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13/10/2016

Reprenons le contrôle de nos vies : contre les traités de libre-échange

http://www.bastamag.net/10-octobre-La-carte-des-mobilisations-contre-les-traites-de-libre-echange


La carte des mobilisations contre les traités de libre-échange

 

Capture d’écran 2016-10-13 à 19.04.34.png

 

15/06/2016

Code barre des produits israëliens : il commence par 729

Le saviez-vous ?

Capture d’écran 2016-06-15 à 08.56.57.png

 

29/05/2016

29 mai 2005 : un anniversaire !

Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l ...

https://fr.wikipedia.org/.../Référendum_français_sur_le_traité_établissant_une_constit...

 

Le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe (aussi appelé traité de Rome II ou traité de Rome de 2004) eut lieu le . À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés.

Le résultat négatif du référendum, joint à celui des Pays-Bas trois jours plus tard, a scellé le sort du traité.

Il s'agissait du troisième référendum sur un traité européen, après ceux de 1972 et 1992, mais il fut le premier à être rejeté.

16/04/2016

Assez de PUB !!!

à écouter :

Terre à terre : podcast et réécoute sur France Culture

www.franceculture.fr/emissions/terre-terre

Terre à terre : l'émission en replay et ses archives en réécoute sur France Culture. Consultez les ... accueilÉmissionsTerre à terre ... Blues des experts : Benjamin Dessus et Bernard Laponche ... Blues des experts : Thomas Guéret ...


accueil • Émissions • Terre à terre • Blues des experts : Thomas Guéret
Terre à terre
Ruth Stégassy
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16.04.2016
53 min
Devinette : qu'est-ce qui est censé être drôle, audacieux, innovant, futé, désirable... (liste à compléter) et dont on est saturés, dehors, chez soi, au téléphone, au cinéma, dans les boîtes aux lettres... (liste à...) ? Gagné, c'est la pub.


L'avenue Rhin et Danube est l'un des axes les plus chargés en publicité • Crédits : Bertrand Hochet - Radio France
Avec : Thomas Guéret, ingénieur spécialiste des économies d’énergie et de la lutte contre le changement climatique et ancien Président de l’association Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.)

Association Antipub : http://antipub.org/

Pour lire la REVUE DE WEB ENVIRONNEMENT hebdomadaire et suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France http://www.netvibes.com/radiofranceenvironnement#REVUEDEWEB

(Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome)

Vous pouvez aussi découvrir des initiatives écolo et solidaires sur son Twitter https://twitter.com/initiavertes

Référence musicale :

Titre : La publicité ; Interprète : Jacques Dutronc ; Auteur texte : Jacques Lanzmann/ Anne Segalen

Intervenants

Thomas Guéret
Bibliographie


De la misère humaine en milieu publicitaire La Découverte, Paris, 2010


No logo : la tyrannie des marques J'ai lu, 2007                                    

22/02/2015

Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 
Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 

" Refusant cette complicité et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’achat du drone Watchkeeper." 

                               SIGNEZ LA PETITION !

08/02/2015

Israël marchand d'armes : l'argent n'a pas d'odeur

à lire sur Le Temps (Suisse)

Comment Israël livre des armes à ses ennemis

Le Temps -

 

(si vous n'arrivez pas à lire l'article, laissez moi un commentaire et je vous l'enverrai)

22/01/2015

Évasion fiscale, agriculture, libre-échange ...

à lire sur BASTAMAG :

EVASION FISCALE

Comment les géants de l’audit ont pris le pouvoir

20/01/2015 ALEXIS MOREAU

Quel est le point commun entre le Vatican, le géant français Total et la métropole rennaise ? Tous ont fait appel au cabinet KPMG pour expertiser leurs comptes ou réformer leurs méthodes de gestion. (...) 

19/01/2015 AGRICULTURE

Berlin : des milliers de manifestants défilent contre les « usines à animaux » et les OGM

25 000 personnes selon la police – deux fois plus selon les organisateurs – (...)

 

14/01/2015 LIBRE-ÉCHANGE

Traité commercial Tafta : Bruxelles consulte mais n’écoute pas

C’est une consultation au succès inespéré. Mais son résultat est qualifié (...)

 

14/01/2015

Europe à 27 : Les consultations publiques de la Commission Européenne sont des attrape-nigauds !

communiqué :

Consultation publique TAFTA : la Commission balaye l’avis de 150 000 citoyens

Faisant face à une vive opposition à l’inclusion de droits spécifiques pour les investisseurs dans le traité EU-États-Unis (TAFTA), la Commission européenne a conduit une consultation publique sur le sujet durant l’été 2014.

Près de 150 000 personnes y ont contribué - le nombre le plus élevé de réponses jamais reçu lors d’une consultation publique de l’UE. Une écrasante majorité (plus de 97 %) a rejeté la perspective d’un mécanisme de règlement des différends dans l’accord transatlantique [1] comme dans ceux déjà conclus, tels que l’accord UE-Canada (CETA).

Publiée ce 13 janvier, la réponse de la Commission à cette consultation suggère que ces voix seront ignorées et que de nouvelles consultations se tiendront jusqu’au printemps, avant reprise des négociations.

Le collectif Stop TAFTA dénonce le mépris de la Commission face à la mobilisation des populations européennes pour dénoncer les privilèges accordés aux investisseurs dans le projet d’accord UE-États-Unis. Censée répondre à leurs inquiétudes, la consultation n’aura finalement été qu’une parodie supplémentaire de démocratie visant à dérouler le tapis rouge aux multinationales et à légitimer leurs demandes.

Exprimant un rejet clair des droits démesurés qu’accorderont TAFTA et CETA aux investisseurs, via notamment des mécanismes d’arbitrage, les citoyens auraient « mal compris les enjeux de cette consultation » selon la Commission... Cette dernière a une conception bien étrange de la démocratie, qui se limite donc à recueillir les avis des cabinets juridiques et des lobbies et à ignorer les voix des citoyen-nes.

Sa réponse laisse également entendre qu’elle considère le plan de réformes développé dans l’accord EU - Canada (CETA) comme une réponse satisfaisante. Or celui-ci ne répond en rien aux failles fondamentales du système de règlement des différends Investisseur-État, irréformable. C’est un rejet clair que les populations attendent : le gouvernement français, qui avait reporté sa décision jusqu’à la publication des résultats de la consultation par la DG Commerce, devra maintenant se prononcer sur ce mécanisme injuste et dangereux pour la démocratie, l’environnement et les droits sociaux.

Le collectif Stop TAFTA appelle les citoyen.es à accroître leur pression sur le gouvernement français, les élus locaux, la Commission européenne et le Parlement européen, afin que l’arbitrage d’investissement soit enterré une bonne fois pour toutes. 

Nos mobilisations se poursuivront dans les mois à venir, notamment à l’occasion du prochain cycle de négociations, du 2 au 6 février à Bruxelles.

 
[1] Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic Free Trade Area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer une vaste zone de libre-échange et d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

23/12/2014

Le repos du dimanche est nécessaire sur le plan familial (donc social): une étude

les surlignages et le lien ajouté pour l'enquête de l'INSEE sont de moi

lu sur :

  1. Le dimanchepause nécessaire à la cellule familiale - Le Monde

    www.lemonde.fr/.../le-dimanche-pause-necessaire-a-la-cellule-familiale_ 4545435_3224.html
    Quel serait l'impact d'une ouverture douze dimanches par an des commerces sur la vie privée et familiale des salariés concernés ? 
  2. Le dimanchepause nécessaire à la cellule familiale - Tendance ...

    tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=11066
     

(Le Monde du 24 décembre) L'extension du travail dominical voulue par le gouvernement inquiète pédopsychiatres et sociologues

Quel serait l'impact d'une ouverture douze dimanches par an des commerces sur la vie privée et familiale des salariés concernés  ? De façon étonnante, rien ou presque n'a été dit sur ce sujet depuis que le gouvernement a annoncé sa volonté d'étendre le travail dominical dans le cadre de la loi Macron, qui sera discutée à l'Assemblée nationale à partir du 26  janvier 2015. L'essentiel du débat a porté sur l'efficacité économique de la réforme, et sur la place supposée croissante de la consommation dans les loisirs. C'était l'un des principaux griefs formulés par la maire PS de Lille, Martine Aubry, dans sa tribune parue dans Le Monde  du 11  décembre.

Quelques voix se sont élevées pour saluer la mesure, comme celle du sociologue Jean Viard pour qui le travail "  arythmique  " a du bon pour les individus. Thierry Pech, du cercle de réflexion Terra Nova, et Gilles Finchelstein, de la Fondation Jean-Jaurès, se sont insurgés contre l'idée que la puissance publique "  règle pour tous les horloges du travail et du repos  ".

Ces partisans de la mesure citent un sondage BVA du 4  décembre qui affirme que 62  % des Français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche… en oubliant, signe de la forte ambivalence de la population, que 60  % ne sont, dans le même temps, pas d'accord pour travailler eux-mêmes ce jour-là.

"  Fléau relationnel  "

Or, s'ils ne se sont guère fait entendre jusqu'à présent, les spécialistes de la famille interrogés par Le Monde s'inquiètent presque unanimement de la mesure. "  Tout ce qui désynchronise les temps est destructeur de la famille, affirme ainsi le sociologue François de SinglyDans la semaine, les gens ne sont pas très disponibles le soir en rentrant du travail.Le samedi, chacun part pour ses activités, c'est une journée de transition. C'est le dimanche qu'ils font une pause. Ce jour-là, les parents sont cool, comme disent les adolescents. C'est grâce à cela que tiennent les bonnes relations familiales.  "

"  Les enfants ont besoin d'un temps où leurs deux parents sont présents, dans un état d'apaisement, renchérit la psychanalyste Sylviane Giampino, spécialiste de la petite enfance.  Quand on sait que personne ne travaille ni ne va à l'école le lendemain, la détente s'installe. De plus en plus, les parents se relaient auprès des enfants. Cette perte de cohésion est un fléau relationnel, donc psychologique pour le développement de l'enfant.  "

Pierre Suesser, président du Syndicat national des médecins de protection maternelle et infantile, observe également un "stress croissant pour concilier vie professionnelle et vie familiale  ""  L'imbrication croissante des sphères a un effet néfaste sur la tranquillité d'esprit des parents et leur disponibilité  ", observe-t-il.

Le constat est partagé : peu importe que ce temps de repos à plusieurs ait lieu le dimanche, aujourd'hui largement désacralisé, ou un autre jour. "  L'important, c'est de garder une pause commune, argumente M. de Singly. La difficulté à préserver ce temps où l'on se retrouve, c'est la fragilité de la famille d'aujourd'hui. Si on supprime progressivement les occasions, il sera très difficile de les recréer.  "

Le dimanche ne serait donc pas – seulement – un jour de vie en collectivité forcée, voire d'ennui  ? "  Quand on est célibataire ou étudiant, on peut être content de travailler le dimanche pour gagner davantage ou payer ses études, relève le psychiatre Serge Hefez, responsable de l'unité de thérapie familiale à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. Il me semble pourtant que cela doit être réduit au minimum. Pour un enfant ou un adolescent, sentir le groupe autour de soi est fondamental. Le dimanche est le seul moment où il est possible de mettre en place la cellule familiale, d'avoir des interactions et une transmission émotionnelle.  " Cela ne concerne pas seulement les parents et les enfants, mais aussi les grands-parents, oncles et tantes, cousins et cousines, etc.

De telles préventions sont-elles disproportionnées, quand on parle de douze dimanches par an, compensés financièrement, et sur la base du volontariat  ? "  Si le travail du dimanche permet de desserrer l'étau des difficultés financières, ce n'est pas forcément un mal, reconnaît la psychanalyste Claude Halmos, qui a publié en septembre un ouvrage consacré aux effets psychologiques de la crise, Est-ce ainsi que les hommes vivent  ? (Fayard, 286 p., 18,50  euros). Mais il serait souhaitable de ne pas être obligé de travailler le dimanche pour cela. On sous-estime les conséquences individuelles de telles mesures. Et rien ne dit que, dans cinq ans, le travail du dimanche restera un choix.  "

Celui-ci n'a en effet cessé de progresser depuis une vingtaine d'années. "  Le travail dominical touche principalement certains groupes sociaux, analyse Laurent Lesnard, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l'emploi du temps dans les sociétés contemporaines, qui a étudié cette question en détail à partir des données de l'enquête "  Emploi du temps  " réalisée par l'Insee en  2009-2010.

(voir* Enquête Emploi du temps 2009-2010 / EDT - Insee

www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page...emploi-du-temps...)

Aux côtés des professions chargées de missions de service public se trouvent des ouvriers et des employés du commerce et des services. Dans ces deux cas, ce sont principalement des salariés faiblement qualifiés du bas de l'espace économique.  "

"  Perte de sociabilité  "

Ces salariés ont plus souvent que d'autres des horaires atypiques en semaine. "  C'est la double peine, affirme le chercheur. Ils voient déjà beaucoup moins leur famille et leurs amis la semaine et travaillent le dimanche.  " L'impact sur la vie privée de tels horaires a été quantifié. "  Des études menées aux Etats-Unis et aux Pays-Bas ont montré que, sur le long terme, ils augmentent le risque de conflits familiaux et de divorce  ", relève M. Lesnard.

La récupération des dimanches travaillés compensera les heures, mais pas la sociabilité perdue. "  Un dimanche travaillé n'a pas le même impact qu'un jour de semaine, affirme M.  Lesnard. Il multiplie par deux la perte de sociabilité familiale et amicale.  "

Les parents séparés et les familles monoparentales focalisent les inquiétudes, car ils auront des difficultés d'organisation accrues et devront faire appel au système  D pour faire garder leurs enfants. Rares sont les experts qui trouvent des effets positifs à la réforme. "  Le fait pour les parents de se relayer auprès des enfants peut permettre de passer des moments seul à seul qui sont appréciés  ", relève la pédopsychiatre Caroline Eliacheff. Pour le psychologue scolaire Laurent Chazelas, cela pourrait en effet être un "  bénéfice secondaire  "… à condition qu'il ne concerne pas toujours le même parent, au détriment de l'autre.

Gaëlle Dupont

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(*) 

Enquête Emploi du temps 2009-2010 / EDT - Insee

 

 

www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page...emploi-du-temps...
 

 

LES CHIFFRES

29  %

des salariés ont travaillé le dimanche en  2011, dont 13  % de manière habituelle, selon la dernière enquête du ministère du travail, publiée en octobre  2012. Ces chiffres étaient respectivement de 20  % et de 6  % en  1990.

UN TIERS

des cadres, des professions intermédiaires et des employés, contre 19  % des ouvriers, sont concernés par le travail du dimanche. Celui-ci est plus souvent habituel pour les employés, plus souvent occasionnel pour les cadres.

80  %

des personnes assurant la protection des personnes et des biens travaillent occasionnellement ou habituellement le dimanche (policiers, surveillants de prison) – c'est le record. Viennent ensuite les salariés des services de santé (médecins, infirmiers, aides-soignants), dont 60  % travaillent le dimanche, puis les enseignants (57  %) et les salariés qui assurent la " continuité de la vie sociale " (restauration, services, commerce, transports, spectacle), dont 48  % travaillent le dimanche.

24  %

des travailleurs du dimanche ont moins de 30 ans, contre 20  % pour l'ensemble des salariés.

24/11/2014

Espace public et publicité : un exemple à suivre

lu sur :

Inédit en Europe, Grenoble va bannir la publicité de ses rues

20minutes.fr - 

En saisissant l'opportunité de ne pas reconduire son contrat avec le groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux, Grenoble a décidé de bannir les panneaux publicitaires dans ses rues, pour les remplacer notamment par des arbres.

C'est là une promesse de campagne et une première en Europe mise en place par le nouveau maire écologiste Eric Piolle.

«La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d’expression publique et ne lance pas de nouvel appel d’offre pour de l’affichage publicitaire», indique la mairie dans un dossier de presse publié dimanche.

Entre janvier et avril 2015, 326 panneaux publicitaires seront ainsi déboulonnés par le groupe JCDecaux, dont 227 «sucettes» (de moins de 2 mètres de haut), 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés.

Au total, 2.051 mètres carrés de panneaux publicitaires disparaîtront définitivement de l'espace public grenoblois. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019.

A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine de 160.000 habitants promet de planter «une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps».

- Promesse de campagne -

Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour «convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif» qui sera consacré à l'affichage libre, culturel et municipal. Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petites «non plus à la seule attention des automobilistes, mais aussi à celle des piétons», indique à l'AFP Lucille Lheureux, adjointe en charge des espaces publics de Grenoble

«Les premiers panneaux sont arrivés à Grenoble en 1976! C'est un modèle obsolète et en bout de course qui ne correspond plus aux attentes des habitants, qui souhaitent se réapproprier l'espace public», estime Lucille Lheureux.

Autre avantage, la pression publicitaire des «grands groupes», qui eux-seuls peuvent s'offrir ces coûteuses campagnes d'affichage, disparaîtra au profit des commerces de proximité, qui auront ainsi plus de visibilité, selon elle.

Avec la fin de ce contrat, «la ville se prive de 6 millions de redevance sur 10 ans», soit 600.000 euros par an. «Et elle prive aussi ses habitants d’un service d’information, puisque la moitié des panneaux servait à de l'affichage de la municipalité», a pour sa part déclaré dimanche à l'AFP le directeur Stratégie, Études et marketing de JCDecaux, Albert Asseraf.

Des chiffres toutefois contestés par la mairie de Grenoble: «en raison de l'effondrement des recettes publicitaires traditionnelles, avec la concurrence notamment d'internet, la redevance à laquelle on pouvait s'attendre, en cas de nouveau contrat, n'était que 150.000 euros et non plus de 600.000 euros comme c'était le cas entre 2004 et 2014», assure Lucille Lheureux.

Un montant que la mairie a «déjà économisé sur les frais de protocole et la baisse des indemnités des élus. Le pas était donc bien facile à franchir!», ajoute cette dernière.

(le surlignage est de moi)

Cette annonce, qui était une promesse de campagne de l'élu EELV Eric Piolle lors des dernières municipales, est «une première européenne pour une grande ville», selon la mairie.

«Le maire de Grenoble reprend l'une des propositions phares de Paysages de France», s'est félicitée l'association grenobloise de lutte contre la pollution visuelle, notant «une victoire symbolique impotante».

Dans son communiqué, elle a rappelé qu'Eric Piolle avait appelé en février dernier, à soutenir son opération «Pas de pub, des arbres», durant la campagne des élections municipales.

Seul précédent connu à ce jour, la ville de Sao Paulo au Brésil, qui en 2007 avait décidé d'interdire la publicité omniprésente et intempestive sur ses murs, avant de faire machine arrière.

Ironie de l'histoire, la capitale économique du Brésil a depuis réintroduit l'affichage en signant en 2012 un contrat avec JCDecaux pour la mise en place de 1.000 horloges qui doivent donner aux citadins l'heure, la température, la qualité de l'air et des informations municipales.

 

Sur BASTAMAG :24/11/2014 ESPACE PUBLIC

Grenoble, première ville française sans publicité

Halte aux panneaux publicitaires ! La ville de Grenoble a décidé de sauter le (...)

- Voir le dossier de presse détaillé. 

 Tous nos articles sur la publicité.

  1. Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues | Afficher la ...

    https://fr.news.yahoo.com/.../grenoble-commence-à-bannir-publicité-rues- photo-070840108.html
  2. Grenoble, première ville d'Europe à bannir la pub de ses rues ! - Le ...

    www.lepoint.fr/.../grenoble-premiere-ville-d-europe-a-bannir-la-pub-23-11- 2014-1883770_23.php

     Grenoble, première ville d'Europe à bannir la pub de ses rues ! - Le Point.pdf

    Grenoble commence à bannir la publicité de ses rues

    Boursorama - 

    La mairie va enlever 326 panneaux de l'espace public pour les remplacer par des arbres, « une première européenne pour une grande ville ».

    La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux. Cette annonce, qui était une promesse de campagne du maire Eric Piolle, est « une première européenne pour une grande ville », explique la mairie.

    « La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire ». Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux vont ainsi disparaître de l'espace public, dont 227 « sucettes », 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 mètres carrés, soit 2 051 mètres carré d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019.

    A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter « une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps ».

    >> Lire le portrait (édition abonnés) Eric Piolle, l'écologiste iconoclaste qui a ravi Grenoble

    DES NIVEAUX DE REVENUS CONTESTÉS

    A partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux pour « convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif » qui sera consacré à l'affichage libre, culturel et municipal.

    Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petit...

    Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

15/11/2014

Information du jour (2): les lois internationales sont conformes aux règles fiscales ...

lu sur Le Monde :

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas ...

www.lemonde.fr/.../optimisation-fiscale-les-pratiques-de-starbucks-et-des- pays-bas-decortiquees_4523935_3234.html

Optimisation fiscale : les pratiques de Starbucks et des Pays-Bas décortiquées

Le Monde.fr | 14.11.2014 à 17h26 • Mis à jour le 14.11.2014 à 17h47 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

La Commission européenne a rendu publique, vendredi 14 novembre, sa lettre officielle aux Pays-Bas, informant le pays qu’elle enquêtait de manière formelle sur des aides d’État, qu’elle soupçonne illégales, au profit de la chaîne de cafés américaine Starbucks. Elle s’était livrée au même exercice, au début de l’automne, avec les cas Apple en Irlande et Fiat au Luxembourg.

Riche de 50 pages, ce courrier très argumenté date du 11 juin 2014, mais n’a été divulgué que cinq mois plus tard, le temps de laisser aux parties prenantes (Starbucks, l’Etat néerlandais), de l’expurger des données jugées confidentielles.

Cette procédure est habituelle pour la Commission. Mais elle arrive aussi à point nommé, c’est-à-dire une semaine après les « Luxleaks », qui ont révélé les pratiques plus qu’accommodantes du Luxembourg à l’égard des multinationales.

Cela permet de montrer que le Grand-Duché - dont Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission, a été le premier ministre pendant dix-neuf ans - n’est pas le seul paradis fiscal pour le grand capital.

BOÎTE AUX LETTRES

De fait, les Pays-Bas sont aussi un havre pour les grandes entreprises cherchant à minimiser leur imposition. À ce titre, le « cas » Starbucks est éclairant.

La Commission a concentré son enquête sur deux entités néerlandaises du groupe américain, Starbucks Manufacturing BV, qui est censée être une grillerie géante de café, et Starbucks Coffee BV, siège social du groupe pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Starbucks Manufacturing achète des grains de café à une entité suisse, puis les revend aux magasins Starbucks partout en Europe. Cette entité et le siège social payent des royalties, au titre de l’usage de la marque Starbucks, mais aussi pour rétribuer l’acheminement du café aux magasins, à une entité britannique, Alki, qui n’est qu’une boîte aux lettres, et ne paie pas d’impôts au Royaume-Uni.

Bruxelles s’est penchée sur les « tax rulings », ces accords fiscaux que le groupe américain a signés avec l’administration des impôts néerlandaise, en 2008. Plus précisément sur des « arrangements sur des prix de transferts à venir » (les échanges financiers entre entités d’un même groupe).

LE RÔLE CLÉ DES PRIX DE TRANSFERT

Il ressort des observations de la Commission que les prix de transfert entre les deux entités et d’une part la société suisse qui leur vend les grains, et d’autre part les magasins qui les leur achètent torréfiés, ne reflètent pas les prix du marché.

Or, c’est grâce à un accord sur la détermination de ces prix de transfert que la base taxable aux Pays-Bas de Starbucks Manufacturing BV a pu être réduite, et aussi, grâce aux royalties versées à la « boîte aux lettres » britannique Alki.

La charge d’imposition de Starbucks Manufacturing aux Pays-Bas aurait dû augmenter de 36 % à 66 %, sans la signature des « rulings », précise la Commission.

Le cas d’Amazon, au Luxembourg, sur lequel Bruxelles enquête aussi de manière formelle depuis cet automne, se rapprocherait de ce cas de figure : des prix de transferts entre filiales et beaucoup d’argent qui s’en va vers une « transparent company », une boîte aux lettres non imposée.

À ce jour, cependant, la Commission n’a pas conclu à l’existence ou non d’aides d’États illégales entre la chaîne américaine Starbucks et l’Etat néerlandais. Une décision, sur ce cas et sur ceux d’Apple en Irlande et de Fiat aux Pays-Bas, pourrait être prise au printemps 2015, a récemment précisé Margrethe Vestager, la toute nouvelle commissaire à la concurrence.

Lire aussi : Un G20 décisif pour la lutte contre la fraude fiscale

Le secret bancaire et l'évasion fiscale
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26/10/2014

Pour un référendum sur les traités de libre-échange

communiqué :


L’UPR  lance une grande pétition pour demander à François Hollande l’organisation d’un référendum sur les traités de libre-échange TAFTA, CETA et TISA, actuellement négociés secrètement par l’Union européenne.

 

Trois traités commerciaux internationaux sont actuellement négociés par l’Union européenne, au nom de la France, sans que les Français ne soient ni informés des conséquences prévisibles sur leur vie quotidienne, proprement phénoménales, ni consultés pour savoir s’ils sont ou non d’accord avec ces conséquences. Ces trois traités sont :

1) le CETA, qui est un accord de libre-échange entre l’UE et le Canada,

2) le TAFTA, traité transatlantique ou « Trans-Atlantic Free Trade Agreement », qui est un projet de libre-échange quasiment total entre l’Union européenne et les États-Unis, négocié en catimini par Bruxelles depuis le mois de juillet 2013,

3) l’accord sur le commerce des services, ACS ou TISA, qui reprend et approfondit le volet des services du TAFTA élargi à 50 pays membres de l’OMC*.

L’adoption de ces traités placera définitivement les Français sous la coupe de grands intérêts économiques, qui n’ont que faire de leur niveau de vie, de leur santé, de leurs emplois et de leur liberté.

» Je signe la pétition maintenant !

L’adoption du TAFTA, par exemple, empêchera les États d’édicter librement les normes sanitaires et environnementales propres à protéger les citoyens et leur cadre de vie. Ce traité soumettra les États à un chantage financier permanent puisque des multinationales pourront les attaquer via des tribunaux d’arbitrage privé, pour peu qu’elles considèrent telle ou telle décision, résultant d’un choix électoral majoritaire, comme nuisible à leurs investissements.

Concrètement, cela signifie qu’une loi contre la tabagie, une mesure de nationalisation ou un relèvement de l’impôt sur les sociétés, décidés par les députés élus par les Français, pourront être contestés devant une cour arbitrale par des grands groupes étrangers ou français. À titre d’illustration, plusieurs fabricants de cigarettes ont d’ores et déjà menacé la France d’une action en justice pour lui réclamer 20 milliards d’euros si des mesures anti-tabac devaient être prises.

Il s’agira, ni plus ni moins, d’un véritable coup d’État opéré par une oligarchie financière et industrielle contre la souveraineté des peuples, comme l’explique cet articleCette nouvelle organisation sociale s’apparentera à un terrifiant retour à la féodalité du Moyen-Âge, avec ses seigneurs d’un côté et ses serfs de l’autre.

Si le TAFTA et le CETA portent déjà des coups sérieux aux services publics (eau, gaz, électricité, transport, santé, etc.), si chers au peuple français depuis des siècles, le TISA, qui concerne 50 pays, leur assènera l’estocade finale.

Sans que les Français ne s’en rendent bien compte, la Commission européenne agit dans leur dos en œuvrant pour la conclusion rapide de ces traités, à la demande du gouvernement américain. Elle s’est déjà donnée un mandat de négociation très large tant pour le CETA que pour le TAFTA, et est directement à l’initiative du TISA.

Aucun argument recevable ne permet de justifier la précipitation et l’opacité des négociations. Quant à leur bien-fondé, il ne fait jamais l’objet d’un examen approfondi et contradictoire. Leurs partisans ne font que répéter les slogans habituels qui affirment qu’il en résultera des gains de croissance mirobolants, en évoquant de vagues études sorties d’un chapeau.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) invite les Français à ne pas croire une seule seconde ces prophéties, qui sont rangées au magasin des farces et attrapes dès que les traités sont ratifiés. L’UPR signale qu’en 1992 les mêmes experts euro-atlantistes avaient sorti d’un même chapeau le même type de prévisions fantastiques de croissance pour convaincre les Français de voter « Oui » au traité de Maastricht et à l’euro. Avec 22 ans de recul, chacun peut mesurer ce que valaient ces prévisions.

L’UPR souligne que l’avis du Parlement européen sur la négociation des traités n’est que peu contraignant, la Commission et le Conseil ayant seuls le pouvoir d’agir dans ces domaines (article 207 alinéa 3 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne). Il ne s’agit que d’une consultation du Parlement, qui valide ou non les traités en l’état. La Commission peut, de toute façon, faire passer des décisions sans l’aval du Parlement.

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L’UPR appelle donc solennellement le gouvernement à organiser un référendum pour savoir si les Français sont pour ou contre la participation de leur pays au TAFTA, au CETA et au TISA.

Si le non l’emporte, le gouvernement français devra respecter le verdict populaire en mettant son veto à la poursuite des négociations en cours au niveau de la Commission européenne. Le référendum de 2005 a montré que le peuple français ne se laissait plus faire par les injonctions médiatiques et les sommations des prétendus « partis de gouvernement ». Gageons, qu’à nouveau, il fera entendre sa voix souveraine, puissante et indépendante.

Enfin, l’UPR rappelle que le seul moyen d’éloigner définitivement la menace des traités que la Commission européenne veut imposer aux Français est le retrait unilatéral de l’Union européenne, grâce à l’article 50 du Traité sur l’Union européenne.

*Australie, Canada, Chili, Taiwan, Colombie, Costa Rica, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Corée du Sud, Suisse, Turquie, États-Unis, et les 28 membres de l’UE (Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Ireland, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et Royaume-Uni).

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10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

23/09/2014

Chine : le commerce des instruments de torture

à lire sur Le Point :

La torture, un business lucratif pour la Chine 
Selon un rapport d'Amnesty International, Pékin favoriserait les violations des droits de l'homme dans divers pays d'Afrique et d'Asie en y exportant toute une gamme d'instruments de torture. Lire

La torture, un business lucratif pour la Chine - Le Point.pdf

17/09/2014

Un fond qatari va-t-il faire disparaître la plus ancienne librairie de Paris ?

Signez la pétition !

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Le Qatar, vous connaissez ? Voir :

Qatar — Wikipédia

Article détaillé : Droits de l'homme au Qatar.

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lu sur le site du Nouvel Obs :

Le Nouvel Observateur - il y a 7 heures

Le nouveau propriétaire de l'immeuble, un fonds qatari, veut doubler son loyer. On est allé voir ce qui se passe sur place.

Ambiance électrique ce matin, à la librairie Delamain. Une cliente fait irruption dans cette respectable institution fondée en 1700, et sise au 155 rue Saint-Honoré depuis 1906. Elle crie au scandale. Elle dénonce avec rage «l’emprise inacceptable du Qatar sur la culture française». Le personnel la rassure avec des sourires un peu gênés. Elle fréquente régulièrement l’établissement depuis 56 ans, et elle vient de dire haut et fort ce que tout le monde pense probablement tout bas.

Le problème, a révélé ActuaLitte.com la semaine dernière, c'est que la librairie se trouve en bien mauvaise posture vis-à-vis du nouveau propriétaire de l’immeuble: le fonds qatari Constellation Hotels Holding (par ailleurs propriétaire de l’hôtel Martinez à Cannes, du Palais de la Méditerranée à Nice, de l’Hotel du Louvre...). Il souhaite engager une renégociation du bail. Il réclame un doublement du loyer actuel, ce qui équivaudrait à plus de 150.000 euros pour une surface de 90 m². Une option non envisageable pour la librairie, dont «Libération» dit qu'elle avait un chiffre d'affaires de 1,6 million l'an passé. 

Depuis que l’affaire a été rendue publique par les médias, la librairie, située juste en face de la Comédie-Française, se retrouve assaillie de curieux et de journalistes. Des clients habitués viennent se renseigner, ou apporter leur soutien à leur havre littéraire, devenu une filiale de Gallimard en 1986. Si sa vitrine ne laisse rien présager de particulier, l’intérieur a pour lui d’émerveiller les amoureux de la littérature et les habitués des librairies. Riche d'un fonds de 25.000 titres, elle révèle des murs entiers d’ouvrages, certains très anciens et qui, magnifiquement disposés sur les étagères, donnent l’envie d’y flâner un moment.

Faudra-t-il se résigner à la voir fermer ses portes, pour laisser la place à une parfumerie, ou une joaillerie, à coup sûr plus rentable? Installée dans une zone très fréquentée, et surtout touristique, la librairie profite assez peu de l’effervescence générale du quartier du Louvre. Si quelques touristes s’arrêtent pour contempler la vitrine, ou acheter des livres d’occasion, ce sont surtout des habitués qui déplorent la mauvaise nouvelle, et confient leur inquiétude de la voir disparaître.

Bien sûr, beaucoup d’autres librairies sont confrontées au même problème: l’augmentation des prix du loyer. Mais si cette affaire agite beaucoup de monde, c’est justement parce qu’elle touche «une boutique emblématique, et la librairie la plus ancienne de la ville», avance Vincent Monadé, patron du Centre National du Livre. Delamain est aussi, rappelons-le, la dernière du quartier.

L'intérêt suscité vient donc également du fait que le sort de cette librairie symbolise tout le combat d’un patrimoine culturel et littéraire abandonné aux règles impitoyables du profit. Plusieurs personnalités comme Denis Podalydès, de la Comédie-Française, ou encore la nouvelle ministre de la Culture, Fleur Pellerin, sont d'ailleurs venus assurer, en voisins, toute l’équipe de leur soutien.

Vincent Monadé, qui a débuté sa carrière professionnelle à la librairie Delamain en tant qu’employé, se dit particulièrement touché par la situation. Le CNL, explique-t-il, a alerté le Ministère de la Culture et tenté d’entrer en contact avec les propriétaires afin de négocier un tarif préférentiel pour que la librairie puisse continuer d’exister: «Si les propriétaires sont de bonne foi, car ils possèdent les fonds nécessaires, la situation devrait s'arranger. Dans le cas contraire, il n'y a pas de bonne évolution envisageable.» 

A suivre ? 

Manon Galvin

PS. Une pétition en ligne a été lancée «contre l'augmentation de loyer de la librairie Delamaine». On y accède en passant par ici

06/09/2014

France-Afrique, Abidjan : Bolloré et Laurent Gbagbo

Le monopole de Bolloré sur le port d'Abidjan est de plus en plus contesté

www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/06/le-monopole...

Le Monde - 

LE MONDE | 06.09.2014 à 10h34 • Mis à jour le 06.09.2014 à 10h42 |

Par Maureen Grisot (Abidjan, correspondance) 

La concession du deuxième terminal à conteneurs du port d'Abidjan, accordée en mars 2013 au groupe Bolloré, pourrait être remise en cause par le gendarme de la concurrence d'Afrique de l'Ouest.

Quand le président ivoirien Alassane Ouattara décide, juste après son arrivée au pouvoir en mai 2011, de lancer la compétition pour l'ouverture d'un deuxième terminal au port d'Abidjan, les candidats se pressent. Premier port d'Afrique de l'Ouest, il ouvre un accès à la mer à des pays enclavés comme le Burkina Faso ou le Mali.

C'est Bolloré qui règne sur cet empire depuis dix ans : le groupe français y exploite seul le premier terminal à conteneurs, de même que le chemin de fer qui permet de transporter les marchandises dans les environs. Un monopole obtenu sous le régime de Laurent Gbagbo en 2004.

En ouvrant le port à la concurrence, son successeur Alassane Ouattara espère relancer l'économie de son pays après des années de crise. L'appel d'offres est clair : « L'exploitation du terminal se fera dans un cadre concurrentiel, notamment avec le terminal à conteneurs actuellement exploité au port d'Abidjan. »

« ABUS DE POSITION DOMINANTE »

Pourtant, c'est encore le Français qui remporte le marché. Si le savoir-faire de l'homme d'affaires breton n'est plus à démontrer – sa filiale Bolloré Africa Logistics (BAL) opère dans de nombreux ports africains –, certains concurrents ne comprennent pas comment il a pu remporter un appel d'offres dont il était exclu d'office.

Le groupement arrivé troisième, mené par le p... 

L’accès à la totalité de l’article est protégé

30/06/2014

En Espagne, la plus grande coopérative du monde rattrapée par la crise financière

à lire sur BASTAMAG :

ECONOMIE SOCIALE

La plus grande coopérative du monde rattrapée par la crise financière

PAR BÉRANGÈRE CAGNATSOPHIE BACQUIÉ 30 JUIN 2014

21/06/2014

L’obsolescence programmée : informations

un article utile à garder en mémoire, lu sur BASTAMAG :

Comment protéger les consommateurs de l'obsolescence ... - Basta

www.bastamag.net/Loi-sur-la-consommation-Rendez
 

LOI SUR LA CONSOMMATION

Comment protéger les consommateurs de l’obsolescence programmée ?

16/06/2014 RACHEL KNAEBEL

15/04/2014

Commerce/mondialisation/Europe à 27 : Laguiole, dépossédé de son nom

lu sur :

Laguiole, dépossédé de son nom, en appelle au président Hollande

AFP

14/04/2014, 15 h 42 | Mis à jour le 14/04/2014, 15 h 53

Le village de Laguiole en Aveyron a saisi le président de la République après une nouvelle décision de justice l'empêchant de retrouver l'usage de son nom, propriété d'un entrepreneur qui le commercialise pour vendre des couteaux importés d'Asie et d'autres produits.

"Dans les prochains jours, nous souhaitons nous rendre à la capitale afin de vous demander audience M. le Président de la République et vous remettre la plaque de notre commune dont nous sommes dessaisis", écrit Vincent Alazard, maire DVD de Laguiole (prononcez: Layol).

La commune déboutée le 4 avril

Le 4 avril, la cour d'appel de Paris a débouté la commune de 1 300 habitants qui souhaitait voir la justice reconnaître "une spoliation", une pratique commerciale "trompeuse" et une "atteinte à son nom, à son image et à sa renommée". Cible du village : Gilbert Szajner, un particulier du Val-de-Marne, qui a déposé en 1993 la marque Laguiole pour désigner non seulement la coutellerie, qui a fait la réputation mondiale du bourg, mais aussi du linge de maison, des vêtements briquets, barbecues... En tout 38 classes de produits.

"Pas de préjudice pour les administrés"

Dans son arrêt que l'AFP a pu consulter, la cour d'appel estime qu'il résulte du code de propriété intellectuelle que "peuvent constituer une marque de fabrique, de commerce ou de service les +noms patronymiques et géographiques". Elle estime aussi que la commune de Laguiole "ne démontre pas" que l'usage fait de son nom serait "de nature à porter atteinte aux intérêts publics ou à préjudicier à ses administrés".

Conséquence : le chef d'entreprise peut continuer à accorder, contre redevance, des licences à des entreprises françaises ou étrangères qui peuvent commercialiser sous le nom Laguiole des produits d'importation. A contrario, les habitants de la commune ne peuvent plus, eux, utiliser le nom de leur village pour fabriquer des produits manufacturés portant le label "Laguiole", en dehors du fameux couteau rehaussé d'une abeille qui était déjà produit en dehors du village.Dans cette bataille commerciale et identitaire, le chef d'entreprise est même allé jusqu'à interdire au village d'utiliser un nouveau logo. L'affaire est en appel devant l'OHMI (Office de l'harmonisation dans le marché intérieur), l'agence européenne chargée de gérer les marques.

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sur le même sujet :

La coutellerie Laguiole défend son nom et son avenir en justice

OLIVIER COURTIL
25/05/2012, 06 h 00 | Mis à jour le 25/05/2012, 07 h 16

L’avocate Carine Piccio plaide aujourd’hui devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le procès entre la commune de Laguiole et l’homme d’affaires Gilbert Szajner entre dans sa dernière phase avec aujourd’hui une audience devant le TGI de Paris sur le fond de l’affaire. Et les collectivités attendent avec impatience cette décision, qui devrait être rendue avant la fin de l’année ; décision qui fera jurisprudence.

"Il faut un procès, qu’un élu se mouille comme le maire de Laguiole, il faut qu’on gagne." Carine Piccio, avocate pour l’association de défense du nom Laguiole, est prête à en découdre. Six ans qu’elle vit au rythme des couteliers et de Laguiole.

Ce procès est bien celui de l’avenir de Laguiole, de ses couteliers, commerçants, administrés, et toutes les autres communes touchées par la protection des marques. L’indication géographique protégée (IGP) incluant la protection du nom n’est pas passée en seconde lecture à l’Assemblée, qu’importe.

"Les choses ont beaucoup changé, l’opinion publique a évolué, elle a été alertée." Un état d’urgence décrété même à l’échelle nationale à travers le "made in France" après la disparition progressive des industries dont l’artisanat pourrait bien être la prochaine étape...

"La mauvaise qualité vient de l’importation"

Un triste constat analysé par Marie-Lucie Dangles, à la tête de la coutellerie Glandières : "C’est tout à fait normal que Laguiole retrouve son nom, galvaudé et utilisé à des fins commerciales. Concernant la coutellerie, il est très important que Laguiole défende le label France car la mauvaise qualité vient de l’importation.

Le Log (Laguiole origine garantie) n’a pas marché car on travaille avec le bassin thiernois, tous les jours des navettes se font entre Thiers, Laguiole, Espalion, Montézic. Que ce soit Laguiole ou Thiers, on va souffrir sans ce label France. Par exemple, en dix ans, à Nogent, les activités de coutellerie ont été divisées par dix."

D’où l’attente nationale derrière ce procès. "Laguiole, c’est le cas d’école", résume l’avocate. Même si au bout de toutes ces années et de nombreux combats, le fatalisme l’emporte chez certains. "La logique voudrait qu’on gagne mais on a déjà perdu une fois. On fait des lois européennes qui ne nous défendent pas", dit Benoît Mijoule.

À la coutellerie de l’Aubrac, pour Fabienne Albouze, "il faut espérer, être optimiste, qu’on en sorte quelque chose de positif". Le procès n’est pas tabou mais le sujet n’est pas abordé. "On ne sait plus trop quoi penser", résume Catherine Calmels. "Ce sera très long, on attend de voir, il y a énormément d’enjeu", poursuit Fabienne Albouze.

Certes, la marque Laguiole est devenue un terme générique, tombée dans le domaine public avec le procès de 1999 mais "ce n’est pas cuit", estime le maire Vincent Alazard. "Tout le monde a perdu en 1999 car le verdict a ouvert le marché à tout le monde. L’IGP est une suite. Cette démarche est le seul moyen de reprendre la main sur le couteau. On travaille sur le cahier des charges." La loi reportée à minima à la rentrée à l’Assemblée nationale ne pourra apporter de l’eau au moulin au procès ; l’édile se dit "déçu" et rappelle qu’il s’agit "d’un combat national". Mesuré aussi sur le procès, il confie "avoir raison sur le fond mais reste prudent sur la forme. Depuis trois ans, on y travaille, on l’a anticipé. C’est l’avenir de notre village."

Laguiole peut déjà s’enorgueillir de remporter la palme de la résistance ; et un prix aussi, celui du courage avec 45 000 € encore inscrits cette année au budget de la commune qui cumule depuis deux ans les déficits de la station de ski et de cet engagement.

20/03/2014

Le commerce mondial des armes

lu sur :

www.lemonde.fr/.../armement-qui-vend-a-qui_4385736_3210.html

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Sur la période 2009-2013, les transferts d’armement ont rebondi, dévoile le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) (*). Au-delà de ce regain, quelles leçons tirer des chiffres du commerce mondial des armes ?

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1. Agressivité américaine

Le président des Etats-Unis est un Prix Nobel de la paix soucieux de conforter sa place de premier vendeur d’armement dans le monde. Depuis la réforme de 2010 qui a assoupli les règles d’exportation des matériels américains, les ventes explosent dans certaines régions : entre 2007 et 2012, elles ont bondi de 20 % en Asie, de 30 % au Moyen-Orient et même de 1 100 % en Afrique. Il s’agit de garantir des débouchés aux industries nationales, car le budget de la défense américaine baisse. « On constate beaucoup plus d’agressivité sur les marchés, comme en a témoigné le lobbying de John Kerry pour imposer un système de défense antiaérienne à Oman », a souligné Aude Fleurant, un des experts réunis par l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem), lundi 17 mars.

D’un côté, le contrôle est allégé pour mieux exporter certains matériels (notamment avec les partenaires privilégiés, Royaume-UniAustralieCanada). De l’autre, il est resserré pour les équipements situés au cœur de l’avance technologique américaine.

2. Explosion chinoise 

En une décennie, la France a rétrogradé de la quatrième à la cinquième place parmi les exportateurs mondiaux d’armement. En 2012, une autre puissance européenne, le Royaume-Uni, était sortie du « top 5 ». En cause : la Chine. Les transferts d’armes chinois ont augmenté de 212 % entre 2009 et 2013, la part de marché du pays triplant (de 2 % à 5,5 %).

Pékin a réussi à vendre un système antimissile à la Turquie, membre de l’OTAN. La Chine devient un concurrent, même pour la Russie, pays solidement installé à la deuxième place mondiale des exportateurs. La Chine développe une stratégie « armes contre pétrole » pour occuper des positions-clés, souligne Emmanuel Puig, du Centre Asia à Paris. Ainsi, les opérateurs d’Etat qui gèrent les ventes d’armes offrent aussi des capacités dans le BTP. Armes contre exploitation de mines de cuivre en Birmanie, ou armes contre achat de terres en Afrique, les méthodes chinoises sont redoutables. 

3. Vulnérabilité africaine

La croissance économique de l’Afrique suscite l’appétit des vendeurs d’armes. Les dépenses militaires n’y pèsent que 2,2 % du total mondial, mais elles ont crû de 60 % au sud du Sahara en dix ans, et de 133 % en Afrique du Nord. L’Algérie à elle seule représente 36 % des importations africaines. La Russie a pu vendre en Afrique des armes sophistiquées, telles que ses chasseurs Sukhoï 30 à l’Ouganda.

La Chine, là encore, se distingue « par son omniprésence : dans 21 pays », souligne Luc Mampaey, du Groupe de recherche et d’information sur la paix (GRIP) de Bruxelles. Mais « avant de nous précipiter, nous devrions redoubler d’efforts pour contenir la prolifération des armes légères, facteur d’instabilité majeur en Afrique », ajoute cet expert.

(*)

AT_2014_fre.pdf 

L’ASIE DU SUD ET LE GOLFE MÈNENT LA HAUSSE DES IMPORTATIONS D’ARMEMENT, LES EXPORTATIONS RUSSES

AUGMENTENT, AFFIRME LE SIPRI

18/01/2014

L'Iran, le royaume wahhabite, la France

lu sur :

www.lepoint.fr/monde/arabie-saoudite-ou-iran-la-france-a...

Le Point.fr - Publié le 17/01/2014 à 14:44 - Modifié le 17/01/2014 à 16:14

Dans la guerre confessionnelle qui oppose les deux puissances du Moyen-Orient, Paris mise sur l'ultraconservateur royaume wahhabite. Un pari très risqué.

Par 

L'année 2013 a signé le retour de l'Iran. Isolée diplomatiquement sous l'ère Ahmadinejad, la République islamique est revenue sur le devant de la scène internationale par la grande porte. À la faveur de l'élection en juin du président "modéré" Hassan RohaniTéhéran a changé de ton et a précipité la conclusion d'un accord intermédiaire limitant son programme nucléaire, qui empoisonne ses relations avec l'Occident depuis une décennie. Surtout, les ayatollahs ont entamé en catimini des discussions directes avec les Américains, une première en trente ans.

"Ce rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, même s'il est timide, change totalement la donne de la région", souligne Fatiha Dazi-Héni, maître de conférences à l'IEP de Lille et spécialiste des monarchies du Golfe. Une évolution qui pourrait sensiblement modifier les rapports de force dans la guerre confessionnelle que se livrent musulmans sunnites (pays du Golfe) et musulmans chiites (Iran) et qui trouve actuellement son apogée dans le conflit syrien.

L'Iran devenu incontournable

Or, sur ce dossier aussi, l'Iran demeure en position de force. Plus grand allié de Bachar el-Assad, à qui elle apporte soutien militaire (armes et combattants du Hezbollah chiite) et financier, la République islamique a permis au président syrien de reprendre le dessus sur la rébellion majoritairement sunnite. De fait, Téhéran est un interlocuteur obligé dans tout règlement politique du conflit. Le pourrissement de la situation en Syrie influe sur l'Irak voisin, en proie à un soulèvement des populations sunnites récupéré par al-Qaida. 

Depuis le départ de l'armée américaine en 2011, l'Iran, très proche du pouvoir chiite de Bagdad, apparaît comme le seul pays pouvant éviter au pays de sombrer dans le chaos. Dans ces deux conflits, la République islamique et les États-Unis possèdent un ennemi commun : les djihadistes d'al-Qaida. "L'Iran va redevenir acteur régional prépondérant, prédit ainsi Fatiha Dazi-Héni. C'est la seule puissance assez solide pour assurer la sécurité dans la région après le retrait américain." 

Fermeté de la France

Or, à la différence des États-Unis, la France n'a pas rompu avec l'ère Ahmadinejad. Sur le dossier nucléaire, Paris a même fait preuve de plus de fermeté que Washington. "Certains partenaires ont laissé la presse nous attaquer, alors que cette fermeté a finalement payé avec un accord plus précis qui a plu à tout le monde", note un diplomate français. Sur le dossier syrien, la position française est encore plus tranchée. 

Paris a été la première capitale occidentale à avoir réclamé le départ de Bachar el-Assad, reconnu l'opposition et proposé d'armer les rebelles. Or, non seulement le président syrien reprend le dessus sur une opposition morcelée, mais il a surtout été remis en selle diplomatiquement par l'accord sur le démantèlement de son arsenal chimique négocié entre Moscou et Washington, au grand dam de Paris. "Nous n'avons rien fait de sérieux pour faire partir Bachar el-Assad", pointe aujourd'hui l'analyste François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran. "Au contraire, nous avons laissé s'affaiblir la branche démocratique de l'opposition, si bien que le piège se referme aujourd'hui sur nous."

Les positions risquées de la France

"La France a pris des risques avec une position forte dès le début", rétorque un diplomate français. "Mais nous nous sommes retrouvés face à l'hésitation d'autres partenaires internationaux, qui nous ont de fait laissés seuls en pointe. Le dossier s'est, dès lors, compliqué et Bachar el-Assad a pu profiter des atermoiements de la communauté internationale pour justifier son discours de rempart contre le chaos djihadiste." 

Sur la Syrie, comme sur le nucléaire iranien, la France a épousé les thèses de l'autre grande puissance régionale impliquée dans la guerre sunnite/chiite : l'Arabie saoudite. Opposé à une réhabilitation de l'Iran dans le concert des nations et grand argentier de l'opposition syrienne armée (mais pas des djihadistes), l'ultraconservateur royaume saoud n'a que très moyennement apprécié le rapprochement entre son plus grand allié, les États-Unis, et son ennemi chiite iranien.

Coup de froid Washington-Riyad

"Il existe aujourd'hui une crise de confiance entre les dirigeants saoudiens et leur allié américain, car ils redoutent le grand marchandage entre l'Iran et les États-Unis dans la région", explique la spécialiste du Golfe Fatiha Dazi-Héni. "L'Arabie saoudite, que l'on présente comme l'avant-garde de la diplomatie arabe, est aujourd'hui en grande difficulté face à la nouvelle donne régionale." 

Échaudé par la volte-face américaine sur la Syrie, et encore plus par la conclusion de l'accord sur le nucléaire, le royaume saoud, dont la sécurité est assurée par les États-Unis, a décidé en protestation de refuser d'endosser son poste de nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Une première. "L'Arabie saoudite joue un rôle important au Moyen-Orient, encore plus avec le contexte actuel d'une Égypte chancelante", souligne un observateur bien au fait des relations franco-saoudiennes. "Et ce pays, comme les autres monarchies du Golfe, ne trouve pas acceptable l'extension de l'influence iranienne dans la région, via le conflit syrien. Et lorsque l'on voit les implications de l'Iran en Syrie, au Liban où il soutient le Hezbollah, ou le danger lié à la prolifération nucléaire, on peut juger que la République islamique n'aide pas à la stabilité de la région."

Sanglante décennie 80

Une position qui tranche avec la tradition de médiateur de la France au Moyen-Orient, imprimée par le général de Gaulle et suivie jusqu'à Jacques Chirac. Depuis Nicolas Sarkozy, et son rapprochement avec le Qatar, Paris semble placer tous ses oeufs dans le même panier sunnite, au risque de se retrouver lésé si le camp chiite venait à l'emporter. "Le logiciel de la diplomatie française, habitué à traiter d'État à État au Moyen-Orient, ne s'est pas adapté aux changements de la région, où le principe d'État-nation est remis en cause par la problématique transfrontalière sunnite-chiite", pointe Karim Sader, politologue et consultant, spécialiste des monarchies du Golfe. À en croire cet expert, la France mènerait depuis l'avènement de la République islamique en 1979 une politique hostile à l'égard de l'Iran. 

Bien que l'ayatollah Khomeiny ait été accueilli en France avant la révolution islamique, Paris lui a retiré son soutien dès la proclamation du régime islamique. Durant les huit ans de la guerre Iran-Irak, la France a soutenu sans failles Saddam Hussein, à qui elle a vendu des armes (dont des gaz neurotoxiques). La décennie 80 a également été marquée par les attentats du Drakkar (1983) à Beyrouth, qui a causé la mort de 58 soldats français, la prise en otages de Français au Liban (1985-1988) et des attentats meurtriers à Paris. Dans les trois cas, l'Iran est impliqué par le biais du Hezbollah, mouvement chiite libanais qu'il a créé en 1982.

Changement de ligne au Quai d'Orsay

Si les relations franco-iraniennes se sont quelque peu apaisées durant les mandats des présidents iraniens Rafsandjani (modéré) puis Khatami (réformateur), permettant l'arrivée de nombreuses entreprises françaises en Iran, elles se sont de nouveau assombries avec l'élection à la présidence de l'ultraconservateur Ahmadinejad en 2005, couplée à celle de Nicolas Sarkozy en 2007. "La diplomatie française a alors suivi une ligne plus favorable à l'Amérique et à l'Otan", explique une source bien au fait des arcanes du Quai d'Orsay. "Les tenants de cette ligne considèrent que l'on a plus intérêt à s'ancrer sur les pôles de stabilité et de prospérité de la région, même s'il s'agit de régimes autoritaires et traditionnels, d'autant plus qu'ils sont de gros clients."

Une vision que récuse totalement un diplomate français. "Être ferme contre l'Iran ne signifie pas être opposé à l'Iran", souligne-t-il, non sans rappeler que François Hollande a été le premier chef d'État occidental à rencontrer le nouveau président iranien Hassan Rohani, en septembre dernier à New York. "Le dialogue avec l'Iran s'est beaucoup amélioré, souligne le diplomate. Ce pays doit maintenant être jugé sur ses faits." Pourtant, côté iranien, on admet que la relation franco-iranienne n'est pas au beau fixe, alors qu'elle s'est améliorée avec d'autres alliés de la France. "L'Iran souhaite davantage parler avec les États-Unis, car il estime qu'ils sont le noeud de tous les problèmes, estime l'ancien diplomate François Nicoullaud. Les Français restent, eux, à la marge." 

Pétrodollars saoudiens

Un second rôle qui ne semble pourtant pas déranger outre-mesure Paris, qui semble aujourd'hui plus intéressé par les pétrodollars saoudiens que par le potentiel non négligeable d'une société iranienne de 75 millions d'habitants, plus éduquée et consommatrice que son rival sunnite, et que les sanctions ont privée des dernières innovations occidentales. Pour le spécialiste du Golfe Karim Sader, le positionnement de la France s'explique avant tout par le souhait de conforter ses parts de marché dans le Golfe, quitte à se passer du prometteur marché iranien. "Les monarchies du Golfe sont désormais réticentes à toute ouverture de leurs alliés envers l'Iran, souligne-t-il. Dans ce clivage sunnite/chiite, la France a choisi son camp." Paris compte bien s'engouffrer dans la brèche provoquée par le coup de froid entre Riyad et Washington.

"Il est important de montrer à nos alliés que nous les soutenons et ne reculons pas à n'importe quelle occasion", confie un diplomate qui fustige les "godilles" de Barack Obama au Moyen-Orient. "Le président américain donne aujourd'hui l'impression de vouloir au plus vite se désengager de la région au profit du pivot vers l'Asie. Or, le Moyen-Orient restera une région très sensible avec de nombreux conflits", insiste le diplomate tout en admettant que la "diplomatie économique avec l'Arabie saoudite est particulièrement intéressante compte tenu du potentiel de ce pays".

Droits de l'homme

Le royaume saoud est devenu en 2013 le premier client de la France, avec des échanges qui ont dépassé les huit milliards d'euros en 2013. Au Liban, où l'Arabie saoudite, comme la France, s'inquiète de l'influence grandissante de l'Iran via le Hezbollah, Riyad a versé en décembre à l'armée libanaise trois milliards d'euros pour acheter... des armes françaises. Un "déséquilibre régional" qui inquiète Pouria Amirshahi, député PS de la neuvième circonscription des Français de l'étranger, né en Iran.

"La nature même des régimes royaux que la France soutient dans le Golfe contredit les principes de démocratie que nous défendons. Or, c'est justement la raison pour laquelle l'Iran, au moins aussi fréquentable que l'Arabie saoudite, est mis à l'écart, pointe Pouria Amirshahi. Si l'on veut apaiser les tensions dans la région, il faut discuter avec tous les acteurs de premier plan, dont l'Iran fait partie." 

"Nous avons des relations avec des pays même quand nous ne sommes pas d'accord avec eux, rétorque le diplomate français. Nous discutons également des droits de l'homme avec l'Arabie saoudite, y compris son soutien sans faille à l'armée égyptienne [impliquée dans la répression des Frères musulmans], même si nos propos ne sont pas rendus publics." C'est avec l'ambition de renforcer ses échanges avec le royaume saoud que le président François Hollande s'est rendu à la veille du nouvel an à Riyad, dont l'excédent budgétaire s'élève à 55 milliards d'euros. Mais, à la surprise générale, le président français en est reparti bredouille.

17/12/2013

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