Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

06/06/2015

Human Rights Watch veut placer Israël sur la "liste de la honte" de l'ONU

lu sur :

L'ONG Human Rights Watch a appelé jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à placer Israël sur la "liste de la honte", répertoriant ceux qui ont violé les droits des enfants lors de conflits armés, suite à la guerre à Gaza l'an dernier.

L'organisation de défense des droits de l'homme a notamment demandé à M. Ban de résister aux pressions qu'exercent l'Etat hébreux et les Etats-Unis pour empêcher que l'armée israélienne ne figure sur la liste annuelle qui doit paraître la semaine prochaine, évoquant les plus de 500 enfants morts lors du conflit.

"Le secrétaire général Ban (Ki-moon) peut renforcer la protection des enfants en temps de guerre en fondant sa liste sur des faits et non sur la pression politique", a estimé Philippe Bolopion, un des directeurs d'HRW.

Le conflit de 50 jours qui a opposé en 2014 Israël au Hamas à Gaza a causé la mort de 539 enfants et en a blessé 2.956 autres. Parmi ces blessés, de nombreux enfants palestiniens souffrent de traumatismes et beaucoup sont handicapés à vie, selon l'UNICEF, l'agence onusienne pour les enfants.

L'ONG basée aux Etats-Unis demande également à ce que le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, soit ajouté à cette liste, de même que d'autres groupes armés au Pakistan, en Thaïlande et en Inde, notamment pour des attaques contre des écoles ou encore le recrutement d'enfants soldats.

La liste comprend actuellement 51 groupes armés, dont la secte islamiste Boko Haram, le groupe jihadiste Etat islamique, mais aussi les armées de huit pays dont la Syrie, le Yémen, la République démocratique du Congo ou encore le Soudan.

04/06/2015 18:18:31 - Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - © 2015 AFP

07/05/2015

derives armee israel (mots clefs)

Quelques liens :

(Juifs de tous les pays, révoltez-vous !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi :

Israël a une vision singulière du droit de la guerre
Israël possède « l'armée la plus morale du monde ». .
www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/05/04/is

et encore

 
A l'annonce d'une trêve de deux heures, à 13H30 (10H30 GMT), un convoi d'ambulances et de camions de pompiers avance, dimanche, dans Chajaya dévastée, tandis que ...

 

 

01/04/2015

La Palestine officiellement membre de la Cour pénale internationale

lu sur :

La Palestine officiellement membre de la Cour pénale internationale

Le Point -  Publié le 01/04/2015 à 11:34

L'intention affichée par les dirigeants du nouvel entrant est de faire juger les chefs israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l'occupation.

source AFP 

La Palestine est devenue formellement mercredi membre de la Cour pénale internationale (CPI), avec l'intention d'y faire juger les dirigeants israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l'occupation. Une cérémonie à huis clos s'est déroulée au siège du tribunal à La Haye pour marquer cette adhésion, au cours de laquelle le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a reçu une copie symbolique du Statut de Rome, fondateur de la CPI. L'adhésion de la Palestine constitue un pas de plus dans la confrontation diplomatique et judiciaire engagée en 2014 par la direction palestinienne.

C'est aussi une démarche aux conséquences incertaines: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d'autres dirigeants israéliens semblent loin de comparaître un jour à La Haye. Exaspérés par des décennies de vaines négociations, sans aucune perspective de voir naître prochainement l'État auquel ils aspirent depuis longtemps, les Palestiniens ont fait le choix d'internationaliser leur cause. Fin 2014, ils ont décidé de rejoindre la CPI, qui a pour vocation de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, après avoir vu rejeter par le Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution mettant fin à l'occupation israélienne dans les trois ans.

En même temps qu'il demandait l'adhésion à la CPI, le président palestinien Mahmoud Abbas avait envoyé à la cour un document autorisant la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, à enquêter sur des crimes présumés commis dans les Territoires palestiniens depuis le 13 juin 2014.

03/02/2015

Gaza : sous la pression d'Israël, démission du président de la Commission d'enquête, le juriste William Schabas

les surlignages sont de moi

lu sur :

Centre d'actualités de l'ONU

www.un.org/french/newscentre/

Gaza : démission du président de la Commission d'enquête, le juriste William Schabas

3 février 2015 – Le juriste canadien William Schabas a démissionné de la présidence de la Commission d'enquête du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU (CDH) sur d'éventuelles violations du droit international lors du conflit à Gaza l'été dernier, a indiqué mardi le Conseil dans un communiqué de presse à Genève.

Le Président du Conseil, Joachim Ruecker, a reçu le 2 février une lettre du professeur William Schabas dans laquelle ce dernier lui annonce sa démission avec effet immédiat de sa fonction de président et membre de cette Commission d'enquête.

Cette décision fait suite à une précédente lettre adressée à M. Ruecker, le vendredi 30 janvier, par la Mission permanente d'Israël auprès de l'ONU, dans laquelle l'Etat membre demandait le renvoi de M. Schabas de la Commission d'enquête en raison de ce qu'il appelait « un conflit d'intérêts ».

Selon le communiqué, le Président du CDH a accepté la démission de M. Schabas et l'a remercié pour son travail au cours des six derniers mois en tant que président de la Commission. Le président a également apprécié la volonté de M. Schabas de préserver par sa décision l'intégrité du processus en cours contre tout soupçon de conflit d'intérêt.

Le Président du Conseil a par ailleurs noté la décision prise par le CDH de demander à la Commission d'enquêter « sur toutes les violations présumées des droits de l'homme et du droit international humanitaire » et a pris acte du fait que la Commission est désormais « dans la phase finale de la collecte de preuves provenant d'autant de victimes et témoins que possible des deux côtés ».

Dans un second communiqué rendu public le même jour, M. Ruecker a annoncé la nomination dans la foulée d'un des deux autres membres de la Commission d'enquête, Mary McGowan Davis, en tant que présidente.

La Commission, désormais composée de Mary McGowan Davis, des Etats-Unis, et de Doudou Diène, du Sénégal, tous deux nommés en tant que membres en août 2014, devrait présenter son rapport d'enquête au Conseil des droits de l'homme lors de sa prochaine session le 23 mars.

 

News Tracker: autres dépêches sur la question

Le secrétaire général réitère son appel à la négociation au Moyen-Orient lors d’une cérémonie organisée pour marquer le coût humain du conflit

-------------

sur le même sujet, lire aussi :

Le président canadien de la commission d'enquête de l'ONU sur le ...

www.lapresse.ca/...gaza/.../01-4840867-le-president-canadien-de-la- commission-denquete-de-lonu-sur-le-conflit-a-gaza-demissionne.p...

AFP Genève

Le juriste canadien William Schabas a démissionné avec effet immédiat de la présidence de la Commission d'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur de possibles crimes de guerre durant l'offensive israélienne contre Gaza l'été dernier, a indiqué mardi un porte-parole du Conseil.

Le président en exercice a espéré que cette démission mettrait fin à toute impression de «conflit d'intérêts» et a souligné «la nécessité de rester focalisé sur le travail de la mission dans l'intérêt des victimes des deux côtés». Un nouveau président de la Commission pourrait être nommé dès mardi, selon M. Gomez.

M. Schabas avait été nommé en août dernier par le conseil à la tête de cette commission constituée de trois experts et dont le rapport doit être publié en mars prochain. Cette nomination avait été immédiatement critiquée par le gouvernement israélien qui l'accusait d'avoir des positions propalestiniennes.

 

Vendredi dernier, Israël avait adressé une lettre au Conseil affirmant que «compte tenu des prises de positions claires et documentées de M. Schabas (...) sa nomination était totalement inappropriée et soulignait le caractère partisan et politisé de cette Commission et de son mandat».

Le conflit d'intérêts porte sur un avis juridique que M. Schabas avait rédigé en 2012 pour l'OLP.

Israël a des relations conflictuelles avec le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et n'avait pas hésité à boycotter ses travaux, refusant un temps en janvier 2012 de participer à l'examen périodique de la situation des droits de l'homme dans le pays, une procédure auxquels tous les membres de l'ONU doivent se soumettre.

Le conflit de cinquante jours à Gaza à l'été 2014 avait provoqué la mort de 2140 Palestiniens, en majorité des civils et de 73 Israéliens, pour la plupart des militaires.

----------------

Sous la pression d'Israël, un juriste de l'ONU démissionne - Le Point

www.lepoint.fr/.../sous-la-pression-d-israel-un-juriste-de-l-onu-demissionne- 03-02-2015-1902034_24.php
 

 

21/01/2015

Crimes de guerre de l'armée israélienne lors de l'attaque de Gaza en été 2014 : Enquête lancée

lu sur :

Israeli Government Watchdog Investigates Military's Conduct in ...

www.nytimes.com/2015/01/.../israel-hamas-gaza-strip-war-investigation.html

By ISABEL KERSHNERJAN. 20, 2015
 
 

JERUSALEM — Israel’s government watchdog, the state comptroller, said on Tuesday that he had opened an investigation into decisions made by military and political leaders during last summer’s 50-day war with the Hamas militant group in Gaza.

The announcement was Israel’s latest effort to head off an International Criminal Court inquiry into its conduct during the war, and came days after prosecutors at the court opened a preliminary examination of possible war crimes committed in the Palestinian territories, the first formal step that could lead to charges against Israelis.

A United Nations Human Rights Council commission of inquiry into Israel’s military operations in the Gaza Strip is underway. The state comptroller’s announcement also came as Physicians for Human Rights-Israel, which opposes Israeli occupation of the territories captured in 1967, published a report criticizing what it said were failures of the Israeli military’s system for warning Gaza’s citizens of impending strikes during the fighting last summer. It also faulted the military for a lack of safe evacuation routes and for strikes against rescue teams.

The International Criminal Court generally takes on only cases concerning countries that are unwilling or unable to investigate their own actions. In a statement, the Israeli state comptroller, Joseph Haim Shapira, highlighted this point as what was apparently a motivating factor in beginning his inquiry.

“According to principles of international law,” the statement said, “when a state exercises its authority to objectively investigate accusations regarding violations of the laws of armed conflict, this will preclude examination of said accusations by external international tribunals (such as the International Criminal Court in The Hague).”

Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel also pressed the point in an angry response to the Hague inquiry over the weekend.

“It’s absurd for the I.C.C. to go after Israel, which upholds the highest standards of international law,” he said. “Our actions are subject to the constant and careful review of Israel’s world-renowned and utterly independent legal system.”

In what many saw as a swift effort to pre-empt an investigation, the Israeli military announced in September, only two weeks after a cease-fire took effect in Gaza, that dozens of instances of possible misconduct were under preliminary review by army fact-finding teams and that criminal investigations had been opened into five cases. These were mostly highly publicized episodes, like the killing of four boys on a Gaza beach, which had prompted international critics to accuse Israel of using excessive firepower.

In early December, the military announced criminal investigations of its own actions in eight additional episodes and provided detailed justifications for seven other operations that had prompted complaints from human rights groups.

Critics, including Israeli human rights groups, say experience has shown that the Israeli military cannot conduct a credible prosecution of itself, even though the military advocate general operates outside the normal chain of command. In addition, the military does not examine policies, only specific events, the critics say.

Apparently in response, Mr. Shapira said his investigation would also focus on the “examination and investigational procedures” within the military and would be based on decisions of Israel’s Supreme Court as well as previous commissions of inquiry, including the Turkel Commission, which examined Israel’s mechanisms for investigating claims of violations of international law regarding armed conflict.

Mr. Shapira is to be aided by three experts: Michael Newton, an expert on international law and warfare at Vanderbilt University in Nashville; Moshe Halbertal, an expert in Jewish philosophy who helped draft the Israeli military’s code of ethics; and Miguel Deutch, a law professor at Tel Aviv University who served on the Turkel Commission.

Domestically, reports by the comptroller, who is elected in a secret ballot by legislators and answers to Parliament, usually carry more moral weight than practical consequences in Israel. In 2012, State Comptroller Micha Lindenstrauss issued a report harshly criticizing Mr. Netanyahu over his handling of a commando raid on a Turkish ship trying to challenge Israel’s naval blockade of Gaza in 2010.

But a report bolstering Israel’s reputation as a country that investigates itself could help ward off prosecution in The Hague.

“Under the principle of complementarity, the court would have no jurisdiction over Israel if Israel chooses to investigate and prosecute on its own,” Mark Ellis, executive director of the London-based International Bar Association, said in a recent interview. “If you embrace that principle, by investigating and if need be prosecuting your own people, then the court simply has no jurisdiction.”

The report published on Tuesday by the physicians group was based in part on the testimony of 68 people injured during the war, interviewed in Gaza and in hospitals in the West Bank, Israel and Jordan. It was researched and written by eight international medical experts who were given access to Gaza by Israel and were accompanied by three Palestinian human rights groups.

More than 2,100 Palestinians were killed in the fighting, most of them said to be civilians; more than 70 were killed on the Israeli side, most of them soldiers.

Although Israel has expressed pride over its early-warning mechanisms, which include phone calls to residents of houses about to be bombed and fliers and nonexplosive missiles signaling an impending attack, the report concluded that they were inefficient. Only five of the 68 interviewees said they had received warnings. Those who did said no safe escape routes had been provided. Ten reported having been injured in a secondary strike.

The Israeli military questioned the credibility of the physicians’ report, saying it was “based on one-sided and incorrect data assumed from biased sources and portrays an incomplete and inaccurate picture.”

“The report seems to neglect the overarching context of the heavy fighting that occurred on the ground throughout the operation and the significant challenges Hamas posed to the Israel Defense Forces in light of their lack of respect to and abuse of international law,” the military added.

Amnesty International accused Israel of war crimes in a report published in November, saying its military showed “callous indifference” to civilians in Gaza.

Jodi Rudoren contributed reporting. 

 

RELATED COVERAGE

Israel, Facing Criticism, to Investigate Possible Military Misconduct in GazaSEPT. 10, 2014

 
 

Interactive Map: Assessing the Damage and Destruction in Gaza

 

On the Ground in Israel and Gaza

Two photographers capture scenes from the most recent outbreak of war.

 
 

17/01/2015

Du danger d'être journaliste

 deux poids, deux mesures

lu sur :

 
Netanyahou à la manifestation du 11 janvier dernier à Paris: quelques réactions
 
 

 

Sur le site de l'Agence, quelques déclarations d'associations ou organisations du mouvement de solidarité avec la Palestine suite à l'attentat contre Charlie Hebdo et pour dénoncer la présence du criminel de guerre Benjamin Netanyahou à la manifestation "d'unité nationale" du 11 janvier dernier.

Naftali Bennett, ministre d'extrème droite israélien qui déclare n'avoir "aucun problème à tuer des Arabes" y avait également participé.

Le Hamas et Hezbollah ont condamné l'attentat contre Charlie Hebdo, comme le rapportecette depêche de Reuters.

 

 
 
« 2014, pire année pour les journalistes dans les Territoires palestiniens »
 
 

 

"Le Centre a ainsi recensé 295 violations de la liberté de la presse commises par les autorités israéliennes, parmi lesquelles la mort de 17 journalistes, dont un caméraman italien travaillant pour l'agence américaine Associated Press, tué lors de la guerre dans la bande de Gaza cet été. "
 

Lire cet article publié dans l'Express à ce sujet:  "2014, pire année pour les journalistes dans les Territoires palestiniens"

31/12/2014

Noël en Palestine : les enfants de Gaza

lu sur Le Point :

Source AFP

L'opinion mondiale s'est émue de la mort en direct de quatre garçons, âgés de neuf à onze ans, fauchés pendant qu'ils jouaient au ballon sur une plage de Gaza. Mountasser Bakr, 11 ans, a réchappé à ce missile israélien qui a tué son frère et trois de ses cousins sous ses yeux. Cinq mois plus tard, et après plusieurs tentatives de suicide, le garçon affronte seul les démons qui le hantent encore.

Fin août, Palestiniens et Israéliens ont conclu un cessez-le-feu, le troisième en six ans à Gaza, laissant derrière eux près de 2 200 Palestiniens tués, des milliers de blessés et des séquelles psychologiques chez de nombreux Gazaouis. Les premiers touchés, ce sont les enfants. Plus de 500 d'entre eux ont été tués et des centaines de milliers d'autres auraient aujourd'hui besoin d'aide psychologique après le traumatisme du conflit. Mountasser n'est qu'un cas parmi tant d'autres.

LIRE notre article "Les enfants broyés de Gaza"

"Depuis ce qui s'est passé, il est pris en charge par un centre de santé mentale. Si le rendez-vous ou la prise de médicament prend du retard, même de dix minutes, on ne peut plus le contrôler", raconte son père, Ahed. Ce Gazaoui de 55 ans, qui a perdu son fils Zacharia, neuf ans, ce 16 juillet sur la plage de Gaza, regarde, anxieux, Mountasser se ronger les ongles enfermé dans son silence. "Il devient ultra-violent, il casse tout et il se met à se frapper la tête contre les murs. Il a même essayé de se jeter du toit." Mountasser s'en prend aussi aux autres. "L'autre jour, on l'a retrouvé en train d'essayer de pendre ses cousins", dit son père, en triturant les tablettes de comprimés qu'il tient dans sa main.

"Je veux juste prendre une Kalachnikov et tous les tuer"

Depuis qu'il a vu son frère et ses cousins mourir, Mountasser "est dans un autre monde" et refuse d'aller à l'école. Et son père avoue ne pas s'être battu à ce sujet. "Et si jamais il essayait de tuer un de ses camarades ?" Sortant brusquement de son mutisme, les yeux rivés au sol, Mountasser se met à parler. "Je ne veux pas aller à l'école. Avant, j'y allai avec Zacharia. En classe, il m'aidait à écrire mon nom. Mais, maintenant, il est mort."

Alors que le vidéaste de l'AFP s'approche de lui, le garçon recule brusquement et lance, énervé : "Je ne veux rien faire, je veux juste prendre une Kalachnikov et tous les tuer pour venger Zacharia et mes cousins." Un silence. Puis : "La nuit, je rêve d'eux, je rêve que je les prends dans mes bras. Je ne vais plus à la plage parce que c'est là qu'ils sont morts." De nouveau, le silence.

"Les souvenirs que ces enfants ont emmagasinés pendant la guerre sont durs et impossibles à effacer, et cela concerne tous les enfants gazaouis", affirme Samir Zaqqout, spécialisé dans la santé mentale à Gaza. "Ils ont été soumis à des chocs successifs, à des traumatismes continus : après trois guerres en six ans, comment ces enfants pourraient-ils retrouver une vie normale ?" À la souffrance s'ajoute le manque d'infrastructures et de médecins spécialisés en santé mentale dans la petite enclave où s'entassent 1,8 million de Palestiniens, dont près de la moitié ont moins de 14 ans, souligne M. Zaqqout.

"On était effrayés, on n'a pas su les rassurer"

À la fin de la guerre, Kamela Abou Hadaf s'est retrouvée seule face aux traumatismes de ses cinq enfants, qui ont recommencé à faire pipi au lit. Aujourd'hui, elle a trouvé des médecins allemands qui organisent des sessions de parole avec les enfants. Une façon de soulager des parents désarmés. "Je ne sais pas quoi faire pour les aider. Pendant la guerre, ils étaient terrorisés, mais nous aussi, les adultes, on était effrayés, donc on n'a pas su les rassurer", avoue cette mère de famille de 45 ans.

Raghda Ahmed, elle, se fait du souci pour son fils Wissam, huit ans. "Depuis la guerre, il ne me quitte plus, même pas pour une minute. Il me dit : reste avec moi, comme ça, si les avions bombardent, on mourra ensemble'", rapporte cette Gazaouie de 30 ans. "Souvent, je reste même avec lui à l'école", poursuit la mère. Avant d'être interrompue par son fils : "Mais pourquoi aller à l'école et étudier ? Dans tous les cas, on va mourir à la prochaine guerre."

-----------------

et aussi :

3755 enfants enlevés par l'armée israélienne ces quatre dernières ...

www.agencemediapalestine.fr/.../2014/.../1266-enfants-enleves-par-larmee-israelienne-en-2014/

05/08/2014

Crimes de guerre : tout le monde en est conscient, peu le disent

lu sur le Point :

Une ONG accuse Israël de crime de guerre 
Selon HRW, "prévenir les civils" n'en fait pas des "cibles légitimes". Elle accuse Tsahal (mon commentaire : tsahal = armée de l'état hébreu, mais c'est plus anodin d'écrire "tsahal", encore une façon détournée d'édulcorer les crimes de cette armée !) d'avoir tué des Gazouis en pleine fuite. Lire

Source AFP

Human Rights Watch a accusé lundi l'armée israélienne d'avoir tué des civils alors qu'ils fuyaient les bombardements dans un secteur du sud de la bande de Gaza, ce qui constituerait un crime de guerre selon l'ONG basée à New York. Dans son rapport, HRW cite des Palestiniens ayant réussi à fuir fin juillet des bombardements sur la localité de Khouzaa, près de la ville de Khan Younès. "Les forces israéliennes à Khouzaa, secteur du sud de la bande de Gaza, ont ouvert le feu sur des civils et les ont tués, dans ce qui constitue une claire violation des lois de la guerre, lors de plusieurs incidents entre le 23 et le 25 juillet", affirme l'ONG.

Des civils comme cibles délibérées ?

Les "attaques délibérées sur les civils ne participant pas aux combats sont des crimes de guerre", ajoute HRW. Les civils ont fait face à de "graves dangers" à Khouzaa, où ils ont notamment subi des bombardements répétés, n'ont pas eu accès aux soins médicaux, et ont été la cible d'attaques de l'armée israélienne alors qu'ils tentaient de fuir vers Khan Younès, poursuit le rapport. Il souligne que si l'armée israélienne avait prévenu les habitants, les appelant à quitter Khouzaa avant le 21 juillet, "le fait que des civils n'aient pas obtempéré ne fait pas d'eux des cibles légitimes d'attaques".

Le fait d'avoir "prévenu les familles (...) ne fait pas d'elles des cibles justes seulement parce qu'elles n'ont pas pu le faire", souligne Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW. "Prendre (les civils) délibérément pour cible est un crime de guerre".

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52)

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

----------------

à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

-----------

21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

04/06/2014

Syrie : utilisation des armes chimiques contre la population

lu sur le site du Monde :

www.lemonde.fr/international/article/2014/06/04/damas...


LE MONDE | 04.06.2014 à 11h21 • Mis à jour le 04.06.2014 à 16h26 |

 

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés 

Moins d'un an après l'attaque au sarin (un liquide hautement toxique) lancée par l'armée de Bachar Al-Assad dans la périphérie de Damas, qui avait fait quelque 1 500 morts le 21 août 2013, des preuves formelles existent sur le recours répété des forces gouvernementales syriennes à d'autres armes chimiques à l'encontre de la population, depuis octobre 2013 et jusqu'à récemment. A quelques jours du 30 juin, date butoir à laquelle la Syrie est censée avoir remis la totalité de son arsenal chimique, Damas a donc agi en violation du traité sur les armes chimiques et de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques qu'il avait accepté de signer – sous menace de frappes militaires internationales imminentes le 14 septembre 2013.
 

Selon l'enquête menée par Le Monde, d'après plusieurs sources, les autorités françaises disposent depuis au moins une quinzaine de jours d'éléments démontrant l'utilisation de chlore, sous forme de gaz chimique, par l'armée syrienne, dans des bombardements de zones contrôlées par les rebelles. Ces conclusions sont le fruit des analyses du Centre d'étude du Bouchet, qui dépend de la Direction générale de l'armement et qui possède le seul laboratoire en France équipé pour produire des résultats certifiés dans le domaine des armes chimiques.

 Lire : Embarrassés, les pays occidentaux veulent éviter de passer à l'action

La démonstration a pu être menée intégralement et conformément aux règles internationales, avec, selon nos informations, l'aide des expertises américaine et britannique. Les interceptions électroniques de communications sur le territoire syrien, réalisées par les agences de renseignement occidentales, révéleraient le degré de préparation de ces opérations, ainsi que la chaîne de décision, à tous niveaux de responsabilité, politique et militaire, ayant mené à ces attaques chimiques. Des échanges existeraient entre le plus haut niveau hiérarchique des autorités syriennes, jusqu'aux unités militaires chargées d'en faire usage sur le terrain.

Dans un deuxième temps, des agents du renseignement américain auraient récupéré, sur le sol syrien, des « morceaux de vecteurs » ayant servi à diffuser ce gaz chimique. Il s'agirait de morceaux de métal exfiltrés de Syrie selon des modalités permettant de garantir l'origine et l'intégrité des éléments de preuves. Les Britanniques ont également transmis aux Français une partie de leurs échantillons prélevés sur des sites présumés de bombardements au chlore. Le Monde n'a pas eu connaissance des conclusions des experts d'outre-Manche.

PRESSIONS

Le silence gardé sur le résultat de ces expertises s'expliquerait en partie par des pressions qu'exercent les services de renseignement français, américains et britanniques sur leurs gouvernements respectifs pour que ces informations ne soient pas rendues publiques. D'après un haut responsable de la communauté du renseignement en France, Paris ne peut dévoiler ses preuves sans l'aval de Washington, puisque ce dernier lui a fourni une partie des éléments de sa démonstration. « Briser cette règle du tiers, qui veut que l'on protège les informations données par un partenaire étranger, mettrait à mal la relation de confiance avec les Etats-Unis », assure-t-il.

Damas a lancé ces attaques sur « des populations civiles et des combattants », précise-t-on à Paris, avec un mode opératoire identique : le largage, depuis des hélicoptères, de barils contenant des bonbonnes de chlore. Au total, elles auraient fait « une centaine de morts ». Le gaz chimique chlore (Cl2) est moins nocif que le sarin ou le VX (gaz innervant) même s'il vise, comme eux, à tuer lorsqu'il est utilisé en grande quantité. En Syrie, il a été moins meurtrier que les barils d'explosifs qui ont causé 2 000 victimes sur la seule ville d'Alep, depuis janvier. Ce gaz n'en est pas moins très toxique. Il est aussi un outil de terreur, les populations civiles n'ayant aucun moyen de s'en protéger. 

Très réactif au contact de l'eau, le chlore produit un acide qui brûle les muqueuses. « Les symptômes principaux sont des brûlures au niveau des yeux – qui empêchent de regarder et donc de s'échapper de l'atmosphère toxique – du nez, de la gorge, une atteinte des bronches et des alvéoles pulmonaires et, parfois, une irritation cutanée », explique le professeur Frédéric Baud, chef de service de la réanimation médicale et toxicologique de l'hôpital Lariboisière, à Paris. « La victime commence par suffoquer, incapable d'échapper au gaz, d'où le nom de “suffocant” de cette terrible classe d'armes chimiques. Les lésions peuvent être graves, voire mortelles : œdème pulmonaire, insuffisance respiratoire, crise d'asthme sévère. Les plus vulnérables sont les enfants. »

Molécule très répandue à l'état naturel, le chlore entre dans la composition de produits de consommation courante, tels que l'eau de Javel ou le plastique PVC (chlorure de polyvinyle). Si sa fabrication n'est pas prohibée, son usage à des fins militaires contrevient à tous les traités internationaux et constitue une violation flagrante de la charte de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), l'agence de l'ONU chargée de surveiller le démantèlement de l'arsenal syrien.

Les témoignages de médecins, les photos et vidéos provenant de la province d'Hama (centre de la Syrie), notamment du village de Kafr-Zita, ont été les premiers à susciter les soupçons d'attaques au chlore. « Les symptômes toxiques relevés sur les victimes récemment soignées par les médecins en Syrie forment un ensemble de signes très évocateurs d'un “gaz suffocant” », affirme M. Baud. « Les éléments décrits par les témoins, tels que la couleur jaune verdâtre du gaz et son odeur évoquant l'eau de Javel, permettent de penser qu'il s'agit de chlore gazeux », note l'expert. « Le fait que cette substance ait été stockée puis larguée dans de gros barils, d'environ un mètre de haut sur 80 cm de diamètre, retrouvés à terre, en dit davantage sur l'intention malveillante de son utilisateur que les analyses scientifiques à partir d'échantillons biologiques collectés chez les blessés ou dans les sols ou l'air », conclut M. Baud.

FOYER DE RECRUTEMENT POUR LES REBELLES

A l'état gazeux, le chlore a également la propriété d'être plus lourd que l'air et, donc, de stagner près du sol. En Syrie, les zones ciblées sont presque toutes situées en milieu urbain. Les victimes ont le plus souvent été les habitants de la maison sur laquelle s'est écrasé le baril, ainsi que ceux accourus pour les aider. Le 13 mai, Human Rights Watch (HRW) publiait un rapport accablant, documentant trois attaques au chlore (à Kafr-Zita dans la province d'Hama, et à Al-Temanaa et Telmans, au sud-est d'Idlib).

Quel est l'objectif stratégique du régime ? Kafr-Zita est la base de l'une des dernières brigades rebelles se revendiquant de l'Armée syrienne libre (ASL). Cette région constitue un foyer intarissable de recrutement pour le Front islamique, désormais la principale coalition armée rebelle. A quelques kilomètres de là se joue en outre une bataille déterminante autour de la grande base militaire de Ouadi Deif, sous contrôle du régime. Selon un rapport détaillé fourni par le Centre de documentation des violations en Syrie, la province d'Hama a été la plus touchée par les attaques chimiques récentes.

Le chlore aurait aussi été utilisé dans la province d'Idlib, au nord-ouest du pays, région contrôlée à 90 % par les rebelles. Enfin, des quartiers et localités proches de la capitale, Damas (Jobar, Daraya, Harasta), auraient également été pris pour cible par ces attaques.

C'est de Jobar que provenaient les échantillons, rapportés par les journalistes du Monde, qui avaient permis de démontrer l'usage de sarin au printemps 2013. A Damas et dans ses alentours, les attaques au chlore ont eu des effets comparables à ceux de la politique de siège et de famine pratiquée couramment : saper le moral des populations civiles pour couper les rebelles de leur base populaire et les forcer à signer un accord de « trêve » ou de « réconciliation »« Il suffit de regarder la carte des zones visées », dit Abdel Ahad Steifo, membre du bureau politique de la Coalition nationale syrienne (CNS), l'organe politique de la rébellion. « Harasta, Jobar, Daraya… Ce sont tous des fronts chauds. Kadam, en lisière sud de Damas, a aussi été touché. Peu après, un accord de réconciliation a été conclu. » Dans la petite dizaine de faubourgs où ces accords ont été scellés, un cessez-le-feu fragile s'est mis en place. Un répit dont le régime s'est servi pour présenter M. Assad, candidat à sa réélection pour un troisième mandat, en pacificateur et pour clamer que ses forces progressent sur le terrain.

orsque le chef de la CNS, Ahmed Jarba, a rencontré François Hollande, le 20 mai à Paris, la question des bombardements au chlore a été abordée. « Nous n'avons pas senti de volonté d'étouffer cette affaire, dit M. Steifo. Laurent Fabius nous a dit qu'une équipe travaillait sur la question et que des résultats seraient bientôt rendus publics. »

En revanche, silence à Washington. Selon Rima Allaf, conseillère du chef de la CNS, l'entretien de M. Jarba avec le président américain, Barack Obama, une semaine plus tôt, s'est limité à un échange d'ordre général sur la situation en Syrie et sur la nécessité de renforcer la cohésion de l'opposition. La divergence d'approche sur ce dossier, entre Paris et Washington, n'étonne pas les cadres de la CNS. « A chaque fois qu'un pays a lancé une initiative en faveur de l'opposition, estime Mme Allaf, les Etats-Unis ont mis les freins. »

-----------------

lire aussi :

fr.wikipedia.org/wiki/Arme_chimique

fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_moutarde