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30/06/2014

En Espagne, la plus grande coopérative du monde rattrapée par la crise financière

à lire sur BASTAMAG :

ECONOMIE SOCIALE

La plus grande coopérative du monde rattrapée par la crise financière

PAR BÉRANGÈRE CAGNATSOPHIE BACQUIÉ 30 JUIN 2014

28/06/2014

La révolution citoyenne en Syrie

lu sur Le Temps (Suisse) :

Cette révolution citoyenne qui survit en Syrie 

MONDE ARABE Vendredi 27 juin 2014

Depuis longtemps, le monde ne prête plus l’oreille qu’au fracas de la guerre. Pourtant, à l’intérieur et à l’étranger, les partisans pacifiques du soulèvement n’ont jamais cessé de s’activer. Rien ne leur fera renoncer aux idéaux de la première heure.

LeTemps.ch | Cette révolution citoyenne qui survit en Syrie.pdf

27/06/2014

Les patrimoines de nos ministres

Les ministres publient leur patrimoine, Le Guen épinglé

Reuters via Yahoo! France Actualités 

PARIS (Reuters) - L'opération transparence sur le patrimoine des membres du gouvernement, lancée après l'affaire Cahuzac, s'est révélée dans l'ensemble conclusive, un seul ministre ayant été épinglé par l'instance indépendante chargée de vérifier les déclarations.
Les aveux de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, qui avait admis avoir détenu un compte bancaire non déclaré en Suisse, avaient provoqué une onde de choc au printemps 2013 et contraint François Hollande à préparer une série de mesures visant à "moraliser" la vie politique.
En octobre 2013, une loi sur la transparence avait été votée, ouvrant la voie à la publication des patrimoines et des intérêts des membres du gouvernement et à leur vérification par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Sur les 30 membres du gouvernement dont les déclarations ont été passées au crible, seul Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, se voit reprocher par la HATVP d'avoir sous-évalué ses biens.
"Lors de l’examen de la déclaration de situation patrimoniale de M. Jean-Marie Le Guen, la Haute Autorité a relevé que les biens et droits immobiliers détenus par l’intéressé étaient évalués à des montants inférieurs aux prix constatés pour des biens comparables", souligne l'instance sur son site internet www.hatvp.fr (*).
"Après échanges avec la Haute Autorité, M. Le Guen a revalorisé certains de ses biens immobiliers et a fait état, pour les autres, de caractéristiques motivant son évaluation initiale", ajoute-t-elle.
Le secrétaire d'Etat se défend dans Le Monde.
"Dans ma déclaration de patrimoine, j'ai choisi de reprendre l'estimation de celui-ci effectuée par la HATVP. Personne ne peut donc parler de sous-estimation", indique-t-il.
LIVRETS, LOGEMENTS, PRÊTS
Au total, 30 des 32 membres du gouvernement, le Premier ministre Manuel Valls compris, ont rempli leur déclaration en indiquant la superficie et le prix des logements dont ils sont propriétaires, les comptes, les livrets et les assurances en leur possession, ainsi que les potentiels prêts contractés.
Les déclarations du secrétaire d'Etat chargé de la réforme de l'Etat et de la simplification Thierry Mandon et la secrétaire d'Etat chargée du commerce Carole Delga seront elles rendues publiques prochainement compte tenu de leur récente nomination.
"Déjà pratiquée dans la majorité des pays d’Europe, cette publicité a vocation à permettre aux citoyens de s’assurer, par eux-mêmes, de la mise en œuvre des garanties de probité et d’intégrité de leurs élus", souligne la HATVP dans un communiqué.
L'ensemble des déclarations resteront en ligne "pendant toute la durée des fonctions ministérielles des personnes concernées", précise-t-elle.

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

(*) Accueil | Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

www.hatvp.fr

25/06/2014

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : à quel prix ?

à lire sur MEDIAPART (si vous voulez une copie offerte de l'article, laissez un commentaire):

Notre-Dame-des-Landes: une étude conteste le chiffrage de l'Etat

Il coûterait deux fois moins cher de rénover l’actuel aéroport de Nantes plutôt que de construire celui de Notre-Dame-des-Landes, selon une étude commandée par les opposants au projet. L'étude accuse l’État d'avoir biaisé ses propres calculs dans un précédent rapport de la DGAC pour vanter la construction d'un nouvel aéroport.

24/06/2014

Professionnalisation de la politique et clientélisme ...

... êtes-vous pour ?

Ne pensez-vous pas que pour mettre fin aux dérives qui mettent à mal la "démocratie" (mot vidé de son sens aujourd'hui peut-être encore plus qu'hier), il faut interdire, par exemple, plus de deux mandats d'élu dans une vie ?

------------------

Un exemple de clientélisme,

lu sur le Point :

EXCLUSIF. Ces élus de Paris qui bénéficient de logements sociaux !

Le Point.fr révèle la liste des élus de Paris bénéficiant de logements sociaux. Parmi eux, Antoinette Guhl, adjointe à l'économie solidaire.

Le Point.fr - Publié le 24/06/2014 à 07:07 - Modifié le 24/06/2014 à 07:54

EXCLUSIF. Le Point.fr révèle la liste des élus de Paris bénéficiant de logements sociaux. Parmi eux, Antoinette Guhl, adjointe à l'économie solidaire.

Par 

"Je souhaite qu'aucun conseiller de Paris ne soit locataire d'un logement attribué par la Ville ou un de ses bailleurs", tweetait Anne Hidalgo en décembre 2013. Quelques heures plus tôt, Mediapart révélait que cinq adjoints de Bertrand Delanoë occupaient un logement social. Six mois plus tard, rien n'a changé ou presque. Des élus de Paris, à l'image d'Antoinette Guhl, adjointe EELV à l'économie solidaire, continuent de bénéficier des mêmes avantages. À une différence près : Anne Hidalgo a fait du logement sa grande priorité. Pas plus tard que lundi 23 juin, la maire présentait sa nouvelle politique du logement. Parmi les mesures phares ? Un nouveau système d'attribution des logements sociaux. Son but ? Rendre "plus fiable, juste, transparente et lisible" l'attribution des logements.

Obtenir un logement social à Paris relève de l'exploit. Et pour cause, il faut compter en moyenne 42 mois d'attente. En 2013, 148 000 Parisiens ont déposé un dossier en vue de l'attribution d'un logement social, selon la DRIHL (Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement). Seuls 12 000 d'entre eux ont obtenu une réponse favorable. Un faible taux qui n'empêche pas certains privilégiés de continuer à profiter de ces logements trop rares. Précision importante, à l'exception de Raphaëlle Primet, les élus incriminés sont tous locataires de logements sociaux financés par un prêt locatif intermédiaire, dit PLI. Une catégorie réservée aux familles dont le revenu annuel est compris entre 41 434 euros et 118 782 euros. 
 

113 mètres carrés pour 1 900 euros, une affaire en or

Antoinette Guhl, adjointe à mairie de Paris et conseillère générale, occupe un appartement géré par la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) dans le 20e arrondissement. Dans cette résidence, calme et arborée, située à deux pas de Ménilmontant, elle bénéficie de l'un des plus grands appartements, à en croire ses voisins. Mais l'élue a bonne conscience. Selon les informations du Point.fr, c'est son mari qui a obtenu en 2001 ce logement en tant que fonctionnaire au ministère de l'Agriculture. L'appartement faisant partie du contingent préfectoral réservé à ces mêmes fonctionnaires. Le cumul des avantages ? Et des scandales... Contactée, Antoinette Guhl n'a pas donné suite à nos sollicitations.
 
Pas plus bavard, Didier Guillot, conseiller municipal PS du 18e arrondissement, n'a pas jugé utile de répondre à nos questions. Déjà épinglé par Mediapart (article payant) en 2013, cet élu vit depuis 2000 dans un appartement de 113 mètres carrés, géré par la RIVP, loué 1 900 euros. Dans le privé, il lui en coûterait au minimum 2 500 euros. Chose aggravante, il s'agit là de son deuxième logement social. Didier Guillot avait obtenu le premier en 1997 alors qu'il était salarié du conseil régional d'Ile-de-France.
 
Conseillère de Paris déléguée à la petite enfance et à l'innovation citoyenne, Anne-Christine Lang bénéficie d'un logement social dans le 13e arrondissement parisien. Obtenu en 1999, lorsqu'elle n'exerçait aucun mandat, cet appartement de 110 mètres carrés serait là encore loué à un prix inférieur à celui du marché. "Vous arrivez trop tard. Je suis déjà dans mes cartons", ironise-t-elle. Anne-Christine Lang a en effet prévu de quitter les lieux en juillet 2014. Une décision motivée par le départ du foyer familial de ses trois enfants et par sa nouvelle fonction de parlementaire. L'élue du 13e arrondissement ayant hérité en mai 2014 du siège de Jean-Marie Le Guen à l'Assemblée nationale, nommé dans le gouvernement de Manuel Valls. 
 

La précarité d'un mandat politique

Mais tous ne sont pas aussi pressés de quitter leur logement. Conseillère Front de gauche de Paris et conseillère générale, Raphaëlle Primet occupe un appartement HLM "de base" dans le 20e arrondissement de Paris. Contactée par Le Point.fr, elle s'en défend : "Ma situation est très particulière. Mon mari est chômeur de longue durée. Je dois bientôt passer devant une commission. Il se peut que je sois contrainte de payer un surloyer", se justifie-t-elle. Mais Raphaëlle Primet n'est pas prête à quitter cet appartement obtenu au bout de dix longues années d'attente. Partir reviendrait à trahir ses électeurs. "Cette mesure (voulue par Anne Hidalgo, NDLR) est injuste et populiste", conclut-elle. 

Les élus de gauche ne sont pas les seuls à bénéficier de logements sociaux. Dans l'opposition municipale, Nathalie Fanfant, élue UMP du 20e arrondissement, bénéficie elle aussi d'un logement géré par la RIVP dans le 19e arrondissement. Jointe par Le Point.fr, elle indique être à la recherche d'un bien dans le privé. Mais pour l'heure, elle n'a pas dégoté la perle rare. La faute aux loyers prohibitifs. "Me priver de mon appartement reviendrait à interdire la politique à toutes les personnes gagnant moins de 10 000 euros par mois", réplique-t-elle. Avant de raccrocher, Nathalie Fanfant tient à rappeler "la précarité d'un élu pour qui une réélection n'est jamais assurée". Une précarité politique à 4 186 euros bruts par mois.
 
Du côté de l'Hôtel de Ville, tout est fait pour minimiser la situation : "Dès le premier conseil de Paris de cette mandature, nous avons fait voter une charte de déontologie très claire en la matière. Les élus ont quatre mois pour la signer. Dès l'été, une commission de déontologie va étudier au cas par cas les situations des conseillers de Paris. Elle sera saisie en priorité de la situation de ces élus. Nous leur demandons de lui fournir toutes les explications nécessaires. Si une irrégularité est constatée, il leur sera demandé de se mettre sans délai en conformité." Mais rien ne les obligera à faire leurs bagages. Ces élus ont obtenu leur appartement en toute légalité. Si bien qu'ils ne semblent pas réaliser l'ampleur du conflit d'intérêts dont ils se rendent coupables aux yeux des électeurs. C'est à croire que la Mairie de Paris est aveugle. 

23/06/2014

L'Union Européenne et les OGM : interdiction en trompe l'œil

lu sur BASTAMAG

Pour interdire un OGM, les Etats devront demander la permission ...

www.bastamag.net/Accord-europeen-sur-les-OGM
 

Pour interdire un OGM, les Etats devront demander la permission aux entreprises

PAR SOPHIE CHAPELLE 13 JUIN 2014

Voilà plus de quatre ans qu’une nouvelle procédure pour interdire nationalement la culture d’OGM était en discussion. Le 12 juin, un « accord politique » a finalement été trouvé entre les ministres de l’Environnement des 28 États membres de l’Union européenne [1]. « Ce nouveau système garantit aux États la possibilité de choix, s’ils souhaitent cultiver ou non » s’est réjouie la ministre française Ségolène Royal au cours du Conseil.

Mais tous les gouvernements ne partagent pas cet enthousiasme. La représentante luxembourgeoise Carole Dieschbourg, émet de sérieuses réserves sur la solution retenue en raison du « rôle important laissé aux entreprises de biotechnologies » et redoute « une vague d’autorisation de cultures » dans l’UE. Olivier Belle, ministre de l’Environnement belge, s’est également abstenu sur ce compromis craignant des disséminations transfrontalières.

L’OMC en embuscade

Jusqu’à présent, les États ne pouvaient interdire les cultures transgéniques qu’en prenant sur leur territoire des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence, justifiées par des impacts sur la santé ou l’environnement. Désormais, chaque État membre pourra enjoindre une entreprise qui désire commercialiser un OGM d’exclure son territoire de la demande d’autorisation.

Si l’entreprise refuse, le pays pourra invoquer des arguments éthiques ou socio-économiques, mais en aucun cas des arguments scientifiques. Or, comme le souligne Pauline Verrière de l’association Inf’OGM, « l’Organisation mondiale du commerce ne reconnaît comme valides que les décisions basées sur des arguments scientifiques ». Il y a donc peu de chance qu’un pays utilisant cette procédure puisse maintenir l’interdiction de mise en culture sur son sol s’il se retrouve poursuivi par l’OMC.

« Droits sans précédent » pour les multinationales

Pour les organisations opposées aux OGM, cette proposition de loi accorde des « droits sans précédent » aux entreprises. « Avec cette loi, ce ne sont plus nos gouvernements qui décideront, mais les multinationales des biotechnologies », dénonce Christian Berdot des Amis de la terre France. « Les gouvernements doivent garder leur droit à interdire des OGM indésirables et dangereux, sans avoir à demander la permission aux entreprises qui gagnent de l’argent grâce à eux », renchérit Mute Schimpf des Amis de la Terre Europe.

Ce projet de loi conforte surtout la Commission européenne dans son objectif : obtenir des États membres qu’ils cessent de s’opposer aux autorisations d’OGM à la culture comme à l’importation, et malgré la défiance des Européens à l’encontre des OGM. Ce texte doit encore être soumis au Parlement européen pour une adoption définitive d’ici début 2015. « S’il aboutit, prévient Pauline Verrière, la Commission européenne aura les coudées franches pour accélérer le train des autorisations à la culture et à l’importation. » Sept OGM sont en attente d’une autorisation de culture dans l’UE, dont le maïs MON810 de Monsanto et le maïs TC1507 du groupe Pioneer.

Notes
[1
Le Luxembourg et la Belgique se sont abstenus

21/06/2014

L’obsolescence programmée : informations

un article utile à garder en mémoire, lu sur BASTAMAG :

Comment protéger les consommateurs de l'obsolescence ... - Basta

www.bastamag.net/Loi-sur-la-consommation-Rendez
 

LOI SUR LA CONSOMMATION

Comment protéger les consommateurs de l’obsolescence programmée ?

16/06/2014 RACHEL KNAEBEL

20/06/2014

Êtes vous sur un site pollué par les PCB ?

lu sur BASTAMAG (lien dans la colonne de gauche) :

  • Accueil > En bref > Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité (...)

DÉCONTAMINATION

Pollutions toxiques : les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité ?

PAR RACHEL KNAEBEL 14 MARS 2014

« Les industriels doivent répondre des intoxications causées par les PCB ! », réclame la Coordination contre les méfaits de Bayer, une association allemande qui lutte depuis 35 ans contre les abus de la multinationale chimique. De quoi s’agit-il ? Les PCB – polychlorobiphényles – sont des produits industriels utilisés à partir des années 1930 et jusque dans les années 1980 dans des transformateurs, des joints d’étanchéité, des peintures et des revêtements de sol. Il s’agit de composés organiques fortement chlorés, plus connus sous le nom de pyralènes. Les PCB sont des produits toxiques. Très peu solubles dans l’eau, ils s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire, avec des conséquences pour la santé de l’homme : cancers, problèmes de fertilité... Les PCB sont interdits en France depuis 30 ans. Mais des milliers de bâtiments sont toujours contaminés par ces produits. Une directive européenne retranscrite dans le droit français au début des années 2000 oblige à leur élimination.

« Au total, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde depuis les années 1930 », rappelle la Coordination contre les méfaits de Bayer. Bayer, le géant allemand de la chimie, était l’un des deux principaux producteurs de ces PCB toxiques, aux côtés de Monsanto. « Environ la moitié de ces 1,3 million de tonnes est sortie des usines de la firme américaine Monsanto. Avec 160 000 tonnes, soit 12% de la production totale, Bayer arrive en second, suivie par des fabricants russes et le français Prodelec », poursuit l’organisation. Et Bayer a continué à produire et vendre des PCB alors même que le composant était interdit aux États-Unis : « En 1977, lorsque les USA ont interdit la fabrication des PCB, la production annuelle de Bayer est passée de 6.000 à 7.500 tonnes. Ce n’est qu’en 1983 que Bayer a cessé sa production – la dernière de toutes les firmes occidentales. »

Co-responsable de milliers d’intoxications

Aujourd’hui pourtant, la firme allemande ne participe pas aux frais de décontamination. « La décontamination coûtera des milliards d’euros. Les fabricants ont dissimulé les risques pendant des dizaines d’années et maintenant ils se déchargent sur la communauté des coûts d’assainissement », souligne la Coordination contre les méfaits de Bayer.

L’association va donc déposer une contre-proposition (visible ici, en anglais) à ce sujet lors de la prochaine assemblée générale du groupe chimique, le 29 avril. Des représentants de la Coordination présenteront leurs revendications devant les actionnaires. Cette proposition exige que Bayer participe aux frais de décontamination des bâtiments touchés par le PCB et que l’entreprise crée un fonds en faveur des personnes dont la santé a été atteinte par le produit toxique. « Monsanto, Bayer et Prodelec connaissaient depuis de dizaines d’années les risques présentés par les polychlorobiphényles », souligne Philipp Mimkes, du comité directeur de la Coordination. « Ils sont donc coresponsables de milliers d’intoxications. Il est plus que temps pour ces firmes de supporter une part des frais de décontamination et de traitements des victimes ».

P.-S.

L’Atlas des sites terrestres pollués aux PCB réalisé par Robin des bois :
http://www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html#atlas

19/06/2014

Sénat : renvoi de la proposition de loi sur le contrôle de l'exposition aux ondes électromagnétiques

communiqué :

Ondes: Robin des toits déplore le renvoi de l'examen du texte au Sénat
Publié le 19-06-2014 à 14h00

Mis à jour à 16h30

Paris, 19 juin 2014 (AFP) -

Robin des toits a déploré jeudi le renvoi de l'examen au Sénat de la proposition de loi pour mieux encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques, estimant qu'il "est très difficile de légiférer sur le sujet".

"La séance de mardi soir a été suspendue en plein débat sur l'article 1 du texte", a indiqué Etienne Cendrier, porte-parole de l'association. "Maintenant, il faut que le texte soit réinscrit à l'ordre du jour du Sénat - au mieux en octobre, et ça n'est même pas sûr", a-t-il ajouté.

"Après avoir été bloquée à l'Assemblée Nationale, la proposition de loi est maintenant bloquée au Sénat", déplore l'association qui milite pour une réduction de l'exposition aux ondes.

Le texte, que devaient examiner les sénateurs, avait été adopté en janvier à l'Assemblée nationale à l'issue d'un parcours chaotique.

Une première proposition de loi portée par les écologistes en 2013 avait finalement été renvoyée en commission à l'issue d'un vote des socialistes. Début 2014, une nouvelle mouture du texte a été adoptée par les députés qui ont préféré le principe de "sobriété" dans l'exposition aux ondes des téléphones portables, boîtiers wifi et antennes relais au "principe de précaution".

La proposition de loi interdit aussi la publicité pour les tablettes pour les moins de 14 ans, comme c'est déjà le cas pour les téléphones portables, ainsi que la publicité pour les téléphones portables vendus sans oreillettes.

Elle interdit l'installation de boîtiers wifi dans les crèches et garderies, mais pas dans les écoles maternelles comme le souhaitaient les écologistes.

Le texte demande aussi au gouvernement un rapport sur l'électrohypersensibilité qui touche les personnes souffrant d'intolérance aux champs électromagnétiques. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) doit remettre d'ici la fin de l'année un rapport à ce sujet.

Lors de l'adoption du texte, les associations avaient déploré la disparition de certaines dispositions, comme l'obligation de concertation entre les maires et les opérateurs lors d'installations de nouvelles antennes, mais avaient salué "une étape symbolique pour la reconnaissance de l'électrohypersensibilité".

La limitation de l'exposition aux ondes électromagnétiques est fortement combattue par les opérateurs télécoms, qui arguent d'une absence de preuves de leur nocivité.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les ondes dans la catégorie "cancérigène possible" en raison d'études évoquant une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale pour des utilisateurs intensifs (à partir de 30 minutes quotidiennes).

L'Agence nationale de sécurité sanitaire a, dans son dernier rapport, préconisé de "limiter les expositions de la population", en particulier via les téléphones portables, la principale source d'exposition. L'Agence a aussi recommandé que les niveaux d'exposition soient mieux évalués.

 
et également pour information :
Veuillez trouver ci-après l'intervention du Sénateur Nathalie Goulet concernant la proposition de loi relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques :
 
 
Bien cordialement
Bureau parlementaire du Sénateur Nathalie Goulet
 
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org

14/06/2014

Que se passe-t-il en IRAK ? Un point de vue

communiqué :

But de la coalition EIIL-Turquie-Arabie saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak

Mondialisation.ca, juin 13, 2014
Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871
 

En bref :

En Irak, l’armée régulière a vacillé et les villes de deux provinces, Ninawa [Ninive] et Salah ad-din, sont rapidement tombées devant l’avancée de DAECH [EIIL : État Islamique en Irak et au Levant], alors même qu’il perdait ses positions dans la région d’Al-Anbar.

Cette nouvelle donne s’est produite grâce à la complicité de certains éléments de l’armée de l’ancien régime irakien et de partisans, dirigés par Izzat al-Douri [1], qui les ont rejoints.

Lequel, Izzat al-Douri, a troqué sécularisme et nationalisme contre une sienne armée qu’il nomme « Naqchbandi »[2], dont la mission première est de combattre « la tutelle chiite et l’occupation iranienne de l’Irak », contre monnaie sonnante et trébuchante venue de l’Arabie saoudite et du Qatar, alors que la Turquie se contente de lui assurer de quoi « camper » sur son territoire.

Cette attaque surprise de « Naqchbandi », parrainée par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, vise à renverser la situation en Irak, suite aux résultats des récentes élections législatives irakiennes et élections présidentielles syriennes, qui font que toute modification « politiquement négociée » paraît désormais sans espoir pour ces coalisés.

Image 1.png 

 

 

 

 

Le but : Rompre la continuité géographique des « alliés de la Résistance », sur l’axe Irak-Syrie-Liban, maintenant que Homs [Syrie] est libérée, afin de tenir de quoi négocier en agitant le spectre de « la partition de l’Irak ».

Autrement dit, un Irak tripartite fédéral contre une Ukraine tripartite fédérale en vertu d’une démographie similaire, parallèlement à la tentative d’entrainer le PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan] dans la guerre en lui promettant un État kurde et la libération de son chef des prisons de Turquie.

La solution : Fédération Irak-Syrie, qui inverserait les règles du jeu, en attendant de fédérer le Liban et la Jordanie...

La partie d’échec se poursuit donc... à l’internationale !

Nasser Kandil

11/06/2014

 Source : Top News nasser-kandil

http://topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?art_id=...

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

[1] Informations incomplètes :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ezzat_Ibrahim_Al-Duri

[2] Naqchbandi : en principe, terme désignant des membres de l’ordre soufi de la Naqchbandiyya 

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de TopNews-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa

www.mondialisation.ca/but-de-la-coalition-eiil-turquie-arabie-saoudite-qatar-et-otan-en-irak/5386871" data-title="But de la coalition EIIL-Turquie-Arabie saoudite-Qatar [et Otan ?] en Irak"> 

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13/06/2014

Les inégalités entre les générations en France : une étude

lu sur le site du Monde :

Inégalités entre les génération : la jeunesse française est-elle sacrifiée ?

www.lemonde.fr/.../inegalites-entre-les-generations-la-jeunesse-francaise-est- elle-sacrifiee_4434544_3224.html

LE MONDE | 09.06.2014 à 10h29 • Mis à jour le 09.06.2014 à 17h50 |

Par Service France

La France maltraite-t-elle ses nouvelles générations ? Fait-elle, plus que d'autres pays occidentaux, le sacrifice de sa jeunesse ? C'est la thèse de Louis Chauvel, sociologue à l'université du Luxembourg. En 2010, il sortait, sur le même thème, Le Destin des générations (PUF). Dans une tribune publiée dans Le Monde du 10 juin, il avance de nouveaux chiffres qui montrent la spécificité française de cet écart de niveau de vie entre générations.

Lire la tribune (en abonnés) : Une France qui sacrifie sa jeunesse

En étudiant 17 pays occidentaux, le chercheur a noté que, si les jeunes nés autour de 1975 « avaient eu la chance de suivre la tendance de croissance exceptionnelle des niveaux de vie dont ont bénéficié les cohortes nées entre 1929 et 1950 », leur niveau de vie serait 30 % plus élevé qu'il n'est. Ce résultat, qui quantifie le fossé entre générations, explique M. Chauvel, place la France nettement en tête des pays étudiés, six points devant l'Espagne« Depuis 1984 en France, par rapport à celui des sexagénaires, le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17 % », complète-t-il.

Dans les pays anglo-saxons et nordiques, à l'inverse, chaque génération a bénéficié par rapport à la précédente d'un même rythme de progression de son niveau de vie. « De haut en bas de la pyramide des âges, un espace béant s'est formé. Chaque nouvelle génération se retrouve devant une situation encore plus dégradée. »

« MALTRAITANCE »  DES NOUVELLES GÉNÉRATIONS

Les nouveaux entrants sur le marché du travail, pourtant plus diplômés que leurs parents, sont moins bien rémunérés. « Un nombre croissant de diplômés se partagent un nombre stagnant de positions sociales confortables, dont le niveau de rétribution nette décline », poursuit M. Chauvel, qui évoque un « déclassement systémique » de la jeunesse.

Les générations malchanceuses qui tentent d'entrer sur le marché du travail en temps de crise, subissant chômage, précarité et faibles rémunérations, traînent ensuite éternellement cette malchance avec « bas salaires à vie, retraites plombées au-delà ». C'est « l'effet cicatrice ». Les pays nordiques et anglo-saxons semblent se montrer plus capables de rattraper les démarrages chaotiques. Conclusion de M. Chauvel : « Aucun pays n'est allé aussi loin que le nôtre dans cette maltraitance des nouvelles générations. »

Lire l'enquête : Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre

COMPENSÉ PAR LES SOLIDARITÉS FAMILIALES 

Ce tableau particulièrement sombre ne fait pas l'unanimité. « Caricatural », selon Henri Sterdyniak, directeur du département d'économie de la mondialisation à l'OFCE, qui souligne, entre autres, l'absence de prise en compte des transferts financiers au sein des familles. « Les solidarités privées sont extrêmement fortes, acquiesce Guillaume Allègre, lui aussi économiste à l'OFCE. Les parents aident à payer le loyer, font des donations pour transmettre le logement… Evidemment, les familles aisées peuvent aider davantage. Quand on prend en compte ces transferts privés, les inégalités sont plus intragénérationnelles qu'intergénérationnelles. »

Pour Hippolyte d'Albis, professeur à l'université Paris-I et à l'Ecole d'économie de Paris, M. Chauvel a « plaqué le modèle de la lutte des classes sur la question de l'âge »Or « certains signes ne vont pas dans ce sens, comme les solidarités intergénérationnelles, la mobilisation des jeunes contre la réforme des retraites. Il n'y a pas de conflits entre les âges », dit-il.

L'enquête « Génération quoi ? » (France Télévisions), à laquelle 210 000 jeunes de 18-34 ans ont répondu en 2013 l'a attesté : l'harmonie règne dans la plupart des familles, même si, pour un jeune sur deux, les générations précédentes sont responsables de leurs difficultés.

Lire la synthèse : Génération quoi : un questionnaire "vivant" sur la Toile

DES CONCLUSIONS « TRÈS EXCESSIVES »

Les conclusions de Louis Chauvel sont « très excessives », réagit également Olivier Galland, sociologue de la jeunesse et directeur de recherche au CNRS. « Une étude de l'Insee sur le niveau de vie par âge montre que, de la fin des années 1980 aux années 2000, la croissance a permis à chaque génération de disposer d'un niveau de vie supérieur à la précédente. »

Sur le moyen terme, à l'en croire, au niveau bac + 5, « on ne décèle pas de déclassement des diplômés, même s'il y a de grands écarts en fonction des filières ». L'« effet cicatrice » ne serait pas non plus prouvé : en 2013, trois économistes de l'Insee ont montré que les jeunes qui tentent de rentrer sur le marché du travail dans une conjoncture dégradée, et en sont affectés en termes de chômage et de salaires, ont comblé au bout de quatre ans ce handicap de départ.

Faut-il voir dans ce travail, comme M. Allègre, « un discours décliniste qui revient régulièrement en période de crise » ? « En 1993, rappelle-t-il, l'économiste Christian Saint-Etienne parlait déjà de “génération sacrifiée” à propos des 20-45 ans. Ce sont ceux-là mêmes, aujourd'hui, que l'on traite de privilégiés ! Ce qui est sûr, c'est que la société vieillit, que l'on accède plus tardivement au pic salarial : à 55 ans et plus à 40 ans, comme dans les années 1980. » Pas question pour autant de parler de sacrifice générationnel. « Les jeunes de 15-35 ans ont un niveau de vie supérieur à celui de leurs parents au même âge. »

Service France  

Côte d'ivoire : Laurent Gbagbo jugé pour crimes contre l'humanité

lu sur la Tribune de Genève :

 
 

COTE D'IVOIRE

Laurent Gbagbo jugé pour crimes contre l'humanité

Mis à jour à 00h44

 

La cour pénale internationale jugera bien l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour des crimes contre l'humanité présumés commis lors des violences ayant déchiré le pays en 2010 et 2011.

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé de juger l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour des crimes contre l'humanité présumés commis lors des violences ayant déchiré le pays en 2010 et 2011.

Très attendue en Côte d'Ivoire, cette décision met un terme à plus d'un an de procédures ayant notamment vu les juges douter de la solidité du dossier.

Que «la vérité soit dévoilée»

«La chambre préliminaire de la CPI a confirmé, à la majorité, quatre charges de crimes contre l'humanité (...) à l'encontre de Laurent Gbagbo. Elle l'a renvoyé en procès devant une chambre de première instance», a indiqué la CPI dans un communiqué. L'avocat de l'ex-chef de l'Etat, Me Emmanuel Altit, a dit se féliciter de cette décision, affirmant que son client «voulait un procès» afin que «la vérité soit dévoilée».

Le camp Gbagbo se dit en outre «en position de force juridique», l'un des trois juges qui a statué s'étant prononcé contre la tenue du procès en raison d'«éléments de preuve encore insuffisants», comme l'indique le site internet de la CPI.

Ramener la sérénité

Le porte-parole du gouvernement ivoirien Bruno Koné a, lui, salué le fait que la Cour «se donne les moyens de dire la justice». «On espère que cela va permettre de ramener de la sérénité chez tout le monde», a-t-il observé.

Premier ex-chef d'Etat poursuivi devant la CPI, Laurent Gbagbo, 69 ans, est accusé d'avoir «ordonné, sollicité, encouragé ou contribué de toute autre manière» à l'accomplissement de quatre crimes contre l'humanité, à savoir meurtres, viols, actes inhumains et persécutions.

Victoire non reconnue

Ces crimes présumés ont été commis durant la crise meurtrière née de son refus de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010, qui a fait plus de 3000 morts.

Laurent Gbagbo assure quant à lui avoir été évincé du pouvoir en faveur de son rival en raison d'un complot fomenté par la France, ancienne puissance coloniale en Côte d'Ivoire. «Ce procès sera celui de la Françafrique, de la manipulation, des arrangements, de ceux qui ont voulu une guerre pour servir des intérêts particuliers», a affirmé Me Altit.

«Rester au pouvoir par tous les moyens»

Arrêté en avril 2011 par les forces pro-Ouattara appuyées par la France et l'ONU, Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye en novembre 2011. Selon l'accusation, il a voulu «rester au pouvoir par tous les moyens (...) par des attaques meurtrières soigneusement planifiées», ce que l'intéressé nie catégoriquement.

Sa responsabilité est engagée pour quatre évènements particuliers survenus à Abidjan entre décembre 2010 et avril 2011. Quelque «156 morts» lui sont imputés, avait indiqué mardi un autre de ses conseillers, Me Habiba Touré.

22'000 pages de preuves

La décision de la CPI met fin à plus d'un an de procédures préliminaires destinées à déterminer si Laurent Gbagbo devait être jugé ou non.

«Monsieur Gbagbo sait très bien que c'est sous sa responsabilité que beaucoup d'atrocités ont été commises en Côte d'Ivoire. C'est tout à fait normal qu'il soit jugé», a déclaré Joël N'Guessan, porte-parole du Rassemblement des républicains, le parti d' Alassane Ouattara. Les juges avaient entendu en février 2013 les arguments des parties quant à la solidité du dossier. Insuffisamment convaincus par le procureur, les juges lui avaient demandé des informations ou éléments de preuve supplémentaires avant de décider si un procès devait être mené contre M. Gbagbo.

Après avoir examiné plus de 22'000 pages de preuves et les déclarations de 108 témoins, notamment, les juges ont décidé que M. Gbagbo devait être jugé.

(ats/Newsnet)

Créé: 13.06.2014, 00h44

10/06/2014

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes les 5 et 6 juillet 2014

lu sur BASTAMAG (lien ci-contre)

Grands projets inutiles : des caravanes d’opposants en route vers Notre-Dame-des-landes

 09/06/2014 COLLECTIF

Des caravanes, partant de plusieurs lieux emblématiques, vont prendre la route pour converger vers un grand rassemblement prévu à Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014. A pieds, en vélos, en tracteurs, en voitures... Un grand mouvement à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Basta ! relaie leur appel.

Ensemble pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et l’avenir des générations futures... Faisons du prochain grand rassemblement national contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les 5 et 6 juillet 2014, un moment d’informations et d’échanges militant et festif !

Cette convergence est l’occasion, à partir des luttes locales, décentralisées sur tout le territoire, de populariser et de fédérer ces luttes. Elle se traduira par différentes formes d’actions déterminées : des caravanes, des points de rencontre et d’informations, des meetings dans les villes et campagnes traversées en vue d’arriver au moment du rassemblement final sur les terres de Bellevue le 4 juillet vers 19h.

Ces « caravanes » (à pieds, vélos, tracteurs, voitures...) partiront des principaux sites de lutte où se trouvent les Grands Projets Inutiles et Imposés. Elles convergeront vers Notre Dame des Landes pour arriver au moment du rassemblement final. Six grands parcours sont en train de se dessiner. Plus de 10 caravanes avec des étapes s’arrêteront dans des lieux symboliques de luttes. Huit rassemblements décentralisés sont envisagés le week-end des 28 et 29 juin ainsi que trois grandes convergences les 2 et 3 juillet.

Un grand mouvement, à travers toute la France se met en marche pour dénoncer l’artificialisation des terres agricoles et les grands projets nuisibles. Tous les chemins convergent vers Notre-Dame-des-Landes et son grand rassemblement des 5 et 6 Juillet 2014.

Pour participer aux caravanes ou suivre les mobilisations : convergencesndl.over-blog.com ou cliquez sur la carte ci-dessous.

08/06/2014

L'argent public et les élus professionnels ...

( certains élus, pas tous, il faut l'espérer ! )

à lire sur MEDIAPART :

La députée des Bouches-du-Rhône a minimisé son rôle jusqu'à la caricature lors de son procès en appel pour détournement de fonds publics à Aix-en-Provence. « Jusqu’au dernier moment j’ai espéré que vous viendriez dire que vous avez eu une faiblesse », a regretté vendredi l'avocat général qui a requis trois ans de prison, dont deux avec sursis.

lire aussi sur ce blog la note :

Renouveler la Démocratie...

07/06/2014

L'Espagne, demain, sera-t-elle républicaine ?

lu sur :

AFP

 - Publié le 07/06/2014 à 12:51

"Referendum Ya": à Madrid et partout en Espagne, les opposants à la monarchie, mobilisés depuis l'abdication du roi Juan Carlos, manifestent samedi pour réclamer le retour à la république, au moment où le futur roi Felipe VI s'apprête à prêter serment.

Dès le soir du 2 juin, quelques heures après l'annonce par le roi Juan Carlos, âgé de 76 ans, de sa décision d'abdiquer, une vague républicaine a envahi le pays.

"L'Espagne, demain, sera républicaine", criaient des dizaines de milliers de manifestants, agitant le drapeau rouge, or et violet de la deuxième république espagnole, proclamée en avril 1931 et balayée en 1939 par la dictature franquiste, après trois ans de guerre civile.

Samedi, des dizaines de partis politiques de gauche et organisations citoyennes ont appelé à de nouvelles manifestations, réclamant "Un référendum Maintenant" sur l'avenir de la monarchie.

Le prince héritier Felipe, âgé de 46 ans, s'apprête à succéder à son père et devenir le prochain roi d'Espagne. Il prêtera serment, probablement le 19 juin, devant les deux chambres du Parlement, comme le veut la tradition espagnole.

Auparavant la Chambre des députés, le 11 juin, puis le Sénat, auront voté une loi autorisant l'abdication de Juan Carlos. Le résultat est scellé d'avance, les partis favorables à la monarchie, essentiellement le Parti populaire, de droite, qui gouverne l'Espagne, et le Parti socialiste, première force d'opposition, rassemblant plus de 80% des sièges au Parlement élu en 2011.

Mais durant ces trois années, la crise économique et les scandales qui ont entaché la fin de règne de Juan Carlos ont fait plonger la popularité du roi, et la monarchie n'a pas échappé à la perte de confiance générale envers les institutions.

Expression de cette tendance, les élections européennes du 25 mai et la débâcle des partis traditionnels, bousculés notamment par de petites formations de gauche pro-républicaines, qui totalisaient environ 20% des voix.

Parmi elles, le nouveau parti Podemos (Nous pouvons), la surprise de ce scrutin, qui a remporté cinq sièges.

"Nous voulons donner la parole au peuple. En quoi est-ce un problème d'organiser un référendum, en quoi est-ce un problème de donner aux Espagnols le droit de décider de leur avenir", expliquait cette semaine son chef de file, Pablo Iglesias.

"Si le Parti populaire et le Parti socialiste pensent que Felipe a la confiance des citoyens, ils devraient soumettre cela à un référendum", ajoutait-il.

- Un 'renouveau' incertain -

La vague républicaine rallie en particulier les plus jeunes, qui n'ont pas connu l'arrivée sur le trône de Juan Carlos le 22 novembre 1975, deux jours après la mort de Francisco Franco, les années de transition et l'approbation par référendum, en 1978, de la Constitution qui a fondé l'Espagne démocratique.

Aujourd'hui, c'est un roi usé par de multiples ennuis de santé et par les scandales qui passe le relais.

En annonçant son abdication, Juan Carlos a souhaité le "renouveau" de la monarchie sous l'impulsion d'une "nouvelle génération", laissant au futur Felipe VI, jusqu'à présent épargné par la chute de popularité qui frappe son père, la lourde tâche de redonner une légitimité à la Couronne.

"Au XXIe siècle, cela n'a aucun sens de maintenir une institution obsolète et antidémocratique comme la monarchie", rétorquent les opposants regroupés au sein de "L'assemblée d'Etat républicaine," un mouvement créé en 2012, qui manifestent samedi pour demander l'instauration d'une troisième république.

Un groupement de huit petits partis de gauche emmenés par les écolo-communistes d'Izquierda unida, représentés au Parlement, dénonçaient eux "la grave situation de crise économique, sociale et politique, qui a entraîné l'abdication du roi et la tentative accélérée d'imposer un nouveau roi, sans que la volonté du peuple soit prise en compte".

Autre signe des turbulences que devra affronter Felipe VI: en Catalogne, à cinq mois de la date fixée par les nationalistes pour un référendum d'autodétermination, les drapeaux républicains se mêlaient ces derniers jours à l'estelada, le drapeau indépendantiste frappé d'une étoile blanche.

05/06/2014

3 juin 1989 : massacre de TianAnMen

lu sur le site du Monde :

Le Monde -

LE MONDE | 04.06.2014 à 11h45 |

Par Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

Le régime a accru sa pression sur les opposants à l'approche du 25e anniversaire du massacre perpétré par l'armée à Pékin.

Pour les 25 ans du massacre de Tiananmen, le pouvoir chinois n'a pris aucun risque : la succession des gyrophares signale des voitures de police à tous les carrefours. Le centre de l'immense place de la capitale chinoise est fermé, tandis que les passants des zones piétonnes sont filtrés un à un. On remarque des policiers armés d'appareils photo, des membres des forces spéciales, des agents en civil, et partout des vigiles le bras ceint d'un brassard rouge, recrutés dans la population. La menace terroriste ouïgoure, la crainte de tentatives d'immolation de Tibétains ou de pétitionnaires chinois désespérés, s'ajoutent cette année au fatidique anniversaire.
 

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La « scène du crime » ne l'est que symboliquement : dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, c'est sur l'avenue de la Paix éternelle, qui longe la place, et dans les rues de Pékin, que les soldats, sortis par milliers du Palais du peuple ou arrivés de banlieue dans le sillage des convois de chars, écrasent le mouvement étudiant, faisant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de morts par balles. Un massacre que n'ont cessé de dénoncer historiens et ONG.

Les « mères de Tiananmen », association informelle dont les principaux membres sont bloqués par la police dans les semaines qui précèdent l'anniversaire, ont cette année publié sur le site de l'ONG Human Rights in China une quinzaine de témoignages inédits de parents de victimes vivant en province.

« LES SOLDATS DE LA 27e ARMÉE TIRAIENT AU HASARD » 

Parmi les morts de Tiananmen figuraient des étudiants qui n'avaient pas forcément manifesté et de nombreux Pékinois ordinaires. Certains furent expressément visés par les troupes, d'autres fauchés à leur domicile par des balles perdues. Dans un document américain aujourd'hui déclassifié, un témoin fait état d'un assaut « brutal », mené avec l'intention « d'infliger un grand nombre de victimes », ajoutant : « Les soldats de la 27e armée riaient et tiraient au hasard partout où ils voyaient des gens rassemblés. »

Rarement le pouvoir chinois aura donné l'impression d'un tel mélange de fébrilité et de sentiment de toute-puissance à l'approche de l'anniversaire du 4 juin. L'obstination du régime à effacer des mémoires la crise politique majeure que fut le printemps de Pékin s'est incarnée dans d'innombrables arrestations de militants – près de 90 personnes ont été détenues, dont plusieurs personnalités de premier plan –, le blocage total, et inédit, de certains services de Google, ainsi que des mesures d'intimidation, elles aussi nouvelles, à l'égard des journalistes étrangers.

« Le degré actuel de répression reflète la menace que constitue pour le parti une société aujourd'hui ouverte et plus revendicatrice », explique le chercheur Joshua Rosenzweig, de la City University de Hongkong, en marge d'un séminaire international sur Tiananmen organisé dans ses murs les 30 et 31 mai.

PERSONNES DÉTENUES POUR « INCITATION À DES QUERELLES »

De nombreux correspondants ont été convoqués ces derniers jours par la police de l'immigration. « J'ai reçu un avertissement très explicite de ne pas me rendre sur Tiananmen pendant les périodes sensibles, sans quoi je devrais en subir les conséquences », révèle une journaliste d'une agence de presse. Il y a deux jours, un photographe chinois à qui elle avait donné rendez-vous devant chez elle pour dîner, a été enlevé par la police le temps que la jeune femme range son vélo, puis libéré après plusieurs heures d'interrogatoire.

Trois journalistes françaises, qui questionnaient le 29 mai les passants pour la télévision au sujet de la célèbre photo de « Tank Man » – l'inconnu qui se plaça sur le chemin d'une colonne de chars le 5 juin 1989 – dans une rue éloignée de la place, ont été embarquées au commissariat puis interrogées pendant de longues heures. Accusées d'avoir voulu « perturber l'ordre public », elles ont dû retourner sur le lieu du « délit » pour expliquer devant les caméras des policiers ce qu'elles avaient fait. Le lendemain, elles ont dû se livrer à des confessions filmées. « J'ai demandé quelle loi j'avais enfreinte, on m'a répondu que je savais que c'était un sujet sensible, qu'en parler dérangeait le gouvernement et le peuple chinois. Que ce n'était pas une question de loi, mais de culture, et que la culture est au-dessus des lois », nous a rapporté l'une des journalistes sous couvert d'anonymat.

C'est au motif de « perturbations à l'ordre public » et « d'incitation à des querelles » qu'on été détenues ces dernières semaines plusieurs personnalités connues, dont l'avocat Pu Zhiqiang et le philosophe Xu Youyu. Ils ont été arrêtés début mai à la suite d'un rassemblement privé pour commémorer le 4 juin. Quatre-vingts sinologues étrangers ont signé à ce jour une lettre ouverte au numéro un chinois Xi Jinping l'engageant à les libérer : « Comment une discussion entre des chercheurs, des écrivains et des avocats, ayant eu lieu dans un domicile privé, peut-elle être considérée comme une “perturbation à l'ordre public” ? Vous avez souvent rappelé à vos homologues japonais qu'une nation, pour être forte, doit être capable de se confronter à son passé. En tant que chercheurs qui avons consacré nos carrières à l'étude de la Chine, nous sommes convaincus que ce pays ne fera que bénéficier d'un échange libre des idées dans le but d'établir la vérité historique. »

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Politique chinoise
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04/06/2014

Syrie : utilisation des armes chimiques contre la population

lu sur le site du Monde :

www.lemonde.fr/international/article/2014/06/04/damas...


LE MONDE | 04.06.2014 à 11h21 • Mis à jour le 04.06.2014 à 16h26 |

 

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Moins d'un an après l'attaque au sarin (un liquide hautement toxique) lancée par l'armée de Bachar Al-Assad dans la périphérie de Damas, qui avait fait quelque 1 500 morts le 21 août 2013, des preuves formelles existent sur le recours répété des forces gouvernementales syriennes à d'autres armes chimiques à l'encontre de la population, depuis octobre 2013 et jusqu'à récemment. A quelques jours du 30 juin, date butoir à laquelle la Syrie est censée avoir remis la totalité de son arsenal chimique, Damas a donc agi en violation du traité sur les armes chimiques et de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques qu'il avait accepté de signer – sous menace de frappes militaires internationales imminentes le 14 septembre 2013.
 

Selon l'enquête menée par Le Monde, d'après plusieurs sources, les autorités françaises disposent depuis au moins une quinzaine de jours d'éléments démontrant l'utilisation de chlore, sous forme de gaz chimique, par l'armée syrienne, dans des bombardements de zones contrôlées par les rebelles. Ces conclusions sont le fruit des analyses du Centre d'étude du Bouchet, qui dépend de la Direction générale de l'armement et qui possède le seul laboratoire en France équipé pour produire des résultats certifiés dans le domaine des armes chimiques.

 Lire : Embarrassés, les pays occidentaux veulent éviter de passer à l'action

La démonstration a pu être menée intégralement et conformément aux règles internationales, avec, selon nos informations, l'aide des expertises américaine et britannique. Les interceptions électroniques de communications sur le territoire syrien, réalisées par les agences de renseignement occidentales, révéleraient le degré de préparation de ces opérations, ainsi que la chaîne de décision, à tous niveaux de responsabilité, politique et militaire, ayant mené à ces attaques chimiques. Des échanges existeraient entre le plus haut niveau hiérarchique des autorités syriennes, jusqu'aux unités militaires chargées d'en faire usage sur le terrain.

Dans un deuxième temps, des agents du renseignement américain auraient récupéré, sur le sol syrien, des « morceaux de vecteurs » ayant servi à diffuser ce gaz chimique. Il s'agirait de morceaux de métal exfiltrés de Syrie selon des modalités permettant de garantir l'origine et l'intégrité des éléments de preuves. Les Britanniques ont également transmis aux Français une partie de leurs échantillons prélevés sur des sites présumés de bombardements au chlore. Le Monde n'a pas eu connaissance des conclusions des experts d'outre-Manche.

PRESSIONS

Le silence gardé sur le résultat de ces expertises s'expliquerait en partie par des pressions qu'exercent les services de renseignement français, américains et britanniques sur leurs gouvernements respectifs pour que ces informations ne soient pas rendues publiques. D'après un haut responsable de la communauté du renseignement en France, Paris ne peut dévoiler ses preuves sans l'aval de Washington, puisque ce dernier lui a fourni une partie des éléments de sa démonstration. « Briser cette règle du tiers, qui veut que l'on protège les informations données par un partenaire étranger, mettrait à mal la relation de confiance avec les Etats-Unis », assure-t-il.

Damas a lancé ces attaques sur « des populations civiles et des combattants », précise-t-on à Paris, avec un mode opératoire identique : le largage, depuis des hélicoptères, de barils contenant des bonbonnes de chlore. Au total, elles auraient fait « une centaine de morts ». Le gaz chimique chlore (Cl2) est moins nocif que le sarin ou le VX (gaz innervant) même s'il vise, comme eux, à tuer lorsqu'il est utilisé en grande quantité. En Syrie, il a été moins meurtrier que les barils d'explosifs qui ont causé 2 000 victimes sur la seule ville d'Alep, depuis janvier. Ce gaz n'en est pas moins très toxique. Il est aussi un outil de terreur, les populations civiles n'ayant aucun moyen de s'en protéger. 

Très réactif au contact de l'eau, le chlore produit un acide qui brûle les muqueuses. « Les symptômes principaux sont des brûlures au niveau des yeux – qui empêchent de regarder et donc de s'échapper de l'atmosphère toxique – du nez, de la gorge, une atteinte des bronches et des alvéoles pulmonaires et, parfois, une irritation cutanée », explique le professeur Frédéric Baud, chef de service de la réanimation médicale et toxicologique de l'hôpital Lariboisière, à Paris. « La victime commence par suffoquer, incapable d'échapper au gaz, d'où le nom de “suffocant” de cette terrible classe d'armes chimiques. Les lésions peuvent être graves, voire mortelles : œdème pulmonaire, insuffisance respiratoire, crise d'asthme sévère. Les plus vulnérables sont les enfants. »

Molécule très répandue à l'état naturel, le chlore entre dans la composition de produits de consommation courante, tels que l'eau de Javel ou le plastique PVC (chlorure de polyvinyle). Si sa fabrication n'est pas prohibée, son usage à des fins militaires contrevient à tous les traités internationaux et constitue une violation flagrante de la charte de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), l'agence de l'ONU chargée de surveiller le démantèlement de l'arsenal syrien.

Les témoignages de médecins, les photos et vidéos provenant de la province d'Hama (centre de la Syrie), notamment du village de Kafr-Zita, ont été les premiers à susciter les soupçons d'attaques au chlore. « Les symptômes toxiques relevés sur les victimes récemment soignées par les médecins en Syrie forment un ensemble de signes très évocateurs d'un “gaz suffocant” », affirme M. Baud. « Les éléments décrits par les témoins, tels que la couleur jaune verdâtre du gaz et son odeur évoquant l'eau de Javel, permettent de penser qu'il s'agit de chlore gazeux », note l'expert. « Le fait que cette substance ait été stockée puis larguée dans de gros barils, d'environ un mètre de haut sur 80 cm de diamètre, retrouvés à terre, en dit davantage sur l'intention malveillante de son utilisateur que les analyses scientifiques à partir d'échantillons biologiques collectés chez les blessés ou dans les sols ou l'air », conclut M. Baud.

FOYER DE RECRUTEMENT POUR LES REBELLES

A l'état gazeux, le chlore a également la propriété d'être plus lourd que l'air et, donc, de stagner près du sol. En Syrie, les zones ciblées sont presque toutes situées en milieu urbain. Les victimes ont le plus souvent été les habitants de la maison sur laquelle s'est écrasé le baril, ainsi que ceux accourus pour les aider. Le 13 mai, Human Rights Watch (HRW) publiait un rapport accablant, documentant trois attaques au chlore (à Kafr-Zita dans la province d'Hama, et à Al-Temanaa et Telmans, au sud-est d'Idlib).

Quel est l'objectif stratégique du régime ? Kafr-Zita est la base de l'une des dernières brigades rebelles se revendiquant de l'Armée syrienne libre (ASL). Cette région constitue un foyer intarissable de recrutement pour le Front islamique, désormais la principale coalition armée rebelle. A quelques kilomètres de là se joue en outre une bataille déterminante autour de la grande base militaire de Ouadi Deif, sous contrôle du régime. Selon un rapport détaillé fourni par le Centre de documentation des violations en Syrie, la province d'Hama a été la plus touchée par les attaques chimiques récentes.

Le chlore aurait aussi été utilisé dans la province d'Idlib, au nord-ouest du pays, région contrôlée à 90 % par les rebelles. Enfin, des quartiers et localités proches de la capitale, Damas (Jobar, Daraya, Harasta), auraient également été pris pour cible par ces attaques.

C'est de Jobar que provenaient les échantillons, rapportés par les journalistes du Monde, qui avaient permis de démontrer l'usage de sarin au printemps 2013. A Damas et dans ses alentours, les attaques au chlore ont eu des effets comparables à ceux de la politique de siège et de famine pratiquée couramment : saper le moral des populations civiles pour couper les rebelles de leur base populaire et les forcer à signer un accord de « trêve » ou de « réconciliation »« Il suffit de regarder la carte des zones visées », dit Abdel Ahad Steifo, membre du bureau politique de la Coalition nationale syrienne (CNS), l'organe politique de la rébellion. « Harasta, Jobar, Daraya… Ce sont tous des fronts chauds. Kadam, en lisière sud de Damas, a aussi été touché. Peu après, un accord de réconciliation a été conclu. » Dans la petite dizaine de faubourgs où ces accords ont été scellés, un cessez-le-feu fragile s'est mis en place. Un répit dont le régime s'est servi pour présenter M. Assad, candidat à sa réélection pour un troisième mandat, en pacificateur et pour clamer que ses forces progressent sur le terrain.

orsque le chef de la CNS, Ahmed Jarba, a rencontré François Hollande, le 20 mai à Paris, la question des bombardements au chlore a été abordée. « Nous n'avons pas senti de volonté d'étouffer cette affaire, dit M. Steifo. Laurent Fabius nous a dit qu'une équipe travaillait sur la question et que des résultats seraient bientôt rendus publics. »

En revanche, silence à Washington. Selon Rima Allaf, conseillère du chef de la CNS, l'entretien de M. Jarba avec le président américain, Barack Obama, une semaine plus tôt, s'est limité à un échange d'ordre général sur la situation en Syrie et sur la nécessité de renforcer la cohésion de l'opposition. La divergence d'approche sur ce dossier, entre Paris et Washington, n'étonne pas les cadres de la CNS. « A chaque fois qu'un pays a lancé une initiative en faveur de l'opposition, estime Mme Allaf, les Etats-Unis ont mis les freins. »

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lire aussi :

fr.wikipedia.org/wiki/Arme_chimique

fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_moutarde