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30/04/2014

Pesticides et perturbateurs endocriniens : enfin une bonne résolution !

lu sur AFP :

Royal veut réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens 

AFP via Yahoo! France Actualités 29 avr 18h 06

Par Céline SERRAT | AFP – mar. 29 avr. 2014
 
Bannir le bisphénol A des tickets de caisse, traquer les phtalates dans les jouets, expertiser les parabènes et autres substances suspectées d'interférer avec le système hormonal: la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens a été dévoilée mardi par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.
Annoncé en septembre 2012 lors de la conférence environnementale et élaboré en concertation avec les ONG, ce plan d'action pour mieux connaître et encadrer les perturbateurs endocriniens vise à "protéger davantage la santé des Français et mieux anticiper les risques", a commenté la ministre.
En interférant avec les glandes endocrines sécrétant les hormones, les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés d'agir sur la fertilité, la croissance, le comportement et d'être à l'origine de certains cancers.
L'un des plus connus, le bisphénol A, utilisé dans le revêtement des boîtes de conserve et d'objets en plastique, est la cible d'une interdiction qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015 en France. Il a été banni en 2013 des objets destinés aux enfants de moins de trois ans.
Des soupçons de dangerosité pèsent sur d'autres substances utilisées dans les détergents, les plastiques, les cosmétiques, les textiles ou les peintures.
La stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) "va nous permettre de mobiliser la recherche, d'expertiser des substances, de remplacer celles qui sont nocives, de former des professionnels et d'informer les citoyens", a affirmé Mme Royal devant les membres du Conseil national sur la transition écologique.
Cette instance, réunissant experts, associations, syndicats, entreprises et élus, a rendu mardi matin un avis consultatif sur la SNPE.
A l'exception de quatre abstentions du côté des syndicats, tous les membres ont approuvé le texte, a indiqué la ministre lors d'une conférence de presse.

Dans l'immédiat, Ségolène Royal s'est dite "déterminée à agir" pour éliminer le bisphénol A des tickets de caisse et des reçus bancaires, renforcer les contrôles sur la présence de phtalates dans les jouets et faire expertiser cinq substances choisies parmi les plus répandues, dont les parabènes.

- Les parabènes à la loupe -
Pour les "tickets thermiques" (reçus bancaires et de caisse), la France a proposé à l'Union européenne la substitution du bisphénol A par d'autres produits, étant donné les suspicions concernant les femmes enceintes et les enfants à naître.
Mais sans attendre, la ministre va inviter les enseignes de la grande distribution et les banques françaises à s'engager volontairement dans cette voie. "Il y a une entreprise de la grande distribution qui a anticipé ce problème, c'est donc possible", a relevé Mme Royal.
Concernant les phtalates, Mme Royal veut travailler avec Arnaud Montebourg qui, en tant que ministre de l'Economie, a sous sa tutelle la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. La ministre souhaite que des contrôles ciblent davantage les jouets qui pourraient contenir des phtalates ou du bisphénol A.
La ministre a également chargé l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l?alimentation, de l?environnement et du travail (Anses) d'expertiser en 2014 cinq substances: les methyl-parabènes, le BHA, le composé de l'acide orthoborique, le DINCH et le DEHTP.
Les parabènes, utilisés comme conservateurs dans aliments, boissons ou cosmétiques, sont suspectés d'affecter le système reproducteur et de contribuer à l'obésité.
Le BHA est également utilisé comme conservateur dans l'alimentation et les emballages: il est soupçonné de perturber les hormones sexuelles, son impact ayant été documenté sur plusieurs espèces animales.
Au plan réglementaire, la France va défendre à Bruxelles "une définition cohérente" des perturbateurs endocriniens, centrée sur les effets toxicologiques. La Commission européenne doit rendre courant 2014 un rapport très attendu sur les critères définissant les perturbateurs endocriniens, qui font l'objet d'un bras de fer entre certains scientifiques et l'industrie.
Enfin, en cas d'effet avéré, la France souhaite l'exclusion des perturbateurs endocriniens des produits pesticides, anti-parasitaires, désinfectants, etc.

Une enquête de l'ONG Générations futures, portant sur trente enfants vivant en zones agricoles, a révélé mardi la forte présence de perturbateurs endocriniens dans leurs cheveux. En moyenne, 21,5 résidus différents de pesticides perturbateurs endocriniens ont été détectés par enfant sur 53 substances recherchées.

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sur le même sujet :

puberté précoce.pdf

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lienPesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants ...

Pesticides et perturbateurs endocriniens : nos enfants paient et paieront le note

Les référendums nationaux sur la Constitution Européenne et la possibilité de sortir de l'Union européenne

voir WIKIPEDIA

fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_sur_la_constitution... 

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Comment sortir de l'union européenne :

Retrait de l'Union européenne — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Retrait_de_l'Union_européenne
 

Clause de retrait[modifier le code]

Le traité de Lisbonne prévoit un mécanisme de retrait volontaire et unilatéral de l’Union européenne :

« Tout État membre peut décider conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l’Union. »

— Article 50 du Traité de Lisbonne.

L’État membre qui souhaite se retirer notifie son intention au Conseil européen, qui présente des orientations pour la conclusion d’un accord fixant les modalités du retrait1.

Cet accord est conclu à la majorité qualifiée par le Conseil au nom de l’Union européenne (UE), après approbation du Parlement européen.

Les traités cessent de s’appliquer à l’État qui en fait la demande, dès l’entrée en vigueur de l’accord, ou au plus tard deux ans après la notification du retrait. Le Conseil peut décider de prolonger cette période.

Tout État, sorti de l’UE, pourra demander à être réintégré, en se soumettant à nouveau à la procédure d’adhésion.

Cet article a été rédigé par le député européen Alain Lamassoure2.

29/04/2014

Europe et libre échange : la réglementation qui tue les libertés fondamentales

lu sur :

www.bastamag.net

ELECTIONS EUROPÉENNES

Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

29/04/2014 SOPHIE CHAPELLE

Des centaines de tonnes de semences détruites au prétexte qu’elles n’ont pas été brevetées par des multinationales. C’est ce qui arrive aux paysans colombiens, et c’est bien ce qui pourrait se produire aussi en France et en Europe à cause du traité de libre-échange discuté entre l’Union européenne et le Canada. Cet accord commercial « brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière », alertent de nombreuses organisations de la société civile. Alors que ce traité doit être ratifié par le Parlement européen, les candidats se positionneront-ils d’ici les élections ? Décryptage.

Les traités de libre-échange constituent-ils une menace pour la liberté de ressemer ses semences ? C’est l’alerte lancée par plusieurs organisations associatives et syndicales après avoir analysé une version confidentielle du projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada (AECG), datée du 20 décembre 2013 [1]« Nous avons notamment eu connaissance du chapitre sur la propriété intellectuelle, raconte Birgit Muller du Réseau semences paysannes. A sa lecture, « il apparaît clairement que ce traité de libre échange, comme les précédents, brade les droits des agriculteurs au profit de l’industrie semencière ».

L’article 18.3 du traité mentionne ainsi qu’un agriculteur en possession de semences d’une variété contenant un caractère breveté pourrait voir ses « biens saisis » et ses « comptes bancaires gelés » ! « S’il n’est pas en mesure de fournir des preuves formelles de la provenance des semences utilisées, l’agriculteur peut être soupçonné de "recel de contrefaçon" », explique Birgit Muller. L’article 16.2 précise également que cette saisie peut se faire sur simple présomption de contrefaçon. En clair, un paysan qui continuerait de faire ce qu’il a toujours fait, garder une partie de sa récolte pour ensemencer ses champs, se verrait donc menacer d’amendes et de poursuites judiciaires.

Extrait du chapitre sur la propriété intellectuelle de l’AECG :

Des réglementations européennes et nationales contournées

Si l’accord entre l’Union européenne et le Canada est ratifié en l’état, « il annulerait les avancées que nous avons obtenues en France dans le cadre de la loi sur les contrefaçons », souligne Roxanne Mitralias de la Confédération paysanne. Pour rappel, ce projet de loi discuté au Sénat en novembre 2013 a suscité de vives réactions en France (nos articles sur ce sujet). C’est à la suite de menaces de grèves de la faim par des paysans, que les députés ont finalement adopté en février 2014 un amendement stipulant qu’un agriculteur qui multiplie et ressème des graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon.

Selon Birgit Muller, le projet d’accord commercial contient des dispositions qui ont également été refusées par le Parlement européen en juillet 2012 dans le cadre de l’ACTA, l’Accord commercial anti-contrefaçon. Ce dernier visait à renforcer l’application des droits de propriété intellectuelle et la collaboration des États dans la lutte contre les contrefaçons, en les mettant directement au service des entreprises. La mobilisation citoyenne contre cet accord, au-travers de nombreuses manifestations et d’une pétition ayant recueilli 2,8 millions de signatures, a finalement conduit aurejet massif de l’ACTA par les eurodéputés (478 contre, 39 pour, 165 abstentions). La ratification de l’accord commercial entre l’UE et le Canada permettrait donc de contourner la réglementation européenne et française.

Monsanto et Syngenta s’imposent en Colombie

Ce type d’accord commercial bilatéral favorise les prérogatives des entreprises et s’impose au droit national. Les paysans colombiens l’ont découvert à leurs dépens : en 2011, 1167 tonnes de semences, principalement de riz, mais aussi de pommes de terre, de maïs, de blé, de plantes fourragères et de haricots rouges, sont retirées de la circulation. L’année suivante, l’Institut agroalimentaire colombien (ICA) confisque ou détruit près de 2800 tonnes de semences. Motif : l’accord signé avec les États-Unis contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les sélectionneurs industriels comme Monsanto ou Syngenta.

Pour se mettre en conformité avec cet accord, l’ICA publie un texte en 2010 – la résolution 9.70 – qui rend illégale la vente de semences issues de la sélection paysanne, au motif que leurs qualités sanitaires ne sont pas garanties. La mobilisation de dizaines de milliers de Colombiens dans les rues de Bogotá à l’été 2013 conduit le gouvernement à annoncer le 6 septembre la suspension de la résolution pendant deux ans. Toutefois, « l’ICA continue à aller de ferme en ferme pour demander si les semences utilisées sont certifiées » témoigne Victoria Solano, auteure du documentaire « 9.70 ». La pression étatique sur l’autonomie des petits agriculteurs se poursuit.

Droits des peuples à une alimentation locale

« Les accords de libre-échange ont des effets importants sur la vie sociale et économique de pays qui devraient vraiment être discutés avec les citoyens », estime Birgit Muller. Outre les enjeux autour des semences se pose aussi la question du droit des municipalités à se fournir auprès d’un producteur local. « Ce droit aussi va être limité par l’accord économique entre l’Union européenne et le Canada, illustre t-elle. Au-dessus d’une certaine somme, les municipalités devront ouvrir leurs marchés publics à tous les fournisseurs européens. L’université de Toronto par exemple a un partenariat avec les producteurs locaux et biologiques. Mais si l’accord est adopté, elle devra se fournir auprès de producteurs européens si leurs produits sont moins chers. »

La position du prochain Parlement Européen sur ces accords de libre-échange sera donc décisive pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. Dans un appel publié le 29 avril, 23 organisations, dont des producteurs bio, des syndicalistes des douanes, des organisations de commerce équitable [2], alertent sur les conséquences de ce traité qui sera ratifié par les futurs eurodéputés. Ce texte « comprend un important volet sur les droits de propriété intellectuelle et impacte par conséquent le droit des paysans à utiliser leurs propres semences », écrivent les organisations signataires. « Ce modèle d’accord est reproduit de traité en traité, tant qu’aucun frein n’y est mis. Vous avez le pouvoir de le stopper. » Les signataires demandent aux candidats d’annoncer, avant le premier tour des élections européennes le 25 mai, le rejet de l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Les critiques des candidats seront-elles aussi vives que celles exprimées contre TAFTA, le projet d’accord commercial entre l’UE et les États-Unis [3] ?

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photo : CC Lifesupercharger

Pour aller plus loin, le documentaire « 9.70 » (en espagnol) de Victoria Solano :

27/04/2014

Portugal : anniversaire de la Révolution des œillets du 25 avril 1974

lu sur :

http://www.ladepeche.fr/article/2014/04/22/1867412-portugal-l-anniversaire-gache-de-la-revolution-des-oeillets.html

Portugal. L'anniversaire gâché de la Révolution des œillets ?

Publié le 22/04/2014 à 03:46Mis à jour le 22/04/2014 à 08:11

Il y a quarante ans, le 25 avril 1974, le Portugal entrait en démocratie. Alors que le pays s'apprête à fêter le quarantième anniversaire de la «Révolution des œillets», une polémique assombrit le décor : la présidente de l'Assemblée nationale, Assunção Esteves, membre du Parti social démocrate (centre droit), refuse que l'Association du 25 avril, réunissant ceux qui ont fait tomber la dictature, s'exprime devant les députés !

Un œillet rouge au fusil

Lisbonne, le 25 avril 1974… la colonne blindée conduite par le capitaine Salgueiro Maia force le président du Conseil, Marcelo Caetano, à se rendre. Emmenée par de jeunes officiers, l'armée veut mettre fin aux guerres coloniales et faire souffler un vent de liberté. C'est la chute de quarante-huit ans de dictature et surtout la fin de quarante-deux ans de «salazarisme» au Portugal. Une femme met un œillet rouge au canon d'un fusil d'assaut. Dans les rues de la capitale chaque soldat a bientôt le sien. Coup d'état pour la paix, pratiquement sans sang versé… La Révolution des Oeillets et ses «capitaines d'avril» entrent dans la légende. Car – fait unique – ces militaires installeront la démocratie et rendront le pouvoir aux civils tandis que les Portugais libérés obtiendront des avancées sociales sans précédent.

Aujourd'hui ? Le portrait de feu Salgueiro Maia, mort en 1992, interroge l'emblématique place Do Comercio, à Lisbonne. Son compagnon d'armes Vasco Lourenço, l'un des principaux architectes du «25-Avril», président de l'association éponyme, et désormais colonel retraité, n'ira pas à l'Assemblée nationale pour la cérémonie du quarantième anniversaire, cette année.

Vasco Lourenço : «C'est une valeur qu'on doit défendre tous les jours»

«En 2012 et 2013, nous n'y sommes pas allés non plus, car nous pensons que le pouvoir actuel se comporte comme l'ancien régime, en héritier des vaincus du 25 avril : il attaque toutes les conquêtes de la Révolution, de la République sociale», explique alors ce dernier, dans son bureau de la rua da Misericordia, à Lisbonne, dénonçant sans langue de bois ceux qui ont conduit le pays vers la crise et le chômage, à force de corruption et de spéculations.

Il y a quelques semaines, la présidente de l'Assemblée nationale, Assunção Esteves, a appelé l'ancien capitaine d'avril. Pour la cérémonie de 2014, elle a insisté. Figure emblématique et autorité morale au Portugal, avec leurs 5 000 adhérents, «ceux du 25-Avril» ne pouvaient pas ne pas être là pour ce 40e anniversaire célébré à l'Assemblée.

Vasco Lourenço lui a donc courtoisement répondu qu'il viendrait, mais à condition de pouvoir prendre la parole devant les députés. Refusé !

«S'ils ne veulent pas venir, c'est leur problème», a alors fait savoir la présidente. Même à droite, la désinvolture a choqué. Jeudi dernier, Vasco Lourenço a donc confirmé que le Parlement «fêterait» le quarantième anniversaire sans ceux qui l'ont accouché…

Vendredi, devant l'un des nombreux œillets ornant son bureau du 95 rua Misericordia, il nous résumait : «Nous ne voulons pas être un alibi qu'on montre une fois par an. Le 25 Avril, ce doit être une valeur qu'on défend tous les jours».


A l'affiche

Chaque année, pour célébrer le 25-Avril, l'association fait réaliser une affiche par des artistes. Pour ce quarantième anniversaire ? Sur fond rouge, «1974 y est en vert, couleur de l'espoir, mais 2014 est peint en noir et entre les deux nous avons mis ce point d'interrogation blanc sur l'avenir du Portugal», la décrivent ses auteurs, le peintre Julio Pomar et le designer Henrique Cayatte qui ont ainsi choisi de résumer en une image tout ce que ressentent des millions de Portugais actuellement.

De notre envoyé spécial Pierre Challier

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voir aussi :

fr.news.yahoo.com/portugal-espoirs-déçus... 
AFP/AFP -

 

26/04/2014

Notre-Dame-des-Landes et Bruxelles

Notre-Dame-des-Landes : Bruxelles met en demeure la France ...

www.lepoint.fr/societe/notre-dame-des-landes-bruxelles... 

Le Point.fr - Publié le 17/04/2014 à 18:47

source AFP

La Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n'avoir pas mené d'évaluation environnementale.

La Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France, à laquelle il est reproché de n'avoir pas mené d'évaluation environnementale sur le projet controversé de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes. La Commission a envoyé mercredi une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, première étape dans la procédure d'infraction pour non-respect de la réglementation européenne, a indiqué jeudi un responsable de la Commission. La France a maintenant deux mois pour répondre.

La Commission reproche aux autorités françaises de n'avoir pas mené lors de la procédure d'autorisation "une évaluation des effets synergiques et des impacts cumulés de l'ensemble des infrastructures du projet d'aéroport Grand-Ouest". La France aurait ainsi violé la directive qui impose aux États membres de soumettre à "une évaluation stratégique environnementale les plans et programmes fixant le cadre pour la construction d'un aéroport", recensant notamment "les effets notables sur l'environnement, y compris les effets secondaires et cumulatifs". Une telle évaluation doit être effectuée avant l'adoption du projet.

Le projet de nouvel aéroport gelé

La Commission invoque également une autre directive qui impose une "évaluation environnementale" des projets d'infrastructures imposant au maître d'ouvrage de "fournir une description des effets importants que le projet proposé est susceptible d'avoir sur l'environnement". L'ouverture de cette procédure constitue "une première victoire grâce à l'Europe du droit sur la mégalomanie", s'est félicité le député européen Vert Yannick Jadot sur son compte Twitter. 

Confié en 2010 au groupe Vinci pour remplacer l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, cher à l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, est de facto gelé en raison de procédures engagées par des opposants. La Commission européenne leur avait porté un coup dur en novembre en donnant son feu vert à l'aide octroyée par l'État français pour la construction de l'aéroport, jugée "compatible avec les règles de l'UE relatives aux aides d'État". 

25/04/2014

XX-ième siècle début de l'ère des industries chimiques dans le monde

Les industries chimiques regroupent :

- la fabrication des explosifs (domaine : les conflits armés)

- la fabrications des engrais chimiques et des pesticides (domaine :  l'agriculture intensive, les OGM)

- la fabrication des médicaments (domaine : la santé)

- la fabrication des matières plastiques (utilisées dans de nombreux domaines de la vie courante, en particulier le remplacement du verre dans les emballages alimentaires)

- la fabrication d'additifs divers, retrouvés partout  dans notre environnement immédiat (retardateurs de flamme, additifs alimentaires, additifs pour les textiles que nous portons, etc...)

Il faut remarquer que :

- la santé et les soins médicaux sont en relation avec les conflits armés et les maladies résultant de la pollution chimique, dont les effets de l'agriculture intensive et l'usage généralisé de matières plastiques.

- en créant  les effets et les besoins résultants des effets, l'importance de la chimie va s'amplifiant dans le monde contemporain.

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Voici un article concernant la santé et l'industrie pharmaceutique

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/24/pourquoi...

 

LE MONDE | 24.04.2014 à 11h18 • Mis à jour le 24.04.2014 à 16h13 |Par Chloé Hecketsweiler

Derrière le comptoir de la Pharmacie du Sahel, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, les boîtes bleu et rose d'Asaq sont bien en vue sur les étagères en bois.
 

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En saison des pluies, entre juin et septembre, elles font partie des meilleures ventes de l'officine, tout comme le paracétamol et l'aspirine. Chaque blister argenté comporte trois comprimés, soit un traitement complet contre le paludisme, cette maladie mortelle transmise par un moustique.

Vendu entre 100 et 300 francs CFA, soit de 15 à 45 centimes d'euros, selon qu'il s'agit d'un dosage enfant ou adulte, ce médicament à base d'artémisinine – un dérivé de l'armoise, une plante utilisée de longue date en Chine pour soigner les fièvres – permet de guérir en trois jours. Son fabriquant ? Winthrop, une filiale du groupe Sanofi spécialisée dans la fabrication de génériques, ces copies low cost de molécules anciennes.

Le Burkina Faso, où 6,9 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2013 sur les 207 millions comptabilisés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le monde, est l'un des premiers clients du laboratoire français en Afrique, après la Côte d'Ivoire et le Sénégal.

Une bonne affaire pour Sanofi ? Pas vraiment : l'Asaq y est en effet commercialisé selon une logique no profit no loss (à prix coûtant), et représente moins de 2 millions d'euros de ventes. C'est une goutte d'eau au regard des 33 milliards d'euros de chiffre d'affaires du groupe pharmaceutique en 2013.

TISSER DES LIENS PRÉCIEUX

Pour Sanofi, la commercialisation d'antipaludiques a d'abord comme objectif de le positionner comme un « partenaire de santé ». Dans des pays où tout reste à faire en matière de santé publique, s'intéresser aux maladies endémiques comme le paludisme est l'occasion de tisser des liens précieux avec les autorités de santé, les médecins et les patients.

Selon le cabinet d'études IMS Health, le marché pharmaceutique en Afrique devrait atteindre 30 milliards de dollars (22 milliards d'euros) en 2016 et 45 milliards de dollars dès 2020. Le groupe français est prêt à en profiter. Grâce à l'Asaq, il a pu peaufiner son image, son business model et son réseau.

Dans une petite école de Ziniaré, à une heure de Ouagadougou, des élèves de CM1 sont assis sagement derrière de petits pupitres en bois, vêtus d'un t-shirt blanc tout neuf estampillé « stop au paludisme ».

Sur les murs jaune pâle, éclairés par la lumière douce qui filtre des persiennes, des affiches rappellent les gestes simples qui permettent de lutter contre la maladie : dormir sous une moustiquaire, assécher les eaux stagnantes, pulvériser l'intérieur des maisons d'insecticide et consulter sans attendre en cas de fièvre.

Au milieu de la salle, Solange Nandnaba, institutrice haute en couleur qui exerce son métier depuis dix-neuf ans, exige que ses écoliers les apprennent par coeur.

C'est une nécessité. Le paludisme fait encore plus de 600 000 morts dans le monde chaque année, dont 90 % d'enfants, comme le rappellent les chiffres publiés à l'occasion de la Journée mondiale du paludisme, vendredi 25 avril.

« SENSIBILISER LES ENFANTS À CETTE MALADIE »

Voilà quinze jours, Mme Nandnaba a reçu des kits pédagogiques de Sanofi, avec des affichettes, un jeu de cartes et un jeu de plateau sur le thème du paludisme. « Depuis, on y joue tous les jours. C'est une façon ludique de sensibiliser les enfants à cette maladie, se félicite-t-elle. Nous comptons sur eux pour diffuser à la maison ce qu'ils ont appris et inciter leurs parents à changer d'attitude. »

Ces kits sont d'autant plus appréciés que les autorités n'ont guère les moyens de financer ce type d'outils pédagogiques. Ils sont prisés aussi dans les villages, où le laboratoire fournit par ailleurs des visuels et des conseils pour éduquer des populations qui, paradoxalement, connaissent peu de chose du paludisme.

A Gam Silmimossé, les maisons en terre se fondent dans un paysage de poussière et d'acacias. Assise sous un auvent de terre battue, avec, sur les genoux, sa petite fille de 3 ans, Hadjaratou Sakande avoue ne pas très bien savoir d'où vient la maladie.

Elégante avec son turban rouge, elle donne à la fillette un comprimé d'Asaq, tandis que le villageois qui fait office d'agent de santé lui rappelle l'importance de poursuivre le traitement jusqu'au bout. « Il y a tout un travail d'éducation de la population à faire », dit François Bompart, responsable des programmes d'accès aux médicaments de Sanofi.

CONCURRENCE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE

Au Burkina Faso, comme dans d'autres pays africains, instiller la marque dans les esprits des patients est d'autant plus important que le groupe y a pour concurrent la médecine traditionnelle.

A la Pharmacie du Sahel, on n'hésite pas à recommander, en cas de crise de paludisme, une préparation à base de plantes – la « tisane du docteur Dakuyo » – fabriquée par un petit laboratoire burkinabé. De nombreux villageois se méfient des dispensaires, ou bien ceux-ci… sont trop loin.

« Les tradipraticiens sont le premier recours des populations », souligne le Dr Elise Ouedraogo, directrice régionale de la santé qui supervise, entre autres, le district de Zianiaré. Les plus populaires attirent des centaines de patients. Ils n'hésitent pas à venir de très loin, entassés dans des pick-up pour une consultation. « Nous avons choisi de collaborer avec eux pour qu'ils orientent les cas les plus graves vers les dispensaires », dit le docteur Elise Ouedraogo.

Ce qui la préoccupe davantage, ce sont les antipaludiques de contrefaçon, vendus à la sauvette dans les rues. Pour lutter contre ce fléau, là aussi, Sanofi est l'allié précieux des autorités, grâce à son expertise. Le groupe dispose d'un laboratoire, à Tours, spécialisé dans l'identification des contrefaçons, et collabore avec l'agence de police internationale Interpol.

« Nous ne sommes pas simplement là pour faire de l'argent. Nous avons un rôle à jouer en matière de santé publique », souligne Adou Adou, directeur de Sanofi au Burkina Faso. Un message que ses visiteurs médicaux martèlent dans les hôpitaux et dans les officines, où le groupe affronte la concurrence des génériques indiens et chinois. « Nous insistons sur la sécurité de nos médicaments », ajoute Adou Adou.

« CE N'EST PAS DE LA PHILANTHROPIE »

L'Asaq est un produit d'appel qui symbolise la responsabilité sociale de l'entreprise. « Ce n'est pas de la philanthropie », reconnaît Gilles Lhernould, qui orchestre la politique de Sanofi dans ce domaine.

« C'est important pour nos clients, mais aussi pour nos investisseurs, qui regardent désormais cet indicateur de très près », ajoute-t-il. Autre bon point : 70 % des médicaments commercialisés en Afrique par Sanofi proviennent de ses sept usines africaines (l'Asaq vient du Maroc).

Bon pour les affaires, cet engagement repose aussi sur un modèle économique soigné. Pour développer l'Asaq, Sanofi s'est associé à DNDI (Drugs for Neglected Diseases Initiative), une ONG qui développe des médicaments pour soigner des maladies négligées en partenariat avec les laboratoires.

L'Asaq, qu'ils ont lancé en 2007, est arrivé sur le marché avec un atout majeur : son prix, inférieur à 1 dollar pour les adultes et à 50 cents pour les enfants. « Ce médicament était alors trois à quatre fois moins cher que le Coartem, celui de Novartis, lancé quelques années plus tôt et aussi à base d'artémisinine, se félicite François Bompart. Nous avons grâce à cela fixé un nouveau standard de prix. »

Bien qu'arrivé à la traîne sur le secteur des antipaludiques, Sanofi a conquis environ un quart du marché africain, une dynamique portée par l'aide internationale à la lutte contre le paludisme, passée de moins de 100 millions de dollars en 2000 à plus de 2,3 milliards en 2014.

Cette stratégie est un tremplin pour le groupe, qui réalise plus d'un milliard d'euros de ventes en Afrique, et qui espère y vendre aussi ses blockbusters.

Lire aussi : La prise en charge du diabète en Afrique, future machine à « cash » des laboratoires

À propos du diabète, lire aussi sur un autre blog : 

Les dangers du bisphénol A plus importants que ce qu'on pensait ...

aujourlejour.midiblogs.com/.../les-dangers-du-bisphenol-a-plus-importants- que-ce-qu-on-pens-804827.html
 

 

24/04/2014

La corruption dans l'Europe à 27 ...

le surlignage est de moi

lu sur les Échos :

m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=0202430740937   En cache

Corruption : Transparency International pointe le niveau «décevant» de la zone euro.

Par Agence

L'Italie et la Grèce sont, respectivement, 72e et 94e au classement mondial que publie l'ONG Tranparency International. Danemark, Finlande et Nouvelle-Zélande se partagent la première place. La France est 22e, l'Allemagne 13e.

La corruption continue de faire des ravages dans le monde et touche en zone euro les pays les plus affectés par la crise, Grèce et Italie notamment, dont le classement se détériore, indique Transparency International dans son rapport annuel publié mercredi. Qui pointe notamment un niveau de corruption «décevant» en zone euro «dans les pays les plus affectés» par la crise économique et financière.

Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande se partagent la première place des pays les plus vertueux avec des scores de 90, indique Transparency, qui a son siège à Berlin. Japon et Royaume-Uni se classent 17e ex-aequo, juste devant les Etats-Unis qui sont 19e. Cette année, l'Italie et la Grèce sont respectivement 72e et 94e, n'obtenant que 42 et 36 points, et perdent respectivement 3 places et 14 places par rapport au classement précédent. L'Italie affiche ainsi un niveau équivalent à la Tunisie (41 points), tandis que la Grèce égale celui de la Colombie.

«Accentuer les efforts»

Transparency recommande une nouvelle fois à l'UE «d'accentuer les efforts pour prévenir la corruption au sein des institutions publiques». En effet, parmi les pays récemment frappés par la crise de la dette, l'Irlande (25e), l'Espagne (30e) et le Portugal (33e) obtiennent des scores supérieurs à 60 points. Moins durement touchées par la crise, l'Allemagne se classe 13e et la France 22e (voir encadré) avec des notes supérieures à 70.

La plupart des pays du «printemps arabe» ont des scores inférieurs ou à peine supérieurs à 40 points. L'Afghanistan, la Corée du Nord et la Somalie occupent ex-aequo la 174e et dernière place du tableau avec seulement 8 points. La Russie (133e), avec un score de 28 points, figure toujours parmi les pays les plus corrompus au monde selon Transparency, mais améliore une nouvelle fois légèrement son rang en gagnant 10 places depuis le précédent rapport.

«Les institutions publiques doivent être plus transparentes»

Deux tiers des 176 pays évalués obtiennent des scores inférieurs à 50 points. Selon l'organisation, cet état de fait «démontre que les institutions publiques doivent être plus transparentes».

Pour construire son classement, qui ne reflète que la perception de la corruption, l'ONG s'appuie sur des données collectées par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial. «Après une année au cours de laquelle la lutte contre la corruption a été privilégiée, nous attendons des gouvernements qu'ils durcissent leur position à l'égard de l'abus de pouvoir», a expliqué Huguette Labelle, présidente de l'organisation, citée dans le communiqué.

France : une législation anti-corruption lacunaire
 
Avec un score de 71 sur 100, la France ne se situe qu'au 22ème rang mondial et 9ème rang européen, loin des pays nordiques qui trustent le haut du classement. Pour expliquer ce mauvais classement, Transparency estime notamment que 'la France est l'un des rares pays européens à ne pas rendre publiques les déclarations de patrimoine des élus'. L'ONG ajoute que, trop souvent les déclarations d'intention et les lois votées sous la pression internationale ou celle de l'opinion n'ont débouché concrètement que sur 'des mesures inadaptées ou inappliquées'. Autre lacune pointée par Transparency  : 'l'insuffisance du dispositif d'encadrement du lobbying au Parlement et la rareté des condamnations prononcées à l'égard d'entreprises pour corruption d'agents publics étrangers ou le contournement des lois sur le financement de la vie politique'. Pour le président de Transparency France, Daniel Lebègue, 'le temps est venu d'élaborer et de mettre en oeuvre un véritable plan national d'action dans ce domaine et d'ériger cet objectif en priorité nationale'.

Notre-Dame-des-Landes : pour une création participative

Communiqué à diffuser largement :

"artiste plasticienne de la région nantaise, je vous interpelle pour la création de la pelote de chiffons rouges sur le parcours landes art cet été à Notre Dame des Landes.

http://sofievinet.fr/en-ce-moment/la-pelote-rouge/ 

Créer une œuvre à Notre Dame de Landes n'est pas anodin. Cette création participative est un hommage aux luttes, écho à Notre Dame des Luttes, mais aussi à toutes les luttes d'hier et d'aujourd'hui, d’ici et d’ailleurs. Il s'agit de fabriquer une énorme pelote de fil rouge, réalisé avec les centaines de chiffons rouges envoyés par des gens de tous lieux, cousus les uns au bout des autres. Le cœur de la pelote sera un avion playmobile, qui disparaitra au fur et à mesure de l'enroulement du fil. La pelote sera déposée sur le parcours, au sol ou dans un arbre selon son envergure. La réalisation de cette œuvre est une autre façon de dire NON à l'aéroport et OUI à la vie.

L’Appel à participation est lancé depuis 4 semaines, je reçois encouragements et propositions d'aides,les chiffons rouges arrivent tous les jours dans ma boite à lettres mais pas encore assez pour que l'oeuvre soit représentative d'une force de résistance. Il est encore temps de diffuser cet appel le plus largement possible à vos contacts mails, sur vos sites,et surtout il est temps de m'envoyer vos chiffons rouges. en vous remerciant pour votre participation .

bien à vous sofie vinet "

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pour voir comment procéder, cliquer sur le lien :

http://sofievinet.fr/en-ce-moment/la-pelote-rouge/ 

23/04/2014

Palestine: vers une réconciliation entre OLP et Hamas ?

lu sur le Point :

Les Palestiniens relancent leurs efforts de réconciliation interne

 AFP - Publié le 23/04/2014 à 07:52

Les Palestiniens ont relancé leurs efforts de réconciliation interne, décidant de former prochainement un gouvernement d'union, en l'absence de progrès dans les négociations de paix avec Israël et à une semaine de la fin des neuf mois impartis pour parvenir à un accord.

Une entente est intervenue dans la nuit de mardi à mercredi lors d'une réunion à Gaza entre une délégation de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des dirigeants du mouvement islamiste Hamas "pour former un gouvernement d'union nationale d'ici cinq semaines", a déclaré à l'AFP un membre de la mission de l'OLP qui a requis l'anonymat. Ce gouvernement doit être composé de technocrates, a précisé la source.

"Il y a également eu des progrès sur la tenue de futures élections et la composition de l'OLP", a ajouté le responsable palestinien sans donner d'autres détails.

A plusieurs reprises dans le passé, des annonces sur la formation imminente d'un gouvernement d'union n'ont pas été suivies d'effet.

La délégation de l'OLP, qui était arrivée mardi soir dans la bande de Gaza, est conduite par Azzam al-Ahmad, un dirigeant du mouvement nationaliste Fatah. Elle a été accueillie par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, et le numéro deux du mouvement islamiste, Moussa Abou Marzouq.

Les entretiens se sont déroulés à huis-clos et doivent se poursuivre mercredi.

"J'appelle à mettre en oeuvre la réconciliation palestinienne pour parvenir à un seul gouvernement, un seul système politique et un seul programme national", a plaidé M. Haniyeh en recevant chez lui les délégués de l'OLP.

Son hôte, Azzam al-Ahmad, s'est dit "heureux que le moment soit venu de mettre fin à la division".

Le Fatah, le principal parti de l'OLP, et le Hamas ont signé en 2011 au Caire un accord de réconciliation pour mettre fin à la division politique entre les deux territoires.

Mais la plupart des clauses sont restées lettre morte.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part accusé les Palestiniens de saborder le processus de paix.

"L'Autorité palestinienne, qui menaçait hier de se dissoudre, parle aujourd'hui de réunification avec le Hamas", a déploré lundi M. Netanyahu. "Ils doivent décider s'ils veulent la paix ou se réunifier avec le Hamas".

Le Hamas est catégoriquement opposé aux négociations en cours avec Israël.

- Pourparlers enlisés -

Ces pourparlers sont complètement enlisés même si une énième entrevue a réuni négociateurs israéliens et palestiniens mardi à Jérusalem en présence du médiateur américain Martin Indyk. Comme lors des précédentes rencontres, aucun progrès n'a été enregistré, selon les médias israéliens.

Israéliens et Palestiniens multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un dernier contingent de prisonniers, en réclamant une prolongation des négociations de paix au-delà de l'échéance prévue du 29 avril.

Le président Abbas a répété mardi, lors d'une rencontre avec des journalistes israéliens, qu'il était disposé à prolonger les pourparlers mais à condition que le gouvernement israélien relâche les prisonniers, gèle la colonisation et accepte de discuter de la délimitation des frontières du futur Etat palestinien.

Un haut responsable gouvernemental israélien a aussitôt rejeté les "conditions" palestiniennes.

En outre, des dirigeants de l'Autorité palestinienne ont brandi la menace de dissoudre cette entité gouvernementale afin de faire porter à Israël la responsabilité de la gestion de leur territoire en tant que puissance occupante.

Le département d'Etat américain, qui supervise le processus de paix, a aussitôt mis en garde contre "ce type de mesure extrême", avertissant qu'elle aurait "de graves conséquences" sur l'aide financière américaine aux Palestiniens.

L'Autorité a été créée à la suite des Accords d'Oslo (1993) pour administrer les zones autonomes des Territoires. Soutenue à bout de bras par la communauté internationale, elle est confrontée à d'importantes difficultés financières et dépend, pour survivre, de l'aide étrangère.

les Palestiniens ont cependant minimisé mardi leur menace de dissoudre l'Autorité.

"Aucun Palestinien ne parle de démanteler l'Autorité palestinienne", a déclaré à l'AFP le négociateur en chef Saëb Erakat, démentant que les Palestiniens aient pour le moment l'intention de "rendre les clés" à Israël de l'administration des Territoires occupés.

Depuis leur relance le 29 juillet 2013 sous l'égide du chef de la diplomatie américaine John Kerry, les pourparlers piétinent sur l'ensemble des questions au coeur du conflit: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

19/04/2014

Autisme et grossesse

lu sur le Point :

Autisme : les antidépresseurs durant la grossesse de nouveau pointés du doigt

Lorsque les femmes enceintes prennent des antidépresseurs, les risques de troubles autistiques pour leur enfant seraient multipliés par trois, selon une nouvelle étude.

Le Point.fr - Publié le 18/04/2014 à 07:25

Par 

En France, un enfant sur cent naîtrait avec un trouble du spectre autistique. Aux États-Unis, ce serait désormais un enfant sur 68 qui serait concerné, d'après une récente étude soulignant une augmentation des cas de 30 % en deux ans. Alors que la prévalence de cette maladie augmente à un rythme inquiétant dans tous les pays occidentaux, les recherches se multiplient pour mieux la cerner et en comprendre les causes. Ainsi, le déclenchement ou la simulation des contractions pour accélérer l'accouchement ont été évoqués. De même, des liens avec les antécédents des parents comme l'âge du père, le diabète ou l'obésité de la mère ont été établis.

Dernièrement, plusieurs études mettent plus spécifiquement en évidence la période sensible de la grossesse, notamment lors des premiers mois, stade de développement précoce du cerveau. Il y a quelques semaines, le New England Journal of Medicine publiait effectivement une étude montrant que l'autisme serait lié à un développement prénatal anormal du cortex cérébral. D'autres explorations ont pu montrer que les carences durant la grossesse - Vitamine D, B9, notamment - ou l'exposition aux polluants semblent être des facteurs aggravants. Ainsi, une pollution atmosphérique aux particules de diesel peut doubler les risques de troubles autistiques chez l'enfant. De même avec des polluants comme le plomb ou le mercure dans des proportions toutefois moindres. 

Troisième trimestre

S'il est difficile de se prémunir contre certains polluants subis comme l'air ambiant que l'on respire, d'autres toxiques pourraient sans doute être évités ou du moins réduits. Une nouvelle étude américaine menée par l'université de California-Davis souligne une nouvelle fois les risques de certains antidépresseurs prescrits pour traiter la dépression durant la grossesse : les inhibiteurs de recapture de la sérotonine (Prozac, Deroxat, Paxil, Zoloft, Seroplex...). Près de 1 000 mères d'enfants âgés de 2 à 5 ans ont été interrogées sur l'utilisation de cette classe de médicaments quand elles étaient enceintes. L'équipe a constaté trois fois plus de cas d'autisme chez les garçons lorsque la mère avait suivi un traitement d'antidépresseurs. Le risque serait majoré lorsque l'exposition a lieu durant le premier trimestre de la grossesse. Les retards de développement semblent, quant à eux, plus directement corrélés à une exposition durant le troisième trimestre in utero. 

Ce n'est pas la première fois que la prise d'antidépresseurs durant la grossesse est pointée du doigt. Déjà en 2011, la revue Prescrire avait alerté sur les risques encourus pour les bébés des mamans sous traitement : doublement des cas d'autisme, troubles psychomoteurs ou encore syndrome de sevrage (agitation, troubles du sommeil). Une autre étude, danoise cette fois-ci, n'avait, quant à elle, pas trouvé de liens formels entre la prise des antidépresseurs durant la grossesse et les cas d'autisme mais avait, en revanche, repéré une augmentation de 46 % des troubles autistiques lorsque la mère avait pris des antidépresseurs avant la grossesse. Enfin en 2012, des chercheurs ont établi que même la faible présence d'antidépresseurs dans l'eau du robinet déclenchait chez les poissons l'expression de gènes directement associés à l'autisme.

Avant d'en arriver à un consensus scientifique, il faudra sans doute encore de nombreuses autres recherches. Cependant, par prudence, les femmes souffrant de dépression légère auraient intérêt à rechercher des traitements alternatifs plus doux comme la sophrologie, la relaxation ou la méditation durant la grossesse. Pour les cas de dépression sévère, il reste difficile de mesurer l'équilibre entre le bénéfice et le risque d'une prise d'antidépresseurs et c'est à chaque fois une question d'appréciation de la future maman et du médecin qui la suit.

18/04/2014

De la folie des grandeurs : Les politiciens professionnels qui nous dirigent ...

... sont à côté de leurs pompes ! 

À lire sur MEDIAPART ! ( un article comme celui là de temps en temps justifie amplement mon abonnement )

Si vous n'êtes pas abonné, je vous offre l'article.  Il suffit de me contacter.

 

A LA UNE
Elysée: les folies du conseiller de François Hollande
PAR MICHAËL HAJDENBERG

A-t-il l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator ? Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler. A-t-il la réputation d’être solidement ancré à gauche ? Il se comporte comme un « petit marquis » au Palais où il abuse des privilèges de la République. Est-il connu pour sa plume aiguisée ? Il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres. Aquilino Morelle, conseiller politique du président et nouvel homme fort de l'Élysée, a beaucoup menti. 

petit extrait :

... " En avril 2013, alors que se solde l'affaire Cahuzac et qu'apparaissent au grand jour ses relations avec l'industrie pharmaceutique, une succession d’incidents au Palais semblent sonner son heure. Il est mis en retrait pendant plusieurs mois, ne participe plus aux déplacements à l’étranger ni à certaines réunions décisives. Mais François Hollande ne prend pas la décision de s’en débarrasser.

© Reuters

Et c’est même l’inverse qui se produit, à l’automne 2013, après plusieurs ratés dans la communication présidentielle. Il revient particulièrement en grâce au moment de l’affaire Julie Gayet. Puis il est carrément promu. Artisan du rapprochement Montebourg/Valls, il n’a de cesse de militer pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault. Ce qui advient le 31 mars 2014. Quinze jours plus tard, plus que jamais, il est parvenu à se placer au centre du dispositif et règne en maître à l’Élysée. "...

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lire aussi sur le Point :

Nous avons retrouvé le cireur de pompes d'Aquilino Morelle !

L'un des conseillers les plus écoutés de Hollande, venu de l'aile gauche du PS, s'est attaché les services d'un cireur de chaussures ! On croit rêver !

lire aussi sur ce blog la note :

Renouveler la Démocratie...

17/04/2014

"L'Europe, l'Europe, l'Europe ", mais quelle Europe ? (... bientôt les européennes)

C'était le 14 décembre 1965, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Le général de Gaulle, interrogé par Michel Droit, résume ses réserves européennes en une petite phrase passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

" Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !" mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien.(...)Vous en avez qui crient : "Mais l'Europe, l'Europe supranationale ! il n'y a qu'à mettre tout cela ensemble, il n'y a qu'à fondre tout cela ensemble, les Français avec les Allemands, les Italiens avec les Anglais", etc.Oui, vous savez, c'est commode et quelquefois c'est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais il y a les réalités et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d'elles-mêmes. "

www.ina.fr/video/I00012536   En cache

... "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe !l'Europe ! l'Europe "...

 Lien :

Citations passée à la postérité (Citations du général de Gaulle sur l'Europe) 

extraits :

... On le voit de Gaulle n'envisage qu'une Confédération d'Etats et fait précéder toute élection au suffrage universel (il ne précise pas si c'est suffrage direct ou indirect) d'une Assemblée, d'un référendum « organisé simultanément dans tous les pays intéressés ». De plus, De Gaulle envisage alors deux Assemblées dont l'une « représenterait les réalités régionales, économiques, intellectuelles, morales, des états participants »...

... « L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ».

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sur le même sujet , voir aussi la note du 20/5/2013 sur ce blog :

20/05/2013

Sortir de "l'Europe à 27" ?

Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? Une option à étudier attentivement : 

Qui gouverne la France et l'Europe 27 Avril 2012 ... - YouTube

► 255:28

www.youtube.com/watch?v=Bb8dB7d3BdE

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lire aussi "Manière de voir" du Monde diplomatique :

16 mai 2013
EN KIOSQUES et sur notre boutique en ligne
 
« Manière de voir » n°129 / Juin - juillet 2013 

Europe, droit d'inventaire

Numéro coordonné par Anne-Cécile Robert

Palestine : colonisation par Israël de la partie arabe de Jérusalem

lu sur Le Temps (Suisse)

Serge Dumont

«Discrimination insupportable» à Jérusalem-Est 

PROCHE-ORIENT Mardi 15 avril 2014

La colonisation par Israël de la partie arabe de la Ville sainte se poursuit inexorablement. Reportage à Sheik Jerrah, où la construction d’une école talmudique a reçu le feu vert du Conseil municipal

 

Quatre voix contre trois. Le 13 février dernier, le Conseil municipal de Jérusalem a approuvé le projet de construction d’un nouvel immeuble de 9000 m² à Sheik Jerrah, l’un des quartiers centraux de la partie arabe de la Ville sainte annexée par l’Etat hébreu après la guerre des Six-Jours (juin 1967). A priori, il faudrait se réjouir de cette décision puisque les autorités régionales et municipales n’autorisent quasiment aucun chantier dans cette zone. Or, ce bâtiment de douze étages n’abritera pas des appartements destinés à la population arabe qui en manque cruellement, mais une yeshiva, une école talmudique destinée à des étudiants anglophones, dont la plupart s’installeront ensuite dans les colonies de Cisjordanie.

«Ces gens-là [les colons] font tout pour provoquer des nouvelles vagues de violence», fulmine Mustapha al-Kurd, un activiste du quartier de Sheik Jerrah qui fait visiter le site du futur chantier. «Avant même d’avoir reçu l’autorisation légale, ils avaient déjà procédé aux mensurations et sélectionné les corps de métier. Ils savaient que la procédure administrative ne serait qu’une formalité vite réglée.»

Sheik Jerrah est fort fréquenté. Des dizaines d’autocars de touristes traversent le quartier sans s’y arrêter. A priori, tout y est paisible, mais ce n’est pas le cas, car la colère gronde. «Voilà quinze ans que mes parents ont introduit une demande de permis de bâtir à la municipalité pour ajouter un étage à leur maison en prévision de mon mariage. Ils n’ont jamais reçu de réponse parce qu’ils sont Arabes, raconte Sherif N., employé dans un grand hôtel voisin. S’ils avaient été Juifs et colons, ils auraient obtenu tout ce qu’ils demandaient. C’est une discrimination que l’on ne supporte plus.»

L’autorisation de construire la yeshiva est tombée au moment où les pourparlers de paix israélo-palestiniens initiés par le secrétaire d’Etat américain John Kerry commençaient à battre sérieusement de l’aile. Hasard? Pas sûr. Car à la même période, le ministre du Logement, Uri Ariel, figure de proue de la colonisation et numéro deux du parti d’extrême droite Foyer juif, a multiplié les appels d’offres dans les «nouveaux quartiers» de Jérusalem-Est tel Gilo, Pisgat Zeev et d’autres. 

De leur côté, des organisations de colons financées par des milliardaires ultra-conservateurs américains ont fait avancer leurs propres projets, dont la yeshiva de Sheik Jerrah n’est qu’un exemple. A la mi-mars, l’association d’extrême droite Ateret Cohanim a ainsi finalisé l’achat de 1000 m2 dans un terrain situé au bout de Salah el-Din, la grande artère commerçante de Jérusalem-Est. Les Champs-Elysées locaux, le cœur de cette partie de la ville.

Pour l’heure, ce bâtiment abrite un commissariat de police israélien ainsi qu’une agence des postes, mais à partir de fin avril, les colons y trouveront un «centre récréatif». Début des transformations: la semaine prochaine.

«Nous connaissons les pratiques de ces excités, lâche Omar Jurassi, un étudiant de l’Université Al-Qods employé à mi-temps par un supermarché de la rue. D’abord, ils adopteront un profil bas. Mais au bout de quelques semaines, ils vont se montrer arrogants et nous provoquer en défilant dans Salah el-Din avec des drapeaux israéliens. Négociations de paix ou pas, nous ne laisserons pas passer ça!»

Dans le cadre de la colonisation rampante des quartiers arabes de Jérusalem, le Ministère israélien de l’intérieur a également approuvé «sans réserve», un projet de «centre culturel» dans le quartier arabe de Silwan, en contrebas des murailles de la vieille ville de Jérusalem. Financé et imaginé par l’association d’extrême droite Elad, ce complexe de 16 000 m² accueillera des pièces archéologiques censées démontrer la continuité de la présence juive sur et autour du Mont du Temple depuis les temps bibliques. Mais il vise aussi à conforter les 500 colons implantés à Silwan depuis dix ans. Des extrémistes qui vivent cloîtrés dans leur appartement sous la protection de gardes privés issus des unités spéciales de Tsahal.

Armés et vêtus d’un uniforme gris et d’un gilet pare-balles bleu foncé, les 350 membres de cette force paramilitaire circulent en jeep blindée entre les divers «points de peuplement juifs» de Jérusalem-Est. Ce sont des durs, des violents qui n’hésitent pas à riposter aux jets de pierre des habitants du quartier par des tirs à balles réelles. Leur présence massive, voyante et agressive explique souvent pourquoi des incidents semblables à ceux de dimanche éclatent sur l’Esplanade des mosquées. Et pourquoi les jeunes Palestiniens des alentours transforment la rue Salah el-Din en champ de bataille à la sortie de la grande prière du vendredi.

Selon nos informations, ces miliciens seront chargés de la sécurité de la yeshiva de Sheik Jerrah ainsi que du «centre récréatif» situé à quelques centaines de mètres de là. L’explosion n’est donc plus qu’une question de temps.

Le réseau de coopératives agricoles Longo Maï

lu sur Le Temps (Suisse):

VIE ALTERNATIVE Jeudi 17 avril 2014
 

L’insoumission comme mode de vie

SOCIÉTÉ 
L’insoumission comme mode de vie 

Depuis 1987, au Montois, dans le Jura, vit une petite communauté autogérée, anarchiste et anticapitaliste. Elle fait partie du réseau de coopératives agricoles Longo Maï, qui célèbre ses 40 ans. Reportage

Ce n’est peut-être pas le bout du monde, le Montois, mais ça y ressemble. Une ferme isolée, à 700 mètres d’Undervelier, village jurassien de 300 habitants, au pied des gorges du Pichoux. Un écrin de verdure et de tranquillité, où la rudesse du climat se vérifie pourtant chaque hiver: deux mois sans soleil, de décembre à février, à cause d’une montagne qui fait de l’ombre, et un arc de froid qui fait que «le – 10 de la nuit subsiste toute la journée», dit Raymond Gétaz, qui vit là depuis vingt-sept ans.

LeTemps.ch | L’insoumission comme mode de vie.pdf

15/04/2014

Vaccin contre le Papillomavirus : utile pour l'industrie, dangereux pour la Société

lu sur :

Papillomavirus : controverse sur un vaccin

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 14.04.2014 à 15h37 • Mis à jour le 15.04.2014 à 14h12 |Par Sandrine Cabut et Pascale Santi

Le Gardasil et le Cervarix, les deux vaccins destinés à protéger contre le cancer du col de l'utérus, sont de plus en plus contestés. Alors que le troisième plan Cancer, annoncé en février, prévoit de doubler d'ici à cinq ans la proportion de jeunes filles vaccinées – 30 % d’entre elles l’étaient fin 2012 –, les critiques fusent. Lancée par l'association Med’Océan, du docteur Philippe de Chazournes, généraliste à la Réunion, une pétition pour la mise en place d'une mission parlementaire a recueilli à ce jour plus de 1 000 signatures, dont celles de 630 médecins et 270 sages-femmes. Le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne) a demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) des études indépendantes et plus de transparence. La députée européenne Michèle Rivasi a même réclamé un moratoire sur le Gardasil, le plus vendu. Depuis fin 2013, une dizaine de plaintes au pénal ont été déposées par des jeunes filles atteintes de troubles qu’elles attribuent aux injections. D'autres devraient suivre dans les semaines à venir. De leur côté, sept sociétés savantes, qui s'insurgent contre le « discrédit » jeté sur ces vaccins, ont signé un appel à contre-pétition paru dans le Quotidien du médecin jeudi 10 avril. Parmi elles, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société française de pédiatrie (SFP).

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A quoi servent ces vaccins ?

Deux types de vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) sont disponibles en France. Le Gardasil est commercialisé depuis novembre 2006 par le laboratoire franco-américain Sanofi Pasteur MSD (Merck), avec 85 % de part de marché, et le Cervarix, du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), depuis 2007. Les HPV sont des infections fréquentes transmises par contact sexuel qui disparaissent spontanément dans la majorité des cas. Treize types de HPV sont hautement cancérigènes, dont les sous-types HPV 16 et 18 – inclus dans les vaccins –, responsables de deux tiers des cancers du col de l'utérus induits par ces virus. Les HPV sont aussi associés à d'autres cancers (pénis, anus, larynx…). Avec 3 000 nouveaux cas estimés en 2012, et 1 100 décès, le cancer de l'utérus se situe au 11e rang des cancers chez les femmes en France. Il est en revanche beaucoup plus fréquent dans les pays en voie de développement, faute de dépistage par frottis. La vaccination HPV n'est pas obligatoire, mais recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, l'âge ayant été abaissé à 11 ans en avril 2013 par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Un rattrapage est préconisé pour les jeunes filles de 15 à 19 ans non encore vaccinées. Point essentiel, cette vaccination doit être réalisée avant toute relation sexuelle. Jusqu'ici en trois doses, le schéma vaccinal est en voie de simplification à deux doses, sur la base d'études scientifiques.

Ces vaccins ont-ils démontré leur efficacité ?

Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve directe que cette vaccination permette d’éviter les cancers du col de l'utérus. Le docteur Soizic Courcier, directrice médicale et des affaires réglementaires chez GSK France explique que « dans les études cliniques, ce n’est pas le cancer du col qui a été choisi comme critère d’évaluation car la lésion cancéreuse nécessitant en général 10 à 15 ans pour se développer/proliférer après une infection persistante à HPV, cela rend quasiment impossible la réalisation d’une telle étude. » La démonstration, si elle peut être faite, prendra de toute façon des années. Pour certains, les données existantes sont cependant déjà suffisantes. « Mise en œuvre dans des conditions optimales, cette vaccination prévient l'infection à papillomavirus et ses conséquences avec une efficacité proche de 100 % et constitue ainsi une mesure de prévention primaire du cancer du col de l'utérus et des lésions précancéreuses », écrit le professeur Olivier Graesslin, secrétaire général du CNGOF, sur le site de cette société savante. « Le vaccin réduit de façon drastique les dysplasies, les lésions précancéreuses du col de l'utérus. En combinant des stratégies de dépistage et de vaccination, ces cancers sont à 98 % évitables », estime ce gynécologue-obstétricien au CHU de Reims, qui ne déclare pas de lien d'intérêt avec les laboratoires concernés.

Mais d’autres sont plus sceptiques. « Les vaccins anti-HPV n'ont pas prouvé leur efficacité, ils sont chers et ne dispensent pas de faire des frottis. De plus, il y a un doute sur leur innocuité. Si l'on doit faire des économies, autant dépenser l'argent de façon intéressante », estime Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, signataire de la pétition. Pour ce généraliste, « la seule stratégie qui ait fait reculer le cancer du col de l'utérus, c'est le dépistage par frottis. C'est sur ce dépistage, auquel échappe presque une femme sur deux en France, qu'il faudrait faire porter les efforts »« II y a beaucoup d’inconnues et d’incertitudes sur l’efficacité de ces vaccins », confirme Alice Touzaa, gynécologue libérale à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), elle aussi signataire de la pétition, en rappelant que beaucoup de lésions précancéreuses du col utérin, même de haut grade, n’évoluent pas vers un cancer invasif. « Il existe des inconnues dans la modélisation du bénéfice, juge aussi le professeur Bernard Bégaud (département de pharmacologie médicale, Bordeaux). Par exemple, quelle est la probabilité que des souches de HPV non pathogènes et non incluses dans le vaccin deviennent cancérigènes ? Quelle est exactement la part attribuable des papillomavirus dans les cancers du col, et que sera-t-elle dans vingt ou trente ans ? » Des interrogations que ce spécialiste met en balance avec la relative rareté des cancers du col, leur évolution lente, et les possibilités de dépistage et de traitement précoces.

La question de la durée de la protection n’est pas non plus résolue. « Mon argumentaire n'est pas fondé sur les effets secondaires, mais sur son efficacité et son coût très élevé au regard de l'alternative du frottis, bien moins cher et de surcroît le seul moyen pour éviter le cancer de l'utérus », explique le docteur Philippe de Chazournes. « Dire que ce vaccin est inefficace est de la désinformation », souligne toutefois le professeur Floret. Selon lui, il est « clairement démontré que ça prévient des lésions précancéreuses ». Autre critique récurrente, le prix : 370 euros pour trois injections, remboursées à 65 %, contre 15 à 20 euros pour un frottis annuel. Ce coût élevé avait été signalé par le rapport de la Cour des comptes sur la politique vaccinale en France en 2012.

Quels sont les risques ?

Depuis leur mise sur le marché, le Gardasil et le Cervarix font l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) à l'échelle européenne et d'un suivi renforcé de pharmacovigilance au niveau national. Le dernier bilan, rendu public par l'ANSM jeudi 10 avril, n'est pas inquiétant selon l'agence. Les données concernent uniquement le Gardasil, dont les ventes sont 20 fois supérieures à celles du Cervarix. Depuis sa commercialisation en 2006 et jusqu'au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses de Gardasil ont été vendues en France. Pendant cette période, 2 092 notifications d'effets indésirables ont été recensées par le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, qui assure ce suivi ; dont 503 considérés comme graves, soit 24 %, et 4 décès. Le rapport fait en particulier état de 127 maladies auto-immunes, dont 17 cas de sclérose en plaques (SEP). Le pourcentage d’effets indésirables graves est plus élevé qu’aux Etats-Unis (24 % versus 7,9 %), de même pour la proportion d’atteintes neurologiques.

Des chiffres a priori impressionnants, mais à interpréter avec précaution. « Ces événements ne sont pas forcément imputables au vaccin mais peuvent être observés chez des jeunes filles non vaccinées. Ces nouvelles données de surveillance ne remettent pas en cause le rapport bénéfice-risque de ce vaccin, commente le docteur Mahmoud Zureik, directeur de la stratégie de l'ANSM. A ce stade, les études publiées, robustes sur le plan méthodologique, ne mettent pas en évidence une fréquence plus élevée de maladies auto-immunes chez les filles vaccinées avec le Gardasil que chez celles qui ne l'ont pas été. Quant aux décès, dont le dernier remonte à plus de trois ans, la responsabilité du vaccin n'est pas établie. »

Le docteur Zureik précise toutefois que l'ANSM lance une nouvelle étude, à partir des bases de données de l'Assurance-maladie de ces trois dernières années, pour comparer l'occurrence des maladies auto-immunes et de SEP chez les jeunes filles vaccinées ou non. Les résultats devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. « La première étude menée en France sur ce sujet ne montrait pas de sur-risque mais elle était préliminaire. Il faut la consolider, avec une méthodologie dans les règles de l’art », poursuit l’épidémiologiste.

Une démarche qu’approuve le professeur Jean-Marc Léger (neurologue, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris). « La question posée est celle d’un lien direct, de cause à effet, entre une vaccination et l’apparition de maladies auto-immunes, dont la SEP. Comme dans le cas du vaccin contre l’hépatite B, seules des études scientifiques indépendantes peuvent y répondre, explique-t-il. Les lanceurs d’alerte sont utiles, mais il faut rester prudent face à des cas individuels médiatisés et revenir à la science. »

Les plaintes ont-elles une chance d'aboutir ?

Les effets secondaires attribués aux vaccins suscitent en France des actions en justice. La première plainte au pénal a été déposée en novembre 2013 par maître Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la famille de Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil (Le Monde du 24 novembre 2013). Les experts de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Bordeaux avaient conclu à « une sclérose en plaques » et fait le « lien entre les deux injections de Gardasil et la survenue » de la maladie de l'adolescente. Jean-Christophe Coubris a reçu à ce jour une centaine de témoignages de victimes présumées. Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées figurent la SEP, le lupus, des inflammations du système nerveux central, etc. Vingt-cinq nouveaux dossiers devraient être déposés auprès du parquet du pôle de santé du tribunal de grande instance de Paris fin avril, contre Sanofi Pasteur MSD et l'agence du médicament (ANSM) pour « blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention », précise Jean-Christophe Coubris.

Parallèlement, neuf autres victimes potentielles du Gardasil ont elles aussi déposé plainte contre X en décembre 2013 pour « atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée » au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ces jeunes femmes avaient en commun d'avoir contracté des maladies très invalidantes dans les semaines et les mois qui ont suivi la vaccination, souligne maître Camille Kouchner, leur conseil.

« Nous avons privilégié la plainte contre X car il y a beaucoup d’intervenants et il faut chercher la responsabilité de chacun. Je ne suis pas du tout dans une politique antivaccins, mon combat c'est le Gardasil », précise la fille de l'ancien ministre de la santé. Elle a reçu à ce jour une cinquantaine de demandes de dépôt de plainte et doit en déposer cinq à dix dans les semaines à venir au tribunal de Bobigny.

Faut-il vacciner ses enfants ?

Alors que la vaccination des jeunes filles fait débat, le fabricant du Gardasil défend depuis le début l'idée d'inclure les garçons, pour prévenir certains cancers masculins et pour diminuer la circulation des HPV. Pour l'instant, seuls les Etats-Unis recommandent de le faire« Il y a forte pression du laboratoire, mais un obstacle au niveau de l'Agence européenne du médicament [EMEA] car l'efficacité protectrice du vaccin n'est pas reconnue pour les cancers anaux, encore moins pour les cancers oropharyngés », explique Daniel Floret, sceptique sur une vaccination des garçons. Sanofi Pasteur MSD a déposé de nouvelles études à l'EMEA, qui devrait rendre une décision prochainement.

lire : Entre enjeux sanitaires et intérêts financiers

Lire aussi : L’aluminium sur la sellette

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mon commentaire :

Le Gardasil (Merck & Co., 2006) est un vaccin contre les génotypes 6, 11, 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) (voir : Gardasil — Wikipédia  fr.wikipedia.org/wiki/Gardasil‎ )

 Le Cervarix (GlaxoSmithKline 2007) est un vaccin contre les génotypes 16 et 18 du papillomavirus humain (HPV) responsables de 70 % des cas de Cancer du col de l'utérus1( voir : Cervarix — Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Cervarix ‎)

 Or il y a plusieurs dizaines de papillomavirus impliqués dans les cancers sexuellement transmissibles.

Le risque de la vaccination, outre les effets indésirables dûs à l'aluminium utilisé comme adjuvant (*) est de voir les personnes vaccinées rassurées  quant à l'absence de danger des rapports non protégés ... alors qu'elles ne le sont que pour deux des principaux virus : l'HPV16 et l'HPV18, ces virus étant impliqués dans seulement 70% des cas de cancer (HPV6 et HPV11 ne sont pas impliqués dans des cancers).

Donc, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les campagnes pour la vaccination risquent de provoquer une  augmentation des cas de cancers, et non l'inverse !

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(*) savez-vous à quoi sert un adjuvant, comme l'aluminium, dans un vaccin ?  

Il sert simplement à augmenter la fabrication des anticorps par l'organisme sans augmenter la quantité d'antigènes dans le vaccin.

Rappelons une notion simple : en cas d'infection, nous fabriquons des anticorps contre les agents infectieux auxquels nous sommes exposés.  Plus nous sommes infectés, plus notre organisme réagit.

Dans un vaccin, ce qui coûte cher à fabriquer, ce sont les antigènes, c'est à dire les molécules présentes à la surface des agents infectieux provoquant la réaction immunitaire (la fabrication d'anticorps).

Ces antigènes peuvent être simplement des agents infectieux inactivés d'une façon ou d'une autre (la chaleur par exemple), ou des molécules présentes à la surface de ces "microbes" ou "virus". Leur fabrication, qui peut être compliquée, coûte cher.

Or il existe des produits chimiques pas chers, comme l'aluminium, qui permettent d'augmenter la réaction immunitaire : chez la personne vaccinée, la même quantité d'anticorps sera fabriquée avec moins d'antigènes si un adjuvant est utilisé. En d'autres termes, on peut produire des vaccins à moindre coût en utilisant un adjuvant. 

Résultat : les vaccins produits aujourd'hui contiennent plus d'adjuvants et moins d'antigènes que ceux produits autrefois -disons : depuis les années 60/70- simplement pour augmenter les bénéfices des industries produisant les vaccins sans (trop) changer la qualité du vaccin !

Tout est une question de rapport "bénéfice-risque" pour l'industrie, pas des personnes vaccinées, vous comprenez ?

Il ne faut pas être naïf !

Voir wikipedia :

l'adjuvant vaccinal ou « adjuvant d'immunité » renforce la réponse immunologique (induction et production d'anticorps ou cellules immunocompétentes) comme mis en œuvre pour un processus thérapeutique dans le cas desvaccins 

Commerce/mondialisation/Europe à 27 : Laguiole, dépossédé de son nom

lu sur :

Laguiole, dépossédé de son nom, en appelle au président Hollande

AFP

14/04/2014, 15 h 42 | Mis à jour le 14/04/2014, 15 h 53

Le village de Laguiole en Aveyron a saisi le président de la République après une nouvelle décision de justice l'empêchant de retrouver l'usage de son nom, propriété d'un entrepreneur qui le commercialise pour vendre des couteaux importés d'Asie et d'autres produits.

"Dans les prochains jours, nous souhaitons nous rendre à la capitale afin de vous demander audience M. le Président de la République et vous remettre la plaque de notre commune dont nous sommes dessaisis", écrit Vincent Alazard, maire DVD de Laguiole (prononcez: Layol).

La commune déboutée le 4 avril

Le 4 avril, la cour d'appel de Paris a débouté la commune de 1 300 habitants qui souhaitait voir la justice reconnaître "une spoliation", une pratique commerciale "trompeuse" et une "atteinte à son nom, à son image et à sa renommée". Cible du village : Gilbert Szajner, un particulier du Val-de-Marne, qui a déposé en 1993 la marque Laguiole pour désigner non seulement la coutellerie, qui a fait la réputation mondiale du bourg, mais aussi du linge de maison, des vêtements briquets, barbecues... En tout 38 classes de produits.

"Pas de préjudice pour les administrés"

Dans son arrêt que l'AFP a pu consulter, la cour d'appel estime qu'il résulte du code de propriété intellectuelle que "peuvent constituer une marque de fabrique, de commerce ou de service les +noms patronymiques et géographiques". Elle estime aussi que la commune de Laguiole "ne démontre pas" que l'usage fait de son nom serait "de nature à porter atteinte aux intérêts publics ou à préjudicier à ses administrés".

Conséquence : le chef d'entreprise peut continuer à accorder, contre redevance, des licences à des entreprises françaises ou étrangères qui peuvent commercialiser sous le nom Laguiole des produits d'importation. A contrario, les habitants de la commune ne peuvent plus, eux, utiliser le nom de leur village pour fabriquer des produits manufacturés portant le label "Laguiole", en dehors du fameux couteau rehaussé d'une abeille qui était déjà produit en dehors du village.Dans cette bataille commerciale et identitaire, le chef d'entreprise est même allé jusqu'à interdire au village d'utiliser un nouveau logo. L'affaire est en appel devant l'OHMI (Office de l'harmonisation dans le marché intérieur), l'agence européenne chargée de gérer les marques.

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sur le même sujet :

La coutellerie Laguiole défend son nom et son avenir en justice

OLIVIER COURTIL
25/05/2012, 06 h 00 | Mis à jour le 25/05/2012, 07 h 16

L’avocate Carine Piccio plaide aujourd’hui devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le procès entre la commune de Laguiole et l’homme d’affaires Gilbert Szajner entre dans sa dernière phase avec aujourd’hui une audience devant le TGI de Paris sur le fond de l’affaire. Et les collectivités attendent avec impatience cette décision, qui devrait être rendue avant la fin de l’année ; décision qui fera jurisprudence.

"Il faut un procès, qu’un élu se mouille comme le maire de Laguiole, il faut qu’on gagne." Carine Piccio, avocate pour l’association de défense du nom Laguiole, est prête à en découdre. Six ans qu’elle vit au rythme des couteliers et de Laguiole.

Ce procès est bien celui de l’avenir de Laguiole, de ses couteliers, commerçants, administrés, et toutes les autres communes touchées par la protection des marques. L’indication géographique protégée (IGP) incluant la protection du nom n’est pas passée en seconde lecture à l’Assemblée, qu’importe.

"Les choses ont beaucoup changé, l’opinion publique a évolué, elle a été alertée." Un état d’urgence décrété même à l’échelle nationale à travers le "made in France" après la disparition progressive des industries dont l’artisanat pourrait bien être la prochaine étape...

"La mauvaise qualité vient de l’importation"

Un triste constat analysé par Marie-Lucie Dangles, à la tête de la coutellerie Glandières : "C’est tout à fait normal que Laguiole retrouve son nom, galvaudé et utilisé à des fins commerciales. Concernant la coutellerie, il est très important que Laguiole défende le label France car la mauvaise qualité vient de l’importation.

Le Log (Laguiole origine garantie) n’a pas marché car on travaille avec le bassin thiernois, tous les jours des navettes se font entre Thiers, Laguiole, Espalion, Montézic. Que ce soit Laguiole ou Thiers, on va souffrir sans ce label France. Par exemple, en dix ans, à Nogent, les activités de coutellerie ont été divisées par dix."

D’où l’attente nationale derrière ce procès. "Laguiole, c’est le cas d’école", résume l’avocate. Même si au bout de toutes ces années et de nombreux combats, le fatalisme l’emporte chez certains. "La logique voudrait qu’on gagne mais on a déjà perdu une fois. On fait des lois européennes qui ne nous défendent pas", dit Benoît Mijoule.

À la coutellerie de l’Aubrac, pour Fabienne Albouze, "il faut espérer, être optimiste, qu’on en sorte quelque chose de positif". Le procès n’est pas tabou mais le sujet n’est pas abordé. "On ne sait plus trop quoi penser", résume Catherine Calmels. "Ce sera très long, on attend de voir, il y a énormément d’enjeu", poursuit Fabienne Albouze.

Certes, la marque Laguiole est devenue un terme générique, tombée dans le domaine public avec le procès de 1999 mais "ce n’est pas cuit", estime le maire Vincent Alazard. "Tout le monde a perdu en 1999 car le verdict a ouvert le marché à tout le monde. L’IGP est une suite. Cette démarche est le seul moyen de reprendre la main sur le couteau. On travaille sur le cahier des charges." La loi reportée à minima à la rentrée à l’Assemblée nationale ne pourra apporter de l’eau au moulin au procès ; l’édile se dit "déçu" et rappelle qu’il s’agit "d’un combat national". Mesuré aussi sur le procès, il confie "avoir raison sur le fond mais reste prudent sur la forme. Depuis trois ans, on y travaille, on l’a anticipé. C’est l’avenir de notre village."

Laguiole peut déjà s’enorgueillir de remporter la palme de la résistance ; et un prix aussi, celui du courage avec 45 000 € encore inscrits cette année au budget de la commune qui cumule depuis deux ans les déficits de la station de ski et de cet engagement.

11/04/2014

Palestine : la loi du plus fort (grâce au soutien des USA et de l'Europe)

les surlignages sont de moi

lu sur :

Israël gèle le transfert des taxes aux Palestiniens, à titre de sanction...

www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie...

Israël gèle le transfert des taxes aux Palestiniens, à titre de sanction (responsable)

10/04 | 21:44

Israël a gelé le transfert des taxes aux Palestiniens, dans le cadre d'une série de nouvelles sanctions en représailles à leurs demandes d'adhésion à 15 traités et conventions internationaux, a annoncé jeudi à l'AFP un responsable israélien.
"Il a été décidé de geler le reversement des taxes collectées par Israël pour le compte de l'Autorité palestinienne", a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Israël a également suspendu sa participation au développement d'un champ gazier au large de la bande de Gaza adjacent à un champ israélien, un projet promu depuis plusieurs années par Tony Blair, l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie).
L'Etat hébreu va en outre plafonner les dépôts bancaires palestiniens dans ses établissements financiers, a ajouté ce responsable, précisant que ces décisions faisaient suite aux "violations flagrantes des accords conclus" entre les deux parties.
"Israël précise que les pourparlers sous l'égide des Etats-Unis se poursuivront pour tenter de surmonter la crise des négociations", a néanmoins assuré ce responsable.
Ces mesures sont été notifiées aux Palestiniens par le chef de l'administration militaire israélienne dans les Territoires palestiniens, selon la même source.
Le montant des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises transitant par Israël, qui les rétrocède à l'Autorité palestinienne, s'élève en moyenne à quelque 80 millions d'euros par mois.
Ces taxes représentent plus des deux tiers des recettes budgétaires propres de l'Autorité et contribuent au paiement de plus de 150.000 fonctionnaires et des coûts de fonctionnement des ministères.
Les deux parties multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un quatrième et dernier contingent de prisonniers, réclamant désormais une prolongation des négociations de paix au-delà du 29 avril.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a riposté en signant le 1er avril les demandes d'adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux, estimant que les nouvelles exigences posées par Israël pour ces libérations le déliaient de son engagement.
Selon l'entente conclue en juillet 2013 sous l'égide des Etats-Unis, Israël s'était engagé à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant 1993.
En contrepartie, la direction palestinienne avait consenti à suspendre jusqu'à la fin des pourparlers toute démarche d'adhésion aux organisations internationales, y compris les instances judiciaires à compétence mondiale susceptibles de poursuivre Israël.   Copyright © 2010 AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) (dépêches, logo) sont protégées pas des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune des informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploité commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

10/04/2014

L'amiante, la politique et la pression des lobbies

lu sur :

Amiante : Fillon et Bertrand visés par une plainte

Le Point.fr - Publié le 10/04/2014 à 11:35 - Modifié le 10/04/2014 à 11:58

Source AFP

La CGT a porté plainte contre l'ancien Premier ministre François Fillon et l'ex-ministre Xavier Bertrand pour "mise en danger d'autrui", dénonçant le délai de mise en oeuvre d'un décret de protection des travailleurs exposés à l'amiante, ont indiqué jeudi à l'AFP ses avocats. Cette plainte a été déposée mercredi auprès de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à enquêter sur les ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions, et éventuellement à les juger, selon Mes Sofiane Hakiki et Eddy Arneton.

La Confédération, plusieurs de ses fédérations et l'Union départementale des syndicats CGT de l'Essonne mettent en cause le décret signé le 4 mai 2012 par M. Fillon, alors Premier ministre, et M. Bertrand, alors ministre du Travail et de la Santé. Ce texte concerne non seulement la protection des ouvriers qui réalisent des travaux de désamiantage ou qui interviennent sur des matériaux susceptibles de provoquer l'émission de fibres d'amiante, mais plus largement toutes les personnes travaillant dans des lieux où l'amiante est présent.

Le décret était venu diviser par dix la valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) à l'amiante, de 100 fibres par litre (f/l) à 10 f/l. Or l'entrée en vigueur de cette norme n'est prévue par le décret qu'au 1er janvier 2015. "Il est incompréhensible qu'une période transitoire aussi longue ait été instaurée par le pouvoir réglementaire alors même qu'il existait un consensus scientifique des organismes mandatés par les pouvoirs publics préconisant l'abaissement sans délai de la VLEP", indique cette plainte.

"Inertie coupable"

Celle-ci rappelle que l'ex-Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) avait préconisé dès 2009 l'abaissement de la valeur limite décidé par le décret. Le décret avait été publié après un rapport de l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) qui révélait des risques jusqu'alors méconnus : des prélèvements via une méthode inédite (Meta, microscopie électronique à transmission analytique) avaient permis de voir des fibres plus fines qui se sont avérées cancérigènes.

"A l'évidence, cette période transitoire se justifie par des motifs économiques au détriment de la santé publique", accusent les plaignants. L'instauration de ce délai, ajoutent-ils, "établit, comme l'inertie coupable des pouvoirs publics, le caractère manifestement délibéré de la violation de l'obligation particulière d'assurer la sécurité des travailleurs durant l'exécution de leur contrat de travail". Les plaignants relèvent que plusieurs pays européens, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou la Suisse appliquent depuis plusieurs années une VLEP à 10 f/l.

Une seconde plainte - cette fois contre X - a été déposée au parquet de Paris afin d'enquêter sur d'éventuelles responsabilités non ministérielles. Substance cancérogène interdite en 1997, l'amiante est jugé responsable par les autorités sanitaires de 10 à 20 % des cancers du poumon. Elle pourrait provoquer 100 000 décès d'ici à 2025.

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voir aussi sur ce blog :

Science sans conscience ......

Amiante : pas de...

Affaire de l’amiante

Lettre au Ministre du...

Justice et politique :...

02/04/2014

Absence de dialogue sur l'impact des radiofréquences sur la santé

Communiqué de presse le 2 avril 2014

ANSES – Radiofréquences et santé-environnement

Dialogue en péril

Les associations ont quitté hier après-midi la réunion du comité de dialogue Radiofréquences

et santé de l'ANSES pour dénoncer la dénaturation du dialogue au sein de cette instance mise

en place il y a trois ans pour éclairer l'agence sur les attentes de la société civile en matière

d'expertise et de recherche.

Cinq mois et demi après le rendu public du rapport d'expertise sur les risques pour la santé des radiofréquences, qui avait suscité des critiques nombreuses de la part du monde associatif,

l'ANSES avait convoqué ce 1er avril une réunion avec pour ordre du jour le débat sur le

contenu du rapport et les perspectives de poursuite du dialogue.

Déjà en désaccord et sur le contenu du rapport qu'elles considèrent comme orienté et sur le

côté tardif du débat proposé, les associations ont découvert, à l'ouverture de la réunion, que

celle-ci serait présidée non pas par M. George Mercadal, président très apprécié de cette

instance depuis sa création, mais par le Directeur général de l'ANSES.

Considérant que la démission soudaine de Monsieur Mercadal, dans une période

particulièrement critique, était symptomatique de la détérioration du dialogue à l'ANSES et

qu'un débat ouvert et objectif sur des sujets conflictuels ne pouvait se tenir sous la présidence

du directeur général de l'Agence, partie prenante du débat, elles ont donc fait part de la

déclaration commune (voir PJ *) qu'elles avaient préparée, rappelant leur attachement au

dialogue et précisant leurs exigences de changements puis elles ont quitté la salle.

Elles ont annoncé qu'elles ne pourront reprendre leur participation que lorsqu'un président

indépendant et impartial sera à nouveau nommé et que des réponses claires seront données

aux exigences de changements exprimées sur :

- la méthodologie utilisée pour qu'elle reflète l'état de la connaissance et de la

controverse ;

- la prise en compte des conflits d’intérêt ;

- la définition de ce que doit être une expertise réellement pluraliste, le concept

d'expertise collective pouvant masquer l'expression d'une pensée unique.

Contact presse :

Priartem – Janine LE CALVEZ

Collectif des électrosensibles de France – contact.electrosensible.org/

CRIIREM - Pierre LE RUZ

Robin des Toits – Etienne CENDRIER

(*)

DeclarationCommuneInterassoComiteDialogue ANSES_RF_et_sante.pdf

Les lanceurs d'alerte

à lire sur :

La ligue des lanceurs d'alerte

Le Monde -

LE MONDE | 01.04.2014 à 08h09 • Mis à jour le 01.04.2014 à 21h01 |Par Yves Eudes (Oxford (Royaume-Uni), envoyé spécial)

Une fondation pour soutenir les lanceurs d'alerte.pdf

01/04/2014

Cour internationale de justice : arrêt de la chasse à la baleine

lu sur :

Chasse à la baleine : « une décision historique, avec des répercussions mondiales »

Le Monde.fr | 31.03.2014 à 19h24 |Propos recueillis par Audrey Garric

La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné, lundi 31 mars, l'arrêt de la chasse à la baleine dans l'océan Antarctique par les JaponaisPatrick Ramage, directeur du programme Baleines du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), juge cette décision « historique » et susceptible d'entraîner l'arrêt de la chasse au cétacé dans d'autres océans.

La décision de la Cour internationale de justice constitue-t-elle un précédent ?

Patrick Ramage : Nous sommes à la fois surpris et heureux de cette décision historique. Depuis des années, des Etats et des ONG dénoncent la chasse à la baleine japonaise, assurant qu'elle n'est pas menée à des fins scientifiques mais commerciales. Pour la première fois, la plus haute autorité juridique du monde l'a reconnu : le programme de recherche Jarpa II [Japanese Whale Research Program under Special Permit in the Antarctic] mené dans l'Antarctique ne remplit pas les conditions de la recherche scientifique. Or, comme la Commission baleinière internationale a pris en 1986 un moratoire n'autorisant la chasse à la baleine qu'à des fins scientifiques, la CIJ a déclaré que le Japondevait stopper immédiatement cette chasse en Antarctique.

C'est la première fois que le sujet de la chasse à la baleine — et de manière générale un cas concernant la faune sauvage — est amené devant cette cour. Et cette procédure inédite se solde par une victoire pour la biodiversité.

Cette décision peut-elle avoir une portée plus large ?

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  • Pêche à la baleine : le Japon dans le collimateur de la justice

    Accusé par l'Australie d'utiliser la recherche scientifique comme prétexte à une chasse commerciale de la baleine, le Japon s'est vu ordonné lundi 31 mars l'arrêt de ses activités de pêche aux cétacés par la Cour internationale de justice (CIJ), saisie en 2010 par Canberra. La CIJ a notamment pointé du doigt le « manque de transparence » dans l'établissement de quotas « non raisonnables ». Bien que « profondément déçu », le Japon a affirmé qu'il « respectera la décision de la Cour ». Selon l'Australie, le Japon a chassé plus de dix mille baleines entre 1987 et 2009, principalement des petits rorquals, ou baleines de Minke. Images : Reuters - lundi 31 mars 2014

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La décision de la Cour internationale de justice, dans un sens strict, n'interdit pas de tuerdes baleines, mais vise la campagne japonaise dans l'Antarctique. Toutefois, ses répercussions devraient être mondiales : le jugement devrait augmenter la pression sur les autres campagnes de chasse à la baleine et les rendre plus difficiles à justifier. Ce sera le cas pour les campagnes que le Japon mène sur ses côtes et dans l'océan Pacifique nord, mais aussi pour l'Islande, qui avance des raisons à la fois commerciales et scientifiques. Le cas de la Norvège, par contre, sera plus difficile à résoudre : Oslo a refusé de reconnaître le moratoire sur la chasse commerciale en 1986.

De nombreuses baleines pourraient finalement être sauvées. On estime que le Japon a chassé plus de 10 000 cétacés entre 1987 et 2009, principalement des petits rorquals, ou baleines de Minke. La Norvège en a tué 590 en 2013 et l'Islande, 172.

Pensez-vous que le Japon va respecter cette interdiction ?

Le porte-parole de la délégation japonaise a dit qu'il se conformerait à la décision de la CIJ. La pression sur le Japon est aujourd'hui telle qu'il lui sera difficile de passer outre. Pour cette même raison, il est également très peu probable que le Japon quitte la Commission baleinière internationale. Tokyo pourrait lancer un autre programme de recherche scientifique pour contourner l'interdiction. Mais ce serait techniquement difficile et très cher à mettre en œuvre.

Pourquoi le Japon déploie-t-il tant d'énergie pour continuer à chasser la baleine alors que sa population n'en consomme presque plus la viande ?

Les campagnes de chasse se poursuivent au Japon, malgré la pression des associations écologistes, pour des raisons nationalistes.

Après la seconde guerre mondiale, le Japon avait besoin de la chasse à la baleine pournourrir sa population. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. A tel point que, depuis quelques années, l'essentiel des stocks de viande de baleine ne trouvent plus preneurs. La population japonaise ne soutient pas la chasse : elle y est en réalité indifférente.

Si les campagnes de chasse se poursuivent, malgré la pression des associations écologistes, c'est pour des raisons nationalistes et de fierté patriotique. Certains dirigeants estiment que cette tradition ancestrale fait partie de l'essence japonaise. Les agences de pêche, qui font partie du ministère de l'agriculture, de l'élevage et des forêts, font également pression pour continuer à bénéficier des crédits des programmes de chasse. Le Japon doitsortir de cet héritage rétrograde, et par exemple développer le tourisme autour de l'observation des baleines (whale watching), que pratiquent de nombreux pays.

La recherche scientifique sur les baleines est-elle encore nécessaire ?

La recherche scientifique reste indispensable mais ne nécessite pas de tuer des baleines. Les technologies modernes — appareils photos, caméras, satellites — permettent, par l'observation des cétacés dans leur environnement naturel, de progresser dans leur connaissance bien plus que l'étude de cadavres. Ces outils aident à déterminer le nombre de ces mammifères, comment ils utilisent l'océan pour évoluer ou comment ils communiquent entre eux. Il reste encore beaucoup de mystères dans les mers.