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29/01/2015

XXI-ième siècle : regain des guerres de religion ?

 

Nota Bene :

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De plus, je suis par principe opposé à toute publicité.

J'envisage donc de trouver un autre hébergeur pour ce blog.

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lu sur :

Obama sermonne l'Inde sur la liberté religieuse

La Croix - 

À la fin de ses trois jours de visite en Inde, le président américain a incité le premier ministre nationaliste Narendra Modi à veiller à ne pas encourager les violences inter-religieuses.

29/1/15 - 16 H 14
 
« L’Inde sera freinée dans son développement tant qu’elle sera divisée religieusement ». Par ces mots, le président américain Barack Obama a mis en garde, le 27 janvier, le premier ministre indien Narendra Modi, souvent accusé d’encourager les violences interreligieuses dans le pays.

Depuis son élection en mai dernier, des lois et décrets restreignant la liberté religieuse au profit de l’hindouisme ont été promulgués, de nombreux lieux de culte ont été détruits et des chrétiens tués dans des attaques menées par des hindouistes fondamentalistes. Dans le seul État de l’Uttar Pradesh (nord) en 2014, environ 273 000 personnes issues des minorités ont été « reconverties » à l’hindouisme (1).

DEVANT LA JEUNESSE DE L’INDE

C’est à la fin de ses trois jours de visite, pour les célébrations du Jour de la République indienne (26 janvier), que le président américain – le premier à être invité d’honneur à ces célébrations – a lancé cet avertissement au leader de l’Inde nationaliste. Arrivé à New Delhi le 24 janvier au soir, Barack Obama s’est adressé au final à 1 500 étudiants à New Delhi.

S’adressant aux « forces vives et à la jeunesse de l’Inde », le président américain a parlé de la responsabilité de l’Inde dans le réchauffement climatique, mais aussi et surtout de liberté religieuse et de non-discrimination. Il a fustigé le fondamentalisme et rappelé que la Constitution indienne et la démocratie assuraient l’égalité de chacun quels que soient sa classe sociale, sa religion, son sexe ou son origine ethnique. « Nulle part ailleurs qu’en Inde il n’est plus important, il n’est plus nécessaire, que ces valeurs fondamentales et la tolérance religieuse soient préservées », a-t-il affirmé.

UN COUP DE TONNERRE DANS UN CIEL SEREIN

Plus qu’une visite de courtoisie, sa venue marquait l’aboutissement d’une politique de réchauffement indo-américaine menée par Narendra Modi qui souffre d’une réputation désastreuse aux États-Unis. En 2005, il s’était vu refuser un visa pour Washington, après les violentes émeutes antimusulmanes de 2002 dans le Gujarat, État qu’il dirigeait à l’époque car il était accusé de les avoir encouragées.

Durant cette visite, les médias indiens se sont extasiés sur la bonne entente manifestée par les deux chefs d’État. « Barack et moi avons développé une véritable amitié », a déclaré le premier ministre indien. D’autant que, comme l’espérait Narendra Modi, la visite du président Obama a pu déboucher sur un accord de relance de la coopération sur le nucléaire civil, bloquée depuis 2008. C’est dire combien le dernier discours d’Obama a été ressenti comme un coup de tonnerre dans un ciel serein.

C. LE. (avec Églises d’Asie et Apic)
 
(1) Selon un récent rapport de l’ONG « Catholic Secular Forum » basée à Bombay

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