique de la réforme, et sur la place supposée croissante de la consommation dans les loisirs. C'était l'un des principaux griefs formulés par la maire PS de Lille, Martine Aubry, dans sa tribune parue dans Le Monde  du 11  décembre.

Quelques voix se sont élevées pour saluer la mesure, comme celle du sociologue Jean Viard pour qui le travail "  arythmique  " a du bon pour les individus. Thierry Pech, du cercle de réflexion Terra Nova, et Gilles Finchelstein, de la Fondation Jean-Jaurès, se sont insurgés contre l'idée que la puissance publique "  règle pour tous les horloges du travail et du repos  ".

Ces partisans de la mesure citent un sondage BVA du 4  décembre qui affirme que 62  % des Français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche… en oubliant, signe de la forte ambivalence de la population, que 60  % ne sont, dans le même temps, pas d'accord pour travailler eux-mêmes ce jour-là.

"  Fléau relationnel  "

Or, s'ils ne se sont guère fait entendre jusqu'à présent, les spécialistes de la famille interrogés par Le Monde s'inquiètent presque unanimement de la mesure. "  Tout ce qui désynchronise les temps est destructeur de la famille, affirme ainsi le sociologue François de SinglyDans la semaine, les gens ne sont pas très disponibles le soir en rentrant du travail.Le samedi, chacun part pour ses activités, c'est une journée de transition. C'est le dimanche qu'ils font une pause. Ce jour-là, les parents sont cool, comme disent les adolescents. C'est grâce à cela que tiennent les bonnes relations familiales.  "

"  Les enfants ont besoin d'un temps où leurs deux parents sont présents, dans un état d'apaisement, renchérit la psychanalyste Sylviane Giampino, spécialiste de la petite enfance.  Quand on sait que personne ne travaille ni ne va à l'école le lendemain, la détente s'installe. De plus en plus, les parents se relaient auprès des enfants. Cette perte de cohésion est un fléau relationnel, donc psychologique pour le développement de l'enfant.  "

Pierre Suesser, président du Syndicat national des médecins de protection maternelle et infantile, observe également un "stress croissant pour concilier vie professionnelle et vie familiale  ""  L'imbrication croissante des sphères a un effet néfaste sur la tranquillité d'esprit des parents et leur disponibilité  ", observe-t-il.

Le constat est partagé : peu importe que ce temps de repos à plusieurs ait lieu le dimanche, aujourd'hui largement désacralisé, ou un autre jour. "  L'important, c'est de garder une pause commune, argumente M. de Singly. La difficulté à préserver ce temps où l'on se retrouve, c'est la fragilité de la famille d'aujourd'hui. Si on supprime progressivement les occasions, il sera très difficile de les recréer.  "

Le dimanche ne serait donc pas – seulement – un jour de vie en collectivité forcée, voire d'ennui  ? "  Quand on est célibataire ou étudiant, on peut être content de travailler le dimanche pour gagner davantage ou payer ses études, relève le psychiatre Serge Hefez, responsable de l'unité de thérapie familiale à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. Il me semble pourtant que cela doit être réduit au minimum. Pour un enfant ou un adolescent, sentir le groupe autour de soi est fondamental. Le dimanche est le seul moment où il est possible de mettre en place la cellule familiale, d'avoir des interactions et une transmission émotionnelle.  " Cela ne concerne pas seulement les parents et les enfants, mais aussi les grands-parents, oncles et tantes, cousins et cousines, etc.

De telles préventions sont-elles disproportionnées, quand on parle de douze dimanches par an, compensés financièrement, et sur la base du volontariat  ? "  Si le travail du dimanche permet de desserrer l'étau des difficultés financières, ce n'est pas forcément un mal, reconnaît la psychanalyste Claude Halmos, qui a publié en septembre un ouvrage consacré aux effets psychologiques de la crise, Est-ce ainsi que les hommes vivent  ? (Fayard, 286 p., 18,50  euros). Mais il serait souhaitable de ne pas être obligé de travailler le dimanche pour cela. On sous-estime les conséquences individuelles de telles mesures. Et rien ne dit que, dans cinq ans, le travail du dimanche restera un choix.  "

Celui-ci n'a en effet cessé de progresser depuis une vingtaine d'années. "  Le travail dominical touche principalement certains groupes sociaux, analyse Laurent Lesnard, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l'emploi du temps dans les sociétés contemporaines, qui a étudié cette question en détail à partir des données de l'enquête "  Emploi du temps  " réalisée par l'Insee en  2009-2010.

(voir* Enquête Emploi du temps 2009-2010 / EDT - Insee

www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page...emploi-du-temps...)

Aux côtés des professions chargées de missions de service public se trouvent des ouvriers et des employés du commerce et des services. Dans ces deux cas, ce sont principalement des salariés faiblement qualifiés du bas de l'espace économique.  "

"  Perte de sociabilité  "

Ces salariés ont plus souvent que d'autres des horaires atypiques en semaine. "  C'est la double peine, affirme le chercheur. Ils voient déjà beaucoup moins leur famille et leurs amis la semaine et travaillent le dimanche.  " L'impact sur la vie privée de tels horaires a été quantifié. "  Des études menées aux Etats-Unis et aux Pays-Bas ont montré que, sur le long terme, ils augmentent le risque de conflits familiaux et de divorce  ", relève M. Lesnard.

La récupération des dimanches travaillés compensera les heures, mais pas la sociabilité perdue. "  Un dimanche travaillé n'a pas le même impact qu'un jour de semaine, affirme M.  Lesnard. Il multiplie par deux la perte de sociabilité familiale et amicale.  "

Les parents séparés et les familles monoparentales focalisent les inquiétudes, car ils auront des difficultés d'organisation accrues et devront faire appel au système  D pour faire garder leurs enfants. Rares sont les experts qui trouvent des effets positifs à la réforme. "  Le fait pour les parents de se relayer auprès des enfants peut permettre de passer des moments seul à seul qui sont appréciés  ", relève la pédopsychiatre Caroline Eliacheff. Pour le psychologue scolaire Laurent Chazelas, cela pourrait en effet être un "  bénéfice secondaire  "… à condition qu'il ne concerne pas toujours le même parent, au détriment de l'autre.

Gaëlle Dupont

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(*) 

Enquête Emploi du temps 2009-2010 / EDT - Insee

 

 

www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page...emploi-du-temps...
 

 

LES CHIFFRES

29  %

des salariés ont travaillé le dimanche en  2011, dont 13  % de manière habituelle, selon la dernière enquête du ministère du travail, publiée en octobre  2012. Ces chiffres étaient respectivement de 20  % et de 6  % en  1990.

UN TIERS

des cadres, des professions intermédiaires et des employés, contre 19  % des ouvriers, sont concernés par le travail du dimanche. Celui-ci est plus souvent habituel pour les employés, plus souvent occasionnel pour les cadres.

80  %

des personnes assurant la protection des personnes et des biens travaillent occasionnellement ou habituellement le dimanche (policiers, surveillants de prison) – c'est le record. Viennent ensuite les salariés des services de santé (médecins, infirmiers, aides-soignants), dont 60  % travaillent le dimanche, puis les enseignants (57  %) et les salariés qui assurent la " continuité de la vie sociale " (restauration, services, commerce, transports, spectacle), dont 48  % travaillent le dimanche.

24  %

des travailleurs du dimanche ont moins de 30 ans, contre 20  % pour l'ensemble des salariés.

15/11/2014

Information du jour (2): les lois internationales sont conformes aux règles fiscales ...

lu sur Le Monde :

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas ...

www.lemonde.fr/.../optimisation-fiscale-les-pratiques-de-starbucks-et-des- pays-bas-decortiquees_4523935_3234.html

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas décortiquées

Le Monde.fr | 14.11.2014 à 17h26 • Mis à jour le 14.11.2014 à 17h47 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

La Commission européenne a rendu publique, vendredi 14 novembre, sa lettre officielle aux Pays-Bas, informant le pays qu’elle enquêtait de manière formelle sur des aides d’État, qu’elle soupçonne illégales, au profit de la chaîne de cafés américaine Starbucks. Elle s’était livrée au même exercice, au début de l’automne, avec les cas Apple en Irlande et Fiat au Luxembourg.

Riche de 50 pages, ce courrier très argumenté date du 11 juin 2014, mais n’a été divulgué que cinq mois plus tard, le temps de laisser aux parties prenantes (Starbucks, l’Etat néerlandais), de l’expurger des données jugées confidentielles.

Cette procédure est habituelle pour la Commission. Mais elle arrive aussi à point nommé, c’est-à-dire une semaine après les « Luxleaks », qui ont révélé les pratiques plus qu’accommodantes du Luxembourg à l’égard des multinationales.

Cela permet de montrer que le Grand-Duché - dont Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission, a été le premier ministre pendant dix-neuf ans - n’est pas le seul paradis fiscal pour le grand capital.

BOÎTE AUX LETTRES

De fait, les Pays-Bas sont aussi un havre pour les grandes entreprises cherchant à minimiser leur imposition. À ce titre, le « cas » Starbucks est éclairant.

La Commission a concentré son enquête sur deux entités néerlandaises du groupe américain, Starbucks Manufacturing BV, qui est censée être une grillerie géante de café, et Starbucks Coffee BV, siège social du groupe pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Starbucks Manufacturing achète des grains de café à une entité suisse, puis les revend aux magasins Starbucks partout en Europe. Cette entité et le siège social payent des royalties, au titre de l’usage de la marque Starbucks, mais aussi pour rétribuer l’acheminement du café aux magasins, à une entité britannique, Alki, qui n’est qu’une boîte aux lettres, et ne paie pas d’impôts au Royaume-Uni.

Bruxelles s’est penchée sur les « tax rulings », ces accords fiscaux que le groupe américain a signés avec l’administration des impôts néerlandaise, en 2008. Plus précisément sur des « arrangements sur des prix de transferts à venir » (les échanges financiers entre entités d’un même groupe).

LE RÔLE CLÉ DES PRIX DE TRANSFERT

Il ressort des observations de la Commission que les prix de transfert entre les deux entités et d’une part la société suisse qui leur vend les grains, et d’autre part les magasins qui les leur achètent torréfiés, ne reflètent pas les prix du marché.

Or, c’est grâce à un accord sur la détermination de ces prix de transfert que la base taxable aux Pays-Bas de Starbucks Manufacturing BV a pu être réduite, et aussi, grâce aux royalties versées à la « boîte aux lettres » britannique Alki.

La charge d’imposition de Starbucks Manufacturing aux Pays-Bas aurait dû augmenter de 36 % à 66 %, sans la signature des « rulings », précise la Commission.

Le cas d’Amazon, au Luxembourg, sur lequel Bruxelles enquête aussi de manière formelle depuis cet automne, se rapprocherait de ce cas de figure : des prix de transferts entre filiales et beaucoup d’argent qui s’en va vers une « transparent company », une boîte aux lettres non imposée.

À ce jour, cependant, la Commission n’a pas conclu à l’existence ou non d’aides d’États illégales entre la chaîne américaine Starbucks et l’Etat néerlandais. Une décision, sur ce cas et sur ceux d’Apple en Irlande et de Fiat aux Pays-Bas, pourrait être prise au printemps 2015, a récemment précisé Margrethe Vestager, la toute nouvelle commissaire à la concurrence.

Lire aussi : Un G20 décisif pour la lutte contre la fraude fiscale

Le secret bancaire et l'évasion fiscale
Édition abonnés Contenu exclusif

26/10/2014

Pour un référendum sur les traités de libre-échange

communiqué :


L’UPR  lance une grande pétition pour demander à François Hollande l’organisation d’un référendum sur les traités de libre-échange TAFTA, CETA et TISA, actuellement négociés secrètement par l’Union européenne.

 

Trois traités commerciaux internationaux sont actuellement négociés par l’Union européenne, au nom de la France, sans que les Français ne soient ni informés des conséquences prévisibles sur leur vie quotidienne, proprement phénoménales, ni consultés pour savoir s’ils sont ou non d’accord avec ces conséquences. Ces trois traités sont :

1) le CETA, qui est un accord de libre-échange entre l’UE et le Canada,

2) le TAFTA, traité transatlantique ou « Trans-Atlantic Free Trade Agreement », qui est un projet de libre-échange quasiment total entre l’Union européenne et les États-Unis, négocié en catimini par Bruxelles depuis le mois de juillet 2013,

3) l’accord sur le commerce des services, ACS ou TISA, qui reprend et approfondit le volet des services du TAFTA élargi à 50 pays membres de l’OMC*.

L’adoption de ces traités placera définitivement les Français sous la coupe de grands intérêts économiques, qui n’ont que faire de leur niveau de vie, de leur santé, de leurs emplois et de leur liberté.

» Je signe la pétition maintenant !

L’adoption du TAFTA, par exemple, empêchera les États d’édicter librement les normes sanitaires et environnementales propres à protéger les citoyens et leur cadre de vie. Ce traité soumettra les États à un chantage financier permanent puisque des multinationales pourront les attaquer via des tribunaux d’arbitrage privé, pour peu qu’elles considèrent telle ou telle décision, résultant d’un choix électoral majoritaire, comme nuisible à leurs investissements.

Concrètement, cela signifie qu’une loi contre la tabagie, une mesure de nationalisation ou un relèvement de l’impôt sur les sociétés, décidés par les députés élus par les Français, pourront être contestés devant une cour arbitrale par des grands groupes étrangers ou français. À titre d’illustration, plusieurs fabricants de cigarettes ont d’ores et déjà menacé la France d’une action en justice pour lui réclamer 20 milliards d’euros si des mesures anti-tabac devaient être prises.

Il s’agira, ni plus ni moins, d’un véritable coup d’État opéré par une oligarchie financière et industrielle contre la souveraineté des peuples, comme l’explique cet articleCette nouvelle organisation sociale s’apparentera à un terrifiant retour à la féodalité du Moyen-Âge, avec ses seigneurs d’un côté et ses serfs de l’autre.

Si le TAFTA et le CETA portent déjà des coups sérieux aux services publics (eau, gaz, électricité, transport, santé, etc.), si chers au peuple français depuis des siècles, le TISA, qui concerne 50 pays, leur assènera l’estocade finale.

Sans que les Français ne s’en rendent bien compte, la Commission européenne agit dans leur dos en œuvrant pour la conclusion rapide de ces traités, à la demande du gouvernement américain. Elle s’est déjà donnée un mandat de négociation très large tant pour le CETA que pour le TAFTA, et est directement à l’initiative du TISA.

Aucun argument recevable ne permet de justifier la précipitation et l’opacité des négociations. Quant à leur bien-fondé, il ne fait jamais l’objet d’un examen approfondi et contradictoire. Leurs partisans ne font que répéter les slogans habituels qui affirment qu’il en résultera des gains de croissance mirobolants, en évoquant de vagues études sorties d’un chapeau.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) invite les Français à ne pas croire une seule seconde ces prophéties, qui sont rangées au magasin des farces et attrapes dès que les traités sont ratifiés. L’UPR signale qu’en 1992 les mêmes experts euro-atlantistes avaient sorti d’un même chapeau le même type de prévisions fantastiques de croissance pour convaincre les Français de voter « Oui » au traité de Maastricht et à l’euro. Avec 22 ans de recul, chacun peut mesurer ce que valaient ces prévisions.

L’UPR souligne que l’avis du Parlement européen sur la négociation des traités n’est que peu contraignant, la Commission et le Conseil ayant seuls le pouvoir d’agir dans ces domaines (article 207 alinéa 3 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne). Il ne s’agit que d’une consultation du Parlement, qui valide ou non les traités en l’état. La Commission peut, de toute façon, faire passer des décisions sans l’aval du Parlement.

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L’UPR appelle donc solennellement le gouvernement à organiser un référendum pour savoir si les Français sont pour ou contre la participation de leur pays au TAFTA, au CETA et au TISA.

Si le non l’emporte, le gouvernement français devra respecter le verdict populaire en mettant son veto à la poursuite des négociations en cours au niveau de la Commission européenne. Le référendum de 2005 a montré que le peuple français ne se laissait plus faire par les injonctions médiatiques et les sommations des prétendus « partis de gouvernement ». Gageons, qu’à nouveau, il fera entendre sa voix souveraine, puissante et indépendante.

Enfin, l’UPR rappelle que le seul moyen d’éloigner définitivement la menace des traités que la Commission européenne veut imposer aux Français est le retrait unilatéral de l’Union européenne, grâce à l’article 50 du Traité sur l’Union européenne.

*Australie, Canada, Chili, Taiwan, Colombie, Costa Rica, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Corée du Sud, Suisse, Turquie, États-Unis, et les 28 membres de l’UE (Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Ireland, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et Royaume-Uni).

» Je signe la pétition maintenant !

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

14/09/2014

Emprunts toxiques : DEXIA soutenu par l'État français

à lire sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

SCANDALE

Emprunts toxiques : l’État préfère défendre les banques plutôt que les collectivités flouées

10/09/2014 PATRICK SAURINSIMON GOUIN

Des taux d’intérêts qui explosent, des collectivités locales qui ne peuvent plus financer leurs projets, des procès qui se multiplient : l’affaire des emprunts toxiques se poursuit, dans l’ombre, (...)

Emprunts toxiques _ l'État préfère défendre les banques plutôt que les collectivités flouées - Basta !.pdf

30/04/2014

Les référendums nationaux sur la Constitution Européenne et la possibilité de sortir de l'Union européenne

voir WIKIPEDIA

fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_sur_la_constitution... 

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Comment sortir de l'union européenne :

Retrait de l'Union européenne — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Retrait_de_l'Union_européenne
 

Clause de retrait[modifier le code]

Le traité de Lisbonne prévoit un mécanisme de retrait volontaire et unilatéral de l’Union européenne :

« Tout État membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l’Union. »

— Article 50 du Traité de Lisbonne.

L’État membre qui souhaite se retirer notifie son intention au Conseil européen, qui présente des orientations pour la conclusion d’un accord fixant les modalités du retrait1.

Cet accord est conclu à la majorité qualifiée par le Conseil au nom de l’Union européenne (UE), après approbation du Parlement européen.

Les traités cessent de s’appliquer à l’État qui en fait la demande, dès l’entrée en vigueur de l’accord, ou au plus tard deux ans après la notification du retrait. Le Conseil peut décider de prolonger cette période.

Tout État, sorti de l’UE, pourra demander à être réintégré, en se soumettant à nouveau à la procédure d’adhésion.

Cet article a été rédigé par le député européen Alain Lamassoure2.

29/04/2014

Europe et libre échange : la réglementation qui tue les libertés fondamentales

lu sur :

www.bastamag.net

ELECTIONS EUROPÉENNES

Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

29/04/2014 SOPHIE CHAPELLE

Des centaines de tonnes de semences détruites au prétexte qu’elles n’ont pas été brevetées par des multinationales. C’est ce qui arrive aux paysans colombiens, et c’est bien ce qui pourrait se produire aussi en France et en Europe à cause du traité de libre-échange discuté entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord commercial « brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière », alertent de nombreuses organisations de la société civile. Alors que ce traité doit être ratifié par le Parlement européen, les candidats se positionneront-ils d’ici les élections ? Décryptage.

Les traités de libre-échange constituent-ils une menace pour la liberté de ressemer ses semences ? C’est l’alerte lancée par plusieurs organisations associatives et syndicales après avoir analysé une version confidentielle du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG), datée du 20 décembre 2013 [1]« Nous avons notamment eu connaissance du chapitre sur la propriété intellectuelle, raconte Birgit Muller du Réseau semences paysannes. A sa lecture, « il apparaît clairement que ce traité de libre échange, comme les précédents, brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière ».

L’article 18.3 du traité mentionne ainsi qu’un agriculteur en possession de semences d’une variété contenant un caractère breveté pourrait voir ses « biens saisis » et ses « comptes bancaires gelés » ! « S’il n’est pas en mesure de fournir des preuves formelles de la provenance des semences utilisées, l’agriculteur peut être soupçonné de "recel de contrefaçon" », explique Birgit Muller. L’article 16.2 précise également que cette saisie peut se faire sur simple présomption de contrefaçon. En clair, un paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait, garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs, se verrait donc menacer d’amendes et de poursuites judiciaires.

Extrait du chapitre sur la propriété intellectuelle de l’AECG :

Des réglementations européennes et nationales contournées

Si l’accord entre l’Union européenne et le Canada est ratifié en l’état, « il annulerait les avancées que nous avons obtenues en France dans le cadre de la loi sur les contrefaçons », souligne Roxanne Mitralias de la Confédération paysanne. Pour rappel, ce projet de loi discuté au Sénat en novembre 2013 a suscité de vives réactions en France (nos articles sur ce sujet). C’est à la suite de menaces de grèves de la faim par des paysans, que les députés ont finalement adopté en février 2014 un amendement stipulant qu’un agriculteur qui multiplie et ressème des graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon.

Selon Birgit Muller, le projet d’accord commercial contient des dispositions qui ont également été refusées par le Parlement européen en juillet 2012 dans le cadre de l’ACTA, l’Accord commercial anti-contrefaçon. Ce dernier visait à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle et la collaboration des États dans la lutte contre les contrefaçons, en les mettant directement au service des entreprises. La mobilisation citoyenne contre cet accord, au-travers de nombreuses manifestations et d’une pétition ayant recueilli 2,8 millions de signatures, a finalement conduit aurejet massif de l’ACTA par les eurodéputés (478 contre, 39 pour, 165 abstentions). La ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Canada permettrait donc de contourner la réglementation européenne et française.

Monsanto et Syngenta s’imposent en Colombie

Ce type d’accord commercial bilatéral favorise les prérogatives des entreprises et s’impose au droit national. Les paysans colombiens l’ont découvert à leurs dépens : en 2011, 1167 tonnes de semences, principalement de riz, mais aussi de pommes de terre, de maïs, de blé, de plantes fourragères et de haricots rouges, sont retirées de la circulation. L’année suivante, l’Institut agroalimentaire colombien (ICA) confisque ou détruit près de 2800 tonnes de semences. Motif : l’accord signé avec les États-Unis contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les sélectionneurs industriels comme Monsanto ou Syngenta.

Pour se mettre en conformité avec cet accord, l’ICA publie un texte en 2010 – la résolution 9.70 – qui rend illégale la vente de semences issues de la sélection paysanne, au motif que leurs qualités sanitaires ne sont pas garanties. La mobilisation de dizaines de milliers de Colombiens dans les rues de Bogotá à l’été 2013 conduit le gouvernement à annoncer le 6 septembre la suspension de la résolution pendant deux ans. Toutefois, « l’ICA continue à aller de ferme en ferme pour demander si les semences utilisées sont certifiées » témoigne Victoria Solano, auteure du documentaire « 9.70 ». La pression étatique sur l’autonomie des petits agriculteurs se poursuit.

Droits des peuples à une alimentation locale

« Les accords de libre-échange ont des effets importants sur la vie sociale et économique de pays qui devraient vraiment être discutés avec les citoyens », estime Birgit Muller. Outre les enjeux autour des semences se pose aussi la question du droit des municipalités à se fournir auprès d’un producteur local. « Ce droit aussi va être limité par l’accord économique entre l’Union européenne et le Canada, illustre t-elle. Au-dessus d’une certaine somme, les municipalités devront ouvrir leurs marchés publics à tous les fournisseurs européens. L’université de Toronto par exemple a un partenariat avec les producteurs locaux et biologiques. Mais si l’accord est adopté, elle devra se fournir auprès de producteurs européens si leurs produits sont moins chers. »

La position du prochain Parlement Européen sur ces accords de libre-échange sera donc décisive pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Dans un appel publié le 29 avril, 23 organisations, dont des producteurs bio, des syndicalistes des douanes, des organisations de commerce équitable [2], alertent sur les conséquences de ce traité qui sera ratifié par les futurs eurodéputés. Ce texte « comprend un important volet sur les droits de propriété intellectuelle et impacte par conséquent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences », écrivent les organisations signataires. « Ce modèle d’accord est reproduit de traité en traité, tant qu’aucun frein n’y est mis. Vous avez le pouvoir de le stopper. » Les signataires demandent aux candidats d’annoncer, avant le premier tour des élections européennes le 25 mai, le rejet de l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Les critiques des candidats seront-elles aussi vives que celles exprimées contre TAFTA, le projet d’accord commercial entre l’UE et les États-Unis [3] ?

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : CC Lifesupercharger

Pour aller plus loin, le documentaire « 9.70 » (en espagnol) de Victoria Solano :

29/01/2014

Le déficit démocratique en France et dans l'Europe à 27

www.monde-diplomatique.fr/cahier/europe/deficitdemo   En cache

Des caricatures de fonctionnement démocratique. La construction communautaire s’est faite par des traités : celui de Rome (1957), l’Acte unique (1986), celui de ...

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Voir aussi la note du 20/5/2013 sur ce blog :

 Sortir de "l'Europe à 27" ?

et aussi :

Une Europe en déficit de démocratie.pdf

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

10/12/2013

Commerce international : tapis rouge pour les multinationales

lien pour le communiqué :

OMC : Le paquet de Bali déroule un tapis rouge pour les multinationales

Communiqué de presse de La Via Campesina, Gerak Lawan et de l'assemblée des mouvements sociaux pour une Asie alternative 

09/11/2013

"L"Europe, l'Europe, l'Europe" ... mais quelle Europe ?

Sur le même sujet, voir la note du 20/5/2013 sur ce blog :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/07/le-separatisme-reflet-d-une-europe-qui-ne-fait-plus-rever_3510086_3224.html

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.11.2013 à 15h48 • Mis à jour le 08.11.2013 à 11h46 |Par Cécile Chambraud et Sandrine Morel (à Madrid)

Tout ce que l'Europe compte de nationalistes et d'indépendantistes régionaux semble s'être donné rendez-vous en 2014. L'an prochain, les mouvements nationalistes de Catalogne, d'Ecosse et de Flandre veulent, en effet, se compter pour obtenir un Etat. Les Ecossais sont les plus avancés : ils tiennent déjà la date de leur référendum - le 18 septembre 2014, ils voteront pour ou contre leur divorce d'avec Londres. Les Catalans bataillent encore : Madrid leur conteste formellement le droit d'organiser un référendum d'autodétermination et l'atmosphère est à l'affrontement. Les Flamands de la N-VA de Bart De Wever n'ont pas ce problème : ils misent sur les élections législatives pour réussir une démonstration de force.

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En Europe de l'Ouest, ces trois régions ne sont évidemment pas les premières à revendiquer un Etat. Mais là où l'IRA, en Irlande du Nord, et l'ETA, au Pays basque espagnol, pariaient sur les armes, le Parti national écossais (SNP), l'Alliance néoflamande (N-VA) et, pour la Catalogne, Convergence et Union (CiU) et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), fondent leurs espoirs de victoire sur des processus politiques démocratiques. Il n'est pas dit que ces revendications aboutissent demain, mais la démonstration de force du 11 septembre - une chaîne humaine de 400 km a alors traversé la Catalogne - atteste la réalité de la montée de cette aspiration qui bouscule les Etats et l'Europe.

NATIONALISMES RÉGIONAUX VIVIFIÉS

Cette étonnante conjonction d'initiatives peu ou prou séparatistes ne résulte pas de la simple maturation d'un processus linéaire. « Pendant cent ans, le nationalisme catalan a été le seul nationalisme européen qui ne s'est pas posé la question de l'indépendance, souligne l'historien Joan Baptista Culla, professeur à l'Université autonome de Barcelone. La Catalogne était le centre économique, elle avait besoin du marché espagnol et cela passait par un Etat commun. Un changement radical s'est produit ces deux ou trois dernières années. » Aujourd'hui, sous la pression des républicains indépendantistes, la CiU, la grande fédération nationaliste de centre droit qui, de 1980 à 2003 et depuis 2010, gouverne l'organisation politique de la communauté autonome de Catalogne, la Generalitat (« Généralité »), est tentée de faire le grand saut - du moins certains de ses membres.

En diluant certains attributs de l'Etat, l'intégration européenne a vivifié ces nationalismes régionaux. « Il y a trente ans, nous avions en partage avec les autres Espagnols une monnaie, des frontières et un service militaire, observe Jordi Alberich, directeur général de l'influent Cercle d'economia de Barcelone, proche des milieux d'affaires. Plus rien de cela n'existe. Pour la génération des moins de 40 ans, les liens avec l'Espagne sont moins forts. » D'autant que les Catalans n'étudient plus dans la même langue que les autres Espagnols et que leurs principaux médias audiovisuels s'expriment en catalan. L'évolution est très semblable pour les Flamands en Belgique, elle est moins marquée pour l'Ecosse, qui a la livre en partage avec le reste du Royaume-Uni et où les deux langues locales, le gaélique écossais et le scots, ne sont parlées que par une petite minorité.

"AFFADISSEMENT DE L'IDÉAL EUROPÉEN"

Si les nationalismes régionaux profitent du fait que la construction européenne a dépossédé l'Etat du monopole de l'exercice de la puissance publique - dire le droit et battre monnaie -, ils prospèrent dans des monarchies qui, comme le relève Frank Tétart, docteur en géopolitique« n'ont pas réussi à se réaliser en tant que nation ». La construction nationale de l'Espagne, au XIXe siècle, a été un « échec », souligne José Marti, professeur de philosophie du droit à l'université Pompeu Fabra de Barcelone. Le nationalisme, ajoute-t-il, « a longtemps été le synonyme du progressisme car la construction unitaire de l'Espagne renvoyait au franquisme. C'était une construction oppressive et sectaire ».

Dans les années 1990, poursuit-il, le morcellement de la Yougoslavie et de l'URSS, qui ont abouti à la création de nouveaux Etats, a donné une nouvelle impulsion au nationalisme régional. « Si l'Union européenne reconnaît de nouveaux Etats, de quel droit nous dit-elle non ?, demandent, depuis, les nationalistes catalans, note le constitutionnaliste et ancien eurodéputé Olivier Duhamel. La montée de l'indépendantisme est aussi une conséquence de l'affadissement de l'idéal européen, notamment aux yeux des jeunes. La mondialisation a conduit à des crises identitaires, l'Europe aurait pu apparaître comme une réponse mais son incapacité politique à peser sur la scène mondiale, par exemple, l'a disqualifiée comme idéal. Les jeunes ne se disent plus : l'Europe, c'est notre avenir. »

LA «GLOCALISATION»

Président de l'Alliance libre européenne, qui regroupe de nombreux partis régionalistes de l'UE, Eric Defoort, ancien professeur d'histoire à l'Université catholique de Bruxelles et ancien cofondateur de la N-VA, estime que les tentations séparatistes sont liées à la mondialisation. « Les gens ont besoin de «localisation», affirme-t-il. Ils veulent avoir un contenu dans lequel ils se reconnaissent. C'est ce que l'on appelle la «glocalisation». » Pour Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS, ce mouvement n'est pas incompatible avec l'ouverture au monde. « En Ecosse, l'accent est mis sur la culture et son insertion dans les réseaux internationaux, comme en témoigne le Festival international du livre d'Edimbourg. Ces nationalismes veulent jouer l'ouverture, les valeurs contemporaines de connexion, de réseaux. Ils prennent en compte des processus de la mondialisation. » On est bien éloigné de l'acception traditionnelle française du nationalisme, qui, souligne Frank Tétart, renvoie à « une dimension xénophobe ».

Si la perspective nationaliste séduit autant, c'est aussi parce que, en période de crise, elle paraît plus souriante que les discours européens sur l'austérité. « L'Espagne ne présente quasiment que des obligations négatives : réduire le déficit, combattre la corruption, faire maigrir l'administration, diminuer les salaires, appauvrir les services publics, relève le philosophe espagnol José Luis Pardo. Nous avions un projet : construire des Etats-providence. Nous l'avons perdu. Dans le même temps, la Catalogne propose un rêve : le droit de décider de l'indépendance. C'est une illusion, mais certaines conduisent à la victoire. » Le président du gouvernement catalan, Artur Mas, va jusqu'à comparer la lutte pour la « liberté » de la Catalogne avec le combat pour les droits civils des Afro-Américains de Martin Luther King.

ARGUMENTS ÉCONOMIQUES

A cet « idéal » politique, s'ajoutent des arguments économiques. « Avec la crise, nous avons vu surgir un mouvement indépendantiste aux fondements purement économiques, remarque l'historien catalan Joaquim Coll, vice-président de l'Association des fédéralistes de gauche. Le gouvernement catalan a développé un discours populiste qui affirme que l'Espagne pille la Catalogne ou que l'indépendance ferait baisser le chômage de 10 points. La sécession est présentée comme une solution à la crise. » La Catalogne et la Flandre sont, en effet, bien dotées économiquement, et l'Ecosse peut tirer profit des ressources pétrolières de la mer du Nord.

Ce nationalisme new-look n'en pose pas moins des défis redoutables sur le plan du droit et de la décision démocratique. Car les sociétés dans lesquelles il prospère sont loin d'être unanimes. Selon les sondages, entre 40 % et 50 % des Catalans se disent aujourd'hui favorables à l'indépendance (après avoir plafonné à 20 % pendant près de trente ans), mais les taux n'atteignent que 15 % en Flandre et environ 30 % en Ecosse. Quelle valeur conférer aux votes si la participation est faible ? S'ils semblent conditionnés par la crise ? S'ils sont conjoncturels ? Et comment accepter que la Catalogne, l'un des moteurs économiques de l'Espagne, mette en péril l'ensemble du pays sans que le reste des Espagnols aient leur mot à dire ?

« TOTALITARISME SOFT »

L'écrivain Javier Cercas estime ainsi que le référendum réclamé par les séparatistes catalans est illégitime. Dans une tribune publiée le 15 septembre par El Pais, il a dénoncé un « totalitarisme soft » : selon lui, le « droit à décider » revendiqué par les indépendantistes n'est pas en soi un concept démocratique. Ce qui l'est, c'est l'expression d'une opinion dans les conditions prévues par la Constitution et la loi. « On ne peut pas appeler au respect du cadre constitutionnel quand celui-ci est discrédité », réplique le philosophe basque Daniel Innerarity. Il sait bien que les affaires de corruption qui touchent les partis politiques, les administrations et les institutions espagnoles ont miné la confiance des Espagnols dans leur système de représentation.

28/07/2013

LE JOURNAL L’HUMANITÉ ET LE DÉBAT SUR L’EURO

communiqué :

LE JOURNAL L’HUMANITÉ REFUSE DE POURSUIVRE LE DÉBAT SUR L’EURO
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 26 juillet 2013.
 
Tout avait bien commencé.
 
Le 13 juin dernier, conformément à sa ligne éditoriale, l’Humanité publiait l’une de ses nombreuses tribunes ou chroniques dénonçant la sortie de l’euro. Cette dernière tribune était signée par six économistes du PCF. Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, et Jean-Claude Danglot, ancien sénateur et ex-secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais du PCF, proposaient une réponse qui était publiée dans l’Humanité du 2 juillet.

  • Pour accéder à la tribune des économistes pro-euro du PCF (13 juin) et à la réponse de Jacques Nikonoff et Jean-Claude Danglot (2 juillet), cliquez ci-dessous :
    http://www.m-pep.org/spip.php?article3387

 
La tribune de J. Nikonoff et JC Danglot a eu un impact certain parmi les membres et sympathisants du PCF en démontrant la faiblesse de la théorie de « l’autre euro ». C’est pourquoi les six économistes pro-euro du PCF ont publié une nouvelle tribune dans l’Humanité le 9 juillet pour essayer de redresser la situation. C’est le contraire qui s’est produit, leur texte a été particulièrement contre-productif.
 
On aurait pu croire que le journal l’Humanité allait poursuivre son ouverture et encourager le débat sur la question de l’euro. Hélas ce n’est pas le cas puisque la nouvelle réponse de J. Nikonoff et JC Danglot aux six économistes pro-euro du PCF a été refusée par l’Humanité. Cette tribune, en effet, si elle avait été publiée, aurait risqué de mettre le coup de grâce à la thèse déjà chancelante de « l’autre euro, l’autre BCE, l’autre construction européenne ». Ainsi le débat est brutalement interrompu, les économistes pro-euro du PCF ayant pu s’exprimer deux fois, alors que ceux qui prônent la sortie de l’euro et de l’Union européenne par la gauche une seule fois.
 
Mais le débat se poursuivra ailleurs, et ni la politique de l'autruche ni la censure ne pourront faire cesser le doute et le malaise des militants et des sympathisants du Front de gauche. Ces derniers, en effet, croient de moins en moins à la thèse d'un changement de politique radical sans remise en cause de la monnaie unique imposée par une Union européenne qui démontre tous les jours sa vraie nature.