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13/10/2016

Reprenons le contrôle de nos vies : contre les traités de libre-échange

http://www.bastamag.net/10-octobre-La-carte-des-mobilisations-contre-les-traites-de-libre-echange


La carte des mobilisations contre les traités de libre-échange

 

Capture d’écran 2016-10-13 à 19.04.34.png

 

16/06/2016

Un film à revoir : ROBOCOP

RoboCop — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/RoboCop

 

Capture d’écran 2016-06-16 à 13.42.07.png

11/06/2016

De la régression démocratique en France et dans le monde

 à lire sur MEDIAPART :

Comment le néolibéralisme a défait la démocratie

Par christian salmon

Les violences policières lors des manifestations contre la loi sur le travail s'inscrivent dans un cycle plus large de régression démocratique qui affecte toutes les libertés fondamentales. Cette régression est la conséquence directe de la victoire du néolibéralisme. Un néolibéralisme qui ne se contente pas de limiter les contre-pouvoirs mais désactive et rend caduc le projet politique même de la démocratie. Il est l'explication de l’échec démocratique du quinquennat de François Hollande. Lire la suite

12/04/2015

Représentant du Peuple : la politique, un métier ???

à lire sur :

Marseille : l'ex-homme fort des Verts mis en examen pour abus de confiance

Le Point -

Marseille _ l'ex-homme fort des Verts mis en examen pour abus de confiance - Le Point.pdf

voir aussi :

Renouveler la Démocratie (mettre fin au métier de politicien ...

 

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../renouveler-la-democratie-mettrefin-au-metier-de-politicien-808074.html

28/03/2015

Grève à Radio France : pétition contre le désengagement de l'État dans ce service public

communiqué :

Soutien au mouvement social à Radio France
Les signataires partagent les craintes des personnels en grève et approuvent leur lutte

Bonjour,

 

 

Vous savez sans doute qu'un grand mouvement social pour la défense du service public de la radio et la défense de l'emploi contre les politiques d'austérité a commencé le 19 mars à Radio France.

Si vous avez déjà signé l'appel à soutenir ce mouvement, comme plus de 4000 autres personnesvous pouvez continuer à aider en diffusant ce mail à vos contacts.

La lutte continue.

Si ce n'est pas le cas vous pouvez maintenant manifester votre solidarité avec ce mouvement social contre l'application des politiques d'austérité...

Pour la diffusion de cet appel, vous pouvez utiliser l'adresse www.radiofrancelutte.fr


Je soussigné, auditrice ou auditeur de 
Radio France, affirme comprendre et soutenir l'appel à la grève illimitée lancé le 19 mars 2015 par plusieurs organisations syndicales portant sur les difficultés budgétaires et la défense de l’emploi dans l'entreprise.
Je dénonce, comme les personnels en lutte, le désengagement de l'État, l’étranglement budgétaire et le manque de transparence des projets de restructuration de la direction de 
Radio France, qui menacent l'emploi dans tout le réseau et nuisent à la mission de service public de la radio.
Je refuse que 
Radio France soit abîmée par la nouvelle vague de mesures d'austérité qui s'annonce. Solidarité !
Je demande que les revendications de l'intersyndicale soient satisfaites.

******************

Secrétariat signatures : contact@radiofrancelutte.fr

Caisse de Grève: Chèques de soutien aux grévistes à l'ordre de "CCE radiofrance dons". Adresse postale : CCE de Radio France 116 av du Pdt Kennedy 75220 paris cedex 16

 

Signer la pétition - Voir les signataires

 

pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

 

21/03/2015

Snowden : l'Allemagne à la botte des USA

lu sur :

Asile de Snowden : Obama a menacé l'Allemagne

Le Point - 

Publié le 20/03/2015 à 12:08 - Modifié le 20/03/2015 à 12:24

 

L'administration américaine a menacé de stopper toute coopération antiterroriste avec Berlin si elle accueillait le lanceur d'alertes, selon The Intercept. (*)

Si vous pensez que Barack Obama n'a qu'un visage, celui du Prix Nobel de la paix, ravisez-vous. Le président américain a donné l'ordre de menacer l'Allemagne dans le cas où elle aurait accepté la demande d'asile d'Edward Snowden en 2013. Selon The Intercept, Washington a promis à Berlin que la coopération antiterroriste serait stoppée si le pays acceptait d'accueillir le lanceur d'alertes. The Intercept est le média fondé par Glenn Greenwald, l'ancien journaliste du Guardian qui a publié la plupart des révélations de Snowden.

Glenn Greenwald s'est exprimé cette semaine dans une conférence à Hombourg (Sarre) aux côtés du vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel. En marge de débats, le journaliste a interrogé l'homme politique allemand, qui est aussi ministre de l'Économie et de l'Énergie, et lui a demandé pourquoi il avait dans son discours salué l'action de Snowden, alors que le pays ne l'avait pas accueilli. "Ils [les États-Unis, NDLR] nous ont dit qu'ils arrêteraient de partager avec nous les menaces d'attentats et d'autres renseignements", a expliqué Sigmar Gabriel à Glenn Greenwald, selon ce dernier. 

La chancellerie refuse de commenter

L'Allemagne aurait ainsi été "exclue" du partage d'informations sur les menaces terroristes, toujours selon les dires du ministre, rapportés par le média en ligne. Cela serait revenu à "laisser la population allemande être exposée à une attaque découverte par les services américains", commente Glenn Greenwald.

La situation d'Edward Snowden avait été au centre d'un débat très nourri en Allemagne, et de nombreux élus s'étaient prononcés pour lui accorder l'asile, contrairement aux autorités françaises, qui lui avaient immédiatement opposé une fin de non-recevoir. Les révélations d'Edward Snowden avaient par ailleurs eu un retentissement particulier outre-Rhin, où les plus hautes personnalités de l'État avaient officiellement dénoncé leur mise sur écoute par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), là encore à l'opposé des réactions françaises, discrètes ou inexistantes. 

Contacté vendredi matin, le service de presse d'Angela Merkel a refusé de commenter, de confirmer ou de démentir les faits auprès du Point.fr. La chancellerie nous a renvoyés vers les services de Sigmar Gabriel, que nous avions aussi contactés, mais qui n'ont pas encore répondu à nos demandes.

(*) US Threatened Germany Over Snowden, Vice Chancellor Says - The Intercept.pdf

02/03/2015

Les sénateurs UMP votent la réintroduction des coupures d’eau

Lu sur 

France Libertés

www.france-libertes.org/
 

L’amendement présenté par M. Christian CAMBON dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour modifier la loi Brottes et autoriser de nouveau les coupures d’eau en France a été adopté au Sénat le 19 février par 196 voix pour et 138 contre.

LIRE LA SUITE

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L’amendement présenté par M. Christian CAMBON dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour modifier la loi Brottes et autoriser de nouveau les coupures d’eau en France a été adopté au Sénat le 19 février par 196 voix pour et 138 contre.
Les coupures d’eau pour impayé sont illégales toute l’année depuis le décret d’application de la loi Brottes en février 2014. Depuis près d'un an, la Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile de France appuient les personnes démunies victimes de coupures d'eau illégales. Dans ce combat, nous avons gagné à 4 reprises devant les tribunaux. Les ordonnances de jugement confirment notre interprétation de la loi Brottes et sa lecture doit être définitivement éclairée en mars 2015 par la Cour de Cassation dans le cadre d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité déposée par la Saur.
 
En parallèle, le Sénateur Cambon a déposé un amendement pour modifier la loi Brottes et notamment l'article L115-3 du code social et des familles afin de ré-autoriser les coupures d'eau en France. Or le sénateur Cambon est un émissaire influent des multinationales de l'eau au Sénat. Il est Vice-Président du Sedif, dont le délégataire est Veolia, et Gouverneur du Conseil Mondial de l'Eau, dont l'ancien président est Loïc Fauchon, PDG de Veolia Marseille. Le Sénateur est aussi Maire de Saint Maurice dans le Val-de-Marne et son second adjoint, Monsieur Igor Semo est lobbyiste en chef de la Lyonnaise des Eaux, filiale de Suez Environnement
L’amendement était soutenu par les députés UMP et critiqué par le groupe PS et l’ensemble des partis de gauche. Cependant, la Ministre Ségolène Royal s’est déclaré favorable à ce changement législatif qui va pourtant permettre de continuer les abus dont sont victimes les plus démunis. Le gouvernement défend des pratiques immorales et inhumaines, une position au profit des distributeurs d’eau.
Le sénateur Cambon a argumenté l’amendement avec de multiples approximations et erreurs (voir notre analyse détaillée du débat), oubliant l’essentiel du service public : l’accès à l’eau pour tous.
France Libertés continue son combat avec le soutien de nombreux députés au sein de l’Assemblée nationale pour le rejet de cet amendement, quel que soit l’avis du gouvernement, avec l'espoir qu'une loi votée au profit de tous soit respectée et non réécrite au profit de quelques-uns.

24/02/2015

Le rapport public annuel 2015 de la Cour des Comptes

liens :

Le rapport public annuel 2015 / A la une ... - Cour des comptes

https://www.ccomptes.fr/.../A-la.../Le-rapport-public-annuel-2015
 

Le rapport public annuel 2015 de la Cour des Comptes

La Cour des comptes a rendu public, le 11 février 2015, son rapport public annuel. Ce rapport se compose de deux tomes. Le premier expose une sélection d’observations et de recommandations de la Cour et des chambres régionales et territoriales des comptes (CRTC). Le second traite de l’organisation, des missions de la Cour et des suites données aux recommandations formulées antérieurement.
Selon la Constitution (article 47-2), la Cour des comptes contribue, par ses rapports publics, à l’information des citoyens. Son rapport public annuel (RPA) en est une occasion privilégiée.
Introduit par une analyse de la situation d’ensemble des finances publiques à fin janvier 2015, le tome I de l’édition 2015 expose une sélection d’observations suivies de recommandations, visant à améliorer l’utilisation des fonds publics et l’efficacité des services publics. L’analyse, qui met en évidence des marges d’efficience mais aussi des progrès réalisés, est présentée dans :
 -  huit cas de politique publique, concernant l’eau et l’énergie, les transports, l’aménagement du territoire et l’urbanisme, l’enseignement supérieur et le sport (Volume I-1) ;
 -  dix cas de gestion publique, concernant l’organisation administrative, la conduite de projets, les modes de gestion et la gestion des ressources humaines (Volume I-2).
Le tome II présente l’organisation et les missions des juridictions financières (Cour et CRTC) et traite des suites données aux observations et aux recommandations formulées antérieurement. Le degré de leur mise en œuvre y est matérialisé par un jeu de trois couleurs : verte (la Cour constate des progrès), orange (la Cour insiste) et rouge (la Cour alerte).
Le rapport annuel de la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) est annexé au rapport public annuel de la Cour des comptes.

 

date de dernière mise à jour : 16/02/2015

18/02/2015

Article 49-3 : "déni de démocratie"- Appel à une grève nationale -

 

Article 49-3 : "déni de démocratie"- Appel à une grève nationale -

à lire sur :

"Le pacte de responsabilité, la rigueur budgétaire, nombre de dispositions de la loi Macron aggravent la situation des salariés." Lire 

 

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sur le même sujet, sur MEDIAPART :

Loi Macron: coup de massue au parlement

PAR YANNICK SANCHEZ

Après deux jours de conflit entre les députés frondeurs et le gouvernement, l'exécutif a choisi la voie de l'article 49-3 pour éviter tout risque de vote contre la loi Macron. Un conseil des ministres a été convoqué en urgence à l’Élysée dans l'après-midi. Les dissensions au sein du PS témoignent d'une profonde crise à gauche.

 

PAR STÉPHANE ALLIÈS

En dégainant son 49-3 pour faire voter la loi Macron, Manuel Valls cherche à afficher son autorité sur une majorité en capilotade, mais aussi sur l’exécutif, à mille lieues de l’esprit de compromis dont se prévaut François Hollande. Problème, son orientation reste minoritaire dans son camp.

 

PAR FRANÇOIS BONNET

Le recours au 49-3 est le symbole politique de l’autoritarisme des faibles. Depuis les attentats de Paris, le pouvoir veut croire en « un esprit du 11-Janvier ». Il s'agit en fait d'une fuite en avant solitaire, dans laquelle l'instrumentalisation de la « guerre contre le terrorisme » permet de faire taire toute interrogation.

 

PAR MATHILDE MATHIEU

Rarement un gouvernement de gauche a utilisé le « 49-3 » pour forcer la main de sa majorité. François Hollande lui-même a qualifié cette procédure, qui permet à l'exécutif de passer en force à l'Assemblée nationale, de « déni de démocratie ». Mais c'était en 2006.

 

07/02/2015

Après Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, pour une 6ème République en France ?

communiqué :

Chers partisans de la 6e République,

À Athènes dans les urnes le 25 janvier et à Madrid dans la rue le 31 janvier, le peuple a fait entendre sa voix : À bas l’oligarchie ! Vive la démocratie !

À notre tour : faisons grandir notre Mouvement pour la 6e République !

Du 20 février au 18 mars, le M6R se dote d’une assemblée représentative. C'est le moment de l'auto-organisation du mouvement qu'avaient proposée les 50 initiateurs du M6R. Pour ne rien rater du processus, suivez les actus du site et les comptes Facebook et Twitter. C'est ensemble que nous allons réussir la nouvelle étape de notre mouvement.

Rien n'est définitif, tout se construit ensemble, rejoignez l'agora du M6R ! La moitié de l’assemblée sera élue par les signataires du mouvement. Le vote aura lieu par Internet sur la plateforme « Nous le Peuple ». C'est le moment de s'inscrire ! Les candidatures du plus grand nombre de partisans sont fondamentales : elles seront déposées sur notre réseau citoyen et organisées par région afin de respecter la représentativité géographique du mouvement. Tout le monde peut participer ! 

Vous avez des proches intéressés par la 6e République ? Ils n’ont pas encore signé l’appel du M6R mais souhaitent peut-être contribuer ! Invitez-les à signer pour faire avancer le mouvement. Ils pourront ainsi participer au tirage au sort de l’assemblée représentative.  

 

Notre mouvement fonctionne par financement participatif, alors n'hésitez pas à faire un don. Nous publierons nos comptes bancaires dans le courant du mois de février. Pas de surprise : on sait d'où vient l'argent et où il va !  

Suivez-nous sur les réseaux sociaux :
 

 

 

 

 
 

23/01/2015

Arabie saoudite, "allié" des États-Unis et promoteur+financier du djihadisme et de la charia

Nota Bene :

les personnes qui lisent les notes mises sur ce blog ont sans doute remarqué la présence d'un bandeau publicitaire dans le haut de l'écran. Cette publicité, mise par le MIDI LIBRE, n'existait pas auparavant ; elle est apparue il y a quelques jours. 

Il faut savoir que cette publicité est extrêmement gênante pour l'enregistrement des notes et ralentit considérablement leur mise en page. 

De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

L'adresse vous en sera donnée en temps voulu.

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lu sur :

 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-cachez-ces-decapitations-que-je-ne-saurais-voir_1643218.html#zH20buCOJYQV7cys.99
 
Arabie saoudite: cachez ces décapitations que je ne saurais voir

Par Catherine Gouëset publié le 22/01/2015 à  07:29, mis à jour à  07:30

Flagellations, décapitations... Alors que la monarchie saoudite est l'un des pays pivots de la coalition internationale en lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, son bilan en matière de droits de l'homme n'est guère flatteur. 
 
En termes d'image internationale, l'Arabie saoudite commence mal l'année 2015. Avec déjà 12 personnes exécutées en trois semaines et une campagne d'Amnesty international contre la condamnation à dix ans de prison et 1000 coups de fouet du blogueur Raif Badaoui, la monarchie n'est pas au mieux de sa com'. 
Le troisième plus grand nombre d'exécutions au monde en 2014
Ultraconservateur, le royaume applique une version des plus rigoristes de la charia. Selon Amnesty, il a pratiqué le troisième plus grand nombre d'exécutions au monde en 2014, derrière l'Iran et l'Irak: au moins 87 condamnés à mort ont été exécutés l'an dernier dans le pays, selon le décompte effectué par l'AFP (83 selon l'agence AP). 79 personnes avaient été exécutées les deux années précédentes. Le nombre est relativement stable ces dernières années, mais en décrue par rapport à l'année 2007: 143 exécutions, selon Amnesty international. 
Le vol à main armée, le viol, le meurtre, l'apostasie [renoncer à sa foi publiquement] ou le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale. La plupart des condamnations sont liées à des meurtres ou à des crimes reliés à la drogue. Les condamnés sont souvent des migrants, nombreux dans le pays à assurer les tâches les plus ingrates. "Ils sont particulièrement vulnérables au sein du système juridique saoudien", déplore Nicolas Krameyer d'Amnesty international. 
L'exécution par décapitation est la plus couramment pratiquée, au point que les médias ont fait état d'une pénurie de bourreaux il y a quelques années. Le site Death penalty worldwide précise que les condamnés reçoivent généralement un sédatif avant l'exécution. 
Une partie de ces exécutions sont perpétrées en public, mais ce n'est pas toujours le cas, explique à L'Express Fadi al-Qadi, de l'ONG Human Rights Watch
Riyad embarrassé par la médiatisation
Plus étonnant, lundi, un policier a été arrêté pour avoir filmé une exécution capitale avec son téléphone portable. La femme suppliciée, une Birmane, avait été condamnée à la peine capitale pour le meurtre et la torture de la fillette de 6 ans de son époux.  
La réaction saoudienne à la mise en ligne de la vidéo sur les réseau sociaux est moins paradoxale qu'il n'y paraît. L'Arabie saoudite pratique en effet couramment des exécutions publiques, censées avoir un effet dissuasif. "Il peut donc sembler contradictoire de dénoncer la diffusion publique de ces exécutions", relève Fadi al-Qadi. L'Association saoudienne des droits de l'Homme (NSHR), proche du pouvoir, avait demandé que soit identifié et puni l'auteur de la mise en ligne de la vidéo, ainsi que les personnes l'ayant relayée, selon le site Gulf News. La NSHR explique, sans ironie, que la mise en ligne de cette vidéo pourrait "heurter les proches de la femme exécutée" 
De fait, la publicité faite à ces exécutions est à usage intérieur. Elle n'est "pas destinée à être médiatisée à l'international", souligne Sarah Leah Whitson, d'Human Rights Watch pour Foreign Policy. La mise en ligne de la vidéo met sans conteste dans l'embarras l'Arabie saoudite, l'un d'un des partenaires de la coalition internationale, en lutte contre la barbarie djihadiste de l'organisation Etat islamique. La circulation de ce type de film met en effet la monarchie pétrolière, aux yeux de l'opinion internationale, sur le même plan que Daech dont la publication de vidéos de décapitations est une spécialité.  
Les ambigüités de la France
Interrogé sur l'ambigüité du partenariat avec la monarchie saoudienne, le ministère des Affaires étrangères rappelle que la France a exprimé sa "préoccupation" en juillet 2013, au moment de la condamnation du blogueur Raif Badaoui, "militant saoudien des droits de l'homme". Plus récemment le Quai d'Orsay a appelé "les autorités saoudiennes à réexaminer cette situation et rappelé l'attachement de la France "aux libertés fondamentales d'opinion et d'expression." Interrogé à ce sujet par RTL, Laurent Fabius a assuré que la France est intervenue en faveur du jeune homme "et d'ailleurs la sentence, qui est inhumaine, a été suspendue, et j'espère qu'elle sera complètement reportée". "La mobilisation menée par les ONG de défense des droits de Homme a poussé les autorités des pays occidentaux à hausser le ton", se félicite Nicolas Krameyer." L'annonce surprise, vendredi soir, par le cabinet du roi , que le dossier de Raif Badaoui serait réexaminé par la Cour suprême dans les prochains jours est sans doute due à cette mobilisation.  
 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-cachez-ces-decapitations-que-je-ne-saurais-voir_1643218.html#zH20buCOJYQV7cys.99

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sur le même sujet :

REVUE DE PRESSE - "De la charia en Arabie Saoudite" - France 24
www.france24.com - 
Presse internationale, jeudi 22 janvier 2015. Au menu de cette revue de presse, 
la réunion de la coalition internationale contre l'organisation ...
  1. www.leparisien.fr/.../penurie-de-coupeurs-de-tetes-en-arabie-saoudite-17-03- 2013-2646255.php 

    Le Parisien | 17 Mars 2013, 07h00

    Les décapitations vont continuer dans le pays qui détient le record du monde des exécutions. Les autorités saoudiennes cherchent une solution pour parer à la pénurie de bourreaux.

    fr.wikipedia.org/wiki/Droit_saoudien
     
    La principale source de la loi en Arabie saoudite est la charia issue du Coran et des traditions consignées dans la Sunna. Elle comprend ...
  2. Charia — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Charia
     
    La prière est l'une des obligations (fard) prévues par la charia. ..... la plus visible sera le mouvement wahhabite apparu au XVIIIe siècle en Arabie saoudite.

10/01/2015

Incendie ! (dans quel monde nos petits-enfants vivront-ils ?)

Les troubles à l'ordre public qui  sidèrent l'opinion sont toujours un bon moyen de rassembler derrière le pouvoir en place.

En l'occurrence ce pouvoir suit aveuglément un système néolibéral qui conduit notre planète à sa perte.

Il faut y réfléchir et chercher le moyen d'en sortir, sinon on peut prévoir des violences et des guerres sans fin.

Un exemple :

Incendie du Reichstag — Wikipédia

L’incendie du Reichstag, ou Reichstagsbrand en allemand, est l'incendie criminel du palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, dans la nuit du 27 au 28 février 1933.

Immédiatement exploité par les nazis à des fins politiques, il est suivi par la proclamation de laReichstagsbrandverordnung qui suspend sine die les libertés individuelles et par une campagne de répression dirigée contre les communistes allemands.

L'identité du ou des incendiaires a fait l'objet de nombreux débats. Les historiens sont toujours partagés entre la thèse l'attribuant au seul communiste conseilliste néerlandais Marinus van der Lubbe, et celle l'imputant aux nazis. À des fins de propagande, le nazi Hermann Göring présenta l'événement comme le « début de la révolte communiste ».

Avec les conséquences que l'on sait :

Seconde Guerre mondiale — Wikipédia

Un autre exemple :

Attentats du 11 septembre 2001 — Wikipédia

Avec les conséquences que l'on sait:

Articles détaillés : Guerre contre le terrorismeGuerre d'Afghanistan (2001) et Guerre d'Irak.

07/01/2015

Démocratie : contre la corruption «Les candidats devraient présenter un casier judiciaire vierge»

à lire sur MEDIAPART :

Dans un entretien à Mediapart, François Badie, chef du Service central de prévention de la corruption (SCPC) auprès du ministère de la justice, préconise de nouvelles mesures pour lutter contre la corruption des élus. Il déplore la quasi-disparition du contrôle de légalité fait par les préfectures sur les collectivités locales.

Lutte contre la corruption_ «Les candidats devraient présenter un casier judiciaire vierge».pdf

 

Lire le rapport pour l'année 2013 du Service central de prévention de la corruption

sur le même sujet :

Transparence : le rapport qui prône plus de sévérité envers les élus

Le Point - Le Point - Publié le 07/01/2015 à 11:19 - Modifié le 07/01/2015 à 12:46

Transparence : le rapport qui prône plus de sévérité envers les élus 
DOCUMENT. Dans un rapport sur "l'exemplarité des responsables publics", Jean-Louis Nadal préconise d'élargir les contrôles fiscaux ou déontologiques des élus. Lire

22/12/2014

Le scandale des autoroutes en France

 Un article à lire sur MEDIAPART (je vous l'offre si vous n'êtes pas abonné) :

Pourquoi l'Etat doit reprendre la main sur les autoroutes - ...

www.mediapart.fr/.../pourquoi-letat-doit-reprendre-la-main-sur-les- autoroutes

08/11/2014

Europe à 27 et privatisation de l'énergie (concurrence libre et non faussée ?)

Il faut quitter l'Europe de la "concurrence libre et non faussée" qui a été refusée par le Peuple Français en 2005 !

Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l ...

fr.wikipedia.org/.../Référendum_français_sur_le_traité_établissant_une_ constitution_pour_l'Europe

Ne renouvelons pas l'erreur de la privatisation des autoroutes !

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communiqué :

Sud-Energie soutient les mouvements sociaux en cours | SUD Energie

www.sudenergie.org/.../sud-energie-soutient-les-mouvements-sociaux-en- cours/

Sud-Energie soutient les mouvements sociaux en cours

Des mouvements sociaux sont en cours dans l’hydraulique et dans d’autres secteurs de l’Entreprise EDF, contre certaines dispositions du projet de loi « relatif à la transition énergétique pour la croissance verte », adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 14 octobre dernier.
Indépendamment des autres aspects de ce projet de loi,  il est indiscutable que l’article 29 qui modifie les « dispositions relatives à l’utilisation de l’énergie hydraulique » du Code de l’Energie en vigueur est inacceptable, car lourd de menaces sur l’avenir de Service Public de l’Energie dans ce secteur.

Cet article stipule en effet que : «Pour assurer l’exécution dune concession [hydraulique] […], l’Etat peut créer, avec au moins un opérateur économique, qualifié d’actionnaire opérateur, […], une société d’économie mixte hydroélectrique ».

En pratique, cela signifie que la France se plie une nouvelle fois aux exigences de Bruxelles qui demande une nouvelle mise en concurrence de 25% des capacités hydrauliques Française par appel d’offre lors du renouvellement des concessions. Après la cession de la Compagnie Nationale du Rhône en 2002 à Electrabel (groupe Gdf-Suez, qui en détient aujourd’hui 50%), représentant un quart des capacités hydrauliques en France, la privatisation et « mise en concurrence » du secteur électrique se poursuit. L’exécution des concessions hydrauliques pourra dorénavant être cédée à des Sociétés Anonymes de droit privé, détenues seulement en partie par l’Etat et des « partenaires publics » (collectivités territoriales, typiquement). La seule garantie fournie par la loi étant que la part de capital détenue par l’Etat et par ces « partenaires publics » dans ces Sociétés d’Economie Mixte ne pourra descendre en dessous de 34%, les actionnaires des opérateurs privés bénéficiant au passage de la même garantie.

En clair, cela signe une nouvelle mise en concurrence de Société Anonymes à capitaux privés pour l’exécution des concessions hydrauliques, cela même alors que l’électricité hydraulique, seule énergie renouvelable stockable à cette étape, joue un rôle majeur dans l’optimisation de l’équilibre production-consommation.

Ainsi, plutôt que de revenir sur l’ouverture à la concurrence du secteur électrique et gazier,

l’Etat fait un nouveau pas sur la voie dune privatisation du Service Public de l’Energie.

A cela s’ajoutent les informations diffusées dans les médias dans le sillage du remplacement de M. Proglio par M. Levy à la tête de l’Entreprise, faisant état de projets dune nouvelle ouverture du capital d’EDF et/ou d’ouverture de celui de RTE.

Pour Sud-Energie, ces nouvelles avancées sur la voie de la privatisation et de la mise en concurrence, actées par la loi ou encore au stade de projets, sont inacceptables.

Faire intervenir des opérateurs privés, à quelque niveau que cela soit, dans l’exécution des missions du Service Public de l’Energie, c’est soumettre sa stratégie aux intérêts court-termistes d’acteurs guidés par des intérêts particuliers et le retour immédiat sur investissement, en contradiction avec les intérêts de ses usagers, de ses salariés, et de sa recherche.

C’est pourquoi Sud-Energie soutient les mouvements en cours contre l’ouverture à la concurrence de l’exécution des concessions hydrauliques, et pour le maintien du service public, et appelle le personnel à la plus grande vigilance et à la mobilisation contre tout projet d’ouverture du capital du Groupe ou de l’une de ses filiales.

29/09/2014

Hong Kong : mouvement prodémocratie

lu sur :

Radio-Canada - 
Mise à jour le samedi 27 septembre 2014 à 19 h 51 HAE

Associated Press 

Les leaders d'un mouvement prodémocratie de Hong Kong ont mis leurs menaces à exécution et lancé une manifestation de désobéissance civile, tôt dimanche, pour contester la récente décision du gouvernement de la Chine d'écarter la mise sur pied de véritables réformes démocratiques pour l'ancienne colonie britannique.

Les responsables du mouvement « Occupons Central avec Amour et Paix » ont confirmé qu'une « occupation » des rues à l'extérieur des quartiers généraux gouvernementaux avait officiellement commencé. Central est le lieu où se trouvent les principales places d'affaires de Hong Kong ainsi que les quartiers généraux du gouvernement.

À l'origine, les responsables envisageaient de tenir une manifestation assise dont l'objectif était de paralyser le district Central, mercredi. Toutefois, ils ont posé ce geste surprise dans ce qui semble être une tentative de profiter de l'élan généré par une manifestation organisée par des étudiants à l'extérieur des bureaux gouvernementaux, qui a attiré des milliers de partisans sur une période de deux soirs.

Les partisans du mouvement prodémocratie demandent aux leaders communistes chinois de tenir des élections entièrement démocratiques en 2017.

À lire aussi : 

La Chine, qui a pris le contrôle de l'ancienne colonie britannique en 1997, a promis que le leader de Hong Kong pourrait être élu selon le suffrage universel. Mais des tensions liées à l'avenir politique de Hong Kong ont surgi après que la législature chinoise eut décidé, le mois dernier, de ne pas permettre au public de nommer des candidats. Elle demandait plutôt que les candidatures soient filtrées par un comité de loyalistes pro-Pékin semblable à celui qui choisit actuellement le leader de la ville.

Les organisateurs de la manifestation pacifique demandent que Pékin revienne sur sa décision et que le gouvernement de Hong Kong relance les consultations en vue d'une réforme politique.

« Le courage des étudiants et de la population, dans leur décision spontanée, a touché beaucoup de citoyens de Hong Kong », a déclaré le groupe dans un communiqué.

« Pourtant, le gouvernement est demeuré inébranlable. Puisque la roue du temps a atteint cette étape, nous avons décidé de nous lever et d'agir »

05/09/2014

"NousLesSansDents", "guerre économique","révolution participative","les exploits de l’industrie chimique"

À lire sur BASTAMAG :

07/08/2014

France, pays des Droits de l'Homme ? Soutenez la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction

lu sur le Point :

Le Point.fr - Publié le 05/08/2014 à 18:48 - Modifié le 06/08/2014 à 10:17

C'est une particularité française. Bénedicte Bauret, conseillère municipale à Mantes-la-Ville, a été entendue par la police le 31 juillet. Motif : en réponse à l'offensive israélienne sur Gaza, elle avait distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens. Or, la France est l'un des seuls pays au monde où il est interdit d'appeler au boycott d'une nation.

Lors d'un dîner au Crif bordelais, en février 2010, Michèle Alliot-Marie, alors garde des Sceaux, se félicite de la condamnation d'une militante de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanction (BDS) à une amende de 1 000 euros pour "incitation à la discrimination raciale". "Je n'accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu'ils sont casher ou qu'ils proviennent d'Israël", indiquait alors la ministre. Or, quelques jours plus tôt, Michèle Alliot-Marie avait justement diffusé une circulaire réclamant que soient systématiquement poursuivis les auteurs d'appels au boycott contre Israël.

Une aberration pour de nombreux militants pro-palestiniens, mais aussi pour certains juristes. "On réduit souvent la question du boycott au conflit israélo-palestinien, alors qu'il s'agit là d'interdire des initiatives citoyennes. Ça va beaucoup trop loin, commente un juriste qui veut rester anonyme. Il y a peu de chances que le gouvernement reprenne le dossier en main, il n'a pas envie de souffler davantage sur les braises." 

Les poursuites judiciaires n'ont pas tardé à pleuvoir. En novembre 2010, plus de 80 personnes sont poursuivies pour avoir appelé au boycott des produits israéliens, après une série de bombardements à Gaza. Parmi elles... Stéphane Hessel. L'ex-résistant reçoit rapidement une pluie de soutiens de responsables politiques, comme Marie-George Buffet, Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit ou Eva Joly, alors regroupés dans une pétition.

"Nous sommes du côté de la justice"

Il en faut plus pour décourager les partisans du boycott. Le mouvement BDS, lancé en 2005 par 171 ONG palestiniennes, appelle à un boycott commercial, culturel et universitaire d'Israël. "Nous voulons surtout lutter contre leur impunité, explique Imen Habib, animatrice de la campagne BDS France, nous estimons être dans notre bon droit, nous sommes du côté de la justice", ajoute-t-elle.

Contrairement à certains appels au boycott qui se limitent aux produits issus des territoires colonisés, le mouvement souhaite un boycott étendu à l'ensemble d'Israël. Car, nuance dans la pénalisation, tous les boycotts ne se ressemblent pas. Tandis qu'appeler au boycott d'Israël est répréhensible car c'est une nation, en principe, celui des produits issus des colonies ne devrait pas tomber sous le coup de la loi. 

Seulement "du fait de l'imbrication de l'économie des colonies avec celle d'Israël et de l'attribution frauduleuse de certificats made in Israel à des produits fabriqués dans les colonies, il est concrètement très difficile de distinguer les produits issus des colonies des produits israéliens", souligne le magistrat Ghislain Poissonnier. Pour Imen Habib, il ne s'agit pas seulement de protester contre la colonisation - donc de se limiter pour cela au boycott des colonies : "Notre problème, c'est la politique israélienne qui est discriminatoire et s'apparente à un apartheid." Là-dessus, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a tranché : il s'oppose au boycott israélien mais soutient celui des produits issus des colonies, "parce que les colonies sont sur nos territoires et donc illégales", explique-t-il en décembre 2013 au Times of Israel

Blocage français

La France fait office d'exception. Certains de ses voisins, notamment nordiques, ont même mis en place des dispositifs coercitifs. C'est le cas de la Norvège, où deux entreprises participant à l'installation de colonies ont été bannies par le fonds souverain, ou des Pays-Bas, où une société de gestion de fonds de pension a rompu avec cinq banques israéliennes, en lien avec les colonies. Outre-Atlantique, les campagnes se développent à une échelle différente. Aux États-Unis, libres sont ceux qui souhaitent appeler au boycott. En décembre, le syndicat de chercheurs et d'enseignants American Studies Association a ainsi approuvé un appel au boycott universitaire d'Israël. Et d'autres pays vont bien plus loin. Le 30 août, la Bolivie a placé Israël sur sa liste des États terroristes.

En France, rien ne semble menacer la circulaire Alliot-Marie. Ancien secrétaire général de l'association France-Palestine Solidarité, Robert Kissous - qui a rencontré à plusieurs reprises des responsables de cabinets et chargés de mission de la diplomatie - garde espoir. "Il y a eu un changement de ton récemment", constate-t-il, faisant allusion au communiqué dans lequel le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qualifie de "carnage" les opérations israéliennes à Gaza. "C'est évident que cette circulaire doit être supprimée, et pour cela, Christiane Taubira peut être une alliée", ajoute-t-il. Le gouvernement ne semble pourtant pas décidé à ce que la situation change. Interrogée par Mediapart en décembre, la ministre de la Justice peine à s'exprimer sur la question. Si elle se dit favorable au principe de boycott, lorsqu'il s'agit de se prononcer sur la circulaire, elle fait volte-face et se ferme. "C'est un sujet sérieux, c'est un sujet à risque, je ne vais pas le traiter avec désinvolture", répond-elle, gênée. 

19/06/2014

Sénat : renvoi de la proposition de loi sur le contrôle de l'exposition aux ondes électromagnétiques

communiqué :

Ondes: Robin des toits déplore le renvoi de l'examen du texte au Sénat
Publié le 19-06-2014 à 14h00

Mis à jour à 16h30

Paris, 19 juin 2014 (AFP) -

Robin des toits a déploré jeudi le renvoi de l'examen au Sénat de la proposition de loi pour mieux encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques, estimant qu'il "est très difficile de légiférer sur le sujet".

"La séance de mardi soir a été suspendue en plein débat sur l'article 1 du texte", a indiqué Etienne Cendrier, porte-parole de l'association. "Maintenant, il faut que le texte soit réinscrit à l'ordre du jour du Sénat - au mieux en octobre, et ça n'est même pas sûr", a-t-il ajouté.

"Après avoir été bloquée à l'Assemblée Nationale, la proposition de loi est maintenant bloquée au Sénat", déplore l'association qui milite pour une réduction de l'exposition aux ondes.

Le texte, que devaient examiner les sénateurs, avait été adopté en janvier à l'Assemblée nationale à l'issue d'un parcours chaotique.

Une première proposition de loi portée par les écologistes en 2013 avait finalement été renvoyée en commission à l'issue d'un vote des socialistes. Début 2014, une nouvelle mouture du texte a été adoptée par les députés qui ont préféré le principe de "sobriété" dans l'exposition aux ondes des téléphones portables, boîtiers wifi et antennes relais au "principe de précaution".

La proposition de loi interdit aussi la publicité pour les tablettes pour les moins de 14 ans, comme c'est déjà le cas pour les téléphones portables, ainsi que la publicité pour les téléphones portables vendus sans oreillettes.

Elle interdit l'installation de boîtiers wifi dans les crèches et garderies, mais pas dans les écoles maternelles comme le souhaitaient les écologistes.

Le texte demande aussi au gouvernement un rapport sur l'électrohypersensibilité qui touche les personnes souffrant d'intolérance aux champs électromagnétiques. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) doit remettre d'ici la fin de l'année un rapport à ce sujet.

Lors de l'adoption du texte, les associations avaient déploré la disparition de certaines dispositions, comme l'obligation de concertation entre les maires et les opérateurs lors d'installations de nouvelles antennes, mais avaient salué "une étape symbolique pour la reconnaissance de l'électrohypersensibilité".

La limitation de l'exposition aux ondes électromagnétiques est fortement combattue par les opérateurs télécoms, qui arguent d'une absence de preuves de leur nocivité.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les ondes dans la catégorie "cancérigène possible" en raison d'études évoquant une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale pour des utilisateurs intensifs (à partir de 30 minutes quotidiennes).

L'Agence nationale de sécurité sanitaire a, dans son dernier rapport, préconisé de "limiter les expositions de la population", en particulier via les téléphones portables, la principale source d'exposition. L'Agence a aussi recommandé que les niveaux d'exposition soient mieux évalués.

 
et également pour information :
Veuillez trouver ci-après l'intervention du Sénateur Nathalie Goulet concernant la proposition de loi relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques :
 
 
Bien cordialement
Bureau parlementaire du Sénateur Nathalie Goulet
 
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org

22/05/2014

Européennes de dimanche : les dés sont pipés

communiqué :

L’UPR saisit en urgence le CSA en raison du non-respect, par les grands médias audiovisuels, des principes démocratiques posés par l’article 4 de la Constitution

le 27 avril 2014 dans 

Communiqués de presse

L’Union Populaire Républicaine (UPR) a adressé, le 23 avril 2014, un courrier recommandé avec accusé de réception au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck.

Ce courrier circonstancié – en copie de ce communiqué – demande au CSA d’intervenir en urgence auprès des médias audiovisuels de grande diffusion pour qu’ils ouvrent enfin leurs antennes à l’UPR, en application du principe d’équité posé par le CSA lui-même et en application de l’obligation, posée par la Constitution, de permettre les expressions pluralistes des opinions politiques.

L’UPR rappelle que ces principes démocratiques fondamentaux figurent en effet dans la Constitution, dont l’article 4 dispose que « la loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ». C’est le CSA qui, en vertu de la loi du 30 septembre 1986, « assure le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ».

Alors qu’a débuté la campagne pour les élections européennes, l’UPR, malgré sa présence dans l’ensemble des circonscriptions du scrutin et malgré son développement spectaculaire, n’est, en effet, toujours pas admise à s’exprimer ni sur les grandes chaînes de télévision, ni sur les grandes stations de radio. 

L’existence même de l’UPR n’est même jamais mentionnée nulle part dans ces médias de grande diffusion, qui  continuent de promouvoir les partis politiques qui ont été rejetés par 61% des Français, abstentionnistes au scrutin de 2009.

En outre, alors que tous les partis politiques présents au scrutin, de l’extrême droite à l’extrême gauche, proposent une « autre Europe » ou de « renégocier les traités européens » , seule l’UPR propose la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.

La diversité et le pluralisme des opinions ne sont donc pas représentés dans les médias, dès lors que ces derniers empêchent de s’exprimer le seul parti qui s’oppose au principe même de la « construction européenne ».

Le courrier de l’UPR adressé au CSA comporte :

a) une lettre de six pages, par laquelle François Asselineau, Président de l’UPR et candidat tête de liste dans la circonscription Île-de-France, demande au Président du CSA de contraindre les médias audiovisuels à jouer leur rôle démocratique normal, en application de l’article 4 de la Constitution ;

b)- un dossier de vingt-cinq pages constitué de huit annexes qui démontrent que :

1)  l’UPR rassemble désormais un nombre d’adhérents très supérieur à celui de partis politiques largement médiatisés ;

2) le site Internet de l’UPR est le deuxième site le plus fréquenté de tous les partis politiques français ;

3) les émissions ou les entretiens avec l’UPR sur les télés-web ou sur les radios de la bande FM enregistrent des succès d’audience importants, très supérieurs aux résultats obtenus sur les mêmes vecteurs par les partis ou responsables politiques constamment invités dans les médias de grande diffusion ;

4) les partis politiques « Nouvelle donne » et « Nous citoyens », lancés à l’automne 2013, ont été massivement médiatisés dès leur début, alors qu’ils n’étaient que d’une taille embryonnaire ;

5) le poids des voix obtenues par l’UPR à l’élection législative partielle du 16 juin 2013 par rapport à des formations très médiatisées ne se retrouve pas dans la représentation de l’UPR au sein des médias audiovisuels de grande diffusion ;

6) le FN fait l’objet d’une sur-médiatisation dans le but d’assimiler, aux yeux du public, le rejet de l’Union européenne à une position d’extrême droite, et d’empêcher ainsi tout débat réel de fond ;

7) en empêchant tout débat sérieux et serein sur le principe de la « construction européenne », les médias de grande diffusion contribuent de façon tragique à la dénaturation de la démocratie ;

8) en refusant d’inviter l’UPR, les médias de grande diffusion empêchent cette dernière de répondre aux attaques et manipulations du FN.

Documents :

Lettre envoyée au Président du CSA le 22 avril 2014

Passages médias des partis Nouvelle Donne et Nous citoyens

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02/04/2014

Les lanceurs d'alerte

à lire sur :

La ligue des lanceurs d'alerte

Le Monde -

LE MONDE | 01.04.2014 à 08h09 • Mis à jour le 01.04.2014 à 21h01 |Par Yves Eudes (Oxford (Royaume-Uni), envoyé spécial)

Une fondation pour soutenir les lanceurs d'alerte.pdf

03/03/2014

Apartheid religieux en Palestine

lu sur le site du Figaro :

Israël: une loi distingue les citoyens arabes

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 25/02/2014 à 20:05 Publié le 25/02/2014 à 20:04

Israël a adopté un projet de loi controversé qui, pour la première fois, fait la distinction entre les citoyens arabes de confession musulmane et ceux d'obédience chrétienne, suscitant des protestations palestiniennes. Le texte approuvé hier par la Knesset (Parlement israélien) élargit la Commission nationale sur l'égalité des chances dans l'emploi de cinq à 10 membres, accordant des sièges distincts à des représentants des travailleurs chrétiens et musulmans de la communauté arabe israélienne. "Nous avons beaucoup en commun avec les chrétiens. Ils sont nos alliés naturels, un contrepoids aux musulmans qui veulent détruire le pays de l'intérieur", a déclaré le parrain de ce projet de loi, Yariv Levin, du parti Likoud (droite nationaliste) du premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par les médias.
 
La nouvelle loi prévoit également des sièges réservés à la communauté druze, aux juifs ultra-orthodoxes et aux immigrés juifs d'Ethiopie, des communautés où le taux de chômage est supérieur à la moyenne. Un député arabe israélien de la Knesset a dénoncé un texte emprunt d'un "sectarisme sans précédent". "Il s'agit d'une manoeuvre politique de l'extrême droite", a expliqué à l'AFP Basel Ghattas, un chrétien grec orthodoxe.
 
Le texte a également été dénoncé par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). "Nous rejetons cette loi", a affirmé dans un communiqué Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'OLP, déplorant qu'elle cherche "à créer une nouvelle réalité au sein de notre peuple sur une base religieuse au lieu de se fonder sur l'identité nationale". Les Arabes israéliens sont les descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leur terre après la guerre qui a conduit à la création d'Israël en 1948. Cette communauté compte aujourd'hui plus de 1,4 million de personnes, soit 20% de la population totale.
 
Israël - qui bénéficie du soutien idéologique et financier des chrétiens évangélistes sionistes, en particulier américains - s'efforce de jouer la carte de la division entre arabes chrétiens et musulmans dans le conflit israélo-palestinien, selon les adversaires du projet de loi. Ce texte a été approuvé trois mois avant le premier voyage en Terre sainte du pape François, qui doit se rendre en Jordanie, à Bethléem (Cisjordanie) et à Jérusalem du 24 au 26 mai prochain.

04/02/2014

Apartheid en Palestine : les colons triomphants

lu sur :

Jeunes juif fanatiques - Le Temps

www.letemps.ch/Page/Uuid/2c03b2cc.../Jeunes_juif_fanatiques
 

Mardi 04 février 2014

Les Jeunes des collines, militants de l’aile la plus radicale et la plus active des colons de Cisjordanie, ne jurent que par leur supériorité et s’attaquent aux Palestiniens. Les autorités israéliennes dénoncent une forme de «terrorisme»

«Mahomet est un porc!» Le raid s’est déroulé pendant la nuit du 8 au 9 janvier. Lorsqu’ils sont sortis de chez eux au matin, les habitants de Madama, un petit village palestinien proche de Naplouse, ont découvert que plusieurs maisons avaient été taguées à l’encre noire indélébile, et que deux voitures avaient été brûlées. «Vengeance», «Le feu sacré va frapper», proclamaient les slogans rédigés en hébreu et accompagnés d’une étoile de David.

Quelques heures avant ce raid, douze Jeunes des collines, les militants de l’aile la plus radicale et la plus active des colons de Cisjordanie, avaient été capturés et passés à tabac par les habitants de Qoussra, un autre village où ils allaient se livrer à des déprédations. Plusieurs de leurs amis ont donc décidé de les «venger» en attaquant Madama.

Implantés au plus profond de la Cisjordanie, les Jeunes des collines sont entre 5000 et 7000. Ils ne participent pas à une organisation structurée, mais se revendiquent d’une même famille communiant dans la haine des Arabes, des goyim (non-Juifs), des partisans de la paix et de l’establishment en général. Ils se présentent comme des croisés juifs inspirés par la Torah, l’Ancien testament.

Vus de loin, ces fanatiques, dont les plus jeunes sont âgés d’une quinzaine d’années, pourraient faire penser aux hippies des années 1960-1970. Ils portent les cheveux longs, des vêtements bariolés de style gitan, se nourrissent bio et vivent au rythme de la nature. Mais la comparaison s’arrête là, car les Jeunes des collines ont érigé le suprématisme juif en règle de vie.

«Ils sont apparus durant la deuxième Intifada, et certains, tels les habitants de l’implantation de Bat Ayin, ont d’ailleurs créé de véritables réseaux terroristes. Cependant, le courant a vraiment pris son essor à partir du démantèlement des colonies de la bande de Gaza par Ariel Sharon [été 2005]», raconte un ancien officier du service de renseignement de la police nationale israélienne (PNI). «S’estimant trahis par celui qu’ils considéraient comme le chantre de la colonisation, mais également par la classe politique, par Tsahal [l’armée, qui avait procédé à l’évacuation des 6500 colons de Gaza], ainsi que par le Yesha [le puissant lobby des colons disposant de nombreux relais au sein de l’Etat], les plus motivés ont décidé de faire payer leur désillusion aux Palestiniens. C’est alors que l’on a vu se multiplier les déprédations de biens palestiniens, les incendies de voitures et de mosquées.»

 

Au fil du temps, les Jeunes des collines ont plongé dans la violence face à des villageois palestiniens qui supportent de plus en plus difficilement ces agressions. «Tous les ingrédients d’une explosion sont réunis, estime l’ex-officier du renseignement. Si une troisième Intifada doit éclater, personne ne doute que ces fanatiques mettront le feu aux poudres.»

Il faut beaucoup de patience pour rencontrer ces révoltés. Mener des négociations téléphoniques avec des intermédiaires, jusqu’à ce qu’un rendez-vous soit fixé au milieu de nulle part. Dans le cas d’Odaya, 25 ans, une informaticienne qui a abandonné un avenir prometteur dans le high-tech pour poursuivre son rêve messianique, c’était à l’entrée du carrefour de Tapouah, face à l’implantation du même nom et en présence de trois observateurs silencieux. Mais armés.

«Que cela plaise ou pas aux Européens, les Arabes [comprenez les Palestiniens] souffriront tant qu’ils occuperont la Judée-Samarie [la Cisjordanie]», a-t-elle lâché d’emblée, pour définir le cadre de la conversation. «On dit que nous sommes des extrémistes? Et alors? Dieu nous a donné cette terre. A nous de la purifier.»

Récemment, une amie d’Odaya a été interpellée pour avoir craché au visage du député arabe israélien Ahmed Tibi, à la sortie d’une réunion publique. Un autre s’est fait prendre alors qu’il peignait l’expression tag mehir («le prix à payer») sur un abribus. Participe-t-elle à de semblables expéditions? «Je crois au manche de pioche, ricane-t-elle. Un crâne arabe, ça éclate vite.»

L’expression tag mehir qui accompagne chacun des raids des Jeunes des collines signifie «le prix à payer» par les Palestiniens, chaque fois que l’Etat hébreu ordonnera le démantèlement de l’un de leur site et arrêtera leurs partisans. Et cela se produit tous les jours, car les Jeunes des collines sont partout et nulle part à la fois. Y compris à l’intérieur d’Israël.

C’est le cas de Noam, 21 ans, un grand maigrichon qui se rend périodiquement en Cisjordanie pour y mener des actions. Il pleut, il fait froid mais le militant se promène en sandales à lanières de cuir parce qu’il «aime cette terre et veut la sentir frémir». Plutôt enjoué – ce qui est rare dans ce milieu qui semble porter tous les malheurs du monde sur ses épaules –, notre guide connaît le moindre chemin, la moindre grotte de la région de Naplouse. Il nous conduit dans un ancien container où l’attendent deux ses amis équipés de walkie-talkie et d’une barre de fer. Tous trois ont étudié dans une yeshiva (école talmudique), en espérant devenir officier dans une unité d’élite de Tsahal, mais l’armée a refusé de les incorporer en raison de leur proximité avec le Kach, une organisation extraparlementaire s’inspirant de la pensée du rabbin fascisant Meïr Kahane. Le trio s’est donc marginalisé, jusqu’à mener sa propre guerre contre «les Arabes» et contre le système représenté par «le traître Netanyahou, qui veut céder la terre d’Israël à ses ennemis».

 

Assassiné en 1990 à Manhattan par un islamiste, Meïr Kahane, fondateur de la Ligue de défense juive, prônait l’établissement d’un Grand Israël s’étendant de la Méditerranée au Jourdain, ainsi que l’expulsion – ou l’élimination physique selon les circonstances – des Palestiniens qui y résidaient. Elu à la Knesset en 1984, invalidé parce qu’il proférait une sorte de nazisme juif, il garde des dizaines de milliers de supporters, et ses théories sont répandues par un noyau de rabbins militants officiant dans les yeshivot . Le 7 janvier, le commando capturé par les habitants de Qoussra état d’ailleurs dirigé par Meïr Atinega (22 ans), l’un des petits-fils de Meïr Kahane.

«J’ai deux modèles, proclame Noam. Kahane et le tsadik [saint] Baroukh Goldstein, qui a mis sa pensée en pratique.» Comment? En assassinant, en février 1994, 29 Palestiniens qui priaient dans une mosquée d’Hébron. Une tuerie planifiée dans l’espoir de torpiller les accords de paix d’Oslo.

Les Jeunes de collines sont méfiants, voire paranoïaques. Ils considèrent leurs interlocuteurs comme des agents du Département juif du Shabak (la Sûreté générale israélienne), chargés de les infiltrer. «Nous savons ce qu’il faut faire en cas d’arrestation. Ne pas répondre aux questions, ne pas regarder notre interrogateur et prier pour nous donner de la force», affirme Danny R., un spécialiste des raids de nuit sur les oliveraies palestiniennes, interpellé à une dizaine de reprises mais jamais inculpé.

Devenu prolixe au fil de la conversation, ce militant résidant dans les collines proches d’Hébron, raconte que certains de ses amis fument de la marijuana pour se donner du courage avant de partir en opération. Et qu’ils se livrent, lors de leurs soirées, à une sorte de danse du scalp durant laquelle les intervenants agitent des couteaux en faisant semblant de couper la tête d’un ennemi. Arabe, bien entendu. «Nous sommes des frères, personne ne peut rien contre nous», répète Danny à l’envi.

A la suite des dernières attaques, les dirigeants israéliens, dont le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, ont élevé la voix pour dénoncer cette forme de «terrorisme» pratiqué par les Jeunes des collines. Cependant, sur le terrain, les soldats de Tsahal ne font pas grand-chose. Au mieux, ils observent de loin, au pire, ils arrêtent les villageois palestiniens lorsqu’ils font mine de se défendre.

 

De son côté, la police interpelle régulièrement des extrémistes suspects – plus de 200 en 2013 –, mais ceux-ci sont rapidement relaxés par les tribunaux. Parce qu’ils sont mineurs et que les preuves manquent. Ces derniers mois, certains ont été bannis de Cisjordanie et assignés à résidence en Israël. Certes, ils respectent l’arrêt du tribunal les concernant, mais ils poursuivent leur croisade en s’en prenant aux lieux de cultes chrétiens, ainsi qu’aux prêtres et aux nonnes qui ne comptent plus les insultes ou les crachats. Voire les bousculades. Où qu’ils se trouvent, les Jeunes des collines ont toujours un «ennemi» à combattre.

 

 

 

03/02/2014

Cuba et l'Amérique du sud

lu sur :

LE MONDE | 30.01.2014 à 10h58 • Mis à jour le 30.01.2014 à 10h59 |Par Paulo A. Paranagua

Le régime cubain s'est offert un succès diplomatique en accueillant à La Havane, mardi 28 et mercredi 29 janvier, le deuxième sommet de la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (Celac). A l'heure des réformes économiques, l'île attise les convoitises des puissances émergentes dans la région.
 

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« Pour la diplomatie cubaine, ce sommet a été l'opportunité de montrer une île en train de se réformer, avec une notable expansion du secteur privé, la liberté de voyager pour les Cubains et des ouvertures aux investissements étrangers, estime l'analyste cubano-américain Arturo Lopez-Levy, de l'université de Denver (Colorado). C'est un avertissement pour Washington vis-à-vis du coût de sa politique d'isolement à l'égard de Cuba, coupée des réalités du continent : le seul à être isolé est le gouvernement des Etats-Unis. »

L'embargo américain empêche la détente, en dépit de la poignée de main très médiatisée entre Barack Obama et Raul Castro lors des funérailles de Nelson Mandela, en Afrique du Sud, en décembre 2013. Le président des Etats-Unis s'est déclaré disposé à « mettre à jour » les relations avec Cuba, mais il ne dispose pas de majorité au Congrès sur ce sujet.

« L'INTÉGRATION RÉGIONALE, PROJET STRATÉGIQUE »

Lors de son discours d'inauguration, le général Raul Castro, chef de l'Etat cubain, a critiqué les « nouvelles menaces » représentées par l'espionnage des communications et l'emploi des réseaux informatiques visant à transformer « le cyberespace en théâtre d'opérations militaires », faisant référence au scandale des écoutes de l'Agence de sécurité nationale (NSA) américaine.

Presque tous les chefs d'Etat de la région étaient au rendez-vous de La Havane, à l'exception du président du Salvador (retenu par l'élection présidentielle du 2 février) et de celui du Panama, mécontent après la découverte, en juillet 2013, d'un cargo nord-coréen chargé d'armes cubaines destinées à Pyongyang, en violation de l'embargo des Nations unies.

« L'intégration régionale est un projet stratégique », a assuré la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, la première à prendre la parole devant la Celac après son homologue cubain. Les présidents du Brésil et du Mexique ont profité du sommet pour effectuer des visites officielles à Cuba, rivalisant ainsi pour remplacer le Venezuela, actuellement en difficulté, comme premier partenaire de l'île.

« Le Brésil veut être un partenaire de premier ordre de Cuba », a affirmé Mme Rousseff lors de l'inauguration, lundi, du terminal de conteneurs du port de Mariel (à 50 kilomètres de La Havane). Les travaux ont coûté 957 millions de dollars (702 millions d'euros), financés à hauteur de 682 millions de dollars par la Banque brésilienne de développement économique et social.

« LIENS HISTORIQUES ENTRE LE MEXIQUE ET CUBA »

Cette dernière a mis 290 millions de dollars à la disposition des entreprises brésiliennes qui voudraient s'implanter dans la zone spéciale de développement de Mariel. Pour devenir une plaque tournante du commerce international, ce site a besoin de la levée de l'embargo américain et de l'élargissement du canal de Panama, qui pourrait être retardé par le conflit en cours avec les constructeurs.

De son côté, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, a rappelé les liens historiques entre le Mexique et Cuba. Le régime du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, au pouvoir à Mexico de 1929 à 2000) avait été le seul en Amérique latine à ne pas rompre ses relations diplomatiques avec Cuba dans les années 1960.

Depuis le retour du PRI au pouvoir en 2012, avec Enrique Peña Nieto, le Mexique a annulé 70 % de la dette cubaine, d'un montant de 487 millions de dollars, en souffrance depuis quinze ans. Les Mexicains s'intéressent aux éventuelles réserves cubaines de pétrole en eaux profondes.

La Celac se superpose à d'autres forums politiques, comme l'Union des nations sud-américaines (Unasur) ou la Communauté des Caraïbes (Caricom), et des organismes d'intégration économique, comme le Mercosur (l'union douanière sud-américaine), en concurrence avec l'Alliance du Pacifique, tournée vers l'Asie.

INTERPELLATIONS DE DISSIDENTS

Pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro, en 1959, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), le socialiste chilien José Miguel Insulza, a été invité à La Havane. Outre les 33 pays membres de la Celac, l'OEA comprend aussi les Etats-Unis et le Canada.

Le président équatorien, Rafael Correa, s'est demandé « à quoi sert l'OEA », souhaitant que la Celac puisse remplacer cette organisation, coupable, à ses yeux, de complaisance à l'égard du « colonialisme ». C'est l'espoir de Cuba, suspendue de l'OEA en 1962 et qui refuse de la réintégrer, bien qu'elle y soit invitée depuis 2009. Toutefois, ce remplacement est rejeté par la majorité des capitales de la région.

En marge du sommet, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déployé un activisme inhabituel, rendant visite à Fidel Castro, à l'instar des présidents du Brésil et du Mexique. M. Ban a demandé aux autorités « de ratifier les pactes internationaux sur les droits civiques et politiques et sur les droits économiques, sociaux et culturels, signés » par Cuba en 2008. Revendiqués par l'opposition, ces textes de l'ONU ne sont pas appliqués dans l'île.

A la veille du sommet, la sécurité d'Etat a procédé à des dizaines d'interpellations de dissidents, pour éviter tout contact avec les délégations ou la presse étrangères. Parmi eux figure l'opposant social-démocrate Manuel Cuesta Morua. Et l'ex-prisonnier politique José Daniel Ferrer a été déporté de La Havane à Santiago de Cuba.

29/01/2014

Le déficit démocratique en France et dans l'Europe à 27

www.monde-diplomatique.fr/cahier/europe/deficitdemo   En cache

Des caricatures de fonctionnement démocratique. La construction communautaire s’est faite par des traités : celui de Rome (1957), l’Acte unique (1986), celui de ...

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Voir aussi la note du 20/5/2013 sur ce blog :

 Sortir de "l'Europe à 27" ?

et aussi :

Une Europe en déficit de démocratie.pdf

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

22/01/2014

Paradis fiscaux et hauts responsables politiques chinois : communiqué d'OFFSHORE LEAKS

communiqué d'ICIJ : International Consortium of Investigative Journalists

ICIJ releases latest part of its Secrecy for Sale project, implicating China's top leaders usage of secretive offshore tax havens.
 

ICIJ has just published the latest part of the largest investigative reporting project in its 15-year history - revealing that close relatives of China’s top leaders have held secretive entities in offshore tax havens usually associated with hidden wealth.

Our work draws on confidential records obtained by ICIJ as part of its “Offshore Leaks” investigation.

 
 
 

Among the investigation’s key findings:

  • Relatives of at least five current or former members of China's Politburo Standing Committee – President Xi Jinping, former premiers Wen Jiabao and Li Peng, former President Hu Jintao and former leader Deng Xiaoping – have held companies in the Cook Islands or British Virgin Islands, the records obtained by ICIJ show.
     
  • PricewaterhouseCoopers, UBS, Credit Suisse and other Western banks and accounting firms played a key role as middlemen in helping Chinese clients set up trusts and companies in tax havens.
     
  • China’s oil industry, which has been shaken by a series of corruption scandals, has extensive links to offshore centers. The country’s three big state-owned oil companies –CNPC, Sinopec and CNOOC -- are linked to dozens of BVI companies that show up in the ICIJ files.
     
  • As the country has moved from an insular communist system to a socialist/capitalist hybrid, China has become a leading market for offshore havens that peddle secrecy, tax shelters and streamlined international deal making.

Nearly 22,000 offshore clients with addresses in mainland China and Hong Kong appear in the files, including at least 15 of China’s richest citizens, members of the National People’s Congress, and executives from state-owned companies entangled in corruption scandals. The records also include details of roughly 16,000 clients from Taiwan.

The documents are part of a cache of 2.5 million leaked files that ICIJ has sifted through with help from more than 50 reporting partners in Europe, North America, Asia and other regions. Since last April, ICIJ’s stories have triggered official inquiries, high-profile resignations and policy changes around the world.

Until now, the details on China and Hong Kong have not been disclosed.

Investigation Continues

On January 23, ICIJ (a project of the Center for Public Integrity) will name more than 37,000 offshore clients from China Hong Kong and Taiwan in its Offshore Leaks Database, adding to about 70,000 names from the rest of the world published in June 2013.  

The names are part of a body of information that totaled more than 260 gigabytes of data—about the same amount of information as would be found in half a million books. It is one of the biggest collections of leaked data ever gathered and analyzed by journalists.

23/1/2014  (suite)

19/01/2014

Snowden, ce héros juste derrière le Pape

lu sur :

www.lemonde.fr/international/article/2014/01/18/l...

 

Il aurait pu être l'homme de l'année 2013. Time a finalement choisi le pape mais le magazine a placé Edward Snowden juste derrière le pontife, en deuxième position. Sept mois après ses révélations, l'ex-consultant de la NSA continue d'être au centre du débat américain sur la surveillance d'Etat. Si Barack Obama a lancé, vendredi 17 janvier, une révision des pratiques de la NSA, un sujet impensable jusque-là dans un discours présidentiel, c'est au jeune fugitif que l'Amérique le doit.
 

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En fait de réforme, Barack Obama n'a rien annoncé de fondamental. Il ne revient pas sur l'essentiel – la collecte des métadonnées continuera, même si elle devra s'effectuer sous supervision préalable de la justice –, mais introduit quelques correctifs de nature à soigner les bleus des partisans de la défense de la vie privée. Un « défenseur du public » se mêlera des délibérations de la cour spéciale (FISC) qui choisit les cibles à espionner. Les étrangers auront droit à un certain respect.

C'est modeste mais, pour Snowden, c'est une victoire. Son objectif, comme il le rappelait dans sa première interview, le 24 décembre 2013 au Washington Post, n'était pas de détruire la NSA ni de « changer la société », mais de lui « donner une occasion de décider si elle voulait se changer elle-même ».

Le débat a eu lieu. Il continue au Congrès où, sans surprise, les commissions du renseignement des deux Chambres, l'une à majorité démocrate, l'autre républicaine, sont d'accord pour poursuivre sans changement la collecte des métadonnées alors que les commissions des affaires judiciaires sont favorables à une interdiction totale.

« MERCI EDWARD SNOWDEN »

En sept mois, l'image d'Edward Snowden a évolué aux Etats-Unis. Il n'est plus tout à fait le paria de l'été, quand il était réfugié à Hongkong ou à l'aéroport de Moscou. Choqués par les révélations quotidiennes (dernière en date : les centaines de millions de SMS collectés par la NSA tous les jours), les hommes politiques ne sont plus aussi unanimes à le qualifier de « traître ». Un panneau publicitaire est apparu sur les bus de Washington, payé par les juristes de Partnership for Civil Justice : « Merci Edward Snowden ». Les visites de parlementaires européens lui ont conféré une respectabilité de lanceur d'alerte mondial. On discute ouvertement désormais de la clémence qui pourrait lui être accordée.

Mi-décembre, le chef de l'unité mise en place par la NSA pour répondre aux fuites, Rick Ledgett, a laissé entendre qu'il serait prêt à examiner une amnistie si Snowden voulait bien cesser ses révélations, compte tenu du danger que son « trésor » représente. Les responsables du renseignement ne sont toujours pas sûrs d'avoir reconstitué l'ensemble des documents que le consultant a pu copier, au nombre de 1,7 million, selon un rapport classé du Pentagone. La Maison Blanche a immédiatement coupé court. Snowden est sous le coup d'une triple inculpation, a-t-elle rappelé, qui pourrait lui valoir trente ans de prison : pour espionnage, vol de propriété du gouvernement et transmission de documents confidentiels.

L'idée d'un pardon ou d'une réduction de peine a gagné en crédibilité le 1er janvier lorsque le New York Times s'y est rallié. « Considérant l'énorme valeur des informations qu'il a révélées et les abus qu'il a exposés, M. Snowden mérite mieux qu'une vie d'exil permanent, de peur et de fuite. Il a peut-être commis un crime mais il a rendu à ce pays un grand service. »

L'éditorial, approuvé par plusieurs intellectuels, dont Anne-Marie Slaughter, proche d'Hillary Clinton au département d'Etat, a attiré près de 2 300 commentaires. « Ce n'est pas un pardon qu'il mérite, c'est une récompense. Et les dirigeants qui ont affirmé qu'ils ne nous espionnaient pas méritent d'être destitués », s'est exclamé un lecteur en référence au directeur du renseignement, James Clapper, qui a démenti en plein Congrès que la NSA collectait les données des Américains. « Nous devrions jeter Snowden en prison pour avoir enfreint la loi et le décorer en même temps, a ajouté un autre. Cela illustrerait nos ambiguïtés. »

Seuls 35 % des jeunes estiment que Snowden devrait être poursuivi, selon un sondage ABC/ Washington Post. Mais 57 % des plus de 30 ans sont de cet avis. Pour Jennifer Granick, directrice des libertés publiques au Centre sur l'Internet et la société de Stanford, le public reste très divisé. La juriste n'est pas très optimiste sur un pardon. « Les mesures de grâce sont rares, et se produisent généralement quand un président quitte la Maison Blanche », souligne-t-elle. Pour elle, il est évident que Snowden devrait être amnistié : « Il y avait eu des lanceurs d'alerte avant lui. Mais ses documents ont permis d'avancer des preuves. Et c'est uniquement grâce à cela que notre gouvernement a dû admettre ce qu'il faisait. »

Stewart Baker, l'ancien directeur juridique de la NSA de l'administration George W. Bush, n'est pas de cet avis : « Snowden a commis le crime. Il doit purger la peineIl aurait pu se contenter de voler un ou deux documents. Il n'avait pas besoin d'en emporter des milliers pour dénoncer ce programme. »

CRIME ET CHÂTIMENT

La question des torts causés à la sécurité nationale par les révélations est tout aussi controversée. Pour Jennifer Granick, aucun exemple n'a pu être vérifié. Pour le juriste républicain, la mise sur la place publique (par Der Spiegel, en décembre 2013) de tout un catalogue de techniques d'espionnage, comme la modification de clés USB, la confection de câbles qui pompent les données, etc., a été grandement dommageable aux intérêts américains. « Il y a probablement trente gouvernements dans le monde qui découvrent tous ces outils et veulent se les procurer », a-t-il assuré sur la radio NPR. Dans le magazine américain Slate, Fred Kaplan a reproché à Snowden d'avoir laissé filtrer des détails sur les programmes utilisés par la CIA pour tester la loyauté des recrues potentielles au Pakistan.

Edward Snowden n'a pas choisi le vedettariat. Selon Time, qui l'a interrogé par courriel en décembre, l'ancien agent apprend le russe, lit Crime et châtiment et s'est replongé dans les profondeurs de l'Internet par le biais de communications cryptées et sécurisées. Son avocat russe, Anatoly Kucherena, a affirmé qu'il avait un job et une petite amie russe, mais Time a appris par ses amis que c'était « essentiellement de la fiction ».

Discret, moins flamboyant que Julian Assange, Edward Snowden s'est inscrit dans la lignée des lanceurs d'alerte, et du plus célèbre d'entre eux, Daniel Ellsberg, l'ancien analyste qui a sorti les papiers du Pentagone en 1971. Ellsberg mène campagne pour qu'il bénéficie de clémence. Il vient d'admettre Snowden au conseil d'administration de sa fondation pour la liberté de la presse (Freedom of the Press Foundation).

Dans son discours au ministère de la justice, Barack Obama a fait des propositions de commandant en chef : sécurité d'abord. Mais il s'en remet largement au Congrès, donc au public, pour arbitrer sur le degré de respect de la vie privée à préserver. Pour le président aussi, c'est à la société de décider si elle veut changer. Edward Snowden et Barack Obama sont peut-être moins éloignés qu'il n'y paraît.

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Surveillance des communications :

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18/01/2014

L'Iran, le royaume wahhabite, la France

lu sur :

www.lepoint.fr/monde/arabie-saoudite-ou-iran-la-france-a...

Le Point.fr - Publié le 17/01/2014 à 14:44 - Modifié le 17/01/2014 à 16:14

Dans la guerre confessionnelle qui oppose les deux puissances du Moyen-Orient, Paris mise sur l'ultraconservateur royaume wahhabite. Un pari très risqué.

Par 

L'année 2013 a signé le retour de l'Iran. Isolée diplomatiquement sous l'ère Ahmadinejad, la République islamique est revenue sur le devant de la scène internationale par la grande porte. À la faveur de l'élection en juin du président "modéré" Hassan RohaniTéhéran a changé de ton et a précipité la conclusion d'un accord intermédiaire limitant son programme nucléaire, qui empoisonne ses relations avec l'Occident depuis une décennie. Surtout, les ayatollahs ont entamé en catimini des discussions directes avec les Américains, une première en trente ans.

"Ce rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, même s'il est timide, change totalement la donne de la région", souligne Fatiha Dazi-Héni, maître de conférences à l'IEP de Lille et spécialiste des monarchies du Golfe. Une évolution qui pourrait sensiblement modifier les rapports de force dans la guerre confessionnelle que se livrent musulmans sunnites (pays du Golfe) et musulmans chiites (Iran) et qui trouve actuellement son apogée dans le conflit syrien.

L'Iran devenu incontournable

Or, sur ce dossier aussi, l'Iran demeure en position de force. Plus grand allié de Bachar el-Assad, à qui elle apporte soutien militaire (armes et combattants du Hezbollah chiite) et financier, la République islamique a permis au président syrien de reprendre le dessus sur la rébellion majoritairement sunnite. De fait, Téhéran est un interlocuteur obligé dans tout règlement politique du conflit. Le pourrissement de la situation en Syrie influe sur l'Irak voisin, en proie à un soulèvement des populations sunnites récupéré par al-Qaida. 

Depuis le départ de l'armée américaine en 2011, l'Iran, très proche du pouvoir chiite de Bagdad, apparaît comme le seul pays pouvant éviter au pays de sombrer dans le chaos. Dans ces deux conflits, la République islamique et les États-Unis possèdent un ennemi commun : les djihadistes d'al-Qaida. "L'Iran va redevenir acteur régional prépondérant, prédit ainsi Fatiha Dazi-Héni. C'est la seule puissance assez solide pour assurer la sécurité dans la région après le retrait américain." 

Fermeté de la France

Or, à la différence des États-Unis, la France n'a pas rompu avec l'ère Ahmadinejad. Sur le dossier nucléaire, Paris a même fait preuve de plus de fermeté que Washington. "Certains partenaires ont laissé la presse nous attaquer, alors que cette fermeté a finalement payé avec un accord plus précis qui a plu à tout le monde", note un diplomate français. Sur le dossier syrien, la position française est encore plus tranchée. 

Paris a été la première capitale occidentale à avoir réclamé le départ de Bachar el-Assad, reconnu l'opposition et proposé d'armer les rebelles. Or, non seulement le président syrien reprend le dessus sur une opposition morcelée, mais il a surtout été remis en selle diplomatiquement par l'accord sur le démantèlement de son arsenal chimique négocié entre Moscou et Washington, au grand dam de Paris. "Nous n'avons rien fait de sérieux pour faire partir Bachar el-Assad", pointe aujourd'hui l'analyste François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran. "Au contraire, nous avons laissé s'affaiblir la branche démocratique de l'opposition, si bien que le piège se referme aujourd'hui sur nous."

Les positions risquées de la France

"La France a pris des risques avec une position forte dès le début", rétorque un diplomate français. "Mais nous nous sommes retrouvés face à l'hésitation d'autres partenaires internationaux, qui nous ont de fait laissés seuls en pointe. Le dossier s'est, dès lors, compliqué et Bachar el-Assad a pu profiter des atermoiements de la communauté internationale pour justifier son discours de rempart contre le chaos djihadiste." 

Sur la Syrie, comme sur le nucléaire iranien, la France a épousé les thèses de l'autre grande puissance régionale impliquée dans la guerre sunnite/chiite : l'Arabie saoudite. Opposé à une réhabilitation de l'Iran dans le concert des nations et grand argentier de l'opposition syrienne armée (mais pas des djihadistes), l'ultraconservateur royaume saoud n'a que très moyennement apprécié le rapprochement entre son plus grand allié, les États-Unis, et son ennemi chiite iranien.

Coup de froid Washington-Riyad

"Il existe aujourd'hui une crise de confiance entre les dirigeants saoudiens et leur allié américain, car ils redoutent le grand marchandage entre l'Iran et les États-Unis dans la région", explique la spécialiste du Golfe Fatiha Dazi-Héni. "L'Arabie saoudite, que l'on présente comme l'avant-garde de la diplomatie arabe, est aujourd'hui en grande difficulté face à la nouvelle donne régionale." 

Échaudé par la volte-face américaine sur la Syrie, et encore plus par la conclusion de l'accord sur le nucléaire, le royaume saoud, dont la sécurité est assurée par les États-Unis, a décidé en protestation de refuser d'endosser son poste de nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Une première. "L'Arabie saoudite joue un rôle important au Moyen-Orient, encore plus avec le contexte actuel d'une Égypte chancelante", souligne un observateur bien au fait des relations franco-saoudiennes. "Et ce pays, comme les autres monarchies du Golfe, ne trouve pas acceptable l'extension de l'influence iranienne dans la région, via le conflit syrien. Et lorsque l'on voit les implications de l'Iran en Syrie, au Liban où il soutient le Hezbollah, ou le danger lié à la prolifération nucléaire, on peut juger que la République islamique n'aide pas à la stabilité de la région."

Sanglante décennie 80

Une position qui tranche avec la tradition de médiateur de la France au Moyen-Orient, imprimée par le général de Gaulle et suivie jusqu'à Jacques Chirac. Depuis Nicolas Sarkozy, et son rapprochement avec le Qatar, Paris semble placer tous ses oeufs dans le même panier sunnite, au risque de se retrouver lésé si le camp chiite venait à l'emporter. "Le logiciel de la diplomatie française, habitué à traiter d'État à État au Moyen-Orient, ne s'est pas adapté aux changements de la région, où le principe d'État-nation est remis en cause par la problématique transfrontalière sunnite-chiite", pointe Karim Sader, politologue et consultant, spécialiste des monarchies du Golfe. À en croire cet expert, la France mènerait depuis l'avènement de la République islamique en 1979 une politique hostile à l'égard de l'Iran. 

Bien que l'ayatollah Khomeiny ait été accueilli en France avant la révolution islamique, Paris lui a retiré son soutien dès la proclamation du régime islamique. Durant les huit ans de la guerre Iran-Irak, la France a soutenu sans failles Saddam Hussein, à qui elle a vendu des armes (dont des gaz neurotoxiques). La décennie 80 a également été marquée par les attentats du Drakkar (1983) à Beyrouth, qui a causé la mort de 58 soldats français, la prise en otages de Français au Liban (1985-1988) et des attentats meurtriers à Paris. Dans les trois cas, l'Iran est impliqué par le biais du Hezbollah, mouvement chiite libanais qu'il a créé en 1982.

Changement de ligne au Quai d'Orsay

Si les relations franco-iraniennes se sont quelque peu apaisées durant les mandats des présidents iraniens Rafsandjani (modéré) puis Khatami (réformateur), permettant l'arrivée de nombreuses entreprises françaises en Iran, elles se sont de nouveau assombries avec l'élection à la présidence de l'ultraconservateur Ahmadinejad en 2005, couplée à celle de Nicolas Sarkozy en 2007. "La diplomatie française a alors suivi une ligne plus favorable à l'Amérique et à l'Otan", explique une source bien au fait des arcanes du Quai d'Orsay. "Les tenants de cette ligne considèrent que l'on a plus intérêt à s'ancrer sur les pôles de stabilité et de prospérité de la région, même s'il s'agit de régimes autoritaires et traditionnels, d'autant plus qu'ils sont de gros clients."

Une vision que récuse totalement un diplomate français. "Être ferme contre l'Iran ne signifie pas être opposé à l'Iran", souligne-t-il, non sans rappeler que François Hollande a été le premier chef d'État occidental à rencontrer le nouveau président iranien Hassan Rohani, en septembre dernier à New York. "Le dialogue avec l'Iran s'est beaucoup amélioré, souligne le diplomate. Ce pays doit maintenant être jugé sur ses faits." Pourtant, côté iranien, on admet que la relation franco-iranienne n'est pas au beau fixe, alors qu'elle s'est améliorée avec d'autres alliés de la France. "L'Iran souhaite davantage parler avec les États-Unis, car il estime qu'ils sont le noeud de tous les problèmes, estime l'ancien diplomate François Nicoullaud. Les Français restent, eux, à la marge." 

Pétrodollars saoudiens

Un second rôle qui ne semble pourtant pas déranger outre-mesure Paris, qui semble aujourd'hui plus intéressé par les pétrodollars saoudiens que par le potentiel non négligeable d'une société iranienne de 75 millions d'habitants, plus éduquée et consommatrice que son rival sunnite, et que les sanctions ont privée des dernières innovations occidentales. Pour le spécialiste du Golfe Karim Sader, le positionnement de la France s'explique avant tout par le souhait de conforter ses parts de marché dans le Golfe, quitte à se passer du prometteur marché iranien. "Les monarchies du Golfe sont désormais réticentes à toute ouverture de leurs alliés envers l'Iran, souligne-t-il. Dans ce clivage sunnite/chiite, la France a choisi son camp." Paris compte bien s'engouffrer dans la brèche provoquée par le coup de froid entre Riyad et Washington.

"Il est important de montrer à nos alliés que nous les soutenons et ne reculons pas à n'importe quelle occasion", confie un diplomate qui fustige les "godilles" de Barack Obama au Moyen-Orient. "Le président américain donne aujourd'hui l'impression de vouloir au plus vite se désengager de la région au profit du pivot vers l'Asie. Or, le Moyen-Orient restera une région très sensible avec de nombreux conflits", insiste le diplomate tout en admettant que la "diplomatie économique avec l'Arabie saoudite est particulièrement intéressante compte tenu du potentiel de ce pays".

Droits de l'homme

Le royaume saoud est devenu en 2013 le premier client de la France, avec des échanges qui ont dépassé les huit milliards d'euros en 2013. Au Liban, où l'Arabie saoudite, comme la France, s'inquiète de l'influence grandissante de l'Iran via le Hezbollah, Riyad a versé en décembre à l'armée libanaise trois milliards d'euros pour acheter... des armes françaises. Un "déséquilibre régional" qui inquiète Pouria Amirshahi, député PS de la neuvième circonscription des Français de l'étranger, né en Iran.

"La nature même des régimes royaux que la France soutient dans le Golfe contredit les principes de démocratie que nous défendons. Or, c'est justement la raison pour laquelle l'Iran, au moins aussi fréquentable que l'Arabie saoudite, est mis à l'écart, pointe Pouria Amirshahi. Si l'on veut apaiser les tensions dans la région, il faut discuter avec tous les acteurs de premier plan, dont l'Iran fait partie." 

"Nous avons des relations avec des pays même quand nous ne sommes pas d'accord avec eux, rétorque le diplomate français. Nous discutons également des droits de l'homme avec l'Arabie saoudite, y compris son soutien sans faille à l'armée égyptienne [impliquée dans la répression des Frères musulmans], même si nos propos ne sont pas rendus publics." C'est avec l'ambition de renforcer ses échanges avec le royaume saoud que le président François Hollande s'est rendu à la veille du nouvel an à Riyad, dont l'excédent budgétaire s'élève à 55 milliards d'euros. Mais, à la surprise générale, le président français en est reparti bredouille.

26/12/2013

Les prisonniers politiques au Maroc

à lire sur MEDIAPART

(si vous n'êtes pas abonné et souhaitez lire l'article, indiquez le moi en commentaire)

Au Maroc, le nombre de prisonniers politiques explose
PAR ILHEM RACHIDI

Khadija Ryadi, l'ancienne présidente de l'AMDH, vient de recevoir le prix des Nations unies pour la cause des droits de l’homme 2013, qu’elle a dédié à tous les prisonniers politiques et d’opinion. Un pied de nez au pouvoir qui nie l'existence de tels prisonniers. Contre toute évidence. Rabat, Maroc, correspondance.