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28/10/2014

"La violence d'État"

à lire sur Le point :

(voir aussi la note du 12/2/14 sur ce blog : L'insurrection est, pour le...)

 

Publié le 28 octobre 2014 à 07h42

Un peu partout en France, plus d'une dizaine de manifestations ont eu lieu lundi 27 octobre pour dénoncer les "violences policières" après le décès dimanche de Rémi Fraisse, un jeune manifestant de 21 ans sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. À Nantes, où les opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont plusieurs fois violemment opposés aux forces de l'ordre depuis 2012, plus de 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée près de la préfecture pour "exprimer leur colère face à la violence d'État".

Ils ont allumé des bougies et déployé des banderoles, proclamant "Vos armes non létales tuent. On n'oubliera pas. Résistance", ou "Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières". Les manifestants ont ensuite défilé dans les rues derrière la banderole : "Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB" (all cops are bastards, tous les flics sont des salauds, NDLR). Plusieurs vitrines de banque ont été abîmées ou brisées et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

"Flics, porcs, assassins"

À Rennes, ils étaient 300 autour d'une banderole sur laquelle était écrit : "La police tue, appel à la révolte", puis ils sont partis manifester dans les rues, jetant des pétards et scandant : "Flics, porcs, assassins !" Vers 20 heures, ils ont rassemblé des poubelles qu'ils ont incendiées à un carrefour du centre-ville. Place de l'hôtel de ville à Paris, une centaine de personnes se sont réunies et ont allumé des bougies. Une pancarte proclamait : "Pour Rémi, ni oubli ni pardon."

"On a eu un État qui blesse, un État qui mutile. Maintenant, on a un État qui tue", a déploré sur place Coralie Duby, 29 ans, militante écologiste, présente ce week-end sur le site contesté dans le Tarn. À Brest, une centaine de manifestants se sont rassemblés Place de la liberté, et ils étaient une centaine également en fin d'après-midi sur le Vieux Port à Marseille à l'appel notamment...

Lire la suite sur LePoint.fr

26/10/2014

Pour un référendum sur les traités de libre-échange

communiqué :


L’UPR  lance une grande pétition pour demander à François Hollande l’organisation d’un référendum sur les traités de libre-échange TAFTA, CETA et TISA, actuellement négociés secrètement par l’Union européenne.

 

Trois traités commerciaux internationaux sont actuellement négociés par l’Union européenne, au nom de la France, sans que les Français ne soient ni informés des conséquences prévisibles sur leur vie quotidienne, proprement phénoménales, ni consultés pour savoir s’ils sont ou non d’accord avec ces conséquences. Ces trois traités sont :

1) le CETA, qui est un accord de libre-échange entre l’UE et le Canada,

2) le TAFTA, traité transatlantique ou « Trans-Atlantic Free Trade Agreement », qui est un projet de libre-échange quasiment total entre l’Union européenne et les États-Unis, négocié en catimini par Bruxelles depuis le mois de juillet 2013,

3) l’accord sur le commerce des services, ACS ou TISA, qui reprend et approfondit le volet des services du TAFTA élargi à 50 pays membres de l’OMC*.

L’adoption de ces traités placera définitivement les Français sous la coupe de grands intérêts économiques, qui n’ont que faire de leur niveau de vie, de leur santé, de leurs emplois et de leur liberté.

» Je signe la pétition maintenant !

L’adoption du TAFTA, par exemple, empêchera les États d’édicter librement les normes sanitaires et environnementales propres à protéger les citoyens et leur cadre de vie. Ce traité soumettra les États à un chantage financier permanent puisque des multinationales pourront les attaquer via des tribunaux d’arbitrage privé, pour peu qu’elles considèrent telle ou telle décision, résultant d’un choix électoral majoritaire, comme nuisible à leurs investissements.

Concrètement, cela signifie qu’une loi contre la tabagie, une mesure de nationalisation ou un relèvement de l’impôt sur les sociétés, décidés par les députés élus par les Français, pourront être contestés devant une cour arbitrale par des grands groupes étrangers ou français. À titre d’illustration, plusieurs fabricants de cigarettes ont d’ores et déjà menacé la France d’une action en justice pour lui réclamer 20 milliards d’euros si des mesures anti-tabac devaient être prises.

Il s’agira, ni plus ni moins, d’un véritable coup d’État opéré par une oligarchie financière et industrielle contre la souveraineté des peuples, comme l’explique cet articleCette nouvelle organisation sociale s’apparentera à un terrifiant retour à la féodalité du Moyen-Âge, avec ses seigneurs d’un côté et ses serfs de l’autre.

Si le TAFTA et le CETA portent déjà des coups sérieux aux services publics (eau, gaz, électricité, transport, santé, etc.), si chers au peuple français depuis des siècles, le TISA, qui concerne 50 pays, leur assènera l’estocade finale.

Sans que les Français ne s’en rendent bien compte, la Commission européenne agit dans leur dos en œuvrant pour la conclusion rapide de ces traités, à la demande du gouvernement américain. Elle s’est déjà donnée un mandat de négociation très large tant pour le CETA que pour le TAFTA, et est directement à l’initiative du TISA.

Aucun argument recevable ne permet de justifier la précipitation et l’opacité des négociations. Quant à leur bien-fondé, il ne fait jamais l’objet d’un examen approfondi et contradictoire. Leurs partisans ne font que répéter les slogans habituels qui affirment qu’il en résultera des gains de croissance mirobolants, en évoquant de vagues études sorties d’un chapeau.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) invite les Français à ne pas croire une seule seconde ces prophéties, qui sont rangées au magasin des farces et attrapes dès que les traités sont ratifiés. L’UPR signale qu’en 1992 les mêmes experts euro-atlantistes avaient sorti d’un même chapeau le même type de prévisions fantastiques de croissance pour convaincre les Français de voter « Oui » au traité de Maastricht et à l’euro. Avec 22 ans de recul, chacun peut mesurer ce que valaient ces prévisions.

L’UPR souligne que l’avis du Parlement européen sur la négociation des traités n’est que peu contraignant, la Commission et le Conseil ayant seuls le pouvoir d’agir dans ces domaines (article 207 alinéa 3 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne). Il ne s’agit que d’une consultation du Parlement, qui valide ou non les traités en l’état. La Commission peut, de toute façon, faire passer des décisions sans l’aval du Parlement.

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L’UPR appelle donc solennellement le gouvernement à organiser un référendum pour savoir si les Français sont pour ou contre la participation de leur pays au TAFTA, au CETA et au TISA.

Si le non l’emporte, le gouvernement français devra respecter le verdict populaire en mettant son veto à la poursuite des négociations en cours au niveau de la Commission européenne. Le référendum de 2005 a montré que le peuple français ne se laissait plus faire par les injonctions médiatiques et les sommations des prétendus « partis de gouvernement ». Gageons, qu’à nouveau, il fera entendre sa voix souveraine, puissante et indépendante.

Enfin, l’UPR rappelle que le seul moyen d’éloigner définitivement la menace des traités que la Commission européenne veut imposer aux Français est le retrait unilatéral de l’Union européenne, grâce à l’article 50 du Traité sur l’Union européenne.

*Australie, Canada, Chili, Taiwan, Colombie, Costa Rica, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Corée du Sud, Suisse, Turquie, États-Unis, et les 28 membres de l’UE (Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Ireland, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède et Royaume-Uni).

» Je signe la pétition maintenant !

Palestine : les Palestiniens interdits dans les bus pour colons israéliens

à lire sur le Point :

 

25/10/2014

Nos députés sont-ils honnêtes ? (suite)

 communiqué :

Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'un scandale éclate, et entache la dignité de la représentation nationale.

De Thomas Thévenoud restant au Palais Bourbon malgré ses « négligences » dans le paiement de l'impôt à Sylvie Andrieux refusant de démissionner en dépit de sa condamnation en appel pour des faits de corruption extrêmement graves, en passant par Jean-Noël Guérini entrant au Sénat alors qu'il est mis en cause dans plusieurs affaires, ou encore Patrick Balkany, repris de justice et à nouveau soupçonné de fraude fiscale, on aurait pu croire qu'il était difficile de faire pire.

Et pourtant, la lecture du Canard Enchaîné paru ce mercredi nous apprend que le cas de Thomas Thévenoud n'est en rien isolé. En réalité, il s'agirait d'une soixantaine de parlementaires qui se soustrairaient au moins partiellement au paiement de l'impôt. Alors même que les parlementaires ont pour responsabilité de voter la loi qui s'abattra ensuite sur les citoyens qui refusent de la respecter.

Cette situation ne peut plus durer ! Soixante parlementaires, c'est plus de 6 % du Parlement ! Y a-t-il plus de 6 % de fraudeurs fiscaux parmi les citoyens normaux ? Évidemment non !

Ceux qui sont choisis par les citoyens pour voter la loi, et qui sont généreusement payés par ces mêmes citoyens, se doivent d'être exemplaires. Aussi, nous nous permettons de vous demander de signer lapétition de soutien (accessible en cliquant ici) à la proposition de loi du député de la Loire Dino Cinieri « visant à instaurer une peine complémentaire d’inéligibilité pouvant être perpétuelle pour tout élu condamné pour des faits de fraude fiscale ou de corruption », déposée mercredi et envoyée à l'ensemble des députés pour cosignature.

La pétition sera ensuite remise à Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale.

C'est le moment ou jamais de faire bouger les choses, alors soyez nombreux à signer cette pétition, et à la faire circuler largement autour de vous ! Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chances de nous faire entendre !

Merci,

Contribuables Associés

Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici

 

Vos données sont strictement confidentielles. Vous ne recevez de communications électroniques que de la part de Contribuables Associés et vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Contactez-nous à contact@contribuables.org ou écrivez-nous au 42 rue des Jeûneurs – 75002 Paris.

 

Contribuables Associés

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voir aussi sur ce blog :

Nos députés sont-ils...

16/10/2014

Cantonales de 2015 : ne pas faire confiance aux politiciens professionnels !

Il faut se préparer dès maintenant pour des listes citoyennes : 

Voir :

Renouveler la Démocratie (mettre fin au métier de politicien ...

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/.../renouveler-la-democratie-mettrefin-au-metier-de-politicien-808074.html

ET VOIR :

 

  1. Élections régionales et départementales (ex-cantonales) - Service ...

    vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1958.xhtml
     
    28 mai 2014 ... Les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste selon un ... lesconseillers départementaux lors des élections départementales. ... seront remplacés en2015 par des conseillers départementaux. ... Pour chaque canton, un binôme ( femme-homme) est élu au scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
  2. Quel est le mode de scrutin pour les élections départementales ...

    www.vie-publique.fr/.../quel-est-mode-scrutin-pour-elections-cantonales.html
     
    En 2015lors des prochaines élections départementales (ex-cantonales), deuxconseillers départementaux seront élus dans chaque canton au scrutin ...
  3. Élections régionales et départementales (ex-cantonales) / Elections ...

    www.interieur.gouv.fr/.../Elections/Elections.../Elections-regionales-et-departementales-ex-cantonales
     
    28 mai 2014 ... Les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste selon un ... lesconseillers départementaux lors des élections départementales. ... seront remplacés en2015 par des conseillers départementaux. ... Pour chaque canton, un binôme ( femme-homme) est élu au scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
  4. Élection cantonale en France — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Élection_cantonale_en_France
     
    Les prochaines, qui prendront le nom d'élections départementales, auront lieu en ... de 2013, qui prendra effet lors des élections départementales françaises de 2015, ... Le mode de scrutin sera binominal majoritaire à deux tours, chaque binôme de ... Les conseillers départementaux seront élus pour une durée de six ans.

 

voir aussi :

Moralisation du système...

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lu sur : Le Huffington Post 

POLITIQUE - On ne sait toujours pas quand auront lieu les élections régionales de 2015. Manuel Valls a revanche annoncé ce vendredi que les élections départementales (anciennement cantonales) auront lieu les 22 et 29 mars 2015.

Le premier ministre en a fait l'annonce à l'occasion du congrès de l'Association des régions de France (ARF) organisé à Toulouse. Il a seulement confirmé que les régionales -qui auront lieu avec le contour des 14 nouvelles régions- se dérouleront avant fin 2015.

Les élections cantonales devaient avoir lieu en 2014 mais elles ont été décalées d'un an pour ne pas surcharger l'agenda électoral qui comprenait déjà les municipales et les européennes. L'idée avait ensuite été évoquée de regrouper les départementales avec les régionales à la fin 2015 mais cela aurait trop allongé la durée du mandat des conseillers généraux.

Pour chaque canton, les électeurs devront se prononcer sur un binôme (homme-femme) qui sera élu au scrutin majoritaire à deux tours, comme pour les élections législatives.

Pas de propagande électorale papier

Notons que les deux scrutins de 2015 auront un point communs: le gouvernement ne prévoit pas l'envoi par courrier des documents électoraux. Un article du projet de budget de l'Etat pour 2015 prévoit de mettre en ligne sur un site internet public les circulaires et bulletins de vote des candidats et de les mettre à disposition pour consultation en préfecture et en mairie.

Cette mesure doit s'accompagner d'une campagne médiatique pour informer les électeurs de ces modifications.

Le gouvernement motive ces changements pour les élections départementales, régionales et des assemblées de Guyane et de Martinique par la volonté de "mieux maîtriser les coûts liés à l'organisation des élections", "garantir un meilleur impact environnemental" et "assurer un meilleur accès à la propagande électorale en élargissant ses modalités de diffusion".

13/10/2014

Contre la pensée unique anglo-saxonne

petit rappel :

Hagège : "L'anglais détruit notre pensée" - Le Point

www.lepoint.fr/.../hagege-l-anglais-detruit-notre-pensee-19-01-2012- 1423533_326.php

Le Point.fr - Publié le 19/01/2012 à 00:00

Dans "Contre la pensée unique" (Odile Jacob), Claude Hagège, professeur au Collège de France, pourfend l'anglais comme vecteur de pensée unique et en appelle au sursaut.

Propos recueillis par VICTORIA GAIRIN

Le Point : Vous affirmez que la propagation d'une langue engendre une pensée unique. Pourquoi ?

Claude Hagège : Attention, la propagation d'une langue en général - et ce fut le cas du latin pendant des siècles en Europe et au-delà - n'implique pas de danger d'homogénéisation de la pensée. Elle a, bien au contraire, favorisé sa multiplicité. Mon propos ne concerne pas n'importe quelle langue, mais l'anglais. L'anglais, dont la diffusion mondiale est accompagnée d'une certaine idéologie néolibérale, dont l'ensemble du monde est à la fois l'auteur et la victime. La propagation d'une langue n'est pas nécessairement négative. Elle peut servir les besoins ou les désirs d'une population, comme ce fut le cas des langues véhiculaires de vaste diffusion.

N'est-ce pas le cas de l'anglais, justement ?

Absolument. À ceci près que les contenus culturels véhiculés par la langue anglaise apportent avec eux une certaine conception du monde, à laquelle on n'est pas obligé d'adhérer. La musique pop, par exemple, ou bien le rock sont à mes yeux un instrument de très forte homogénéisation du monde et de stérilisation de la créativité.

N'est-ce pas un peu exagéré ?

Pas du tout. Il n'y a qu'à voir la tête de mes étudiants lorsque je leur traduis les chansons à la mode en ce moment ! Il est profondément déculturant d'adhérer à un mode de pensée sans pour autant nécessairement le comprendre.

Vos craintes ne sont donc pas spécifiquement liées à l'anglais... Et si des morceaux chinois déferlaient sur nos ondes dans quelques années ?

En effet, la pensée unique n'est pas attachée par essence à une langue en particulier. Le chinois est d'ailleurs en passe de devenir une langue à diffusion mondiale, avec ses 1 200 instituts Confucius à travers le monde. À l'avenant de leur montée en puissance économique et politique, les Chinois sont en train de faire tout ce qu'ils peuvent pour répandre leur langue et leur culture. Il s'agit ni plus ni moins d'une attitude d'affrontement contre l'anglais afin d'en offrir une alternative. Le chinois pourrait donc à son tour parfaitement diffuser des contenus qui finiraient par répandre une certaine forme de pensée unique.

Est-il idéaliste de croire en une superposition des cultures ?

C'est un voeu tout à fait méritoire. Mais en partie illusoire. Les cultures ne se greffent pas les unes aux autres ; elles s'affrontent. Et, au risque de vous décevoir, la coexistence pacifique n'est pas au programme. La Chine conçoit la diffusion de sa culture et de sa langue de manière offensive, et non pas comme un simple effort vers la sinisation du monde, en réponse à l'américanisation. Bien sûr, certains vous diront que l'affrontement des cultures est un enrichissement permanent. Lorsqu'on est adulte, peut-être. Mais les enfants ? Ont-ils les armes de la critique pour faire leurs propres choix ? Je suis contre l'idée d'imposer l'anglais comme langue unique enseignée à l'école primaire. Les enfants devraient, dès l'âge de 5 ans, se familiariser avec plusieurs langues à large diffusion, comme l'italien, l'allemand, le portugais ou l'espagnol. Les enfants de l'Allemagne nazie recevaient l'idéologie à l'école.

Justement, la culture soviétique a bien été imposée aux pays de l'ex-URSS...

Mais on ne leur imposait pas de parler russe ! C'était certes la langue de l'Union, mais le lituanien, le letton, le roumain, l'ukrainien, le biélorusse étaient-ils pour autant pourchassés ? Aucun effort n'a jamais été fait pour briser l'attachement des peuples à leur langue maternelle. Avec le rejet du communisme et du marxisme, le russe a été boudé quelque temps. Mais, après cette période de désaffection consécutive à la dislocation de l'Union soviétique, il reprend peu à peu sa valeur de langue régionale, qui le caractérisait déjà à l'époque des tsars. Si vous vous rendez aujourd'hui dans les républiques musulmanes d'Asie centrale, vous vous apercevrez que ce ne sont pas forcément des gens de 30 ou 40 ans qui parlent le russe. Les enfants l'apprennent aussi à l'école. De la même manière, en Estonie, on parle, bien sûr, l'estonien, mais le russe est bien plus important en termes de diffusion. Idem au Kazakhstan ou en Ukraine. Les langues nationales ont-elles pour autant disparu ? Elles sont encore très vivaces.

Alors, pourquoi le français devrait-il se sentir menacé ?

Parce que le russe, même à l'apogée de la puissance soviétique sous Brejnev, n'a jamais eu pour vocation de devenir une langue mondiale. Naturellement, il y a eu une tentative de diffusion de la culture et de la langue russes dans les démocraties populaires, et dans les États satellites - le "glacis de l'URSS" - on enseignait le russe à l'école. Mais, pour autant, on n'a jamais empêché d'apprendre le hongrois à Budapest ou le roumain à Bucarest ! Or, la vocation de l'anglais depuis la victoire de 1945 et jusqu'aux années 80, quand le monde a commencé à remettre en question la domination américaine, était planétaire.

Mais aujourd'hui, à l'heure où l'on annonce le déclin américain, à quoi bon s'inquiéter ?

En dépit du déclin évident, la force de résurgence reste extrêmement puissante. Regardez le monde dans lequel on vit : nos valeurs, nos comportements, le commerce... J'ai appris récemment que certaines entreprises françaises demandaient à leurs salariés de soumettre leurs requêtes administratives en anglais ! Autrement dit, la propagation ne relève plus des États-Unis eux-mêmes, mais des pays concernés, qui deviennent demandeurs et promoteurs de la pensée unique. Regardez Bruxelles et les institutions européennes : tout s'effectue en anglais. Et les écoles de commerce ? Il s'est passé en France le même phénomène que pour les grandes inventions. On a créé des besoins qui n'existaient pas par les instruments mêmes qui étaient destinés à les combler. La profession de manager ne correspond en rien à une réalité française.

N'êtes-vous pas un peu réactionnaire ?

C'est incroyable que le fait de promouvoir une identité nationale s'apparente à jouer le jeu des partis de droite ! La défense des identités nationales est une idée républicaine et parfaitement démocratique. Pensez à la Révolution. La langue française n'apparaît-elle pas dans la Déclaration des droits de l'homme comme porteuse de liberté ? C'est le contraire même de la réaction. Dans mon livre, je ne défends pas une langue imposée, mais plutôt la diversité des langues.

Diffuser les mots, est-ce nécessairement en partager l'idée ?

Je ne fais que reprendre l'idée de Carter ou de Brzezinski : on ne doit pas sous-estimer la lutte idéologique. Ce que les Américains appellent soft power. Un pouvoir non plus fondé sur les armes, mais sur des contenus, dont les Américains se sont aperçus qu'ils étaient bien plus efficaces que l'affrontement physique. Lorsque vous diffusez les mots, vous diffusez les contenus qu'ils véhiculent. Ainsi, je n'emploie jamais les termes de "planning" ou de "timing", qui, même pour un Anglo-Saxon, ne signifient pas "programme". Il vaut mieux dire schedule. De la même façon, un "dancing" n'est pas plus un mot anglais que français pour désigner un endroit pour danser. Il désigne en effet une action, et non un lieu ! Le risque est de perdre les deux langues, sa langue maternelle et celle d'emprunt. Tout cela parce qu'une expression est à la mode. Pardon, je devrais dire "tendance", comme on dit maintenant... Ce mot qu'on croit français, mais qui vient de "tendancy". Même "mode" est démodé, vous imaginez !

Mais quel mot de notre lexique n'emprunte pas à d'autres langues ? N'est-ce pas l'essence même d'une langue d'évoluer ?

Vous avez raison. Le français est à 90 % latin. Évidemment, les langues vivent d'emprunts. Mais c'est un phénomène à évaluer en fonction d'un seuil. En deçà de 7 à 10 %, l'emprunt est vivant, alimente et enrichit. De 10 à 15 %, on est sur le chemin de l'indigestion. Au-delà de 25 %, on doit craindre une menace. À partir de 70 %, on parlera davantage de substitution.

L'invasion de l'anglais n'est peut-être qu'éphémère...

S'il s'agit d'expressions pour désigner certains comportements, oui. Les emprunts d'indices économiques pourraient parfaitement s'évaporer si ces valeurs disparaissaient. Mais, précisément, le néolibéralisme, avec son vocabulaire des affaires, du commerce et son obsession du rendement et de l'argent, s'installe pleinement dans l'histoire.

12/10/2014

France, politique : élections cantonales 2015

Il faut se préparer dès maintenant pour des listes citoyennes : 

VOIR :

 

  1. Élections régionales et départementales (ex-cantonales) - Service ...

    vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1958.xhtml
     
    28 mai 2014 ... Les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste selon un ... lesconseillers départementaux lors des élections départementales. ... seront remplacés en2015 par des conseillers départementaux. ... Pour chaque canton, un binôme ( femme-homme) est élu au scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
  2. Quel est le mode de scrutin pour les élections départementales ...

    www.vie-publique.fr/.../quel-est-mode-scrutin-pour-elections-cantonales.html
     
    En 2015lors des prochaines élections départementales (ex-cantonales), deuxconseillers départementaux seront élus dans chaque canton au scrutin ...
  3. Élections régionales et départementales (ex-cantonales) / Elections ...

    www.interieur.gouv.fr/.../Elections/Elections.../Elections-regionales-et-departementales-ex-cantonales
     
    28 mai 2014 ... Les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste selon un ... lesconseillers départementaux lors des élections départementales. ... seront remplacés en2015 par des conseillers départementaux. ... Pour chaque canton, un binôme ( femme-homme) est élu au scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
  4. Élection cantonale en France — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Élection_cantonale_en_France
     
    Les prochaines, qui prendront le nom d'élections départementales, auront lieu en ... de 2013, qui prendra effet lors des élections départementales françaises de 2015, ... Le mode de scrutin sera binominal majoritaire à deux tours, chaque binôme de ... Les conseillers départementaux seront élus pour une durée de six ans.

 

voir aussi :

Moralisation du système...

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lu sur : Le Huffington Post 

POLITIQUE - On ne sait toujours pas quand auront lieu les élections régionales de 2015. Manuel Valls a revanche annoncé ce vendredi que les élections départementales (anciennement cantonales) auront lieu les 22 et 29 mars 2015.

Le premier ministre en a fait l'annonce à l'occasion du congrès de l'Association des régions de France (ARF) organisé à Toulouse. Il a seulement confirmé que les régionales -qui auront lieu avec le contour des 14 nouvelles régions- se dérouleront avant fin 2015.

Les élections cantonales devaient avoir lieu en 2014 mais elles ont été décalées d'un an pour ne pas surcharger l'agenda électoral qui comprenait déjà les municipales et les européennes. L'idée avait ensuite été évoquée de regrouper les départementales avec les régionales à la fin 2015 mais cela aurait trop allongé la durée du mandat des conseillers généraux.

Pour chaque canton, les électeurs devront se prononcer sur un binôme (homme-femme) qui sera élu au scrutin majoritaire à deux tours, comme pour les élections législatives.

Pas de propagande électorale papier

Notons que les deux scrutins de 2015 auront un point communs: le gouvernement ne prévoit pas l'envoi par courrier des documents électoraux. Un article du projet de budget de l'Etat pour 2015 prévoit de mettre en ligne sur un site internet public les circulaires et bulletins de vote des candidats et de les mettre à disposition pour consultation en préfecture et en mairie.

Cette mesure doit s'accompagner d'une campagne médiatique pour informer les électeurs de ces modifications.

Le gouvernement motive ces changements pour les élections départementales, régionales et des assemblées de Guyane et de Martinique par la volonté de "mieux maîtriser les coûts liés à l'organisation des élections", "garantir un meilleur impact environnemental" et "assurer un meilleur accès à la propagande électorale en élargissant ses modalités de diffusion".

11/10/2014

Ebola, nouvel Eldorado pour l'industrie pharmaceutique

à lire sur Science (USA) :

Infectious Diseases
Kai Kupferschmidt

The Ebola epidemic in West Africa is growing exponentially and models show there could be hundreds of thousands of cases in a matter of months. Researchers are beginning to look beyond the models and at possible scenarios to prepare for what might happen next. Among the things they worry about is an increased risk of spread to new countries, changes in the virus that might make it endemic, a rising mortality from other diseases, and food shortages. Vaccines and home care kits might help curb new infections; whether travel bans are useful to prevent the spread of the virus remains a topic of debate.

Ebola next move.pdf

10/10/2014

11 OCTOBRE 2014 : journée contre le traité de libre échange

communiqué :

infos sur : https://stoptafta.wordpress.com/

 

11 OCTOBRE 2014 : MOBILISATIONS

 – Journée Stop TAFTA, CETA, TiSA et Journée internationale GLOBAL FRACKDOWN

08/10/2014

"Surveillance, le risque totalitaire"

à lire :

Livre : "Surveillance, le risque totalitaire" 
Actes Sud publie un ouvrage de Franck Leroy qui s'interroge sur la dérive des démocraties et le risque que ces outils soient utilisés demain par des tyrans. Lire

Cliquez ici pour lire un extrait du livre, sur le site d'Actes Sud (PDF).

07/10/2014

Engagez-vous contre la corruption avec Transparency International

communiqué :

 
Engagez-vous contre la corruption !
 
Le 9 décembre, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la corruption, Transparency International France mettra le rôle des citoyens à l’honneur et y consacrera son grand rendez-vous annuel.
 
Nous profiterons de cette journée pour présenter les projets portés par nos bénévoles ainsi que les nouveaux droits donnés à chacun d’entre nous pour agir.
 
Nous avons besoin de vous pour faire de cette journée un exemple de mobilisation citoyenne.Dès à présent, nous vous invitons à participer à notre consultation en ligne pour nous faire connaître les thèmes susceptibles de vous mobiliser.
 
Rendez-vous le 9 décembre 2014 pour connaître les résultats !
 

Gaza : l’institut Unitar/Unosat de l’ONU publie un état des lieux

à lire sur Le Temps (Suisse)

Les satellites commerciaux privés permettent d’évaluer les zones de conflit ou de catastrophe difficiles d’accès avec une précision de plus en plus pointue et indiscutable. Alors que va s’ouvrir, le 12 octobre au Caire, une conférence des donateurs pour reconstruire Gaza, l’institut Unitar/Unosat de l’ONU publie un état des lieux très détaillé sur l’ampleur des dégâts, en comparant des images datant d’avant et d’après le conflit

 

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TECHNOLOGIES SPATIALES Mardi 07 octobre 2014
 

Gaza 2014, radiographie d’un désastre sans limite

PAR OLIVIER DESSIBOURG
Les satellites commerciaux privés permettent d’évaluer les zones de conflit ou de catastrophe difficiles d’accès avec une précision de plus en plus pointue et indiscutable. Alors que va s’ouvrir, le 12 octobre au Caire, une conférence des donateurs pour reconstruire Gaza, l’institut Unitar/Unosat de l’ONU publie un état des lieux très détaillé sur l’ampleur des dégâts, en comparant des images datant d’avant et d’après le conflit

Lorsqu’un déluge de feu s’est abattu sur une région densément peuplée, lorsque des milliers de bâtiments ont été détruits, comment les reconstruire? Selon quelles priorités? Et pour quel coût? A la suite du conflit qui a touché la bande de Gaza, entre le 8 juillet et le 26 août, ce sont ces questions que traitera, le 12 octobre au Caire, la Conférence internationale des donateurs placée sous l’égide de l’Egypte et de la Norvège, qui préside le comité de coordination de l’aide internationale aux Palestiniens (lire ci-contre). L’objectif: discuter de la contribution financière à attribuer à ce territoire meurtri.

Les participants pourront se baser notamment sur une étude publiée le 2 octobre par l’Unosat, le programme d’analyse satellitaire de l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar), basé à Genève. En compilant des images satellite – une technologie de plus en plus en plus utilisée pour évaluer les zones de crise, de conflit ou de catastrophe difficiles d’accès –, l’organisation a pu établir un relevé très précis des dégâts à Gaza.

Sur les 367 km2 de cette bande de terre, les clichés montrent, pour ce bilan effectué entre le 24 juillet et le 24 septembre 2014, que 15 264 bâtiments ont été endommagés – pour une petite moitié largement détruits. Sur 101 établissements de soins, 18 ont été impactés; un hôpital a même été rasé. Et sur 467 édifices scolaires, un a été réduit à néant, et 30 autres plus ou moins gravement touchés. Quant aux 1855 hectares voués à l’agriculture: 1263 serres ont été démolies, plus de la moitié entièrement. Tout cela sans compter les 7473 cratères d’impacts repérés dans les champs et zones non urbaines. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ces dégâts touchent 40 000 personnes actives dans l’agriculture.

«L’avantage de ces chiffres est qu’ils sont objectifs et indiscutables, car nous ne nous occupons pas de politique, mais uniquement des faits», affirme Francesco Pisano, directeur de la recherche à Unitar, pour présenter les travaux d’Unosat, hébergé au CERN, où une trentaine de collaborateurs tirent profit des immenses capacités informatiques du laboratoire de physique. «Cette collaboration est unique, et ce n’est pas un hasard si elle a lieu à Genève», loue-t-il.

Unosat/Unitar n’agit que sur demande d’autres organisations onusiennes; dans ce cas précis, la requête est venue du Programme onusien pour de développement (PNUD). L’institut acquiert les images provenant de divers engins spatiaux. «A partir de 2005, les satellites commerciaux sont devenus aussi performants que leurs pendants militaires et scientifiques. On se procure des clichés comme on achète une chanson sur iTunes.» A des prix variables: les moins chers sont dans les archives (environ 300 dollars pièce), et les plus onéreux ceux commandés sur mesure (jusqu’à 3000 dollars). «C’est devenu un vrai business. Chaque année, plusieurs nouveaux satellites privés d’observation sont lancés», dit Francesco Pisano. Selon lui, outre l’Europe et les Etats-Unis, l’Inde et la Corée du Sud sont les pays qui vont le plus investir ce domaine; la Chine et la Russie sont déjà présentes, mais plutôt pour leurs propres besoins, les données descriptives des images étant rédigées dans leur langue. A l’Unosat, on n’a jamais utilisé d’images de satellites militaires. La raison? «Nous voulons éviter de nous faire reprocher d’avoir exploité des données secrètes. Nous n’utilisons que des images accessibles à tous pour que quiconque décriant nos travaux puisse tenter de les reproduire pour prouver qu’ils ne montrent pas la réalité.»

«Un logiciel nous indique quel satellite couvre quelle région à quel moment», poursuit l’expert. Pour cette étude sur Gaza, les engins Pléiades, opérés par Airbus Defense and Space, ont été utilisés. Avec des ajouts empruntés à Google Earth. Le tout avec une acuité de plus en plus pointue: «La précision est de 50 cm, et elle est encore amenée à s’améliorer. Sauf au-dessus d’Israël, qui reste le seul pays à ne pas autoriser une finesse meilleure qu’un mètre.» Un tel degré de définition de ces clichés peut être très utile lors de leur interprétation. «Après une fusillade au gros calibre contre un mur, il est possible de voir sur les images satellites les fragments tombés au sol, et de reconstituer l’événement. Autre exemple: nos spécialistes peuvent distinguer depuis l’espace si une ambulance en est vraiment une, et non pas un blindé déguisé en véhicule de soins…» Comment? «A la profondeur des traces laissées par leurs roues dans le sol.»

Les services de l’Unosat sont surtout exploités pour l’établissement des dégâts après un conflit ou une catastrophe humanitaire, mais aussi pour «voir comment c’était avant»; ainsi, dans le cas d’un glissement de terrain, les données satellite permettent aux sauveteurs de visualiser où se trouvaient les habitations englouties, afin de localiser les possibles survivants. Par ailleurs, lors de projets de reconstruction, dans des zones reculées, de bâtiments financés par la communauté internationale, un suivi satellite permet d’évaluer l’avancée des travaux.

«On associe souvent le terme «géointelligence» à l’observation par satellite, continue Francesco Pisano. Nous essayons de nous en départir, car ce mot fait parfois référence à des activités de renseignement. Or, nos travaux ont pour but de répertorier et d’instruire plutôt que de révéler. D’ailleurs, l’altitude à laquelle opèrent les satellites fait partie de la juridiction internationale. On ne peut pas nous accuser d’espionnage; on ne viole aucun espace aérien.» Ce qui ne serait pas le cas avec des drones d’observation, qu’utilise aussi l’Unosat depuis 2011.

«Notre travail consiste avant tout à établir les faits aussi clairement que possible, insiste-t-il. Si l’analyste ne voit rien, il n’en parle pas, ne fait pas d’interprétation», comme dans le cas de structure souterraine ou de bâtiment public transformé en repère militaire. «Cela dit, la meilleure des cartes satellite est celle qui est confirmée par des clichés pris au sol par nos collègues des agences humanitaires. C’est pourquoi notre appartenance à la Genève internationale est cruciale.»

La minutie de l’expertise d’Unosat vise un but premier: ôter aux entités impliquées la possibilité de nier ce qui s’est factuellement passé sur le terrain. «Concernant Gaza, on peut ainsi remettre en question l’efficacité des» frappes chirurgicales» annoncées contre des édifices militaires uniquement.» Si l’utilité de ces travaux semble évidente, leur divulgation suscite des réactions variées. Lorsque leur validité n’est pas contestée, ils servent de base à des prémisses de discussion, «comme lors du conflit entre la Russie et la Géorgie, en 2008». Dans d’autres situations, de telles analyses peuvent fâcher, lorsqu’elles surprennent. «Vers la fin de la guerre civile au Sri Lanka, en 2009, alors qu’aucune information ne sortait du pays, nous avons estimé le nombre de civils pris au piège dans les «zones protégées» et observé les mouvements de populations en réaction aux combats terrestres. Des informations qui ont permis d’identifier des violations des Conventions de Genève. La publication de ces analyses inattendues a fortement irrité le gouvernement sri-lankais.» Enfin, si elles permettent de «réduire le flou», de telles études dérangent parfois, «parce que certains pays n’ont pas le courage de se mettre en face de leur réalité, lorsqu’il s’agit, par exemple, de localiser des fosses communes. Ces données de précision n’aident pas à maintenir la rhétorique diplomatique.»

Il est par contre des cas où l’Unosat n’en use qu’avec modération: «Lorsque nos travaux peuvent faire empirer la situation.» Et Francesco Pisano d’expliquer que, dans certains cas, «des informations que nous divulguerions peuvent mettre en danger les équipes de l’ONU sur le terrain, ou les populations civiles, parce qu’elles pourraient être utilisées à mauvais escient par l’une des parties du conflit. Le meilleur moyen de ruiner une mission humanitaire reste de tuer l’un de ses représentants». Mais à retenir ou sélectionner ainsi des informations, n’y a-t-il pas une perte de l’objectivité tant revendiquée? «Nos activités sont toujours transparentes. Mais il est possible de ne pas tout divulguer en faisant du bruit… Et le moment choisi pour le faire est important, quand bien même nous ne sommes pas là pour dénoncer, comme certaines ONG le font selon leur agenda, également sur la base d’images satellite.»

Concernant Gaza, l’analyse publiée jeudi passé, et financée par le gouvernement danois, «fournit une base crédible pour l’évaluation des dégâts en vue de la reconstruction», estime Narjess Saidane, représentante du PNUD. Début septembre, selon l’AFP, des experts palestiniens ont estimé son coût à 7,2 milliards de francs, et dit qu’elle durerait cinq ans dans l’hypothèse d’une levée totale du blocus imposé par Israël sur l’enclave palestinienne.

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06/10/2014

Israël compromet la création d'un Etat palestinien‎

lu sur :

Israël compromet la création d'un Etat palestinien - http://​www ...

www.france-palestine.org/Israel-compromet-la-creation-d-un
 

Israël compromet la création d’un Etat palestinien

Le Monde, lundi 6 octobre 2014

Benyamin Néta nyahou passe pour être un homme politique de statu quo. Quand il s’agit de la recherche de la paix, le premier ministre israélien n’aurait qu’un programme : geler la situation en l’état, enterrer poli ti quement toute ten tative de négo ciation sérieuse avec les Pales ti niens. Rien n’est plus inexact.

M. Néta nyahou vient encore de prouver qu’il avait un pro gramme, pour suivi avec assi duité : déve lopper sans cesse plus avant les implan ta tions israé liennes en Cis jor danie et dans la partie arabe de Jéru salem. Autrement dit, empêcher phy si quement la pos si bilité d’un Etat palestinien.

La semaine der nière, le gou ver nement de droite que dirige « Bibi » Néta nyahou a donné son accord à la construction de 2 610 unités de logement dans une partie très dis putée de Jérusalem- Est. Cette nou velle implan tation rendra très dif ficile, sinon impos sible, d’aller vers un règlement de paix fondé sur la solution dite « des deux Etats » : un Etat pales tinien aux côtés d’Israël. L’ensemble prévu va séparer les Pales ti niens de Jéru salem du reste de la Cis jor danie, brisant la conti nuité entre la Ville sainte et le ter ri toire qui pourrait accueillir l’essentiel d’un Etat palestinien.

L’annonce de ce pro gramme immo bilier est inter venue mer credi 1er octobre, le jour même où M. Néta nyahou, de retour de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, était reçu à Washington par le pré sident Barack Obama. Il n’est rien sorti de cet entretien, sinon un com mu niqué rageur de la Maison Blanche dénonçant la der nière décision du gou ver nement israélien. Celle- ci « empoi sonne l’atmosphère » et « conduit à s’interroger sur la sin cérité de l’engagement d’Israël à arriver à un règlement négocié, paci fique, avec les Pales ti niens », a dit la pré si dence américaine.

La Maison Blanche aura rarement condamné aussi clai rement la poli tique du gou ver nement Néta nyahou. Elle avait impli ci tement déjà reconnu que la colo ni sation continue était à l’origine de la rupture, en avril, de la médiation entre Israé liens et Pales ti niens à laquelle le secré taire d’Etat, John Kerry, s’est efforcé durant neuf mois.

Deux jours plus tôt, à l’ONU, le premier ministre avait assimilé le Hamas au groupe dji ha diste dit « Etat isla mique » – une manière d’exclure à l’avance toute pos si bilité de négo ciation entre Israël et un gou ver nement pales tinien d’unité repré sentant à la fois le Fatah et le Hamas. Il avait aussi fait part de toute sa méfiance à l’égard des négo cia tions nucléaires en cours avec l’Iran – qua lifié d’un des pays les plus dan gereux du monde.

Sans doute était- ce là sa manière de répondre à M. Obama qui, quelques jours plus tôt à la même tribune, avait fait cette remarque attristée : « La vio lence qui sub merge aujourd’hui la région [le Moyen- Orient] conduit trop d’Israéliens à aban donner le dif ficile chemin de la paix [avec les Pales ti niens]. Ce devrait être un sujet de réflexion en Israël. »

Benyamin Néta nyahou est assuré d’un soutien sans faille au Congrès amé ricain, notamment du côté des répu bli cains. Ceux- là s’apprêtent à élargir encore leur majorité à la Chambre des repré sen tants et peut- être à gagner le Sénat lors du scrutin légis latif de mi- mandat, le 4 novembre. Le premier ministre profite de la fai blesse de Barack Obama. Pour para phraser ce dernier, cela devrait être un sujet de réflexion à la Maison Blanche.

Métier : élu du Peuple; y mettre fin ?

à lire sur Le Point : 

(en fait, après lecture, je constate que le titre est alléchant mais les propositions ne visent en rien la fin de la professionnalisation de la politique )

03/10/2014

L'UPR à Jonquières (84) les 4 et 5 octobre

communiqué :

voir aussi : François Asselineau - Wikipedia, the free encyclopedia

et aussi à propos de l'omerta sur Asselineau dans WIKIPEDIA en français :

Wikipédia:Appel à commentaires/Article/François Asselineau ...

fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Appel_à.../François_Asselineau
 

Asselineau-wikipedia.pdf

en.wikipedia.org/wiki/François_Asselineau
 

Programme actualisé de l'Université de l'UPR à Jonquières (84) les 4 et 5 octobre

Samedi 4 octobre :

- 09h30-12h30 : table ronde « la remise en cause du droit du travail et des acquis sociaux des français est-elle une fatalité ? »

Participants confirmés à ce jour :

  • Philippe Béchade (chroniqueur économique régulier sur BFM TV depuis 1996)
  • Vincent Brousseau (économiste)
  • Valérie Chenard (psychologue du travail)
  • Aziz Lasri (membre de l'association « BANLIEUE PLUS »)
  • Pierre Lévy (auteur, ancien journaliste au journal L’Humanité)

- 14h00-17h00 : table ronde « guerre et paix : la france et l'ue face à la russie et aux "brics". »

Participants confirmés à ce jour :

  • Diana Johnstone (universitaire et journaliste américaine proche de Noam Chomsky)
  • Philippe Béchade (chroniqueur économique régulier sur BFM TV depuis 1996)
  • Régis Chamagne (Colonel (E.R.) de l'Armée de l'Air, responsable national UPR)
  • Pierre Lévy auteur, ancien journaliste au journal L’Humanité)

- 17h30 - 20h00 : conférence de François Asselineau, Président de l'UPR:

« LE JOUR D’APRÈS : Sortie de l'UE, Fin du monde ou Libération ? »

- 20h00 - 22h00 : DÎNER

- 22H00 - 23H00 : TOMBOLA

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Dimanche 5 octobre :

Le dimanche 5 octobre sera essentiellement consacré :

  • à des ateliers de question-formation ouvert à tous nos adhérents et sympathisants, et pilotés par différents responsables de l'UPR.
  • au discours de rentrée de François Asselineau

- 9h30 - 13h00 : ATELIERS DE FORMATION MILITANTE, ouverts à tous nos adhérents et sympathisants

13h00 : Déjeuner

- 14h30 : DISCOURS DE RENTRÉE DE FRANÇOIS ASSELINEAU

15h30 : SÉANCE DE QUESTIONS-RÉPONSES AVEC LE PUBLIC

- 19h00 : Fin de l'université

» Cliquez ici pour voir le programme complet et vous inscrire

02/10/2014

Informations de Palestine

communiqué de :

Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/
 

Produits en Palestine: le nouveau slogan pour vendre les produits israéliens

"La Palestine profite de franchises douanières et de facilités liées à l’export dans ses échanges avec les pays de l’Union européenne, de sorte que des sociétés israéliennes coopèrent avec des commerçants palestiniens pour pouvoir exporter les dattes produites dans les colonies illégalement installées en Cisjordanie vers l’Union européenne, tout en bénéficiant de telles exemptions."

Lire la suite sur le site de l'Agence.

Un professeur de droit franco-palestinien résidant à Naplouse est détenu depuis une semaine par Israël, à la suite de son arrestation par l’armée.Un franco-palestinien détenu depuis une semaine par Israël

Lire à ce sujet l'article d'I-Télé.

A ce jour mercredi 1 octobre, personne n'a encore pu rencontrer Raed Abudadawia, son avocat n'a pas été autorisé à l'approcher, et la famille attend toujours l'intervention de la France.

Le Tribunal Russell conclut que le crime d’incitation au génocide et des crimes contre l’humanité ont été commis à Gaza

"Les juristes et Jury de la session extraordinaire du Tribunal Russell sur la Palestine qui s’est tenue à Bruxelles le 24 septembre 2014 ont constaté que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis par l’armée israélienne à Gaza durant l’Opération Bordure Protectrice. Ils ont également conclu, à l’écoute de nombreux témoignages, que le discours employé à différents niveaux de la société israélienne pendant l’été 2014 avait parfois atteint le seuil nécessaire pour pouvoir le qualifier d’incitation directe et publique au génocide." VIDEO

Lire à ce sujet  la déclaration du Tribunal Russell publiée sur le site de l'Agence, le billet de Frank Barat sur Médiapart et celui de Michèle Sibony, "Ce que m’a appris le Tribunal Russell sur la Palestine" sur le site de l'Agence.

Véolia perd un contrat de plus de 750 millions d'euros pour ses violations du droit international en Palestine occupée

"La municipalité de Koweit City vient en effet d’exclure la compagnie française Veolia d’un gros contrat de gestion de déchets solides, à hauteur de 750 M$. Cela en citant explicitement l’appel de BDS. Basant sa décision sur la complicité de  #‎Veolia avec les projets israéliens qui violent le droit international, la municipalité a décidé aussi d’exclure Veolia de « tous les contrats futurs »."

Lire la suite sur cet article publié le 29 septembre dernier sur  Politis.fr

L'information a également publiée sur "Le Courrier de l'Atlas". 

01/10/2014

Vaccin contre le papillomavirus : un intérêt plus que discutable

 Personnellement, je ne ferai jamais vacciner mes enfants. Pour les raisons suivantes :

 

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1. ( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 

 Ces vaccins ne concernent que deux des papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles. Or il y a en a plusieurs dizaines !

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées quant à l'absence de danger ... alors qu'elles ne sont protégées que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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à propos du vaccin, voir aussi le lien suivant: 

Cancer du col de l'utérus : une terrible menace

et sur un autre blog, voir la note du 15/4/2014

Vaccin contre le papillomavirus, utile pour l'industrie, dangereux pour la société 

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |

Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas des vaccins