Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/08/2013

Les dirigeants des agences régionales de santé (ARS), « tout-puissants »

lu sur :

http://presse-inserm.fr/dans-lactualite/synthese-de-presse/

Nicole Delépine, responsable de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital universitaire Raymond-Poincaré à Garches, évoque, dans Humanité Dimanche, les agences sanitaires développées depuis 1995, considérant que leur indépendance sans contrôle a conduit « à toutes les dérives ».
Selon elle, en « toute impunité, elles décident à la place du ministère et des représentants élus, de la politique de santé ».
Les dirigeants des agences régionales de santé (ARS), « tout-puissants », « ont contribué à casser le système de santé français ». « Comme elles, plus de 1 400 agences de toutes sortes (…) exercent des pouvoirs régaliens sans contrôle » et « près de 20 d’entre elles dirigent la politique sanitaire en lieu et place du ministère (…) au mépris (…) souvent des données scientifiques », estime-t-elle.Humanité Dimanche, 29/08

20/08/2013

Les États Unis, l'Iran, le pétrole

Ce que tout le monde savait mais n'avait jamais été avoué.

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/08/20/la-cia-admet-son-role-dans-le-coup-d-etat-de-1953-en-iran_3463803_3218.html

La CIA admet son rôle dans le coup d'Etat de 1953 en Iran

LE MONDE | 20.08.2013 à 12h15 |Par Ghazal Golshiri

Il n'y a plus aucun doute sur le rôle de la CIA dans le coup d'Etat ayant renversé, le 19 août 1953, le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh, l'homme qui avait nationalisé le secteur pétrolier deux ans auparavant et qui inquiétait tant Washington. "Le coup d'Etat militaire qui a renversé Mossadegh et son cabinet du Front national a été mené sous la direction de la CIA, comme une action de la politique étrangère des Etats-Unis", peut-on lire sur le site de l'Agence de la sécurité nationale (NSA), qui a publié le résumé d'un rapport interne rédigé par un historien de la CIA, intitulé "La bataille pour l'Iran".

Madeleine Albright en 2000, puis Barack Obama en 2009, à chaque fois à des moments où les Etats-Unis tentaient de se rapprocher de l'Iran, avaient déjà reconnu le rôle de leur pays dans le renversement du gouvernement Mossadegh et certains documents secrets avaient déjà été publiés. Mais la CIA était restée muette.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

Cet aveu intervient alors que tous les médias et quotidiens iraniens célébraient, lundi 19 août, le 60e anniversaire du coup d'Etat. Les plus conservateurs en ont profité pour clamer à nouveau leur détestation de l'Amérique. Mohammad Mossadegh, mort en résidence surveillée près de Téhéran en 1967, est considéré en Iran comme un héros national. Mais les autorités islamiques au pouvoir depuis la révolution de 1979 se sont toujours gardées de l'encenser, en raison de ses convictions laïques.

La CIA, qui admet au passage sa coopération avec les services britanniques du MI6, cherchait à "réinstaurer le pouvoir" du chah Mohammad Reza Pahlavi, affaibli par son premier ministre, lequel avait dissous le Parlement quelques jours plus tôt. L'opération TP-AJAX, son code secret, visait à remplacer le gouvernement de Mossadegh, "de manière légale ou quasi légale", par un autre avec lequel l'Occident pourrait "conclure des accords pétroliers".

"FAIRE BAISSER LES TENSIONS"

La CIA reconnaît avoir payé, en deux jours, 5 millions de dollars au général Fazlollah Zahedi, qui fut ensuite nommé premier ministre par le chah, et avoir versé de l'argent à des journaux américains et iraniens pour qu'ils ternissent la réputation de Mossadegh.

Ce geste de la CIA survient deux semaines après l'entrée en fonctions du nouveau président iranien Hassan Rohani, qui a déclaré, le 6 août, être prêt à engager des négociations avec les puissances occidentales sur le dossier nucléaire. Il n'a pas exclu Washington, avec qui Téhéran n'a plus de relations diplomatiques depuis 1980.

Doit-on voir là un signal positif de l'administration américaine à l'attention de Téhéran en vue d'une reprise des négociations ? "Il n'est pas à exclure que cela soit une tentative de faire baisser les tensions ", estime Abbas Milani, auteur de plusieurs ouvrages, notamment The Shahpublié en anglais en 2011. Selon cet universitaire iranien vivant aux Etats-Unis, il reste bien des documents secrets et des zones d'ombre dans cette affaire ayant marqué des générations d'Iraniens.

12/08/2013

Le peuple iranien victime de l'ostracisme occidental voulu par les USA

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/08/12/arretons-sanctions-et-embargo-contre-l-iran_3460169_3232.html

"Arrêtons sanctions et embargo contre l'Iran"

LE MONDE | 12.08.2013 à 09h07 |Par Parham Shahrjerdi (écrivain) et Jean-Luc Nancy (philosophe)

Dire l'évidence même, que personne ne dit. Nous constatons l'évidence tous les jours, cette douleur infinie qui rend malades un pays et sa population, son présent comme son avenir. Nous ne pouvons pas faire taire l'évidence. Nous sommes convaincus qu'il faut faire quelque chose, dès maintenant.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vousabonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

 

L'Iran souffre démesurément. Aucune loi ne peut cautionner une telle cruauté. Il faut mettre un terme dans les plus brefs délais à ces embargos qui pèsent sur le peuple iranien. Il faut rappeler à la communauté internationale l'inefficience de ses "sanctions", qui ne visent que le peuple iranien. Nous devons dire que cette situation ne peut plus durer. Chaque instant de plus, c'est un peu plus de douleur. Nous ne voulons plus de cette souffrance.

Une certaine responsabilité nous incombe : nous pouvons et nous devons prendreposition. La situation iranienne nous préoccupe. Parler de l'Iran, c'est avant tout et surtout parler de sa population, c'est-à-dire de presque 80 millions de personnes, hommes, femmes, enfants, qui vivent un cauchemar sans fin. Il suffit de voir ce qui s'est passé ces dernières décennies : la révolution de 1979 ; une longue guerre, trop longue guerre, avec l'Irak, avec ses morts et ses conséquences désastreuses ; l'installation d'une théocratie dictatoriale ; l'oppression quotidienne de la population ; la révolte des étudiants, en 1999 ; les inégalités basées sur le "genre" : ségrégations au nom du sexe, de la religion et de l'opinion ; les prisons et les prisonniers politiques ; l'assassinat des intellectuels ; l'effacement de toute opposition ; l'absence de parti politique ; les élections truquées ; la naissance du mouvement vert ; les noms que l'on peut y associer : Kahrizak, la prison où les prisonniers étaient violés, torturés, achevés. Evin, Rajaï Shahr, d'autres prisons, d'autres noms pour "enfermement", pour "faire taire" ; Neda Agha Soltan, la jeune fille qui a reçu une balle en plein coeur dans une rue de Téhéran ; et ces hommes, ces femmes, ces jeunes, qui, les mains vides, étaient à la recherche d'un peu de liberté, d'un peu de dignité.

La réponse était claire : on vous tue de sang froid. Ces dernières années, en Occident, nous n'étions pas dans les rues d'Iran, nous n'étions pas des Iraniens. Nous avions oublié le peuple iranien et nous nous sommes concentrés sur d'autres choses : Ahmadinejad, le programme nucléaire, et c'est tout. Nous sommes entrés dans un jeu et, hélas, nous avons laissé de côté notre responsabilité.

Certes, Ahmadinejad est un personnage abominable, c'est en trichant qu'il est devenu le président de la République islamique et, certes, il a tenu des propos inadmissibles ; mais jamais, à aucun moment, il n'a été inquiété par l'Occident. On a voulu le punir, pour ses propos, pour son programme nucléaire – et jamais pour la censure ambiante, pour l'assassinat des manifestants, pour la destruction des opposants, pour les exactions pratiquées dans les prisons, non, pour rien de cela.

Quelle était la réponse des Occidentaux ? Faire payer le peuple iranien. Pourmesurer la gravité de la situation, il faut partir se rendre compte sur place. Allervoir la vie quotidienne, complètement paralysée depuis quelques années. Depuis plusieurs mois, il y a toute une série d'embargos et de boycotts pour isoler le pays. Le dernier en date a commencé le 1er juillet. On dit que cela consiste àmettre la pression sur le régime iranien. En vérité, c'est la population qui ploie et est anéantie.

Il conviendrait de voir les effets extrêmement graves et désastreux de ces embargos : inflation sans limite, souffrance des malades qui ne trouvent plus leurs médicaments, retraités et personnes âgées qui assistent à l'augmentation journalière des prix, difficultés liées au logement, chômage. A l'heure où nous rédigeons ces lignes, les femmes iraniennes n'ont plus accès aux pilules contraceptives. Par ailleurs, certaines pilules jugées dangereuses en Europe et aux Etats-Unis circulent toujours en Iran.

Dans ces conditions, le peuple iranien n'a que deux options : rester sur place et périr petit à petit, ou partir à l'étranger. Nous devons être attentifs à cette situation. Ce n'est pas la République islamique qui subit les conséquences de ces embargos, ce sont des millions d'habitants qui en paient les frais.

L'Occident a décidé de déclarer la guerre au régime iranien, soit. Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux devant les dégâts causés par cette guerre "propre". Pas de bombe, pas de sang, pas d'explosion... On achève en douceur.

Un régime dictatorial a décidé de malmener sa population. Cela laisse indifférent le monde entier. Non seulement rien n'est fait pour empêcher ou ralentir ces oppressions, mais, en plus, tout ce qui a été entrepris ces dernières années par l'Occident a fini par mettre encore plus de pression sur les épaules des Iraniens. Ainsi, nous pouvons dire que les Iraniens ont été doublement frappés : par leur régime et par les sanctions internationales.

A chaque fois que le peuple se lève, en 1999, en 2009, à chaque fois que l'oppression devient visible, l'Occident se retire et oublie la base même de la démocratie, qui ne devrait jamais être rien d'autre que la souveraineté populaire.

Nous ne pouvons pas oublier l'homme dans la politique. Une politique qui ne tient pas compte de la condition humaine ne peut pas être louée.

La politique qui est menée contre la République islamique d'Iran est une politique contre sa population. C'est pourquoi nous demandons à tous les pays occidentaux d'arrêter immédiatement ces embargos qui affaiblissent les populations locales. Ce n'est pas à elles qu'il convient de s'en prendre.

Nous devons avant tout nous inquiéter de ce qui se passe à l'intérieur du pays. Si nous ne faisons rien pour l'améliorer, si nous faisons le choix de faire avec, delaisser aller, qu'est-ce qui nous autorise à aggraver la situation ? Avec cette politique menée contre l'Iran, nous devons penser de nouveau à ce que signifie véritablement le droit d'ingérence.

---------------

Iran - Wikipedia, the free encyclopedia

  1. en.wikipedia.org/wiki/Iran - Cached - Similar
    Iran or Persia 10] officially the Islamic Republic of Iran, is a country in Western Asia. The country is bordered on the north by Armenia, Azerbaijan and ...
  2. Iran - Wikipédia - Wikipédia - Wikipedia

    fr.wikipedia.org/wiki/Iran - Cached - Similar
    République islamique d'Iran. جمهوری اسلامی ايران ( fa ). Jomhuriye Eslāmiye Irān ( fa ). Drapeau de l'Iran. Blason · Emblème de l'Iran. Description de l'image Iran ...

Utilisation de la réserve parlementaire en 2012

à lire sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/08/06/comment-les-parlementaires-ont-utilise-leur-reserve-en-2012_3458300_823448.html

Comment les parlementaires ont utilisé leur réserve en 2012

extrait :

La réserve parlementaire se fait de plus en plus transparente. Le 5 août, le ministère de l'intérieur a rendu public le détail de ces 134 millions d'euros (*) que se sont partagés en 2012 les élus du Sénat et de l'Assemblée nationale pour aider au financement des collectivités locales. Une autre part de cette réserve est attribuée aux associations, mais sa distribution reste opaque.

(*) : http://www.etalab.gouv.fr/article-le-ministere-de-l-interieur-met-en-ligne-les-subventions-allouees-au-titre-de-la-reserve-parlementai-119364262.html

Comment les parlementaires ont utilisé leur réserve en 2012.pdf

10/08/2013

Les collectivités locales dépensent près de 2 milliards d'euros pour leurs réceptions, voyages, publicité, communications diverses...

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/08/10/les-collectivites-locales-depensent-1-5milliard-d-euros-pour-leur-com_3459904_823448.html

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vousabonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

 Les collectivités locales dépensent 1,5milliard d'euros pour leur "com"

LE MONDE | 10.08.2013 à 11h54 • Mis à jour le 10.08.2013 à 12h14 |Par Eric Nunès 

Publication de la lettre d'information locale, publicité, organisation de cérémonies de vœux... le seul poste "publicité, relations publiques" des communes, départements et régions représente une masse de 1,5 milliard d'euros, et celui des placements et réceptions plus de 308 millions, souligne la Cour des comptes dans son rapport annuel (*) sur la situation et les perspectives des finances publiques, publié le 27 juin.

 

En ces temps de disette budgétaire, les maires, présidents de département, de communauté de communes et de région pourraient utilement revoir à la baisse ces dépenses. Elles représentent une part non négligeable de l'énorme pavé budgétaire des 29,7 milliards d'euros – qui dépasse largement les budgets réunis des ministères de la justice, de la culture, de l'agriculture et de la ville – que les collectivités locales ont dépensés en charges courantes en 2012. Les magistrats considèrent, dans une litote, qu'il"semble possible de réduire ces charges grâce à une politique d'achats plus efficiente",évaluant à 10 % la marge d'économie réalisable. 

Les 27 régions françaises ont dépensé 151 millions d'euros pour des actions de communication en 2012, selon les chiffres des magistrats queLe Monde s'est procurés. La région Ile-de-France y a consacré plus de 18 millions d'euros. Pour les "voyages, missions et déplacements", la région a consommé 700 000 euros, beaucoup moins que Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui y a affecté plus de 1,2 million d'euros malgré un budget global plus de deux fois inférieur à celui de la région capitale. 

"A L'OS" 

Les sommes dévolues par les régions à la communication et à l'organisation de festivités restent pou rtant bien inférieures à celles dépensées par les départements. Chefs de file dans le domaine de l'action sociale, les conseils généraux sont responsables de la gestion de l'allocation personnalisée d'autonomie, du revenu de solidarité active et encore de la prestation de compensation du handicap. Bien que leur situation financière soit fragile, du fait de la hausse constante de leurs charges en période de crise, les départements utilisent encore 214 millions pour leur communication.

Lire aussi : La santé financière des collectivités locales "se dégrade"

Une somme équivalente, selon la Cour des comptes, à celle que consacrent les groupements de communes aux festivités, publicités, réceptions, catalogues et autres relais de communication. La raison d'être des communautés de communes a beau être de mutualiser des charges fixes entre collectivités, cela n'empêche pas les communes d'avoir leur propre budget individuel "publicité et relations publiques". Au total, ce sont 929 millions que les villes ont investis en 2012 en frais de communication, un budget qui ne devrait pas baisser en 2013, année préélectorale.

L'économie serait pourtant d'autant plus bienvenue que les finances des collectivités territoriales sont "à l'os", comme l'assure André Laignel, vice-président de l'Association des maires de France et président du Comité des finances locales. Et que la dotation de l'Etat aux collectivités locales baissera de 750 millions en 2014.

 

------------

(*) voir la page 34 du rapport :

synthese_rapport_situation_perspectives_finances_publique...

Lire aussi :

Le gouvernement officialise la baisse des dotations aux collectivités

Collectivités locales

04/08/2013

La condamnation de Bradley Manning

à lire :

La condamnation de Bradley Manning relance le débat sur le droit à l’information
PAR IRIS DEROEUX

La justice militaire américaine a reconnu, mardi, le soldat Manning coupable d'espionnage mais l’a acquitté d’une charge plus lourde de collusion avec l’ennemi. Le verdict est dénoncé par de nombreuses associations qui s'inquiètent du signal ainsi envoyé aux lanceurs d’alerte, servant de source journalistique. Il relance le débat sur le droit à l'information contre les secrets d'État.

Lire la suite

-------------------------

sur le même sujet :

 Washington post

http://www.washingtonpost.com/world/national-security/mannings-conviction-seen-as-making-prosecution-of-wikileaks-assange-likely/2013/07/30/79746700-f94f-11e2-afc1-c850c6ee5af8_story.html?hpid=z1

et aussi, une vidéo :

Video shows deaths of two Reuters journalists in Iraq in 2007

By the CNN Wire Staff  April 6, 2010 -- Updated 1901 GMT (0301 HKT)

 vidéo 

http://edition.cnn.com/2010/WORLD/meast/04/05/iraq.photographers.killed/index.html