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03/03/2017

Les cours d'eau et l'agriculture en France

NB : il ne faut pas confondre la FNSEA et l'ensemble des agriculteurs, en particulier les agriculteurs "bio".

communiqué :

Une série d'articles de Reporterre sur l'identification et la cartographie des cours d'eau entrepris par l'Etat, et les manoeuvres de la FNSEA pour en faire déclasser le maximum.

Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d'eau

https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

 
https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-c...

La loi sur l'eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d'eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, ...

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d'eau de nos cartes

https://reporterre.net/La-FNSEA-veut-faire-disparaitre-les-petits-cours-d-eau-de-nos-cartes

La nouvelle cartographie des cours d'eau menace l'intérêt général

https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general

13/10/2016

Reprenons le contrôle de nos vies : contre les traités de libre-échange

http://www.bastamag.net/10-octobre-La-carte-des-mobilisations-contre-les-traites-de-libre-echange


La carte des mobilisations contre les traités de libre-échange

 

Capture d’écran 2016-10-13 à 19.04.34.png

 

22/09/2016

Accident nucléaire : Consultation publique sur le projet de décret relatif aux zones qui seraient contaminées en cas d'accident

Consultation publique sur le projet de décret relatif à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants  :  ATTENTION : date limite 30/09/2016

Une consultation dont les médias n'ont pas parlé et qui ne dure (n'a duré) qu'un mois : du 31/8 au 30/9/2016 !


La CRIIRAD appelle à se mobiliser contre l’adoption de niveaux de référence très élevés pour la gestion des accidents nucléaires et de leurs conséquences.

Transposition de la directive Euratom 2013/59 : Niveaux d ... - Criirad

www.criirad.org/euratom/euratom2013-59-niveaux-exposition.html


Les autorités françaises s’apprêtent à fixer les critères de gestion des zones contaminées après un accident nucléaire (ou après un attentat affectant une installation nucléaire). Quel niveau d’exposition aux rayonnements, et donc de risque, sera pris en référence pour décider de la nécessité ou non d’engager telle ou telle action pour protéger la population ? Très concrètement : jusqu’à quel niveau de risque serez-vous condamné à vivre en zone contaminée ? À partir de quel niveau de risque pourrez-vous espérer être indemnisé et relogé dans un environnement sain ?

Les autorités françaises ont retenu les niveaux de dose efficace les plus élevés possible : 100 mSv pour la phase accidentelle et 20 mSv/an pour la phase poste accidentelle (alors que pour le public, la limite maximale de dose est normalement de 1 mSv/an et que cette valeur correspond déjà à un niveau de risque élevé). Plus les limites sont élevées, moindre sont les dépenses liées à la protection et à l’indemnisation des dommages. Ce choix est malheureusement cohérent avec le plafonnement des indemnités pour les victimes d’un accident nucléaire majeur. Le nucléaire est dispensé de l’application du principe pollueur-payeur : ce sont ses victimes qui supporteront les conséquences sanitaires et économiques de la catastrophe.
Cette décision n’arrive pas par hasard. Elle est le fruit de 20 ans d’efforts du lobby nucléaire, et plus précisément du lobby nucléaire français via son cheval de Troie, le CEPN[1]. L’idée clef est de convaincre les populations que l’on peut tout-à-fait vivre en zone contaminée. Il suffit d’un peu de formation et d’équipement pour contrôler son environnement, ses aliments. Ces experts ont juste « oublié » le problème central de la dégradation de l’état de santé des habitants, et tout particulièrement des enfants.
Si vous êtes choqué par l’image de ces enfants japonais qui portent autour du cou un dosimètre en guise de pendentif, si ce n’est pas l’avenir que vous souhaitez pour vos enfants, agissez !
Le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer a lancé une consultation sur le projet de décret relatif à la Directive 2013/59.. Cette consultation est une opportunité pour dénoncer les propositions que nous jugeons inacceptables et manifester d’ores et déjà nos exigences. Nous avons tardivement pris connaissance de cette consultation qui se terminera le 30 septembre.
 
Participez à la consultation publique
et dites NON à l’obligation de vivre en zone contaminée !

Comment participer à la consultation publique ?

Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-relatif-a-la-protection-sanitaire-a1504.html ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis.

Il vous faudra inscrire : un titre, un message, votre nom (ou pseudonyme) et votre adresse mail.

Vous pouvez rédiger vos propres messages ou utiliser des extraits de notre présentation ci-après :

Proposition de titre : « Accident nucléaire : des niveaux de référence inacceptables »

Proposition de message :

« Le projet de décret retient des niveaux de référence excessivement élevés pour la gestion des situations accidentelles et post-accidentelles. Je demande qu’ils soient fixés à la borne inférieure et non pas supérieure de l’intervalle défini par la directive 2013/59/Euratom sur la base des recommandations de la CIPR :

<![if !supportLists]>-          <![endif]>20 mSv et non pas 100 mSv pour la phase d’urgence
<![if !supportLists]>-          <![endif]>1 mSv/an et non pas 20 mSv/an pour la phase post-accidentelle.
Je demande également qu’une limite et non pas une simple référence soit établie pour la gestion des territoires contaminés et que des garanties spécifiques soient définies pour les enfants et les femmes enceintes.

Je refuse d’être contraint de vivre et de laisser vivre mes enfants  dans un environnement aussi dangereux pour notre santé. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir un niveau de risque plus faible, il est impératif de mettre à l’arrêt les installations nucléaires susceptibles de conduire à cette situation. »

 

Attention, vos commentaires doivent être déposés d’ici le 30 septembre !

Merci de nous adresser un message une fois que vous aurez déposé votre commentaire sur le site du ministère à l’adresse contact@criirad.org !

La Directive traite de nombreux sujets que nous analyserons plus avant. D’autres actions seront mises en place dans les semaines qui viennent. Nous comptons d’ores et déjà sur votre aide pour les relayer !

En savoir plus sur les valeurs proposées par le décret    


Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité


CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50


asso@criirad.org – www.criirad.org

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Pour participer à la consultation, rendez-vous sur le site

http://www.consultations-publiques.developpement-durable....

ou cliquez sur ce lien pour accéder à la page de présentation et donner votre avis

31/08/2016

Projets d'aménagement : une nouvelle donne pour l'évaluation environnementale

communiqué :

 

Projets d'aménagement : une nouvelle donne pour l'évaluation environnementale

[Localtis.info] Publié le mardi 30 août 2016

 

© Damoret / REA

Très attendue par les porteurs de projet, quels qu'ils soient (entreprises, exploitants ou collectivités territoriales), souhaitant réaliser un projet d'aménagement d'envergure, la réforme de l'évaluation environnementale vient de connaître une nouvelle étape à travers la publication d'une ordonnance et d'un décret en plein cœur du mois d'août.

L'ordonnance et le décret réformant les règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes - en application de la loi Macron - sont parus respectivement au Journal officiel des 5 et 14 août. Après la réforme de l'autorité environnementale traitée en amont (lire notre article ci-contre), il s'agit "d'une étape supplémentaire", a souligné Ségolène Royal, pour assurer la conformité au droit de l'Union européenne, en transposant la directive 2011/92/UE relative à l'évaluation environnementale des projets. Cette réforme à la gestation difficile prend aussi sa source dans le rapport rendu par Jacques Vernier en mars 2015, a rappelé la ministre de l'Environnement, qui se défend toutefois, en poursuivant cet axe de simplification, de réduire l'exigence de protection de l'environnement.

"L'approche par projet, et non plus par procédure, permet de mieux évaluer les incidences sur l'environnement et d'éviter des études d'impact redondantes", a expliqué le ministère. Exemples concrets à l'appui, un guide d'interprétation est prévu afin d'approfondir cette notion de "projet" visant désormais les "interventions dans le milieu naturel et le paysage". Une procédure commune "entre l'évaluation environnementale d'un projet et l'évaluation environnementale de la modification d'un plan programme ou de la mise en compatibilité du document d'urbanisme induite par le projet" doit contribuer à la rationalisation escomptée.

Ce nouveau dispositif introduit également la consultation des collectivités territoriales et de leurs groupements en sus de l'autorité environnementale (la directive précitée imposant la consultation des "autorités locales et régionales"). Ces règles d'identification des entités locales restent néanmoins souples "afin d'être adaptables à chaque projet", a précisé le ministère. Par parallélisme, cette consultation des collectivités est également introduite au stade du "cadrage préalable" de l'étude d'impact. Autre point à relever, l'obligation pour le maître d'ouvrage de mettre à disposition, par voie électronique, son étude d'impact, à terme, via une application informatique.

Développement du "cas par cas"

La décision d'autorisation des projets d'aménagement soumis à évaluation environnementale doit être motivée et comprendre des mesures visant à éviter, réduire ou compenser les impacts du projet sur l'environnement (mesures dites "ERC"). La notion de "conclusion motivée" (issue de la directive 2014/52/UE) a toutefois été supprimée de l'ensemble du texte et remplacée par celle de "motivation de la décision" jugée plus adaptée au droit français. L'adjonction de l'adjectif "notable" pour apprécier les incidences directes et indirectes d'un projet sur l'environnement pourrait quant à elle conduire à un amoindrissement des éléments susceptibles d'être abordés par le contenu des études d'impact.

L'objectif affiché du ministère est plus largement une diminution du nombre d'études d'impact "grâce au développement des examens au cas par cas effectués par les autorités environnementales et à un ciblage de l'évaluation environnementale sur les projets les plus "impactants", au travers d'une nomenclature [en annexe de l'article R. 122-2] rénovée par décret en Conseil d'État".

A titre d'exemple, la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF) relève une "diminution très importante des projets soumis à étude d'impact dans le cadre de la section relative aux milieux aquatiques et aux ouvrages hydroélectriques". Ces rubriques font presque exclusivement l'objet d'un examen au cas par cas, à partir du seuil d'autorisation. A noter également, l'absence de "clause-filet" permettant de soumettre à évaluation des projets en dehors du champ de la nomenclature. Or, "on sait qu'une telle nomenclature est systématiquement insuffisante", relève l'association France Nature environnement (FNE). Seuls sont abordés les cas "relativement rares mais problématiques", relève le rapport, "dans lesquels des projets soumis à évaluation environnementale ne relèvent pas en droit national d'un régime d'autorisation [ou de déclaration] ou dont le régime d'autorisation n'est pas conforme aux conditions fixées au I [de l'article L. 122-1-1]".

Pour les plans et programmes, l'ordonnance prévoit la mise en place d'une "clause de rattrapage " permettant de compléter la liste établie par décret "lorsqu'il apparaît qu'un plan ou un programme non listé (à l'article R. 122-17) relève pourtant du champ de l'évaluation environnementale au regard de l'article L. 122-4", précise le ministère.

Calendrier décalé

La date d'entrée en vigueur de l'ordonnance est décalée dans le temps : aux projets relevant d'un examen au cas par cas pour lesquels la demande d'examen "est déposée à compter du 1er janvier 2017" ; aux projets faisant l'objet d'une évaluation environnementale systématique pour lesquels la première demande d'autorisation "est déposée à compter du 16 mai 2017". Pour les projets pour lesquels l'autorité compétente est le maître d'ouvrage, ces dispositions s'appliquent "aux projets dont l'enquête publique est ouverte à compter du premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente ordonnance". Enfin, aux plans et programmes "dont l'arrêté d'ouverture et d'organisation de l'enquête publique ou l'avis sur la mise à disposition du public est publié après le premier jour du mois suivant la publication de la présente ordonnance". Le décret est en revanche pour l'essentiel d'application immédiate, "à l'exception des dispositions du nouvel article R. 122-12 qu'il crée [versement par les maîtres d'ouvrage de leur étude d'impact dans une application informatique],  applicables à compter du 1er janvier 2018".

Philie Marcangelo-Leos / Victoires-Editions 

Références : ordonnance n° 2016-1058 du 3 août 2016 relative à la modification des règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes, JO du 5 août 2016, texte n° 10 ; décret n° 2016-1110 du 11 août 2016 relatif à la modification des règles applicables à l'évaluation environnementale des projets, plans et programmes, JO du 14 août 2016, texte n° 4.

 

Une ordonnance réforme le dialogue environnemental

[Localtis.info] Publié le lundi 29 août 2016

D'application facultative, les nouveautés introduites en matière de concertation préalable par l'ordonnance relative à la démocratisation du dialogue environnemental parue le 5 août ne seront en fait imposées, que ce soit par le droit d'initiative citoyenne ou par l'autorité administrative compétente, que dans des cas très limités.

L'ordonnance préparée en application de la loi Macron et "portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement" a été publiée ce 5 août. Préalablement à la consultation du public en juin dernier (lire notre article ci-contre), ce texte issu des travaux de la commission spécialisée présidée par le sénateur Alain Richard avait fait l'objet d'un avis du Conseil national de la transition écologique (CNTE) le 16 février.

L'introduction d'un chapitre préalable au livre Ier du code l'environnement permet tout d'abord de définir les objectifs de la participation du public aux décisions ayant un impact sur l'environnement et de lister les droits que cette participation confère au public (L. 120-1). Les prérogatives de la Commission nationale du débat public (CNDP) sont en outre renforcées : son champ d'intervention est étendu aux plans et programmes nationaux (schéma national d'infrastructures de transport, plan national de gestion des déchets, etc.) ; elle désigne des garants de la concertation et peut désigner des correspondants régionaux ; elle peut assurer une mission de conciliation sur des projets conflictuels si les parties concernées le demandent. Il est important de rappeler que le champ des "projets" relevant déjà de la CNDP n'est pas modifié. En revanche, certaines modalités du débat public évoluent, en particulier par l'élargissement des conditions de saisine de la CNDP : 10.000 citoyens pourront désormais la saisir pour demander un débat public ou une concertation (L. 121-8 II). Pour les "débats publics nationaux", la CNDP pourra également être saisie par 60 sénateurs, 60 députés ou 500 000 citoyens.

Droit d'initiative citoyenne

Une nouvelle procédure de concertation préalable (L. 121-16) ouvre le champ de la participation du public en amont à tous les projets, plans ou programmes soumis à évaluation environnementale (hors champ de la commission). Cette concertation est toutefois facultative, contrairement à celle du code de l'urbanisme prévue en son article L. 103-2 pour un certain nombre de projets et vis-à-vis desquels l'ordonnance prévient tout doublon. Sous réserve de respecter un certain nombre d'obligations minimales en termes de durée (de 15 jours à 3 mois), de compte-rendu et de publicité, cette concertation pourra être organisée à l'initiative du maître d'ouvrage lui-même ou si la personne publique autorisant le projet ou approuvant le plan le décide. Il reviendra donc au maître d'ouvrage et aux autorités publiques locales "d'apprécier le contexte local dans lequel s'insérera le projet avant de décider d'organiser ou pas une concertation préalable", relève le ministère de l'Environnement.
Pour certains projets mobilisant des financements publics importants, un nouveau droit d'initiative citoyen (L. 121-19) est par ailleurs ouvert à une frange des électeurs, des associations agréées de protection de l'environnement ou des collectivités (conseil régional, départemental ou municipal, établissement public de coopération intercommunale) à la suite de la publication d'une déclaration d'intention par le maître d'ouvrage (L. 121-17). Mais il revient au préfet de décider de la suite à donner à cette initiative citoyenne. S'il y est donné suite, une concertation sous l'égide d'un garant désigné et rémunéré par la CNDP sera organisée. Le seuil de déclenchement de la déclaration d'intention doit être précisé par décret. Lorsqu'une collectivité finance directement une partie du projet (accès, réseaux…), "ces aides sont prises en compte", explicite le rapport de présentation du texte. Tel n'est pas le cas des autres formes d'aides d'Etat, comme par exemple les tarifs de rachat, les aides fiscales, les avances remboursables, les prêts.

Dématérialisation de l'enquête publique

Le dernier volet de l'ordonnance concerne la modernisation des procédures de participation "en aval" du processus décisionnel. Le texte favorise en particulier l'accès à une version dématérialisée de l'avis et du dossier d'enquête publique, "même si l'affichage et, selon l'importance du projet, la publication locale demeurent obligatoires", relève le ministère. Conséquemment, "les procédures s'en trouvent allégées, notamment par la réduction de certains délais : réduction à quinze jours d'enquête pour les projets non-soumis à évaluation environnementale". Ce texte ne change cependant ni le champ de l'enquête publique, ni le rôle du commissaire enquêteur. Telle qu'elle est prévue, la dématérialisation "ne porte aucunement atteinte à la possibilité ni de consulter un dossier papier, ni de rencontrer le commissaire enquêteur et (...) n'impose pas non plus aux petites communes d'engager des moyens disproportionnés", précise le ministère. L'enquête publique pourra par ailleurs être prolongée "en cas de modification substantielle de l'étude d'impact, et non pas seulement du projet". Et de nouvelles possibilités d'échange entre le public et les porteurs de projet sont encouragées : la possibilité d'organiser une réunion publique après la clôture de l'enquête publique doit ainsi permettre un dernier échange avec le porteur de projet. Le recours à une enquête publique unique pour des projets différents est également facilité (L. 123-6). Mais il ne s'agit encore ici que d'une faculté. Le texte crée une procédure de participation par voie électronique pour les plans, programmes et projets non soumis à enquête publique (L. 123-19). Enfin, l'ordonnance contient des dispositions intéressant la gouvernance de l'eau, à travers les comités de bassin. La participation du public à l'élaboration des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) est elle aussi dématérialisée au terme d'une procédure spécifique. Il en est de même pour les plans de gestion des risques d'inondation (PGRI).

L'entrée en vigueur de l'ordonnance est différée à une date devant être fixée par décret, "au plus tard au 1er janvier 2017".

Philie Marcangelo-Leos / Victoires-Éditions

 

Références : rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2016-1060 du 3 août 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement ; ordonnance n° 2016-1060 du 3 août 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement, JO du 5 août 2016, texte n° 13 et 14.

30/06/2016

France : abandon des trains de nuit ; tant pis pour les économies d'énergie (le saviez-vous?)

Mais les transports ferroviaires de nuit continuent en Grande-Bretagne.lu sur un journal britannique :

France waves goodbye to sleeper trains | Travel | The Guardian

www.theguardian.com › Travel › Rail travel

Traduire cette page

SNCF blames the demise of night trains on high costs as it announces plans to end services from Paris


Isabel Choat

Tuesday 10 May 2016 06.30 BST


France is set to say au revoir to the couchette, as the country’s department of transport prepares to withdraw overnight train routes from Paris.

The French government, which owns the national rail operator SNCF, has said sleeper trains are too expensive to run; it has withdrawn financial support and invited bids to run the services. But unless a proposal is received by 1 July all but three of the dozen or so overnight services will be axed. The only remaining Intercités de Nuit will be from Paris to Briançon, Rodez and Latour-de-Carol, routes deemed socially necessary, according to rail website The Man in Seat Sixty-one.

The news is a further nail in the coffin for sleeper trains across Europe, and a major blow for any travellers trying to reduce their carbon emissions. Overnight services between France and Germany hit the buffers in December 2014 when Deutsche Bahn, the German rail provider, closed its night service between Paris and Berlin, Hamburg and Munich.

A year earlier, night time connections between Paris and Madrid and Barcelona, run jointly by SNCF and the Spanish rail provider Renfe, were withdrawn when the high-speed TGV service between the French capital and Barcelona was introduced.

“The economics are stacked against night trains – once you add [competition from] budget airlines and hefty track access fees,” said Mark Smith founder of The Man in Seat Sixty-one.

However, Smith also said that new high-speed services, cited as one reason for closures, were not always a useful substitute for night trains: “Paris-Madrid still takes eight hours, so it makes sense to do it overnight – but you can’t.”

Daniel Elkan, who runs Snowcarbon.co.uk which promotes rail travel from the UK to Alpine ski resorts, believes more skiers would use night trains to the slopes if they knew about them. “Poor marketing of the overnight services by the train companies means that many skiers are unaware or have difficultly finding out about them; and much to the frustration of skiers, these journeys consistently go on sale later than they are supposed to.”

Tickets are currently still on sale for night train bookings beyond July although Smith said their survival is unlikely. Nevertheless, he has backed a petition launched by Snowcarbon calling on the French government to save the night trains, even if it means reducing the services to once a week.

Across Europe it looks increasingly like the era of the night train is coming to an end. Smith’s The Man in Seat Sixty-one website now reflects the lack of overnight services, with popular France and Spain pages focusing on day trains.

“It’s a bit like going back to the end of the 19th century – before George Nagelmackers founded the Compagnie Internationale des Wagon-Lits,” said Smith.

In contrast, the UK is investing in sleeper services with 75 new coaches being introduced on the Caledonian Sleeper routes between London and Scotland in 2018, and a major upgrade on the Night Riviera service between London and Penzance.

• This article was amended on 10 May to include a link to the Snowcarbon petition.

09/06/2016

À propos de NDDL

à lire sur MEDIAPART :

 

L'aéroport, le directeur des routes et le paysagiste

Par Jade Lindgaard

Christian Leyrit, le président de la Commission nationale du débat public, chargée d’informer les citoyens sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a collaboré pendant dix ans avec le paysagiste recruté par Vinci pour son aérogare. Il nie tout conflit d’intérêts, alors qu'il présente ce jeudi une synthèse des débats. Lire la suite

 

08/06/2016

Enquête sur l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL)

Contre-référendum national proposé par Nuit Debout Nantes.

https://fr.surveymonkey.com/r/contre-referendum-nddl
survey-taken/?sm=lJCmnyBmzPnh9MuHAvXKQXY_2FHercabm4CxLfYSQ80GqbUUI_2FuQJDqrEaZwCvCc5JUqJLUAj_2FjKyUTkgz0EwVXA_3D_3D

https://fr.surveymonkey.com/results/SM-P96B3ZNR/

Notre-Dame-des-Landes : le Contre-Référendum

https://fr.surveymonkey.com/r/contre-referendum-nddl

Contre-référendum national proposé par Nuit Debout Nantes. ... Ce contre-référendum, partagé par les autres Nuits debout et par des volontaires partout en ...

Notre-Dame-des-Landes : le Contre-Référendum


Q1
Souhaitez-vous que les bénéfices éventuels de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL) soient intégralement reversés aux actionnaires de Vinci ?[Explication cachée par Vinci et par la propagande pro-gouvernementale : Dans le cadre de la « Délégation de service public » d'une durée de 55 ans, les éventuels déficits de fonctionnement de l'aéroport, privé de grandes lignes internationales, retomberaient sur les seuls contribuables locaux, jusqu'à l'horizon 2080, tandis que les bénéfices iraient aux seuls investisseurs privés : Les actionnaires de Vinci toucheront 12 % d'intérêt assurés ; les contribuables devront eux mettre la main à la poche pour leur prêter de l'argent et pour assurer les investissements complémentaires à l'aéroport.]
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Q2
Souhaitez-vous que les contribuables locaux prennent en charge le surcoût non prévu par Vinci pour raccorder l'aéroport de NDDL à Nantes ?[Explication cachée : Il s'agirait d'une liaison tram-train, non prévue par Vinci, dont le seul coût est estimé à 150 millions d'euros à la charge des contribuables, sans compter les éventuelles charges de fonctionnement, ni le coût des liaisons routières.]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0


Q3
Souhaitez-vous une enquête impartiale sur l'honnêteté et la déontologie des hauts fonctionnaires à l'origine du projet d'aéroport ?[Explication cachée : Il s'agit de plusieurs hauts-fonctionnaires, dont l'ancien préfet de Nantes, Bernard Hagelsteen, qui a signé la Déclaration d'utilité publique de l'aéroport à NDDL, et qui désormais, préfet retraité, travaille dans le privé, comme cadre chez Vinci ! Mentionnons également le cas de son épouse, membre du Conseil d'État qui a eu un émettre un avis sur le projet, ainsi que Nicolas Notebaert et Loïc Rocard, membres de cabinet ministériels avec messieurs Gayssot et Valls, qui ont travaillé ou travaillent maintenant chez Vinci Concession.]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q4
Cautionnez-vous les profits des spéculateurs immobiliers impliqués dans le projet de NDDL ?[Explication cachée : Il s'agit d'enjeux financiers considérables sur des terrains convoités près de futur aéroport, mais aussi et surtout sur les milliers d'hectares libérables autour de l'actuel site, pour y créer une ville nouvelle, une aubaine qui n'a pas laissé indifférent les spéculateurs immobiliers et bétonneurs du MEDEF].
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Q5
Les élus locaux favorables à l'aéroport doivent-ils être responsables sur leurs biens personnels d'un éventuel « crash » économique du projet ?[Explication : Il serait souhaitable que les élus des collectivités locales soient déclarés responsables sur leurs biens personnels des éventuels déficits de l'équipement aéroportuaire à NDDL].
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Q6
L'usine Airbus doit-elle fermer ?[Explication : L'actuelle usine aérospatiale Airbus, à Bouguenais près de Nantes, qui se sert de la piste actuelle emploie environ 2000 salariés. Qui paierait l'entretien de cette piste abandonnée ? Les contribuables locaux ? Voulez-vous que l'abandon du présent aéroport puisse entraîner le risque d'une fermeture d’Airbus et sa délocalisation ? ]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q7
Pour créer de l'emploi, préférez-vous des commandes publiques utiles pour tous et pour la nature ?[Explication : Voulez-vous que l'emploi local puisse être dynamisé par des grands chantiers de travaux publics, à condition qu'ils soient effectivement des investissements d'utilité durable, sociale et écologique, contrairement au transfert d'un aéroport, sans souci des intérêts des actionnaires et des investisseurs immobiliers, tels que la dépollution et l'isolation des logements, les équipements de services publics tels que la santé, l'école, les transports publics locaux ou les logements sociaux ? ]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q8
Faut-il que le réchauffement climatique soit accéléré par l'augmentation des rejets polluants de l'aviation ?[Explication : Sachant qu'entre 1990 et 2012, le nombre de passagers-kilomètres-transportés par l'aviation en France a augmenté de 159 % tandis que la croissance des émissions de CO2 due aux avions a augmenté de 62 % (source gouvernementale), êtes-vous personnellement favorable à la poursuite de la croissance des pollutions d'origine aérienne, qui passe par des choix productivistes de constructions de nouvelles pistes et des compagnies low-cost ?]
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q9
Enfin, après ces huit questions « non-officielles » non voulues par le gouvernement, nous vous rappelons l'unique question admise officiellement, sur laquelle les électeurs seront appelés à se prononcer le dimanche 26 juin dans les isoloirs, uniquement en Loire-Atlantique :« Êtes-vous favorable au projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? » Le vote sur les questions 1 à 8 dans les bureaux militants chez Nuit Debout ou par cette plateforme internet n'est qu'indicatif et revendicatif, afin de faire entendre une autre voix, la vôtre, mais n'oubliez donc par d'aller également voter "officiellement", si vous résidez en Loire-Atlantique.
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0

Q10
C'est fini ! Nous vous remercions d'avoir participé à cette expérimentation originale de démocratie directe.Vous pouvez si vous le souhaitez participer au financement des frais d'organisation de ce vote en ligne, en allant ici sur notre cagnotte sécurisée:https://www.leetchi.com/c/contre-referendum-nddl Et nous vous demandons pour finir un seul renseignement personnel afin de crédibiliser votre vote et de documenter la représentativité géographique de ce référendum.
Réponses obtenues : 1 829 Question(s) ignorée(s) : 0


Choix de réponses
Réponses
J'habite dans le département 44-Loire-Atlantique (et je n'oublie pas d'aller voter "en vrai", le dimanche 26 juin 2016).
38,87%711
J'habite en Bretagne ou Pays de la Loire (sauf en Loire-Atlantique).
18,37%336
J'habite partout ailleurs en France et dans le monde, sauf dans les régions Bretagne et Pays de Loire.
42,76%782
Total    1 829
Q11
Facultatif : Je laisse ici un avis, un commentaire, une expression personnelle.
Réponses obtenues : 405 Question(s) ignorée(s) : 1 424

03/02/2016

On n'arrête pas le progrès ! (chimie et environnement: vers une prise de conscience ?)

Image pour le résultat associé aux actualités
Les équipes de "Cash Investigation" et de francetv info ont dressé la carte de France des ...

Plus d'actualités pour "http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/enquete-cash-investigation-quels-pesticides-dangereux-sont-utilises-pres-de-chez-vous_1294797.html"

15/06/2015

Le 17 juin à Amiens

Procès des 1000 vaches : mobilisation pour la liberté syndicale
Procès des 1000 vaches : mobilisation pour la ... en masse le 17 juin à Amiens, poursoutenir les ... Procès des 1000 vaches : mobilisation pour la liberté ...
www.bastamag.net/Proces-des-1000-
 
17 juinprocès des 1000 vaches : Mobilisés pour la relaxe ...
17 juinprocès des 1000 vaches : ... et pour la liberté d'action syndicale dans la défense d'un avenir plus juste. ... MOBILISATIONS.
www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3593

14/06/2015

1,2 milliards de catholiques : un Pape latin contre un système économique anglo-saxon

à lire sur :

www.theguardian.com/.../pope-francis-intervention-transforms-climatechange-debate
 

The most anticipated papal letter for decades will be published in five languages on Thursday. It will call for an end to the ‘tyrannical’ exploitation of nature by mankind. Could it lead to a step-change in the battle against global warming? 

"Pope Francis will call for an ethical and economic revolution to prevent catastrophic climate change and growing inequality in a letter to the world’s 1.2 billion Catholics on Thursday."...
 

..." In an unprecedented encyclical on the subject of the environment, the pontiff is expected to argue that humanity’s exploitation of the planet’s resources has crossed the Earth’s natural boundaries, and that the world faces ruin without a revolution in hearts and minds. The much-anticipated message, which will be sent to the world’s 5,000 Catholic bishops, will be published online in five languages on Thursday and is expected to be the most radical statement yet from the outspoken pontiff.

"However, it is certain to anger sections of Republican opinion in America by endorsing the warnings of climate scientists and admonishing rich elites, say cardinals and scientists who have advised the Vatican. "...

"The encyclical will go much further than strictly environmental concerns, say Vatican insiders. “Pope Francis has repeatedly stated that the environment is not only an economic or political issue, but is an anthropological and ethical matter,” said another of the pope’s advisers, Archbishop Pedro Barreto Jimeno of Peru."...

“It will address the issue of inequality in the distribution of resources and topics such as the wasting of food and the irresponsible exploitation of nature and the consequences for people’s life and health,” ...

"It is also intended to improve the prospect of a strong new UN global agreement to cut climate emissions. By adding a moral dimension to the well-rehearsed scientific arguments, Francis hopes to raise the ambition of countries above their own self-interest to secure a strong deal in a crucial climate summit in Paris in November."...

08/05/2015

Greenpeace menacée en Inde

lu sur :

IndeGreenpeace menacée de fermeture - Asie-Pacifique - RFI

Greenpeace tire la sonnette d'alarme : sa branche indienne pourrait devoir fermer à la fin du mois, ce qui serait inédit pour cette ONG internationale. Le ...
www.rfi.fr/asie-pacifique/20150507-inde-

Publié le 07-05-2015 Modifié le 07-05-2015 à 04:52

Par RFI

Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

Greenpeace tire la sonnette d'alarme : sa branche indienne pourrait devoir fermer à la fin du mois, ce qui serait inédit pour cette ONG internationale. Le ministère indien de l'Intérieur, qui l'accuse de violer la loi sur le financement et les activités des ONG, a en effet gelé ses comptes le mois dernier. L'association réfute ces accusations et dénonce une tentative de faire taire toutes les associations environnementales ou de droits de l'homme qui s'opposent à la politique libérale du nouveau gouvernement. De nombreuses autres ONG ont subi le même sort.

Le ministère indien de l'Intérieur reproche à Greenpeace un ensemble d'erreurs comptables : une mauvaise déclaration de fond en 2008, le paiement de frais de justice pour un employé ou la rétribution d'un consultant étranger. Des actes supposés illégaux. Pour l'association, ces accusations sont soit fausses, soit ces actes sont autorisés par la loi. De manière générale, le gouvernement indien affirme que ces ONG environnementales menacent la sécurité économique du pays en militant contre l'ouverture de centrales nucléaires ou de charbon grâce à de l'argent étranger.

A l'heure actuelle, Greenpeace se retrouve donc paralysée en Inde, ce que dénonce Vinita Gupta, responsable des questions climatiques : « Ils ne nous interdisent pas parce qu’ils savent que ce serait très critiqué, mais ils essaient de nous retirer tous nous fonds par des moyens qui semblent illégaux dans l’intention que l’on capitule, indique-t-elle. C’est inédit. Nous n’avons jamais subi une telle attaque dans aucun pays. »

La cour d'appel de New Delhi a déjà condamné cette répression des ONG en janvier dernier, mais le gouvernement maintient sa ligne. Des dizaines d'autres associations environnementales ont d'ailleurs subi le même sort ces derniers mois.

25/12/2014

Une ferme usine à Monts (Touraine) : êtes-vous pour ?

communiqué :


Sujet : Ferme usine de Monts

A Monts comme ailleurs : l'agriculture industrielle est-elle inéluctable ?

Invitation à une réunion publique d'information et de mobilisation contre le projet d'extension d'un GAEC de Monts

le jeudi 8 janvier à 18h30 à Monts salle Robert Prunier (à la mairie)


Le GAEC de la Tardivière, à Monts, a fait une demande d'augmentation d'effectifs bovins. Après une enquête publique, le commissaire enquêteur a finalement rendu un avis favorable à cette demande, avec des réserves.

Le préfet a maintenant trois mois pour prendre sa décision et autoriser ou non l'augmentation de cheptel. Rappelons que cette augmentation ferait passer les effectifs bovins à plus de 700 vaches, génisses et taurillons, en plus des 1200 caprins déjà présents sur l'exploitation.

A l'initiative de la Confédération paysanne de Touraine, un collectif de citoyens et d'organisations vous invite à une réunion publique le 8 janvier à 18h30. Une réunion pour en savoir plus sur les enjeux de ce dossiers et pour se mobiliser ensemble contre ce projet de Monts et, au-delà, contre l'industrialisation croissante de l'agriculture sur nos territoires.

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voir aussi :

1.800 bêtes à la ferme : les riverains sont contre - 25/10/2014 - La ...

www.lanouvellerepublique.fr/.../1.800-betes-a-la-ferme-les-riverains-sont- contre-2093364
 
25 oct. 2014 ... A Monts, le projet d'extension du Gaec de la Tardivière suscite de nombreuses réactions de la part des riverains qui crient au gigantisme.

 

24/12/2014

France : le recours aux pesticides ne cesse d'augmenter

lu sur :

Le Monde - 
 

Le Monde.fr | 24.12.2014 à 11h50 | Par Martine Valo

C’est officiel : il y a toujours plus d’herbicides, d’insecticides et de fongicides dans les campagnes françaises. En moyenne, sur la période 2011-2013, les cultures ont reçu 5 % de produits phytosanitaires en plus par rapport à 2009-2011. Météo pluvieuse aidant, en 2013, l’agriculture en a même utilisé 9 % de plus que l’année précédente. Le ministère de l’agriculture l’a annoncé sur son site lundi 22 décembre, dans l’après-midi. Pour ses services qui conduisent le plan Ecophyto destiné à inciter les exploitants à changer de pratiques, l’échec est patent.

Ce plan lancé en 2009 dans la foulée du Grenelle de l’environnement pour diviser par deux l’usage des produits phytosanitaires à l’horizon 2018 repose sur la bonne volonté des acteurs. Il a bénéficié de moyens considérables : 360 millions d’euros en cinq ans. Mais « les agriculteurs ne se sont que très marginalement appropriés » les exemples de cultures à la fois économes et performantes et les divers outils qui leur sont fournis, constatent les rédacteurs de la note 2014 de suivi d’Ecophyto.

Du côté des collectivités locales, en revanche, des jardiniers amateurs et autres utilisateurs de phytosanitaires en dehors de l’agriculture de réels progrès ont été accomplis. C’est le cas par exemple de la SNCF qui a divisé presque par deux la fréquence de ses traitements des voies de chemins de fer. Quant aux 1 900 fermes qui se sont volontairement engagées dans le réseau DEPHY (Démonstration, expérimentation et production de références sur les systèmes économes en phytosanitaires) pour montrer qu’il est possible de changer sans perdre ses revenus, elles sont elles aussi parvenues à moins recourir aux pesticides. Dans le secteur des grandes cultures notamment leur fréquence d’épandage a diminué de 7 % en 2012 puis de 12 % l’année suivante.

Mardi 23 décembre, par une heureuse coïncidence, Dominique Potier (PS), député de Meurthe-et-Moselle, a présenté au gouvernement un rapport recensant 68 recommandations pour redonner un second souffle au plan Ecophyto. La remise de ce travail a eu lieu en présence du premier ministre Manuel Valls, de la ministre de l’environnement Ségolène Royal et de son homologue de l’agriculture, Stéphane Le Foll. L’enjeu est de taille : il en va de « la préservation de la santé publique et de l’environnement », « préoccupations constantes de nos concitoyens », a reconnu le gouvernement.

« Idéalisme »

Aujourd’hui les pesticides sont partout : dans les sols, l’air, l’eau – surtout dans les régions céréalières et viticoles. La question de l’impact sur la santé humaine des cocktails de molécules dangereuses est posée. Sans même parler des insectes pollinisateurs qui disparaissent à grande vitesse, tandis qu’on épand toujours plus d’insecticides. Est-il possible de restreindre la boulimie de substances chimiques dans un pays qui en est le plus gros consommateur de l’Union européenne ?

Oui, répond Dominique Potier, qui est lui-même agriculteur agrémenté bio, à condition « d’appliquer l’intégralité des préconisations inscrites dans le rapport : agronomiques, fiscales, pédagogiques auprès des agriculteurs, des consommateurs, de la grande distribution… Et vite ». Dans son rapport Pesticides et agro-écologie au sous-titre optimiste : Les champs du possible, en hommage à André Pochon, paysan visionnaire breton, il parle même de « révolution culturelle en marche ».

« Le plan Ecophyto a péché par idéalisme, en misant trop exclusivement sur une approche d’incitation au changement de pratiques et sur la diffusion d’un corpus de “bonnes pratiques” supposé préexistant », alors qu’il était méconnu des praticiens, écrit Dominique Potier. La conversion au bio-contrôle, à du matériel d’épandage plus performant, à plus de rotations à base de variétés résistantes, et globalement une conversion mettant fin à la prédominance des monocultures, voilà des mesures qui devraient permettre d’atteindre rapidement 25 % de pesticides en moins. Après, il faudrait des financements d’une tout autre ampleur comme leviers, estime le rapporteur. Quitte à doubler les montants de la redevance sur la pollution diffuse.

Planète
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16/12/2014

Maïs, irrigation, changement climatique

lu sur :

Tikaljoyau maya victime de son expansion - LeTemps.ch

ARCHÉOLOGIE Mardi 16 décembre 2014
Denis Delbecq

La déforestation des alentours de la cité de Tikal au profit de la culture intensive du maïs a amplifié les sécheresses et a poussé les habitants à abandonner les lieux à partir du IXe siècle. (National Geographic/Getty Images)

La déforestation des alentours de la cité de Tikal au profit de la culture intensive du maïs a amplifié les sécheresses et a poussé les habitants à abandonner les lieux à partir du IXe siècle. (National Geographic/Getty Images)

Une étude retrace les événements ayant conduit à la chute d’un des plus grands centres urbains de la civilisation maya . Démographie galopante et agriculture inadaptée auraient amplifié un changement climatique en Amérique centrale, conduisant la cité à sa perte

Pendant des siècles, probablement près de mille ans, Tikal était une cité florissante de la civilisation maya. Mais en quelques décennies, à la fin du IXe siècle, la ville s’est vidée de ses habitants. Il n’en reste que ruines, au cœur de la presqu’île du Yucatan, dans le Guatemala d’aujourd’hui. «Tikal jouait un rôle clé dans l’économie maya, raconte David Lentz, biologiste à l’Université de Cincinnati (Ohio, Etats-Unis), le principal auteur d’une étude publiée aujourd’hui dans la revue PNAS. C’était un carrefour pour le transport des marchandises, qui reliait les côtes Est et Ouest de la presqu’île du Yucatan. On a ainsi retrouvé du charbon de bois de pin, une preuve que les Mayas en faisaient commerce puisqu’il n’y a pas de pins dans la région de Tikal.» A son apogée, au début du IXe siècle, Tikal comptait environ 45 000 habitants.

Pour comprendre comment une telle ville a pu se développer puis disparaître, le groupe de David Lentz a mené deux longues campagnes de plusieurs mois sur le terrain. Les scientifiques ont fouillé, creusé, analysé les sols et les vestiges, collecté des sédiments au fond des lacs, étudié la végétation par satellite et cartographié le sol et le sous-sol. Un travail de titan, mêlant l’expertise d’une quinzaine de chercheurs en géographie, biologie, géologie, agronomie, physique, anthropologie, informatique, etc. «Cela ne ressemble en rien à l’image décrite dansIndiana Jones d’un explorateur solitaire qui fouille la jungle à la recherche d’une cité perdue», sourit David Lentz. Son armada scientifique a permis de vérifier que les Mayas avaient développé à Tikal une agriculture très sophistiquée, dont l’étendue a fini par peser sur l’environnement.

A Tikal, le climat connaît, tous les six mois, une alternance entre saison sèche et humide, qui se retrouve quand on étudie les sols anciens. C’est dans ces sols aussi, dans les parties les plus basses du site, qu’apparaissent des vestiges de l’agriculture maya: des signes indiscutables d’une irrigation qui a démarré vers l’an 485. «Les Mayas avaient compris qu’en stockant l’eau d’une saison à l’autre, ils pourraient irriguer et produire deux récoltes annuelles au lieu d’une», explique David Lentz.

Des vestiges de quatre immenses réservoirs sont encore présents sur le site. Et un faisceau de preuves laisse penser qu’ils étaient utilisés pour l’irrigation, et non pour la consommation. «Nous avons analysé les sédiments déposés au fond d’un réservoir; ils montrent que les Mayas s’en servaient aussi comme dépotoirs. Autrement dit, ils ne buvaient pas cette eau. De plus, on constate que le point le plus bas des réservoirs est plus haut que le point le plus haut des terrains qui étaient cultivés autour.» Il suffisait donc de laisser l’eau s’écouler, de temps à autre, pour inonder les cultures.

A Tikal, les Mayas cultivaient principalement du maïs, selon le groupe de David Lentz, qui a conduit une analyse minutieuse des anciens sols cultivés pour en extraire de la matière organique, vestige des plantes qui poussaient dans le passé. Il existe trois familles de plantes, classées suivant la manière dont elles utilisent la photosynthèse pour capter le CO2 dans l’air et en extraire le carbone. Chacune est caractérisée par une «signature» distincte, une composition du carbone bien précise dans ses racines, tiges et feuilles. «Quand on étudie le carbone dans le sol des anciens champs de Tikal, à une profondeur qui correspond à l’époque maya classique, on voit un net changement dans la composition du carbone, qui montre l’apparition soudaine de la famille «C4», dans laquelle on retrouve les plantes herbacées, dont le maïs.» A cette époque, donc, le maïs a commencé d’être semé. «Il pourrait aussi s’agir d’herbes qui se seraient installées spontanément sur un terrain défriché et abandonné, explique David Lentz. Mais si c’était le cas, on retrouverait probablement des plantes «C4» sur le site aujourd’hui, or il n’y en a pas. Nous avons donc la quasi-certitude que ces champs étaient plantés de maïs.»

La précieuse plante était cultivée sur des terrains gagnés sur la forêt tropicale. D’après les calculs du groupe de David Lentz, la ville de Tikal étendait son emprise sur un territoire d’environ 1100 km 2 , aux trois quarts recouvert de forêt, le reste étant formé de zones tour à tour sèches ou humides au fil des saisons. «Le développement démographique a provoqué une forte pression sur les forêts alentour, explique David Lentz. On estime que la population a rasé de 60 à 70% de la végétation pour développer l’agriculture et construire.» Une estimation qui repose sur des données concrètes. «En prélevant des carottes de sédiments au fond des lacs, nous avons pu étudier les pollens qui se déposent au fil des années, justifie David Lentz. Dans ces sédiments, on voit que la quantité de pollen d’arbres a fortement diminué, ce qui nous a permis d’évaluer l’ampleur de la déforestation

Aux VIIe et VIIIe siècles, les pluies abondantes ont permis d’accompagner la démographie galopante et l’agriculture de Tikal. Mais entre 820 et 870, la région a connu un climat beaucoup plus sec, empêchant le remplissage des réservoirs d’irrigation. Une aridité qui a probablement été amplifiée par la déforestation. «Dans une forêt pluviale, raser les arbres revient à supprimer une gigantesque éponge de 40 mètres d’épaisseur. Faute de disposer d’eau en quantité suffisante pour subvenir à ses besoins, la population a fini par partir.» Une destinée qu’ont subie de nombreuses cités mayas au cours des siècles qui ont suivi, obligeant la population à se disperser autour d’emplacements plus accueillants, et mettant un terme à la civilisation maya. Alors que les négociations climatiques internationales sous l’égide de l’ONU ont une nouvelle fois accouché d’une souris ce week-end à Lima (Pérou), les travaux du groupe de David Lentz viennent à point nommé rappeler à quel point une société non durable est vouée à disparaître.

23/11/2014

Le procès de l'amiante en Italie : l’industriel suisse milliardaire Stephan Schmidheiny acquitté pour cause de prescription !

lu sur :

Amiante : la catastrophe d'Eternit jugée prescrite

Libération -
SERVICE ETRANGER 20 NOVEMBRE 2014
Italie. La Cour de cassation a acquitté l’ex-propriétaire des usines, condamné à 18 ans de prison en appel.
 
Des années de procédure pour rendre justice à près de 3 000 victimes des usines d’amiante en Italie ont été balayées mercredi soir pour prescription, provoquant la colère des familles des victimes. Elles espèrent toutefois une relance des poursuites. De 1966 à 1986, la société Eternit a employé des milliers de personnes dans ses quatre usines d’amiante à Casale Monferrato, Cavagnolo et Rubiera dans le nord, ainsi qu’à Bagnoli, près de Naples. Depuis, quelque 3 000 personnes, anciens employés ou riverains des usines, ont succombé à un cancer de la plèvre, et les décès se comptent encore par dizaine chaque année.

Faillite. Un procès s’est ouvert en 2009 contre l’industriel suisse milliardaire Stephan Schmidheiny, ex-propriétaire d’Eternit Suisse et ancien gros actionnaire d’Eternit Italie, mise en faillite en 1986. Il a été condamné en 2012 à seize ans de prison, et la peine a été alourdie à dix-huit ans en appel en 2013, assortie de 89 millions d’euros de dommages à verser aux victimes. Mais, poursuivi pour «catastrophe sanitaire et environnementale permanente et intentionnelle», un délit prescrit au bout de douze ans, il a finalement été acquitté mercredi soir par la Cour de cassation.

Le procureur de la Cour suprême a en effet demandé l’annulation de la procédure, estimant qu’en l’absence de normes juridiques spécifiques, la prescription était acquise depuis 1998, alors que l’enquête du parquet de Turin n’a débuté qu’en 2004. «Il arrive que le droit et la justice prennent des directions opposées mais les magistrats n’ont pas d’alternative : ils doivent suivre le droit», a-t-il argumenté.

Les juges de première instance et d’appel avaient rejeté la prescription au motif que la «catastrophe» était toujours en cours. Mais la Cour de cassation s’est rangée derrière l’avis de son procureur, provoquant la fureur des proches de victimes et des délégations des usines d’amiante qu’Eternit avait en France, en Suisse, au Royaume-Uni et au Brésil.

Echiquier.«Nous n’abandonnerons pas», a assuré le procureur turinois chargé de l’enquête, Raffaele Guariniello qui a ouvert de nouvelles procédures. Les réactions indignées se sont également succédé de part et d’autre de l’échiquier politique. «Nous changerons le système des procès et les règles du jeu de la prescription», a même assuré à la radio le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, qui promet une réforme de la justice dont les contours ne sont pas encore précis.

10/11/2014

Citoyens réveillez-vous ! L'État est à la botte de la FNSEA ! (et de l'agriculture intensive)

... entre autresFédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles - Wikipédia , Agriculture intensive — Wikipédia , Industrie chimique — Wikipédia , Imperial Chemical Industries — Wikipédia )

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lu sur :

Sivens, la double révolution

www.liberation.fr/terre/2014/11/03/sivens-la-double-revolution_1135307
TRIBUNE
On peut emmerder le monde, en France, mais avec des tracteurs. Couvrir la cité administrative d’Albi de lisier et de fumier. Et, à Morlaix, allumer le feu aux impôts et à la Mutualité sociale agricole. Les autorités avaient excusé ces débordements. Mais pas ceux des «jihadistes verts» de Sivens, pour reprendre le doux mot de Xavier Beulin, accessoirement président de la FNSEA et, surtout, président du groupe financier milliardaire Sofiprotéol. La comparaison vaut explication : il y a un «deux poids deux mesures» symptôme d’une société à l’agonie.
Sivens, c’est la révélation de l’abyssal déni par les élus de la nature profonde de leur fonction. La glaçante déclaration du président du conseil général du Tarn - «mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête» - en constitue l’éclatante démonstration. Certes, le seul fait qu’un notable professionnel puisse insulter en direct tous les combattants de la République, sans lesquels ce hiérarque n’aurait jamais été fait roitelet du Tarn, n’aurait pas dû surprendre. Car chez ces élus-là, presque tous vieux, mâles, socialistes, CSP + et multirécidivistes des mandats électifs fruits de tractations entre partis, seule la contestation de leur légitimité parvient encore à susciter une réponse nerveuse.
Quand on tance un mort à la façon de M. Carcenac, comme un oncle déplore, le dimanche midi en découpant le rôti, la chevelure trop longue du neveu qui n’a pas réussi son droit, en vérité on ne dit rien. On ne fait qu’avouer sa peur. Certes, le projet de Sivens a été approuvé et voté par les voies légales. Mais le vote, messieurs, n’a rien d’une onction. L’écharpe tricolore n’est pas le saint chrême, pas plus que la circonscription n’est un fief. Un vote n’offre que la légalité. La légitimité, c’est autre chose. Il s’agit de la mériter, par la justesse et l’équité de l’exercice du mandat. La légalité passe, la légitimité demeure : elles ne sauraient être synonymes.
C’est bien cela que reprochent les «anti» à ce genre de projet qui, ici et ailleurs, est décidé en vase clos, entre amis du même monde d’élus professionnels. Avant Sivens, le Tarn avait déjà eu le barrage surdimensionné de Fourogue. Un même organisme chargé de la «maîtrise d’ouvrage déléguée» et de la concession d’aménagement, la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG), était déjà responsable de la construction, de l’exploitation et de l’étude d’impact ! Pas de mise en concurrence, on reste entre soi. On rejette les objections et on se dépêche de faire les travaux avant que la justice ne constate l’illégalité de la procédure. Un grand classique. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné à Sivens : fort du fait déjà accompli de Fourogue, des citoyens ont contesté, légalement. Les élus leur ont répondu «légalité». Ils en ont perdu leur légitimité : ce barrage, pas plus que celui de Fourogue, n’est légitime.
L’autre grande révélation de Sivens est précisément là. Pour justifier que in fine, une vingtaine de céréaliculteurs - déjà largement bénéficiaires des aides publiques, les promoteurs de ce projet ont évoqué le «changement climatique». Certes, l’eau sera de moins en moins disponible en été alors que les besoins augmentent. En particulier ceux du maïs, qui ne boit pas plus que le blé, mais n’a soif qu’en juillet-août. Donc, la solution pour venir en aide aux maïsiculteurs nécessiteux - et, vernis social, afin que l’on ait encore à boire et de quoi se baigner - serait de creuser une grande retenue d’eau. Face à une question difficile, en France, l’élu convoque l’ingénieur qui pense toujours gros. Une multitude de petites retenues collinaires ? Non ! Il faut être plus ambitieux, bâtisseur, il faut donc un bon gros barrage. L’agronome, l’agriculteur pas trop perfusé par la PAC, le pédologue et, depuis peu l’Inra auraient pu suggérer une idée à ces élus soi-disant terriens, faussement ruraux : quid du sol !
Cet impensé français est pourtant la clé. La France est un pays dont la richesse vient de son agriculture et de ses paysages - forgés par l’agriculture - mais qui méprise tout autant ses agriculteurs (sauf ceux qui cassent) que sa terre. Or, un sol bien travaillé, bien couvert, pas trop gavé, est un sol qui absorbe beaucoup d’eau et la conserve longtemps. C’est un sol qui fabrique lui-même sa fertilité, ne tombe pas sur la route à la première pluie. Un sol pas ou délicatement labouré - pas trop profond. Un sol couvert de plantes en permanence, pour que l’eau s’évapore le moins possible, et qu’il ne reste pas, tout nu, en hiver, face aux intempéries. Un sol sans engrais, de manière à ce que les plantes puissent continuer leur fascinant dialogue avec les champignons, dont la présence multipliepar dix la surface d’absorption de l’eau par les racines. Mais le sol, tout le monde s’en moque. Il n’est que le réservoir de l’étalement urbain, nourri chaque année par la pathologie française de la propriété, l’absence de régulation et de planification foncière, doublée de ce pouvoir aristocratique de dire l’usage du sol conféré au maire par le permis de construire. Un terrain de foot perdu toutes les cinq minutes. Elus du Tarn, vous souhaitez économiser l’eau ? Alors soutenez les agriculteurs qui, tout conventionnels qu’ils sont, ont décidé de faire autrement par mesure d’économie, ont redécouvert que le sol n’est pas qu’un support de culture. Sans perdre de rendement en été. En augmentant leur niveau de vie.
Ainsi, le barrage de Sivens n’est-il que l’enfant ultime d’une féodalité élective et productiviste qui ne représente qu’elle-même. Il sera le dernier. Car une double révolution, sympathique et calme, est en cours, agricole et politique. Celle de la légitimité. Qu’a-t-on le droit de faire, en définitive ? Ce qui est juste pour demain.
 
Auteur de : «Cessons de ruiner notre sol !» Flammarion, 2014.

Frédéric DENHEZ Chroniqueur pour CO2, mon amour (France Inter)

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Dans le même domaine :

Depuis plusieurs années maintenant, le journaliste Fabrice Nicolino tire des fils : comment et pourquoi ce que l'on mange est-il gavé de milliers de produits chimiques ? Qui est responsable ? Pourquoi les pouvoirs publics ne font-ils rien, ou presque ? Mais avec son dernier livre, Un empoisonnement universel, c'est l'ensemble du tableau qui se dessine sous les yeux du lecteur.

Pourquoi, entre 1980 et 2012, assiste-t-on à une augmentation de 110 % du nombre de cancers en France ? L'industrie chimique figure une excellente piste, explorée sous tous les angles dans le livre : l'impunité totale des industries de la chimie, l'action des lobbies industriels, l'« ignorance crasse », pour reprendre Nicolino, des pouvoirs publics.

Un exemple ? La dose journalière admissible, censée être la dose maximale qu’un homme normal peut ingérer chaque jour pendant toute sa vie. D'où vient-elle ? Mais des lobbies industriels évidemment. « Une mystification destinée à rassurer mais qui ne repose sur rien de scientifique, bricolée sur un coin de table », assène l'auteur. Le reste est à l'avenant.

06/07/2014

Notre-Dame-des-Landes et autres projets inutiles

lu sur :

www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/07/06/01016...

  • lefigaro.fr Mis à jour le 06/07/2014 à 16:07 Publié le 06/07/2014 à 15:57

  • Les autres luttes contre des projets «inutiles»...

    VIDÉO - Le rassemblement ce week-end à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport est aussi l'occasion aux opposants d'autres «projets... Lire la suite
     
    De la ferme des mille Vaches dans la Somme à la ligne TGV Lyon-Turin, le 14e rassemblement estiva1l contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes2 rassemble d'autres opposants à des projets qualifiés d'inutiles.
    Écologistes, mouvements d'extrême gauche, anarchistes, altermondialistes, habitants de la région et paysans: la principale association de défense du site de Notre-Dame-des-Landes accueille des dizaines d'opposants aux autres projets jugés inutiles, «qu'ils soient petits, moyens ou grands», a précisé le porte-parole de l'Acipa.
    Il y a deux ans, le deuxième «forum international contre les grands projets inutiles imposés» (GPPI3) s'était d'ailleurs tenu sur la zone de construction de l'aéroport. Tout un symbole car l'objet de ce forum, qui s'est tenu cette année en Roumanie, est de mutualiser d'autres mouvements citoyens et écologiques, qui, à l'instar des anti-aéroport, remettent en cause la pertinence de grands projets de construction en France et partout dans le monde.
     
    • Notre-Dame-des-Landes, le projet en suspens
    Le coût du projet et ses conséquences sur un plan écologique sont au coeur de la controverse. Prévu pour être achevé en 2017, le projet de transfert d'aéroport n'a pas avancé depuis l'automne 2012, date des dernières grandes interventions des forces de l'ordre sur le site occupé. L'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, fin février 2014, puis l'actuelle ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, début avril, ont annoncé qu'il n'y aurait pas de début des travaux de l'aéroport avant la fin des recours déposés contre le projet. Même si l'optimisme domine chez les opposants, Julien Durand, le porte-parole de l'Acipa, estime que «tant que nous n'aurons pas une signature officielle du gouvernement arrêtant la déclaration d'utilité publique, le projet peut toujours revenir».
    • La ferme des mille vaches, une «industrialisation forcenée de l'agriculture»
    L'implantation de la ferme géante dite des mille vaches dans la petite commune de Drucat, dans la Somme, a entraîné une vive contestation locale8. Le plus grand élevage intensif de France prévoit 1750 bovins et le retraitement du méthane des bovins pour produire de l'électricité. Les riverains regroupés au sein de l'association Novissen9 et des syndicalistes de la Confédération paysanne s'inquiètent de l'impact sur l'environnement de cette ferme à dimension industrielle et des risques de propagation de maladies liés à la concentration des animaux. Les militans agricoles dénoncent une «industrialisation forcenée de l'agriculture». Ces modèles d'élevage intensif et leur rentabilité sont notamment remis en cause par la crise du lait10.
    Les pouvoirs publics sont d'ailleurs sceptiques sur le sujet. Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières tant que la surface d'épandage des déjections ne sera pas suffisante. En raison des dégradations causées lors de l'intrusion le 28 mai des militants de la Confédération paysanne, et des congés d'été des équipes de construction, l'ouverture de la ferme est repoussée.
     
    • Le coût astronomique du TGV Lyon-Turin
    Depuis la signature du traité franco-italien en 2001, les «No-Tav» (TAV = Treno ad Alta Velocità, traduction en italien de TGV, ndlr), s'opposent activement à la construction de la ligne TGV Lyon-Turin dans le Val de Suse. Selon eux, les différentes études et les hypothèses sur la saturation de la ligne ferroviaire existante sont surestimées et ne sont pas en corrélation avec les estimations de trafic. Selon eux, ce projet, soutenu par différents courants politiques de France et d'Italie, n'est pas rentable et provoquera d'importants déficits.
     
    Les travaux, qui devraient commencer en 2015, dureront une dizaine d'années. La mise en service de la ligne pourrait être décalée à 2028-2029 en fonction des aléas du chantier.
     

25/06/2014

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : à quel prix ?

à lire sur MEDIAPART (si vous voulez une copie offerte de l'article, laissez un commentaire):

Notre-Dame-des-Landes: une étude conteste le chiffrage de l'Etat

Il coûterait deux fois moins cher de rénover l’actuel aéroport de Nantes plutôt que de construire celui de Notre-Dame-des-Landes, selon une étude commandée par les opposants au projet. L'étude accuse l’État d'avoir biaisé ses propres calculs dans un précédent rapport de la DGAC pour vanter la construction d'un nouvel aéroport.

20/06/2014

Êtes vous sur un site pollué par les PCB ?

lu sur BASTAMAG (lien dans la colonne de gauche) :

  • Accueil > En bref > Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité (...)

DÉCONTAMINATION

Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité ?

PAR RACHEL KNAEBEL 14 MARS 2014

« Les industriels doivent répondre des intoxications causées par les PCB ! », réclame la Coordination contre les méfaits de Bayer, une association allemande qui lutte depuis 35 ans contre les abus de la multinationale chimique. De quoi s’agit-il ? Les PCB – polychlorobiphényles – sont des produits industriels utilisés à partir des années 1930 et jusque dans les années 1980 dans des transformateurs, des joints d’étanchéité, des peintures et des revêtements de sol. Il s’agit de composés organiques fortement chlorés, plus connus sous le nom de pyralènes. Les PCB sont des produits toxiques. Très peu solubles dans l’eau, ils s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire, avec des conséquences pour la santé de l’homme : cancers, problèmes de fertilité... Les PCB sont interdits en France depuis 30 ans. Mais des milliers de bâtiments sont toujours contaminés par ces produits. Une directive européenne retranscrite dans le droit français au début des années 2000 oblige à leur élimination.

« Au total, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde depuis les années 1930 », rappelle la Coordination contre les méfaits de Bayer. Bayer, le géant allemand de la chimie, était l’un des deux principaux producteurs de ces PCB toxiques, aux côtés de Monsanto. « Environ la moitié de ces 1,3 million de tonnes est sortie des usines de la firme américaine Monsanto. Avec 160 000 tonnes, soit 12% de la production totale, Bayer arrive en second, suivie par des fabricants russes et le français Prodelec », poursuit l’organisation. Et Bayer a continué à produire et vendre des PCB alors même que le composant était interdit aux États-Unis : « En 1977, lorsque les USA ont interdit la fabrication des PCB, la production annuelle de Bayer est passée de 6.000 à 7.500 tonnes. Ce n’est qu’en 1983 que Bayer a cessé sa production – la dernière de toutes les firmes occidentales. »

Co-responsable de milliers d’intoxications

Aujourd’hui pourtant, la firme allemande ne participe pas aux frais de décontamination. « La décontamination coûtera des milliards d’euros. Les fabricants ont dissimulé les risques pendant des dizaines d’années et maintenant ils se déchargent sur la communauté des coûts d’assainissement », souligne la Coordination contre les méfaits de Bayer.

L’association va donc déposer une contre-proposition (visible ici, en anglais) à ce sujet lors de la prochaine assemblée générale du groupe chimique, le 29 avril. Des représentants de la Coordination présenteront leurs revendications devant les actionnaires. Cette proposition exige que Bayer participe aux frais de décontamination des bâtiments touchés par le PCB et que l’entreprise crée un fonds en faveur des personnes dont la santé a été atteinte par le produit toxique. « Monsanto, Bayer et Prodelec connaissaient depuis de dizaines d’années les risques présentés par les polychlorobiphényles », souligne Philipp Mimkes, du comité directeur de la Coordination. « Ils sont donc coresponsables de milliers d’intoxications. Il est plus que temps pour ces firmes de supporter une part des frais de décontamination et de traitements des victimes ».

P.-S.

L’Atlas des sites terrestres pollués aux PCB réalisé par Robin des bois :
http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#atlas

19/06/2014

Sénat : renvoi de la proposition de loi sur le contrôle de l'exposition aux ondes électromagnétiques

communiqué :

Ondes: Robin des toits déplore le renvoi de l'examen du texte au Sénat
Publié le 19-06-2014 à 14h00

Mis à jour à 16h30

Paris, 19 juin 2014 (AFP) -

Robin des toits a déploré jeudi le renvoi de l'examen au Sénat de la proposition de loi pour mieux encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques, estimant qu'il "est très difficile de légiférer sur le sujet".

"La séance de mardi soir a été suspendue en plein débat sur l'article 1 du texte", a indiqué Etienne Cendrier, porte-parole de l'association. "Maintenant, il faut que le texte soit réinscrit à l'ordre du jour du Sénat - au mieux en octobre, et ça n'est même pas sûr", a-t-il ajouté.

"Après avoir été bloquée à l'Assemblée Nationale, la proposition de loi est maintenant bloquée au Sénat", déplore l'association qui milite pour une réduction de l'exposition aux ondes.

Le texte, que devaient examiner les sénateurs, avait été adopté en janvier à l'Assemblée nationale à l'issue d'un parcours chaotique.

Une première proposition de loi portée par les écologistes en 2013 avait finalement été renvoyée en commission à l'issue d'un vote des socialistes. Début 2014, une nouvelle mouture du texte a été adoptée par les députés qui ont préféré le principe de "sobriété" dans l'exposition aux ondes des téléphones portables, boîtiers wifi et antennes relais au "principe de précaution".

La proposition de loi interdit aussi la publicité pour les tablettes pour les moins de 14 ans, comme c'est déjà le cas pour les téléphones portables, ainsi que la publicité pour les téléphones portables vendus sans oreillettes.

Elle interdit l'installation de boîtiers wifi dans les crèches et garderies, mais pas dans les écoles maternelles comme le souhaitaient les écologistes.

Le texte demande aussi au gouvernement un rapport sur l'électrohypersensibilité qui touche les personnes souffrant d'intolérance aux champs électromagnétiques. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) doit remettre d'ici la fin de l'année un rapport à ce sujet.

Lors de l'adoption du texte, les associations avaient déploré la disparition de certaines dispositions, comme l'obligation de concertation entre les maires et les opérateurs lors d'installations de nouvelles antennes, mais avaient salué "une étape symbolique pour la reconnaissance de l'électrohypersensibilité".

La limitation de l'exposition aux ondes électromagnétiques est fortement combattue par les opérateurs télécoms, qui arguent d'une absence de preuves de leur nocivité.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les ondes dans la catégorie "cancérigène possible" en raison d'études évoquant une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale pour des utilisateurs intensifs (à partir de 30 minutes quotidiennes).

L'Agence nationale de sécurité sanitaire a, dans son dernier rapport, préconisé de "limiter les expositions de la population", en particulier via les téléphones portables, la principale source d'exposition. L'Agence a aussi recommandé que les niveaux d'exposition soient mieux évalués.

 
et également pour information :
Veuillez trouver ci-après l'intervention du Sénateur Nathalie Goulet concernant la proposition de loi relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques :
 
 
Bien cordialement
Bureau parlementaire du Sénateur Nathalie Goulet
 
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org

10/06/2014

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 5 et 6 juillet 2014

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre)

Grands projets inutiles : des caravanes d’opposants en route vers Notre-Dame-des-landes

 09/06/2014 COLLECTIF

Des caravanes, partant de plusieurs lieux emblématiques, vont prendre la route pour converger vers un grand rassemblement prévu à Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014. A pieds, en vélos, en tracteurs, en voitures... Un grand mouvement à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Basta ! relaie leur appel.

Ensemble pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et l’avenir des générations futures... Faisons du prochain grand rassemblement national contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014, un moment d’informations et d’échanges militant et festif !

Cette convergence est l’occasion, à partir des luttes locales, décentralisées sur tout le territoire, de populariser et de fédérer ces luttes. Elle se traduira par différentes formes d’actions déterminées : des caravanes, des points de rencontre et d’informations, des meetings dans les villes et campagnes traversées en vue d’arriver au moment du rassemblement final sur les terres de Bellevue le 4 juillet vers 19h.

Ces « caravanes » (à pieds, vélos, tracteurs, voitures...) partiront des principaux sites de lutte où se trouvent les Grands Projets Inutiles et Imposés. Elles convergeront vers Notre Dame des Landes pour arriver au moment du rassemblement final. Six grands parcours sont en train de se dessiner. Plus de 10 caravanes avec des étapes s’arrêteront dans des lieux symboliques de luttes. Huit rassemblements décentralisés sont envisagés le week-end des 28 et 29 juin ainsi que trois grandes convergences les 2 et 3 juillet.

Un grand mouvement, à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Tous les chemins convergent vers Notre-Dame-des-Landes et son grand rassemblement des 5 et 6 Juillet 2014.

Pour participer aux caravanes ou suivre les mobilisations : convergencesndl.over-blog.com ou cliquez sur la carte ci-dessous.

31/05/2014

Les Hawaiiens contre Syngenta et la culture d’OGM

à lire sur Le Temps (Suisse) : 

Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM 

 

OGM Vendredi 30 mai 2014 

Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM 

Par Julie Zaugg 

Les habitants de Kauai, une minuscule île de l’archipel hawaiien, se rebellent contre Syngenta, qui en a fait l’un de ses centres pour la culture d’OGM. Ils ont fait passer une loi, qui entrera en vigueur en août, pour entraver les opérations du groupe suisse. 

LeTemps.ch | Les Hawaiiens se soulèvent contre Syngenta et la culture d’OGM.pdf

extrait :

... "Les îles hawaiiennes, et en particulier Kauai, sont devenues un hub mondial pour les OGM, servant de «nurseries à graines» pour les semences transgéniques, notamment de maïs, vendues aux paysans d’Amérique du Nord et du Sud. «Nos îles étaient traditionnellement dominées par la canne à sucre et l’ananas mais la concurrence étrangère a contraint beaucoup de plantations à fermer à la fin des années 90, ce qui a libéré de vastes quantités de terrain», explique Michael Shintaku, un professeur de pathologie végétale à l’Université de Hawaii. "... 

26/04/2014

Notre-Dame-des-Landes et Bruxelles

Notre-Dame-des-Landes : Bruxelles met en demeure la France ...

www.lepoint.fr/societe/notre-dame-des-landes-bruxelles... 

Le Point.fr - Publié le 17/04/2014 à 18:47

source AFP

La Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n'avoir pas mené d'évaluation environnementale.

La Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n'avoir pas mené d'évaluation environnementale sur le projet controversé de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes. La Commission a envoyé mercredi une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, première étape dans la procédure d'infraction pour non-respect de la réglementation européenne, a indiqué jeudi un responsable de la Commission. La France a maintenant deux mois pour répondre.

La Commission reproche aux autorités françaises de n'avoir pas mené lors de la procédure d'autorisation "une évaluation des effets synergiques et des impacts cumulés de l'ensemble des infrastructures du projet d'aéroport Grand-Ouest". La France aurait ainsi violé la directive qui impose aux États membres de soumettre à "une évaluation stratégique environnementale les plans et programmes fixant le cadre pour la construction d'un aéroport", recensant notamment "les effets notables sur l'environnement, y compris les effets secondaires et cumulatifs". Une telle évaluation doit être effectuée avant l'adoption du projet.

Le projet de nouvel aéroport gelé

La Commission invoque également une autre directive qui impose une "évaluation environnementale" des projets d'infrastructures imposant au maître d'ouvrage de "fournir une description des effets importants que le projet proposé est susceptible d'avoir sur l'environnement". L'ouverture de cette procédure constitue "une première victoire grâce à l'Europe du droit sur la mégalomanie", s'est félicité le député européen Vert Yannick Jadot sur son compte Twitter. 

Confié en 2010 au groupe Vinci pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, cher à l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est de facto gelé en raison de procédures engagées par des opposants. La Commission européenne leur avait porté un coup dur en novembre en donnant son feu vert à l'aide octroyée par l'État français pour la construction de l'aéroport, jugée "compatible avec les règles de l'UE relatives aux aides d'État". 

24/04/2014

Notre-Dame-des-Landes : pour une création participative

Communiqué à diffuser largement :

"artiste plasticienne de la région nantaise, je vous interpelle pour la création de la pelote de chiffons rouges sur le parcours landes art cet été à Notre Dame des Landes.

http://sofievinet.fr/en-ce-moment/la-pelote-rouge/ 

Créer une œuvre à Notre Dame de Landes n'est pas anodin. Cette création participative est un hommage aux luttes, écho à Notre Dame des Luttes, mais aussi à toutes les luttes d'hier et d'aujourd'hui, d’ici et d’ailleurs. Il s'agit de fabriquer une énorme pelote de fil rouge, réalisé avec les centaines de chiffons rouges envoyés par des gens de tous lieux, cousus les uns au bout des autres. Le cœur de la pelote sera un avion playmobile, qui disparaitra au fur et à mesure de l'enroulement du fil. La pelote sera déposée sur le parcours, au sol ou dans un arbre selon son envergure. La réalisation de cette œuvre est une autre façon de dire NON à l'aéroport et OUI à la vie.

L’Appel à participation est lancé depuis 4 semaines, je reçois encouragements et propositions d'aides,les chiffons rouges arrivent tous les jours dans ma boite à lettres mais pas encore assez pour que l'oeuvre soit représentative d'une force de résistance. Il est encore temps de diffuser cet appel le plus largement possible à vos contacts mails, sur vos sites,et surtout il est temps de m'envoyer vos chiffons rouges. en vous remerciant pour votre participation .

bien à vous sofie vinet "

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pour voir comment procéder, cliquer sur le lien :

http://sofievinet.fr/en-ce-moment/la-pelote-rouge/ 

17/04/2014

Le réseau de coopératives agricoles Longo Maï

lu sur Le Temps (Suisse):

VIE ALTERNATIVE Jeudi 17 avril 2014
 

L’insoumission comme mode de vie

SOCIÉTÉ 
L’insoumission comme mode de vie 

Depuis 1987, au Montois, dans le Jura, vit une petite communauté autogérée, anarchiste et anticapitaliste. Elle fait partie du réseau de coopératives agricoles Longo Maï, qui célèbre ses 40 ans. Reportage

Ce n’est peut-être pas le bout du monde, le Montois, mais ça y ressemble. Une ferme isolée, à 700 mètres d’Undervelier, village jurassien de 300 habitants, au pied des gorges du Pichoux. Un écrin de verdure et de tranquillité, où la rudesse du climat se vérifie pourtant chaque hiver: deux mois sans soleil, de décembre à février, à cause d’une montagne qui fait de l’ombre, et un arc de froid qui fait que «le – 10 de la nuit subsiste toute la journée», dit Raymond Gétaz, qui vit là depuis vingt-sept ans.

LeTemps.ch | L’insoumission comme mode de vie.pdf

02/04/2014

Absence de dialogue sur l'impact des radiofréquences sur la santé

Communiqué de presse le 2 avril 2014

ANSES – Radiofréquences et santé-environnement

Dialogue en péril

Les associations ont quitté hier après-midi la réunion du comité de dialogue Radiofréquences

et santé de l'ANSES pour dénoncer la dénaturation du dialogue au sein de cette instance mise

en place il y a trois ans pour éclairer l'agence sur les attentes de la société civile en matière

d'expertise et de recherche.

Cinq mois et demi après le rendu public du rapport d'expertise sur les risques pour la santé des radiofréquences, qui avait suscité des critiques nombreuses de la part du monde associatif,

l'ANSES avait convoqué ce 1er avril une réunion avec pour ordre du jour le débat sur le

contenu du rapport et les perspectives de poursuite du dialogue.

Déjà en désaccord et sur le contenu du rapport qu'elles considèrent comme orienté et sur le

côté tardif du débat proposé, les associations ont découvert, à l'ouverture de la réunion, que

celle-ci serait présidée non pas par M. George Mercadal, président très apprécié de cette

instance depuis sa création, mais par le Directeur général de l'ANSES.

Considérant que la démission soudaine de Monsieur Mercadal, dans une période

particulièrement critique, était symptomatique de la détérioration du dialogue à l'ANSES et

qu'un débat ouvert et objectif sur des sujets conflictuels ne pouvait se tenir sous la présidence

du directeur général de l'Agence, partie prenante du débat, elles ont donc fait part de la

déclaration commune (voir PJ *) qu'elles avaient préparée, rappelant leur attachement au

dialogue et précisant leurs exigences de changements puis elles ont quitté la salle.

Elles ont annoncé qu'elles ne pourront reprendre leur participation que lorsqu'un président

indépendant et impartial sera à nouveau nommé et que des réponses claires seront données

aux exigences de changements exprimées sur :

- la méthodologie utilisée pour qu'elle reflète l'état de la connaissance et de la

controverse ;

- la prise en compte des conflits d’intérêt ;

- la définition de ce que doit être une expertise réellement pluraliste, le concept

d'expertise collective pouvant masquer l'expression d'une pensée unique.

Contact presse :

Priartem – Janine LE CALVEZ

Collectif des électrosensibles de France – contact.electrosensible.org/

CRIIREM - Pierre LE RUZ

Robin des Toits – Etienne CENDRIER

(*)

DeclarationCommuneInterassoComiteDialogue ANSES_RF_et_sante.pdf

09/03/2014

Exploitation des énergies fossiles : jusqu'où ira-t-on ?

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/04/pollution-en..

 

LE MONDE | 04.03.2014 à 12h04 • Mis à jour le 04.03.2014 à 12h12

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Editorial.

Lundi 3 mars, les habitants de Pékin se sont de nouveau réveillés dans une ville plongée dans un smog opaque. En quelques années, le masque antipollution est devenu l'attribut du citadin chinois, effaçant la photo-souvenir des milliers d'ouvriers qui arpentaient autrefois, à vélo, les larges avenues de la capitale.

La Chine s'est développée. De façon spectaculaire. Mais ce succès – envié par les pays les plus pauvres et par les pays industrialisés en panne de croissance – butte aujourd'hui sur une réalité que les autorités ne peuvent plus ignorer : la pollution au cœur des villes donne un goût amer à cette expansion. En quelques décennies, le pays s'est hissé au rang de deuxième puissance économique mondiale, mais aussi de premier pollueur.

Près de 500 millions de personnes ont été victimes du dernier épisode de smog qui a frappé la capitale et la province industrielle du Hebei au cours des derniers jours. Les pics de pollution aux particules fines ont atteint des niveaux trente fois supérieurs au seuil recommandé par l'Organisation mondiale de la santé.

Le coût en termes de santé publique commence à être chiffré : la pollution atmosphérique a été à l'origine de 1,2 million de morts prématurés en 2010, selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue médicale britannique The Lancet. Et le mal des « poumons noirs », lié à l'exploitation du charbon, qui fournit à la Chine près des deux tiers de son énergie, reste la première cause de maladie du travail.

PLAINTE D'UN HABITANT DU HEBEI

L'épouvantable qualité de l'air, symptôme le plus visible de la dégradation écologique en Chine, est devenue l'une des premières sources de mécontentement de la population. Au point de susciter, fin février, la plainte officielle d'un habitant du Hebei contre le département local de protection environnementale. Cette action risque de n'être que symbolique, mais elle en dit long sur le degré d'exaspération de citoyens : ils considèrent que le gouvernement ne fait ni le nécessaire ni même l'indispensable pour protéger leur santé contre les dangers de ce développement sale.

A la tête du pays depuis un an, Xi Jinping a annoncé une série de mesures allant de la restriction de la circulation automobile dans les villes à la fermeture des usines les plus polluantes. Leur application soulève jusqu'à présent surtout du scepticisme. Lors de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire qui s'ouvre mercredi 5 mars, le président mettra en avant les réformes économiques importantes qu'il a engagées.

Mais ce sont de véritables mesures contre la pollution qui sont attendues. Les autorités chinoises ont l'art de mettre en avant sur la scène internationale un discours sur la primauté du développement économique pour éviter de prendre leur part dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais cette rhétorique est désormais battue en brèche à l'intérieur du pays. Pékin se trouve ainsi soumis à une double injonction de faire davantage : si la Chine a jusqu'à présent réussi à éluder les mises en demeure de ses partenaires étrangers, il lui sera plus difficile de rester sourde aux interpellations de sa population.

Lire (en zone abonnés) : Un citoyen chinois porte plainte pour «air pollué»

28/02/2014

Potasse d'Alsace : casse tête toxique ...

lu sur le site du Monde : (les surlignages sont de moi )

Dans les sous-sols de Stocamine, la bombe à retardement alsacienne

Le Monde 

LE MONDE | 28.02.2014 à 11h09 • Mis à jour le 28.02.2014 à 14h27 |

Audrey Garric

En une minute et demie, la cage d'ascenseur du puits Joseph avale les 550 mètres de profondeur dans un grincement de ferraille et de bois. Lampe frontale sur le casque, autosauveteur à oxygène en bandoulière, les mineurs parcourent les 100 km de galeries de l'ancienne mine de potasse Joseph-Else, creusée dans le sous-sol de Wittelsheim (Haut-Rhin). Direction non pas la taille de sel mais les cavités où dorment du mercure, de l'arsenic, du cyanure et de l'amiante. Là, 44 000 tonnes de déchets industriels ultimes, non recyclables et hautement toxiques, gisent dans un centre de stockage unique en France, StocaMine.

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Autant dire un casse-tête environnemental. Après onze ans d'inactivité, le site doit aujourd'hui être définitivement fermé. A partir du 1er avril, une partie de ces déchets sera remontée à la surface tandis que le reste sera confiné. Alors on s'active sous terre : une immense machine racle les sols, soulevant une épaisse poussière salée, tandis qu'un tractochargeur transporte les minerais et déblais. « Il faut agrandir les galeries, aplanir les sols, renforcer les soutènements, installer des lampes et des téléphones de secours avant de commencer à déstocker, énumère Alain Rollet, PDG de StocaMine. Ces opérations sont dangereuses : le risque minier se cumule au risque toxique, sans oublier que la mine est classée comme épisodiquement grisouteuse. »

D'autant qu'il y a urgence : les galeries commencent à s'affaisser, sous l'effet de la pression due au creusage. A certains endroits, les toits (« plafonds » dans le jargon minier) se sont effondrés, rendant quasi impossible l'accès aux colis de déchets, dont certains sont probablement percés ou éventrés. D'autres se corrodent sous l'effet de la chaleur.

« Plus on attend, et plus il sera difficile de récupérer les colis, s'inquiète Yann Flory, porte-parole du collectif Déstocamine, qui fédère ONG et syndicats en faveur du déstockage totalLes experts sont certains que la nappe phréatique la plus grande d'Europe sera bientôt touchée, car l'eau s'infiltre et ruisselle vers les déchets. Le temps presse. »

LA POPULATION SOUHAITE L'EXTRACTION

Une fébrilité souterraine à laquelle fait écho, en surface, une grande perplexité. Car StocaMine est une bombe à retardement dont la population locale craint à tout moment l'explosion. En décembre 2012, la ministre de l'écologie de l'époque, Delphine Batho, a ordonné le retrait de 11 % des déchets, dont 56 % des éléments mercuriels, et le confinement du reste du site. Mais, sous la pression des élus alsaciens, tous bords politiques confondus, ainsi que des ONG, la ministre a relancé le débat, six mois plus tard, en organisant une procédure de concertation publique.

Les habitants ont eu jusqu'au 15 février pour se prononcer. En jeu : cinq options de fermeture s'échelonnant de la sortie des 11 % de déchets – l'opération en cours – à l'extraction de la quasi-totalité du rebut. Selon les scénarios, le coût du déstockage varie de 84 à 150 millions d'euros, et sa durée de sept à onze ans. « Une large majorité de la population demande à sortir la totalité des déchets », révèle Henri Watissée, le garant de la concertation. D'ici à la fin de l'année, lorsque toutes les enquêtes seront achevées, les ministres chargés du dossier, Philippe Martin à l'écologie et Arnaud Montebourg au redressement productif, devront arbitrer et sceller le sort de StocaMine.

A la fin des années 1980, pourtant, quand l'idée d'un centre d'enfouissement souterrain des déchets est avancée, rares sont ceux qui s'y opposent. A cette époque, la production de potasse, fleuron industriel de la région, commence à battre de l'aile. Le chlorure de potassium, utilisé pour fabriquer des engrais, devient trop cher à extraire en Alsace et le bassin minier n'emploie plus que 2 000 personnes contre plus de 12 000 durant son âge d'or des années 1960.

« Le projet offrait aux gars une reconversion et permettait d'éviter qu'ils ne pointent tous au chômage », raconte Etienne Chamik, ancien mineur et délégué CFDT. L'homme, dont les yeux vifs ne trahissent pas ses trente-deux années passées « au fond », égrène les promesses de StocaMine : 250 postes créés, la rénovation de la salle des fêtes et même l'ouverture d'un pôle de recherche sur l'environnement. « Le centre de stockage s'est implanté sans difficulté, lâche-t-il, fataliste. Les gens étaient redevables à la mine. »

Et puis l'Allemagne offrait un exemple rassurant. Depuis deux décennies, les voisins d'outre-Rhin stockaient leurs déchets ultimes dans leurs mines de potasse. Ce minerai imperméable a horreur du vide : sous l'effet de la pression, il se referme sur les cavités creusées, offrant ainsi un confinement naturel. Pour emporter définitivement l'adhésion de la population, l'arrêté préfectoral de 1997, qui autorise le stockage pour une durée maximale de trente ans, introduit la notion de réversibilité. En cas de non-conformité ou d'incident grave, les déchets devront être retirés.

74 MINEURS INTOXIQUÉS EN 1999

StocaMine ouvre finalement ses portes en février 1999, sous la forme d'une filiale de l'entreprise publique des Mines de potasse d'Alsace (MDPA). En trois ans, 19 500 tonnes de déchets de classe 0, les plus dangereux (mercure, arsenic, cyanure, etc.), sont entreposés au fond de la mine, conditionnés en fûts métalliques de 250 kg et big bags (« gros sacs ») d'une tonne. Pour éviter toute réaction chimique non contrôlée, 24 500 tonnes de résidus d'incinération et d'amiante, de classe 1, sont également descendus dans les alvéoles.

Mais le rêve de stockage propre tourne court très vite. En septembre 2002, un incendie survient dans le bloc 15. « 472 big bags contenant des engrais et du soufre, hautement inflammables, ont été entreposés sans autorisation », raconte Yann Flory. Il faudra trois jours pour maîtriser le feu et trois mois pour évacuer les émanations toxiques. Alors que 74 mineurs sont intoxiqués, le PDG de l'époque est condamné à quatre mois de prison avec sursis, et StocaMine à 50 000 euros d'amende. Elle ne s'en relèvera pas : le centre, qui n'a jamais été rentable, ferme ses portes en 2003, emportant avec lui les MDPA. Il n'aura embauché que 24 personnes.

La confiance de la population est brisée. « On ne peut plus les croire », déplore Raoul Schmitt, qui vit depuis toujours dans la cité ouvrière Graffenwald, à deux pas de StocaMine. Dans ce quartier, tout le monde ou presque a un parent mineur. L'accident, les habitants l'ont ressenti jusque dans leurs chairs. « J'avais des maux de tête, puis j'ai vu une colonne de fumée verte et bleue qui sortait des puits. Quand j'ai demandé ce qu'il se passait, on m'a répondu qu'il n'y avait pas de danger, que des palettes brûlaient, dit-il avec amertume. Au même moment, mon beau-frère était au fond. » Depuis, ce mécanicien plaide en faveur du déstockage total des déchets, à l'instar de ses voisins.

« Je serais rassuré si on enlevait tous les déchets et qu'on dépolluait le site », confirme François Elsaesser, l'un des plus anciens habitants du quartier, en pointant les chevalements de la mine à travers ses baies vitrées. Tandis que son dernier enfant, âgé de 4 ans, s'amuse dans le salon, il dit craindre des « émanations toxiques » mais surtout « le risque de pollution de la nappe phréatique ».

En 2010, après des années de statu quo, le ministère de l'écologie relance finalement le dossier, en commandant des rapports sur la fermeture et en mettant sur pied un comité de pilotage (Copil) composé de treize experts. Les scientifiques mettent au jour les dangers du stockage. « On a mesuré que 100 000 m3 d'eau rentrent chaque année par les parois extérieures des quinze puits, explique Jean-Claude Pinte, chef de projet StocaMine pour l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). D'ici trois cents ans, l'eau noiera la mine, avant de parvenir à la nappe phréatique, chargée en éléments toxiques. » Dans le même temps, les parois, le plafond et le sol des galeries se referment à raison de 2 cm par an.

En dépit de ces certitudes, la bataille fait rage entre les experts sur les modalités de fermeture. L'Ineris se prononce en faveur du confinement illimité des déchets. Pierre Toulhoat, son directeur scientifique, explique : « En posant des bouchons de bentonite devant les puits, on retarde de sept cents ans la sortie de la saumure contaminée. Les éléments les plus dangereux, notamment le mercure, atteindront la nappe à un débit très faible, ce qui permettra d'avoir des concentrations inférieures aux normes réglementaires. »

Selon l'institut, le déstockage total présente à l'inverse des risques importants : intoxication des travailleurs, contamination atmosphérique, accident pendant le transport et pollution autour du centre de stockage allemand – les déchets de StocaMine doivent rejoindre le site de Sondershausen, dans l'est du pays.

« Il est possible d'assainir un site sans mettre en danger les travailleurs », rétorque Marcos Buser, géologue suisse et spécialiste reconnu des déchets spéciaux et nucléaires. Cette voix dissidente du Copil assure l'avoir fait à Saint-Ursanne, dans le Jura helvétique, et se targue d'être le seul expert sur le dossier StocaMine à jouir de cette expérience. « Mais il est impossible d'établir des modèles crédibles sur l'ampleur de la pollution de la nappe phréatique à long terme, dit-il. La sécurité n'est pas garantie pour les générations futures. »

Ces convictions, qui résonnent positivement à l'oreille des populations, élus et ONG, suscitent l'agacement et un brin de condescendance des autres experts. « Les déchets étaient moins dangereux et la mine, du calcaire, et non du sel. Cela n'a aucun rapport », lâche un ingénieur. « C'est dangereux, idiot et surtout cher de vouloir tout sortir, renchérit Alain Rollet, le PDG de StocaMine, polytechnicien et ancien directeur des Charbonnages de France, que l'Etat a tiré de sa retraite pour liquider le centre de stockage. Je propose à l'Etat le scénario le moins cher. Car, au final, c'est vous, contribuables, qui allez payer. »

Lire (édition abonnés) : L'Alsace, première région à enfouir des « déchets ultimes »

et aussi :

En Alsace, le site de déchets toxiques de Stocamine fermera d'ici à 2019.pdf

25/02/2014

Notre-Dame-des-Landes : la désinformation du gouvernement

à lire sur MEDIAPART :

A LA UNE
Notre-Dame-des-Landes : le vrai scénario de la manifestation contre le projet d’aéroport
PAR LOUISE FESSARDJADE LINDGAARD

La ville de Nantes a-t-elle été le théâtre de scènes de « guérilla urbaine » samedi après-midi lors de la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Le ministre de l’intérieur, des élus locaux, des responsables politiques nationaux et des chaînes de télévision déroulent un même scénario.

Pourtant, sur place la réalité fut bien différente : une manifestation familiale et festive, des violences en marge, un jeune homme gravement blessé par un tir de police.

Mediapart a reconstitué le déroulé des événements.

extraits :

 

..."En France, selon notre décompte, une vingtaine de personnes ont été grièvement blessées par des lanceurs de balles de défense depuis 2004. « Sans surprise, la liste des blessés et des éborgnés ne cesse de s’allonger », note le collectif « Face aux armes de la police ». Sans aucune réaction du ministère de l’intérieur, malgré les mises en garde à répétition de feu la CNDS puis du Défenseur des droits. « Il n'était pas masqué, pas armé, en train de reculer face à une charge,s’indigne sa mère Nathalie Torselli. J'ai une tristesse infinie, une rage qu'un gosse qui est là pacifiquement pour manifester son désaccord se retrouve dézingué. Il n'a rien fait que d'être là. » ...

... " À la suite de ces débordements, le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, a accusé les associations d’opposants d’être devenues « la vitrine légale d'un mouvement armé », expression qui s’applique habituellement aux mouvements indépendantistes en lien avec des groupes pratiquant la lutte armée, au Pays basque, en Corse ou en Irlande. Dans un premier temps, les organisateurs de la manifestation ont publié un communiqué plutôt conciliant vis-à-vis des heurts de samedi « Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la Zad ? » En réalité, les organisateurs de la manifestation sont divisés. Avant de repartir de Nantes, plusieurs comités locaux de soutien aux opposants leur ont demandé de condamner plus fermement les violences. L’Acipa, l’association historique d’opposants, tient une réunion exceptionnelle dès lundi soir. Et prévoit de tenir une conférence de presse à ce sujet jeudi prochain." ...

 

LIRE AUSSI

 

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et un témoignage reçu ce jour :

De la joie à la colère, compte-rendu très personnel de la manifestation du 22 février

À collectifndd.nimeslistCollectif NDDL Cévennes

Aujourd’hui à 10h21 PM

Bonjour,
La manifestation était une des plus belles que j’ai faites. Des vrais gens  vivants, avec beaucoup d’énergie et de joie d’être là. De la musique, des banderoles et pancartes très « personnelles », des danses, chansons, déguisements (les masques de tritons étaient superbes) et même une cabane dans les arbres !
Nous sommes arrivés fatigués après un voyage dans un autocar pas vraiment ordinaire depuis Toulouse. Après avoir pris un petit déjeuner on est allé visiter le marché du centre-ville, avec nos pancartes qui indiquaient d’où nous venions. Un accueil très sympathique de beaucoup de gens, ce qui nous a tout de suite confirmés dans notre conviction que ce voyage en valait la peine. 
Puis dans la rue on tombe sur l’arrivée de plusieurs dizaines de tracteurs, remplis d’individus souriants et plus ou moins déguisés. On s’est mis sur le trottoir en brandissant nos pancartes et là-aussi, nous avons senti que c’était important d’être-là. D’ailleurs, cela n’a pas cessé tout au long de notre périple : des « mercis » chaleureux de dizaines de personnes touchées que nous soyons venus de si loin. Beaucoup nous ont dit qu’ils nous rendraient la pareille, au cas où… Et nous en avons profité bien sûr pour leur parler de ce qui nous inquiète le plus : la menace toujours présente de l’exploitation des gaz de schiste  l’hallucinant projet du « Las Vegas » gardois, les "Golfs" de Saint Hilaire...
Nous avons fait une grande partie de la manif derrière la banderole des Montpelliérains « Gardarem la Terra ».  Tout au long du cortège, nous avons eu des contacts avec des gens qui ont eux-mêmes des problèmes dans leur région, on en reparlera.
Concernant les « incidents » , ils étaient déjà prévisibles  vue la gigantesque ampleur du déploiement policier, la disproportion des moyens utilisés par les forces dites de « l’ordre » et l’interdiction arbitraire d’emprunter un lieu qui avait été jusque-là un passage habituel des manifestations à Nantes.
Le plus impressionnant fut sans doute l’incendie d’appareils de forage situés sur une place.  Mais il faut noter surtout la tentative de plomber l’ambiance par le déploiement de gendarmes mobiles, puissamment harnachés, et qui interdisaient l’accès au centre. Dans le ciel, un hélicoptère de la police qui survolait le cortège en permanence, tel une menace latente, ajoutait à un sentiment d’insécurité. A la fin, le bruit de ce bourdon métallique se fit encore plus gênant, au point de rendre très difficile l’audition des « prises de parole », là où stationnaient les 500 tracteurs, au terme du trajet. 
Au cours de celui-ci nous avons pu voir la devanture d’un siège de Vinci totalement dévastée, ce qui,  je crains de devoir le reconnaître, m’a plutôt mis en joie.
Mais nous n’avons pas assisté aux incidents ultérieurs. Il faut dire que la fatigue de la nuit sans sommeil et de la marche commençaient à devenir pesante. A la fin de la manifestation, on s’est réfugiés dans un café, histoire de récupérer. Et c’est en sortant que l’on a vu l’ampleur des dégâts, si l’on peut dire. Car loin d’être « dévasté », comme on l’a entendu dire ensuite sur France Inter, une partie du centre avait en effet subi quelques modifications dont on ne peut pas vraiment dire, à mon sens, qu’elles le desservaient. Ces modifications apportées au décor urbain étaient d’ailleurs très ciblées. Ainsi d’affreuses baraques de métal avaient été transformées en braseros et laissaient échapper flammes et fumée, évoquant irrésistiblement les tableaux de Turner. Quelques façades de banques et d’agence de voyages étaient détruites, ce qui, nonobstant les analyses politiques que l’on pourra faire des conséquences plus ou moins fâcheuses de ce genre d’action, n’est pas non plus un spectacle spécialement désagréable à regarder.
Parfois un trait d’humour taggé sur ce qui restait de vitrine venait souligner que cette réponse sinon véritablement citoyenne, du moins raisonnablement humaine, à l’agression à la fois morale et esthétique que nous subissons sans broncher de façon quotidienne dans les centres de nos villes n’était qu’une manière de prendre au mot l’incitation à venir fréquenter ce genre d’endroit. Ainsi, sur la vitrine d’une agence de voyage se côtoyaient ces deux inscriptions :  l’officielle prétendant de façon faussement amicale et pompeuse :  « Bienvenue chez nous ! », et celle, sobre et plus sincère, des visiteurs d’un soir, se contentant d’un laconique « Nous sommes passés ». Mais enfin, lorsque tant de façades affichent avec autant de vulgarité une passion si violente pour l’argent et la frime, leurs propriétaires ne prennent-ils pas le risque que l’on vienne en effet, un beau jour, ayant perdu toute patience, leur dire notre irritation ?
Bref, nous avons déduit de toutes ces observations qu’il y avait eu des « casseurs ». Mais que celles et ceux qui n’ont jamais eu envie de lancer dans ces fallacieuses façades vitrées le moindre pavé leur jettent la première grenade assourdissante…
Enfin, parcourant les rues de la ville pour regagner notre surprenant moyen de locomotion, nous avons dû respirer, avec les habitants de cette cité livrée aux caprices des escadrons de gendarmes, un air totalement pollué par les gaz lacrymogènes, lesquels furent répandus avec une absence irresponsable de sens de la mesure.
Manifestement, tout avait été fait pour créer des conditions propres à exciter la juste colère des manifestants et, en soumettant tout le centre à une occupation policière digne de Kiev,  à susciter dans la population des sentiments d’exaspération vis-à-vis de ceux-ci.
Mais de ce que j’ai vu et ressenti, je ne crois pas que cette dernière stratégie ait eu les résultats escomptés. Certes, les médias aux ordres ont mis en avant les « dégâts » provoqués par les « casseurs », et de ce point de vue, ces actions que l’on pourrait tout aussi bien considérer comme relevant de la salubrité publique pourraient nuire à la popularité du mouvement. Mais il y avait tant d’énergie et de conviction qui rayonnaient de ce défilé que ce qui restera sera la joie d’avoir été réunis pour une si belle cause, et cette joie est communicative…
 
P.S :
Je viens de recevoir ce message :
Bonjour,
on vient d'apprendre qu'un jeune homme de 28 ans a perdu un oeil suite à l'éclatement d'une des nombreuses grenades assourdissantes. Il n'avait rien à voir avec les violences générées en marge de la manifestation.
C'est terrible!
Christian Grisollet
ACIPA

Il me semble que les vrais « casseurs », ce sont qui ordonnent l’usage de ces armes de guerre contre des individus qui soit sont loin d'avoir des armes équivalentes, soit sont totalement désarmés. Jusqu’à quand allons-nous accepter que leurs  grenades dites « assourdissantes » soient utilisées contre des manifestants ou même de simples passants ? Si manifester implique le risque de perdre un œil, que devient le prétendu droit de manifester ?

 

P.S n°2 : Je viens de recevoir le témoignage de Quentin, le jeune homme qui a perdu l'oeil gauche :
 
Retranscription du témoignage de Quentin, gravement blessé le 22 février à Nantes23 février 2014, 15:33
Ca a démarré vraiment quand on s'est retrouvés vers Commerce, au moment où on devait remonter normalement le cours des 50 otages, ce qui était censé être le parcours de la manif. Là, il y avait des cars de CRS et des barrières qui bloquaient tout. Nous quand on est arrivés, direct on s'est fait gazer. Il y a eu tout de suite des gaz lacrymo qui ont été jetés sur les gamins, sur tous les gens qui étaient là.
Là c'était la manifestation paisible, normale ?
C'était la manifestation paisible mais il y avait quand même déjà des gens un peu excités déjà avant, depuis le début de la manif. Donc nous on est restés un petit peu dans la zone, voir un peu ce qui se passait, et puis après, sur les conseils des organisateurs et tout, on a continué à marcher, à aller vers le point de ralliement, l'endroit où c'était fini, pour qu'il y ait un mouvement et que ça s'essoufle un peu.
Après, il y a eu plusieurs salves d'affrontement, des lacrymos qui perpétuellement revenaient, lancés par les flics. Et moi, ce qui m'est arrivé, c'est à la fin, on était vers la place Gloriette, entre Gloriette et l'autre là, là où il y a le café plage, ce rond-point là en fait, près du CHU justement. Et nous on allait pour se replier, on rentrait, les CRS avançaient eux, avec les camions et tout le truc, et moi je reculais avec tout un tas d'autres gens. Je reculais en les regardant pour pas être pris à revers et pouvoir voir les projectiles qui arrivaient. Et là, à un moment, j'ai senti un choc, une grosse explosion et là je me suis retrouvé à terre et, comme ils continuaient à nous gazer, ils continuaient à envoyer des bombes assourdissantes alors que j'étais au sol, des gens ont essayé de me sortir le plus vite possible, de m'emmener plus loin aussi. Et puis après  je sais pas trop, on m'a mis dans une... les pompiers m'ont emmené quoi.
Et donc, on dit que tu as reçu une grenade assourdissante qui, au lieu d'être tirée en l'air, a été tirée de façon horizontale, dans ton œil ?
Je l'ai prise directement dans le visage. Elle a explosé dans mon visage. Vu ce que ça a fait... Elle a explosé là et c'est comme ça que moi je l'ai ressenti, quoi. Le choc, ça a été un bruit et une douleur extrêmement vive sur le coup, puis bon moi je me suis écroulé. C'est vrai que c'était assez violent j'ai trouvé. Il y avait, de la part des manifestants, des gens qui voulaient absolument lancer des trucs sur les CRS mais les CRS, eux, gazaient n'importe qui. Et ils visaient, au flash ball, ils étaient cachés, on les voyait viser, suivre des gens qui marchaient ou qui couraient en face pour aller se mettre à l'abri. Ils les visaient, les suivaient et shootaient, quoi. et ils visaient pas les pieds. On a vu la façon dont ils tiraient, c'était très... c'était ciblé.
Et toi tu étais là, en manifestant paisible, tu n'étais pas armé, tu n'avais rien dans les mains ?
J'étais pas armé, j'avais pas de masque à gaz, j'avais pas de lunettes de protection. On était là pour une manifestation familiale, festive, on était là pour faire masse, pour faire du nombre. Et après, c'est vrai que je suis resté même s'il y avait les lacrymos, parce que je trouvais ça injuste et qu'il fallait rester. Y'avait des gens, y'avait des pères de famille, y'avait des anciens, y'avait un petit peu de tout et voilà, moi je voulais rester aussi avec les gens pour montrer qu'on était là mais sans...

(Quentin n'a plus d'œil gauche)


> Jyhel, du Collectif NDDL de Nîmes

18/01/2014

Alerte : Notre Dame des Landes, lundi 20 janvier

communiqué :

Les infos concomitantes d'une intervention militaire sur la ZAD à partir du lundi 20/01/2014 s'accumulent de jour en jour. Voir à ce propos le flash info de la ZAD de cette semaine :

http://zad.nadir.org/spip.php?article2099

Vinci est d'ailleurs sorti du bois hier, le 16/01, pour annoncer le début du déplacement des espèces protégées de la ZAD et le défrichement de la zone d'ici quelques semaines à quelques mois !

Cela faisait très longtemps que Vinci n'avait pas effectué de déclaration aussi tonitruante et d'importance sur le projet d'aéroport de NDDL. Il n'a surement pu le faire qu'après avoir eu l'assurance du soutien de l'Etat !

La multinationale du béton a d'ailleurs rappelé que ces opérations, d'arasement de la ZAD et de déplacement/destruction de la faune et de la flore, devaient être menées en toute sécurité... Comment ne pas y voir l'allusion à une nécessaire intervention de l'Etat pour expulser les occupant-e-s de la ZAD préalablement aux travaux...

Nous avons d'ailleurs appris il y a peu de temps, via un camarade de la ZAD, qu'une opération d'expulsion de cet envergure était prévu en Octobre et qu'elle a été annulée par l'Etat, ce qui a coïncidé avec le mouvement des bonnets rouges qui a nécessité un paquet de forces du désordre...

Malgré le fait que cela paraisse inimaginable pour certain-ne-s, le PS est prêt à passer en force à NDDL, pour preuve les infos de ces dernières semaines !

Une expulsion massive de la ZAD à partir de lundi ou de mardi prochain est à craindre ! Nous devons nous préparer à la résistance sur la ZAD et partout ailleurs en soutien aux zadistes !

Nous appelons tou(te)s ceux et celles qui le peuvent, à rejoindre la ZAD ce week-end ou en début de semaine prochaine !

Tenons-nous prêts à venir résister activement sur le terrain !

Vinci et sa clique militaire ne passeront pas !

Toutes et tous zadistes !

Voir l'appel détaillé à actions de la ZAD en cas d'expulsions ou de travaux à Notre Dame Des Landes :

https://zad.nadir.org/spip.php?article2051