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30/11/2013

En mars 2015 : la parité dans les Conseils généraux ...

... ne fait pas le bonheur des élus actuels.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/26/la-fronde-des-conseillers-generaux-contre-l-instauration-de-la-parite_3520346_823448.html

La fronde des conseillers généraux contre l'instauration de la parité

LE MONDE | 26.11.2013 à 12h20 • Mis à jour le 26.11.2013 à 16h51 |Par Eric Nunès

La fronde des conseillers généraux contre l’instauration de la parité.pdf

voir aussi :

La parité hommes-femmes promise dans les départements.pdf

29/11/2013

L'Europe de la concurrence "libre et non faussée", qu'est-ce ?

voir aussi sur ce blog la note du 20/5/2013 :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

et aussi la note du 21/11/13 sur lebloglibredemonquartier.midiblogs.com :

 L'Europe de la concurrence...

... jusqu'à 500 000 chômeurs français en plus grâce à l'Europe de la concurrence libre et non faussée !

lu sur le Canard enchaîné de cette semaine  :

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extraits

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

voir aussi :

Après le « plombier polonais », voilà la polémique du « travailleur détaché ».pdf

Cinq questions autour des travailleurs détachés.pdf

extraits :

..."Mais, dans les faits, « le contournement de ces règles s'accroît en France », déplorait fin novembre le ministre du travail, Michel Sapin, via, notamment, « des montages frauduleux de plus en plus sophistiqués », ce qui conduit à une forme de « dumping social »."...

..."Selon un rapport d'information du Sénat publié en avril, la France a accueilli, en 2011, 144 411 travailleurs détachés officiellement déclarés. C'est 30 % de plus qu'en 2010 (111 320) – une hausse due à un « incontestable effet “élargissement de l'UE” ». Un chiffre qui pourrait en réalité atteindre le triple : le ministère du travail estime que 220 000 à 300 000 travailleurs détachés ne sont pas déclarés."...

Les travailleurs détachés, un bol d'air pour les entreprises du BTP.pdf

Travailleurs détachés _ La France veut davantage de contrôles.pdf

Travailleurs détachés _ le gouvernement monte au créneau.pdf

Patrimoine et politique : scandale à Poitiers

à lire sur MEDIAPART :

Poitiers : le maire, le théâtre et le promoteur
PAR MARTINE ORANGE

Le maire socialiste de la ville, Alain Claeys, a accepté la cession de l’ancien théâtre municipal au prix de 510 000 euros, soit moins de 200 euros le mètre carré. La vente réalisée de gré à gré se fait au bénéfice d’un promoteur local, avec de confortables plus-values à la clé. Une association demande l’annulation de la vente.

si vous souhaitez que je vous envoie l'article, contactez moi

27/11/2013

Acheter français pour l'État et les collectivités locales, une évidence, mais pas pour tout le monde !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/27/arnaud-montebourg-somme-l-ugap-de-favoriser-le-made-in-france_3520949_3234.html

Arnaud Montebourg somme l'UGAP de favoriser le « made in France »

 LE MONDE | 27.11.2013 à 12h04 |

Par Denis Cosnard

Arnaud Montebourg a une nouvelle cible dans son viseur : l'Union des groupements d'achats publics (UGAP), la principale centrale d'achat par laquelle passent l'Etat et les collectivités locales. Cet organisme public ne soutient pas assez les entreprises françaises aux yeux du ministre du redressement productif. Au point que celui-ci menace de demander sa dissolution au président de la République.

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« Je considère qu'il y a un grave problème patriotique avec l'UGAP », a tonné le ministre, mardi 26 novembre, devant les présidents des régions qu'il recevait à Bercy. « J'ai des remontées de partout. C'est le carnet de commandes du monde entier, sauf de la France, que l'UGAP favorise », a-t-il affirmé.

« ILS SONT HERMÉTIQUES »

Son président depuis 2001, Alain Borowski, un haut fonctionnaire qui a notamment dirigé le cabinet de Jacques Mellick quand celui-ci était ministre délégué à la mer durant le second septennat de François Mitterrand, a déjà été « convoqué » à Bercy. Il va l'être à nouveau, a précisé M. Montebourg, pilonnant soudain comme dans Les Tontons flingueurs : « Ça fait maintenant un an et demi que ça dure, (…) ils sont hermétiques et s'ils restent hermétiques, on va dissoudre ! »

Peu de chance, en vérité, que l'Etat dissolve un organisme public, créé en 1968, qui compte plus de 1 000 salariés et a acheté l'an dernier pour 1,7 milliard d'euros de voitures, de meubles ou encore d'ordinateurs.

Mais les attaques du ministre souligne une réalité banale : l'Etat et les collectivités, qui achètent chaque année pour plus de 100 milliards d'euros, se fournissent en partie à l'étranger, notamment par l'intermédiaire de l'UGAP.

« CHEVAL DE TROIE »

La mission première de cet organisme n'est pas de jouer les patriotes, mais de permettre à ses clients publics de gagner du temps et de l'argent, en profitant des prix obtenus grâce à ses appels d'offres massifs. Qui plus est, le cadre juridique européen des marchés publics interdit un achat en fonction de l'origine géographique. Si, pour une même prestation, le fournisseur le moins disant est étranger, l'UGAP doit lui passer commande.

Une situation qui fait évidemment des mécontents. Parmi eux, Pierre Lahutte, l'un des dirigeants d'Iveco. Depuis 2004, cette filiale de Fiat fournissait régulièrement les bus de Châtellerault (Vienne). Mais cette année, la ville a choisi de passer par l'UGAP, et c'est Mercedes-Benz qui l'a emporté.

Pour Iveco, il y a maldonne. Les deux rivaux sont certes l'un italien, l'autre allemand. « Mais les usines d'Iveco sont en France, alors que les bus Mercedes sont juste finis dans la Meuse et que ses autocars présentés comme français viennent de Turquie ! », peste M. Lahutte. Selon lui, « l'UGAP fait office de cheval de Troie pour des fabricants étrangers, et fragilise le tissu industriel français ».

« RÉFORMER EN PROFONDEUR »

Jean-Lou Blachier, vice-président de la CGPME et médiateur de marchés publics depuis bientôt un an, confirme le souci. « Dans mes visites de terrain, on me rapporte presque à chaque fois des problèmes avec l'UGAP, assure-t-il. Il faut la réformer en profondeur. »

M. Montebourg, lui, aimerait simplement que l'UGAP « joue le rôle qu'on lui demande de jouer ». C'est-à-dire qu'elle sorte d'une logique trop étroitement comptable et favorise le « made in France ».

Bien sûr, la France n'a pas l'équivalent du « Buy American Act », une loi qui, depuis 1933, impose au gouvernement l'achat de biens produits sur le territoire américain. Mais « l'acheteur public peut calibrer le cahier des charges de telle sorte que des considérations techniques, environnementales ou sociales deviennent des critères de sélection du marché public », plaidait, il y a peu, M. Montebourg dans son livre La Bataille du made in France (Flammarion, 2013). Une feuille de route claire pour M. Borowski.

24/11/2013

Vers une explosion sociale en Chine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/19/chine-l-explosion-de-violence-est-proche_3515624_3232.html

Chine: l'explosion de violence est proche

Le Monde.fr | 19.11.2013 à 08h17 • Mis à jour le 19.11.2013 à 14h51 |Par Marie Holzman (sinologue) et Wei Jingsheng (ancien dissident)

Les 376 membres du Comité central du parti communiste chinois se sont réunis du 9 au 12 novembre avec la volonté affichée de délibérer des réformes économiques et sociétales à venir. Comme il se doit, le président Xi Jinping a lu un "rapport de travail" dans lequel il a prononcé quelques phrases contradictoires telles que : "La fonction du marché est décisive dans l'allocation des ressources" et pourtant "nous devons maintenir le rôle dominant de notre système de propriété collective et donner un rôle directeur à une économie dirigée par l'Etat. "

Quoiqu'il en soit, il faut " maintenir la direction du parti", ce qui résume le tout. Mais il semble bien que le résultat essentiel de ce plénum soit la création d'une nouvelle Commission, directement placée sous les autorités centrales, appelée "comité de sûreté de l'Etat". Il s'agit donc bien de poursuivre sans changer grand-chose à la politique mise en place en 1978 par Deng Xiaoping : une réforme économique associée à une répression politique toujours plus forte.

Lire l'éditorial du Monde (édition abonnés) : Pékin réforme l'économie, pas la politique

Pékin réforme l'économie, pas la politique.pdf

LA PEUR RÈGNE

Pourquoi la mise en place d'un nouveau Comité, alors que le système chinois est déjà parfaitement doté d'un ministère de la justice, de la défense nationale, de la sécurité, d'une police, d'une police armée, et de toute une panoplie d'outils de répression ? Parce que la peur règne dans les plus hautes instances du pouvoir. Les dirigeants craignent l'explosion sociale et c'est ce qui les pousse à investir toujours plus d'argent dans le "maintien de la stabilité", au point que l'on se demande si le seul véritable ennemi du parti n'est pas l'ensemble du peuple chinois, tout simplement.

Il existe bien une minorité de cadres influents qui souhaiteraient voir se profiler de véritables réformes politiques au sein du parti. La personnalité de Hu Deping, fils de Hu Yaobang, dont la mort en 1989 avait provoqué le mouvement de protestation démocratique le plus important de ces quarante dernières années, symbolise ce désir d'ouverture.

Les gens autour de lui insistent sur la nécessité de commencer à redistribuer les richesses, tout en posant les bases d'une véritable démocratie et non plus de la "démocratie aux caractéristiques de la Chine" qu'aimait déjà évoquer Hu Jintao, le prédécesseur de Xi Jinping.

Mais le stade de la mise en place de réformes politiques est peut-être déjà dépassé. Comme le disent familièrement les Chinois, "Si le parti se réforme, il est foutu. Si le parti ne se réforme pas, c'est le pays qui est foutu." Mais si la Chine n'a pas suivi l'évolution démocratique des anciens pays communistes de l'Ouest, c'est qu'une classe aisée a émergé, et qu'elle a peur de perdre ses acquis, alors qu'une classe encore pauvre espère parvenir bientôt à l'aisance.

Pour les uns, le désir de succès les aveugle et leur fait accepter des conditions de travail et de salaire indécentes ; pour les autres, la peur d'une remise en question concernant la façon dont ils ont acquis leur fortune leur fait appréhender des lendemains qui déchantent. Du coup, chaque jour qui passe est un jour de gagné…

LES PLUS RICHES ONT DÉJÀ ÉMIGRÉ

Pendant ce temps, selon une étude publiée dans le Rapport Hurun en juillet 2012, plus de 60 % des Chinois les plus riches ont déjà émigré ou rempli les formulaires nécessaires pour le faire et plus de 85  % d'entre eux ont envoyé leurs enfants étudier dans les meilleures universités à l'étranger. Et la polarisation sociale ne fait que croître.

Selon le Coefficient Gini qui calcule les inégalités sociales sur une échelle de 0 à 1, et selon lequel tout chiffre supérieur à 0,4 est le signe avant-coureur de révoltes sociales, le curseur chinois serait déjà près de 0,5 depuis la fin 2012. Si l'on se fie à ces indicatifs, la révolte sociale généralisée ne saurait plus tarder… ce qui expliquerait l'angoisse des milliardaires et des hauts cadres du parti.

En fait le président Xi Jinping est complètement encerclé par ses pairs et sa bureaucratie. Les propositions émises par Xi lors de sa prise de pouvoir en novembre 2012, comme la suppression des camps de détention administrative, appelés laojiao, ont fait long feu. Certaines provinces ont appliqué cette décision, d'autres pas, et personne ne connaît la suite de l'histoire…

Les fonctionnaires et les hauts cadres ont trop à perdre si le parti se lance dans la réforme politique ; de plus personne ne sait ce qui arriverait si un nouveau membre de la direction du parti venait à tomber sous le coup de la loi.

L'exemple de Bo Xilai, qui devait pourtant entrer dans le sérail ultra-protégé du bureau politique, et qui a été condamné à la prison à vie juste avant la tenue du  IIIplénum, est un puissant contre-exemple. Si ce dernier n'a pas réussi à s'imposer par la force, son successeur saura sans doute le faire plutôt que d'attendre sagement l'arrestation et une condamnation certaine.

CORRUPTION ET FORTUNE DES DIRIGEANTS

En effet, les informations se font de plus en plus précises sur la fortune des dirigeants et provoquent une indignation grandissante. Parce que Bloomberg News avait évalué les richesses du clan familial de Xi Jinping à quelque 500 millions de dollars en juin, et que le New York Times a poursuivi l'enquête en octobre et publié un article sur les biens du clan de l'ancien premier ministre Wen Jiabao évalués à un total de "au moins 2,7 milliards de dollars", les sites en anglais et en chinois de ces deux médias sont maintenant complètement bloqués.

Les méfaits de la corruption et du népotisme explosent pourtant aux yeux de tous. Comment expliquer qu'un simple commissaire de police dans un quartier de Shanghaï ait été pris avec 2 millions de dollars en argent liquide cachés dans ses tiroirs ? Est-ce parce qu'il se trouvait dans le quartier de Jing'an, qui est essentiellement occupé par des Taiwanais, des Japonais, des Coréens et autres hommes d'affaires asiatiques qu'il était si bien… arrosé ?

Les explosions et les attentats récents qui se sont produits sur la place Tiananmen, dans la province du  Shanxi et ailleurs ne sont que les premiers symptômes d'une crise sociale majeure. Le slogan pacifiste des militants de la place Tian'anmen de 1989  qui voulaient une manifestation "pacifique, rationnelle et non-violente" pourra-t-il encore avoir cours devant une dictature de plus en plus emmurée dans une logique de violence sans limites ?


Marie Holzman (sinologue) et Wei Jingsheng (ancien dissident)


Wei Jingsheng Premier dissident politique de Deng Xiaoping, il a été emprisonné de 1979 à 1997. Il vit actuellement en exil aux Etats-Unis.
Marie Holzman Sinologue et présidente de Solidarité Chine. Elle est également co-auteur, avec Bernard Debord, de la biographie de "Wei Jingsheng, un Chinois inflexible" (Bleu de Chine, 2005).
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lire aussi :

23/11/2013

L'ESCLAVAGE existe toujours, au XXI-ième siècle (3)

lu sur :

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/393315/trois-femmes-liberees-apres-30-ans-de-captivite-au-sud-de-londres

Trois femmes libérées après 30 ans de captivité au sud de Londres

21 novembre 2013 16h20 | Associated Press | Actualités internationales

 Londres — Trois femmes ont été libérées après avoir été retenues captives pendant 30 ans dans une maison du sud de Londres, dont une qui aurait passé sa vie entière en état de servitude domestique, a révélé jeudi la police. 

La police métropolitaine de Londres a annoncé leur libération après que deux personnes — un homme et une femme tous deux âgés de 67 ans — eurent été arrêtées tôt jeudi dans le cadre d'une enquête pour esclavage et servitude domestique.

L'enquête a débuté quand l'une des trois femmes a communiqué avec un organisme de charité, qui a ensuite alerté la police. Les trois captives, qui ont été libérées il y a quelques semaines, sont une Malaisienne de 69 ans, une Irlandaise de 57 ans et une Britannique de 30 ans.

La police ne croit pas que les victimes soient parentes et affirme que rien ne permet de croire à des agressions sexuelles. On ne sait pas si la femme de 30 ans est née dans la résidence londonienne, mais elle semble avoir passé toute sa vie en état d'esclavage, ont indiqué les policiers.

Le directeur de l'unité policière chargée de la lutte contre le trafic de personnes, Kevin Hyland, a déclaré que les trois victimes étaient «profondément traumatisées» et qu'elles ont été confiées, depuis leur libération, à une agence caritative capable de gérer de telles situations.

Il a révélé que les policiers avaient été contactés en octobre par Freedom Charity, un groupe qui lutte contre les agressions d'enfants, les mariages forcés et les crimes d'honneur. Le groupe a indiqué aux policiers avoir reçu un appel d'une femme prétendant être retenue contre son gré, à Londres, depuis 30 ans.

L'Irlandaise a communiqué avec l'organisation à partir de ce qui semble être «une maison ordinaire sur une rue ordinaire», selon la fondatrice de Freedom Charity, Aneeta Prem.

Les femmes auraient décidé d'agir après avoir vu un reportage télévisé sur les mariages forcés, selon la police. L'enquête policière a mené à l'identification de la résidence dans le quartier de Lambeth, sur la rive sud de la Tamise; les femmes ont ensuite été secourues avec l'aide de Freedom Charity.

Mme Prem a indiqué à la chaîne SkyNews avoir eu des conversations secrètes et«détaillées» avec les femmes.

«Il a fallu s'organiser pour qu'elles puissent nous appeler et il fallait que ça se fasse très secrètement, parce qu'elles se croyaient en très grand danger», a-t-elle dit.

Les policiers ont finalement retracé la maison de Lambeth. Mme Prem affirme que les femmes ont pu quitter la maison, avec la police sur place, après de multiples conversations téléphoniques.

M. Hyland a indiqué qu'un certain temps s'était écoulé avant l'arrestation des deux suspects — qui ne sont pas citoyens britanniques —, alors que la police s'affairait à confirmer les faits et à s'assurer que les captives ne seraient pas traumatisées davantage.

«Une fois les faits établis, nous avons procédé aux arrestations», a dit M. Hyland aux journalistes.

La police londonienne a refusé de dévoiler l'emplacement exact de la maison.

M. Hyland a affirmé que les femmes jouissaient d'une «liberté contrôlée», mais que la police tentait toujours de déterminer leurs conditions de vie des 30 dernières années.«La plupart (du temps), elles ont été gardées sur place», a-t-il dit.

Il a raconté que son unité _ qui est saisie de plusieurs dossiers de servitude et de travail forcé chaque année — avait déjà vu des cas de personnes détenues pendant dix ans. «Mais nous n'avons jamais rien vu d'une telle ampleur», a-t-il confié.

Par Cassandra Vinograd

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21/11/2013

Je rêve ou ... ???

... au secours !
 


( et c'est notre Président ! )

20/11/2013

Le Front de Gauche, le Front National, les médias et la manipulation de l'opinion publique

Une analyse que beaucoup ont fait en leur for intérieur et qui est ici exprimée de façon claire et concise, voici une conférence que je découvre tardivement et qui mérite d'être méditée.

vu et entendu sur :

http://www.upr.fr/videos/av/francois-asselineau-sur-le-resultat-du-1er-tour-des-presidentielles-2012

François Asselineau sur le résultat du 1er tour des présidentielles ...

17/11/2013

Observations sur la protection des sources des journalistes

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/16/fadettes-severe-requisitoire-contre-philippe-courroye_3515001_3224.html

Fadettes : sévère réquisitoire contre Philippe Courroye

LE MONDE | 16.11.2013 à 10h26 • Mis à jour le 16.11.2013 à 11h04 |Par Pascale Robert-Diard

Dans la procédure disciplinaire devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), on appelle cela des « observations ». Mais c'est un réquisitoire qu'a prononcé, vendredi 15 novembre, le directeur des services judiciaires, Jean-François Beynel, contre Philippe Courroye. Appelé à donner l'avis de la Chancellerie sur les griefs reprochés à l'ancien procureur de la République de Nanterre sur la base du recours déposé par Le Monde et deux de ses journalistes, Gérard Davet et Jacques Follorou, il a considéré que les plus importants d'entre eux devaient être retenus.

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Le premier concerne la décision prise par M. Courroye de procéder aux réquisitions des relevés téléphoniques des deux journalistes dans l'une des procédures liées à l'affaire Bettencourt en 2010. « Les trois secrets les plus sacrés sont le secret médical, le secret de l'avocat et celui du journaliste », a d'abord observé M. Beynel. « Car sans le secret des journalistes, il n'y a pas d'informations, il n'y a pas d'affaires qui peuvent être révélées ».

Contrairement à ce qu'avait soutenu la veille M. Courroye, en plaidant son « droit à l'erreur d'interprétation » face à un domaine juridique – celui de la protection du secret des sources – qui serait « flou », le représentant de la Chancellerie a affirmé : « Il n'y a aucun caractère aléatoire, fluctuant de la jurisprudence sur la protection des sources des journalistes. » « Tout étudiant en droit sait aussi, a-t-il martelé, l'importance qu'accorde depuis des années la Cour européenne à la liberté de la presse et Philippe Courroye, qualifié de meilleur pénaliste de sa génération, ne saurait l'ignorer. »

"NOIR SUR BLANC"

Evoquant la circulaire adressée en 2010 aux parquets, Jean-François Beynel a rappelé que l'interdiction de procéder à des interceptions téléphoniques ou à des réquisitions de fadettes de journalistes sans les en informer « dans le cadre d'uneenquête pour violation du secret de l'instruction » y figurait « noir sur blanc ». Il a en conséquence considéré que cette décision de M. Courroye était une « violation grave et délibérée d'une règle de procédure portant atteinte aux droits des parties » et qu'elle constituait un manquement à son devoir de magistrat.

Le représentant de la chancellerie a également reproché à Philippe Courroye un « comportement peu adapté et lapidaire » à l'égard de sa hiérarchie, qu'il a, selon lui, insuffisamment informée de ses initiatives alors que l'affaire Bettencourt comptait parmi les sujets les plus signalés du parquet de Nanterre.

Parmi les griefs formulés par le recours du Monde, figurait encore l'attitude de Philippe Courroye à l'égard des policiers de l'inspection générale des services (IGS). Alors qu'il était menacé d'une mise en examen dans ce dossier et que deux des enquêteurs qui avaient travaillé sur les fadettes avaient déjà été entendus par le juge d'instruction, Philippe Courroye avait joint leur supérieur hiérarchique pour leur suggérer une initiative procédurale qui intéressait sa propre défense. La demande n'a pas été suivie d'effet.

"MISE À MORT"

« J'ai agi en simple justiciable », avait dit le matin même M. Courroye. Mais pour le représentant de la chancellerie, ce n'est pas « le simple justiciable » mais « le chef du parquet de Nanterre, qui assume la direction de la police judiciaire, qui s'est adressé au supérieur hiérarchique des deux policiers ». En se plaçant ainsi « en situation de leur être redevable, donc de réduire son autorité », a observé Jean-François Beynel, M. Courroye a « brouillé les relations qu'un procureur doit avoiravec un officier de police judiciaire ».

Restait la question de la sanction que les membres du CSM devront proposer à la garde des sceaux. Usant d'une formule alambiquée, le représentant de la chancellerie a indiqué : « La sanction adaptée serait de retirer à Philippe Courroye ses fonctions de chef du parquet de Nanterre. » Mais comme il a déjà été écarté de cette fonction et nommé avocat général à la cour d'appel de Paris, M. Beynel a suggéré au CSM de proposer « une sanction au moins équivalente », sous-entendant que Philippe Courroye ne doit plus exercer de fonctions hiérarchiques à l'avenir.

Ses deux avocats, Mes Francis Teitgen et Jean-Yves Dupeux, ont dénoncé une « mise à mort professionnelle », en s'en prenant avec vigueur au Monde, accusé demener « une campagne de lynchage médiatique » contre l'ancien procureur. Indignés par la soudaine sévérité de la chancellerie alors que celle-ci n'a jamais manifesté l'intention de poursuivre au plan disciplinaire M. Courroye, ils ont lancé avec amertume : « Mais si Le Monde n'avait pas saisi le CSM, que se serait-il passé ? Rien. Tout le monde sait que Philippe Courroye a demandé les fadettes mais personne dans la magistrature n'a bougé ! »

Délibéré le 17 décembre.

Palestine : la vie à Gaza pendant la visite de Hollande

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2013/11/16/l-etranglement-economique-de-gaza_3514975_3210.html

LE MONDE | 16.11.2013 à 10h52 • Mis à jour le 16.11.2013 à 16h27 |Laurent Zecchini (Rafah, frontière égyptienne, envoyé spécial )

Il arrive à Sobhi Redwan, maire de Rafah, de se contredire : par exemple lorsqu'il affirme que « 100% des 1 000 tunnels » de contrebande qui passaient sous la frontière égyptienne ont été « détruits au bulldozer ou inondés, y compris par les eaux des égouts », par l'armée égyptienne. Pourtant, quand on lui pose la question du ravitaillement militaire du Hamas par ses tunnels stratégiques, il affirme qu'il est« légitime de faire entrer des armes, pour résister à l'occupant israélien ».

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A en croire Zoher Al-Kotati, qui tient boutique rue Al-Bahar, la très industrieuse « rue de la mer », principale artère de cette ville frontalière de 120 000 habitants, ce n'est pas la seule entorse à la vérité. La seule marchandise qui arrive encore d'Egypte, explique-t-il, ce sont les cigarettes, « parce que le Hamas prélève 1 shekel [21 centimes d'euro] de taxe sur chaque paquet de 7 shekels ». Pour le reste, à l'exception des armes et, semble-t-il, de l'essence réservée au Mouvement de la résistance islamique, plus rien n'entre. Du moins par les tunnels, lesquels acheminaient plus de 60% des marchandises disponibles dans la bande de Gaza (par ailleurs toujours sous blocus israélien), à commencer par les matériaux de construction, dont les prix ont grimpé de 40%. Résultat : la plupart des chantiers privés sont arrêtés, en particulier ceux qui bénéficiaient d'un financement du Qatar.

Zoher Al-Kotati montre ses étalages, et désigne des barres de chocolat et des bouteilles de Coca-Cola « Tout cela vient encore d'Egypte, mais cela arrive désormais par Kerem Shalom avec comme conséquence une augmentation des prix de 50%. » Comme la plupart des commerçants de la bande de Gaza, il estime que ses revenus ont été diminués d'au moins 30%, notamment en raison de la hausse du coût de l'énergie. Sur une étagère trône le fameux « UPS 1 000 watts », ce chargeur de batterie qui détrône de plus en plus les générateurs alimentés à l'essence ou au fioul, deux carburants de plus en plus introuvables.

Mais charger un « UPS » n'est pas si simple, alors que les 1,7 million de Gazaouis ne disposent plus que de 6 heures d'électricité par jour, depuis que la seule centrale électrique qui alimente l'enclave palestinienne s'est arrêtée defonctionner, le 1er novembre. La filière égyptienne, qui acheminait jusqu'à 400 000 litres de fioul par jour, s'est interrompue avec la destruction des tunnels de contrebande. La centrale fournissait 65 mégawatts à la bande de Gaza, qui achète par ailleurs 120 mégawatts à Israël et 27 mégawatts à l'Egypte. En tout, quelque 210 mégawatts, pour des besoins estimés à environ 340 mégawatts, voire 400 mégawatts pendant les mois d'hiver… Ce qui signifie que le territoire palestinien souffre d'un manque chronique d'électricité.

Les conséquences pour les hôpitaux, les morgues, la conservation des produits frais, l'enlèvement des ordures, le pompage de l'eau douce et des eaux usées, mais aussi pour l'éducation, bref pour la vie quotidienne des Gazaouis, deviennent chaque jour plus drastiques. A l'origine de cette crise énergétique, il y a également une cause politique : l'Autorité palestinienne, confrontée elle aussi à des difficultés financières chroniques, a réimposé une taxe sur chaque litre de fioul vendu au gouvernement du Hamas, soit une hausse de 4,2 shekels à 5,7 shekels le litre. Réponse du premier ministre, Ismaël Haniyeh : nous n'avons plus les moyens depayer une telle facture.

EMPLOYÉS NON PAYÉS

Omar Shaban, qui dirige, à Gaza, le centre d'études politiques Pal-Think, estime que le commerce des tunnels représentait, par les taxes prélevées sur toutes les marchandises, 50% du budget du Hamas. Le maire de Rafah, qui est un fonctionnaire nommé par le Hamas, évalue à quelque 30 000 le nombre des tunneliers privés d'emploi, et assure que « 65% de la population de Gaza était, d'une manière ou d'une autre, concernée par le commerce des tunnels ». Les 360 employés municipaux n'ont pas été payés depuis quinze jours, un sort presque enviable par rapport à celui des fonctionnaires du gouvernement, lesquels n'ont pas touché de salaire depuis deux mois.

Sobhi Redwan indique que 3% seulement des habitants de Rafah ont payé leurs factures d'eau et d'électricité en octobre, contre 25% il y a quelques mois. L'autre préoccupation du maire de Rafah, c'est la fermeture du checkpoint à la frontière égyptienne : lorsqu'il est ouvert, c'est pour laisser sortir entre 150 et 300 voyageurs par jour. M. Redwan se plaint de la brutalité croissante des gardes frontières égyptiens envers les Gazaouis et du développement de cet autre « commerce frontalier » : il en coûte 1 000 dollars (743 euros) de bakchich pourconvaincre les soldats égyptiens de fermer les yeux sur l'absence de document officiel pour quitter Gaza.

Lire aussi :

Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies - Wikipédia

Israël et Palestine

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12/11/2013

Nucléaire : « Le traité : tout le traité, mais rien que le traité. »

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/12/l-iran-a-le-droit-d-exploiter-l-uranium-dans-ses-centr_3511958_3232.html

L'Iran a le droit d'exploiter l'uranium dans ses centrales

LE MONDE | 12.11.2013 à 07h36 • Mis à jour le 12.11.2013 à 14h54 |Par Etienne Copel (Général et vice-président du haut comité français pour la défense civile )

« Le traité : tout le traité, mais rien que le traité. » Depuis la fin du régime du chah, les gouvernants se succèdent en Iran mais le discours fondamental demeure : « Nous avons signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Il marque notre volonté d'accéder pleinement aux bénéfices du nucléaire civil et nous interdit de fabriquer des armes nucléaires. Ce traité nous le respectons mais vous n'avez pas le droit de nous imposer des restrictions qui ne sont pas prévues par le traité. »

Beaucoup de faits peuvent être reprochés aux Iraniens. A l'époque de l'imam Khomeyni, ils ont interné les diplomates américains en poste à Téhéran, au mépris de toutes les règles du droit international. Plus récemment, l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad a expliqué qu'il fallait rayer Israël de la carte… ce qui n'est guère compatible avec la Charte des Nations unies.

Aujourd'hui, on peut très légitimement critiquer leur soutien à Bachar Al-Assad en Syrie. Mais tous ces actes n'autorisent pas pour autant les Occidentaux à oublier que les règles du droit international sont aussi valables pour eux. Même en matière nucléaire.

POUVOIR EXPLOITER LEURS CENTRALES

Dans son article IV, le TNP prévoit que les signataires non dotés de l'arme nucléaire ont « un droit inaliénable à développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sans discrimination »… Dans ces conditions, tous les responsables iraniens, modérés ou non, affirment d'une seule voix leur droit à développer un cycle complet du combustible pour pouvoir exploiter leurs centrales nucléaires sans dépendre d'un quelconque approvisionnement extérieur.

Pratiquement, leur demande d'accès au cycle complet signifie qu'ils refusent qu'on leur interdise d'enrichir l'uranium naturel dont ils ont besoin. La centrale nucléaire qu'ils ont achetée aux Russes et installée à Bouchehr nécessite de l'uranium enrichi à 20 %, alors ils veulent pouvoir fabriquer eux-mêmes le combustible nécessaire ; ils n'admettent pas non plus qu'on puisse leur interdire d'achever la construction d'un réacteur nucléaire à Arak sous prétexte qu'il serait capable de produire du plutonium de qualité militaire.

Les procès faits aux Iraniens concernant leurs installations nucléaires manquent donc clairement de base légale. Ce sont des procès d'intention : on soupçonne l'Etat iranien de ne développer ses installations nucléaires que pour se doter d'armes atomiques, mais on ne le prouve pas.

Certes les Iraniens n'ont pas respecté toutes les différentes résolutions, votées depuis le TNP par l'ONU et en particulier la fameuse résolution 1737 exigeant l'arrêt immédiat des opérations d'enrichissement. Mais ces résolutions, poussées en général par les Américains et leurs alliés israéliens, manquent elles-mêmes de base légale puisque les inspecteurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) n'ont jamais apporté la preuve que l'Iran ne respecte pas le TNP.

Il est vrai que le TNP en lui-même est peu contraignant : il donne la possibilité aux experts de l'AIEA de s'assurer de la destination de toutes les matières nucléaires produites dans les centrales, mais il ne permet pas d'aller à la découverte d'éventuels « sites cachés ».

INSTALLATIONS INSPECTÉES PAR L'AIEA

Un site comme celui de Fordo près de la ville sainte de Qom, dont l'existence fut dévoilée à grand renfort de publicité par les présidents Barak Obama et Nicolas Sarkozy ainsi que par le premier ministre britannique Gordon Brown et fut à l'origine de nouvelles sanctions contre l'Iran. Pour réduire la tension, les autorités iraniennes de l'époque – le président Mahmoud Ahmadinejad venait juste d'être élu – annoncèrent immédiatement que les nouvelles installations, comme les anciennes, seraient soumises aux inspections de l'AIEA.

Elles rappelèrent que, d'après l'accord général sur les garanties du TNP, elles ne devaient signaler de nouvelles installations que trois mois avant l'introduction de nouveaux matériaux radioactifs dans l'usine, alors que les travaux de Fordow n'en étaient qu'au stade du gros oeuvre. Les Occidentaux insistèrent en citant les résolutions du Conseil de sécurité qui « obligeaient » l'Iran à signaler une nouvelle création dès la décision prise. Une fois de plus c'était « le traité, rien que le traité » pour l'Iran mais pas pour les autres membres des Nations unies.

Robert Gates, le secrétaire américain à la défense, jugea utile de signaler que si l'usine de Fordow était destinée à un usage pacifique de l'atome il n'était pas nécessaire de l'enterrer profondément dans les montagnes. Bien entendu, les Iraniens eurent beau jeu d'évoquer toutes les menaces d'interventions aériennes proférées par Israël pour justifier le choix d'une usine enterrée.

Il existe un complément au TNP dit « protocole additionnel 93 + 2 » qui majore les mesures de garanties (safeguards) favorisant la collecte d'informations concernant d'éventuelles activités clandestines. Ce protocole additionnel n'a pas été voté jusqu'à présent par les Iraniens ; avec la nouvelle équipe au pouvoir, on peut penser qu'il pourrait facilement être ratifié afin de permettre aux inspecteurs de l'AIEA d'avoir un accès libre à tout le territoire et donner clairement confiance en la bonne foi des autorités iraniennes.

BLOQUER UNE NÉGOCIATION RAISONNABLE

Le ministre des affaires étrangères français comme le premier ministre israélien ne croient manifestement pas en cette bonne foi. C'est leur droit. Mais ce droit ne devrait pas leur donner la possibilité de bloquer directement ou indirectement une négociation raisonnable. Le succès de celle-ci permettrait en particulier d'éviter que les Iraniens ne se retirent du TNP en rappelant que les Pakistanais, les Indiens et les Israéliens, qui n'ont pas signé le traité, ne subissent, eux, aucune sanction malgré leur armement nucléaire bien réel.

Le gouvernement du nouveau président, Hassan Rohani, et de son très dynamique ministre des affaires étrangères, Javad Zarif, est plus mesuré en paroles que celui de Mahmoud Ahmadinejad, le guide suprême lui-même, Ali Khamenei, semble plus flexible.

En février de cette année, n'a-t-il pas déclaré que, « si l'Iran voulait posséder un arsenal nucléaire il l'aurait. Mais nous estimons que ces armes représentent, par leur seule existence, un crime contre l'humanité. Elles devraient toutes être détruites » ?

Le discours fondamental n'en demeure pas moins immuable. « Notre industrie nucléaire est purement pacifique. Nous n'avons qu'un devoir : respecter le TNP. Or nous le respectons. Ne cherchez pas à inventer des preuves comme vous l'avez fait avec Saddam Hussein. Nous voulons bien faire preuve de bonne volonté mais nous avons des droits, comme tous les Etats du monde. »

La Perse éternelle ne plie pas.


Etienne Copel (Général et vice-président du haut comité français pour la défense civile )

 

Etienne Copel : Ancien sous-chef d'état-major de l'armée de l'air, démissionnaire en 1984, il fut l'un des trois pilotes d'avion de chasse qui ont effectué le largage d'une bombe atomique pour des essais à Mururoa, en 1973.
Il a notamment publié "Prévenir le pire, éviter les catastrophes terroristes", aux édtions Michalon, en 2003.

11/11/2013

Le mouvement 5 étoiles en Italie, résultat du "ras le bol" des partis traditionels (suite)

suite de : 

Le mouvement 5 étoiles en Italie, résultat du "ras le bol" des partis traditionels

à propos du ras le bol des partis politiques traditionnels, lire aussi les informations concernant l'Espagne (je n'ai malheureusement trouvé qu'un seul article en français (d'un site suisse):
www.theguardian.com/.../20/partido-x-spain-politics-financial-crisis - Cached 
20 Oct 2013 ... Born of the 'indignados' movement and Spain's financial crisis, members plan to end two-party hegemony of PP and PSOE. 
politica.elpais.com/politica/2013/10/08/.../1381264212_534928.html - Cached
8 Oct 2013 ... Se presenta en sociedad la agrupación política que pretende ser el “imprevisto” que altere los planes de los partidos tradicionales.

tendancecoatesy.wordpress.com/.../anti-politics-partido-x-a-spanish-five-star- movement-looks-to-set-to-win-votes-in-2014/ - Cached
12 Oct 2013 ... X Party Citizen Network, the Party of the Future. The X is unknown. It represents whoever changes completely the idea of what a “political party” ...
 
www.rts.ch/info/monde/5278737-le-partido-equisse-ou-parti-x-a-vu-le-jour-en-espagne.html
9 Oct 2013
Composé d'anciens indignés, le "partido equisse" ("X" en espagnol) est né mardi en Espagne ...

Le mouvement 5 étoiles en Italie, résultat du "ras le bol" des partis traditionels

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/11/italie-les-ressorts-du-mouvement-5-etoiles_3511570_3232.html

Italie : les ressorts du Mouvement 5 étoiles

LE MONDE | 11.11.2013 à 10h19 • Mis à jour le 11.11.2013 à 10h34 |Par Philippe Ridet (Rome, correspondant)

 

Le grand mystère italien des élections générales des 24 et 25 février est en passe d'être éclairci. Intitulée Voto amaro (« scrutin amer »), l'étude postélectorale conduite par l'institut Itanes (Italian National Elections Studies), publiée en novembre par l'éditeur Il Mulino (non traduit), répond à plusieurs interrogations nées après ce scrutin sans vainqueur indiscutable et marqué par l'émergence du Mouvement 5 étoiles (M5S) devenu le premier parti – du moins à la Chambre des députés – d'Italie. Qui sont ses électeurs ? Quelles sont leurs motivations ? Beppe Grillo pourra-t-il renouveler son succès dans d'autres scrutins ?

Mais d'abord un rappel. Au soir du 25 février, la répartition des forces politiques était la suivante. A la Chambre des députés : le M5S obtenait 25,6 %, le Parti démocrate (PD, centre gauche) 25,4 %, le Peuple de la liberté (PDL, centre droit) 21,6 %. Au Sénat : le PD totalisait 26,9 % des suffrages, le M5S 23,6 % et le PDL 21,9 %. Seul l'ajout des votes obtenus par les petits partis de la coalition a permis au centre gauche d'obtenir la majorité à la Chambre. Mais cela a été insuffisant au Sénat, où aucune majorité n'a pu être trouvée.

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Jamais dans l'histoire de la République un scrutin a été marqué d'une telle volatilité. Sous l'effet de la crise économique et d'une défiance générale envers les partis – seuls 10 % des Italiens manifestent encore leur confiance dans les formations politiques traditionnelles et 20 % dans le Parlement –, 39,1 % des électeurs ont changé leur vote entre les élections de 2008 et celles de 2013, ou se sont réfugiés dans l'abstention (+ 5,3 %). Résultat : les formations traditionnelles (PDL, PD et Ligue du Nord) ont perdu, en cinq ans, 11 millions de suffrages, et l'habituelle alternance entre centre droit et centre gauche en vigueur depuis 1994 a été stoppée.

Ce grand brassage social et électoral a profité en premier chef au M5S qui a su, mieux qu'aucune autre formation, interpréter la demande de changement exprimée par les Italiens. Pendant que le PD, supposé vainqueur dans les sondages, se contentait de donner des gages aux institutions européennes et financières et que le PDL n'avait d'yeux que pour les petits propriétaires à qui il promettait la suppression de la taxe foncière, le « non-parti » de M. Grillo – qui avait obtenu à peine 500 000 voix aux élections régionales de 2011 – s'adressait à toutes les victimes et les dégoûtés de la triple crise italienne : morale, économique et politique. Selon Itanes, 21 % des électeurs qui avaient choisi le PD en 2008 ont voté M5S, 18 % de ceux du PDL, 20 % de ceux du centre, 23 % de ceux de la Ligue du Nord, etc.

Ce sont avant tout les jeunes qui ont construit le succès du M5S. 44,4 % des électeurs entre 18 et 24 ans, soit la génération née avec l'entrée en scène de Silvio Berlusconi en 1994, ont voté pour cette nouvelle offre politique (contre 16,6 % pour le PD et 13,2 % pour le PDL). Le M5S est encore prépondérant dans la classe d'âge entre 25 et 34 ans (37,7 %) et chez les 35-44 ans (28,8 %). L'électorat du M5S se distingue aussi par un pourcentage accru de femmes (27,6 % contre 23,7 % d'hommes), de diplômés de l'enseignement supérieur (30,4 %), d'habitants des grandes villes (32,9 %).

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Mais la base sociologique ne saurait se réduire à la catégorie des « bobos » transalpins. La formation de M. Grillo a attiré 29,2 % des ouvriers (contre 21,3 % au PD et 28,6 % au PDL), 28,8 % des enseignants, une des catégories sociales les plus « ciblées » par les politiques de rigueur de la gauche comme de la droite. Et 39 % des femmes au foyer, traditionnel vivier électoral de M. Berlusconi quand il passait encore pour un bon mari et un bon père de famille.

Selon les auteurs de Voto Amaro, les électeurs du M5S se classent en trois catégories : les « identifiés », soit les inscrits au Mouvement, les « sympathisants » et les « occasionnels », qui ont décidé de voter pour lui au dernier moment. Mais tous mettent en avant leur attachement à la démocratie participative, la défense du « bien commun » (l'eau, le patrimoine…), la naissance d'un véritable « Etat social » (salaire minimum), leur défiance à l'égard des formations politiques traditionnelles. Ce qui éloigne le M5S de l'étiquette facile et paresseuse de « populiste ». Dans une Italie sortie exsangue et déprimée de vingt ans de berlusconisme, de démocratie confisquée par les grands partis, de confusion entre intérêts publics et privés, d'alternances de gauche plutôt molles, les mots d'ordre de l'ex-comique génois ont fait mouche.

Toutefois, la fidélité des électeurs du M5S n'est pas acquise, comme l'a démontré le scrutin municipal de mai où la formation de M. Grillo n'a pu ravir aucune des grandes villes mises en jeu. Si 93,5 % des « identifiés » disent leur confiance dans le chef, cette proportion tombe à 47,3 % chez les « occasionnels ». Enfin, Internet, le vecteur de communication du M5S, n'est utilisé que par 20,8 % de ces derniers.

« Les différences d'orientation et de comportement entre les composantes du M5S mettent en évidence les difficultés pour consolider cet électorat », écrivent les politologues de Voto Amaro. Si, dans les sondages, le Mouvement se maintient encore autour de 20 % des intentions de vote, malgré la dérive autoritaire et électoraliste du « non-leader », il n'est pas certain qu'il puisse rester longtemps à cet étiage.

ridet@lemonde.fr

Les PPP, un bon moyen pour détourner l'argent public vers le privé

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/05/bercy-face-a-la-bombe-a-retardement-des-partenariats-public-prive_1842821_823448.html

Bercy face à "la bombe à retardement" des partenariats public-privé

LE MONDE | 05.03.2013 à 11h21 • Mis à jour le 05.03.2013 à 12h09 |Par Bertrand Bissuel

Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de nombreuses personnalités de gauche avaient pris position contre les contrats de partenariats publics-privés (PPP). Au motif que ces dispositifs, qui délèguent à des entreprises la construction et l'exploitation d'infrastructures, sont trop onéreux et trop favorables aux majors du BTP.

Lire aussi Des contrats juteux pour les groupes de BTP

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Certains avaient même alors parlé de "bombe à retardement" budgétaire menaçant d'exploser au visage des générations futures. Depuis l'élection de François Hollande, les critiques subsistent mais le gouvernement ne parle pas d'abandonner ces outils. Il a commencé à esquisser une nouvelle doctrine, moins coûteuse pour les finances publiques. L'idée sous-jacente est de lever le pied sur ce type d'opérations.

L'EMBALLEMENT DU RECOURS AUX PPP

Instaurés par une ordonnance de juin 2004, les contrats de PPP permettent à une collectivité publique de confier à un opérateur privé le financement, la construction, l'entretien et l'exploitation d'équipements collectifs (collège, éclairage, etc.). En contrepartie de la réalisation du projet, le donneur d'ordres public verse un loyer sur plusieurs décennies – jusqu'à 40 à 50 ans pour les infrastructures de transports. Lorsque le contrat arrive à échéance, la personne publique devient propriétaire de l'ouvrage.

En à peine neuf ans d'existence, les PPP ont connu un emballement spectaculaire : de 146 millions d'euros en 2007, le montant des investissements programmé dans ce cadre a atteint près de 5,6 milliards en 2011, plaçant la France au premier rang européen.

Un peu plus des trois quarts des chantiers ont été attribués par des collectivités locales, le solde relevant d'initiatives de l'Etat. "Les banques et les industriels les ont promus en mettant en avant deux arguments : c'est plus rapide et ça ne coûte pas plus cher que les autres modalités d'investissements publics", explique Didier Guidoni, du cabinet de consultants Kurt Salmon.

UN DISPOSITIF CRITIQUÉ
 

Mais ces dispositifs ont mauvaise presse. Au Royaume-Uni, ils ont tourné au fiasco dans une soixantaine d'hôpitaux, à cause de remboursements trop lourd. En France, plusieurs opérations sèment la controverse. L'exemple sans doute le plus emblématique est celui du Centre hospitalier sud-francilien, réalisé par le groupe Eiffage. Le loyer à payer représente "une somme énorme" qui "a mis en faillite" l'établissement, dénonce l'ancien directeur, Alain Verret, dans un entretien au Journal du dimanche du 3 mars. Les syndicats de l'hôpital, eux, fustigent cette charge financière qui oblige la direction à faire des économies et à supprimer des postes.

Plusieurs rapports ont épinglé ces dérives, le dernier en date (décembre 2012) émanant de l'Inspection générale des finances (IGF). Ce document, révélé par Le Canard enchaîné et que Le Monde s'est procuré, constate de "graves défaillances dans l'utilisation des PPP". Les donneurs d'ordre publics y ont recours "pour s'affranchir des contraintes budgétaires", déplore l'IGF : la dépense est étalée dans le temps et, jusqu'à une période récente, n'était pas comptabilisée comme une dette dans le bilan de l'acheteur public. "Or, poursuit l'IGF, un PPP initié pour des raisons budgétaires est risqué : il incite l'acheteur public à investir au-delà de ce que ses ressources lui permettraient d'envisager avec raison." Dès lors, le risque est grand "de surpayer un investissement" ou de lancer "des projets manifestement surcalibrés".

L'IGF souligne aussi le problème des "clauses léonines" qui peut se poser en particulier pour les collectivités locales : celles-ci n'ont "pas toujours de ressources internes suffisantes pour négocier avec des entreprises disposant de nombreux conseils".

Ce n'est pas le dispositif en lui-même qui est en cause, mais les conditions de sa mise en place, objecte, sous le sceau de l'anonymat, un consultant. "Les PPP peuvent être tout à fait adaptées à certaines opérations, renchérit M. Guidoni. Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, les dérives ne sont pas systématiques." Selon une étude diffusée en octobre 2012 par l'Institut d'administration des entreprises de Paris-Sorbonne, "la personne publique se déclare satisfaite ou très satisfaite du respect du coût des travaux" dans 90 % des projets.

LE PRAGMATISME DU GOUVERNEMENT

Plusieurs membres du gouvernement n'en restent pas moins très réservés. Dans un entretien au journal Acteurs publics, le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac, a déclaré, fin octobre 2012, que les contrats de PPP "coûtent trop cher sur le long terme""Cette façon de masquer l'impécuniosité de l'Etat est dangereuse (...)", a-t-il conclu. M. Hollande, lui, est plus mesuré. Lors d'un déplacement à Bordeaux, le 10 janvier, le président de la République a regretté "de mauvaises surprises avec ces partenariats". Mais il ne veut pas les "jeter aux gémonies".

A Matignon, on précise que le sujet est abordé "sans tabou""Les mauvais PPP sont ceux qui transfèrent de la dette", déclare un conseiller mais il existe aussi des partenariats "de type péage qui ont du sens". Cette réflexion laisse entendre que le gouvernement a désormais une préférence pour les "dispositifs concessifs" financés par l'usager et non pas par le contribuable, observe un bon connaisseur du sujet. Avantage : les collectivités publiques sont moins sollicitées, sur le plan financier.

Dans ce contexte, le nombre de projets pourrait reculer, même si l'exécutif ne le dit pas officiellement. "Le cadre reste encore à définir", indique-t-on dans l'entourage du premier ministre. Des annonces pourraient être faites au début du printemps.

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Sur les PPP,  lire : 

Partenariats Public Privé : pillage et gaspillage

(http://www.graffic.fr/politique-a-gauche/158-partenariats...)

extrait ;

Extrait livre - PPP pillage et gaspillage.pdf

10/11/2013

La France, le proche orient, l'Iran, Israël, la Palestine ... deux poids deux mesures !

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/11/10/nucleaire-iranien-le-role-de-la-france-en-question-apres-l-echec-des-negociations_3511363_3218.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20131110-[titres]

Nucléaire iranien : le rôle de la France en question après l'échec des négociations

Le Monde.fr avec AFP | 10.11.2013 à 05h43 • Mis à jour le 10.11.2013 à 10h33

Alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien se sont clôturées sans accord, les rôles de la France et de Laurent Fabius dans cet échec sont pointés du doigt.
Alors que les négociations sur l'avenir du programme nucléaire iranien se sont achevées sans accord dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre, le rôle de la France dans cet échec est pointé du doigt par plusieurs observateurs. Ces derniers soulignaient notamment les multiples prises de parole de la délégation française pour insister sur les points de blocage.

lire : Les négociations sur le nucléaire iranien échouent à Genève

Le chef de la diplomatie française a d'ailleurs été le premier à annoncer l'absence d'accord, soulignant qu'il restait beaucoup de chemin à faire. Selon Paris, des clarifications sont nécessaires sur trois points principaux : la centrale d'Arak, le devenir du stock d'uranium enrichi à 20 % et, plus généralement, la question de l'enrichissement.

FABIUS TROP EXPOSÉ ?

Cette détermination a fini par irriter certains diplomates qui, sous couvert d'anonymat, n'ont pas caché leur agacement aux journalistes. "Les Américains, l'Union européenne et les Iraniens travaillent intensivement depuis des mois sur ce processus et il ne s'agit rien de plus que d'une tentative de Fabius de se donner une importance tardivement", avait-il dit, en évoquant les multiples interventions publiques du ministre mettant en garde contre un éventuel accord au rabais.

Lire aussi les réactions des observateurs américains : Nucléaire iranien : les néoconservateurs remercient la France, les autres l’assassinent

La propension de Laurent Fabius à s'exprimer devant les médias a peut-être joué un rôle dans cette suspicion à l'encontre de la France. Le fait qu'il soit sorti samedi soir le premier de la salle de réunion, grillant la politesse à la porte-parole du groupe des six, Catherine Ashton, a pu aussi jouer en sa défaveur.

"NOUS SOMMES D'ACCORD AVEC LES FRANÇAIS"

Mais Paris s'est défendu d'avoir été le grain de sable qui a empêché la conclusion d'un accord et, de fait, aucun des ministres qui se sont exprimés à l'issue de la réunion n'a incriminé publiquement la France, comme l'ont fait en Iran des députés et des médias.

A sa sortie de la salle de négociations, interrogé sur les critiques touchant Paris, le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a affirmé qu'il y avait eu "un excellent travail d'équipe, en particulier entre les Européens". Pressés de questions, son homologue américain John Kerry et la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton se sont aussi abstenus de dénoncer la position française.

Le groupe des six puissances chargées du dossier iranien "est absolument uni", a dit le secrétaire d'Etat. "Nous travaillons très étroitement avec les Français, nous sommes d'accord avec les Français sur le fait qu'il y a certaines questions sur lesquelles il faut travailler", a-t-il insisté.

Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien, très investi dans la négociation, a affirmé de son côté ne "pas [être] déçu", en dépit de l'absence d'accord. "Nous travaillons ensemble et heureusement nous allons être capables de parvenir à un accord quand nous nous rencontrerons à nouveau", a-t-il dit, avec un sourire un peu forcé.

Lire : La presse iranienne divisée sur les négociations de Genève

Les Français gardent en tête l'échec de 2003-2004, lorsqu'un accord international prévoyant la suspension de l'enrichissement d'uranium par l'Iran avait volé en éclats faute d'avoir été suffisamment sécurisé. Ils n'ont eu de cesse pour les négociations en cours d'"élever le niveau de l'accord" envisagé, même si ce dernier doit être repoussé dans le temps.

lire aussi :

Programme nucléaire israélien - Wikipédia

extrait :

"Israël disposerait de 80 à 400 ogives nucléaires1 capables d'être transportés par les missiles balistiques, les navires de guerre et les avions. Chaque année, selon le magazine américain Jane's Defence Weekly, Israël produit entre 10 à 15 nouvelles bombes nucléaires. Depuis le début de son programme nucléaire, Israël a produit de 690 à 950 kilogrammes de plutonium2.

Avec l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord, Israël est l'un des quatre pays a disposer de l'arme nucléaire sans avoir signé le traité de non prolifération nucléaire. Israël n'a jamais confirmé ni démenti cette capacité, suivant une doctrine délibérément ambiguë3." ...

et encore :

Israël-Palestine : MFabius ne doit pas oublier l'engagement n°59 ...

http://www.jeunes-communistes.org/2013/08/24-israël-palestine-m-fabius-ne-doit-pas-oublier-engagement-n°59-président-hollande-9502#.Un9kXUb5OTw

Alors que nous accueillons ce matin à Paris notre délégation de jeunes communistes qui ont multiplié les rencontres et les visites ces deux dernières semaines en Israël et en Palestine, le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius nous y succède ce week-end.

Alors que l’ensemble des diplomates européens ont affirmé que la colonisation menée par Israël entrave l’existence d’un état Palestinien, condition incontournable pour la paix. Alors que l’Union Européenne a pris la décision de premières entraves au commerce des produits issus de ces colonies en Europe. Alors que plus d’une centaine de pays dans le monde reconnaissent l’existence d’un état palestinien, le seul objectif du voyage de m. Fabius serait « d’encourager les dirigeants israéliens et palestiniens à négocier la paix ». Cette position aveugle aligne la France sur le petit groupe de pays principalement composé de puissances occidentales qui refusent aux palestiniens l’existence immédiate de leur état.


Les Jeunes Communistes rappellent à m. Fabius que le gouvernement israélien a annoncé il y a peine un mois la poursuite de sa politique de ségrégation par l’installation de nouvelles colonies de peuplement en Cisjordanie. Nous alertons le gouvernement et la présidence de la République sur le danger que représentent les positions qui renvoient à de perpétuelles négociations sans qu’aucune entrave ne soit faite au régime d’apartheid qui s’installe de fait en Israël et en Palestine. Nous exigeons de m. Fabius qu’il s’inscrive dans le cadre des engagements de m. Hollande pour qu’il agisse dès ce weekend pour l’existence réelle d’un état palestinien (engagement de campagne n°59).

 

Nous sommes très inquiets des discours guerriers qui caractérisent la politique étrangère française dans la période et particulièrement au Moyen-Orient. La dernière décennie nous a montré combien les guerres des puissances étrangères sont des impasses sanguinaires. A l’inverse les peuples montrent aujourd’hui dans tant de pays le courage de leur aspiration à l’émancipation.

Nous appelons tous les jeunes de France à nous rejoindre dès la Fête de l’Humanitépour se tenir aux côtés du peuple palestinien. Nous appelons à une grande mobilisation pour la reconnaissance de la Palestine, la libération de Marwan Barghouti avec l’ensemble des prisonniers politiques, le démantèlement du mur d’apartheid et des colonies pour que s’établisse enfin un état palestinien sur les frontières que lui reconnait le droit international.

Paris le 24 aout 2013

09/11/2013

"L"Europe, l'Europe, l'Europe" ... mais quelle Europe ?

Sur le même sujet, voir la note du 20/5/2013 sur ce blog :

Sortir de "l'Europe à 27" ?

 

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/07/le-separatisme-reflet-d-une-europe-qui-ne-fait-plus-rever_3510086_3224.html

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 07.11.2013 à 15h48 • Mis à jour le 08.11.2013 à 11h46 |Par Cécile Chambraud et Sandrine Morel (à Madrid)

Tout ce que l'Europe compte de nationalistes et d'indépendantistes régionaux semble s'être donné rendez-vous en 2014. L'an prochain, les mouvements nationalistes de Catalogne, d'Ecosse et de Flandre veulent, en effet, se compter pour obtenir un Etat. Les Ecossais sont les plus avancés : ils tiennent déjà la date de leur référendum - le 18 septembre 2014, ils voteront pour ou contre leur divorce d'avec Londres. Les Catalans bataillent encore : Madrid leur conteste formellement le droit d'organiser un référendum d'autodétermination et l'atmosphère est à l'affrontement. Les Flamands de la N-VA de Bart De Wever n'ont pas ce problème : ils misent sur les élections législatives pour réussir une démonstration de force.

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En Europe de l'Ouest, ces trois régions ne sont évidemment pas les premières à revendiquer un Etat. Mais là où l'IRA, en Irlande du Nord, et l'ETA, au Pays basque espagnol, pariaient sur les armes, le Parti national écossais (SNP), l'Alliance néoflamande (N-VA) et, pour la Catalogne, Convergence et Union (CiU) et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), fondent leurs espoirs de victoire sur des processus politiques démocratiques. Il n'est pas dit que ces revendications aboutissent demain, mais la démonstration de force du 11 septembre - une chaîne humaine de 400 km a alors traversé la Catalogne - atteste la réalité de la montée de cette aspiration qui bouscule les Etats et l'Europe.

NATIONALISMES RÉGIONAUX VIVIFIÉS

Cette étonnante conjonction d'initiatives peu ou prou séparatistes ne résulte pas de la simple maturation d'un processus linéaire. « Pendant cent ans, le nationalisme catalan a été le seul nationalisme européen qui ne s'est pas posé la question de l'indépendance, souligne l'historien Joan Baptista Culla, professeur à l'Université autonome de Barcelone. La Catalogne était le centre économique, elle avait besoin du marché espagnol et cela passait par un Etat commun. Un changement radical s'est produit ces deux ou trois dernières années. » Aujourd'hui, sous la pression des républicains indépendantistes, la CiU, la grande fédération nationaliste de centre droit qui, de 1980 à 2003 et depuis 2010, gouverne l'organisation politique de la communauté autonome de Catalogne, la Generalitat (« Généralité »), est tentée de faire le grand saut - du moins certains de ses membres.

En diluant certains attributs de l'Etat, l'intégration européenne a vivifié ces nationalismes régionaux. « Il y a trente ans, nous avions en partage avec les autres Espagnols une monnaie, des frontières et un service militaire, observe Jordi Alberich, directeur général de l'influent Cercle d'economia de Barcelone, proche des milieux d'affaires. Plus rien de cela n'existe. Pour la génération des moins de 40 ans, les liens avec l'Espagne sont moins forts. » D'autant que les Catalans n'étudient plus dans la même langue que les autres Espagnols et que leurs principaux médias audiovisuels s'expriment en catalan. L'évolution est très semblable pour les Flamands en Belgique, elle est moins marquée pour l'Ecosse, qui a la livre en partage avec le reste du Royaume-Uni et où les deux langues locales, le gaélique écossais et le scots, ne sont parlées que par une petite minorité.

"AFFADISSEMENT DE L'IDÉAL EUROPÉEN"

Si les nationalismes régionaux profitent du fait que la construction européenne a dépossédé l'Etat du monopole de l'exercice de la puissance publique - dire le droit et battre monnaie -, ils prospèrent dans des monarchies qui, comme le relève Frank Tétart, docteur en géopolitique« n'ont pas réussi à se réaliser en tant que nation ». La construction nationale de l'Espagne, au XIXe siècle, a été un « échec », souligne José Marti, professeur de philosophie du droit à l'université Pompeu Fabra de Barcelone. Le nationalisme, ajoute-t-il, « a longtemps été le synonyme du progressisme car la construction unitaire de l'Espagne renvoyait au franquisme. C'était une construction oppressive et sectaire ».

Dans les années 1990, poursuit-il, le morcellement de la Yougoslavie et de l'URSS, qui ont abouti à la création de nouveaux Etats, a donné une nouvelle impulsion au nationalisme régional. « Si l'Union européenne reconnaît de nouveaux Etats, de quel droit nous dit-elle non ?, demandent, depuis, les nationalistes catalans, note le constitutionnaliste et ancien eurodéputé Olivier Duhamel. La montée de l'indépendantisme est aussi une conséquence de l'affadissement de l'idéal européen, notamment aux yeux des jeunes. La mondialisation a conduit à des crises identitaires, l'Europe aurait pu apparaître comme une réponse mais son incapacité politique à peser sur la scène mondiale, par exemple, l'a disqualifiée comme idéal. Les jeunes ne se disent plus : l'Europe, c'est notre avenir. »

LA «GLOCALISATION»

Président de l'Alliance libre européenne, qui regroupe de nombreux partis régionalistes de l'UE, Eric Defoort, ancien professeur d'histoire à l'Université catholique de Bruxelles et ancien cofondateur de la N-VA, estime que les tentations séparatistes sont liées à la mondialisation. « Les gens ont besoin de «localisation», affirme-t-il. Ils veulent avoir un contenu dans lequel ils se reconnaissent. C'est ce que l'on appelle la «glocalisation». » Pour Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS, ce mouvement n'est pas incompatible avec l'ouverture au monde. « En Ecosse, l'accent est mis sur la culture et son insertion dans les réseaux internationaux, comme en témoigne le Festival international du livre d'Edimbourg. Ces nationalismes veulent jouer l'ouverture, les valeurs contemporaines de connexion, de réseaux. Ils prennent en compte des processus de la mondialisation. » On est bien éloigné de l'acception traditionnelle française du nationalisme, qui, souligne Frank Tétart, renvoie à « une dimension xénophobe ».

Si la perspective nationaliste séduit autant, c'est aussi parce que, en période de crise, elle paraît plus souriante que les discours européens sur l'austérité. « L'Espagne ne présente quasiment que des obligations négatives : réduire le déficit, combattre la corruption, faire maigrir l'administration, diminuer les salaires, appauvrir les services publics, relève le philosophe espagnol José Luis Pardo. Nous avions un projet : construire des Etats-providence. Nous l'avons perdu. Dans le même temps, la Catalogne propose un rêve : le droit de décider de l'indépendance. C'est une illusion, mais certaines conduisent à la victoire. » Le président du gouvernement catalan, Artur Mas, va jusqu'à comparer la lutte pour la « liberté » de la Catalogne avec le combat pour les droits civils des Afro-Américains de Martin Luther King.

ARGUMENTS ÉCONOMIQUES

A cet « idéal » politique, s'ajoutent des arguments économiques. « Avec la crise, nous avons vu surgir un mouvement indépendantiste aux fondements purement économiques, remarque l'historien catalan Joaquim Coll, vice-président de l'Association des fédéralistes de gauche. Le gouvernement catalan a développé un discours populiste qui affirme que l'Espagne pille la Catalogne ou que l'indépendance ferait baisser le chômage de 10 points. La sécession est présentée comme une solution à la crise. » La Catalogne et la Flandre sont, en effet, bien dotées économiquement, et l'Ecosse peut tirer profit des ressources pétrolières de la mer du Nord.

Ce nationalisme new-look n'en pose pas moins des défis redoutables sur le plan du droit et de la décision démocratique. Car les sociétés dans lesquelles il prospère sont loin d'être unanimes. Selon les sondages, entre 40 % et 50 % des Catalans se disent aujourd'hui favorables à l'indépendance (après avoir plafonné à 20 % pendant près de trente ans), mais les taux n'atteignent que 15 % en Flandre et environ 30 % en Ecosse. Quelle valeur conférer aux votes si la participation est faible ? S'ils semblent conditionnés par la crise ? S'ils sont conjoncturels ? Et comment accepter que la Catalogne, l'un des moteurs économiques de l'Espagne, mette en péril l'ensemble du pays sans que le reste des Espagnols aient leur mot à dire ?

« TOTALITARISME SOFT »

L'écrivain Javier Cercas estime ainsi que le référendum réclamé par les séparatistes catalans est illégitime. Dans une tribune publiée le 15 septembre par El Pais, il a dénoncé un « totalitarisme soft » : selon lui, le « droit à décider » revendiqué par les indépendantistes n'est pas en soi un concept démocratique. Ce qui l'est, c'est l'expression d'une opinion dans les conditions prévues par la Constitution et la loi. « On ne peut pas appeler au respect du cadre constitutionnel quand celui-ci est discrédité », réplique le philosophe basque Daniel Innerarity. Il sait bien que les affaires de corruption qui touchent les partis politiques, les administrations et les institutions espagnoles ont miné la confiance des Espagnols dans leur système de représentation.