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29/03/2014

Municipales : à peine 14% des villes sont dirigées par des femmes

les surlignages sont de moi.

  1. Voir aussi la note du 13/2/14 sur ce blog : L'insurrection est, pour le peuple et pour chaqueportion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs....

lu sur :

www.lemonde.fr/politique/article/2014/03/21/malgre-la...

LE MONDE | 21.03.2014 à 11h24 • Mis à jour le 21.03.2014 à 11h24 |Par Patrick Roger

Connaissez-vous Odette Roux ? Cette résistante, membre du Parti communiste, fut la première femme, en 1945, à l'âge de 28 ans, à devenir maire, aux Sables-d'Olonne (Vendée). Elle est décédée il y a moins de deux mois, le 30 janvier, dans le plus strict anonymat.

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Soixante-dix ans après l'ordonnance du 5 octobre 1944 qui accorda le droit de vote et d'éligibilité aux femmes, il n'est certes plus nécessaire d'avoir fait ses armes dans la Résistance pour accéder au fauteuil de maire si l'on est une femme. Mais, en dépit de la loi du 6 juin 2000 « tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », cela reste… un parcours du combattant.

Si la loi, en effet, oblige à déposer aux élections municipales des listes composées alternativement de candidats de chaque sexe, la tête de liste – qui, dans la pratique, s'impose comme le futur maire potentiel – revient, dans la majorité des cas, à un homme. Cette année encore, sur les 4 095 listes enregistrées dans les communes de plus de 10 000 habitants, une sur cinq seulement est conduite par une femme.

34,8 % DE FEMMES DANS LES CONSEILS MUNICIPAUX

La loi peut être un levier pour favoriser l'égalité mais, en matière électorale, le rôle des partis, qui, selon la Constitution, « concourent à l'expression du suffrage », reste déterminant. C'est à eux, en leur sein, selon les modalités dont ils se dotent, qu'il revient de décerner les investitures. Et l'écrémage, à ce niveau, est rédhibitoire. La couleur politique, pour le coup, est secondaire. Le plafond de verre se situe exactement à la même hauteur pour le PS, l'UMP, l'UDI ou le FN : tous présentent entre 16 % et 18 % de femmes en tête de liste. Parmi les formations les plus représentées, seules les listes écologistes (34 %) et du Front de gauche (29 %) accordent une part plus avantageuse aux femmes.

Le résultat, en termes de représentation des femmes dans les conseils municipaux, est inéluctable. Grâce à la loi de 2000, les femmes représentent 34,8 % des élus dans les conseils municipaux, mais elles ne sont que 13,9 % à exercer la fonction de maire. Moins de 10 % des villes de plus de 3 500 habitants ont une femme maire. Quand on passe aux villes de plus de 100 000 habitants, elles ne sont plus que six : Hélène Mandroux (PS) à Montpellier, Martine Aubry (PS) à Lille, Adeline Hazan (PS) à Reims, Maryse Joissains-Masini (UMP) à Aix-en-Provence, Dominique Voynet (EELV) à Montreuil et Huguette Bello (PLR) à Saint-Paul, à la Réunion. Une seule certitude, la capitale, Paris, sera pour la première fois dirigée par une femme à l'issue des prochaines élections municipales.

Le résultat est encore plus confondant dans les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) – les « intercos » –, dont les conseillers communautaires étaient, jusqu'à présent, désignés par les conseils municipaux. Les femmes y représentent 28 % des conseillers mais 7,2 % seulement des EPCI sont présidés par une femme.

DE NOUVELLES DISPOSITIONS

Ainsi, de manière nette, s'opère une distinction entre féminisation et partage du pouvoir. La sous-représentation des femmes persiste pour les mandats et fonctions électives qui ne sont pas soumis à l'obligation paritaire. Sans parler des inévitables attributions de délégations répondant, encore, à de supposées compétences particulières : les femmes à la scolarité ou à la culture, aux hommes les finances ou l'urbanisme, malgré la loi du 31 janvier 2007 qui a introduit la parité dans les exécutifs municipaux.

Petit à petit, cependant, les avancées vers une reconnaissance de la place des femmes dans les institutions politiques se consolident. Ces élections municipales vont marquer l'entrée en vigueur de nouvelles dispositions issues de la loi du 17 mai 2013 qui vont, mécaniquement, augmenter la proportion de femmes élues dans les conseils municipaux et dans les « intercos ».

Tout d'abord, le seuil de population à partir duquel s'applique l'obligation de présenter des listes paritaires a été abaissé de 3 500 à 1 000 habitants. Ce sont environ 20 000 femmes qui vont faire leur entrée aux conseils municipaux dans ces communes.

POUR LES PROCHAINS SCRUTINS

L'autre nouveauté de ce scrutin tient dans le jumelage entre le vote pour les conseils municipaux et la désignation des conseillers communautaires. Sur le même bulletin de vote figureront donc la liste des candidats au conseil municipal et, parmi eux, celle des candidats « fléchés », appelés à siéger également à l'« interco », avec une obligation de parité pour les deux listes.

D'autres dispositions visant à imposer l'« égalité réelle » entre les hommes et les femmes figurant dans le projet de loi adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 28 janvier 2014 – telles que la parité entre le maire et son premier adjoint – ne pourront s'appliquer dès ce scrutin. De même que la mise en application du non-cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. Elle ne deviendra effective que pour les prochains scrutins, à partir de 2017 et ce sera, pour la parité, un saut décisif.

Demain, municipales 2014. Plongeons dans le marigot.

lu sur :

www.lepoint.fr/municipales-2014/municipales-les...

Le Point.fr - Publié le 27/03/2014 à 12:22 - Modifié le 27/03/2014 à 12:34

Par 

Achat de votes, trucage des urnes... Retour sur des condamnations d'élus, prêts à tout pour briguer la mairie qu'ils convoitent. Florilège.

À droite comme à gauche, certains candidats se laissent parfois dévorer par leurs ambitions - au détriment de la légalité. Clientélisme pour les uns, fausses procurations pour les autres... Des politiques véreux sont prêts à tout pour remporter le scrutin. Certains, bien connus, sont allés jusqu'à acheter leurs voix. Quand d'autres se sont tout bonnement contentés de créer des listings d'électeurs fictifs. Dans le livre Délits d'élus, publié aux éditions Max Milo, Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot ont dressé un long inventaire des magouilles d'élus en tout genre. Les archives judiciaires font le reste. Palmarès.

Des bulletins de vote plein les chaussettes

En 2008, lors des élections municipales, des bulletins de vote sont retrouvés dans les poches et les chaussettes du président d'un des bureaux de vote de Perpignan. L'homme n'est autre que le frère d'un colistier de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan jusqu'en 2009 et président de la communauté d'agglomération. Il sera surpris une "deuxième fois en pleine tentative de faire disparaître des enveloppes contenant des bulletins de vote" d'une autre liste, explique le Conseil d'État. Le 7 octobre 2008, le tribunal administratif de Montpellier invalide les élections municipales. Jean-Paul Alduy est finalement réélu l'année suivante, avant d'abandonner son mandat pour se consacrer à ses autres activités politiques. Anecdote amusante : lors du procès, un des mis en examen avait déclaré pour sa défense : "Si j'avais voulu frauder, j'aurais pris un vêtement avec des poches adéquates." 

Des procurations à tout-va

En 2008, Jean Barull, maire du Passage d'Agen depuis 1995, risque de laisser sa casquette de maire sur son bureau. Au terme d'une campagne acharnée, l'élu finit par l'emporter par 108 voix d'avance, avant d'être accusé de fraude électorale par son adversaire. De fausses procurations avaient en réalité été fabriquées ou signées en blanc par l'équipe de campagne du maire. Jean Barull a été condamné à 10 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende et trois ans d'interdiction de ses droits civiques. Il s'est pourvu en cassation qui a confirmé sa peine.

Le bidonnage des listes électorales

En matière de fraude électorale, Jean Tibéri, le sulfureux maire du Ve arrondissement de Paris, est certainement le nom qui revient le plus souvent. L'élu a été condamné en 2013 en appel à dix mois de prison avec sursis, 10 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour atteinte à la sincérité du scrutin. Jean Tiberi était accusé d'avoir inscrit des proches, des militants de son parti et des personnes n'habitant pas le 5e arrondissement sur les listes électorales. C'est en 1997, au moment des élections législatives, que le Canard enchaîné avait publié un article affirmant qu'en échange de fausses domiciliations, les Parisiens approchés par Tiberi s'étaient vu promettre des places de crèche ou de logements sociaux. Jean Tibéri s'est pourvu en cassation. Pour les élections 2014, le fils de Jean Tiberi a présenté sans succès une liste dissidente contre celle de l'UMP Florence Berthout. 

En matière de fraude électorale, mentions spéciales à Jack-Yves Bohbot, ancien premier adjoint de IIIe arrondissement de Paris qui "pratiquait le même sport que celui du 5e : le recrutement massif d'électeurs", selon les auteurs de Délits d'élus. Il a été condamné en 2006 à 12 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende. Tout comme Philippe Dominati, conseiller de Paris, condamné à six mois de prison avec sursis, ou encore Anne-Marie Affret, condamnée à 8 mois de prison avec sursis. 

Des subventions pour faire l'ordre dans les quartiers

Sylvie Andrieux, députée sans étiquette depuis son éviction du PS et conseillère communautaire de Marseille, savait se faire respecter dans les quartiers nord de Marseille. L'élue a été condamnée en 2013 à 3 ans de prison dont deux avec sursis, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. Sylvie Andrieux était accusée d'avoir détourné des fonds publics pour arroser en subventions de fausses associations marseillaises. Une manoeuvre électoraliste qui lui permettait d'obtenir du monde dans ses meetings, le calme lors de ses déplacements et, bien sûr, un réservoir de voix. Elle a fait appel de cette condamnation, affirmant qu'elle n'était pas l'organisatrice de ce détournement de fonds. 

Quand Hoarau graissait la patte de ses adversaires

Claude Hoarau, candidat à la mairie de Saint-Louis à la Réunion en 2008, s'est vu annuler son élection par le tribunal administratif. Le politique s'était engagé, en échange de voix, à embaucher plusieurs proches de ses concurrents. Et puisque les deux hommes font les choses dans les règles de l'art, le tout avait été "formalisé par écrit et dûment signé par les deux parties". Un document qui tombera entre les mains de la justice. 5 ans d'inéligibilité, 4 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d'amende pour discrimination à l'embauche et prise illégale d'intérêt contre le maire déchu. Claude Hoarau s'est pourvu en cassation et a été débouté.

Si c'est pas moi, ce sera ma femme 

Le maire du Barcarès n'est pas du genre à renoncer à sa commune. En 1999, Alain Ferrand est condamné pour abus de biens sociaux et prise illégale d'intérêts dans une sombre histoire de gestion de casinos. L'élu écope de 3 ans de prison avec sursis, 300 000 francs d'amende, et bien sûr, une peine d'inéligibilité de 3 ans. Il doit donc quitter la mairie et lègue le flambeau à sa femme. Alain Ferrand est présent partout aux côtés de sa femme qui restera à la tête de la mairie 12 ans de suite. Puis, elle est elle-même déclarée inéligible. Alain Ferrand se représente donc et est élu dès le premier tour avec près de 53 % des voix. C'est ce qu'on appelle un couple qui marche.

La voiture de fonction devient une voiture personnelle

Mesdames et messieurs les candidats, si d'aventure vous perdiez les élections au second tour des municipales 2014, que l'idée ne vous prenne pas d'embarquer avec vous la voiture de fonction de la mairie. En 2008, Michel Duhau, maire de Vaujours, s'incline devant son adversaire. L'élu partira avec la Laguna de service. Il explique au Parisien dans son édition du 21 mars 2009 : "C'était ma voiture, j'ai vécu trois ou quatre ans avec elle, je ne voulais pas voir un de ces élus rouler dedans." "Il vend donc le véhicule à un prête-nom avant de le lui racheter un mois plus tard", écrivent Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Bobigny à 15 000 euros de dommages et intérêts à verser à la commune. 

24/03/2014

L'enjeu des élections municipales pour le clientélisme. Un exemple : Montepllier

Un excellent documentaire à diffuser largement autour de vous, si possible avant le deuxième tour des municipales, dimanche prochain !

communiqué :

Nous recherchons actuellement un lieu pour organiser une projection débat, vos suggestions sont d'ailleurs les bienvenues. En attendant l'annonce de cette date "officielle", (que nous ne manquerons pas de vous communiquer). Nous comptons sur tous les réseaux disponibles pour faire circuler ce travail (à vos facebook, twitter, blogs et autres). En espérant qu'il vous plaira et que vous y retrouverez vos différents engagements.
 Un grand merci à tous.
 
Bien amicalement
 Check up production
 Simon Robert

20/03/2014

Le commerce mondial des armes

lu sur :

www.lemonde.fr/.../armement-qui-vend-a-qui_4385736_3210.html

extrait du portfolio :

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Lire le diaporama

Sur la période 2009-2013, les transferts d’armement ont rebondi, dévoile le dernier rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) (*). Au-delà de ce regain, quelles leçons tirer des chiffres du commerce mondial des armes ?

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1. Agressivité américaine

Le président des Etats-Unis est un Prix Nobel de la paix soucieux de conforter sa place de premier vendeur d’armement dans le monde. Depuis la réforme de 2010 qui a assoupli les règles d’exportation des matériels américains, les ventes explosent dans certaines régions : entre 2007 et 2012, elles ont bondi de 20 % en Asie, de 30 % au Moyen-Orient et même de 1 100 % en Afrique. Il s’agit de garantir des débouchés aux industries nationales, car le budget de la défense américaine baisse. « On constate beaucoup plus d’agressivité sur les marchés, comme en a témoigné le lobbying de John Kerry pour imposer un système de défense antiaérienne à Oman », a souligné Aude Fleurant, un des experts réunis par l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem), lundi 17 mars.

D’un côté, le contrôle est allégé pour mieux exporter certains matériels (notamment avec les partenaires privilégiés, Royaume-UniAustralieCanada). De l’autre, il est resserré pour les équipements situés au cœur de l’avance technologique américaine.

2. Explosion chinoise 

En une décennie, la France a rétrogradé de la quatrième à la cinquième place parmi les exportateurs mondiaux d’armement. En 2012, une autre puissance européenne, le Royaume-Uni, était sortie du « top 5 ». En cause : la Chine. Les transferts d’armes chinois ont augmenté de 212 % entre 2009 et 2013, la part de marché du pays triplant (de 2 % à 5,5 %).

Pékin a réussi à vendre un système antimissile à la Turquie, membre de l’OTAN. La Chine devient un concurrent, même pour la Russie, pays solidement installé à la deuxième place mondiale des exportateurs. La Chine développe une stratégie « armes contre pétrole » pour occuper des positions-clés, souligne Emmanuel Puig, du Centre Asia à Paris. Ainsi, les opérateurs d’Etat qui gèrent les ventes d’armes offrent aussi des capacités dans le BTP. Armes contre exploitation de mines de cuivre en Birmanie, ou armes contre achat de terres en Afrique, les méthodes chinoises sont redoutables. 

3. Vulnérabilité africaine

La croissance économique de l’Afrique suscite l’appétit des vendeurs d’armes. Les dépenses militaires n’y pèsent que 2,2 % du total mondial, mais elles ont crû de 60 % au sud du Sahara en dix ans, et de 133 % en Afrique du Nord. L’Algérie à elle seule représente 36 % des importations africaines. La Russie a pu vendre en Afrique des armes sophistiquées, telles que ses chasseurs Sukhoï 30 à l’Ouganda.

La Chine, là encore, se distingue « par son omniprésence : dans 21 pays », souligne Luc Mampaey, du Groupe de recherche et d’information sur la paix (GRIP) de Bruxelles. Mais « avant de nous précipiter, nous devrions redoubler d’efforts pour contenir la prolifération des armes légères, facteur d’instabilité majeur en Afrique », ajoute cet expert.

(*)

AT_2014_fre.pdf 

L’ASIE DU SUD ET LE GOLFE MÈNENT LA HAUSSE DES IMPORTATIONS D’ARMEMENT, LES EXPORTATIONS RUSSES

AUGMENTENT, AFFIRME LE SIPRI

Êtes-vous pour le traité de libre échange transatlantique ? (ou pour sortir de l'Europe du libre échange ?)

voir aussi sur ce blog :

Sortir de "l'Europe à 27" ? : Une place pour tous !

uneplacepourtous.midiblogs.com/.../sortir-de-l-europe-a-27.html
 
Sortir de "l'Europe à 27" pour échapper à l'impérialisme mercantile du néolibéralisme ? ...20/05/2013Sortir de ... Manière de voir » n°129 / Juin - juillet 2013.

 

Lu sur le Canard Enchaîné de cette semaine :

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19/03/2014

France : atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par les PCB

Un site intéressant, surtout si vous mangez du poisson :

www.robindesbois.org/PCB/PCB_hors_serie/ATLAS_PCB.html 

extrait :

La bombe PCB et les moyens de la déminer

Voici la 7ème édition de l’atlas des sites terrestres et aquatiques pollués par les PCB. Pour pallier aux éventuelles insuffisances et aux fragmentations des sources officielles, les archives de Robin des Bois et les alertes transmises par des lecteurs des atlas antérieurs sont aussi mobilisées.

Les PCB (PolyChloroBiphényles), notamment ceux qui sont apparentés aux dioxines – les dioxin-like – sont des cancérogènes probables. Ils sont reconnus en tant que perturbateurs endocriniens, ils peuvent générer des malformations fœtales, un affaiblissement des systèmes immunitaires, des troubles du cycle de reproduction, de la croissance et du système nerveux. Ces effets affectent toutes les espèces animales, y compris l’espèce humaine et sont en synergie avec ceux d’autres polluants persistants.

09:50 Publié dans eau | Lien permanent | Commentaires (0)

18/03/2014

TRACFIN et les politiciens professionnels (affaire Cahuzac)

lu sur  MEDIAPART :

Soutien au lanceur d'alerte Olivier Thérondel le 21 mars

Que nous apprend Olivier Thérondel (peudo La Fouine) ?

Tracfin, chargé de contrôler les mouvements suspects de capitaux, est paralysé par le pouvoir politique dès que son action gène ce pouvoir. Or quand 600 000€ sont rapatriés par Jérome Cahuzac de Singapour,  Bercy ou une autre haute autorité bloque le dossier. La pression exercée sur Mr Carpentier, directeur de Tracfin par Bercy est répercutée sur le travail d’Olivier Thérondel. Le dossier est enterré alors qu’il est d’importance. Olivier Thérondel est le lanceur d’alerte qui fait dérailler l’enchainement de compromissions qui voudraient que les citoyens ne connaissent rien de ce qui les concerne au premier chef.

Nous devons le soutenir, comme James Dunne et d’autres, car en n’acceptant pas de rentrer dans les combines de ses supérieurs il nous défend tous. Son action est exemplaire. Or aujourd’hui la machine bureaucratique voudrait lui faire payer son acte courageux. Ne la laissons pas faire. CAMédia a commencé à organiser un soutien financier pour James Dunne et a entamé des démarches pour associer diverses organisations dans la défense des lanceurs d’alerte. Les besoins d’Olivier Thérondel ne sont pas pour l’instant financiers.

Soutenons-le en diffusant partout l’information sur son affaire, en étant  nombreux à son procès le 21 mars au TGI de Paris, à 13h30 et sachons nous concentrer sur les vrais complices des malversations qui sont les adversaires.

Roger Evano et Marielle Billy

liens :

14/03/2014

Dix morts à Gaza

France Inter

ment !

çà me rappelle :

BBC : "Radio Paris ment" - Jalons Pour l'histoire du temps présent ...

fresques.ina.fr/.../bbc-radio-paris-ment-et-messages-personnels.html
 

Générique de l'émission de la BBC à destination de la France, avec la ritournelle très connue : "Radio Paris mentRadio Paris ment, Radio Paris est allemand".

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Gaza: Mensonges flagrants à France Inter, par Michèle Sibony

A lire sur le site de l'Agence.

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Sur le même sujet, sur le site de l' Agence Media Palestine | SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE

www.agencemediapalestine.fr/

"Les médias occidentaux montrent la version israélienne, et n’évoquent jamais les dix morts palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, assassinés de sang froid par l’armée de l’occupation israélienne la veille de cette nouvelle escalade militaire israélienne contre la bande de Gaza : deux poids et deux mesures !"

Lire le texte de Ziad Medoukh ce vendredi 14 mars.

13/03/2014

Les ressources minières ne sont pas inépuisables, c'est évident

lu sur :

Les ressources minières, un bien commun mondial bientôt rare 

Le Monde

LE MONDE | 13.03.2014 à 11h57 |Olivier Abel (philosophe) et Jacques Varet (géologue)

L'annonce le 21 février par le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, de la création d'une Compagnie nationale des mines a mis en lumière une question qui, malgré cet intitulé d'apparence vieillotte, n'a rien à voir avec le capitalisme du XIXe siècle. Il s'agit au contraire d'une question inédite et urgente, qui marque un tournant pour nos sociétés. 

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Nous prenons en effet conscience de la raréfaction des ressources naturelles, des conséquences de leur mauvais usage, et nous devons par conséquent nous doter des instruments de mesure et de gouvernance nécessaires pour assurer la transition qui s'impose.

Les années de croissance forte dont nous avons profité dans les décennies précédentes sont largement liées au bénéfice que nous avons tiré de l'exploitation planétaire des ressources fossiles, notamment pétrolières.

160 MILLIARDS DE TONNES DE CHARBON ET 155 MILLIARDS DE TONNES DE PÉTROLE BRÛLÉES

L'humanité a brûlé, depuis le début de leur extraction, 160 milliards de tonnes de charbon et 155 milliards de tonnes de pétrole. Elle brûle encore chaque année 10 milliards de tonnes de carbone. Et il faudra bien que les populations des pays émergents puissent bénéficier des mêmes avantages que nous !

Or, ces ressources sont aujourd'hui payées à un prix qui n'a rien à voir avec leur rareté réelle, car ce prix dépend du seul rapport instantané entre la demande et la production.

Mais il n'y a pas que la crise des ressources énergétiques fossiles : il se profile derrière elle une crise des ressources minières. La délocalisation accélérée de l'activité de production manufacturière, des pays développés du Nord vers la Chine et les nouveaux pays industrialisés, a bénéficié non seulement des bas prix de leur main-d'oeuvre, mais aussi de celui de leurs matières premières.

Ces pays ont exploité leur propre sous-sol sans toujours mesurer ni l'épuisement des réserves, ni l'impact sur l'environnement. Aux prises avec une croissance à deux chiffres, devenus à leur tour massivement importateurs, leur demande s'est heurtée à leur capacité insuffisante de production.

PERSPECTIVES À PRÉCISER 

Et nous voici confrontés à une question lancinante : cette crise est-elle due à des investissements insuffisants en matière d'exploration-production, ou à une réelle limitation physique des ressources du sous-sol ?

Pour le pétrole, la réponse approche du consensus : au mieux, on plafonne, et l'on n'augmentera plus significativement la production. Pour les autres ressources minérales, les perspectives restent à préciser, mais on ne peut plus croire à une croissance illimitée.

Il est vrai qu'on avait cru aussi plus rentable d'investir dans l'économie immatérielle plutôt que dans l'économie réelle. Même les entreprises spécialisées dans la recherche minière n'avaient plus aucun intérêt à investir dans la production : il était devenu beaucoup plus attrayant d'acheter des actions des producteurs en place.

En France, par exemple, au cours des vingt dernières années, les investissements en exploration minière ont été très faibles. Les compagnies n'ont plus recruté de personnels compétents. Par ricochet, même les universités et les écoles d'ingénieurs ont cessé de former des personnes capables de découvrir de nouvelles ressources.

LA VRAIE VALEUR DES RESSOURCES

Comment sortir de cette logique de rentabilité immédiate, qui ressemble de plus en plus à une politique de l'autruche ? On voit bien que les prix des produits ne reflètent pas la réalité de la rareté physique de la ressource. Il serait nécessaire de parvenir à établir un système économique qui soit basé sur la vraie valeur des ressources minérales et énergétiques, c'est-à-dire sur leurs raretés physiques respectives.

Ce n'est pas hors de portée. Dans le domaine climatique, on est parvenu – grâce aux travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) – à se doter d'une vision globale. De même, en matière de ressources minières, dans l'état actuel de développement des connaissances et des capacités d'échanges entre scientifiques (qu'ils soient dans la recherche publique, dans les entreprises ou les administrations), il n'y a pas de raison de ne pas parvenir à fédérer un observatoire en réseau capable de quantifier les réserves et de contribuer à établir une valeur de ces biens qui ne soit pas seulement déterminée par des échanges de court terme, mais selon des perspectives établies à long terme, sur plusieurs générations.

Un tel « Groupe international d'étude des ressources minérales » (Gierm) viendrait compléter les travaux du GIEC et assister les instances multilatérales chargées de publier ces données, de telle sorte que le marché de court terme ne soit plus seul à moduler les prix. Y introduire la valeur d'épuisement des ressources n'est plus un luxe, mais simplement une question de réalisme, si l'humanité, occupée à ses bulles spéculatives, veut ne pas se heurter frontalement au mur de la rareté.

À L'ÉCHELLE MONDIALE

Nous ne sommes pas naïfs : rien n'indique qu'un tel organisme international de régulation et de recyclage responsable des ressources puisse aisément s'imposer dans l'agenda des Etats et des industries, qui en sont toujours à préparer la prochaine guerre pour le contrôle des ressources, plutôt que d'envisager un tel bouleversement de nos modes de vie.

Chaque Etat, chaque grande compagnie, préfère en effet organiser l'opacité autour de ses réserves et de ses manques, tant nos sociétés sont sous l'emprise de véritables addictions et habitudes de déplacement et de consommation, en même temps que de rivalités nationalistes qui nous rendent capables du pire.

C'est pourquoi, au-delà de ces propositions, nous voyons bien que la crise des ressources qui se profile est en fin de compte l'expression d'une crise d'orientation globale de nos sociétés, incapables de sortir de leurs vieux réflexes et d'investir vers un autre avenir.

Créer une Compagnie nationale des mines n'a de sens que si cette démarche est déployée à l'échelle mondiale, pour prendre au sérieux l'interdépendance générée par la mondialisation et la vulnérabilité des humains à l'épuisement de leur planète. La vraie naïveté, pour chacun des acteurs, serait de croire possible de se sauver tout seul.

11/03/2014

Municipales : pas de candidat ? Voir le code général des collectivités territoriales.

lu sur Libération :

 Près de 2% des électeurs français sont candidats aux ...

www.liberation.fr/politiques/2014/03/07/pres-de-2-des...   En cache

Que se passe-t-il en l’absence de candidat aux municipales ?

SYLVAIN MOUILLARD 6 MARS 2014 À 08:25

Les aspirants-maires ont jusqu’à ce jeudi soir, 18 heures, pour déclarer leurs candidatures auprès de la préfecture de leur département. Pour la première fois cette année, chaque candidat a l’obligation de se déclarer auprès de la préfecture de son département. Et ce quelle soit la taille de la commune, alors que jusqu’à présent cette obligation ne s’appliquait qu’aux têtes de liste des communes d’au moins 3 500 habitants. 
A l'approche de l'échéance, certaines communes n'ont toujours pas de candidats déclarés et les préfectures s'inquiètent des afflux de dépôts de liste de dernière minute. Mardi soir, 109 localités de moins de 1 000 habitants étaient sans prétendant dans l’Yonne, 61 en Côte-d’Or, 52 en Charente-Maritime…
Qu’adviendra-t-il si d’aventure aucun impétrant ne se manifestait d’ici là ? La réponse est simple : on ne votera pas le 23 mars prochain. En l’absence de candidat, le préfet met alors en place une «délégation spéciale», pour une durée maximale de trois mois. Une procédure prévue par le code général des collectivités territoriales.
Cette délégation, composée de fonctionnaires territoriaux ou d’ex-élus, fait fonction de conseil municipal. Elle élit son président, qui remplit alors les fonctions de maire. Ses pouvoirs sont limités «aux actes de pure administration conservatoire et urgente». A l’issue du délai de 90 jours, une élection partielle est organisée… à condition de que bonnes âmes décident de se porter volontaires.
Dans le cas contraire, le préfet propose la dissolution de la commune et son rattachement à une commune voisine. Un cas inédit jusqu’à aujourd’hui.
 
Sylvain MOUILLARD

10/03/2014

Municipales 2014 : campagne jusqu'au 22 mars

lu sur :

L'actualité du 10/03/2014

Lancement de la campagne électorale pour les municipales
Elle prendra fin le 22 mars à minuit, à la veille du premier tour. 900 000 candidats se présentent dans les 36 000 communes.

AFP 10 MARS 2014 À 07:55

Elle prendra fin le 22 mars à minuit, à la veille du premier tour. 900 000 candidats se présentent dans les 36 000 communes.
 
La campagne officielle pour le 1er tour des municipales, au cours de laquelle plus de 900 000 candidats vont se disputer les suffrages des électeurs dans les 36 000 communes de France, a commencé ce lundi à zéro heure avec l’apparition des premières affiches sur les panneaux électoraux. Elle prendra fin le samedi 22 mars à minuit, à la veille du premier tour. En cas de second tour, la campagne sera ouverte du lundi 24 mars zéro heure au 29 mars à minuit.
Toutefois, même si la campagne électorale ne sera close que le samedi à minuit, il sera interdit, dès le vendredi à minuit, de distribuer des bulletins, des tracts et autres documents, de diffuser par voie électronique tout message ayant un caractère de propagande électorale, et de procéder à l’appel téléphonique en série des électeurs pour les inciter à voter pour un candidat.
Durant la campagne, les candidats ont plusieurs moyens de propagande à leur disposition. Ils peuvent tenir des réunions électorales, sans autorisation préalable. Ils disposent aussi des panneaux d’affichage. Tout affichage est d’ailleurs interdit en dehors des panneaux mis en place par les mairies. Les affiches doivent être imprimées sur papier blanc. Celles comprenant une combinaison des couleurs bleu, blanc et rouge, à l’exception de la reproduction de l’emblème d’un parti ou groupement politique, sont interdites.

COMMISSIONS DE PROPAGANDE

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les panneaux sont distribués dans l’ordre d’arrivée des demandes. Dans les communes de 1 000 habitants et plus, ils sont distribués dans l’ordre résultant d’un tirage au sort qui a lieu après le dépôt des listes.

Par ailleurs, dans les communes de 2 500 habitants ou plus, des commissions de propagande ont été installées par la préfecture pour adresser aux électeurs les documents électoraux officiels (une circulaire et un bulletin de vote de chaque liste candidate). Elles doivent également envoyer dans chaque mairie les bulletins de vote de chaque liste. Les candidats ne sont pas contraints de recourir aux services des commissions de propagande et peuvent remettre directement à la mairie leurs bulletins de vote.

Dans les communes de 1 000 habitants ou plus, l’Etat prend à sa charge le coût du papier, l’impression des bulletins de vote, circulaires et affiches et les frais d’affichage de la campagne officielle dans le cas où la liste a obtenu 5% des suffrages exprimés.

En revanche, depuis le 1er septembre dernier, toute campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une commune ou d’une intercommunalité est interdite. Les candidats ne peuvent pas faire porter non plus à la connaissance du public un numéro d’appel téléphonique ou télématique gratuit.

Si les candidats ou les listes peuvent créer et utiliser leurs sites internet dans le cadre de la campagne, le ministère de l’Intérieur leur recommande, en ce qui concerne les blogs, de se conformer aux dispositions relatives à l’utilisation des sites internet «dits classiques», en l’absence de jurisprudence.

Par ailleurs, l’interdiction de recourir à tout procédé de publicité commerciale par voie de presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle pendant les six mois précédant l’élection peut être entendue comme s’appliquant à tous les procédés de publicité couramment employés sur internet. Les candidats ne peuvent donc pas recourir à des achats de liens sponsorisés ou de référencement par mots-clés payants.

Les candidats ou les listes sont également invités à bloquer les discussions entre internautes sur leur site internet la veille du scrutin, pour éviter qu’y soient diffusés des messages «ayant le caractère de propagande électorale».

09/03/2014

Exploitation des énergies fossiles : jusqu'où ira-t-on ?

lu sur :

www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/04/pollution-en..

 

LE MONDE | 04.03.2014 à 12h04 • Mis à jour le 04.03.2014 à 12h12

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Editorial.

Lundi 3 mars, les habitants de Pékin se sont de nouveau réveillés dans une ville plongée dans un smog opaque. En quelques années, le masque antipollution est devenu l'attribut du citadin chinois, effaçant la photo-souvenir des milliers d'ouvriers qui arpentaient autrefois, à vélo, les larges avenues de la capitale.

La Chine s'est développée. De façon spectaculaire. Mais ce succès – envié par les pays les plus pauvres et par les pays industrialisés en panne de croissance – butte aujourd'hui sur une réalité que les autorités ne peuvent plus ignorer : la pollution au cœur des villes donne un goût amer à cette expansion. En quelques décennies, le pays s'est hissé au rang de deuxième puissance économique mondiale, mais aussi de premier pollueur.

Près de 500 millions de personnes ont été victimes du dernier épisode de smog qui a frappé la capitale et la province industrielle du Hebei au cours des derniers jours. Les pics de pollution aux particules fines ont atteint des niveaux trente fois supérieurs au seuil recommandé par l'Organisation mondiale de la santé.

Le coût en termes de santé publique commence à être chiffré : la pollution atmosphérique a été à l'origine de 1,2 million de morts prématurés en 2010, selon une étude publiée en décembre 2012 dans la revue médicale britannique The Lancet. Et le mal des « poumons noirs », lié à l'exploitation du charbon, qui fournit à la Chine près des deux tiers de son énergie, reste la première cause de maladie du travail.

PLAINTE D'UN HABITANT DU HEBEI

L'épouvantable qualité de l'air, symptôme le plus visible de la dégradation écologique en Chine, est devenue l'une des premières sources de mécontentement de la population. Au point de susciter, fin février, la plainte officielle d'un habitant du Hebei contre le département local de protection environnementale. Cette action risque de n'être que symbolique, mais elle en dit long sur le degré d'exaspération de citoyens : ils considèrent que le gouvernement ne fait ni le nécessaire ni même l'indispensable pour protéger leur santé contre les dangers de ce développement sale.

A la tête du pays depuis un an, Xi Jinping a annoncé une série de mesures allant de la restriction de la circulation automobile dans les villes à la fermeture des usines les plus polluantes. Leur application soulève jusqu'à présent surtout du scepticisme. Lors de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire qui s'ouvre mercredi 5 mars, le président mettra en avant les réformes économiques importantes qu'il a engagées.

Mais ce sont de véritables mesures contre la pollution qui sont attendues. Les autorités chinoises ont l'art de mettre en avant sur la scène internationale un discours sur la primauté du développement économique pour éviter de prendre leur part dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais cette rhétorique est désormais battue en brèche à l'intérieur du pays. Pékin se trouve ainsi soumis à une double injonction de faire davantage : si la Chine a jusqu'à présent réussi à éluder les mises en demeure de ses partenaires étrangers, il lui sera plus difficile de rester sourde aux interpellations de sa population.

Lire (en zone abonnés) : Un citoyen chinois porte plainte pour «air pollué»

08/03/2014

Les droits des femmes en Europe et dans le monde

lu sur :

Offensive des pays conservateurs sur les droits des femmes en Europe et dans le monde

Le Monde 

LE MONDE | 08.03.2014 à 10h35 • Mis à jour le 08.03.2014 à 10h59 |Par Rémi Barroux

C'est à une épreuve de force peu visible mais intense que se livrent progressistes et conservateurs autour des « droits sexuels et reproductifs » des femmes (et notamment du droit à l'avortement), ainsi que les qualifient les conventions et textes internationaux. Alors que doit se réunir pour deux semaines, à partir du lundi 10 mars, au siège des Nations unies, à New York, la Commission du statut des femmes, chargée notamment d'évaluer progrès et défis au niveau de l'égalité entre femmes et hommes, l'inquiétude est réelle dans le camp des pays les plus progressistes.

« On assiste à une coalition objective des conservateurs de toutes obédiences et ces pays s'opposent à tout progrès en matière de droits des femmes, estime Najat Vallaud-Belkacem, la ministre française des droits des femmes, attendue à New York lundi. Il ne s'agit pas seulement de positions religieuses, mais d'une intolérance à ce que le droit international fixe des règles. »

De fait, plusieurs textes internationaux sont en cours de révision. Les Nations unies préparent ainsi pour 2015 une conférence « Pékin + 20 », destinée à réactualiser les objectifs fixés par la conférence de Pékin en 1995, parmi lesquels l'élimination de toute forme de discrimination, la garantie des droits à la santé et à l'éducation ou encore de ceux liés à la procréation. Dès septembre, doit avoir lieu, à New York, une réunion « Le Caire + 20 », censée réviser des objectifs liés au développement humain et aux dynamiques de population, intégrant en particulier les droits reproductifs et l'égalité entre femmes et hommes. La 3e conférence internationale sur la population et le développement s'était tenue dans la capitale égyptienne en 1994.

 

TENSIONS LIÉES AUX DROITS SEXUELS

« Il s'agit, plus globalement, de redéfinir les Objectifs du millénaire pour le développement, dont la date butoir est 2015, à travers les nouveaux Objectifs du développement durable pour la période 2015-2030 », explique Nicolas Rainaud, chargé de plaidoyer à Equilibres & Populations, organisation non gouvernementale travaillant à l'amélioration des conditions de vie et du statut des femmes. Dans les enceintes onusiennes, le thème qui crée le plus de tensions diplomatiques est toujours celui lié aux droits sexuels et à la santé reproductive. Certains pays ne veulent pas entendre parler de “droits”. »

Alors que, sur ces questions, des progrès avaient été enregistrés ces dernières années, la tendance semble aujourd'hui à la stagnation, voire à la régression. Il n'est même pas certain qu'un nouveau texte sera soumis à la conférence « Le Caire + 20 ». Il pourrait n'y avoir qu'un simple état des lieux, région par région, sans nouveaux objectifs.

RÉTICENCES EN EUROPE

En Europe, la Pologne et Malte sont les plus réticents. La Russie et la Hongrie freinent également, ce qui était aussi le cas de l'Irlande jusqu'à récemment. Le Vatican, selon les spécialistes du dossier, est à la manoeuvre. Une offensive religieuse relayée par les pays musulmans les plus intégristes, dans le Golfe comme en Afrique.

Cette bataille sur les textes se traduit dans les faits, à des degrés divers. En Espagne, le gouvernement tente de revenir sur le droit à l'avortement. En France, les oppositions au mariage pour tous se sont fortement exprimées dans la rue. En Ouganda, une loi antihomosexualité particulièrement dure a entraîné une réaction de la communauté internationale ainsi que le report d'un prêt de la Banque mondiale.

Voir notre infographie : L'état des législations sur l'avortement dans le monde

RÉPONSE À UNE ORIENTATION TROP « LIBÉRALE »

Pour Xavier Lacroix, doyen de la faculté de théologie de Lyon et représentant de l'Eglise catholique au sein du Conseil consultatif national d'éthique, il ne s'agit pas d'une offensive réactionnaire, mais d'une réponse à une orientation jugée trop « libérale » au niveau international. « Plutôt qu'un retour en arrière, il y a plutôt une fuite en avant et donc la nécessité, pour l'Eglise, de freiner le mouvement, explique-t-il. La liberté de choix individuel est le maître mot aux Nations unies. Or, pour l'Eglise, ce n'est pas le critère absolu. Il y a aussi le respect du bien commun, de la cellule familiale de base : père, mère et enfant. »

Devant cette contre-offensive, nombre de pays restent prudents quant à la nécessité de rouvrir certains débats. Le risque d'un recul n'est pas à écarter, disent-ils. « A partir du moment où l'agenda post-2015 est sur la table, on va devoir se battre, estime Pascal Canfin, le ministre français délégué au développement. On est dans une logique offensive, tout en ayant conscience qu'il existe un risque de régression. » « Les pays les plus conservateurs parlent le plus fort, ajoute Mme Vallaud-Belkacem. Il faut que les pays progressistes se mobilisent, se fassent entendre. »

Pour gagner la bataille, « il faut, montrer que l'accès des femmes aux différents services, santé, travail… est une question de droit, mais aussi d'efficacité », fait valoir M. Canfin, qui défend une approche pragmatique, susceptible d'entraîner des pays comptant parmi les plus réfractaires aux problématiques de droits sexuels des femmes. « Le développement ne peut exister si les femmes en restent à l'écart », ajoute-t-il.

06/03/2014

Cessons de pénaliser le boycottage d’Israël

lu sur le journal Le Monde : (les surlignages sont de moi)

Cessons de pénaliser le boycottage d’Israël

Ivar Ekeland, Rony Brauman, Ghislain Poissonnier,

Le Monde.fr,

mercredi 5 mars 2014

Il faut abroger la circulaire Alliot-Marie.

"En tant que consommateur citoyen, je n’achète pas de produits israéliens tant qu’Israël ne respectera pas le droit international ; j’appelle aussi mes conci­toyens à faire de même afin de faire pression sur Israël pour qu’il démantèle le mur de séparation et les colonies. ”

Pour avoir tenu de tels propos dans la rue ou dans des commerces, pour les avoir écrits dans des magazines ou sur Internet, près d’une centaine de personnes sont traduites en France devant les tri­bunaux.

Il s’agit de membres d’associations qui soutiennent la campagne ” Boycott-désinvestissement-sanctions ” (BDS). Ces personnes sont poursuivies par les pro­cureurs en vertu d’un texte interne au ministère de la justice adopté le 12 février 2010, dite circulaire Alliot-Marie, garde des sceaux de l’époque.

La circulaire ordonne aux parquets de poursuivre pénalement les personnes qui appellent au boycottage des produits israéliens.

Elle affirme, sans le démontrer, que l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 sur la presse permettrait de réprimer les appels lancés par des citoyens ou des asso­ciations au boycottage de produits issus d’un Etat dont la politique est contestée.

Ce texte interprète la loi de manière extensive, en contradiction avec la règle de l’interprétation stricte des lois pénales.

En effet, l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 ne s’attache pas à interdire les appels au boycottage, mais uniquement les provocations ” à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée “.

La circulaire Alliot-Marie a été critiquée par le monde associatif au nom de la liberté d’expression. Mais également par de nombreux juristes, universitaires, avocats et magistrats, en raison de son contenu qui procède à un usage détourné de la loi prévue pour lutter contre les propos racistes et antisémites.

Des procureurs ont même refusé de requérir oralement la condamnation des mili­tants de la campagne BDS, en dépit des instructions écrites de leur hiérarchie.

La cour d’appel de Paris a prononcé en 2012 des relaxes, considérant que les propos tenus relevaient de la critique pacifique de la politique d’un Etat.

La Cour euro péenne des droits de l’homme, quant à elle, rappelle très réguliè­rement que les groupes militants bénéficient sur des sujets politiques d’une pro­tection renforcée de leur liberté d’expression. Christiane Taubira a même déclaré publiquement à plusieurs reprises que cette circulaire contenait une interpré tation de la loi qui pouvait être considérée comme ” injuste ” ou ” abusive “.

L’ensemble de ces éléments et le changement de majorité politique permettaient de penser que la prise de conscience du caractère absurde de cette situation allait se traduire en acte.

Or, la circulaire Alliot-Marie de 2010 est toujours en vigueur et les poursuites pénales contre des militants de la campagne BDS continuent.

Ce faisant, la France se singularise en Europe et dans le monde : elle est le seul Etat, avec Israël, à envisager la pénalisation d’une campagne pacifique et citoyenne, demandant le respect du droit international.

Campagne pacifique en ce sens que les actions d’appel au boycottage organisées consistent en des mesures incitatives, qui se limitent à faire appel, par la diffusion d’informations, à la conscience politique des consommateurs.

Aucune forme de contrainte n’est exercée ni à l’égard des clients et des distribu­teurs français, ni à l’égard des producteurs israéliens.

En France, l’appel au boycottage, forme d’action politique non violente, s’inscrit dans le débat politique républicain depuis des décennies.

Mme Taubira l’a même qualifié de ” pratique militante, reconnue, publique ” et admet l’avoir encouragé en son temps contre les produits sud-africains, dans le cadre d’une campagne internationale que personne n’avait alors envisagé d’interdire.

Campagne citoyenne en ce sens qu’elle repose sur une mobilisation des sociétés civiles. La campagne BDS a été engagée en 2005 à la demande de172 associations et syndicats palestiniens. Elle appelle les sociétés civiles du monde entier à se mobiliser pour que leur gouvernement fasse pression sur l’Etat d’Israël.

En France, de nombreuses associations ont rejoint l’appel lancé en 2005. Les actions qu’elles conduisent dans le cadre de cette campagne se situent au cœur de la liberté d’expression et d’information des citoyens français sur un sujet interna­tional. Ces actions ne consistent pas à discriminer les citoyens israéliens : elles visent à boycotter les institutions et les produits d’Israël en vue de faire changer une politique d’Etat.

Campagne pour le respect du droit international enfin, dans la mesure où le but recherché est d’obtenir le respect des résolutions des Nations unies et la fin des politiques déclarées illégales par l’avis du 9 juillet 2004 de la Cour internationale de justice de La Haye que sont la construction du mur de sépa ration et la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

La mobilisation des sociétés civiles est rendue indispensable, car la plupart des Etats n’ont rien fait ou presque pour pousser Israël à se conformer à l’avis de la Cour, notamment en prenant des mesures de sanctions pour que le mur et les colonies soient démantelés.

Rien n’est plus faux que de laisser entendre que la cam pagne BDS puisse être raciste ou antisémite.

Cet amalgame relève de la même rhétorique que celle parfois utilisée dans les années 1970 et 1980 contre les militants anti-apartheid comparés à d’irresponsables marxistes-léninistes ou à des racistes anti-Blancs. Aucun des militants de la cam pagne BDS poursuivis depuis 2010 en vertu de la circulaire évoquée ne l’a d’ailleurs été pour avoir tenu des propos ou commis des actes racistes et antisémites. Il est temps de procéder à l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie.

Ivar Ekeland, Président de l’Association universitaire pour le respect du droit inter­national en Palestine

Rony Brauman, Médecin, essayiste

Ghislain Poissonnier, Magistrat

03/03/2014

Apartheid religieux en Palestine

lu sur le site du Figaro :

Israël: une loi distingue les citoyens arabes

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 25/02/2014 à 20:05 Publié le 25/02/2014 à 20:04

Israël a adopté un projet de loi controversé qui, pour la première fois, fait la distinction entre les citoyens arabes de confession musulmane et ceux d'obédience chrétienne, suscitant des protestations palestiniennes. Le texte approuvé hier par la Knesset (Parlement israélien) élargit la Commission nationale sur l'égalité des chances dans l'emploi de cinq à 10 membres, accordant des sièges distincts à des représentants des travailleurs chrétiens et musulmans de la communauté arabe israélienne. "Nous avons beaucoup en commun avec les chrétiens. Ils sont nos alliés naturels, un contrepoids aux musulmans qui veulent détruire le pays de l'intérieur", a déclaré le parrain de ce projet de loi, Yariv Levin, du parti Likoud (droite nationaliste) du premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par les médias.
 
La nouvelle loi prévoit également des sièges réservés à la communauté druze, aux juifs ultra-orthodoxes et aux immigrés juifs d'Ethiopie, des communautés où le taux de chômage est supérieur à la moyenne. Un député arabe israélien de la Knesset a dénoncé un texte emprunt d'un "sectarisme sans précédent". "Il s'agit d'une manoeuvre politique de l'extrême droite", a expliqué à l'AFP Basel Ghattas, un chrétien grec orthodoxe.
 
Le texte a également été dénoncé par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). "Nous rejetons cette loi", a affirmé dans un communiqué Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'OLP, déplorant qu'elle cherche "à créer une nouvelle réalité au sein de notre peuple sur une base religieuse au lieu de se fonder sur l'identité nationale". Les Arabes israéliens sont les descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leur terre après la guerre qui a conduit à la création d'Israël en 1948. Cette communauté compte aujourd'hui plus de 1,4 million de personnes, soit 20% de la population totale.
 
Israël - qui bénéficie du soutien idéologique et financier des chrétiens évangélistes sionistes, en particulier américains - s'efforce de jouer la carte de la division entre arabes chrétiens et musulmans dans le conflit israélo-palestinien, selon les adversaires du projet de loi. Ce texte a été approuvé trois mois avant le premier voyage en Terre sainte du pape François, qui doit se rendre en Jordanie, à Bethléem (Cisjordanie) et à Jérusalem du 24 au 26 mai prochain.

01/03/2014

L'Ukraine aujourd'hui

lu sur : newsletter@letemps.ch

«Une véritable mafia qui a pillé l’Ukraine» 

Le peuple ukrainien découvre l’ampleur de la corruption qui a gangrené le régime de Viktor Ianoukovitch et de ses complices oligarques. Aujourd’hui, les Ukrainiens lancent la traque aux corrompus. Avec un mot d’ordre: faire table rase de l’ancien système. Reportage.

LeTemps.ch | «Une véritable mafia qui a pillé l’Ukraine».pdf