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11/05/2013

L'ESCLAVAGE existe toujours, au XXI-ième siècle (suite) : esclavage et torture en Chine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/05/11/chine-les-suppliciees-de-masanjia_3175681_3216.html

Chine : les suppliciées de Masanjia

LE MONDE | 11.05.2013 à 12h37

Par Brice Pedroletti

Gai Fengzhen est une grande femme de 56 ans au visage émacié. Elle a posé sa béquille dans un coin de la pièce et tendu ses mains en arrière sur les rebords de l'étagère pour mimer un pendu. "On est placé entre deux lits en fer superposés, les mains attachées aux barres. Le plus douloureux, c'est en diagonale, quand une main est tirée vers le haut, et l'autre vers le bas." Elle se penche pour en faire la démonstration. Son corps est vrillé. Sa voix grince. "Les chevilles et les pieds sont aussi attachés, on ne peut pas fléchir les jambes", souffle-t-elle. Le dagua ("le pendu") et ses quatre variantes, qui dilate les tendons et meurtrit les articulations sans laisser de traces apparentes, est l'une des punitions infligées aux détenues du camp de rééducation de Masanjia.

Gai Fengzhen y a été soumise pour la dernière fois de sa détention le 1er juillet 2009, pendant six heures d'affilée. Elle vomit du sang. Elle n'a été relâchée pour être envoyée au cachot que lorsque sa tortionnaire est partie s'occuper d'une autre détenue installée sur le "banc du tigre" – un siège formé de tubes d'acier où la personne est attachée dans une position que la force de gravité rend affreusement douloureuse. C'était le troisième et avant-dernier séjour de Gai Fengzhen à Masanjia, camp modèle de laojiao ("rééducation par le travail") de Shenyang, capitale de la province du Liaoning (nord-est de la Chine).

Ces supplices nous ont été décrits par Gai Fengzhen et une dizaine d'anciennes détenues ...


pour lire la suite :

Chine _ les suppliciées de Masanjia.pdf

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lire aussi sur ce blog la note du 18/2/2009 :

L'ESCLAVAGE existe toujours au XXIèm siècle  

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