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07/03/2017

Wikileaks : dernières révélations

 

 
BREAKING NEWS
WikiLeaks released what appeared to be C.I.A. documents about hacking programs used to break into phones, computers and TVs

Tuesday, March 7, 2017 10:45 AM EST

 
WikiLeaks on Tuesday released thousands of documents that it said described sophisticated software tools used by the Central Intelligence Agency to break into smart phones, computers and even Internet-connected televisions.
If the documents are authentic, as appeared likely at first review, the release would be the latest coup for the anti-secrecy organization and a serious blow to the C.I.A., which maintains its own hacking capabilities to be used for espionage.
Read more »

17/11/2014

WIKIPEDIA et sa campagne de don

le surlignage est de moi

communiqué :

COURRIER 1 À WIKIPEDIA :


XXXX, 16 Nov 06:00 AM:
Bonjour,

Je ferais volontiers un don à WIKIPEDIA, mais je me pose une question sur l'impartialité, donc la fiabilité

de cette fondation.

It would be a pleasure for me to make a donation but ...
... is WIKIPEDIA really impartial and can it be trusted ?

En effet, j'ai cherché il y a quelques mois des informations sur un parti politique français présentant des

candidats aux élections européennes, à savoir l'UPR et son fondateur, François Asselineau.

I have some doubts since the last european elections, as I could not find informations on François Asselineau

and the french political party UPR in the french WIKIPEDIA, but only in the english one.

J'ai trouvé des informations sur WIKIEDIA en anglais, mais pas en français. (voir ci-dessous *) 

Pour quelle raison ?

Why ?

Si vous répondez de façon satisfaisante à cette question et si vous comblez la lacune que je signale

sur le site de WIKIPEDIA en français, je ferai volontiers un don.

Cordialement,
XXXX
France
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(*) François Asselineau (born 1957), French politician and civil servant
Popular Republican Union

(*) UPR may refer to:

From Wikipedia, the free encyclopedia
(French: Union populaire républicaine, UPR) is a French political movement created by François Asselineau

in 2007 and known for its patriotism and Euroscepticism.

This email is a service from Wikimedia Foundation.

 
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RÉPONSE DE WIKIPEDIA

Andrey Valkov, 16 Nov 09:06 AM:
Bonjour XXXX,
Nous vous remercions pour votre courriel.
Wikipedia est un projet mondial qui est géré par plusieurs dizaines de milliers bénévoles de partout dans le monde. Beaucoup de personnes ne le savent pas, mais la Fondation Wikimedia ne contrôle, ni modifie pas de contenu de Wikipedia. Il n'y a pas de comité de rédaction; toutes les éditions sont faites par des utilisateurs individuels de la communauté Wikipedia. Les bénévoles qui modifient et contribuent à nos projets se félicitent entendre des points de vue différents sur notre contenu, et ils placent le valeur sur les suggestions des lecteurs qui peuvent aider sur l'amélioration de la qualité d'information. Si vous avez des corrections spécifiques pour nous offrir, s'il vous plaît noter que les bénévoles nécessitent citations ou références des sources fiables pour revoir et améliorer l'information.
De plus, les bénévoles apprécient d'entendre des critiques sur articles ou le contenu de Wikipedia en général. Les rédacteurs de Wikipedia se concentrent sur les valeurs éditoriales de la neutralité, la vérifiabilité, la manque de la censure, et ce que nous appelons "aucune recherche originale." Les bénévoles viennent de presque tous les horizons de la vie et ils reflètent un grand nombre de points de vue. Tous le bénévoles investis dans la qualité de Wikipedia travaillent collectivement pour construire des articles balancés et neutres qui reflètent une variété de points de vue, et ils le font sur des sujets complexes et de grande envergure. Le contenue et l'information peut changer rapidement pour refléter les actualités et les nouveaux faits. Vous pouvez contribuer aussi à ce processus en modifiant les articles directement, ou en participant dans le page « Discussion » d'un article.
Pour trouver plus d'information concernant la participation sur Wikipedia, ou pour plus d'information sur la façon dont fonctionne Wikipedia, s'il vous plaît visiter: http://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Sommaire. Pour chaque autre question sur Wikipedia spécifiquement, s'il vous plaît contacter info@wikimedia.org, une adresse email répondue par des bénévoles de longue date.
Nous vous remercions encore pour la contribution de vos vues, et n'hésitez pas à contacter l'équipe Info avec toute question sur Wikipedia.
Cordialement,
Andrey Valkov
Donor Services Associate
Wikimedia Foundation, Inc.
wikimediafoundation.org
Support us! 
https://donate.wikimedia.org
 
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COURRIER 2 À WIKIPEDIA :
 
Bonjour Andrey Valkov,
 
Je vous remercie pour votre réponse rapide et circonstanciée. 
La longueur du texte et sa généralité dans son argumentation me font suspecter une "réponse bateau", envoyée automatiquement. Si ce n'est pas le cas, je serai heureux d'avoir une réponse à la question suivante :
 
- comment fait WIKIPEDIA pour éviter que "Tous les bénévoles investis dans la qualité de Wikipedia qui travaillent collectivement " ne soient en fait contrôlés par des groupes de pression imposant leur propre point de vue ?
 
Comme je vous l'ai écrit, le cas Asselineau me paraît exemplaire à ce point de vue sur l'absence de neutralité éditoriale dans le WIKIPEDIA en français.
D'où ma vision critique des informations de ce site, que je recoupe maintenant avec ce que je peux lire dans les sites WIKIPEDIA étrangers;
 
Je pense que ce problème d'indépendance éditoriale devrait être envisagé SÉRIEUSEMENT par la fondation WIKIPEDIA, En attendant, je considère que le WIKIPEDIA en français n'est pas fiable sur certains sujets de société et mérite un contrôle plus transparent de sa ligne éditoriale, par exemple en mettant en ligne les noms et coordonnées des personnes qui assurent sa "censure" et en vérifiant précisément leur existence véritable.
 
Qu'en pensez-vous ? 
 
Je ne ferai un don à WIKIPEDIA et je n'encouragerai mon entourage à le faire que quand une réponse satisfaisante sera trouvée au problème que j'évoque.
 
Cordialement,
XXXX
France

18/09/2014

La NSA, agence de sécurité américaine, serait impliquée dans un programme controversé de surveillance de Palestiniens

lu sur  Le Monde :

Snowden dénonce la collaboration étendue de la NSA avec les services israéliens

 
En échangeant sans les filtrer des données sur des citoyens américains, l'agence de sécurité américaine serait impliquée dans un programme controversé de surveillance de Palestiniens.

Le Monde.fr | 17.09.2014 à 21h30

L'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) Edward Snowden l'accuse de livrer à Israël des informations confidentielles brutes et non censurées, relate dans le New York Times, mercredi 17 septembre, l'auteur d'un portrait récent de M. Snowden. Cette pratique exposerait la vie privée de citoyens américains et impliquerait la NSA dans un programme controversé de surveillance des Palestiniens par les services de renseignement israéliens.

Les informations confidentielles partagées entre gouvernements sont en général « minimisées » : habillées pour déguiser certains noms ou autres détails sensibles. Mais des documents fournis par Edward Snowden, et déjà publiés par le Guardian en septembre 2013, révèlent que des données brutes non censurées ni éditées sont systématiquement envoyées par Washington à son allié israélien, depuis au moins mars 2009.

Selon une note échangée entre Israël et la NSA, ils peuvent se partager toutes les formes de communications, depuis les transcriptions non découpées de documents jusqu'aux télex, fac-similés, enregistrements vocaux, ainsi que des données du renseignement. Cette note confirme que la NSA « envoie de façon systématique » des données brutes à Israël.

Des données qui comprennent notamment les contenus de conversations privées, et pas seulement les métadonnées de ces conversations (comme l'identité des interlocuteurs). Elles incluent les noms et les données de citoyens américains, notamment originaires du Moyen-Orient et de Palestine, discutant par email et par téléphone avec des proches en Israël et dans les Territoires palestiniens. « C'est l'un des plus gros abus que nous ayons jamais vus », souligne le jeune homme de 31 ans, aujourd'hui réfugié en Russie.

« PERSÉCUTION POLITIQUE »

Cette information, déjà connue, prend un sens plus concret après la publication en Israël, la semaine dernière, d'une lettre de quarante-trois réservistes de l'équivalent israélien de la NSA, l'Unité 8200. Ces officiers et soldats accusent leur organisation d'avoir commis de graves « abus » envers les Palestiniens qu'elle surveille. Dans une lettre à leur premier ministre et à leur chef d'état-major, ils affirment qu'Israël utilise des informations collectées auprès de Palestiniens innocents à des fins de « persécution politique et dans le but de susciter des divisions dans la société palestinienne ».

Lire (édition abonnés) : Après la guerre de Gaza, l’armée israélienne sous le feu de la critique

Dans des interviews et témoignages donnés à des médias, les quarante-trois réservistes ont précisé que l'Unité 8200 rassemblait des données sur l'orientation sexuelle de Palestiniens, sur leurs éventuelles infidélités conjugales, sur l'état de santé de leurs proches... Des informations qui permettraient notamment de forcer des informateurs potentiels à coopérer avec les services de renseignement. Ils déclarent dans leur lettre qu'ils refuseraient de servir de nouveau.

Edward Snowden s'était rendu célèbre en transmettant à la presse des dizaines de milliers d'éléments prouvant l'étendue des activités de surveillance de la NSA à travers le monde. Ces révélations ont été qualifiées « d'actes de trahison » par le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants américaine. Elles ont valu un prix Pulitzer, la plus haute distinction du journalisme américain, aux deux journaux les ayant publiées les premières, The Guardian et The Washington Post. Recherché pour espionnage et vol de documents qui sont la propriété de l'Etat, l'informaticien risque jusqu'à trente ans de prison aux Etats-Unis.

19/07/2014

L’internet associatif, vous connaissez ?

à lire sur BASTAMAG :

NEUTRALITÉ DU NET

Jetez votre box, connectez-vous à l’internet associatif !

04/09/2013 MATHIEU LAPPRAND

Alors que les attaques contre la neutralité du net se font de plus en plus pressantes, que les révélations sur la surveillance du réseau se succèdent, il est temps de redécouvrir une autre manière de (...)

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

19/01/2014

Snowden, ce héros juste derrière le Pape

lu sur :

www.lemonde.fr/international/article/2014/01/18/l...

 

Il aurait pu être l'homme de l'année 2013. Time a finalement choisi le pape mais le magazine a placé Edward Snowden juste derrière le pontife, en deuxième position. Sept mois après ses révélations, l'ex-consultant de la NSA continue d'être au centre du débat américain sur la surveillance d'Etat. Si Barack Obama a lancé, vendredi 17 janvier, une révision des pratiques de la NSA, un sujet impensable jusque-là dans un discours présidentiel, c'est au jeune fugitif que l'Amérique le doit.
 

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En fait de réforme, Barack Obama n'a rien annoncé de fondamental. Il ne revient pas sur l'essentiel – la collecte des métadonnées continuera, même si elle devra s'effectuer sous supervision préalable de la justice –, mais introduit quelques correctifs de nature à soigner les bleus des partisans de la défense de la vie privée. Un « défenseur du public » se mêlera des délibérations de la cour spéciale (FISC) qui choisit les cibles à espionner. Les étrangers auront droit à un certain respect.

C'est modeste mais, pour Snowden, c'est une victoire. Son objectif, comme il le rappelait dans sa première interview, le 24 décembre 2013 au Washington Post, n'était pas de détruire la NSA ni de « changer la société », mais de lui « donner une occasion de décider si elle voulait se changer elle-même ».

Le débat a eu lieu. Il continue au Congrès où, sans surprise, les commissions du renseignement des deux Chambres, l'une à majorité démocrate, l'autre républicaine, sont d'accord pour poursuivre sans changement la collecte des métadonnées alors que les commissions des affaires judiciaires sont favorables à une interdiction totale.

« MERCI EDWARD SNOWDEN »

En sept mois, l'image d'Edward Snowden a évolué aux Etats-Unis. Il n'est plus tout à fait le paria de l'été, quand il était réfugié à Hongkong ou à l'aéroport de Moscou. Choqués par les révélations quotidiennes (dernière en date : les centaines de millions de SMS collectés par la NSA tous les jours), les hommes politiques ne sont plus aussi unanimes à le qualifier de « traître ». Un panneau publicitaire est apparu sur les bus de Washington, payé par les juristes de Partnership for Civil Justice : « Merci Edward Snowden ». Les visites de parlementaires européens lui ont conféré une respectabilité de lanceur d'alerte mondial. On discute ouvertement désormais de la clémence qui pourrait lui être accordée.

Mi-décembre, le chef de l'unité mise en place par la NSA pour répondre aux fuites, Rick Ledgett, a laissé entendre qu'il serait prêt à examiner une amnistie si Snowden voulait bien cesser ses révélations, compte tenu du danger que son « trésor » représente. Les responsables du renseignement ne sont toujours pas sûrs d'avoir reconstitué l'ensemble des documents que le consultant a pu copier, au nombre de 1,7 million, selon un rapport classé du Pentagone. La Maison Blanche a immédiatement coupé court. Snowden est sous le coup d'une triple inculpation, a-t-elle rappelé, qui pourrait lui valoir trente ans de prison : pour espionnage, vol de propriété du gouvernement et transmission de documents confidentiels.

L'idée d'un pardon ou d'une réduction de peine a gagné en crédibilité le 1er janvier lorsque le New York Times s'y est rallié. « Considérant l'énorme valeur des informations qu'il a révélées et les abus qu'il a exposés, M. Snowden mérite mieux qu'une vie d'exil permanent, de peur et de fuite. Il a peut-être commis un crime mais il a rendu à ce pays un grand service. »

L'éditorial, approuvé par plusieurs intellectuels, dont Anne-Marie Slaughter, proche d'Hillary Clinton au département d'Etat, a attiré près de 2 300 commentaires. « Ce n'est pas un pardon qu'il mérite, c'est une récompense. Et les dirigeants qui ont affirmé qu'ils ne nous espionnaient pas méritent d'être destitués », s'est exclamé un lecteur en référence au directeur du renseignement, James Clapper, qui a démenti en plein Congrès que la NSA collectait les données des Américains. « Nous devrions jeter Snowden en prison pour avoir enfreint la loi et le décorer en même temps, a ajouté un autre. Cela illustrerait nos ambiguïtés. »

Seuls 35 % des jeunes estiment que Snowden devrait être poursuivi, selon un sondage ABC/ Washington Post. Mais 57 % des plus de 30 ans sont de cet avis. Pour Jennifer Granick, directrice des libertés publiques au Centre sur l'Internet et la société de Stanford, le public reste très divisé. La juriste n'est pas très optimiste sur un pardon. « Les mesures de grâce sont rares, et se produisent généralement quand un président quitte la Maison Blanche », souligne-t-elle. Pour elle, il est évident que Snowden devrait être amnistié : « Il y avait eu des lanceurs d'alerte avant lui. Mais ses documents ont permis d'avancer des preuves. Et c'est uniquement grâce à cela que notre gouvernement a dû admettre ce qu'il faisait. »

Stewart Baker, l'ancien directeur juridique de la NSA de l'administration George W. Bush, n'est pas de cet avis : « Snowden a commis le crime. Il doit purger la peineIl aurait pu se contenter de voler un ou deux documents. Il n'avait pas besoin d'en emporter des milliers pour dénoncer ce programme. »

CRIME ET CHÂTIMENT

La question des torts causés à la sécurité nationale par les révélations est tout aussi controversée. Pour Jennifer Granick, aucun exemple n'a pu être vérifié. Pour le juriste républicain, la mise sur la place publique (par Der Spiegel, en décembre 2013) de tout un catalogue de techniques d'espionnage, comme la modification de clés USB, la confection de câbles qui pompent les données, etc., a été grandement dommageable aux intérêts américains. « Il y a probablement trente gouvernements dans le monde qui découvrent tous ces outils et veulent se les procurer », a-t-il assuré sur la radio NPR. Dans le magazine américain Slate, Fred Kaplan a reproché à Snowden d'avoir laissé filtrer des détails sur les programmes utilisés par la CIA pour tester la loyauté des recrues potentielles au Pakistan.

Edward Snowden n'a pas choisi le vedettariat. Selon Time, qui l'a interrogé par courriel en décembre, l'ancien agent apprend le russe, lit Crime et châtiment et s'est replongé dans les profondeurs de l'Internet par le biais de communications cryptées et sécurisées. Son avocat russe, Anatoly Kucherena, a affirmé qu'il avait un job et une petite amie russe, mais Time a appris par ses amis que c'était « essentiellement de la fiction ».

Discret, moins flamboyant que Julian Assange, Edward Snowden s'est inscrit dans la lignée des lanceurs d'alerte, et du plus célèbre d'entre eux, Daniel Ellsberg, l'ancien analyste qui a sorti les papiers du Pentagone en 1971. Ellsberg mène campagne pour qu'il bénéficie de clémence. Il vient d'admettre Snowden au conseil d'administration de sa fondation pour la liberté de la presse (Freedom of the Press Foundation).

Dans son discours au ministère de la justice, Barack Obama a fait des propositions de commandant en chef : sécurité d'abord. Mais il s'en remet largement au Congrès, donc au public, pour arbitrer sur le degré de respect de la vie privée à préserver. Pour le président aussi, c'est à la société de décider si elle veut changer. Edward Snowden et Barack Obama sont peut-être moins éloignés qu'il n'y paraît.

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Surveillance des communications :

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17/12/2013

Hackers de tous les pays, unissez-vous !

à lire :

www.lemonde.fr/.../berlin-au-bonheur-des-hackers_4335300...
[2013-12-16] Depuis trente ans, la plus grande association de hackers informatiques d'Europe se donne pour mission de défendre la liberté et les droits des citoyens sur le Web.
 

extrait :

"... face aux Etats-Unis, aucun pays européen n'est vraiment souverain. "

Berlin _ au bonheur des hackers.pdf

 

Boycottez AMAZON !

à lire !

www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/16/les-travaille...


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sur le même sujet :

www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/17/la-greve...
Les salariés allemands du géant américain du cybercommerce Amazon intensifient la lutte. Alors que la saison des commandes de Noël bat son plein, des salariés de ...


14/06/2013

L'espionnage informatique par l'Agence Nationale de Sécurité américaine : Edward Snowden veut un procès public

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/13/edward-snowden-s-en-remet-a-la-justice-hongkongaise_3429574_3210.html

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Edward Snowden s'en remet à la justice hongkongaise

LE MONDE | 13.06.2013 à 12h25

Par Florence de Changy

Hongkong, correspondance. On ne sait toujours pas où se trouve précisément Edward Snowden, mais du moins sait-on qu'il est encore à Hongkong. L'homme de 29 ans, que les Etats-Unis veulent récupérer à tout prix, a accordé, mercredi 12 juin, un entretien d'environ une heure au South China Morning Post, le grand quotidien anglophone de Hongkong. Le journal a publié le scoop sur cinq colonnes à la "une", jeudi matin, en inscrivant en énormes caractères : "Le réseau d'espionnage américain vise Hongkong".

Dans le but, sans doute, de sensibiliser la population de Hongkong au vaste système de surveillance qu'il a dénoncé il y a une semaine, Edward Snowden a montré des documents au South China Morning Post selon lesquels l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) piratait des ordinateurs à Hongkong et en Chine depuis 2009. Il a précisé qu'aucun de ces documents ne contenait d'information militaire.

Apparemment, à Hongkong, les universités, les personnalités politiques et certains étudiants étaient visés. "Nous piratons les structures de l'Internet qui nous donnent ensuite accès à des centaines de milliers d'ordinateurs sans avoir besoin de les pirater individuellement", explique-t-il. Il a justifié son geste par la volonté de dénoncer "l'hypocrisie du gouvernement américain quand il affirme qu'il ne vise pas des infrastructures civiles, à la différence de ses adversaires. Non seulement ils le font, mais ils ont tellement peur que cela se sache qu'ils sont prêts à tout, y compris à l'intimidation diplomatique, pour empêcher cette information d'être divulguée."

"LE FAIT EST QUE J'AI PRIS DE GROS RISQUES PERSONNELS"

Il a également commenté son choix de Hongkong en indiquant qu'il avait eu de nombreuses occasions d'aller ailleurs. "Les gens qui pensent que j'ai fait une erreur en venant à Hongkong ne comprennent pas mes intentions. Je ne suis pas ici pour fuir la justice, je suis ici pour révéler des crimes."

Edward Snowden a fait part de son intention de combattre le gouvernement américain par voie de justice. "Car j'ai confiance dans la justice de Hongkong, a-t-il déclaré. Mon intention est de m'en remettre à la justice et aux gens de Hongkong." Il souhaite donc rester "jusqu'à ce qu'on [lui] demande de partir". Mais il a aussi affirmé au journal que les Etats-Unis mettaient "énormément de pression" sur le gouvernement de Hongkong à son sujet.

Sur le plan personnel, il affirme craindre pour sa famille, avec laquelle il n'a pas été en contact, et pour sa propre sécurité : "Le fait est que j'ai pris de gros risques personnels pour aider le public dans le monde entier, qu'il soit américain, européen ou asiatique." "Ni traître ni héros, juste un Américain [qui] croit en la liberté d'expression, a agi de bonne foi et trouve correct que le public se fasse sa propre opinion."

LE JOURNAL N'A PAS PUBLIÉ DE NOUVELLES PHOTOS

Edward Snowden a cependant demandé qu'aucun détail ne filtre sur les circonstances de l'interview. Le journal n'a pas publié de nouvelles photos. Coïncidence qu'Edward Snowden n'a sans doute pas cherchée, il a choisi, pour faire son appel au soutien des Hongkongais, le jour du festival Tuen Ng, ou fête des bateaux-dragons, une tradition chinoise qui célèbre la droiture d'un ministre, Qu Yuan, qui s'était noyé pour protester contre la corruption du gouvernement.

A Hongkong, vingt-cinq siècles plus tard, des groupes se préparent à défiler samedi. Le trajet doit se terminer devant le consulat américain. "Nous demandons aux autorités de Hongkong de respecter les règles et les procédures internationales pour protéger M. Snowden. Nous condamnons le gouvernement américain, qui viole nos droits et notre vie privée, et demandons aux Etats-Unis de ne pas poursuivre M. Snowden", ont déclaré les organisateurs de la marche.

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Appel à témoignages

Comment protégez-vous vos données sur Internet ?

Un vaste programme de surveillance d'Internet par les Etats-Unis a été mis au jour. La protection de vos données est-elle importante à vos yeux ? Si oui, comment les protégez-vous ?

Une sélection de vos témoignages sera publiée sur Le Monde.fr

Je participe

Ecoutes numériques aux Etats-Unis

Édition abonnés Contenu exclusif

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voir aussi :

South China Morning Post: Home

The directive came following reports that the UK has issued an alert to airlines around the world urging them not to allow the former CIA employee to board flights to Britain.

9:21PM
 
1:12PM
1:19PM
8:48AM
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et aussi :

  1. NSA collecting phone records of millions of Verizon customers daily ...

    www.guardian.co.uk/world/.../nsa-phone-records-verizon-court-order - Cached
    6 Jun 2013 ... The order, a copy of which has been obtained by the Guardian, requiresVerizon on an "ongoing, daily basis" to give the NSA information on all ...
  2. L'opérateur téléphonique Verizon fournit à la NSA des informations ...

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/06/l-operateur-telephonique-verizon-fournit-a-la-nsa-des-informations-sur-des-millions-d-abonnes_3425394_3210.html

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LE MONDE | 06.06.2013 à 15h38 • Mis à jour le 06.06.2013 à 16h12

Par Corine Lesnes

Washington, correspondante. L'administration Bush n'avait pas fait moins. En vertu du Patriot Act et de sa fameuse section 215 qui permet de surveiller les Américains à leur insu, le gouvernement de Barack Obama traque les communications de millions d'abonnés de la compagnie Verizon depuis le 25 avril. Les autorités n'ont pas accès au contenu des conversations, mais peuvent repérer qui parle à qui, d'où et pendant combien de temps.

Cette nouvelle et massive affaire de surveillance téléphonique a fait surface, jeudi 6 juin lorsque le quotidien britannique The Guardian a publié sur son site Internet une décision "top secret" du Foreign Intelligence Surveillance Court, le tribunal chargé d'examiner les demandes de surveillance anti-terroriste.

Selon ce document, le juge Roger Vinson a autorisé le FBI (la police fédérale) et la NSA (National Security Agency, l'agence de renseignement militaire, chargée des écoutes électroniques) à réquisitionner pour trois mois les relevés téléphoniques et détails concernant les communications des abonnés du réseau entreprises de Verizon, l'une des principales compagnies de télécommunication. L'autorisation expire le 19 juillet à 17 heures, précise le juge.

Le mandat judiciaire couvre les communications émanant ou aboutissant dans un pays étranger, mais aussi à l'intérieur des Etats-Unis, "y compris les appels locaux". Verizon doit produire chaque jour les "metadata téléphoniques" : numéros de portables internationaux, équipements utilisés, durées et heures des appels. Et le tribunal impose le secret : "Personne ne dévoilera à une autre personne que le FBI ou la NSA a recherché ou obtenu des éléments tangibles en vertu de cette décision."

La Maison Blanche a refusé de commenter à chaud, renvoyant les questions aux agences de renseignement. Un expert, cité par le Washington Post, a jugé probable que l'autorisation du 25 avril ne soit qu'un renouvellement de routine d'un programme qui court depuis 2006. Aucune investigation particulière ne serait en cours.

Les défenseurs des libertés ont été ulcérés par l'ampleur du ratissage, rappelant qu'ils avaient dument combattu le renouvellement en 2011 du Patriot Act, la loi antiterroriste adoptée six semaines après les attentats du 11 septembre 2001. Sous George Bush, la section 215 avait notamment été employée pour espionnerles lectures des citoyens dans les bibliothèques.

DES MILLIONS D'INFORMATIONS PEUVENT ÊTRE COLLECTÉES EN MÊME TEMPS

L'espionnage des communications téléphoniques et électroniques sans mandat judiciaire, pratiqué depuis 2002, avait été révélé en 2005 par un article retentissant du New York Times. Sous George Bush, le nombre de "lettres de sécurité nationale", ces réquisitions présentées aux bibliothèques ou aux compagnies de téléphone, s'était élevé à 234 000 entre 2003 et 2008. En 2010, le FBI avait encore requis 24 000 lettres, concernant plus de 14 000 personnes.

Quand le Patriot Act a été reconduit, ainsi que la section 215, la loi a imposé qu'un juge statue sur la demande des services de renseignement, conformément à la loi de 1978 sur la surveillance et le renseignement étranger (FISA), même dans le cas d'opérations de masse où aucun mandat individuel ne peut être prononcé. A l'issue du vote, le sénateur démocrate de l'Oregon, Ron Wyden, avait livré un verdict saisissant : "Quand les Américains vont découvrir comment leur gouvernement a secrètement interprété le Patriot Act, ils seront choqués et furieux." Membre de la commission des renseignements du Sénat, et tenu au secret, il n'en a jamais dit plus.

Pour l'ACLU, l'une des principales associations de défense des libertés, l'affaire Verizon est "des plus préoccupantes" par la pratique qu'elle révèle. Grâce aux progrès techniques, des millions d'informations peuvent être collectées en même temps. En vertu du Patriot Act, le FBI n'a plus besoin de justifier de cause "probable" dans le cours d'une enquête antiterroriste. "C'est plus qu'orwellien, a réagi Jameel Jaffer, l'un des dirigeants de l'organisation. Et cela montre à quel point les droits démocratiques sont sacrifiés en secret aux demandes de services de renseignement qui ne rendent de comptes à personne."

Al Gore, l'ancien vice-président, a jugé que, à l'époque du tout-digital, le respect de la vie privée devait être une priorité. Il a qualifié le programme de surveillance de Verizon de "scandaleux" et "obscène".

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et aussi :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/06/15/la-veritable-menace-n-est-pas-al-qaida-mais-l-erosion-des-principes-americains_3430697_3222.html

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"La véritable menace n'est pas Al-Qaida, mais l'érosion des principes américains"

LE MONDE | 15.06.2013 à 11h03 • Mis à jour le 15.06.2013 à 11h04

Propos recueillis par Philippe Bernard

ENTRETIEN. John Perry Barlow, 65 ans, ancien musicien rock américain, éleveur de bétail dans le Wyoming, est un pionnier des communautés virtuelles nées avec l'Internet. Défenseur de la liberté d'expression sur le Web et du libre partage planétaire des informations et des idées, il est l'un des fondateurs, en 1990, de l'Electronic Frontier Foundation (EFF) qui bataille contre la mainmise des Etats sur la Toile et pour la protection de la vie privée en ligne.

Edward Snowden qui a révélé les écoutes de la National Security Agency (NSA) est-il un traître ou un héros ?

C'est un véritable héros : il est crucial que la démocratie soit consciente de la manière dont elle fonctionne et que l'opinion soit mise en garde contre la pratique du secret. Je ne crois pas que les Etats-Unis puissent s'octroyer le droit de surveiller tous les habitants de la planète sans leur consentement. Les agents de la NSA que je connais pensent sincèrement qu'ils agissent légalement et font ce qu'il faut pour lutter contre le terrorisme. Mais ils ont créé un système qui, s'il tombait entre les mains d'un autre genre de gouvernement, pourrait être mis au service d'une terrible oppression. Il est capital qu'une large discussion puisse s'ouvrir, que la confiance soit rétablie. L'acte qu'a posé Edward Snowden doit le permettre. C'est important dans un pays où, depuis la guerre en Irak, les gens ont eu tant d'occasions de perdre confiance en leur gouvernement.

L'image de Barack Obama, "champion de la transparence" n'est-elle pas atteinte ?

Je suis déçu par l'incapacité de l'administration Obama à comprendre que les Américains veulent des bornes en matière de vie privée. Non seulement beaucoup de programmes de surveillance lancés par George Bush n'ont pas été stoppés par Barack Obama, mais ils ont été renforcés.

Que répondez-vous à ceux qui traitent Edward Snowden d'allié d'Al-Qaida ?

C'est tout simplement fou. Ce jeune homme est un patriote. Il n'a absolument rien fait qui ait fourni à Al-Qaida la moindre information dont ils ne disposaient pas déjà. Au contraire : maintenant, ils vont être obligés d'être plus prudents et ils seront donc moins efficaces. Snowden n'a pas affaibli l'Amérique, il l'a renforcée.

En quoi ?

Parce que ce pays est bâti sur des principes et des idéaux qui supposent des discussions publiques et de la détermination. Si les Etats-Unis ne débattent pas du sens de leurs idéaux, à quoi bon continuer de les défendre ?

En 1996, vous avez rédigé une "Déclaration d'indépendance du cyberespace" affirmant que le cyperespace était "naturellement indépendant des tyrannies". Vivons-nous une victoire de cette tyrannie ?

Non, mais les événements actuels montrent les limites de l'Etat-nation. Le cyberespace est naturellement une zone de liberté. Mais il renforce à la fois la liberté d'expression et les possibilités de surveillance. Le constat de 1996 reste vrai. La prochaine génération devra tirer les conséquences du fait que les Etats-nations ont fait leur temps. Ils essaient de gouverner des territoires qui ne possèdent aucune frontière naturelle, et veulent y imposer des principes de propriété, d'ordre, des schémas culturels qui ne sont pas soutenus par les populations.

De quelle façon défendez-vous ce principe de liberté ?

En parlant avec vous. En faisant tout mon possible pour protéger des gens comme Edward Snowden, Bradley Manning , ou Julian Assange .

Quel message adressez-vous aux responsables politiques ?

Ils ont une vue à court terme des problèmes. Ils pensent lutter contre le terrorisme sans comprendre que la véritable menace, c'est l'érosion des principes américains contenus dans notre Constitution. Ils ne voient pas qu'Al-Qaida veut nous pousser dans ce sens.

Les "libertariens" américains veulent réduire au minimum les prérogatives de l'Etat. Où vous situez-vous ?

Je suis un libertarien avec un petit "l" et j'ai du mal à me situer dans l'éventail politique américain. Beaucoup de gens pensent qu'il faudrait carrément supprimer le gouvernement. Ce n'est pas mon cas. Je veux que quelqu'un s'occupe de goudronner les routes et empêche les banques de voler tout l'argent.

Comment les Américains doivent-ils réagir ?

Ils doivent se demander où ils veulent aller individuellement et en tant que pays. Nous devons préserver les valeurs que nous sommes censés défendre. Et relire la Constitution. Elle pose des limites à la capacité du gouvernement à envahir la vie des individus et affirme qu'il n'existe pas de menace qui mérite de corrompre l'idéal américain.

Ces menaces n'existent-elles pas ?

Bien sûr que si. Mais regardez : nous avons réussi à préserver notre Constitution à l'époque où la menace se concrétisait par 7 500 têtes nucléaires. Pourrons-nous le faire à un moment où la menace, ce sont quelques gosses armés de Cocotte-Minute ? Pour ma part, je souhaite transmettre aux générations futures le droit de savoir, et non le fardeau de la crainte.

25/05/2013

L'antenne WIFI de votre quartier, c'est VOUS ! (rappel)

LE SAVIEZ-VOUS ? 

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER…C’EST VOUS !!!

Ce message s’adresse à vous si vous disposez d’une « box » d’accès Internet (et le cas échéant télévision et téléphone) mise à disposition par un opérateur télécom.

Sur cette boîte, pour votre accès à Internet, vous utilisez le réseau sans fil (WiFi)… ou pas, si vous l’avez désactivé au profit d’une liaison filaire (par câble ou CPL (Courants porteurs en ligne)).

Mais, le saviez-vous ? Votre « box » peut être la source de non pas un, mais deux réseaux sans fil : le vôtre, et un réseau dit « communautaire », qui a une portée beaucoup plus large puisqu’il « arrose » tout le quartier. Ce réseau, en accès libre pour tous les abonnés de l’opérateur, sert aux personnes qui souhaitent se connecter « en mobilité », c'est-à-dire en passant dans la rue ou en faisant une pause dans le parc. Ils se connectent… en utilisant votre boîte !!

Et cette fonction est activée par défaut, c'est-à-dire qu’elle a commencé à fonctionner dès que vous avez mis votre box en service, que vous en ayez conscience ou pas. Elle reste activée tant que vous ne l’avez pas éteinte, même si vous avez désactivé votre WIFI « maison ».

Il en découle plusieurs conséquences :

vous servez d’antenne WIFI à votre opérateur télécom, à vos frais, puisque c’est à partir de votre électricité, et en permanence puisque la boîte émet tout le temps, que le réseau soit effectivement utilisé ou pas ;

vous prenez double dose de champs électromagnétiques et vous en faites prendre double dose à vos voisins, qui n’en demandent sans doute pas tant et chez qui se trouvent peut-être des personnes fragiles (bébés, personnes âgées ou malades, personnes sensibles aux champs électromagnétiques), qui sont complètement démunies pour localiser l’origine de leurs maux ;

- vous êtes susceptible d’engager votre responsabilité si votre boîte est utilisée à des fins illégales, ne serait-ce que pour du téléchargement réprimé par la loi HADOPI. Certes, théoriquement, l’utilisateur doit s’identifier, et tout aussi théoriquement, il n’a pas accès à vos propres données de connexion ni à votre disque dur. Mais nous savons tous qu’il existe des logiciels permettant de « surfer » de façon anonyme ; et d’une façon générale, on sait que la créativité des hackers est sans limites. La collecte des informations sur les réseaux sans fil des particuliers a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d'enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel.

Et plus généralement, êtes-vous d’accord pour rendre ce service à l’opérateur ? Vous a-t-on mis au courant des modalités et des conséquences ? Vous a-t-on demandé votre avis ? Même sans parler du risque sanitaire il y a là une manipulation du consommateur qui n’est pas acceptable.

Vous ne croyez pas à ce que vous êtes en train de lire ? Appelez votre opérateur et parlez-lui du WiFi communautaire. Il reconnaîtra que cela existe (même s’il vous expliquera que ça émet peu, que c’est sans risque, que cela rend service, etc…).

Vous pouvez désactiver le WiFi communautaire et cesser de vous exposer à tous ces risques, même si vous voulez utiliser votre WiFi « maison » : ce sont deux réseaux différents. Pour connaître la marche à suivre, consultez le document Robin des Toits :  http://www.robindestoits.org/_a227.html

(*)

Ou demandez à votre opérateur, si votre type de « box » n’est pas répertorié sur la fiche « robin ».

Faites circuler ce message autour de vous !! Vos voisins figurent peut-être parmi les contacts des contacts de vos contacts !!

Le WIFI, pourquoi c’est dangereux :  http://www.robindestoits.org/_a1055.html

 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

----------------------------------

(*) je viens de recevoir ce message, j'ai vérifié : j'étais effectivement avec un WIFI activé alors que je ne l'utilise pas. Je l'ai donc désactivé en suivant la procédure indiquée dans le lien  :

http://www.robindestoits.org/_a227.html

09/02/2013

"L'enfant et les écrans", l'Académie des sciences sous influence des lobbies ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/08/laisser-les-enfants-devant-les-ecrans-est-prejudiciable_1829208_3232.html

Laisser les enfants devant les écrans est préjudiciable

LE MONDE | 08.02.2013 à 16h09

Par Michel Desmurget, directeur de recherche en neurosciences à l'Inserm ; Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale ; Bruno Harlé, pédopsychiatre

L'Académie des sciences a publié, le 17 janvier, un avis intitulé "L'enfant et les écrans". Les recommandations avancées sont si surprenantes, au regard des données d'ensemble de la littérature scientifique et des prises de position récentes de plusieurs institutions sanitaires majeures, que l'on peut s'interroger sur le soin apporté à la rédaction de ce travail.

Lorsque l'Académie américaine de pédiatrie rédige un avis sur l'usage des écrans, elle fait appel à des spécialistes reconnus du domaine. Ici, les membres du groupe de travail ne sont, en grande majorité, nullement experts du sujet traité, ce qui semble assez étonnant au vu des enjeux de santé publique engagés. Par exemple, le premier signataire du texte est, d'après l'Académie des sciences, spécialiste du système immunitaire. C'est ennuyeux parce que la littérature scientifique sur les écrans est imposante et complexe. Confie-on à un spécialiste des écrans la rédaction d'un avis sur les allergènes du jaune d'oeuf ?

L'usage veut que les avis officiels soient adossés à l'état du savoir scientifique. Le travail de l'Académie semble de ce point de vue largement défaillant. Une grande partie des affirmations avancées dans ce rapport sont dénuées de tout fondement scientifique et ne reflètent que les préjugés ou opinions des auteurs. Par exemple, nos académiciens expliquent que "les tablettes visuelles et tactiles suscitent au mieux (avec l'aide des proches) l'éveil précoce des bébés (0-2 ans) au monde des écrans, car c'est le format le plus proche de leur intelligence".

Aucune donnée n'est présentée pour étayer ces assertions ou simplement montrer que cette exposition précoce est souhaitable. C'est malheureux, parce que, même si les tablettes sont trop récentes pour que des études fiables existent quant à leurs influences, il apparaît au vu de la littérature scientifique disponible qu'un petit enfant aura toutes les chances de grandir infiniment mieux sans tablette. En effet, certains déficits établis, liés à l'usage de la télévision ou des jeux vidéo, concernent aussi les tablettes.

INFLUENCES DÉLÉTÈRES IMPORTANTES 

De la même manière, le texte parle constamment de pratiques "excessives" mais ne définit jamais clairement ces dernières. Aux Etats-Unis (seuls chiffres globaux précis) les 8-18 ans consacrent plus de 7 h 30 par jour à l'usage, essentiellement récréatif, d'un écran ou d'un autre. En France, sur une tranche d'âge comparable, on est autour de 4 h 30 pour le seul couple télévision-Internet (Médiamétrie, étude EU KidsOnline).

Est-ce excessif ? L'Académie semble considérer que non, lorsqu'elle s'abstient de la moindre recommandation quantitative, et conclut que, de toute façon, "il ne sera possible que de réduire à la marge le temps d'exposition aux écrans".

Pourtant, des milliers de recherches scientifiques signalent des influences délétères importantes de la télévision, d'Internet ou des jeux vidéo sur le développement intellectuel, la sociabilité et la santé, bien au-delà des premiers âges de la vie et pour des consommations largement inférieures à deux heures quotidiennes.

A ce sujet, on peut s'interroger sur certaines "erreurs" des auteurs. Ils citent une étude selon laquelle "au-delà de deux heures par jour passées devant un écran non interactif par un enfant en bas âge, et pour chaque heure supplémentaire, il a été noté une diminution de 6 % sur les habiletés mathématiques à 10 ans".

En fait, cette étude montre une baisse de 6 % par heure de télévision hebdomadaire (!) soit 42 % par heure de télévision quotidienne, dès la première heure ; cette étude ne permet pas d'extrapoler au-delà de deux heures de consommation quotidiennes, qui constituent la limite supérieure de son échantillon. Ces arrangements avec la réalité sont fâcheux dans un texte censé faire référence.

APOLOGIE DU POTENTIEL PÉDAGOGIQUE DES JEUX VIDÉO

De manière frappante, ce texte offre une surprenante apologie du potentiel pédagogique des jeux vidéo et logiciels éducatifs. Quelques travaux montrent que certains jeux vidéo peuvent améliorer certaines capacités périphériques d'attention et de sélection visuelle. Cependant, selon les termes mêmes de l'avis, ces jeux vidéo sont "souvent" des "jeux violents".

Or, les jeux vidéo violents, déconseillés pour la plupart aux moins de 16 ans, voire 18 ans, sont associés, comme l'indique l'Académie américaine de pédiatrie dans sa dernière synthèse, "à une variété de problèmes physiques et mentaux chez les enfants et les adolescents".

Pas sûr, dès lors, que le rapport bénéfice/risque soit positif. Pas sûr non plus que soit recevable la tentative faite par nos académiciens de généraliser les effets positifs locaux, observés dans des tâches artificielles d'attention visuelle, au fonctionnement cognitif dans son ensemble.

Cette réserve semble d'autant plus fondée que les auteurs de l'avis négligent à la fois de citer la moindre étude corroborative et de prendre en compte une masse imposante de résultats contraires à leurs propos.

Par exemple, rien n'est dit de toutes les études scientifiques et institutionnelles, comme celle du Programme for International Student Assessment (PISA), liant causalement la consommation numérique, interactive ou non, des enfants et adolescents avec l'existence de troubles de l'attention et de difficultés scolaires.

Rien non plus sur les évaluations indépendantes du département de l'éducation américain montrant que les onéreux logiciels éducatifs sont parfaitement inefficaces. Rien encore sur le fait qu'aux Etats-Unis, face à ces observations, des écoles initialement en pointe dans le domaine numérique retirent aujourd'hui les ordinateurs des salles de classe. Rien !

PLUSIEURS GRANDS PROBLÈMES DE SANTÉ PUBLIQUE

Etonnamment, les effets massifs et reconnus des écrans sur plusieurs grands problèmes de santé publique sont, eux aussi, presque totalement oubliés des académiciens. Rien sur la sédentarité et ses effets sur l'espérance de vie, rien sur l'alcoolisation et le tabagisme (la télévision est le premier facteur d'entrée dans le tabagisme des adolescents), rien sur les troubles du comportement alimentaire, rien sur la violence scolaire, etc.

Concernant ce dernier sujet, les influences des images et jeux vidéo violents sur les comportements agressifs sont minimisées avec un aplomb désarmant par les auteurs de l'avis, qui n'y voient "qu'un facteur parmi des centaines d'autres".

Des milliers d'études, de revues de la littérature et de méta-analyses (impliquant jusqu'à 130 000 individus) confirment cette influence, dont l'ampleur est comparable à celle qui associe cancer du poumon et tabagisme.

Au-delà de tous ces éléments, ce texte est inquiétant en ce qu'il porte la marque d'une sidérante démission éducative. Comment peut-on renoncer à l'avance à toute réduction du temps d'usage des écrans ?

Il est heureusement possible à tous les parents d'agir en ce domaine. Le sentiment de cette nécessité n'émergera toutefois que si ces parents sont loyalement et précisément informés. Par sa pauvreté et son parti pris, l'avis de l'Académie est loin de fournir les bases d'une telle information.

Michel Desmurget, directeur de recherche en neurosciences à l'Inserm ; Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale ; Bruno Harlé, pédopsychiatre

Liste intégrale des signataires 

19/05/2012

Législatives : de graves menaces de fraudes planent sur le vote par Internet

à lire sur BASTAMAG (lien ci-contre) :

DÉMOCRATIE ?

Législatives : de graves menaces de fraudes planent sur le vote par Internet

PAR AGNÈS ROUSSEAUX (14 MAI 2012)

Pour la première fois en France, le vote par Internet sera expérimenté lors des prochaines législatives. Un million d’électeurs français « de l’étranger » sont concernés. Plusieurs failles de sécurité ont déjà été pointées. L’intégrité et la confidentialité du vote ne sont pas garanties, comme l’attestent les informaticiens interrogés par Basta !. Surtout, l’ensemble du processus électoral est laissé entre les mains d’entreprises privées qui cultivent opacité et conflits d’intérêts. Le vote par Internet, ou comment déposséder le citoyen de son droit démocratique. Enquête.

17/04/2012

Données personnelles, vie privée, informatisation

communiqué :

Action collective

Pétition : En 2012, sauvons la vie privée !
Pour un véritable droit d’opposition à l’informatisation de nos données personnelles

Notre vie privée est en danger ! Dans tous les domaines de la vie socio-économique - éducation, santé, protection sociale, administrations locales et centrales, instances financières et policières, etc. -, chacun d’entre nous se retrouve dépossédé arbitrairement de ses propres données personnelles, pour devenir l’objet d’une surveillance insidieuse échappant à tout contrôle légal réel.

Un contrôle informatique total

En ce début 2012, en dépit des apparences, nous voici passés sans coup férir d’une société démocratique à une société de suspicion généralisée, perturbant gravement notre relation aux autres et au monde. Sans parler de la prolifération des autres méthodes de « protection » électronique susceptibles de vérifier nos moindres faits et gestes (puces RFID d’identification par radiofréquence, géolocalisation par GPS, vidéosurveillance, biométrie, titres de transport, Internet, téléphones mobiles, etc.), l’informatisation de nos données personnelles s’effectue aujourd’hui de façon occulte et accélérée, sans réelle information, sans réel consentement. Ce fichage tentaculaire intéresse aussi bien l’Education nationale (Base élèves, fichier SCONET pour le secondaire, fichage des décrocheurs...), le travail social (action sociale des Conseils généraux, mairies et CCAS, allocataires de minima sociaux, SIAO pour les sans domicile...), les contribuables et les consommateurs, les clients des banques et des assurances, les personnes de nationalité étrangère (fichiers OSCAR de l’aide au retour, application de gestion AGDREF...), celles placées sous main de justice (gestion informatique des détenus GIDE, fichier FIJAIS des auteurs d’infractions sexuelles...), celles suivies en psychiatrie (RIMP, HOPSY)... Cependant que l’on dénombre environ 80 fichiers de police, catalogues présomptifs truffés d’erreurs concernant par dizaines de millions les simples suspects de délits commis ou à venir, et même les simples opposants politiques (fichiers STIC des infractions constatées, FNAEG des empreintes génétiques, PASP des atteintes à la sécurité publique, projet de fichier centralisé des données identitaires et biométriques, etc.).

C’est ainsi l’ensemble des populations susceptibles de poser problème à l’ordre en place qui sont fichées, et finalement nous tous, notamment avec le Livret personnel de compétences expérimental qui livrera bientôt notre parcours scolaire puis professionnel au bon vouloir des employeurs. Notre vie privée devient malgré nous d’autant plus dévoilée que l’interconnexion entre ces fichiers progresse à grands pas, autorisée par le répertoire de protection sociale RNCPS, le fichier du RSA ou les fichiers fiscaux pour la chasse aux fraudeurs et autres mauvais payeurs, par la LOPPSI II pour les fichiers de police, enfin par la loi Warsmann de « simplification du droit », qui permet désormais l’échange des données personnelles par toutes les administrations...

Comment sélectionner les populations en douceur

S’imposant à coups de lois, de simples arrêtés et de décrets incessants, on constate que ce fichage illimité s’effectue sous le couvert de la neutralité technique et comptable : « qualité » du service rendu, connaissance statistique et « traçabilité » des informations, « gestion » de telle ou telle catégorie (élèves, étrangers, pauvres, « vulnérables »...), « sécurité » publique et plus particulièrement lutte contre la fraude et contre la délinquance, ou encore « prévention » des comportements dangereux (enfants « à haut risque », détenus suicidaires, malades mentaux...). Mais en réalité, un tel « traitement » a pour principal résultat d’effectuer un tri des populations concernées, pour en assurer le contrôle socio-économique : tous ceux qui « ne rentrent pas dans les cases » des critères autorisés sont automatiquement repérés pour être pénalisés.

Contrairement à ce que les instances officielles comme la CNIL mettent en avant, le respect de la confidentialité des données personnelles par la multitude d’agents sociaux qui y ont accès (agents dont le secret professionnel légalement garanti deviendrait « partagé »), n’est donc pas le seul problème soulevé par le fichage. Certes, des affaires de piratage ou de divulgation à grande échelle ont défrayé la chronique ces dernières années, révélant qu’il est facile de pénétrer ou de détourner les fichiers informatiques aussi étroitement « sécurisés » soient-ils. Mais un danger encore plus grand pour les libertés publiques réside dans l’existence d’une finalité discriminatoire qui sauterait aux yeux si elle n’était massivement niée : en fait, l’usage normatif de toute cette technologie de contrôle numérique est la sélection concurrentielle - écarter « en douceur » les incapables et les déviants, pour mieux convaincre la plupart de s’y soumettre aveuglément !

L’informatisation aurait-elle tous les droits ?

Pourtant, la vie privée est protégée par la loi : Code civil, Convention européenne des droits de l’Homme, Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 enfin : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée (…). Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions (…) » (article 12). Par ailleurs, « la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression », droits imprescriptibles de l’Homme inscrits dans la Constitution, constituent une norme légale supérieure à toute décision possiblement arbitraire de l’État. Enfin, le principe républicain d’égalité fait obstacle à toute entreprise de compétition ou de sélection à laquelle les citoyens seraient abusivement contraints de participer...

Force est cependant de constater que dans la révision de 2004 de la loi du 6 janvier 1978 dite « informatique et libertés », le législateur n’a pas respecté cette hiérarchie des normes essentielle à la protection des libertés fondamentales : la nécessité du consentement individuel est bien rappelée, autrement dit la légitimité du droit d’opposition à l’informatisation de ses données personnelles (articles 7, 8 et 38). Mais pour disparaître comme par enchantement « lorsque le traitement (informatique) répond à une obligation légale » ! Quant à la CNIL, elle a été vidée de tout rôle décisionnel : les rares réserves qu’elle émet quand elle est consultée ne pèsent pas lourd face au déferlement des dispositions gouvernementales ou législatives, la conduisant finalement à cautionner la finalité « loyale, déterminée, explicite et légitime » du fichage généralisé qui se met en place (article 6). Pourtant, le rôle de la CNIL devrait être de défendre sans relâche la loi en question : « L’informatique ne doit porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’Homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques » (article 1er). De fait, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne confirme clairement que les données personnelles doivent être traitées « sur la base du consentement de la personne concernée ou en vertu d’un autre fondement légitime prévu par la loi » (article 8). C’est pourquoi le Conseil d’État a reconnu en juillet 2010 la légitimité du droit d’opposition au fichier Base élèves, et plusieurs Conseils régionaux viennent de se prononcer comme en Midi-Pyrénées pour demander « le retrait de tous les outils de fichage numérique notamment dans l’Éducation nationale ». Jusqu’au Code pénal qui punit « le fait de procéder à un traitement de données à caractère personnel concernant une personne physique malgré l’opposition de cette personne » (article 226-18) !

Aux chiffons les fichiers !

En ce début 2012, contre un fichage informatique des données personnelles aussi profondément abusif, au point de se ficher de la loi elle-même, il est grand temps de rééquilibrer la balance ! Comme leur nom l’indique, nos données personnelles relèvent strictement de notre vie privée, et nulle autre instance n’est habilitée à se les approprier et en faire usage sans attenter gravement aux droits fondamentaux de chacun et de tous. Agissons sans tarder pour défendre notre vie privée et nos libertés individuelles et publiques :

  • Que chaque usager, chaque citoyen concerné n’hésite pas à s’opposer par toute action en justice appropriée à l’atteinte illégale à la vie privée que représente l’informatisation contrainte et forcée de ses données personnelles ;
  • Que chaque acteur du sanitaire et du social soumis au secret professionnel défende son respect le plus strict. En tout état de cause, hors usage administratif très étroitement encadré, l’informatisation devrait rester restreinte et facultative, pour ne pas risquer de trier les usagers et de déposséder les professionnels du sens de leur métier en les transformant en agents de contrôle social et comptable ;
  • Que la CNIL fasse désormais preuve d’une réelle indépendance démocratique, pour devenir une « Commission nationale des libertés face à l’informatique » (CNLI), aux prérogatives judiciaires affirmées. En particulier, elle doit faire valoir son opposition la plus claire à toute extension et toute interconnexion des fichiers de contrôle et de sélection socio-économiques, réclamer la révision des lois abusives récentes qui ont rendus ces derniers possibles, et faire respecter en toute circonstance l’obligation légale supérieure de recourir au consentement des personnes concernées ;
  • Enfin, que le Conseil constitutionnel établisse le consentement individuel, et partant le droit d’opposition à l’informatisation de ses données personnelles, pour toutes les raisons que nous avons évoquées, comme un droit constitutionnel imprescriptible.

Nous attendons que les candidats à l’élection présidentielle de mai 2012 prennent position et s’engagent sur ces différents points.

EN 2012, REFUSONS LE FICHAGE INFORMATIQUE !

>> Signer la pétition sur www.uspsy.fr<<

07/12/2011

Accès aux données publiques par internet

lu sur :

http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/la-france-libere-ses-donnees-ou-presque-07-12-2011-1404918_47.php

La France libère ses données (ou presque)

Le Point.fr - Publié le 07/12/2011 à 18:23 - Modifié le 07/12/2011 à 18:34


Politiques et technologues étaient réunis mardi à Paris pour débattre de l'open data alors qu'en France le site data.gouv.fr était lancé.

Par MARGAUX DUQUESNE

Déjà exploité aux États-Unis, en Angleterre et dans les pays scandinaves, l'open data débarque enfin en France. Ce lundi 5 décembre, le site data.gouv.fr a ouvert, donnant accès à plus de 352 000 jeux de données publiques.

Sur le site sont disponibles des données comme les chiffres de la sécurité et de la criminalité, ceux de l'emploi et du chômage, les chiffres de la fiscalité locale, des informations sur les établissements de santé ou encore sur les émissions industrielles de polluants.

Ces informations, à dessein délivrées "brutes", sont consultables et réutilisables gratuitement. 300 000 jeux de données supplémentaires sont annoncés avant la fin de l'année prochaine. Des données exclusives ? Non, pour 80 % d'entre elles : elles étaient déjà disponibles, parfois sous forme de PDF, donc difficilement réutilisables. Mais encore fallait-il savoir les trouver... Par ailleurs, environ 20 % des données ont, cela dit, été "libérées" pour la première fois, alors qu'auparavant elles étaient payantes. L'axe principal du projet d'Etalab, mission chargée de coordonner ce projet sous l'autorité du Premier ministre, est en effet l'accessibilité.

L'accès aux données publiques, pour tous

Selon Séverin Naudet, ancien vice-président de Dailymotion et actuel directeur d'Etalab, le site s'adresse aux chercheurs, aux étudiants, aux journalistes, aux entrepreneurs... "Aujourd'hui, la data est un élément essentiel de beaucoup d'activités. Cela va permettre de créer de nouveaux services, de l'emploi : c'est un cercle vertueux."

Présent également au Personal Democracy Forum, Kevin Hauswirth, directeur des médias sociaux à la mairie de Chicago, présentait le site data.chicago.org, proposé aux habitants de la ville. "Ces données ont toujours été publiques, mais on essaye de les rendre accessibles, faciles à lire et à comprendre." Par exemple, les citoyens de Chicago peuvent accéder à une carte montrant les différents restaurants de la ville : on sait alors si tel ou tel lieu a déjà fait l'objet d'une inspection sanitaire. On a aussi une "carte des graffitis" de la ville ou les budgets des différents services urbains : police, finance, justice...

En France, une loi de 1978 encadre l'accès aux données publiques, définissant les informations soumises au secret, comme les données touchant à la sécurité nationale, et les autres. Mais il y a encore beaucoup d'exceptions, un certain nombre de rapports ne sont jamais rendus publics, les débats de certaines commissions parlementaires se tiennent à huis clos. Le passage à l'open data nécessiterait une réforme de la loi de 1978, ce qui n'est pas du tout à l'ordre du jour.

Open data, mais pas logiciel libre

L'association Regards citoyens s'intéresse à l'open data depuis 2009. Ses membres utilisent des données publiques pour essayer d'améliorer le fonctionnement des institutions. Pour Benjamin Ooghe-Tabanou, le site data.gouv.fr pose un problème technique : la plupart des fichiers de données en ligne sont au format Excel (XLS) appartenant à Microsoft : "Le fait de publier des données sous ces formats est problématique : d'abord parce que tout le monde n'a pas, par définition, accès à ces formats, ensuite parce qu'ils sont compliqués à réutiliser. Pour des données publiques, il serait plus égalitaire et logique d'utiliser des formats ouverts, par exemple le CSV." Mais, sur le site, seuls un peu plus de 2 100 jeux de données sont au format CSV.

Séverin Naudet estime que ce n'est pas vraiment le sujet, même s'il s'agit d'un point à améliorer : "Excel équipe 98 % des ordinateurs de Français, donc ce format permet la réutilisation par le plus grand nombre. Évidemment, au fur et à mesure, nous ferons ce que nous pourrons pour être davantage sur des formats libres que sur des formats propriétaires." Une question sur laquelle les militants du logiciel libre ne céderont pas.

28/02/2011

Néolibéralisme, mondialisation et blanchiment d'argent sale

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/02/28/les-nouveaux-marches-du-crime-organise_1485960_3234.html

Les nouveaux marchés du crime organisé

LE MONDE ECONOMIE | 28.02.11 | 16h53  •  Mis à jour le 28.02.11 | 17h11

La France peut faire plus en matière de lutte contre le blanchiment des gains criminels. C'est, en substance, la conclusion du rapport des experts internationaux du Groupe d'action financière (GAFI), chargé d'évaluer la conformité des Etats à ses 49 recommandations en matière de lutte contre le recyclage de l'argent des organisations criminelles dans l'économie légale.

Ce rapport, rendu public le lundi 28 février et dont "Le Monde Economie" a pris connaissance, était très attendu en raison, d'une part, de la présidence française du G20, d'autre part, du constat de l'interpénétration croissante entre marchés criminels (drogue, contrefaçon, trafic humain, corruption, etc.) et marchés financiers.

PARTIELLEMENT CONFORME POUR 10 SUR 49

Le rapport estime que la France agit de façon "conforme" à 9 des 49 recommandations, "largement conforme" pour 29 d'entre elles, "partiellement conforme" pour dix et "non conforme" pour une d'entre elles. Ce score aurait pu être plus sévère.

L'une des versions antérieures du texte épinglait en effet le manque d'indépendance et de moyens de Tracfin, l'organisme antiblanchiment attaché au ministère des finances qui collecte les "déclarations de soupçon" que les professionnels de la finance doivent transmettre à l'administration lorsqu'une opération paraît suspecte.

En effet, le nombre de déclarations reçues (1 244 en 1998, 9019 en 2003, 12 047 en 2006, 17 310 en 2009) progresse beaucoup plus vite que le nombre de dossiers transférés par Tracfin à la justice (respectivement 104, 308, 411 et... 384 en 2009, dont 131 seulement correspondaient à des cas de blanchiment).

Pour éviter cette accusation, le gouvernement s'est empressé de prendre, le 8 janvier, un décret renforçant l'autonomie de Tracfin vis-à-vis de sa tutelle politique en y nommant un juge du siège, indépendant, chargé de gérer la transmission des dossiers à la justice.

PROFESSIONS JUGEES A RISQUE

La plupart des onze recommandations mal ou non suivies, selon la version définitive du rapport, portent sur deux aspects : l'insuffisance du suivi des déclarations de soupçon transmises à Tracfin, et l'absence de participation de professions jugées "à risque" (casinos, agents immobiliers, notaires, avocats, joailliers...) au dispositif. Or la criminalité organisée diversifie de plus en plus les canaux de blanchiment bien au-delà des seuls acteurs financiers et acquiert ainsi une influence croissante sur l'économie réelle.

L'évaluation du poids économique du crime organisé est par définition difficile. Selon le Fonds monétaire international (FMI), 600 à 1 800 milliards de dollars (440 à 1 300 milliards d'euros) seraient blanchis chaque année. Au trafic de drogue (500 milliards par an) et à la prostitution se sont ajoutés le trafic d'articles de contrefaçon - 250 milliards de dollars par an, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2008 ; 775 milliards de dollars par an, selon l'International Chamber of Commerce (chiffre publié le 2 février) -, de travailleurs clandestins, d'espèces naturelles protégées, de métaux précieux, de déchets toxiques, d'organes, de factures (fraude à la TVA) et même de quotas de CO2.

Le principe est simple : lorsque la demande est, à l'échelle de la planète, très supérieure à l'offre de l'économie légale, les organisations criminelles s'empressent d'y répondre pour bénéficier de l'énorme différentiel de prix créé par ce déséquilibre. Elles ont profité de l'essor des nouvelles technologies, qui permettent de dématérialiser et d'accélérer les transferts de fonds internationaux, et surtout de la déréglementation et de la libéralisation des marchés. La mondialisation du capitalisme, depuis 1980, a été pour toutes les mafias un formidable effet d'aubaine.

Mais ces marchés criminels ont besoin, pour vivre, de l'économie légale : les montagnes de billets de banque accumulées par les dealers de base, les passeurs, les trafiquants, doivent être recyclées par le biais de sociétés et comptes bancaires qui permettent de les dématérialiser et de générer des profits, cette fois "légaux". La raréfaction du crédit bancaire, durant la crise financière de 2008-2009, a été un appel d'air pour l'argent sale.

Les dégâts causés par la toxicomanie, la contrefaçon (pièces et médicaments défectueux) et la délinquance environnementale suffisent certes à justifier l'arsenal répressif mis en oeuvre par les Etats de droit. Mais le blanchiment ajoute une dimension au problème.

"ALTERNATIVE AU DEVELOPPEMENT"

La masse d'argent investie dans l'économie légale est en effet devenue, dans les économies de petite taille ou les marges des économies développées, une"alternative au développement", estime Mickaël Roudaut, à la direction générale justice, liberté et sécurité de la Commission européenne.

Des pans entiers de la société, mais aussi des régions frontalières (zones tribales du Pakistan, Sahel, nord du Mexique, Balkans), quand ce ne sont pas des Etats entiers (Afghanistan, Guinée-Bissau, République démocratique du Congo), et parfois leurs dirigeants, sont devenus, par la corruption ou la violence, les "obligés" des organisations criminelles, qui leur fournissent revenus et protection en échange de la liberté d'action. La lutte entre les Etats en mesure de s'opposer à l'extension des activités criminelles et ceux qui en sont devenus les otages est en passe de devenir un axiome de la géopolitique du XXIe siècle.

Une réalité que les pays développés éprouvent quelque peine à admettre. "Ce n'est qu'en 2009 que les Etats-Unis ont reconnu que les narcotrafiquants étaient devenus une menace pour la sécurité nationale plus importante que le terrorisme, mais la lutte contre la criminalité organisée n'est pas encore inscrite dans les missions du G20", note Mickaël Roudaut.

L'Union européenne a toutefois lancé fin 2009 le programme de Stockholm pour la sécurité, avec 350 mesures qui doivent être mises en oeuvre par les Etats membres entre 2010 et 2014. Le GAFI doit publier en 2012 une révision de ses recommandations.

Le FMI et la Banque mondiale ont inscrit la lutte contre la criminalité et la corruption comme critères du versement de leurs aides. Surtout, la mise en oeuvre des mesures renforçant la transparence et le contrôle des marchés et des banques, aujourd'hui discutées au G20 et au FMI, aurait un impact dissuasif immédiat sur les marchés criminels.

Mais rien ne se fera si les entreprises ne prennent pas part à la lutte. En matière d'investissements, par exemple, "il suffit parfois de poser quelques questions sur l'origine de l'argent proposé, les structures qui l'apportent, etc., pour écarter tout danger", note Francis Hounnongandji, du cabinet spécialisé Allied BusinessControls, président du chapitre français de l'Association of Certified FraudExaminers (ACFE). "Mais trop d'entreprises confrontées à ces situations préfèrent le taire, par crainte des effets de la publicité. Il est ainsi courant de licencier discrètement un cadre corrompu plutôt que de mettre en place un dispositif de prévention de la corruption."

Des outils permettent de vérifier les antécédents et les risques de transactions criminelles, telles les bases de données World-Check, Factiva, ChoicePoint, qui recensent les personnes et entités suspectes, frappées de sanctions et d'embargos émis par les Etats et les organisations internationales, ou encore les "personnes politiquement exposées" au sens de la convention de Merida contre la corruption (2003), c'est-à-dire les dirigeants politiques ou hauts fonctionnaires potentiellement impliqués dans la corruption.

Seule la diminution du niveau de la tolérance aux agissements criminels - y compris à l'égard des dirigeants politiques, sans attendre qu'ils soient chassés du pouvoir par leurs peuples exaspérés - peut inverser le cours des choses.

Antoine Reverchon

A lire sur ce sujet

 

Dans "Le Monde Economie", dans l'édition Abonnés du Monde.fr ou dans Le Monde daté mardi 1er mars:

- Les nouveaux marchés du crime organisé (la lutte antiblanchiment reste insuffisante), par Antoine Reverchon.

Monde arabe: la communauté internationale se penche sur la corruption des dirigeants déchus, par Philippe Bernard.

Questions-réponses: GAFI, Tracfin et loi française.

- Entretien avec Chantal Cutajar, directrice du groupe de recherches actions sur la criminalité organisée (Grasco), à l'université Robert-Schuman, à Strasbourg: "agir contre le crime est une question de volonté politique", propos recueillis par Antoine Reverchon.

Le "schtroumpf coucou" ou le blanchiment 2.0, par Antoine Reverchon.

 

28/10/2008

loi répressive / internet

Loi « Création et Internet »
Répression des internautes ou rémunération des artistes ?
par Vincent Caron
Industrialiser le contrôle et la répression des internautes, tel est le moyen retenu par le gouvernement pour renforcer les majors du disque et du cinéma, qui peinent à adapter leur offre à l'ère numérique, et dont le chiffre d'affaires serait grevé par les pratiques des usagers d'Internet .

Minimisant l'impact des évolutions économiques, techniques et sociales sur leur secteur d'activité, notamment la réduction des coûts de distribution du numérique, qui rendent plus difficile la logique d'exclusivité et de rareté de l'offre, les industries culturelles ont identifié le frein principal à leur croissance : le « piratage » sur Internet - comprendre, les échanges non marchands de fichiers culturels entre les usagers sur les réseaux peer to peer.

Le message, relayé par les représentants des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique , est bien passé auprès du gouvernement. Contre l'avis du Parlement européen, qui à voté le 24 septembre 2008 à 88% en faveur d'un amendement réaffirmant qu'aucune restriction à la liberté d'information et d'expression ne pouvait être imposée sans décision préalable des autorités judiciaires, la ministre de la culture Christine Albanel a réaffirmé, ce mardi 21 octobre, devant la commission des affaires culturelles du Sénat, les principes de la loi Création et Internet . Ce projet de loi sera présenté le jeudi 29 octobre en urgence au Sénat, et prévoit d'instaurer la « riposte graduée », processus par lequel une autorité administrative, la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), pourra couper jusqu'à 1 000 accès Internet par jour, sur requête des ayants droit de l'industrie culturelle. Un projet jugé « monstrueux » par l' association de défense des consommateurs UFC - Que choisir, qui s'étonne que la France légifère seule, en parallèle et à l'encontre des décisions européennes (...)

Lire la suite de cet article inédit de Vincent Caron :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-10-27-Hadopi