Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07/03/2017

Wikileaks : dernières révélations

 

 
BREAKING NEWS
WikiLeaks released what appeared to be C.I.A. documents about hacking programs used to break into phones, computers and TVs

Tuesday, March 7, 2017 10:45 AM EST

 
WikiLeaks on Tuesday released thousands of documents that it said described sophisticated software tools used by the Central Intelligence Agency to break into smart phones, computers and even Internet-connected televisions.
If the documents are authentic, as appeared likely at first review, the release would be the latest coup for the anti-secrecy organization and a serious blow to the C.I.A., which maintains its own hacking capabilities to be used for espionage.
Read more »

16/04/2016

Assez de PUB !!!

à écouter :

Terre à terre : podcast et réécoute sur France Culture

www.franceculture.fr/emissions/terre-terre

Terre à terre : l'émission en replay et ses archives en réécoute sur France Culture. Consultez les ... accueilÉmissionsTerre à terre ... Blues des experts : Benjamin Dessus et Bernard Laponche ... Blues des experts : Thomas Guéret ...


accueil • Émissions • Terre à terre • Blues des experts : Thomas Guéret
Terre à terre
Ruth Stégassy
Écouter<iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=d675497f-8205-4b03-af01-f652e319b58a" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>
iTunes / RSS
Exporter
16.04.2016
53 min
Devinette : qu'est-ce qui est censé être drôle, audacieux, innovant, futé, désirable... (liste à compléter) et dont on est saturés, dehors, chez soi, au téléphone, au cinéma, dans les boîtes aux lettres... (liste à...) ? Gagné, c'est la pub.


L'avenue Rhin et Danube est l'un des axes les plus chargés en publicité • Crédits : Bertrand Hochet - Radio France
Avec : Thomas Guéret, ingénieur spécialiste des économies d’énergie et de la lutte contre le changement climatique et ancien Président de l’association Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.)

Association Antipub : http://antipub.org/

Pour lire la REVUE DE WEB ENVIRONNEMENT hebdomadaire et suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France http://www.netvibes.com/radiofranceenvironnement#REVUEDEWEB

(Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome)

Vous pouvez aussi découvrir des initiatives écolo et solidaires sur son Twitter https://twitter.com/initiavertes

Référence musicale :

Titre : La publicité ; Interprète : Jacques Dutronc ; Auteur texte : Jacques Lanzmann/ Anne Segalen

Intervenants

Thomas Guéret
Bibliographie


De la misère humaine en milieu publicitaire La Découverte, Paris, 2010


No logo : la tyrannie des marques J'ai lu, 2007                                    

12/03/2016

L'Agglorieuse gagne son procès

lu sur :

HTTPS://WWW.MEDIAPART.FR/JOURNAL/FRANCE/110316/UN-JOURNAL-SATIRIQUE-DE-MONTPELLIER-BLANCHI-EN-CASSATION


Un journal satirique de Montpellier blanchi en cassation
11 MARS 2016 | PAR DAN ISRAEL
Condamné en 2014 à une très lourde amende pour diffamation, l'hebdo satirique L'Agglorieuse a vu cette condamnation annulée par la Cour de cassation. Le sérieux de son enquête est reconnu.


La mouette rieuse respire. Le volatile dont le journal satirique de Montpellier l’Agglorieuse a fait son emblème devrait pouvoir continuer à s’afficher en une des pages de l’hebdo local. Le 1er mars, la Cour de cassation a cassé le jugement de la cour d’appel de Nîmes datant de septembre 2014, qui condamnait la publication à 91 200 euros d’amende pour diffamation envers un promoteur immobilier local.
LIRE AUSSI
A Montpellier, la condamnation qui risque de couler un hebdo satirique
PAR DAN ISRAEL
Comme Mediapart l’avait raconté, la somme demandée correspondait à la moitié du chiffre d’affaires du journal, tiré à 2 300 exemplaires, et le menaçait d’une mort certaine. La cour d’appel jugeait que les termes « faillites retentissantes » et « ennuis judiciaires » utilisés dans l’article envers le promoteur n’avaient pas été justifiés par une enquête sérieuse et relevaient donc de la diffamation. « Nous acceptons les sanctions justes des erreurs que nous aurions pu commettre, mais en aucun cas que ces erreurs soient financièrement sanctionnées comme si nous étions des délinquants du CAC 40 », écrivait à l’époque le responsable du journal Tristan Cuche.
La Cour de cassation a jugé à l’inverse du tribunal de Nîmes, estimant que l’article relevait d’un « débat d’intérêt général » et procédait d’une « enquête sérieuse est justifiée ». L’arrêt de Nîmes est invalidé une fois pour toutes. La Cour
 de cassation a pris la peine de rappeler que, selon la convention européenne des droits de l’homme, « le principe de la 
liberté d’expression de
 la presse, même s’il
 n’est pas illimité, doit 
être protégé », surtout lorsque les propos incriminés « étaient parus dans un journal “satirique” et qu’ils reposaient sur une base factuelle suffisante ». Pour la Cour,« L’Agglorieuse s'est conformé aux exigences de prudence dans l'expression et de sérieux » et « n’a pas excédé le ton des journaux satiriques et d’investigation ». Fermez le ban.
Lors de leur condamnation de septembre 2014, les journalistes soulignaient le fait que la magistrate qui les avait condamnés pouvait leur en vouloir personnellement, puisqu’elle leur avait déjà reproché publiquement un précédent article moqueur sur sa sévérité, laquelle avait pourtant déclenché une grève des avocats du Gard et du Vaucluse, en février 2012.

17/03/2015

Activez vos neurones !

Quelques liens pour des lectures stimulantes :

Réseau Voltaire — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Réseau_Voltaire
 

Obama rate son coup d'État au Venezuela, par Thierry Meyssan

www.voltairenet.org/article186802.html
 

Thierry Meyssan — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Meyssan

24/02/2015

Netanyahou aime raconter des bobards à propos de l'Iran, quand çà l'arrange ...

et les américains gobent ? (les surlignages sont de moi)

lu sur :

 
www.theguardian.com/world/video/2015/feb/23/israeli-intelligence-documents-iran-nuclear-bomb-video

Leaked cables show Netanyahu’s Iran bomb claim contradicted by Mossad

Gulf between Israeli secret service and PM revealed in documents shared with the Guardian along with other secrets including CIA bids to contact Hamas

 Read the leaked document here

Binyamin Netanyahu’s dramatic declaration to world leaders in 2012 that Iran was about a year away from making a nuclear bomb was contradicted by his own secret service, according to a top-secret Mossad document.

It is part of a cache of hundreds of dossiers, files and cables from the world’s major intelligence services – one of the biggest spy leaks in recent times.

Brandishing a cartoon of a bomb with a red line to illustrate his point, the Israeli prime minister warned the UN in New York that Iran would be able to build nuclear weapons the following year and called for action to halt the process.

But in a secret report shared with South Africa a few weeks later, Israel’s intelligence agency concluded that Iran was “not performing the activity necessary to produce weapons”. The report highlights the gulf between the public claims and rhetoric of top Israeli politicians and the assessments of Israel’s military and intelligence establishment.

The disclosure comes as tensions between Israel and its staunchest ally, the US, have dramatically increased ahead of Netanyahu’s planned address to the US Congress on 3 March.

The White House fears the Israeli leader’s anticipated inflammatory rhetoric could damage sensitive negotiations between Tehran and the world’s six big powers over Iran’s nuclear programme. The deadline to agree on a framework is in late March, with the final settlement to come on 30 June. Netanyahu has vowed to block an agreement he claims would give Iran access to a nuclear weapons capability.

The US president, Barack Obama, will not meet Netanyahu during his visit, saying protocol precludes a meeting so close to next month’s general election in Israel.

The documents, almost all marked as confidential or top secret, span almost a decade of global intelligence traffic, from 2006 to December last year. It has been leaked to the al-Jazeera investigative unit and shared with the Guardian.

The papers include details of operations against al-Qaida, Islamic State and other terrorist organisations, but also the targeting of environmental activists.

The files reveal that:

 The CIA attempted to establish contact with Hamas in spite of a US ban.

 South Korean intelligence targeted the leader of Greenpeace.

 Barack Obama “threatened” the Palestinian president to withdraw a bid for recognition of Palestine at the UN.

 South African intelligence spied on Russia over a controversial $100m joint satellite deal.

The cache, which has been independently authenticated by the Guardian, mainly involves exchanges between South Africa’s intelligence agency and its counterparts around the world. It is not the entire volume of traffic but a selective leak.

One of the biggest hauls is from Mossad. But there are also documents from Russia’s FSB, which is responsible for counter-terrorism. Such leaks of Russian material are extremely rare.

Other spy agencies caught up in the trawl include those of the US, Britain, France, Jordan, the UAE, Oman and several African nations.

The scale of the leak, coming 20 months after US whistleblower Edward Snowden handed over tens of thousands of NSA and GCHQ documents to the Guardian, highlights the increasing inability of intelligence agencies to keep their secrets secure.

While the Snowden trove revealed the scale of technological surveillance, the latest spy cables deal with espionage at street level – known to the intelligence agencies as human intelligence, or “humint”. They include surveillance reports, inter-agency information trading, disinformation and backbiting, as well as evidence of infiltration, theft and blackmail.

The leaks show how Africa is becoming increasingly important for global espionage, with the US and other western states building up their presence on the continent and China expanding its economic influence. One serving intelligence officer told the Guardian: “South Africa is the El Dorado of espionage.”

Africa has also become caught up in the US, Israeli and British covert global campaigns to stem the spread of Iranian influence, tighten sanctions and block its nuclear programme.

The Mossad briefing about Iran’s nuclear programme in 2012 was in stark contrast to the alarmist tone set by Netanyahu, who has long presented the Iranian nuclear programme as an existential threat to Israel and a huge risk to world security. The Israeli prime minister told the UN: “By next spring, at most by next summer, at current enrichment rates, they will have finished the medium enrichment and move[d] on to the final stage. From there, it’s only a few months, possibly a few weeks before they get enough enriched uranium for the first bomb.”

He said his information was not based on secret information or military intelligence but International Atomic Energy Agency (IAEA) reports.

Behind the scenes, Mossad took a different view. In a report shared with South African spies on 22 October 2012 – but likely written earlier – it conceded that Iran was “working to close gaps in areas that appear legitimate, such as enrichment reactors, which will reduce the time required to produce weapons from the time the instruction is actually given”.

But the report also states that Iran “does not appear to be ready” to enrich uranium to the higher levels necessary for nuclear weapons. To build a bomb requires enrichment to 90%. Mossad estimated that Iran then had “about 100kg of material enriched to 20%” (which was later diluted or converted under the terms of the 2013 Geneva agreement). Iran has always said it is developing a nuclear programme for civilian energy purposes.

Last week, Netanyahu’s office repeated the claim that “Iran is closer than ever today to obtaining enriched material for a nuclear bomb” in a statement in response to an IAEA report.

A senior Israeli government official said there was no contradiction between Netanyahu’s statements on the Iranian nuclear threat and “the quotes in your story – allegedly from Israeli intelligence”. Both the prime minister and Mossad said Iran was enriching uranium in order to produce weapons, he added.

“Israel believes the proposed nuclear deal with Iran is a bad deal, for it enables the world’s foremost terror state to create capabilities to produce the elements necessary for a nuclear bomb,” he said.

However, Mossad had been at odds with Netanyahu on Iran before. The former Mossad chief Meir Dagan, who left office in December 2010, let it be known that he had opposed an order from Netanyahu to prepare a military attack on Iran.

Other members of Israel’s security establishment were riled by Netanyahu’s rhetoric on the Iranian nuclear threat and his advocacy of military confrontation. In April 2012, a former head of Shin Bet, Israel’s internal security agency, accused Netanyahu of “messianic” political leadership for pressing for military action, saying he and the then defence minister, Ehud Barak, were misleading the public on the Iran issueBenny Gantz, the Israeli military chief of staff, said decisions on tackling Iran “must be made carefully, out of historic responsibility but without hysteria”.

There were also suspicions in Washington that Netanyahu was seeking to bounce Obama into taking a more hawkish line on Iran.

A few days before Netanyahu’s speech to the UN, the then US defence secretary, Leon Panetta, accused the Israeli prime minister of trying to force the US into a corner. “The fact is … presidents of the United States, prime ministers of Israel or any other country … don’t have, you know, a bunch of little red lines that determine their decisions,” he said.

“What they have are facts that are presented to them about what a country is up to, and then they weigh what kind of action is needed in order to deal with that situation. I mean, that’s the real world. Red lines are kind of political arguments that are used to try to put people in a corner.”

16/01/2015

Caricatures : actualités

lu sur :

Arab cartoonists pen their response to Charlie Hebdo affair | World ...

www.theguardian.com/.../arab-cartoonists-response-charlie-hebdo-affair
 

Arab cartoonists pen their response to Charlie Hebdo affair

Leading caricaturists across the Middle East question the meaning of free speech while attacking Israel and Arab leaders
Al-Jazeera Arabic's cartoon by Ahmed RahmaAl-Jazeera Arabic’s cartoon by Ahmed Rahma. Illustration: www.aljazeera.net

Arab cartoonists are hitting back over the Charlie Hebdo affair with satirical works questioning the meaning of free speech in the west, while attacking their own hypocritical leaders as well as Israel and the perceived double standards that are applied to Muslims.

Leading caricaturists in the Middle East condemned the Paris killings but the magazine’s publication of another image of the prophet Muhammad this week has been criticised in several countries that denounced the murders. Morocco, Algeria, Tunisia and Turkey have banned the new issue of the magazine.

In one cartoon on a popular Arabic-language news website, a European-looking man has a viper emerging from his mouth under the heading: “Anti-Muslim”. In the adjacent image, entitled “Anti-semitism”, the same man’s mouth is closed by a padlock bearing a Star of David.

Attacks on Israel often feature prominently in Arab cartoons and this episode has prompted a flurry of them. Emad Hajjaj, a popular Jordanian cartoonist, drew an elderly Palestinian woman by her sagging UN tent saying – in an untranslatable pun on the words “Charlie” and the colloquial Arabic “I have been” – that she had lived as a refugee for the 67 years since the creation of Israel in 1948 (*).“Shame on you” declares an Egyptian peasant in Hisham al-Shamaly’s cartoon about last weekend’s Paris solidarity rally, with Israel’s prime minister Binyamin Netanyahu in the front row of marching world leaders. Another caricaturist portrayed Netanyahu heading for the event with angling gear, saying he was planning an outing to “fish in muddy waters”.

Turkish cartoonist showed Netanyahu spreading out a red carpet to welcome French Jews to emigrate to an embattled, fortress-like Israel.

Arab leaders are also in the frame over their responses. Mahmoud Abbas, the Palestinian president, has been shown laying a wreath on the graves of the Charlie Hebdo victims but ignoring the unknown “martyrs” of last summer’s Gaza war.

(le surlignage ci-dessous est de moi)

Al-Jazeera Arabic on Thursday ran a cartoon by Ahmed Rahma (pictured above) showing an Arab ruler heading for the French capital carrying an “I am Charlie” placard while behind him journalists and photographers languish in a cage, a corpse at their feet.The king of Jordan and the foreign ministers of Egypt, Algeria and Turkey participated in the Paris march, as did a minister from Saudi Arabia. Morocco said it had declined to take part.

But the new Charlie Hebdo depiction of the Prophet Muhammad - shedding a tear and saying “all is forgiven” - has prompted fresh criticism. Egypt’s Dar al-Ifta, which is responsible for issuing religious edicts, denounced it as “an act unjustifiably provocative to the feelings of a billion and a half Muslims worldwide who love and respect the prophet”. Al-Azhar, the Sunni Muslim world’s leading centre of Islamic learning, called on Muslims to “ignore the nasty frivolity” of the latest edition. In the Gulf state of Qatar Al-Arab’s latest cartoon was captioned: “Journalism is not a crime and I am not Charlie.”

In Algeria, al-Shorouk printed a cartoon of a man carrying an “I am Charlie” placard next to a tank that has run over signs for Palestine, Mali, Gaza, Iraq and Syria. It was captioned: “We are all Muhammad.”In Jordan, the minister of Muslim endowments and Islamic affairs said he had been misquoted in a report claiming that he had called on all Arab and Muslim countries to boycott French products, explaining that there were many peaceful ways to denounce the cartoons

--------

(*)

Image 1.png

15/01/2015

Les Etats-Unis prennent «Charlie Hebdo» avec des pincettes

À lire sur MEDIAPART

(si vous n'êtes pas abonné, je vous offre l'article) :

Les Etats-Unis prennent «Charlie Hebdo» avec des pincettes

 

 |  PAR IRIS DEROEUX

Les médias américains ont intensément suivi les attentats de Paris. Tout en refusant généralement de publier les dessins de Charlie Hebdo, jugeant qu’ils sont choquants. Cette décision divise et suscite un large débat: où l’on parle de liberté d’expression, de racisme et du sort réservé aux minorités, mais aussi de l’état de la presse et de l’obsession du politiquement correct.

Image 1.png

01/01/2015

Les aides à la presse "grand public": surtout ne pas inciter à réfléchir !

lu sur :

L'Etat souhaite une bonne année au « Monde diplomatique »

Quelques jours avant Noël, l’Etat a décidé que notre journal ne bénéficierait pas du fonds stratégique pour le développement de la presse pour l’année 2014. Cette aide, qui avait atteint l’année précédente le montant faramineux de… 18 611 euros, entend favoriser le rayonnement des publications françaises à l’international. Un tel objet semblait pourtant taillé sur mesure pour Le Monde diplomatique, qui réalise près d’un cinquième de ses ventes à l’étranger et diffuse à travers le monde quarante-sept éditions en vingt-huit langues.

Il faut croire que le ministère de la culture et de la communication couvre notre journal d’une tendresse particulière. En 2012, Le Monde diplomatique trônait à la 178e position des deux cents titres les plus aidés. Loin derrière Télécâble Sat Hebdo (27e), Closer (91e) ou Le Journal de Mickey (93e), alors que les aides à la presse prétendent encourager la « libre communication des pensées et des opinions » et « éclairer le citoyen ». En 2013, nous avons disparu de la liste, tandis que LOpinion, le quotidien semi-officiel du Mouvement des entreprises de France (Medef), lancé avec l’argent de M. Bernard Arnault, première fortune nationale, y entrait. En 2014, l’Etat aura ainsi trouvé le moyen d’amputer le reliquat maigrichon des subsides dont profitait encore notre publication.

Parmi eux, les tarifs postaux spécifiques à la presse. Là encore, tout semble fait pour que nous restions insoupçonnables d’abus d’aides publiques. En effet, l’Etat compense avec la plus grande générosité l’expédition par courrier des titres d’information politique et générale, à condition qu’ils soient quotidiens ou tout au plus... hebdomadaires. Dommage pour notre mensuel. En décembre dernier, les abonnés au Point et aux Echos ont pu apprécier la pertinence de ce critère de périodicité en découvrant dans leurs boîtes aux lettres, avec leurs journaux favoris, les lourds suppléments publicitaires qui prolifèrent en période de fêtes. Dans le film enveloppant Les Echos, le cahier géant Série limitée d’un peu plus d’une livre (525 grammes exactement) exhibait ses pages promotionnelles serties de quelques articles, le tout convoyé par La Poste à un tarif sacrifié mais compensé par l’Etat. Côté Le Point, un supplément papier glacé « spécial cadeaux », Couleurs de fêtes, de 372 grammes, comportant un éditorial indigent pour 155 pages de publicité, parvenait dans les boîtes aux lettres aux frais du contribuable, toujours au nom de la « libre communication des pensées et des opinions ».

Ce critère de périodicité accentuera ses effets en 2015. Pour Les Echos, Le Point et leurs annonceurs, l’augmentation des tarifs postaux se limitera à 4,9 %. Pour Le Monde diplomatique, ce sera 8,8 %.

Notre journal ne puise sa force qu’à deux sources : son projet éditorial et ses lecteurs. C’est donc vers ces derniers que nous nous tournons. Le don défiscalisé reste leur meilleur moyen d’obliger l’Etat à corriger, contre son gré, l’iniquité caricaturale de son système d’aide à la presse.

18/09/2014

La NSA, agence de sécurité américaine, serait impliquée dans un programme controversé de surveillance de Palestiniens

lu sur  Le Monde :

Snowden dénonce la collaboration étendue de la NSA avec les services israéliens

 
En échangeant sans les filtrer des données sur des citoyens américains, l'agence de sécurité américaine serait impliquée dans un programme controversé de surveillance de Palestiniens.

Le Monde.fr | 17.09.2014 à 21h30

L'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) Edward Snowden l'accuse de livrer à Israël des informations confidentielles brutes et non censurées, relate dans le New York Times, mercredi 17 septembre, l'auteur d'un portrait récent de M. Snowden. Cette pratique exposerait la vie privée de citoyens américains et impliquerait la NSA dans un programme controversé de surveillance des Palestiniens par les services de renseignement israéliens.

Les informations confidentielles partagées entre gouvernements sont en général « minimisées » : habillées pour déguiser certains noms ou autres détails sensibles. Mais des documents fournis par Edward Snowden, et déjà publiés par le Guardian en septembre 2013, révèlent que des données brutes non censurées ni éditées sont systématiquement envoyées par Washington à son allié israélien, depuis au moins mars 2009.

Selon une note échangée entre Israël et la NSA, ils peuvent se partager toutes les formes de communications, depuis les transcriptions non découpées de documents jusqu'aux télex, fac-similés, enregistrements vocaux, ainsi que des données du renseignement. Cette note confirme que la NSA « envoie de façon systématique » des données brutes à Israël.

Des données qui comprennent notamment les contenus de conversations privées, et pas seulement les métadonnées de ces conversations (comme l'identité des interlocuteurs). Elles incluent les noms et les données de citoyens américains, notamment originaires du Moyen-Orient et de Palestine, discutant par email et par téléphone avec des proches en Israël et dans les Territoires palestiniens. « C'est l'un des plus gros abus que nous ayons jamais vus », souligne le jeune homme de 31 ans, aujourd'hui réfugié en Russie.

« PERSÉCUTION POLITIQUE »

Cette information, déjà connue, prend un sens plus concret après la publication en Israël, la semaine dernière, d'une lettre de quarante-trois réservistes de l'équivalent israélien de la NSA, l'Unité 8200. Ces officiers et soldats accusent leur organisation d'avoir commis de graves « abus » envers les Palestiniens qu'elle surveille. Dans une lettre à leur premier ministre et à leur chef d'état-major, ils affirment qu'Israël utilise des informations collectées auprès de Palestiniens innocents à des fins de « persécution politique et dans le but de susciter des divisions dans la société palestinienne ».

Lire (édition abonnés) : Après la guerre de Gaza, l’armée israélienne sous le feu de la critique

Dans des interviews et témoignages donnés à des médias, les quarante-trois réservistes ont précisé que l'Unité 8200 rassemblait des données sur l'orientation sexuelle de Palestiniens, sur leurs éventuelles infidélités conjugales, sur l'état de santé de leurs proches... Des informations qui permettraient notamment de forcer des informateurs potentiels à coopérer avec les services de renseignement. Ils déclarent dans leur lettre qu'ils refuseraient de servir de nouveau.

Edward Snowden s'était rendu célèbre en transmettant à la presse des dizaines de milliers d'éléments prouvant l'étendue des activités de surveillance de la NSA à travers le monde. Ces révélations ont été qualifiées « d'actes de trahison » par le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants américaine. Elles ont valu un prix Pulitzer, la plus haute distinction du journalisme américain, aux deux journaux les ayant publiées les premières, The Guardian et The Washington Post. Recherché pour espionnage et vol de documents qui sont la propriété de l'Etat, l'informaticien risque jusqu'à trente ans de prison aux Etats-Unis.

14/06/2014

Que se passe-t-il en IRAK ? Un point de vue

communiqué :

But de la coalition EIIL-Turquie-Arabie saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak

Mondialisation.ca, juin 13, 2014
Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871
 

En bref :

En Irak, l’armée régulière a vacillé et les villes de deux provinces, Ninawa [Ninive] et Salah ad-din, sont rapidement tombées devant l’avancée de DAECH [EIIL : État Islamique en Irak et au Levant], alors même qu’il perdait ses positions dans la région d’Al-Anbar.

Cette nouvelle donne s’est produite grâce à la complicité de certains éléments de l’armée de l’ancien régime irakien et de partisans, dirigés par Izzat al-Douri [1], qui les ont rejoints.

Lequel, Izzat al-Douri, a troqué sécularisme et nationalisme contre une sienne armée qu’il nomme « Naqchbandi »[2], dont la mission première est de combattre « la tutelle chiite et l’occupation iranienne de l’Irak », contre monnaie sonnante et trébuchante venue de l’Arabie saoudite et du Qatar, alors que la Turquie se contente de lui assurer de quoi « camper » sur son territoire.

Cette attaque surprise de « Naqchbandi », parrainée par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, vise à renverser la situation en Irak, suite aux résultats des récentes élections législatives irakiennes et élections présidentielles syriennes, qui font que toute modification « politiquement négociée » paraît désormais sans espoir pour ces coalisés.

Image 1.png 

 

 

 

 

Le but : Rompre la continuité géographique des « alliés de la Résistance », sur l’axe Irak-Syrie-Liban, maintenant que Homs [Syrie] est libérée, afin de tenir de quoi négocier en agitant le spectre de « la partition de l’Irak ».

Autrement dit, un Irak tripartite fédéral contre une Ukraine tripartite fédérale en vertu d’une démographie similaire, parallèlement à la tentative d’entrainer le PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] dans la guerre en lui promettant un État kurde et la libération de son chef des prisons de Turquie.

La solution : Fédération Irak-Syrie, qui inverserait les règles du jeu, en attendant de fédérer le Liban et la Jordanie...

La partie d’échec se poursuit donc... à l’internationale !

Nasser Kandil

11/06/2014

 Source : Top News nasser-kandil

http://topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?art_id=...

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

[1] Informations incomplètes :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ezzat_Ibrahim_Al-Duri

[2] Naqchbandi : en principe, terme désignant des membres de l’ordre soufi de la Naqchbandiyya 

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de TopNews-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa

www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871" data-title="But de la coalition EIIL-Turquie-Arabie saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak"> 

Copyright © 2014 Mondialisation.ca
GLOBAL RESEARCH | PO Box 55019 | 11 Notre-Dame Ouest | Montreal | QC | H2Y 4A7 | Canada

14/03/2014

Dix morts à Gaza

France Inter

ment !

çà me rappelle :

BBC : "Radio Paris ment" - Jalons Pour l'histoire du temps présent ...

fresques.ina.fr/.../bbc-radio-paris-ment-et-messages-personnels.html
 

Générique de l'émission de la BBC à destination de la France, avec la ritournelle très connue : "Radio Paris mentRadio Paris ment, Radio Paris est allemand".

-------------------------

Gaza: Mensonges flagrants à France Inter, par Michèle Sibony

A lire sur le site de l'Agence.

--------------

Sur le même sujet, sur le site de l' Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/

"Les médias occidentaux montrent la version israélienne, et n’évoquent jamais les dix morts palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, assassinés de sang froid par l’armée de l’occupation israélienne la veille de cette nouvelle escalade militaire israélienne contre la bande de Gaza : deux poids et deux mesures !"

Lire le texte de Ziad Medoukh ce vendredi 14 mars.

25/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : la désinformation du gouvernement

à lire sur MEDIAPART :

A LA UNE
Notre-Dame-des-Landes : le vrai scénario de la manifestation contre le projet d’aéroport
PAR LOUISE FESSARDJADE LINDGAARD

La ville de Nantes a-t-elle été le théâtre de scènes de « guérilla urbaine » samedi après-midi lors de la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Le ministre de l’intérieur, des élus locaux, des responsables politiques nationaux et des chaînes de télévision déroulent un même scénario.

Pourtant, sur place la réalité fut bien différente : une manifestation familiale et festive, des violences en marge, un jeune homme gravement blessé par un tir de police.

Mediapart a reconstitué le déroulé des événements.

extraits :

 

..."En France, selon notre décompte, une vingtaine de personnes ont été grièvement blessées par des lanceurs de balles de défense depuis 2004. « Sans surprise, la liste des blessés et des éborgnés ne cesse de s’allonger », note le collectif « Face aux armes de la police ». Sans aucune réaction du ministère de l’intérieur, malgré les mises en garde à répétition de feu la CNDS puis du Défenseur des droits. « Il n'était pas masqué, pas armé, en train de reculer face à une charge,s’indigne sa mère Nathalie Torselli. J'ai une tristesse infinie, une rage qu'un gosse qui est là pacifiquement pour manifester son désaccord se retrouve dézingué. Il n'a rien fait que d'être là. » ...

... " À la suite de ces débordements, le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, a accusé les associations d’opposants d’être devenues « la vitrine légale d'un mouvement armé », expression qui s’applique habituellement aux mouvements indépendantistes en lien avec des groupes pratiquant la lutte armée, au Pays basque, en Corse ou en Irlande. Dans un premier temps, les organisateurs de la manifestation ont publié un communiqué plutôt conciliant vis-à-vis des heurts de samedi « Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la Zad ? » En réalité, les organisateurs de la manifestation sont divisés. Avant de repartir de Nantes, plusieurs comités locaux de soutien aux opposants leur ont demandé de condamner plus fermement les violences. L’Acipa, l’association historique d’opposants, tient une réunion exceptionnelle dès lundi soir. Et prévoit de tenir une conférence de presse à ce sujet jeudi prochain." ...

 

LIRE AUSSI

 

------------

et un témoignage reçu ce jour :

De la joie à la colère, compte-rendu très personnel de la manifestation du 22 février

À collectifndd.nimeslistCollectif NDDL Cévennes

Aujourd’hui à 10h21 PM

Bonjour,
La manifestation était une des plus belles que j’ai faites. Des vrais gens  vivants, avec beaucoup d’énergie et de joie d’être là. De la musique, des banderoles et pancartes très « personnelles », des danses, chansons, déguisements (les masques de tritons étaient superbes) et même une cabane dans les arbres !
Nous sommes arrivés fatigués après un voyage dans un autocar pas vraiment ordinaire depuis Toulouse. Après avoir pris un petit déjeuner on est allé visiter le marché du centre-ville, avec nos pancartes qui indiquaient d’où nous venions. Un accueil très sympathique de beaucoup de gens, ce qui nous a tout de suite confirmés dans notre conviction que ce voyage en valait la peine. 
Puis dans la rue on tombe sur l’arrivée de plusieurs dizaines de tracteurs, remplis d’individus souriants et plus ou moins déguisés. On s’est mis sur le trottoir en brandissant nos pancartes et là-aussi, nous avons senti que c’était important d’être-là. D’ailleurs, cela n’a pas cessé tout au long de notre périple : des « mercis » chaleureux de dizaines de personnes touchées que nous soyons venus de si loin. Beaucoup nous ont dit qu’ils nous rendraient la pareille, au cas où… Et nous en avons profité bien sûr pour leur parler de ce qui nous inquiète le plus : la menace toujours présente de l’exploitation des gaz de schiste  l’hallucinant projet du « Las Vegas » gardois, les "Golfs" de Saint Hilaire...
Nous avons fait une grande partie de la manif derrière la banderole des Montpelliérains « Gardarem la Terra ».  Tout au long du cortège, nous avons eu des contacts avec des gens qui ont eux-mêmes des problèmes dans leur région, on en reparlera.
Concernant les « incidents » , ils étaient déjà prévisibles  vue la gigantesque ampleur du déploiement policier, la disproportion des moyens utilisés par les forces dites de « l’ordre » et l’interdiction arbitraire d’emprunter un lieu qui avait été jusque-là un passage habituel des manifestations à Nantes.
Le plus impressionnant fut sans doute l’incendie d’appareils de forage situés sur une place.  Mais il faut noter surtout la tentative de plomber l’ambiance par le déploiement de gendarmes mobiles, puissamment harnachés, et qui interdisaient l’accès au centre. Dans le ciel, un hélicoptère de la police qui survolait le cortège en permanence, tel une menace latente, ajoutait à un sentiment d’insécurité. A la fin, le bruit de ce bourdon métallique se fit encore plus gênant, au point de rendre très difficile l’audition des « prises de parole », là où stationnaient les 500 tracteurs, au terme du trajet. 
Au cours de celui-ci nous avons pu voir la devanture d’un siège de Vinci totalement dévastée, ce qui,  je crains de devoir le reconnaître, m’a plutôt mis en joie.
Mais nous n’avons pas assisté aux incidents ultérieurs. Il faut dire que la fatigue de la nuit sans sommeil et de la marche commençaient à devenir pesante. A la fin de la manifestation, on s’est réfugiés dans un café, histoire de récupérer. Et c’est en sortant que l’on a vu l’ampleur des dégâts, si l’on peut dire. Car loin d’être « dévasté », comme on l’a entendu dire ensuite sur France Inter, une partie du centre avait en effet subi quelques modifications dont on ne peut pas vraiment dire, à mon sens, qu’elles le desservaient. Ces modifications apportées au décor urbain étaient d’ailleurs très ciblées. Ainsi d’affreuses baraques de métal avaient été transformées en braseros et laissaient échapper flammes et fumée, évoquant irrésistiblement les tableaux de Turner. Quelques façades de banques et d’agence de voyages étaient détruites, ce qui, nonobstant les analyses politiques que l’on pourra faire des conséquences plus ou moins fâcheuses de ce genre d’action, n’est pas non plus un spectacle spécialement désagréable à regarder.
Parfois un trait d’humour taggé sur ce qui restait de vitrine venait souligner que cette réponse sinon véritablement citoyenne, du moins raisonnablement humaine, à l’agression à la fois morale et esthétique que nous subissons sans broncher de façon quotidienne dans les centres de nos villes n’était qu’une manière de prendre au mot l’incitation à venir fréquenter ce genre d’endroit. Ainsi, sur la vitrine d’une agence de voyage se côtoyaient ces deux inscriptions :  l’officielle prétendant de façon faussement amicale et pompeuse :  « Bienvenue chez nous ! », et celle, sobre et plus sincère, des visiteurs d’un soir, se contentant d’un laconique « Nous sommes passés ». Mais enfin, lorsque tant de façades affichent avec autant de vulgarité une passion si violente pour l’argent et la frime, leurs propriétaires ne prennent-ils pas le risque que l’on vienne en effet, un beau jour, ayant perdu toute patience, leur dire notre irritation ?
Bref, nous avons déduit de toutes ces observations qu’il y avait eu des « casseurs ». Mais que celles et ceux qui n’ont jamais eu envie de lancer dans ces fallacieuses façades vitrées le moindre pavé leur jettent la première grenade assourdissante…
Enfin, parcourant les rues de la ville pour regagner notre surprenant moyen de locomotion, nous avons dû respirer, avec les habitants de cette cité livrée aux caprices des escadrons de gendarmes, un air totalement pollué par les gaz lacrymogènes, lesquels furent répandus avec une absence irresponsable de sens de la mesure.
Manifestement, tout avait été fait pour créer des conditions propres à exciter la juste colère des manifestants et, en soumettant tout le centre à une occupation policière digne de Kiev,  à susciter dans la population des sentiments d’exaspération vis-à-vis de ceux-ci.
Mais de ce que j’ai vu et ressenti, je ne crois pas que cette dernière stratégie ait eu les résultats escomptés. Certes, les médias aux ordres ont mis en avant les « dégâts » provoqués par les « casseurs », et de ce point de vue, ces actions que l’on pourrait tout aussi bien considérer comme relevant de la salubrité publique pourraient nuire à la popularité du mouvement. Mais il y avait tant d’énergie et de conviction qui rayonnaient de ce défilé que ce qui restera sera la joie d’avoir été réunis pour une si belle cause, et cette joie est communicative…
 
P.S :
Je viens de recevoir ce message :
Bonjour,
on vient d'apprendre qu'un jeune homme de 28 ans a perdu un oeil suite à l'éclatement d'une des nombreuses grenades assourdissantes. Il n'avait rien à voir avec les violences générées en marge de la manifestation.
C'est terrible!
Christian Grisollet
ACIPA

Il me semble que les vrais « casseurs », ce sont qui ordonnent l’usage de ces armes de guerre contre des individus qui soit sont loin d'avoir des armes équivalentes, soit sont totalement désarmés. Jusqu’à quand allons-nous accepter que leurs  grenades dites « assourdissantes » soient utilisées contre des manifestants ou même de simples passants ? Si manifester implique le risque de perdre un œil, que devient le prétendu droit de manifester ?

 

P.S n°2 : Je viens de recevoir le témoignage de Quentin, le jeune homme qui a perdu l'oeil gauche :
 
Retranscription du témoignage de Quentin, gravement blessé le 22 février à Nantes23 février 2014, 15:33
Ca a démarré vraiment quand on s'est retrouvés vers Commerce, au moment où on devait remonter normalement le cours des 50 otages, ce qui était censé être le parcours de la manif. Là, il y avait des cars de CRS et des barrières qui bloquaient tout. Nous quand on est arrivés, direct on s'est fait gazer. Il y a eu tout de suite des gaz lacrymo qui ont été jetés sur les gamins, sur tous les gens qui étaient là.
Là c'était la manifestation paisible, normale ?
C'était la manifestation paisible mais il y avait quand même déjà des gens un peu excités déjà avant, depuis le début de la manif. Donc nous on est restés un petit peu dans la zone, voir un peu ce qui se passait, et puis après, sur les conseils des organisateurs et tout, on a continué à marcher, à aller vers le point de ralliement, l'endroit où c'était fini, pour qu'il y ait un mouvement et que ça s'essoufle un peu.
Après, il y a eu plusieurs salves d'affrontement, des lacrymos qui perpétuellement revenaient, lancés par les flics. Et moi, ce qui m'est arrivé, c'est à la fin, on était vers la place Gloriette, entre Gloriette et l'autre là, là où il y a le café plage, ce rond-point là en fait, près du CHU justement. Et nous on allait pour se replier, on rentrait, les CRS avançaient eux, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec tout un tas d'autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j'ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre et, comme ils continuaient à nous gazer, ils continuaient à envoyer des bombes assourdissantes alors que j'étais au sol, des gens ont essayé de me sortir le plus vite possible, de m'emmener plus loin aussi. Et puis après  je sais pas trop, on m'a mis dans une... les pompiers m'ont emmené quoi.
Et donc, on dit que tu as reçu une grenade assourdissante qui, au lieu d'être tirée en l'air, a été tirée de façon horizontale, dans ton œil ?
Je l'ai prise directement dans le visage. Elle a explosé dans mon visage. Vu ce que ça a fait... Elle a explosé là et c'est comme ça que moi je l'ai ressenti, quoi. Le choc, ça a été un bruit et une douleur extrêmement vive sur le coup, puis bon moi je me suis écroulé. C'est vrai que c'était assez violent j'ai trouvé. Il y avait, de la part des manifestants, des gens qui voulaient absolument lancer des trucs sur les CRS mais les CRS, eux, gazaient n'importe qui. Et ils visaient, au flash ball, ils étaient cachés, on les voyait viser, suivre des gens qui marchaient ou qui couraient en face pour aller se mettre à l'abri. Ils les visaient, les suivaient et shootaient, quoi. et ils visaient pas les pieds. On a vu la façon dont ils tiraient, c'était très... c'était ciblé.
Et toi tu étais là, en manifestant paisible, tu n'étais pas armé, tu n'avais rien dans les mains ?
J'étais pas armé, j'avais pas de masque à gaz, j'avais pas de lunettes de protection. On était là pour une manifestation familiale, festive, on était là pour faire masse, pour faire du nombre. Et après, c'est vrai que je suis resté même s'il y avait les lacrymos, parce que je trouvais ça injuste et qu'il fallait rester. Y'avait des gens, y'avait des pères de famille, y'avait des anciens, y'avait un petit peu de tout et voilà, moi je voulais rester aussi avec les gens pour montrer qu'on était là mais sans...

(Quentin n'a plus d'œil gauche)


> Jyhel, du Collectif NDDL de Nîmes

19/01/2014

Snowden, ce héros juste derrière le Pape

lu sur :

www.lemonde.fr/international/article/2014/01/18/l...

 

Il aurait pu être l'homme de l'année 2013. Time a finalement choisi le pape mais le magazine a placé Edward Snowden juste derrière le pontife, en deuxième position. Sept mois après ses révélations, l'ex-consultant de la NSA continue d'être au centre du débat américain sur la surveillance d'Etat. Si Barack Obama a lancé, vendredi 17 janvier, une révision des pratiques de la NSA, un sujet impensable jusque-là dans un discours présidentiel, c'est au jeune fugitif que l'Amérique le doit.
 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

En fait de réforme, Barack Obama n'a rien annoncé de fondamental. Il ne revient pas sur l'essentiel – la collecte des métadonnées continuera, même si elle devra s'effectuer sous supervision préalable de la justice –, mais introduit quelques correctifs de nature à soigner les bleus des partisans de la défense de la vie privée. Un « défenseur du public » se mêlera des délibérations de la cour spéciale (FISC) qui choisit les cibles à espionner. Les étrangers auront droit à un certain respect.

C'est modeste mais, pour Snowden, c'est une victoire. Son objectif, comme il le rappelait dans sa première interview, le 24 décembre 2013 au Washington Post, n'était pas de détruire la NSA ni de « changer la société », mais de lui « donner une occasion de décider si elle voulait se changer elle-même ».

Le débat a eu lieu. Il continue au Congrès où, sans surprise, les commissions du renseignement des deux Chambres, l'une à majorité démocrate, l'autre républicaine, sont d'accord pour poursuivre sans changement la collecte des métadonnées alors que les commissions des affaires judiciaires sont favorables à une interdiction totale.

« MERCI EDWARD SNOWDEN »

En sept mois, l'image d'Edward Snowden a évolué aux Etats-Unis. Il n'est plus tout à fait le paria de l'été, quand il était réfugié à Hongkong ou à l'aéroport de Moscou. Choqués par les révélations quotidiennes (dernière en date : les centaines de millions de SMS collectés par la NSA tous les jours), les hommes politiques ne sont plus aussi unanimes à le qualifier de « traître ». Un panneau publicitaire est apparu sur les bus de Washington, payé par les juristes de Partnership for Civil Justice : « Merci Edward Snowden ». Les visites de parlementaires européens lui ont conféré une respectabilité de lanceur d'alerte mondial. On discute ouvertement désormais de la clémence qui pourrait lui être accordée.

Mi-décembre, le chef de l'unité mise en place par la NSA pour répondre aux fuites, Rick Ledgett, a laissé entendre qu'il serait prêt à examiner une amnistie si Snowden voulait bien cesser ses révélations, compte tenu du danger que son « trésor » représente. Les responsables du renseignement ne sont toujours pas sûrs d'avoir reconstitué l'ensemble des documents que le consultant a pu copier, au nombre de 1,7 million, selon un rapport classé du Pentagone. La Maison Blanche a immédiatement coupé court. Snowden est sous le coup d'une triple inculpation, a-t-elle rappelé, qui pourrait lui valoir trente ans de prison : pour espionnage, vol de propriété du gouvernement et transmission de documents confidentiels.

L'idée d'un pardon ou d'une réduction de peine a gagné en crédibilité le 1er janvier lorsque le New York Times s'y est rallié. « Considérant l'énorme valeur des informations qu'il a révélées et les abus qu'il a exposés, M. Snowden mérite mieux qu'une vie d'exil permanent, de peur et de fuite. Il a peut-être commis un crime mais il a rendu à ce pays un grand service. »

L'éditorial, approuvé par plusieurs intellectuels, dont Anne-Marie Slaughter, proche d'Hillary Clinton au département d'Etat, a attiré près de 2 300 commentaires. « Ce n'est pas un pardon qu'il mérite, c'est une récompense. Et les dirigeants qui ont affirmé qu'ils ne nous espionnaient pas méritent d'être destitués », s'est exclamé un lecteur en référence au directeur du renseignement, James Clapper, qui a démenti en plein Congrès que la NSA collectait les données des Américains. « Nous devrions jeter Snowden en prison pour avoir enfreint la loi et le décorer en même temps, a ajouté un autre. Cela illustrerait nos ambiguïtés. »

Seuls 35 % des jeunes estiment que Snowden devrait être poursuivi, selon un sondage ABC/ Washington Post. Mais 57 % des plus de 30 ans sont de cet avis. Pour Jennifer Granick, directrice des libertés publiques au Centre sur l'Internet et la société de Stanford, le public reste très divisé. La juriste n'est pas très optimiste sur un pardon. « Les mesures de grâce sont rares, et se produisent généralement quand un président quitte la Maison Blanche », souligne-t-elle. Pour elle, il est évident que Snowden devrait être amnistié : « Il y avait eu des lanceurs d'alerte avant lui. Mais ses documents ont permis d'avancer des preuves. Et c'est uniquement grâce à cela que notre gouvernement a dû admettre ce qu'il faisait. »

Stewart Baker, l'ancien directeur juridique de la NSA de l'administration George W. Bush, n'est pas de cet avis : « Snowden a commis le crime. Il doit purger la peineIl aurait pu se contenter de voler un ou deux documents. Il n'avait pas besoin d'en emporter des milliers pour dénoncer ce programme. »

CRIME ET CHÂTIMENT

La question des torts causés à la sécurité nationale par les révélations est tout aussi controversée. Pour Jennifer Granick, aucun exemple n'a pu être vérifié. Pour le juriste républicain, la mise sur la place publique (par Der Spiegel, en décembre 2013) de tout un catalogue de techniques d'espionnage, comme la modification de clés USB, la confection de câbles qui pompent les données, etc., a été grandement dommageable aux intérêts américains. « Il y a probablement trente gouvernements dans le monde qui découvrent tous ces outils et veulent se les procurer », a-t-il assuré sur la radio NPR. Dans le magazine américain Slate, Fred Kaplan a reproché à Snowden d'avoir laissé filtrer des détails sur les programmes utilisés par la CIA pour tester la loyauté des recrues potentielles au Pakistan.

Edward Snowden n'a pas choisi le vedettariat. Selon Time, qui l'a interrogé par courriel en décembre, l'ancien agent apprend le russe, lit Crime et châtiment et s'est replongé dans les profondeurs de l'Internet par le biais de communications cryptées et sécurisées. Son avocat russe, Anatoly Kucherena, a affirmé qu'il avait un job et une petite amie russe, mais Time a appris par ses amis que c'était « essentiellement de la fiction ».

Discret, moins flamboyant que Julian Assange, Edward Snowden s'est inscrit dans la lignée des lanceurs d'alerte, et du plus célèbre d'entre eux, Daniel Ellsberg, l'ancien analyste qui a sorti les papiers du Pentagone en 1971. Ellsberg mène campagne pour qu'il bénéficie de clémence. Il vient d'admettre Snowden au conseil d'administration de sa fondation pour la liberté de la presse (Freedom of the Press Foundation).

Dans son discours au ministère de la justice, Barack Obama a fait des propositions de commandant en chef : sécurité d'abord. Mais il s'en remet largement au Congrès, donc au public, pour arbitrer sur le degré de respect de la vie privée à préserver. Pour le président aussi, c'est à la société de décider si elle veut changer. Edward Snowden et Barack Obama sont peut-être moins éloignés qu'il n'y paraît.

-----------------------

Surveillance des communications :

Édition abonnés Contenu exclusif

18/12/2013

France : l'État s'attaque à la presse indépendante

lu sur :

www.lemonde.fr/.../12/17/controle-fiscal-pour-mediapart... 

Le Monde.fr | 17.12.2013 à 21h25 • Mis à jour le 18.12.2013 à 07h17 

« L'Etat s'attaque à la presse en ligne », accuse Edwy Plenel, le fondateur du site d'information Mediapart, dans une tribune publiée mardi 17 décembre. Le texte dévoilequ'un « avis de contrôle fiscal portant explicitement sur la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) »appliquée aux « abonnements des lecteurs » de Mediapart a été reçu dans la journée par les équipes du site.

Selon Edwy Plenel, son rédacteur en chef, qui se demande si Bercy a voulu se « venger à froid d'une presse trop indépendante (...) un an après le déclenchement de l'affaire Cahuzac, qui a conduit à la démission d'un ministre du budget fraudeur »« ce contrôle est déclenché en urgence sur ordre de la hiérarchie des inspecteurs concernés ». 

Il s'agit selon M. Plenel d'une « attaque illégitime et discriminatoire » contre la « recette unique » de Médiapart (dont le modèle économique est fondé sur les abonnements des lecteurs, et refuse la publicité), et s'attaquant à « une aide indirecte à la presse [et] aux lecteurs ».

LA DÉFENSE D'UNE TVA RÉDUITE

Cette démarche survient alors que plusieurs pure players, des sites d'information dont la marque a une existence exclusivement numérique et non liée à d'autres supports – presse, radio, télévision –, appliquent depuis 2011 ce régime de la TVA à 2,1 %, qui ne vaut, normalement, que pour les éditions papier des publications. La version numérique des sites d'information doit normalement supporter une TVA de 19,6 %, expliquent Les Echos.fr.

Ces pure players, comme Mediapart, Slate.fr ou Arrêt sur images, sont réunis en un Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), qui défend l'application d'un taux de TVA réduit.

« La presse papier bénéficie d'un taux de TVA super réduit, à 2,1 %, alors que la presse en ligne doit appliquer le taux normal de 19,6 %. Le Spiil entend faire appliquer le principe de neutralité des supports : un même taux, quel que soit le support », peut-on lire sur le site du syndicat.

En plus de Mediapart, Indigo Publications, éditeur de La Lettre A, une lettre d'information confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France, a lui aussi reçu un « avis de vérification de comptabilité », indique le texte d'Edwy Plenel.

-----------

voir aussi :

www.liberation.fr/medias/2013/12/17/mediapart-vise-par... 

17/12/2013

Hackers de tous les pays, unissez-vous !

à lire :

www.lemonde.fr/.../berlin-au-bonheur-des-hackers_4335300...
[2013-12-16] Depuis trente ans, la plus grande association de hackers informatiques d'Europe se donne pour mission de défendre la liberté et les droits des citoyens sur le Web.
 

extrait :

"... face aux Etats-Unis, aucun pays européen n'est vraiment souverain. "

Berlin _ au bonheur des hackers.pdf

 

05/12/2013

Les droits de l’homme et de la démocratie à la RICHESSE !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/12/03/manipulations-et-controle-par-la-classe-dominante_3524671_3224.html 

Manipulations et contrôle par la classe dominante

LE MONDE | 03.12.2013 à 19h41 • Mis à jour le 05.12.2013 à 14h18 |Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

Comment expliquer que des richesses insolentes, en millions d’euros, soient connues et acceptées par la plupart des Français ? Pour obtenir un acquiescement tacite à ces inégalités, les dominants usent de stratagèmes. Il n’est donc pas nécessaire de recourir à la notion de servitude volontaire pour en rendre compte.

En contrôlant certaines institutions d’enseignement, en ayant un œil attentif sur le droit, en jouant un rôle de mécènes dans la culture, les familles fortunées parviennent à valoriser leurs modes de vie et à en faire des modèles à suivre et même à copier. La valeur universelle de leurs choix s’impose, même s’ils demeurent hors d’atteinte. Cet impérialisme culturel doit rester caché et méconnu pour influencer les consciences sans qu’il soit décelable. Toute réflexion critique et toute velléité de changement sont ainsi invalidées.

Avançant sous la bannière, quelque peu usurpée, des droits de l’homme et de la démocratie, les plus riches exercent un pouvoir d’autant plus étendu qu’ils sont propriétaires de nombreux médias. Sans assurer une censure patente, ils veillent à ce que les contenus n’entrent pas ouvertement en contradiction avec leurs intérêts.

INÉLUCTABILITÉ DES RÈGLES

L’économie financiarisée et mondialisée a pour clef de voûte son évidence car elle est renvoyée à la prétendue inéluctabilité de ses règles. L’assujettissement au néolibéralisme, selon lequel les chefs d’entreprise et les actionnaires ne doivent plus connaître aucun obstacle ni aucune frontière dans leur recherche de profits – qui croissent à deux chiffres –, aboutit à ce que ceux-ci deviennent normaux pour nombre de salariés.

La crise financière de 2008 était celle de financiers recherchant le gain rapide. Elle fut pourtant imputée aux victimes de ces jeux de casino, les pertes étant attribuées aux exigences démesurées des catégories modestes mises dans la situation de renflouer les caisses vidées par l’irresponsabilité de financiers aventuristes.

Le tour de passe-passe s’appuie sur l’image de compétences et de savoirs dont se targuent les as de la finance, qui font porter sur les « coûts », c’est-à-dire les salaires et les protections sociales, les difficultés des économies. Paria, profiteur, bénéficiaire d’avantages acquis, le travailleur se transforme non seulement en parasite, mais aussi en élément néfaste dans la compétitivité généralisée.

Le gouvernement socialiste s’est inscrit dans cette logique dès le 1er juillet 2012, en octroyant un mirobolant « coup de pouce » au smic, revalorisé d’un coup de 20 centimes d’euro par jour. Prenant volontiers la posture de bienfaiteurs altruistes pour l’humanité laborieuse, entrepreneurs et financiers, avec l’aide de politiques de droite et de la gauche libérale, ont donc fait accepter au peuple de France que c’était à lui de payer les pots cassés de l’explosion de leur bulle financière. Quitte pour eux à engranger au passage de nouveaux profits.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sont sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS. Ils sont les auteurs de « La Violence des riches. Chronique d’une immense casse sociale » (La Découverte, 256 p., 17 €).

16/11/2012

Le CSA et le respect de la langue française dans les médias

lu sur :

http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Medias/Info-medias/Comment-le-CSA-veille-au-respect-de-la-langue-francaise-dans-les-medias-_NG_-2012-11-15-876456

Au Conseil supérieur de l’audiovisuel, Patrice Gélinet veille au bon usage du français et signale les incorrections linguistiques dans les différents médias audiovisuels. Le CSA pourrait organiser en 2013 un colloque sur le sujet.

Chaque mois, Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) signale dans sa Lettre, à la rubrique « Langue française », les fautes de langue les plus fréquentes commises par les animateurs de télévision et de radio. Ainsi, dans laLettrede Novembre, un article traite de l’utilisation mauvaise du substantif « personne », souvent accordé au masculin. On aura ainsi pu entendre « plus de cent personnes étaient présents ». Ce type d’accord est défini comme sylleptique : il s’opère « selon le sens et non selon la grammaire », précise le texte. Au XVIIe siècle, l’emploi de l’accord sylleptique était courant.

Pascal écrit ainsi « une personne disait un jour qu’il avait une grande joie et confiance en sortant de la confession ». Néanmoins, cet accord n’est pas toléré en français contemporain. L’autre erreur pointée par l’article tient à l’emploi de la locution « prêt de », qui est en réalité un mélange « hybride » (mais incorrect) de « près de », qui renvoie à une « proximité dans le temps (…) synonyme de sur le point de », et « prêt à », qui signifie « disposé à », « apprêté pour ». Les exemples les plus fréquents étant : « la situation n’est pas prête de changer », ou encore « la pluie n’est pas prête de s’arrêter ».

Un débat avec les auditeurs

Dans un précédent communiqué, datant de juillet-août 2012, le CSA saluait l’initiative de Radio France d’ouvrir un forum pour que les usagers puissent dialoguer avec les professionnels sur l’« usage des mots, leur sens, leur évolution… » : chaque semaine, sur le site des auditeurs, un mot est proposé et ouvert au débat. Les auditeurs donnent leur avis, et la semaine suivante, des journalistes, des producteurs et des linguistes donnent des réponses.

Lorsque Patrice Gélinet a pris ses fonctions au CSA, en tant que conseiller chargé du respect de la langue française dans les médias, il s’est rapproché de l’Académie Française, du gouvernement (par le biais de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France), des associations et des professionnels des médias. Il voulait ainsi s’acquitter au mieux de sa mission au CSA, qui est, selon la loi du 30 septembre 1986, de veiller notamment à « la défense et à l’illustration de la langue française ».

Anglicismes fréquents

Le conseiller a relevé que les inquiétudes persistantes concernaient les anglicismes, souvent adoptés par les journalistes et animateur du secteur audiovisuel. On dira « chalenge » pour « défi », « live » pour « direct », « talk-show » pour « débat télévisé ». Patrice Gélinet explique ce phénomène par un « snobisme qui consiste à considérer que parler anglais fait plus vendre et est plus à la mode ». Il atteste qu’« une langue s’enrichit par des apports extérieurs », mais il s’interroge : « lorsqu’un mot français équivalent existe, pourquoi ne pas l’utiliser ? ». Pour pallier à ces travers, le Journal officiel publie depuis 1997 des équivalents français de termes anglophones à utilisation fréquente, consultables en ligne sur le site France Terme.

Malgré tout, Patrice Gélinet se montre optimiste : « avec le temps, on arrive à réduire l’utilisation des anglicismes ». Ainsi, le mot « walkman » a-t-il progressivement laissé la place au terme « baladeur ». « Nous sommes indulgents parce que la nature même de la communication audiovisuelle impose souvent des directs », précise encore le membre du CSA, qui s’inquiète tout de même de l’impact des médias sur le public : « La radio et la télévision ont un rôle normatif. Les Français apprennent la langue presque autant à la radio et à la télévision qu’à l’école. Les journalistes, qu’ils le veuillent ou non, influencent le bon ou mauvais usage de la langue », affirme-t-il.

Le CSA envisage d’organiser en 2013 un colloque sur le sujet, afin de dresser un état des lieux et de réfléchir à des solutions pour que la langue française soit mieux respectée par les professionnels de la radio et de la télévision.

 

ÉLISE BÉGHIN-BASTOUL