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03/03/2017

Les cours d'eau et l'agriculture en France

NB : il ne faut pas confondre la FNSEA et l'ensemble des agriculteurs, en particulier les agriculteurs "bio".

communiqué :

Une série d'articles de Reporterre sur l'identification et la cartographie des cours d'eau entrepris par l'Etat, et les manoeuvres de la FNSEA pour en faire déclasser le maximum.

Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d'eau

https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

 
https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-c...

La loi sur l'eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d'eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, ...

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d'eau de nos cartes

https://reporterre.net/La-FNSEA-veut-faire-disparaitre-les-petits-cours-d-eau-de-nos-cartes

La nouvelle cartographie des cours d'eau menace l'intérêt général

https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general

18/10/2016

Industrie chimique, industrie pharmaceutique, santé

lu sur :

Perturbateurs endocriniens : un poids énorme sur l'économie américaine


340 milliards de dollars par an : c’est le coût des dégâts sanitaires provoqués par l’exposition de la population aux substances chimiques déréglant le système hormonal.

LE MONDE | 18.10.2016 à 00h53 • Mis à jour le 18.10.2016 à 06h28 | Par Stéphane Foucart

Environ 340 milliards de dollars (308 milliards d’euros) par an : le chiffre est si faramineux qu’il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l’analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18 octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires (obésité, diabète, troubles de la fertilité, troubles neuro-comportementaux, etc.) attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE).

Les PE sont une catégorie de mo­lécules (bisphénols, dioxines, phtalates, etc.) interférant avec le système hormonal et présentes dans de nom­breux pesticides, solvants et plastiques, dans certains cosmétiques ou conditionnements alimentaires. Certains peuvent produire des effets délétères à de faibles niveaux d’exposition.

« Ces estimations sont basées sur des éléments de preuve qui s’accumulent rapidement grâce à des études conduites en laboratoire ou sur les humains, et qui montrent l’association entre l’exposition à ces substances et une variété d’effets délétères », explique Leonardo Trasande, professeur associé à l’université de New York et co-auteur de ces travaux.

Ces différences importantes entre les Etats-Unis et l’Europe sont principalement dues à des différences de réglementation, qui conduisent à des niveaux d’exposition des populations sensiblement différents pour certaines substances.

Lire aussi : 

Présents jusque dans la chaîne alimentaire

Pour mener leur étude, les chercheurs ont utilisé des données d’exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d’études conduites en laboratoire et d’enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains.

Des études de qualité n’étant pas disponibles sur toutes les substances suspectes, « [nous n’avons] pris en compte qu’environ 5 % des PE présents sur le marché », précise M. Trasande. De même, les chercheurs n’ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d’un lien avec une exposition à ces produits.

Selon l’analyse, les substances les plus coûteuses en termes sanitaires sont les « PBDE »  (polybromodiphényl-ethers), une classe d’ignifugeants (ou « retardateurs de flamme ») massivement utilisés outre Atlantique depuis plus de trente ans dans les meubles rembourrés et l’électronique.

Aujourd’hui étroitement régulés ou interdits, ils sont très persistants dans l’environnement et se retrouvent dans les poussières domestiques et jusque dans la chaîne alimentaire. Ils causeraient des dégâts, à hauteur de 240 milliards de dollars annuels environ, aux Etats-Unis.

Ils sont suivis par les plastifiants – bisphénol A (BPA) et phtalates –, présents dans certains récipients alimentaires, dont le coût sanitaire annuel serait de 56 milliards de dollars, puis par les pesticides (organophosphorés notamment), pour quelque 42 milliards par an.

Lire aussi :  
 


Erosion du QI

Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) ou, surtout, les effets neurologiques et neuro-comportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau étant dû à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des PE ayant des effets nocifs sur le neuro-développement.

Comment évaluer le poids économique de cette perte d’intelligence collective ? « La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu’à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2 % de productivité économique sur l’ensemble d’une vie. A l’échelle d’une population, c’est très important. »

Il est tentant de rapporter le coût de 340 milliards de dollars mis en évidence en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3 % en l’occurrence. Cela peut être trompeur. « Attention : ce genre d’externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l’économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d’un autre exercice, très compliqué. »

En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d’autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l’activité. Derrière un « coût » peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, le développement de médicaments ou les frais de prise en charge médicale, etc. « Ce genre d’interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M. Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n’est pas un indicateur de bien-être. »

Lire aussi :  


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/18/le-poids-enorme-des-perturbateurs-endocriniens-sur-l-economie-americaine_5015389_3244.html#X3XHkKMpu8l2vYyP.99

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mon commentaire :

en ce qui concerne l'utilisation des perturbateurs endocriniens et leurs effets, ce qui est valable pour les USA est évidemment valable aussi pour l'Europe

03/10/2016

"L'Europe, l'Europe, l'Europe, en sautant comme un cabri ... (suite)

à lire sur :

Comment l'ex-Commission Barroso fait le jeu des détracteurs de ...

www.lemonde.fr/.../l-image-toujours-plus-ecornee-de-l-ex-commission-barroso_500722...
Il y a 3 heures - Lire aussi : « Les affaires Barroso et Kroes dévoilent l'absence de règles ... qui abîme l'image d'un collège européen dont les membres actuels ...
 

19/09/2016

Les autoroutes en France

à lire sur MEDIAPART :

 
 
 

Autoroutes: Bercy se bat pour éviter toute transparence

Par martine orange

Le ministère de l’économie et des finances se pourvoit en cassation auprès du conseil d’État, dans l’espoir de ne pas avoir à transmettre à Raymond Avrillier l’accord signé entre l’État et les sociétés autoroutières en avril 2015. Mais qu’a donc à cacher Bercy pour s’opposer avec tant de constance à toutes les demandes de communication de ce document, au moment où il annonce un énième programme autoroutier? Lire la suite

09/06/2016

À propos de NDDL

à lire sur MEDIAPART :

 

L'aéroport, le directeur des routes et le paysagiste

Par Jade Lindgaard

Christian Leyrit, le président de la Commission nationale du débat public, chargée d’informer les citoyens sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a collaboré pendant dix ans avec le paysagiste recruté par Vinci pour son aérogare. Il nie tout conflit d’intérêts, alors qu'il présente ce jeudi une synthèse des débats. Lire la suite

 

08/06/2016

Enquête sur l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL)

Contre-référendum national proposé par Nuit Debout Nantes.

https://fr.surveymonkey.com/r/contre-referendum-nddl
survey-taken/?sm=lJCmnyBmzPnh9MuHAvXKQXY_2FHercabm4CxLfYSQ80GqbUUI_2FuQJDqrEaZwCvCc5JUqJLUAj_2FjKyUTkgz0EwVXA_3D_3D

https://fr.surveymonkey.com/results/SM-P96B3ZNR/

Notre-Dame-des-Landes : le Contre-Référendum

https://fr.surveymonkey.com/r/contre-referendum-nddl

Contre-référendum national proposé par Nuit Debout Nantes. ... Ce contre-référendum, partagé par les autres Nuits debout et par des volontaires partout en ...

Notre-Dame-des-Landes : le Contre-Référendum


Q1
Souhaitez-vous que les bénéfices éventuels de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL) soient intégralement reversés aux actionnaires de Vinci ?[Explication cachée par Vinci et par la propagande pro-gouvernementale : Dans le cadre de la « Délégation de service public » d'une durée de 55 ans, les éventuels déficits de fonctionnement de l'aéroport, privé de grandes lignes internationales, retomberaient sur les seuls contribuables locaux, jusqu'à l'horizon 2080, tandis que les bénéfices iraient aux seuls investisseurs privés : Les actionnaires de Vinci toucheront 12 % d'intérêt assurés ; les contribuables devront eux mettre la main à la poche pour leur prêter de l'argent et pour assurer les investissements complémentaires à l'aéroport.]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q2
Souhaitez-vous que les contribuables locaux prennent en charge le surcoût non prévu par Vinci pour raccorder l'aéroport de NDDL à Nantes ?[Explication cachée : Il s'agirait d'une liaison tram-train, non prévue par Vinci, dont le seul coût est estimé à 150 millions d'euros à la charge des contribuables, sans compter les éventuelles charges de fonctionnement, ni le coût des liaisons routières.]
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Q3
Souhaitez-vous une enquête impartiale sur l'honnêteté et la déontologie des hauts fonctionnaires à l'origine du projet d'aéroport ?[Explication cachée : Il s'agit de plusieurs hauts-fonctionnaires, dont l'ancien préfet de Nantes, Bernard Hagelsteen, qui a signé la Déclaration d'utilité publique de l'aéroport à NDDL, et qui désormais, préfet retraité, travaille dans le privé, comme cadre chez Vinci ! Mentionnons également le cas de son épouse, membre du Conseil d'État qui a eu un émettre un avis sur le projet, ainsi que Nicolas Notebaert et Loïc Rocard, membres de cabinet ministériels avec messieurs Gayssot et Valls, qui ont travaillé ou travaillent maintenant chez Vinci Concession.]
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Q4
Cautionnez-vous les profits des spéculateurs immobiliers impliqués dans le projet de NDDL ?[Explication cachée : Il s'agit d'enjeux financiers considérables sur des terrains convoités près de futur aéroport, mais aussi et surtout sur les milliers d'hectares libérables autour de l'actuel site, pour y créer une ville nouvelle, une aubaine qui n'a pas laissé indifférent les spéculateurs immobiliers et bétonneurs du MEDEF].
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Q5
Les élus locaux favorables à l'aéroport doivent-ils être responsables sur leurs biens personnels d'un éventuel « crash » économique du projet ?[Explication : Il serait souhaitable que les élus des collectivités locales soient déclarés responsables sur leurs biens personnels des éventuels déficits de l'équipement aéroportuaire à NDDL].
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Q6
L'usine Airbus doit-elle fermer ?[Explication : L'actuelle usine aérospatiale Airbus, à Bouguenais près de Nantes, qui se sert de la piste actuelle emploie environ 2000 salariés. Qui paierait l'entretien de cette piste abandonnée ? Les contribuables locaux ? Voulez-vous que l'abandon du présent aéroport puisse entraîner le risque d'une fermeture d’Airbus et sa délocalisation ? ]
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Q7
Pour créer de l'emploi, préférez-vous des commandes publiques utiles pour tous et pour la nature ?[Explication : Voulez-vous que l'emploi local puisse être dynamisé par des grands chantiers de travaux publics, à condition qu'ils soient effectivement des investissements d'utilité durable, sociale et écologique, contrairement au transfert d'un aéroport, sans souci des intérêts des actionnaires et des investisseurs immobiliers, tels que la dépollution et l'isolation des logements, les équipements de services publics tels que la santé, l'école, les transports publics locaux ou les logements sociaux ? ]
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Q8
Faut-il que le réchauffement climatique soit accéléré par l'augmentation des rejets polluants de l'aviation ?[Explication : Sachant qu'entre 1990 et 2012, le nombre de passagers-kilomètres-transportés par l'aviation en France a augmenté de 159 % tandis que la croissance des émissions de CO2 due aux avions a augmenté de 62 % (source gouvernementale), êtes-vous personnellement favorable à la poursuite de la croissance des pollutions d'origine aérienne, qui passe par des choix productivistes de constructions de nouvelles pistes et des compagnies low-cost ?]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q9
Enfin, après ces huit questions « non-officielles » non voulues par le gouvernement, nous vous rappelons l'unique question admise officiellement, sur laquelle les électeurs seront appelés à se prononcer le dimanche 26 juin dans les isoloirs, uniquement en Loire-Atlantique :« Êtes-vous favorable au projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? » Le vote sur les questions 1 à 8 dans les bureaux militants chez Nuit Debout ou par cette plateforme internet n'est qu'indicatif et revendicatif, afin de faire entendre une autre voix, la vôtre, mais n'oubliez donc par d'aller également voter "officiellement", si vous résidez en Loire-Atlantique.
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q10
C'est fini ! Nous vous remercions d'avoir participé à cette expérimentation originale de démocratie directe.Vous pouvez si vous le souhaitez participer au financement des frais d'organisation de ce vote en ligne, en allant ici sur notre cagnotte sécurisée:https://www.leetchi.com/c/contre-referendum-nddl Et nous vous demandons pour finir un seul renseignement personnel afin de crédibiliser votre vote et de documenter la représentativité géographique de ce référendum.
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0


Choix de réponses
Réponses
J'habite dans le département 44-Loire-Atlantique (et je n'oublie pas d'aller voter "en vrai", le dimanche 26 juin 2016).
38,87%711
J'habite en Bretagne ou Pays de la Loire (sauf en Loire-Atlantique).
18,37%336
J'habite partout ailleurs en France et dans le monde, sauf dans les régions Bretagne et Pays de Loire.
42,76%782
Total    1 829
Q11
Facultatif : Je laisse ici un avis, un commentaire, une expression personnelle.
Réponses obtenues : 405 Question(s) ignorée(s) : 1 424

10/09/2015

Monsanto, pesticides, lobby patronal, éducation ...

Quelques articles à lire sur BASTAMAG (lien ci-contre)

 

10/09/2015 JUSTICE

Intoxication aux pesticides : un céréalier français fait condamner Monsanto

« Cette victoire est dédiée à tous ceux qui ne sont plus là aujourd’hui pour se (...)

 

0/09/2015 SANTÉ PUBLIQUE

Preignac, ses vignobles, ses pesticides et ses enfants malades de cancer

Les enfants atteints de cancers sur la commune viticole de Preignac, en (...)

 

04/09/2015 EDUCATION

Quand un lobby patronal s’invite dans les lycées pour influencer les enseignants

Cela se présente comme une sélection d’articles d’actualité destinée aux (...)

30/06/2015

Europe de la concurrence libre au bénéfice du néolibéralisme ou de la Démocratie ?

lu sur :

EDITO :: ACTUALITÉ :: Un coup d'état sous nos yeux - Le Courrier

www.lecourrier.ch/130988/un_coup_d_etat_sous_nos_yeux
 

Jean-Claude Juncker avait donné le ton à la fin janvier: «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens», avertissait le président de la Commission européenne, quatre jours après le vote des Grecs. Cinq mois plus tard, la vérité apparaît encore plus crue: aucun gouvernement ne sera toléré s’il ne respecte pas l’agenda néolibéral que s’est fixé l’Europe et auquel la crise de la dette va servir de levier. Du Sud au Nord, le modèle social européen sera démantelé pour rendre les travailleurs plus «compétitifs». Coupable de résister à ce projet, le gouvernement de Syriza doit se soumettre ou s’en aller!
Exagérations? Malheureusement pas. Car c’est bien à une tentative de coup d’Etat larvé à l’encontre d’Alexis Tsipras que l’on assiste. Le rejet mercredi du plan d’austérité proposé par Athènes – 8 milliards d’euros sur deux ans, pesant principalement sur les gros revenus et les entreprises – l’a mis en exergue de façon spectaculaire: le remboursement de la dette est aujourd’hui secondaire pour Bruxelles et Berlin, ce qui importe c’est d’étouffer toute velléité de suivre une voie alternative à la «flexibilisation» du marché du travail, à la baisse des revenus sociaux et aux privatisations.
Et pour acculer Tsipras, tous les moyens sont bons. Comme, par exemple, de multiplier les propos alarmistes afin de provoquer la panique chez les épargnants et causer une crise de liquidités. Ou, comme l’a fait la patronne du FMI, Christine Lagarde, de menacer de déclarer le défaut grec le 1er juillet, alors que les usages admettent un délai de grâce d’un mois.
A ce chantage financier s’ajoutent désormais des méthodes de déstabilisation politique dignes des pires puissances impériales. Ainsi, la volonté d’humilier publiquement le premier ministre grec, en le convoquant mercredi matin pour – prétendument – affiner le compromis mais, en réalité, lui signifier le veto des créanciers. A l’élève Tsipras, on rendit même une copie de son plan, raturée et commentée en rouge vif, du plus bel effet… Une vexation qui fait écho aux propos de Mme Lagarde, une semaine plus tôt, réclamant «un dialogue avec des adultes dans la pièce».
Comme par enchantement, cet être de raison est apparu quatre jours plus tard à Bruxelles, sous les traits de Stavros Theodorakis, leader de To Potami, un petit parti d’opposition de «centre gauche» pesant 6% de l’électorat, invité en grande pompe au dîner des chefs d’Etat lundi soir à Bruxelles, avant de rencontrer le lendemain le commissaire européen Pierre Moscovici. De quoi alimenter les rumeurs savamment distillées quant à la préparation d’un gouvernement d’«union nationale» sans Tsipras, alors que celui-ci dispose pourtant de la majorité au parlement...
Bien sûr, le gouvernement de Syriza ne s’effondrera pas pour si peu. Mais il faut travailler l’opinion, suggérer qu’une page se tourne et placer des pions pour la suite.
La prétendue «généreuse» proposition communiquée hier par les créanciers s’inscrit dans ce même élan. Inadmissible pour la majorité de Syriza (retraite à 67 ans, baisse des rentes pour les plus pauvres) comme pour ses alliés souverainistes (hausse de la TVA sur les îles, seconde coupe dans l’armée), elle vise à isoler Tsipras et à le jeter dans les bras de To Potami et du Pasok, ruinant le projet alternatif porté au pouvoir en janvier. Ou, au moins, à lui faire porter le chapeau de la rupture et de ses conséquences.
Quarante ans après les pays du tiers-monde, l’Europe ne fait pas seulement connaissance avec les plans d’ajustement structurels mais aussi avec les méthodes de coercition politique qui ont servi à les imposer, avant la Grèce, en Amérique latine et en Afrique. Sous les yeux impassibles de millions d’Européens d’ores et déjà soumis à la dictature invisible des marchés.

20/05/2015

À propos des vaccins obligatoires

À écouter ou à lire ... je peux confirmer (de part mon ex-profession) que ces informations sont scientifiquement valables et que le scandale des vaccins et du lobbying pharmaceutique est patent !

 



 

    Institut pour la Protection de la Santé Naturelle  

Merci de faire circuler cette alerte autour de vous, merci de votre soutien.

[VIDEO] 
l’ALERTE du Professeur Henri Joyeux

Cliquez pour écouter de toute URGENCE l'appel du professeur Henri Joyeux, cancérologue et chirurgien contre le scandale du vaccin DTPolio.
 

Merci de tout coeur pour votre mobilisation ! 

Augustin de Livois, 
Président de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle     Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
Association sans but lucratif
Rue du Vieux Marché au Grain, 48
1000 BRUXELLES
www.ipsn.eu 

 

02/03/2015

Les sénateurs UMP votent la réintroduction des coupures d’eau

Lu sur 

France Libertés

www.france-libertes.org/
 

L’amendement présenté par M. Christian CAMBON dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour modifier la loi Brottes et autoriser de nouveau les coupures d’eau en France a été adopté au Sénat le 19 février par 196 voix pour et 138 contre.

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L’amendement présenté par M. Christian CAMBON dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour modifier la loi Brottes et autoriser de nouveau les coupures d’eau en France a été adopté au Sénat le 19 février par 196 voix pour et 138 contre.
Les coupures d’eau pour impayé sont illégales toute l’année depuis le décret d’application de la loi Brottes en février 2014. Depuis près d'un an, la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile de France appuient les personnes démunies victimes de coupures d'eau illégales. Dans ce combat, nous avons gagné à 4 reprises devant les tribunaux. Les ordonnances de jugement confirment notre interprétation de la loi Brottes et sa lecture doit être définitivement éclairée en mars 2015 par la Cour de Cassation dans le cadre d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la Saur.
 
En parallèle, le Sénateur Cambon a déposé un amendement pour modifier la loi Brottes et notamment l'article L115-3 du code social et des familles afin de ré-autoriser les coupures d'eau en France. Or le sénateur Cambon est un émissaire influent des multinationales de l'eau au Sénat. Il est Vice-Président du Sedif, dont le délégataire est Veolia, et Gouverneur du Conseil Mondial de l'Eau, dont l'ancien président est Loïc Fauchon, PDG de Veolia Marseille. Le Sénateur est aussi Maire de Saint Maurice dans le Val-de-Marne et son second adjoint, Monsieur Igor Semo est lobbyiste en chef de la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement
L’amendement était soutenu par les députés UMP et critiqué par le groupe PS et l’ensemble des partis de gauche. Cependant, la Ministre Ségolène Royal s’est déclaré favorable à ce changement législatif qui va pourtant permettre de continuer les abus dont sont victimes les plus démunis. Le gouvernement défend des pratiques immorales et inhumaines, une position au profit des distributeurs d’eau.
Le sénateur Cambon a argumenté l’amendement avec de multiples approximations et erreurs (voir notre analyse détaillée du débat), oubliant l’essentiel du service public : l’accès à l’eau pour tous.
France Libertés continue son combat avec le soutien de nombreux députés au sein de l’Assemblée nationale pour le rejet de cet amendement, quel que soit l’avis du gouvernement, avec l'espoir qu'une loi votée au profit de tous soit respectée et non réécrite au profit de quelques-uns.

24/02/2015

Netanyahou aime raconter des bobards à propos de l'Iran, quand çà l'arrange ...

et les américains gobent ? (les surlignages sont de moi)

lu sur :

 
www.theguardian.com/world/video/2015/feb/23/israeli-intelligence-documents-iran-nuclear-bomb-video

Leaked cables show Netanyahu’s Iran bomb claim contradicted by Mossad

Gulf between Israeli secret service and PM revealed in documents shared with the Guardian along with other secrets including CIA bids to contact Hamas

 Read the leaked document here

Binyamin Netanyahu’s dramatic declaration to world leaders in 2012 that Iran was about a year away from making a nuclear bomb was contradicted by his own secret service, according to a top-secret Mossad document.

It is part of a cache of hundreds of dossiers, files and cables from the world’s major intelligence services – one of the biggest spy leaks in recent times.

Brandishing a cartoon of a bomb with a red line to illustrate his point, the Israeli prime minister warned the UN in New York that Iran would be able to build nuclear weapons the following year and called for action to halt the process.

But in a secret report shared with South Africa a few weeks later, Israel’s intelligence agency concluded that Iran was “not performing the activity necessary to produce weapons”. The report highlights the gulf between the public claims and rhetoric of top Israeli politicians and the assessments of Israel’s military and intelligence establishment.

The disclosure comes as tensions between Israel and its staunchest ally, the US, have dramatically increased ahead of Netanyahu’s planned address to the US Congress on 3 March.

The White House fears the Israeli leader’s anticipated inflammatory rhetoric could damage sensitive negotiations between Tehran and the world’s six big powers over Iran’s nuclear programme. The deadline to agree on a framework is in late March, with the final settlement to come on 30 June. Netanyahu has vowed to block an agreement he claims would give Iran access to a nuclear weapons capability.

The US president, Barack Obama, will not meet Netanyahu during his visit, saying protocol precludes a meeting so close to next month’s general election in Israel.

The documents, almost all marked as confidential or top secret, span almost a decade of global intelligence traffic, from 2006 to December last year. It has been leaked to the al-Jazeera investigative unit and shared with the Guardian.

The papers include details of operations against al-Qaida, Islamic State and other terrorist organisations, but also the targeting of environmental activists.

The files reveal that:

 The CIA attempted to establish contact with Hamas in spite of a US ban.

 South Korean intelligence targeted the leader of Greenpeace.

 Barack Obama “threatened” the Palestinian president to withdraw a bid for recognition of Palestine at the UN.

 South African intelligence spied on Russia over a controversial $100m joint satellite deal.

The cache, which has been independently authenticated by the Guardian, mainly involves exchanges between South Africa’s intelligence agency and its counterparts around the world. It is not the entire volume of traffic but a selective leak.

One of the biggest hauls is from Mossad. But there are also documents from Russia’s FSB, which is responsible for counter-terrorism. Such leaks of Russian material are extremely rare.

Other spy agencies caught up in the trawl include those of the US, Britain, France, Jordan, the UAE, Oman and several African nations.

The scale of the leak, coming 20 months after US whistleblower Edward Snowden handed over tens of thousands of NSA and GCHQ documents to the Guardian, highlights the increasing inability of intelligence agencies to keep their secrets secure.

While the Snowden trove revealed the scale of technological surveillance, the latest spy cables deal with espionage at street level – known to the intelligence agencies as human intelligence, or “humint”. They include surveillance reports, inter-agency information trading, disinformation and backbiting, as well as evidence of infiltration, theft and blackmail.

The leaks show how Africa is becoming increasingly important for global espionage, with the US and other western states building up their presence on the continent and China expanding its economic influence. One serving intelligence officer told the Guardian: “South Africa is the El Dorado of espionage.”

Africa has also become caught up in the US, Israeli and British covert global campaigns to stem the spread of Iranian influence, tighten sanctions and block its nuclear programme.

The Mossad briefing about Iran’s nuclear programme in 2012 was in stark contrast to the alarmist tone set by Netanyahu, who has long presented the Iranian nuclear programme as an existential threat to Israel and a huge risk to world security. The Israeli prime minister told the UN: “By next spring, at most by next summer, at current enrichment rates, they will have finished the medium enrichment and move[d] on to the final stage. From there, it’s only a few months, possibly a few weeks before they get enough enriched uranium for the first bomb.”

He said his information was not based on secret information or military intelligence but International Atomic Energy Agency (IAEA) reports.

Behind the scenes, Mossad took a different view. In a report shared with South African spies on 22 October 2012 – but likely written earlier – it conceded that Iran was “working to close gaps in areas that appear legitimate, such as enrichment reactors, which will reduce the time required to produce weapons from the time the instruction is actually given”.

But the report also states that Iran “does not appear to be ready” to enrich uranium to the higher levels necessary for nuclear weapons. To build a bomb requires enrichment to 90%. Mossad estimated that Iran then had “about 100kg of material enriched to 20%” (which was later diluted or converted under the terms of the 2013 Geneva agreement). Iran has always said it is developing a nuclear programme for civilian energy purposes.

Last week, Netanyahu’s office repeated the claim that “Iran is closer than ever today to obtaining enriched material for a nuclear bomb” in a statement in response to an IAEA report.

A senior Israeli government official said there was no contradiction between Netanyahu’s statements on the Iranian nuclear threat and “the quotes in your story – allegedly from Israeli intelligence”. Both the prime minister and Mossad said Iran was enriching uranium in order to produce weapons, he added.

“Israel believes the proposed nuclear deal with Iran is a bad deal, for it enables the world’s foremost terror state to create capabilities to produce the elements necessary for a nuclear bomb,” he said.

However, Mossad had been at odds with Netanyahu on Iran before. The former Mossad chief Meir Dagan, who left office in December 2010, let it be known that he had opposed an order from Netanyahu to prepare a military attack on Iran.

Other members of Israel’s security establishment were riled by Netanyahu’s rhetoric on the Iranian nuclear threat and his advocacy of military confrontation. In April 2012, a former head of Shin Bet, Israel’s internal security agency, accused Netanyahu of “messianic” political leadership for pressing for military action, saying he and the then defence minister, Ehud Barak, were misleading the public on the Iran issueBenny Gantz, the Israeli military chief of staff, said decisions on tackling Iran “must be made carefully, out of historic responsibility but without hysteria”.

There were also suspicions in Washington that Netanyahu was seeking to bounce Obama into taking a more hawkish line on Iran.

A few days before Netanyahu’s speech to the UN, the then US defence secretary, Leon Panetta, accused the Israeli prime minister of trying to force the US into a corner. “The fact is … presidents of the United States, prime ministers of Israel or any other country … don’t have, you know, a bunch of little red lines that determine their decisions,” he said.

“What they have are facts that are presented to them about what a country is up to, and then they weigh what kind of action is needed in order to deal with that situation. I mean, that’s the real world. Red lines are kind of political arguments that are used to try to put people in a corner.”

15/11/2014

Information du jour (2): les lois internationales sont conformes aux règles fiscales ...

lu sur Le Monde :

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas ...

www.lemonde.fr/.../optimisation-fiscale-les-pratiques-de-starbucks-et-des- pays-bas-decortiquees_4523935_3234.html

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas décortiquées

Le Monde.fr | 14.11.2014 à 17h26 • Mis à jour le 14.11.2014 à 17h47 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

La Commission européenne a rendu publique, vendredi 14 novembre, sa lettre officielle aux Pays-Bas, informant le pays qu’elle enquêtait de manière formelle sur des aides d’État, qu’elle soupçonne illégales, au profit de la chaîne de cafés américaine Starbucks. Elle s’était livrée au même exercice, au début de l’automne, avec les cas Apple en Irlande et Fiat au Luxembourg.

Riche de 50 pages, ce courrier très argumenté date du 11 juin 2014, mais n’a été divulgué que cinq mois plus tard, le temps de laisser aux parties prenantes (Starbucks, l’Etat néerlandais), de l’expurger des données jugées confidentielles.

Cette procédure est habituelle pour la Commission. Mais elle arrive aussi à point nommé, c’est-à-dire une semaine après les « Luxleaks », qui ont révélé les pratiques plus qu’accommodantes du Luxembourg à l’égard des multinationales.

Cela permet de montrer que le Grand-Duché - dont Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission, a été le premier ministre pendant dix-neuf ans - n’est pas le seul paradis fiscal pour le grand capital.

BOÎTE AUX LETTRES

De fait, les Pays-Bas sont aussi un havre pour les grandes entreprises cherchant à minimiser leur imposition. À ce titre, le « cas » Starbucks est éclairant.

La Commission a concentré son enquête sur deux entités néerlandaises du groupe américain, Starbucks Manufacturing BV, qui est censée être une grillerie géante de café, et Starbucks Coffee BV, siège social du groupe pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Starbucks Manufacturing achète des grains de café à une entité suisse, puis les revend aux magasins Starbucks partout en Europe. Cette entité et le siège social payent des royalties, au titre de l’usage de la marque Starbucks, mais aussi pour rétribuer l’acheminement du café aux magasins, à une entité britannique, Alki, qui n’est qu’une boîte aux lettres, et ne paie pas d’impôts au Royaume-Uni.

Bruxelles s’est penchée sur les « tax rulings », ces accords fiscaux que le groupe américain a signés avec l’administration des impôts néerlandaise, en 2008. Plus précisément sur des « arrangements sur des prix de transferts à venir » (les échanges financiers entre entités d’un même groupe).

LE RÔLE CLÉ DES PRIX DE TRANSFERT

Il ressort des observations de la Commission que les prix de transfert entre les deux entités et d’une part la société suisse qui leur vend les grains, et d’autre part les magasins qui les leur achètent torréfiés, ne reflètent pas les prix du marché.

Or, c’est grâce à un accord sur la détermination de ces prix de transfert que la base taxable aux Pays-Bas de Starbucks Manufacturing BV a pu être réduite, et aussi, grâce aux royalties versées à la « boîte aux lettres » britannique Alki.

La charge d’imposition de Starbucks Manufacturing aux Pays-Bas aurait dû augmenter de 36 % à 66 %, sans la signature des « rulings », précise la Commission.

Le cas d’Amazon, au Luxembourg, sur lequel Bruxelles enquête aussi de manière formelle depuis cet automne, se rapprocherait de ce cas de figure : des prix de transferts entre filiales et beaucoup d’argent qui s’en va vers une « transparent company », une boîte aux lettres non imposée.

À ce jour, cependant, la Commission n’a pas conclu à l’existence ou non d’aides d’États illégales entre la chaîne américaine Starbucks et l’Etat néerlandais. Une décision, sur ce cas et sur ceux d’Apple en Irlande et de Fiat aux Pays-Bas, pourrait être prise au printemps 2015, a récemment précisé Margrethe Vestager, la toute nouvelle commissaire à la concurrence.

Lire aussi : Un G20 décisif pour la lutte contre la fraude fiscale

Le secret bancaire et l'évasion fiscale
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01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins 

01/09/2014

OGM : documentaire diffusé ce lundi sur Canal+

à lire sur MEDIAPART et documentaire à regarder ce lundi 1/9/14:

OGM et pesticides_ le désastre argentin, la guerre transatlantique.pdf

29 AOÛT 2014 |  PAR PAUL MOREIRA

Les OGM permettent d'utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c'est l'argumentaire de l'industrie transgénique. 

Problème: il est faux et l'Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d'en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. 

Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. 

Enquête et extraits.

 

11/04/2014

Palestine : la loi du plus fort (grâce au soutien des USA et de l'Europe)

les surlignages sont de moi

lu sur :

Israël gèle le transfert des taxes aux Palestiniens, à titre de sanction...

www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie...

Israël gèle le transfert des taxes aux Palestiniens, à titre de sanction (responsable)

10/04 | 21:44

Israël a gelé le transfert des taxes aux Palestiniens, dans le cadre d'une série de nouvelles sanctions en représailles à leurs demandes d'adhésion à 15 traités et conventions internationaux, a annoncé jeudi à l'AFP un responsable israélien.
"Il a été décidé de geler le reversement des taxes collectées par Israël pour le compte de l'Autorité palestinienne", a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Israël a également suspendu sa participation au développement d'un champ gazier au large de la bande de Gaza adjacent à un champ israélien, un projet promu depuis plusieurs années par Tony Blair, l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie).
L'Etat hébreu va en outre plafonner les dépôts bancaires palestiniens dans ses établissements financiers, a ajouté ce responsable, précisant que ces décisions faisaient suite aux "violations flagrantes des accords conclus" entre les deux parties.
"Israël précise que les pourparlers sous l'égide des Etats-Unis se poursuivront pour tenter de surmonter la crise des négociations", a néanmoins assuré ce responsable.
Ces mesures sont été notifiées aux Palestiniens par le chef de l'administration militaire israélienne dans les Territoires palestiniens, selon la même source.
Le montant des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises transitant par Israël, qui les rétrocède à l'Autorité palestinienne, s'élève en moyenne à quelque 80 millions d'euros par mois.
Ces taxes représentent plus des deux tiers des recettes budgétaires propres de l'Autorité et contribuent au paiement de plus de 150.000 fonctionnaires et des coûts de fonctionnement des ministères.
Les deux parties multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un quatrième et dernier contingent de prisonniers, réclamant désormais une prolongation des négociations de paix au-delà du 29 avril.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a riposté en signant le 1er avril les demandes d'adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux, estimant que les nouvelles exigences posées par Israël pour ces libérations le déliaient de son engagement.
Selon l'entente conclue en juillet 2013 sous l'égide des Etats-Unis, Israël s'était engagé à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant 1993.
En contrepartie, la direction palestinienne avait consenti à suspendre jusqu'à la fin des pourparlers toute démarche d'adhésion aux organisations internationales, y compris les instances judiciaires à compétence mondiale susceptibles de poursuivre Israël.   Copyright © 2010 AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) (dépêches, logo) sont protégées pas des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune des informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploité commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

18/03/2014

TRACFIN et les politiciens professionnels (affaire Cahuzac)

lu sur  MEDIAPART :

Soutien au lanceur d'alerte Olivier Thérondel le 21 mars

Que nous apprend Olivier Thérondel (peudo La Fouine) ?

Tracfin, chargé de contrôler les mouvements suspects de capitaux, est paralysé par le pouvoir politique dès que son action gène ce pouvoir. Or quand 600 000€ sont rapatriés par Jérome Cahuzac de Singapour,  Bercy ou une autre haute autorité bloque le dossier. La pression exercée sur Mr Carpentier, directeur de Tracfin par Bercy est répercutée sur le travail d’Olivier Thérondel. Le dossier est enterré alors qu’il est d’importance. Olivier Thérondel est le lanceur d’alerte qui fait dérailler l’enchainement de compromissions qui voudraient que les citoyens ne connaissent rien de ce qui les concerne au premier chef.

Nous devons le soutenir, comme James Dunne et d’autres, car en n’acceptant pas de rentrer dans les combines de ses supérieurs il nous défend tous. Son action est exemplaire. Or aujourd’hui la machine bureaucratique voudrait lui faire payer son acte courageux. Ne la laissons pas faire. CAMédia a commencé à organiser un soutien financier pour James Dunne et a entamé des démarches pour associer diverses organisations dans la défense des lanceurs d’alerte. Les besoins d’Olivier Thérondel ne sont pas pour l’instant financiers.

Soutenons-le en diffusant partout l’information sur son affaire, en étant  nombreux à son procès le 21 mars au TGI de Paris, à 13h30 et sachons nous concentrer sur les vrais complices des malversations qui sont les adversaires.

Roger Evano et Marielle Billy

liens :

14/03/2014

Dix morts à Gaza

France Inter

ment !

çà me rappelle :

BBC : "Radio Paris ment" - Jalons Pour l'histoire du temps présent ...

fresques.ina.fr/.../bbc-radio-paris-ment-et-messages-personnels.html
 

Générique de l'émission de la BBC à destination de la France, avec la ritournelle très connue : "Radio Paris mentRadio Paris ment, Radio Paris est allemand".

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Gaza: Mensonges flagrants à France Inter, par Michèle Sibony

A lire sur le site de l'Agence.

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Sur le même sujet, sur le site de l' Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/

"Les médias occidentaux montrent la version israélienne, et n’évoquent jamais les dix morts palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, assassinés de sang froid par l’armée de l’occupation israélienne la veille de cette nouvelle escalade militaire israélienne contre la bande de Gaza : deux poids et deux mesures !"

Lire le texte de Ziad Medoukh ce vendredi 14 mars.

31/01/2014

Les HLM et le plus grand bailleur social de France : népotisme et affairisme

lu sur :

Les étranges affaires du plus gros bailleur social de France

Le Monde -

LE MONDE | 30.01.2014 à 12h20 • Mis à jour le 30.01.2014 à 15h55 |Par Bertrand Bissuel et Denis Cosnard

Un vent mauvais souffle sur la Société nationale immobilière (SNI), le plus important bailleur de France. Taxée, il y a quelques jours, de népotisme pour avoir fait entrer dans son comité exécutif le fils du ministre de la défense, Thomas Le Drian, cette société d'économie mixte (SEM) est également pointée du doigt dans un « rapport particulier » de la Cour des comptes, resté confidentiel jusqu'à présent et dont Le Monde a pris connaissance.

Remis en 2013, ce document critique le rôle joué par la SNI dans une transaction probablement sans précédent : la vente en 2009 par Icade de son patrimoine locatif, soit un peu plus de 30 000 habitations. Dans cette affaire, considère la Cour, la SNI s'est retrouvée en situation de « conflit d'intérêts » et a lésé les organismes HLM qu'elle était censée épauler. La haute juridiction laisse aussi entendre que la Caisse des dépôts a une part de responsabilité dans ces dysfonctionnements.

L'opération a été baptisée « projet Twist » chez Icade. Fin 2008, cette société foncière, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), décide de se délester de son parc résidentiel, dont une partie a le « label » HLM pour une durée déterminée. Un consortium de 26 bailleurs sociaux, emmené par la SNI – elle aussi filiale de la CDC –, se porte alors candidat pour racheter ces immeubles, situés en Ile-de-France.

Quelques mois plus tard, l'acte de cession est signé. Le groupement d'organismes piloté par la SNI acquiert, pour 1,7 milliard d'euros, environ 26 000 logements (les quelque 5 000 restants étant cédés à d'autres bailleurs ou conservés par Icade).

JOLIS DIVIDENDES

A l'époque, la transaction mécontente plusieurs élus locaux, notamment parce qu'elle conduit le monde HLM à payer « une deuxième fois » des immeubles qui avaient été construits avec des « fonds publics ». Dans certaines communes, comme à Sceaux (Hauts-de-Seine), le prix réclamé est jugé « plus élevé que de raison », selon le maire (centriste) Philippe Laurent. Grâce à cette gigantesque partie de Monopoly, des dirigeants d'Icade, titulaires de stock-options, et les actionnaires de la société vont empocher de jolis dividendes, s'indigne Stéphane Peu, adjoint au maire (PCF) de Saint-Denis.

Quatre ans plus tard, certaines de ces critiques figurent dans le rapport de la Cour des comptes. Pour elle, le projet Twist s'est mis en place dans un entre-soi très discutable. Pourquoi ? Parce que la Caisse des dépôts avait un pouvoir d'influence sur le vendeur et sur l'acheteur. Actionnaire principale d'Icade, elle avait un intérêt « évidemment identique » à celui de sa filiale : vendre au prix le plus élevé possible de manière à augmenter les bénéfices donc les dividendes accordés aux détenteurs de parts d'Icade.

La SNI, elle, poursuivait l'objectif inverse, en principe, mais son action pouvait être infléchie par la Caisse des dépôts « dans un sens favorable », puisqu'elle détient la quasi-totalité du capital social de la SNI. Cette dernière était donc « de manière patente, en situation, sinon de conflit d'intérêts, du moins de conflit de mission ».

La Cour s'étonne également que le « conseil » de la SNI dans cette transaction ait, « de fait », été désigné par la Caisse des dépôts, alors même que celle-ci avait recours à lui. « Le conflit d'intérêts du côté du conseil était patent », estiment les auteurs du rapport, sans divulguer son nom.

« REFUS D'ACHETER »

En tant que patron du consortium, la SNI « aurait dû s'attacher » à défendre en priorité les intérêts de ses mandants, qui lui ont d'ailleurs versé des « honoraires » pour cela : 6,7 millions d'euros TTC, précise le rapport. Mais en réalité, elle a fait en sorte qu'Icade obtienne « un prix conforme à ses attentes ». Le niveau « plutôt soutenu » des prétentions du vendeur est, du reste, attesté « par le refus d'acheter de certaines communes » – celle de Sceaux, notamment.

Le contexte était pourtant très favorable aux candidats à l'achat. A l'époque, sous l'effet de la crise financière, les cours de l'immobilier s'étaient affaissés, ce « qui aurait dû renforcer la main du consortium face à Icade », pointe la Cour. Et d'ajouter : « La SNI aurait dû (…) insister pour l'adoption de prix de référence plus bas ». Une observation qui sous-entend qu'elle ne l'a pas fait, aux yeux des magistrats de la rue Cambon.

Le rapport reconnaît que ses conclusions ne sont pas partagées par France Domaine : chargé de vérifier si l'addition n'était pas trop salée, ce service de l'Etat a jugé qu'à quelques exceptions près, aucun acheteur n'avait payé « de prix excessif pour ses acquisitions prises globalement ». Cependant, pondère la Cour, ces avis « ont été rendus sur dossiers, évidemment fournis par Icade », ce qui relativise, selon elle, leur justesse.

Enfin, le groupe SNI a su mieux tirer son épingle du jeu que les autres organismes : sur les biens qu'il a acquis, il a bénéficié d'« une décote supérieure à celle consentie en moyenne au consortium ».

« NOUS N'AVONS PAS GAGNÉ D'ARGENT »

Affirmation infondée, rétorque Yves Chazelle, le directeur général du groupe. D'après lui, les patrimoines mis en vente ne sont pas comparables entre eux car il faut tenir compte de leur localisation, de leur état général, etc. De même, il est faux selon lui de soutenir que les 26 bailleurs affiliés au consortium ont réalisé une mauvaise affaire : « Le prix auquel les 26 000 logements ont été cédés était inférieur en moyenne de 15 % à l'actif net réévalué , une notion que les experts utilisent pour déterminer la valeur d'un bien, explique M. Chazelle. En revanche, les quelques bailleurs extérieurs au consortium qui ont acheté des habitations à Icade ont déboursé des montants supérieurs de 10 % à l'ANR. »

S'agissant des 6,7 millions d'euros payés par les organismes HLM à la SNI, une partie de la somme a servi à rétribuer les banquiers d'affaires et les avocats qui sont intervenus dans le dossier, indique M. Chazelle. Le solde a « couvert les frais engagés par le groupe »« Nous n'avons pas gagné d'argent », assure le directeur général.

Quant au soupçon de conflit d'intérêts, il ne repose sur rien de tangible, déclare M. Chazelle : « La Caisse des dépôts est restée en dehors de la négociation avec Icade et nous n'avons pas agi sur ordre de notre actionnaire. La seule instruction que nous ayons reçue visait à plafonner le nombre de logements que nous pouvions acquérir à l'occasion de cette opération. »

Le directeur général conteste aussi l'idée selon laquelle le conseil que la SNI a pris dans les tractations avec Icade avait déjà été sollicité par la CDC.

Sollicitée par Le Monde, la direction de la Caisse des dépôts réfute, elle aussi, l'existence d'un conflit d'intérêts. Un porte-parole fait valoir qu'elle « n'a joué qu'un rôle de supervision d'ensemble » et qu'elle ne s'est jamais immiscée dans les pourparlers entre le vendeur et l'acquéreur : « Elle s'est abstenue lors des réunions du conseil d'administration d'Icade et du conseil de surveillance de la SNI. » En outre, poursuit-il, les bailleurs membres du consortium se sont déclarés « très satisfaits de l'opération ».

  • Bertrand Bissuel 
    Journaliste au Monde
  • Denis Cosnard 
    Journaliste au Monde
    La SNI, 275 000 logements, 1 million de locataires
     
    Créée en 1961 pour loger les militaires, la Société nationale immobilière (SNI) est aujourd’hui le premier bailleur de France. Elle loge environ 1 million de personnes, dans près de 275 000 logements, en particulier des HLM.
    Depuis 2004, la SNI a quitté la tutelle de l’Etat pour devenir une filiale de la Caisse des dépôts. Elle emploie 4 200 personnes.
    Pour André Yché, son patron depuis 1999, la SNI est avant tout un « outil » de la politique du logement et de la relance de la construction souhaitée par François Hollande. Elle a récemment lancé deux appels à projets pour construire un total de 20 000 logements.

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

16/01/2014

Science sans conscience ... (suite)

Voir aussi la note du 18/12/2013 sur ce blog :

"Science sans conscience...

lu sur :

www.lemonde.fr/sante/article/2014/01/16/polemique-autour...

 

LE MONDE | 16.01.2014 à 11h29 |

Par Stéphane Foucart

 
La polémique est sortie des cercles scientifiques et gagne désormais la société civile. Dans un courrier rendu public jeudi 16 janvier, l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) interpelle les présidences de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'université Paris-Sud, leur demandant de renoncer à nommer un chercheur controversé, Paolo Boffetta, à la tête du principal centre de recherche français en épidémiologie.

Ce dernier, le Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP), est placé sous la double tutelle de l'Inserm et de l'université Paris-Sud et doit voir un nouveau directeur être désigné courant 2014. Le processus de sélection est entamé depuis plusieurs mois et M. Boffetta est seul en lice. 

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S'appuyant sur des informations issues « des victimes italiennes de l'amiante, ainsi que de chercheurs compétents en épidémiologie et en santé publique », l'Andeva estime que « la candidature de M. Boffetta est gravement entachée de conflits d'intérêts majeurs, totalement incompatibles avec la direction du plus grand centre d'épidémiologie français ».

 IL DÉFEND LE LABORATOIRE PHARMACEUTIQUE TAKÉDA

L'association fait notamment référence aux activités de consultant exercées par l'épidémiologiste italien. Outre son affiliation académique – il est aujourd'hui professeur à la Mount Sinai School of Medicine de New York (Etats-Unis) –, ce dernier était en effet jusqu'aux derniers jours de l'année 2013 vice-président d'une société de conseil basée à Lyon, l'International Prevention Research Institute (IPRI). Or, écrit l'Andeva, « l'IPRI produit et vend aux industriels des expertises ou articles ‘‘scientifiques sur les questions de santé et risques sanitaires ».

M. Boffetta assure de son côté que « l'IPRI travaille également avec des organismes publics ». « Je ne suis plus affilié à l'IPRI et je n'en suis plus actionnaire », ajoute l'intéressé, qui s'est engagé à cesser toute activité de conseil une fois nommé à la tête du CESP. Cependant, en février, le chercheur italien assistera le laboratoire pharmaceutique Takeda, attaqué devant la justice américaine par des patients atteints de cancer de la vessie après avoir pris l'antidiabétique Actos. En France, ce dernier a été retiré en 2011.

Dans sa lettre, également adressée aux ministères de la recherche et de la santé, l'Andeva attire plutôt l'attention sur un article, publié début 2012 par M. Boffetta dans la revue European Journal of Cancer Prevention. La conclusion en est que « le risque de mésothéliome (cancer de la plèvre), pour les travailleurs exposés dans un passé lointain, n'est pas modifié de façon appréciable par les expositions ultérieures et arrêter l'exposition ne modifie pas matériellement le risque ultérieur ». En clair, il serait inutile de réduire l'exposition à l'amiante des travailleurs ayant déjà été exposés dans le passé.

L'AFFAIRE N'EST PLUS STRICTEMENT FRANÇAISE

L'assertion fait bondir l'Andeva : « Toute la littérature scientifique concernant les cancérogènes en général et l'amiante en particulier tend à montrer le rôle des expositions cumulées. » De plus, ajoute l'association, l'article en question a été rédigé et soumis à la revue alors que M. Boffetta avait été recruté comme expert-témoin par la société Montefibre, pour défendre la direction de son usine de Verbania (Italie) contre des poursuites pénales pour négligences, ayant conduit à la mort d'une douzaine de travailleurs exposés à l'amiante. Or, relève l'Andeva, non seulement l'article publié épouse la ligne de défense de l'entreprise textile, mais M. Boffetta a déclaré ne pas être en conflit d'intérêt.

L'affaire n'est plus strictement française. Début janvier, une dizaine de médecins ou chercheurs spécialistes de la santé au travail (canadiens, allemand et français) ont adressé une plainte au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée de collecter les résultats de la recherche sur le cancer. Un autre article sur les dégâts de l'amiante, cosigné par des membres du CIRC et M. Boffetta et publié en 2012 dans une autre revue, omettait également de préciser les liens d'intérêts du chercheur italien.

Chercheur prestigieux, M. Boffetta dispose aussi de soutiens parmi des épidémiologistes français peu suspects de complaisance vis-à-vis des industriels. Désirant ne pas être cités, beaucoup insistent sur son envergure scientifique et sur le fait que l'intéressé a déjà aussi assisté en justice des associations de victimes.

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31 janvier 2014 :

Dans un entrefilet du Monde daté du 31 janvier 2014, on apprend que la candidature contestée de Paolo Boffetta a été retirée.

Curieusement, seul une information en langue anglaise en fait état :

News text :

Jan 31, 2014

A 15-line tidbit in today’s Le Monde draws the line under the controversial candidacy of Paolo Boffetta as head of one of France's leading health institutions: the Centre for Research in Epidemiology and Population Health (CESP). The news item states that the industry-linked scientist withdrew his candidacy in a letter sent to the heads of CESP on January 28. Boffetta’s links to industry had been exposed in Le Monde and his candidacy had been denounced by asbestos victims and international scientists. See Le Monde: Epidémiologie: retrait d’une candidature contestée (Epidemiology: retraction of contested candidature).

 

International Ban Asbestos Secretariat (IBAS) - Voice of the global ...

www.ibasecretariat.org/
See Le Monde: Epidémiologieretrait d'une candidature contestée ( Epidemiology: retraction of contested candidature). Jan 31, 2014. Yesterday ( January 30 ...

09/01/2014

Mettre fin à l'omnipotence des partis politiques ! (aux municipales de 2014 ?)

À lire sur MEDIAPART :

 

La République insultée
PARFRANÇOIS BONNET

 

extrait  :

..."Le symbole est clair : une large partie des responsables politiques estiment ne pas avoir de comptes à rendre à la justice et utilisent tous les moyens institutionnels à leur disposition pour y échapper. Une anecdote en dit long sur ces arrangements à huis clos : la demande de levée d'immunité ne peut même pas être rendue publique et il n'y a pas d'explications de vote !"...

voir aussi sur le site de l'Assemblée Nationale :

L'immunité parlementaire  

sur le site de l'Express:

et la note du 4/1/2014 sur ce blog:

Municipales de 2014 : mettre fin à...

18/12/2013

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" : un exemple

les surlignages sont de moi 

lu sur :

www.lemonde.fr/sciences/article/2013/12/16/les-troubles...

 

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LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 16.12.2013 à 17h01 • Mis à jour le 17.12.2013 à 07h23 |Par Stéphane Foucart

Paolo Boffetta, 55 ans, est une sommité ; il est l'un des épidémiologistes les plus prolifiques et les plus influents de sa génération. Professeur associé à l'université de New York après un long passage au Centre international de recherche sur lecancer (CIRC), il est l'auteur de près d'un millier de publications et a le profil idéal pour être le prochain directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (CESP, Inserm-université Paris-Sud). Le poste est d'ailleurs àprendre, et M. Boffetta est désormais seul en lice.

Les choses ne sont pourtant pas si simples. Car son arrivée, prévue pour début 2015 à la tête du CESP, ouvre une âpre polémique au sein de la communauté concernée. Ses partisans mettent en avant son envergure scientifique ; ses détracteurs le décrivent comme un mercenaire qui, depuis quelques années, enchaîne les missions de consultance pour des industries polluantes. Dans la littérature scientifique ou dans les prétoires, accusent-ils, M. Boffetta relativise ou conteste des risques liés à leurs activités ou leurs produits – quand bien même ces risques font l'objet de larges consensus.

« Lorsque Paolo Boffetta était au CIRC, il endossait des conclusions sur la nocivité de certaines substances, mais il les conteste depuis qu'il travaille pour l'industrie, dit l'épidémiologiste Paolo Vineis, professeur à l'Imperial College de Londres (Royaume-Uni).C'est très clair dans le cas de la dioxine, mais c'est également le cas pour d'autres substances. » Pour établir le niveau de cancérogénicité d'une substance, le CIRC réunit des dizaines de scientifiques du monde académique, choisis en fonction de leur autorité et de leur absence de conflits d'intérêts. La classification du CIRC – entre cancérogènes avérés, « probables » et « possibles » – jouit du plus haut niveau de consensus.

DIOXINE

En 1997, le CIRC classait la dioxine TCDD comme cancérogène. En 2011, sur commande d'une fondation du syndicat des industriels américains de la chimie (l'American Chemistry Council), M. Boffetta publiait dans Critical Reviews in Toxicology une synthèse affirmant que les « récentes preuves épidémiologiques échouent à démontrer de manière conclusive un lien entre l'exposition au TCDD et le cancer chez les humains ». M. Boffetta assure ne pas s'être contredit, dans la mesure où le personnel du CIRC, dont il faisait partie en 1997, ne participe pas directement aux évaluations scientifiques.

Il y a d'autres exemples. En 2011, sur cofinancement de Frito-Lay, une filiale de Pepsi, il relativise les risques posés par l'acrylamide (un sous-produit des cuissons à haute température), cancérogène selon le CIRC. L'année suivante, il signe une autre review, financée par Materion Brush, selon laquelle « les preuves disponibles ne soutiennent pas un lien causal entre l'exposition professionnelle au béryllium et le risque de cancer ». Le béryllium (auquel de nombreux ouvriers sont exposés) est pourtant, lui aussi, un cancérogène avéré.

La même année, sur commande de l'American Chemistry Council, il publie une synthèse de littérature ne trouvant aucun lien entre leucémie et exposition au formaldéhyde, par ailleurs cancérogène avéré selon le CIRC. A des degrés divers, ce schéma se répète pour le styrène (composé entrant dans la composition de certains plastiques) et l'atrazine (un herbicide interdit en Europe) : des synthèses de littérature financées par les industriels intéressés sont cosignées par Paolo Boffetta dans les revues internationales, concluant de manière favorable.

EMANATIONS DIESEL

« Il est souvent précisé que ces travaux sont financés par un unrestricted grant, ce qui signifie que l'auteur n'est pas tenu de soumettre ses résultats au commanditaire, dit un épidémiologiste français qui, comme la grande majorité des chercheurs interrogés par Le Monde, a requis l'anonymat. Mais là, c'est un système : à chaque fois, les conclusions sont favorables à l'industriel qui paie. Donc si je suis un gros pollueur et que je veux un papier publié dans la littérature scientifique qui dédouane mes activités, je sais à qui m'adresser. »

L'article qui a soulevé le plus de ressentiment est celui publié en ligne en juin 2012 dansCritical Reviews in Toxicology, sur les émanations des moteurs diesel. Le papier du chercheur italien conclut que « le poids de l'évidence est inadéquat pour confirmerl'hypothèse d'un lien entre diesel et cancer du poumon ». Selon sa déclaration d'intérêts, l'épidémiologiste a travaillé sur cet article comme « consultant pour le Mining Awareness Resource Group [MARG] ».

Le MARG est une coalition de géants miniers peu réputée pour son attachement à la science. En février 2012, The Lancet révélait que les avocats du MARG avaient adressé à plusieurs revues – dont The Lancet – une lettre les menaçant de « conséquences » si elles publiaient les résultats d'une grande étude épidémiologique américaine (dite DEMS) évaluant les effets sanitaires du diesel sur les mineurs. Ces derniers, qui travaillent dans une atmosphère confinée aux côtés de machines tournant au gasoil, sont parmi la main-d'œuvre la plus exposée… et la plus susceptible de se retourner contre son employeur en cas de maladie.

« CONSULTANT PAYÉ »

Selon The Lancet, le MARG tentait de bloquer la publication de ces travaux afin qu'ils ne puissent pas être pris en compte par le CIRC, qui mettait alors à jour son avis sur le diesel. En mars 2012, le Journal of the National Cancer Institute (JNCI) passait outre les menaces du MARG et publiait les résultats de l'étude DEMS. Quelques semaines plus tard, la revue recevait une critique de l'étude en question, signée de Paolo Boffetta, agissant selon sa déclaration d'intérêts comme « consultant payé par Navistar » – un transporteur routier américain dont les salariés sont, comme les mineurs, exposés aux émanations du diesel…

Mi-juin 2012, le CIRC classait finalement les émanations du diesel comme cancérogènes mais, quelques jours auparavant, était publiée la fameuse synthèse de littérature commanditée par le MARG et signée par M. Boffetta, mettant en doute le lien entre diesel et cancer du poumon… « Ce travail semble avoir été spécifiquement écrit pour influencer ou pour disputer les conclusions du CIRC », dit Neil Pearce, professeur à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (Royaume-Uni) et past president de l'International Epidemiological Association (IEA). Pour Paolo Vineis, l'activité de M. Boffetta s'inscrivait à l'évidence dans une stratégie plus large d'industriels visant à affaiblir l'avis du CIRC. L'intéressé répond que ce dernier n'est pas, stricto sensu, mentionné dans son article, dont il ne maîtrisait pas la date de publication.

« PARTIE ÉMERGÉE DE L'ICEBERG »

« Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, dit M. Vineis. Tout cela se produit dans un contexte où l'industrie essaie, dans plusieurs domaines, de contester des résultats solides en créant de la confusion, en soutenant par exemple l'idée que l'épidémiologie est une science faible en laquelle nous ne devrions pas avoir confiance. » Depuis fin novembre, l'ébauche d'un article collectif circule dans la communauté épidémiologique pour réfuter cette idée. Avec, comme cible de l'article, plusieurs publications récentes de M. Boffetta. Au dernier pointage, Neil Pearce, l'un des principaux auteurs, comptait « environ quatre-vingts signataires, parmi lesquels des personnalités éminentes de l'épidémiologie ».

A l'Inserm, cotutelle du CESP, on se dit « très surpris » de cette levée de boucliers. « La candidature de Paolo Boffetta a été examinée par un comité scientifique international, dans le cadre d'un appel à candidatures lui-même international, lancé conjointement par l'université Paris-Sud et nous-mêmes, dit Jean-Paul Moatti, directeur de la santé publique à l'Inserm. Toutes les équipes qui s'inscrivent dans le projet de renouvellement du CESP se sont engagées aux côtés de Paolo Boffetta. La procédure suit son cours normalement, en respectant les avis émis par les scientifiques, notamment par le Conseil scientifique consultatif du centre qui compte des experts européens de haut niveau. » Cependant, d'autres équipes, aujourd'hui intégrées au CESP, quitteront le centre à l'arrivée de M. Boffetta, dans un contexte de désaccords violents et d'oppositions personnelles.

L'affaire divise bien au-delà des écoles de pensée. Des chercheurs peu suspects de complaisance vis-à-vis de l'industrie soutiennent ainsi l'épidémiologiste italien, rappelant qu'il s'est engagé à cesser ses collaborations privées. D'autres estiment, en France et à l'étranger, que les liens noués par M. Boffetta avec les gros pollueurs sont trop étroits pour que l'indépendance du CESP n'en pâtisse pas. « C'est un gâchis immense, car Paolo est un chercheur magnifique, dit un de ses détracteurs. Bien sûr, il a le droit de faire ce qu'il fait. Et nous, nous avons le droit de ne plus lui faire confiance. »

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Amiante : une curieuse expertise :

Résumé d'un article cosigné par Paolo Boffetta et accepté en un temps record par la revue "European Journal of Cancer Prevention" en 2011.

 

05/10/2013

Perturbateurs endocriniens et Europe à 27 : lobbying à tous les étages

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/04/les-perturbateurs-endocriniens-au-c-ur-d-un-scandale-europeen_3489918_3244.html

Les perturbateurs endocriniens au cœur d'un scandale européen

LE MONDE | 04.10.2013 à 15h45 • Mis à jour le 04.10.2013 à 17h46 |Par Paul Benkimoun et Stéphane Foucart

Le dossier est si explosif qu'il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l'ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

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Bruxelles doit statuer d'ici à la fin de l'année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l'instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manoeuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

"LA SCIENCE EST DEVENUE L'ENJEU D'UNE GUERRE"

La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d'une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d'organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des "précautions scientifiquement infondées". Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.

Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d'années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). En particulier, chez l'animal, l'exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. "Le problème des "intentions dissimulées" s'est accentué en même temps que s'est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l'industrie, écrivent, dans la revueEnvironmental HealthPhilippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l'enjeu d'une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène."

PAS MOINS DE 18 CONTRATS DE CONSULTANT ENTRE 2007 ET 2012

Dans la même édition d'Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d'endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d'"une volonté d'influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne". Une centaine d'autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revueEndocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs "représente la science de manière trompeuse".

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s'indignent de ce que ces derniers n'ont pas divulgué – comme d'usage dans les revues scientifiques – leurs liens d'intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. "C'est ce qu'ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l'OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C'est aussi ce qu'ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs."

Les liens de ces derniers avec l'industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l'agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec "des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies".

LETTRE OUVERTE À LA CONSEILLÈRE SCIENTIFIQUE DE M. BARROSO

Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d'autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n'a pas divulgué l'identité. Et la liste ne s'arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l'initiative d'une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d'autres scientifiques. Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d'entre eux ont aussi des liens avec des industriels.

"Les estimations les plus récentes suggèrent que près d'un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués." Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s'étonne "qu'ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients".

LES ZONES D'OMBRE S'ÉTENDENT AUSSI AU SEIN DE LA COMMISSION

M. Dietrich n'a pas souhaité répondre au Monde. L'un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu'il n'y a eu "aucune implication de l'industrie, formelle ou informelle", dans l'initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d'ombre s'étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d'autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d'intérêts d'Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d'intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l'issue d'un "processus de recrutement rigoureux".

Débat sur les perturbateurs endocriniens

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15/06/2013

La protection des données personnelles sur internet

(lu sur :

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/06/02/tres-cheres-donnees-personnelles_3422477_3208.html

Très chères données personnelles - Le Monde

LE MONDE | 02.06.2013 à 18h38 • Mis à jour le 05.06.2013 à 23h40

Par Yves Eudes

Très chères données personnelles.pdf

extrait :

..."Pour aller plus vite, les lobbyistes ont repris à leur compte une pratique classique : ils rédigent des propositions d'amendements prêts à l'emploi, qu'ils envoient aux eurodéputés jugés les plus favorables à leur cause – notamment les conservateurs et les eurosceptiques.

Le résultat est spectaculaire : en quelques mois, plus de quatre mille amendements au DPR ont été déposés, dont beaucoup sont directement inspirés de textes envoyés par les lobbyistes. L'ampleur du système a été mise au jour par le journaliste allemand Richard Gutjahr.

Avec l'aide d'un ami hacker, il a créé un moteur de recherche accessible sur Internet, baptisé "Lobbyplag" (*) : "Grâce à l'aide discrète de quelques assistants parlementaires, nous nous sommes procuré des propositions d'amendements envoyées par les lobbies. Puis, nous les comparons, mot par mot, avec les textes des amendements déposés par les députés." On découvre, par exemple, qu'un député britannique conservateur a déposé 55 amendements, dont 14 sont en fait des textes envoyés par Amazon, eBay et l'American Chamber of Commerce. Ils visent à supprimer les protections pour les données stockées sous pseudonyme, à baisser le montant des amendes en cas de violation du règlement, à faciliter le transfert de fichiers vers des sous-traitants, ou à limiter les droits des citoyens contre les profilages abusifs. "...

(*) http://lobbyplag.eu/map

10/06/2013

France : lobbying et projet de loi sur la consommation

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/08/autour-des-deputes-le-ballet-des-lobbyistes-sur-le-projet-de-loi-sur-la-consommation_3426558_3234.html

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Autour des députés, le ballet des lobbyistes sur le projet de loi sur la consommation

LE MONDE | 08.06.2013 à 09h49 • Mis à jour le 08.06.2013 à 10h29

Par Cécile Prudhomme

C'est peu dire que le projet de loi sur la consommation, porté par le ministre Benoît Hamon, anime les milieux économiques. Déjeuners "off" de décryptage, conférences de presse, rencontres individuelles... les lobbyistes de tout poil sont sur le pont.

Ce n'est pas Razzy Hammadi, député (PS) de Seine-Saint-Denis, qui dira le contraire. Depuis qu'il a été nommé rapporteur du texte à l'Assemblée nationale, il a reçu pas moins de 132 personnes ou structures qui ont souhaité l'"éclairer". Certains plusieurs fois. En tout, plus de 200 rencontres à ce jour.

Le tempo s'est d'autant plus accéléré dernièrement que les premiers amendements seront examinés mardi 11 juin par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, avant examen du texte en séance le 25 juin.

Création de l'action de groupe, résiliation des assurances... tous les principaux sujets du projet sont matière à débat. Plusieurs centaines d'amendements ont déjà été déposés.

NOMBREUX AMENDEMENTS

La partie qui a fait l'objet du plus grand nombre d'amendements concerne le crédit, alors que le contenu du projet sur ce sujet n'est pas encore connu. Le volet sur la création d'un registre national des crédits aux particuliers a en effet été retiré temporairement du projet de loi pour être retravaillé avant d'être réintroduit par amendement gouvernemental.

Derrière les nombreux amendements déjà déposés sur ce sujet, on devine les préoccupations des banques qui remettent en question la constitution même de ce fichier – d'autant que certaines ont le leur en interne. D'autres amendements visent aussi à interdire le crédit revolving.

Les intérêts du monde économique sont divers : les organisations patronales, comme la CGPME ou le Medef, font front commun sur la problématique du montant des sanctions administratives (multipliées par dix), mais aussi sur les actions de groupe. L'Association française des entreprises privées a écrit au président de la République, le 4 avril, pour dénoncer le fait que "la multiplication des procédures et des coûts engendrés par ce type d'action, dont le montant devra être provisionné, altéreront un peu plus leurs marges, réduisant leur capacité à innover et à se développer".

MONOPOLE AUX ASSOCIATIONS DE CONSOMMATEURS

Assureurs et mutuelles, qui ont organisé une conférence de presse le 4 juin, combattent le fait de pouvoir résilier à tout moment, après un an, les contrats d'assurance en brandissant la menace d'une hausse des tarifs de 5% à 10%. Ils jugent qu'ils ne pourront plus mutualiser sur une année les risques, exemples à l'appui : dans les pays où ce système a été instauré, disent-ils, les primes sont plus élevées (401 euros aux Pays-Bas, 447 euros au Royaume-Uni, contre 391 euros en France pour une assurance-automobile).

Les avocats, eux, effectuent un travail en profondeur, dénonçant le monopole accordé aux associations de consommateurs, seules habilitées à engager une action collective, alors que, dans d'autres pays, elle peut être déclenchée aussi par une entité publique et/ou par des individus.

Ils distillent aussi quelques messages comme le fait que, "quand l'action est rejetée, les plaignants peuvent avoir à payer des frais pour procédure abusive ou bien les frais de justice, explique l'un d'eux. Ils ont communiqué, porté atteinte au crédit de l'entreprise, on peut imaginer des demandes de 500 000, voire 1 million d'euros de réparation du préjudice".

Les actionnaires de Vivendi, qui souhaitent l'instauration d'une action collective boursière – le texte ne porte que sur les biens de consommation –, jugent, eux, que "le texte en l'état viole la Constitution" et menacent, dans le cas où l'Assemblée ne tiendrait pas compte de leur proposition, d'exercer un recours devant le Conseil constitutionnel.

Aux amendements pour modifier le projet existant, s'ajoutent d'autres visant à profiter du véhicule législatif pour réglementer certains marchés : la revente de l'or, la téléphonie mobile et les numéros surtaxés... dont certains déposés par M. Hammadi lui-même.

26/05/2013

Médias : OMERTA sur la manifestation contre MONSANTO d'hier

Rien dans les médias que je consulte habituellement.

J'ai trouvé en cherchant par mots clefs :

http://yasminehinot.blog.lemonde.fr/2013/05/25/la-manif-contre-monsanto-cest-le-25-mai-partout-dans-le-monde-paris-sit-in-de-14h-a-18h-esplanade-du-trocadero-parvis-des-droits-de-lhomme/

La manif contre Monsanto, c’était hier 25 mai partout dans le monde !

Manifestation contre Monsanto à Paris le 25 mai 2013

Plus de quatre mille personnes avaient accepté de participer à l'évènement sur le réseau social Facebook et plus d'un milliers étaient présents aujourd'hui 25 mai sur la parvis du Trocadéro, pour crier leur colère contre la frime Monsanto (géant mondial des pesticides, des OGM et des semences).

Une sérieuse averse n'a pas ébranlé la mobilisation des participants venus pique-niquer, lire un journal, ou tout simplement papoter le temps d'un sitting protestataire, dont les slogans étaient : "A bat Monsanto!", "Oui, oui, oui à l'agro-écologie"ou "Avec Monsanto, nos légumes sont accros".

A première vue, Le Monde n'a pas parlé de cette manifestation internationale contre la firme Monsanto et les dégâts qu'elle assure à la nature, à la biodiversité et à l'agriculture. Aujourd'hui ras-le-bol général au Trocadéro, mais plus spécialement dénonciation du lobbying de la firme auprès du Parlement Européen qui cède à tous ses caprices ; pour une agriculture qui respecte le sol,  qui préserve les agriculteurs de la dépendance aux grandes sociétés de produits phytosanitaires et de semences.

Pour aller plus loin : Solutions locales pour un désordre global et Le monde selon Monsanto

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http://www.ladepeche.fr/article/2013/05/26/1634777-manif-citoyenne-contre-monsanto.html

Manif citoyenne contre Monsanto

LaDépêche.fr 

Publié le 26/05/2013 à 03:47, Mis à jour le 26/05/2013 à 08:46

«Monsanto empoisonne l'air, la terre, l'eau, les bêtes et les hommes !», se désespère Emma, l'une des manifestantes présentes hier à l'appel d'Europe Écologie Les Verts, place Saint-Étienne, contre la multinationale américaine spécialisée dans les biotechnologies végétales. Une journée internationale organisée afin de dénoncer les atteintes faites par l'entreprise, selon les organisateurs de la journée, à la biodiversité, à l'autonomie des agriculteurs et à la gestion du vivant. Lors de l'événement, une soixantaine de personnes s'est réunie afin de manifester son indignation face à des entreprises comme Monsanto, avec la participation de Catherine Grèze (notre photo-N. Gaillard), députée européenne du Sud-Ouest à l'origine d'un rapport de la commission Développement du Parlement européen sur la biopiraterie, qui estime : «Les populations du Sud mais aussi du Nord sont lésées par la biopiraterie, ce pillage du vivant effectué par le biais de brevets. Monsanto, géant des biotechnologies participe allègrement à ce phénomène inquiétant».

S. HY.

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http://alsace.france3.fr/2013/05/25/manifestation-anti-monsanto-strasbourg-257690.html 

Manifestation anti Monsanto à Strasbourg - France 3 Alsace

A l’initiative du mouvement Occupy américain est organisée la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto, contre ses OGM et ses pesticides. 

  • Par Denis Becker
  • Publié le 25/05/2013 | 16:47, mis à jour le 25/05/2013 | 19:27
monsanto.jpg
 
Monsanto est une entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales. Depuis longtemps déjà, elle est accusée de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à l’écosystème. Dans le même temps, ses méthodes de lobbying sont contestées.

La manifestation à Strasbourg : rendez-vous devant le parlement Européen ce samedi 25 mai à partir de 14h00 pour un cortège à travers les rues de la ville dont un arrêt devant le Conseil de l'Europe.
Selon les responsables de ce mouvement :
"Ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui veulent la reconnaissance du droit à un environnement sain pour tous et réclament une nourriture dépourvue de poison chimique!
Nous, citoyens, appelons tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement.
Nous demandons aux représentants du peuple français, ainsi qu’aux responsables européens de :
•      Rendre obligatoire, par devoir d’information, un étiquetage des produits issus d’OGM au niveau européen.
•      Débloquer des crédits de recherche pour étudier les conséquences à long terme d’une alimentation OGM sur la santé publique.
•      Réévaluer les molécules de synthèse employées par l’agrochimie. Prendre en compte toutes les études indépendantes et non les études financées par ces firmes dont la crédibilité est sévèrement remise en cause.
•      Procéder à une mise en jour des études sur les liens entre l’exposition chronique aux produits chimiques agricoles (désherbants, fongicides, pesticides, insecticides, fertilisants...) et l’augmentation des cancers et des problèmes d’infertilité.
•      Ouvrir un grand débat national sur les orientations responsables et soutenables de l’agriculture de demain, pour préparer et mettre en œuvre LA Transition Ecologique.

Au même moment, plusieurs centaines de manifestations se déroulent à travers le monde. Des manifestations organisées par des citoyens mobilisés  contre les OGM.

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http://fr.euronews.com/2013/05/25/premiere-manifestation-internationale-simultanee-contre-le-geant-americain-de-l/

Première manifestation internationale simultanée contre le géant américain de l’agrochimie Monsanto

Cette manifestation a eu lieu ce samedi dans de nombreux pays. 
Des centaines de personnes y ont participé. L’entreprise américaine, spécialiste des biotechnologies végétales, est accusée depuis longtemps de promouvoir des produits nocifs à l’homme et à 
l’écosystème.

Plus d'actualités sur : 

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http://www.journaldemontreal.com/2013/05/25/mobilisation-mondiale-contre-monsanto

Manifestation contre Monsanto et les OGM - Le Journal de Montréal

Plusieurs centaines de militants ont bravé la grisaille, samedi à Montréal, pour protester contre les semences contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que contre Monsanto, grand producteur mondial de ce type de semences qui possède 90% des semences génétiquement modifiées sur la planète.

Ils ont ainsi joint leur voix aux manifestants de plus de 300 villes d’un peu partout à travers le monde en cette journée de mobilisation mondiale.

À Montréal, les protestataires se sont d’abord réunis au Square Dorchester avant de commencer à marcher, vers 14 h 30, pour se rendre jusqu’au parc Jeanne-Mance.

Dans la province, il y avait des rassemblements dans les villes de Sherbrooke et de Québec. Plusieurs grandes villes de l’Europe et de l’Asie se sont aussi mobilisées.

Les militants réclament notamment l’étiquetage obligatoire des produits contenants des OGM alors que les plus ardents opposants souhaitent que tous les produits génétiquement modifiés soient complètement bannis au Canada.

«On est très ignorants des conséquences»

Alors qu'il devait y avoir une diminution des pesticides, l'agronome et agricultrice Andrée Deschênes a dénoncé le fait que l'objectif n'a pas été atteint. Elle a rappelé également qu'en créant les modifications génétiques, on affirmait vouloir nourrir davantage l'humanité, mais que le résultat en est tout autre, puisque plus d'agriculteurs sont désormais dépendants de leurs fournisseurs.

«Il y a des recherches qui se font sur les effets des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais il est très difficile d'obtenir des conclusions à court terme et notre expérience avec ces plantes est trop brève», a avoué l'agronome, en entrevue à TVA Nouvelles.

Un lobby puissant

«Du côté des agriculteurs, c'est à la fois un outil qui a été bien adopté, bien diffusé, mais présentement ce serait difficile pour eux de retourner à une autre méthode. Ils sont pris dans une situation où ils n'ont plus d'autonomie quant aux semences et à leur principal approvisionnement pour produire», a rajouté Mme Deschênes, en expliquant que les décisions ne sont plus prises aujourd'hui dans l'intérêt général, mais sous la pression de lobbys.

Cette grande manifestation contre la firme Monsanto est en partie le résultat du problème lié au Roundup, cet herbicide né il y a un peu plus de 30 ans et une exclusivité de l'entreprise pendant de nombreuses années.

Dès le départ, des publications affirmaient que des produits cancérigènes se trouvaient sur les plantes après l'utilisation de cet herbicide. «Ce n'était pas un problème à l'époque puisque les plantes étaient toutes détruites, mais avec les OGM maintenant, les plantes résistent au Roundup de sorte qu'il est présentement hébergé dans les plantes alimentaires qui viennent dans nos assiettes», a expliqué Mme Deschênes.

Avec cette manifestation planétaire, les organisateurs ont dit souhaiter une agriculture sans OGM et sans pesticide, qui respecte les écosystèmes et la santé humaine

23/05/2013

Relations financières entre les laboratoires pharmaceutiques et les professionnels de santé : transparence « très partielle, et peu contraignante »

lu sur : http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Le Figaro souligne que le nouveau décret encadrant les relations financières entre les laboratoires pharmaceutiques et les professionnels de santé, publié hier au Journal officiel et qui entre en application aujourd’hui, ne permettra qu’une transparence « très partielle, et peu contraignante ».
En effet, ce texte n’obligera pas les laboratoires à déclarer les montants des honoraires et des contrats signés avec des médecins ou d’autres acteurs du secteur de la santé.

Le Figaro, 23/05

17/05/2013

Amiante : pas de responsables, pas de coupables

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/amiante-martine-aubry-fixee-sur-son-sort-17-05-2013-1668862_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20130517

Le Point.fr - Publié le 17/05/2013 à 06:49 - Modifié le 17/05/2013 à 10:10

L'Association nationale des victimes de l'amiante va se pourvoir en cassation contre la décision de la cour d'appel. 

L'association nationale des victimes de l'amiante (Andeva) va se pourvoir en cassation contre l'annulation de la mise en examen de Martine Aubry et huit autres personnes dans une des enquêtes sur le drame sanitaire de l'amiante, ont annoncé vendredi ses représentants. L'Andeva estime que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris est "disqualifiée", car son arrêt "glorifie" l'action du Comité permanent amiante (CPA), considéré par les victimes comme le lobby des industriels de l'amiante, a dit François Desriaux, l'un de ses représentants.

 
 

La cour d'appel de Paris a annulé vendredi la mise en examen pour "homicides et blessures involontaires" de Martine Aubry dans une des enquêtes sur le drame sanitaire de l'amiante, a annoncé après l'audience Me Michel Ledoux, avocat de l'Andeva. Les mises en examen de huit autres personnes poursuivies dans cette instruction sur l'exposition à l'amiante des salariés de l'usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) ont également été annulées, a-t-il précisé. On ignorait dans l'immédiat les motivations de la cour d'appel.

L'ex-patronne du PS avait été mise en examen en novembre pour son rôle entre 1984 et 1987 au ministère du Travail, dont elle était la directrice des relations du travail (DRT). Dans cette instruction, la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'est intéressée en particulier à la réponse des pouvoirs publics face au scandale de l'amiante et à l'influence du Comité permanent amiante (CPA), lobby des industriels qui aurait efficacement défendu "l'usage contrôlé" de cette substance pour retarder au maximum son interdiction, finalement intervenue en 1997.

"Tromper l'opinion publique"

Marie-Odile Bertella-Geffroy, qui a depuis quitté ses fonctions, avait estimé que Martine Aubry n'avait pas pris les mesures à même d'éviter les conséquences dramatiques de l'exposition des travailleurs à l'amiante, ce que l'ex-patronne du PS conteste avec force. Plusieurs responsables de l'Association nationale des victimes de l'amiante - soutien pourtant quasi indéfectible de la juge Bertella - se sont montrés sceptiques quant au bien-fondé juridique des poursuites visant Martine Aubry.

Partie civile dans l'enquête, l'association n'a, en revanche, aucun doute en ce qui concerne la responsabilité des autres mis en examen, en particulier les fonctionnaires et scientifiques qui, en s'impliquant dans le CPA, auraient contribué, selon elle, à "tromper l'opinion publique et les décideurs sur la réalité des dangers" de l'amiante. Neuf des dix-sept personnes mises en examen dans ce dossier avaient demandé l'annulation de ces poursuites. Ces requêtes ont été examinées fin février par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

18/04/2013

Les banques dirigent le monde

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/13/la-quasi-impunite-des-banquiers_3159355_3214.html

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La quasi-impunité des banquiers

LE MONDE |13.04.2013 à 11h32 • Mis à jour le13.04.2013 à 15h48

Par Marc Roche

Londres, correspondant.

La lutte implacable contre les dérives de l'argent" lancée par François Hollande se heurte à un obstacle de taille : l'impunité ou presque des professionnels de la finance. En effet, malgré la responsabilité de la City ou de Wall Street dans le déclenchement de la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression, aucun banquier n'a été inquiété, jugé ou condamné, même dans les cas de fraude avérée. Et ceux qui ont perdu leur emploi ont facilement rebondi comme si de rien n'était.

Comment expliquer l'absence de sanctions ? Le contraste est saisissant avec la crise des caisses d'épargne américaines au début des années 1990 à l'issue de laquelle une centaine de dirigeants s'étaient retrouvés derrière les verrous. Même Alan Greenspan, l'architecte de la politique de laisser-faire et d'argent bon marché à l'origine du tsunami financier pendant les dix- neuf ans passés à la tête de la Réserve fédérale américaine, a reconnu que "bien des aspects de la crise actuelle sont dus à des escroqueries pures et simples".

Les milieux financiers ont beau jeu de répondre que l'incompétence, l'avidité au gain ou l'imprudence ne constituent pas un crime passible de prison. Franchir la ligne jaune de la morale n'a rien d'illégal. En outre, sur le plan juridique, la pierre de touche du droit anglo-saxon est que tout accusé doit être considéré comme innocent tant que sa culpabilité n'a pas été prouvée devant un juge ou un jury. Il faut prouver "au-delà du doute raisonnable" qu'il s'agit d'un acte délibéré. La réglementation excessive, opaque et incompréhensible permet aux meilleurs avocats d'affaires de faire acquitter leurs clients dans la plupart des procès, telle est l'antienne du lobby bancaire.

On peut habiller de toute forme d'arguments cette impunité, les faits sont là : les seigneurs de l'argent disposent de nombreux atouts pour échapper à la justice. 

Contournement légal des réformes du système financier

Tout d'abord, à l'exception des cas reconnus d'escroquerie ou de délit d'initié, les autorités ont préféré la conciliation à l'épreuve de force. Les régulateurs choisissent de poursuivre au civil plutôt qu'au pénal les banques prises la main dans le sac en s'efforçant de trouver un accord à l'amiable. Pour mettre fin aux poursuites, les établissements fautifs payent une amende dérisoire comparée à leurs profits sans avoir à reconnaître la moindre faute.

Autre motif à ce laxisme, les gendarmes des marchés sont pénalisés dans leur chasse aux déviants de la finance par la complexité d'un univers d'autant plus difficile à déchiffrer que les banquiers recourent à un jargon incompréhensible. Un jury populaire est incapable de comprendre cette novlangue ésotérique.

Par ailleurs, en tant qu'employés de la banque, le PDG comme les directeurs et les administrateurs indépendants ne sont pas responsables sur leurs biens personnels. La garantie qu'au bout du compte les actionnaires régleront la note des erreurs encourage "les dérives de l'argent".

De plus, les institutions financières sont passées maître dans le contournement en toute légalité des réformes du système financier. Les "Grands", comme Goldman Sachs, Barclays, UBS ou Deutsche Bank, n'ont aucune intention de renoncer au négoce sur fonds propres comme l'exige la législation Volcker aux Etats-Unis. Ces activités très rémunératrices sont démantelées puis rebaptisées souvent par le truchement de paradis fiscaux au nez et à la barbe des régulateurs. L'extrême spécialisation des intervenants permet de brouiller facilement les pistes.

Cette immunité des géants de la finance s'explique aussi par la peur des retombées négatives pour l'emploi. Interrogé par le Congrès au début 2013, le responsable de la direction des enquêtes criminelles au ministère américain de la justice, Lanny Breuer, a reconnu que l'absence de poursuites pénales contre les mastodontes britanniques HSBC (blanchiment) ou Barclays et Royal Bank of Scotland (manipulation du Libor) était motivée par la peur de suppressions d'emplois dans les filiales américaines.

La légèreté des peines imposées aux deux enseignes, condamnées à une simple amende, a ulcéré jusqu'à l'ultra-libéral hebdomadaire The Economist, qui s'interrogeait dans son édition du 15 décembre 2012 : "Une poignée de banques sont-elles devenues trop grosses non pas pour faire faillite, mais pour aller en prison ?"

Enfin, dans les faits, le monde politique a capitulé devant un univers financier passé expert dans l'entrisme institutionnel. Ainsi, pour sortir de l'ornière des subprimes ou pour sauver l'euro, les gouvernements ont souvent fait appel à... des professionnels de la finance. Parfois, il s'agit des mêmes qui ont inondé le monde de produits financiers toxiques ou ont spéculé contre la monnaie unique. "La pensée dominante, c'est que les banquiers sont utiles et connaissent leur travail. Donc, les banques sont incontournables, les grosses banques encore plus. En réalité, c'est faux", souligne Simon Johnson, professeur à Harvard et ex-économiste en chef du FMI.

Certes, comme l'a indiqué l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, aujourd'hui conseiller de JP Morgan, "la solution à nos problèmes n'est pas de pendre vingt banquiers". Les opérateurs ne sont pas tous fautifs, loin de là. Reste que, malgré la crise, les scandales et la "reréglementation", l'impunité est toujours de saison.

10/04/2013

Moralisation du système politique actuel ? Quelle moralisation ???

À mon avis, une seule solution : mettre fin au système "profession : représentant du Peuple".

Commençons par proposer des "listes citoyennes" en 2014 composées de non-professionnels de la politique.

Voir sur ce blog : Comment présenter une liste...

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/09/moralisation-de-la-vie-publique-ce-qui-peut-changer_3156461_823448.html

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Moralisation de la vie publique : ce qui peut changer

LE MONDE | 09.04.2013 à 10h36 • Mis à jour le 09.04.2013 à 11h52

Par Patrick Roger

Suffira-t-il d'une loi pour rétablir le pacte de confiance entre les citoyens et leurs élus ? D'évidence non. Peut-on se dispenser de règles renforcées en matière de déontologie de la vie publique ? La réponse est tout aussi négative. L'affaire Cahuzac, après bien d'autres, met en évidence l'absolu besoin de clarifier les obligations des acteurs publics et les sanctions en cas de manquement.

Certes, dans ce cas précis, nous sommes en présence d'une fraude avérée doublée d'un mensonge public. La première est pénalement sanctionnée, le second politiquement condamnable. Reste l'entrelacs des situations – concernant à la fois les membres du gouvernement, les élus, les directeurs d'entreprises et d'établissements publics, les hauts fonctionnaires, toutes personnes exerçant des responsabilités publiques – susceptibles de présenter un risque de conflit d'intérêts.

INITIATIVES INDIVIDUELLES

Le gouvernement s'apprête à dévoiler une nouvelle batterie de mesures. Elles feront l'objet d'une communication en conseil des ministres le 10 avril. Dans la foulée, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, recevra les présidents des deux assemblées et les présidents des groupes parlementaires. Le projet de loi devrait être présenté au conseil des ministres les 24 avril et soumis au Parlement de sorte qu'il puisse être adopté avant l'été. Dans l'immédiat, les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront rendues publiques, avant le 15 avril, sur le site du gouvernement, comme le sont déjà les déclarations d'intérêts.

Parallèlement, fleurissent les initiatives, individuelles ou collectives, faisant profession de transparence et de vertu. Chacun y va de sa proposition. Les ministres et parlementaires écologistes rendent publiques leurs déclarations de patrimoine avant qu'obligation ne leur en soit faite. Plusieurs députés du PS proposent, dans un texte commun, de "restaurer l'autorité républicaine" en élargissant les mesures de transparence aux membres des cabinets ministériels, en supprimant la réserve parlementaire et en rendant incompatible l'exercice d'un mandat parlementaire avec un e activité professionnelle rémunérée.

A l'UMP, François Fillon ou Laurent Wauquiez, assurant n'avoir "rien à cacher", rendent aussi public leur patrimoine. "Nous devons nous montrer exemplaires dans notre rapport à l'argent", explique le député de la Haute-Loire, qui propose que les parlementaires exerçant une activité privée – comme, par exemple, "les avocats", la profession de Jean-François Copé – soient contraints de " rendre publics leurs clients et leurs honoraires". Pendant les affaires, la guerre interne à l'UMP continue de plus belle.

Lire aussi : A l'UMP, l'opération transparence de Fillon gêne Copé

Il n'y a plus qu'à piocher ! Ce serait oublier qu'en la matière le gouvernement ne part pas de rien. Il dispose des recommandations formulées, en janvier 2011, par la commission présidée par Jean-Marc Sauvé, mise en place par Nicolas Sarkozy, chargée de formuler des propositions pour moraliser la vie publique ( PDF), ainsi que des prescriptions de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique, présidée par Lionel Jospin, remises en novembre 2012 à François Hollande.

"Je considère qu'il n'y a pas besoin d'une loi", a déclaré M. Fillon, lundi 8 avril sur France 2. Pour Valérie Pécresse, députée (UMP) des Yvelines, "les propositions qui sont sur la table ne servent qu'à faire diversion". Voilà qui est pour le moins paradoxal de la part d'un ancien premier ministre qui avait présenté, en juillet 2011, un projet de loi visant à prévenir les conflits d'intérêts, dont l'ancienne porte-parole du gouvernement assurait qu'il traduisait "la volonté du gouvernement de promouvoir un Etat exemplaire et une république irréprochable".

Nous étions alors un an après l'épisode "Woerth-Bettencourt". M. Sarkozy avait affirmé vouloir mettre fin à "des habitudes détestables". La commission Sauvé avait fait des propositions radicales pour éviter et sanctionner les conflits d'intérêts. Ses préconisations devaient permettre de resserrer les mailles du filet.

Pour les fonctions ministérielles les plus sensibles, celles du domaine économique et financier, une déclaration publique sur l'ensemble des actifs financiers et patrimoniaux était prévue. Au total, 4 000 à 5 000 personnes devaient être concernées par ces mesures de transparence. En cas de manquement, le fautif encourrait une amende et/ou une sanction disciplinaire, assortie d'une peine d'inéligibilité. La commission durcissait les incompatibilités de fonctions. Elle proposait la création d'une Autorité de déontologie de la vie publique.

Puis le projet de loi s'en inspirant fut présenté au conseil des ministres. Il édulcorait bon nombre de ces propositions, n'en retenant que le minimum. Mais ce projet de loi ne fut jamais inscrit à l'ordre du jour de la précédente législature. Oublié, enfoui, enterré.

LES POURSUITES RESTENT RARES

Le président de la commission pour la transparence financière de la vie politique, M. Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat, le reconnaît : ses moyens d'investigation sont limités, les poursuites restent rares – à peine douze cas de saisine du parquet depuis la création de la commission en 1988, tous classés sans suite. Elle ne peut que contrôler les variations de patrimoine des assujettis.

La commission souhaite que les élus et les dirigeants d'organismes publics soient astreints à l'obligation de déclarer, en plus de leur situation patrimoniale, les revenus perçus pendant leur mandat. Devrait également être étendu aux anciens ministres le délit de prise illégale d'intérêts à l'issue de leurs fonctions. Cette fois, il s'agira d'aller jusqu'au bout des intentions.

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à propos de fraude fiscale, lire aussi :

Les Paradis fiscaux. Enquête sur les ravages de la finance ...

http://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/VENTURA/48397

et aussi (les surlignages sont de moi) :

Moraliser, la belle affaire !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/09/moraliser-la-belle-affaire_3156668_3232.html

LE MONDE | 09.04.2013 à 16h33 • Mis à jour le 09.04.2013 à 17h33

Jean de Maillard (Magistrat)

L'affaire Cahuzac aura peut-être un mérite : dorénavant le déni politique aura plus de mal à se protéger derrière l'invocation rituelle de la présomption d'innocence. Ce scandale de trop fera peut-être céder la digue du consensus qui voulait que le temps judiciaire, dont on sait la lenteur, doive s'imposer au temps politique et médiatique, que les affaires privées ne doivent pas rejaillir sur l'espace public, aussi mêlés soient-ils, tant qu'elles n'ont pas passé le test judiciaire.

Est-ce pour autant un retour du politique, qui retrouverait sa prééminence et son autonomie, et qui n'attendrait plus hypocritement de la justice, si fragile par ailleurs entre ses mains, qu'elle ait fait son travail d'oubli de la mémoire collective, parfois de réhabilitation imméritée ?

Le citoyen ne peut bien sûr que le souhaiter, pour faire enfin accéder la démocratie française à une maturité qu'elle cherche péniblement à acquérir en passant d'une République à une autre. Ce ne serait qu'une petite partie du chemin si, comme on peut le craindre, l'on se contente de donner au terme moralisation son acception minimale.

Il faut d'abord se demander ce qu'il faut moraliser et ce que veut dire moraliser. Cela dépend au premier chef de l'idée que l'on se fait de la matière à moraliser.

Le plus simple est de faire comme si les scandales n'étaient que l'écume de la vie publique, l'abus de quelques-uns qu'une vigilance – aujourd'hui inexistante – permettrait de prévenir et qu'une détermination inébranlable suffirait à réprimer.

Il y a tout lieu de craindre hélas que, comme à l'habitude, cette concession soit la seule que l'oligarchie du monde politique et des affaires voudra concéder à une opinion publique indignée et au bord de la dissidence morale.

LA CRISE MONDIALE ACCÉLÈRE LA FRÉQUENCE

Mais ce serait une double faute. D'abord parce qu'on ne peut plus continuer d'accumuler les scandales, dont la crise mondiale accélère la fréquence et accroît la gravité, en continuant de faire semblant de ne pas les voir, en négligeant l'effet corrosif qu'ils ont sur le civisme d'une nation tout entière, si ces mots ont encore un sens.

Ensuite, parce que l'analyse dépassionnée montre que les scandales politiques, de nos jours, ne sont en général que les appendices d'un mal encore plus profond : l'utilisation de la fraude comme mode de management de l'économie et de la finance, dont les comportements les plus délinquants ne sont qu'une variable d'ajustement ou l'expression d'un opportunisme élitaire.

D'où vient l'argent de M. Cahuzac ? De la fraude fiscale, première industrie mondiale, si l'on en croit les chiffres révélés par la presse ces derniers jours, des services rendus aux laboratoires pharmaceutiques, comme on commence à le craindre ?

On sait en revanche où allait celui de cette élue municipale de Paris, dont la dissimulation fiscale a servi à alimenter un réseau de blanchiment de l'argent de la drogue.

Pourtant, ces compromissions nauséabondes ne sont que les avatars d'une réalité encore plus inquiétante. La dérégulation économique et financière, la libéralisation magnifiée au nom de la mondialisation, le laxisme bancaire et l'impuissance politique face au monde de la haute finance ont fait sombrer les gouvernements, tout autour de la planète, dans une dépression collective que les dirigeants politiques, on le voit à chaque sommet du G20, peinent à masquer.

Les paradis bancaires et fiscaux devaient disparaître ? Ils font la loi. Les marchés financiers menacent de s'écrouler ? Les manipulations éhontées des cours et les fraudes massives comme celle du Libor [taux interbancaire], venue sauver les banques de la faillite après l'écroulement de la pyramide des subprimes, sont devenues des instruments de gestion ordinaire pour éviter ou retarder la débâcle politique, monétaire et financière.

Les gouvernements, les autorités monétaires et les acteurs financiers s'entendent aujourd'hui comme larrons en foire pour maintenir à tout prix, et à n'importe quel coût, l'illusion : les premiers pour leur survie, les secondes par dogmatisme idéologique, les derniers parce qu'ils sont les vrais maîtres de ce monde dont ils veulent que rien ne change.

On ne moralisera pas la vie publique avec quelques rustines ou réparations de fortune, car l'espace public est devenu dépendant de l'argent de la finance.

Cette addiction redoutable ne touche pas seulement les corrompus et leurs corrupteurs, elle s'alimente tous les jours à la source d'un système économique et financier dont le profit est la seule morale. S'il faut mettre en acte la promesse électorale de lutter contre la finance, ce n'est pas pour la morale, mais pour la survie. Disons-le : pour refaire de la politique...

Jean de Maillard (Magistrat)

lire aussi sur ce blog la note :

Renouveler la Démocratie...