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28/11/2012

Les inégalités dans la France aujourd'hui

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/28/l-insee-fait-le-portrait-d-une-france-inegale_1797046_823448.html

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LE MONDE | 28.11.2012 à 16h23 Par Maryline Baumard, Jean-Baptiste Chastand et Claire Guélaud

Les inégalités ont la vie dure en France. Souvent massives, spectaculaires, elles régressent peu et parfois s'aggravent, observe l'Insee dans l'édition 2012 de France, portrait social. Qu'y constate-t-on ? Qu'une grande partie des inégalités scolaires se joue avant le bac, qu'un homme cadre peut toujours espérer vivre six ans et demi de plus qu'un ouvrier ou encore que la situation des couples sur le marché du travail diffère de celle des célibataires...

L'ÉCOLE FRANÇAISE ENTÉRINE LES INÉGALITÉS DE NAISSANCE

Sur 100 jeunes entrés en 6e en 1995, 44 sont désormais titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur. Mais cette proportion varie de 76 % pour les enfants de cadres ou d'enseignants à seulement 20 % pour les enfants d'ouvriers non qualifiés. En matière scolaire, tout s'enchaîne très tôt, comme le montrent les travaux d'Olivier Lefèvre réalisés sur 18 000 élèves entrés en 6e en 1995 et en 2002. En fin d'école primaire, 41 % des enfants d'ouvriers sont de niveau faible en lecture et en mathématiques, contre 7 % des enfants de cadres.

Masqué par le collège unique, ce différentiel de niveau devient évident à l'heure du premier choix d'orientation, celui du lycée. Là, les enfants de cadres optent à 70 % pour un bac général et les fils d'ouvriers à 20 % seulement.

Dans l'enseignement supérieur, l'écart se creuse encore. Numériquement, puisque les premiers sont près de quatre fois plus souvent diplômés, mais aussi qualitativement. Olivier Lefèvre montre que les classes préparatoires - antichambres des grandes écoles - sont à moitié remplies d'enfants de cadres. Et entre les deux cohortes étudiées, les inégalités se sont accrues puisque la proportion des enfants d'ouvriers diplômés du supérieur a légèrement baissé.

CHÔMAGE RIME AVEC CÉLIBAT

Infographie Le MondeInfographie Le Monde | Insee

La statistique ne laisse pas d'étonner : chez les 30-54 ans, le taux de chômage des personnes célibataires est de 13 % pour les hommes et de 12 % pour les femmes, alors qu'il ne dépasse pas 5 % et 6 % pour ceux et celles qui sont en couple. Comment expliquer cette surprenante inégalité sur le front de l'emploi ? Est-ce le chômage qui favorise le célibat ou l'inverse ?

L'Insee avance quelques pistes. Pour les hommes, les raisons sont d'abord à chercher dans leur niveau d'éducation. "Le diplôme confère un avantage aux hommes sur le "marché matrimonial"", résume crûment l'institut. Les hommes plus diplômés sont plus souvent en couple que les hommes sans diplôme, eux-mêmes plus souvent au chômage.

Mais, ce n'est pas le seul critère. Les hommes qui ont des enfants, plus souvent en couple, travaillent plus que ceux qui n'en ont pas. Pour les femmes, la situation est légèrement différente. D'abord parce que leur taux d'activité est plus faible pour celles qui sont en couple que pour les célibataires. La première raison à cela est à chercher dans la présence ou non d'enfants.

Par ailleurs, dans 17 % des couples, l'homme a une position professionnelle supérieure à celle de sa conjointe, contre seulement 5 % de cas inverses. Dans 7 % des couples, la femme est au chômage tandis que l'homme a un emploi, la situation inverse ne se rencontrant que dans 3,3 % des couples. Un peu plus de 1 % des couples comptent deux chômeurs, soit environ 70 000 couples, estime l'Insee. Ces couples cumulent souvent les difficultés. Les conjoints des femmes au chômage ou en temps partiel subi sont plus souvent en contrat à durée déterminée, en intérim, au chômage ou ouvrier.

HEUREUX PROPRIÉTAIRES

Avec l'envol des prix de l'immobilier, les inégalités de patrimoine se sont creusées au profit des 60 % de ménages les mieux dotés, qui sont généralement propriétaires de leur logement. Entre 1997 et 2009, la progression des patrimoines a été plus rapide que celle des niveaux de vie. Les 10 % des ménages les mieux dotés possèdent en moyenne 35 fois plus de patrimoine que les 50 % des ménages les moins dotés fin 2009, contre 30 fois plus à la fin 1997. Les disparités de niveau de vie ont crû mais elles sont de moins grande ampleur. Les trajectoires professionnelles, nous dit aussi l'Insee, influent sur le niveau de patrimoine détenu : une année de chômage entraîne un patrimoine plus faible de l'ordre de 4 % en moyenne.

20 milliards d'euros d'allègements fiscaux consentis aux entreprises sans véritable contrepartie

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/28/competitivite-bronca-dans-les-rangs-socialistes-sur-le-credit-d-impot_1797047_823448.html

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Compétitivité : bronca dans les rangs socialistes sur le crédit d'impôt

LE MONDE | 28.11.2012 à 15h49Par Claire Guélaud et David Revault D'Allonnes

La commission des finances de l'Assemblée nationale entre dans le dur, mercredi 28 novembre, avec l'examen du projet de loi de finances rectificative (PLFR) de fin d'année et des amendements du gouvernement sur le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et sur la TVA. Les discussions promettaient d'être animées au sein même de la majorité : nombre de socialistes auraient voulu mieux encadrer les 20 milliards d'euros d'allègements fiscaux consentis aux entreprises.

L'amendement du gouvernement sur le CICE a été transmis mardi à la commission. Comme prévu, le dispositif est simple. Il est aussi non dégressif et sa montée en puissance se fera finalement sur deux ans. Pour les entreprises, le taux du crédit d'impôt est égal à 4 % de la masse salariale de 2013 (entre 1 et 2,5 smic), puis à 6 % à compter de 2014.

CHÈQUE EN BLANC

L'excédent de crédit d'impôt constitue au profit du contribuable une créance sur l'Etat d'égal montant. Pour les grandes entreprises et les entreprises intermédiaires, cet excédent sera imputé sur l'impôt des trois années suivantes, puis s'il y a lieu, le reliquat sera remboursé. En revanche, les PME de moins de 250 salariés, les entreprises nouvelles, les jeunes entreprises innovantes et les entreprises en procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire pourront être remboursées dès 2013.

Le dispositif continue de susciter des critiques dans les rangs socialistes. Au lendemain de la réception, lundi 26 novembre à Matignon, d'une vingtaine de députés socialistes et de la fin de non-recevoir opposée à leur revendication d'"aménagements" et d'introduction d'une conditionnalité des aides, un début de bronca s'est installé.

C'est d'abord lors de la réunion du groupe PS à l'Assemblée que "le ton est un peu monté", rapporte un participant. Des députés de sensibilités diverses, classés à la gauche du parti, comme Pascal Cherki ou Guillaume Bachelay, mais aussi nettement plus réformistes, comme Laurent Baumel ou Karine Berger sont ainsi montés au créneau pour dire leur "incompréhension du chèque en blanc".

Le débat a rebondi l'après-midi même, au bureau national du parti socialiste, en présence du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. Où, là encore, plusieurs obédiences ont fait part de leurs réserves. "Nous porterons ce "chèque Mittal" jusqu'aux prochaines législatives, comme le "chèque Bettencourt" de Sarkozy", s'est ainsi ému Jérôme Guedj, député de l'Essonne.

Au fondement de leurs inquiétudes se trouve le doute devant le caractère trop peu contraignant du dispositif : "Rien ne garantit, à partir du moment où cela ne figure pas dans la loi, que l'argent public aille aux investissements dans l'emploi",résume un parlementaire.

Du côté de l'exécutif, on minimise ces divergences. Un proche du président juge même "prévisibles" ces remous, qui "expriment une volonté de bien maîtriser le dispositif". Mais il s'inquiète du "risque de faire perdre le bénéfice psychologique de la mesure".

27/11/2012

Sarkozy, le RER A et la RATP

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/27/la-cour-des-comptes-accable-la-ratp-pour-sa-gestion-du-marche-du-rer-a_1796339_3234.html

La Cour des comptes accable la RATP pour sa gestion du marché du RER A

LE MONDE | 27.11.2012 à 11h08 • Mis à jour le 27.11.2012 à 13h51 Par Béatrice Jérôme

Rutilantes dans leur robe d'acier grise et verte, elles traversent depuis près d'un an l'Ile-de-France d'est en ouest en passant par Paris. Inaugurées le 5 décembre 2011 par Nicolas Sarkozy, les nouvelles rames à deux étages du RER A devaient, selon le président de la République, à l'orée de sa campagne présidentielle, améliorer les transports de "millions" de voyageurs. Aujourd'hui, ces rames font l'objet d'un rapport critique de la Cour des comptes, resté confidentiel depuis juin 2012, et que Le Monde s'est procuré. Celui-ci dénonce la "pratique contestable" et "peu efficace" de la RATP pour lancer au meilleur prix ce marché de 2 milliards d'euros diligenté par l'Elysée.

La commande passée en avril 2009 par la Régie à Alstom-Bombardier de 65 trains n'a pas permis de faire jouer "ouvertement la concurrence", souligne le rapport. Pour respecter la promesse présidentielle de livrer en un temps record 65 trains, le PDG de la RATP, Pierre Mongin, a choisi de commander "un matériel aussi proche que possible" des trains déjà en service sur la ligne, construits par le groupement Alstom-Bombardier, explique la Cour. L'industriel a pu faire des propositions rapidement. Ce qui l'a "favorisé" au détriment de concurrents potentiels. Aucun n'a présenté d'offre alternative.

"COÛTS PRÉVISIONNELS TRÈS INFÉRIEURS À L'ESTIMATION RÉELLE"

La direction de la RATP a dissimulé la vérité des prix à son conseil d'administration en diffusant "des coûts prévisionnels très inférieurs à l'estimation réelle", et ce "en toute connaissance de cause". La direction de l'entreprise a justifié à la Cour cette démarche en expliquant qu'elle visait à "dissuader les industriels de présenter des offres trop chères", indique le rapport.

La Cour des comptes réfute cet argument en indiquant qu'"il est possible de se demander" si "le bas niveau de l'estimation" n'a pas simplement "contribué à dissuader les industriels autres qu'Alstom-Bombardier de déposer une offre".

Dans la lettre jointe au rapport, datée du 30 août et destinée à Gilles Carrez, président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, le premier président de la Cour, observe que "cette absence de concurrence largement prévisible n'a pas été propice à l'obtention de conditions financières favorables" à la RATP.

L'estimation "leurre" établissait le coût par train à 20 millions d'euros. Ce montant "ne reposait sur aucune analyse", indique la Cour. Il a été présenté au Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF). L'autorité organisatrice des transports, présidée par Jean-Paul Huchon (PS) – à la tête du conseil régional – a, "pour la première fois", souligne M. Migaud, accepté de "cofinancer un programme majeur d'acquisition de matériel". Mais le STIF s'est engagé à payer la moitié du marché sur la base du coût prévisionnel annoncé par la RATP en 2008, c'est-à-dire à verser 650 millions d'euros.

LA MAIN À LA POCHE

Lors de la signature du marché en 2009, l'offre réelle d'Alstom a atteint plus de 25,8 millions d'euros par train. La RATP a tenté d'obtenir une participation du STIF paritaire mais au prorata du coût réel. Elle a essuyé un refus net et clair de la part de M. Huchon. La Régie s'est vue contrainte de prendre à sa charge les 190 millions d'euros supplémentaires par rapport à ce qu'elle aurait dû payer si elle avait fait la vérité des prix dès le départ. Au final, le STIF ne supporte que 37 % du coût réel total, au lieu de la moitié. "La stratégie" de la RATP "était peu efficace pour tirer les prix vers le bas", observe M. Migaud. Avec une seule entreprise sur les rangs, elle n'était pas en position de force pour négocier. Le bluff sur les prix "a privé la Régie d'une partie du financement qu'elle pouvait espérer du STIF", conclut la Cour.

En juin 2012, le marché des 65 trains a été réévalué à 2 milliards d'euros. Le STIF promet toujours de verser 650 millions d'euros. Reste 1,35 milliard d'euros à la charge de la RATP, soit plus des deux tiers du coût. Consolation : selon la Cour, la Régie devrait se voir compenser en "grande partie" ce manque à gagner après 2039. Ce sera aux collectivités qui financent le STIF de mettre la main à la poche pour payer au prix fort la facture présidentielle de 2011.

Béatrice Jérôme

QUAND LE GOUVERNEMENT VIOLE LES DROITS DU PEUPLE ...

voir :

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/les-constitutions-de-la-france/constitution-du-24-juin-1793.5084.html

Constitution du 24 juin 1793 - Conseil Constitutionnel


                 Constitution du 24 juin 1793

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN               

Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.               

26/11/2012

Comment définir la valeur d'une entreprise ? (que valent les normes comptables ?)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/26/les-normes-comptables-a-nouveau-sous-le-feu-des-critiques_1795871_3234.html

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Les normes comptables à nouveau sous le feu des critiques

 

LE MONDE ECONOMIE | 26.11.2012 à 10h44 Par Antoine Reverchon

Dans l'arrière-cour des grandes entreprises et des Etats se livre une furieuse bataille sur un sujet a priori technique : celui des normes comptables internationales. L'enjeu est de taille : la comptabilité se veut l'image fidèle de l'activité des entreprises, le diagnostic de leur santé présente et à venir. C'est donc d'elle que découlent les décisions de leurs dirigeants, mais aussi celles des investisseurs, des salariés, des décideurs politiques.

Le report sine die de l'application des normes IFRS (International Financial Reporting Standards) par les Etats-Unis, dont l'administration a jugé cet été qu'elles risquaient d'aggraver la situation des entreprises américaines, a ouvert les vannes. Michel Pébereau, président d'honneur de BNP Paribas, dans une interview aux Echos du 20 novembre, a estimé que l'Europe doit "reprendre sa souveraineté comptable". Les normes IFRS ont été élaborées par un organisme privé, l'International Accounting Standards Board (IASB), qui coopte ses propres membres. Or, l'Union européenne, au nom de la convergence entre les normes comptables à l'échelle des marchés mondialisés, a rendu en 2002 obligatoires les IFRS par les entreprises européennes cotées à partir de 2005.

Le débat avait été alors vif, en particulier sur les risques d'une évaluation des actifs à leur "valeur de marché" plutôt qu'à leur coût historique, mais les arguments de l'IASB - les multinationales ne peuvent avoir des comptabilités différentes dans chaque pays où elles exercent - l'avaient emporté.

 
  

Ce n'est plus le cas aujourd'hui, car la crise est passée par là. La Commission européenne a déjà dû imposer en 2009 à une IASB réticente la suspension, puis la révision de certaines normes (notamment sur l'évaluation et la dépréciation des instruments financiers), qui avaient contraint les entreprises, et notamment les banques, à afficher des pertes colossales sur les instruments de couverture de leurs actifs, aggravant ainsi la menace d'effondrement du système financier mondial.

Depuis, la belle mécanique des IFRS prend l'eau de toutes parts. Certes, lors d'un colloque organisé par l'Académie des sciences techniques comptables et financières, jeudi 22 novembre, à Paris, Michel Prada, président des Trustees Foundation IFRS - l'organe de gouvernance des IFRS -, a revendiqué l'application des IFRS dans cent pays, dénonçant dans les doutes exprimés "une attitude négative franco-française".

Mais Jérôme Haas, président de l'Autorité des normes comptables française, a souligné comme d'autres participants que "seule l'Union européenne applique sans restriction les IFRS : outre le refus américain, le Japon laisse à ses multinationales le choix des normes [nationales ou IFRS], les pays émergents les appliquent partiellement ou pas du tout".

Françoise Florès, présidente de l'European Financial Reporting Advisory Group, qui conseille la Commission dans ce domaine, a regretté "l'abandon de souveraineté" qu'a constitué le choix de 2002, mais surtout l'échec du processus de convergence entre les normes internationales, peu ou prou bloqué par la crise de 2009, ce qui "crée une incertitude majeure pour les entreprises".

Christian Migan, représentant l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), qui regroupe 17 pays de ce continent, a annoncé le rejet par son organisation de la volonté de la Banque mondiale de faire appliquer les IFRS par ces pays, où l'on compte en tout et pour tout 33 entreprises cotées...

Le reproche majeur adressé aux IFRS par certains chefs d'entreprise est qu'elles ne répondent aux intérêts que des seuls investisseurs financiers et rendent incompréhensibles la réalité économique de l'entreprise aux autres parties prenantes - y compris ses dirigeants. "Elles ne représentent plus la valeur des actifs de l'entreprise, mais celle des capitaux investis", observe Yvonne Muller, professeur de droit comptable à Paris-X.

Les juristes pointent un autre problème : en cherchant à s'internationaliser, la normalisation comptable a quitté le domaine du droit pour celui de l'économie, car il n'existe ni droit international des affaires suffisamment défini ni personnalité juridique des entreprises internationales suffisamment établie, qui permettrait de rendre à l'information comptable sa nature première : un bien public qui permet à tous les acteurs - actionnaires, investisseurs, dirigeants, salariés, administrations fiscales - de savoir à quoi s'en tenir.

Que peut-il sortir de ce "désordre normatif comptable" ? Pour Bernard Colasse, professeur à Paris-IX-Dauphine, l'hypothèse la plus probable est que chaque bloc économique régional (Europe, Amérique, Asie de l'Est) applique ses propres normes. M. Haas suggère des normes "en fonction des besoins", jugeant absurde l'imposition des IFRS à d'autres entreprises que les multinationales, à d'autres pays que les plus développés. Gérard Rameix, tout nouveau président de l'Autorité des marchés financiers, a en revanche refusé toute "nostalgie ou régression" vers des droits nationaux, tout en reconnaissant la nécessité de réaménager les IFRS. Mme Florès a appelé à une relance des négociations sur la convergence comptable, mais en intégrant les normalisateurs européens et nationaux dans la gouvernance du normalisateur mondial. La comptabilité est décidément une affaire trop sérieuse pour être confiée à une poignée d'experts, aussi qualifiés soient-ils.

Eco & entreprise

25/11/2012

Notre-Dame-des-Landes : l'historique du projet (qui date de 1967 !)

Voici un lien pour un historique intéressant sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes :

Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps 

 

Nantes: manifestation contre le projet NDDL

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/24/plusieurs-milliers-de-personnes-defilent-a-nantes-contre-l-aeroport-notre-dame-des-landes_1795559_3244.html

Plusieurs milliers de personnes défilent à Nantes contre l'aéroport ...

Le Monde.fr | 24.11.2012 à 17h37 • Mis à jour le 24.11.2012 à 20h51

Des milliers de manifestants protestant contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont convergé samedi 24 novembre  en fin d'après-midi vers la préfecture de Nantes où des CRS ont fait usage de lances à eau pour tenter de les disperser. Certains opposants ont lancé des pierres contre les forces de l'ordre, scandant "libérez la ZAD, libérez la ZAD" ou "Ayrault, salaud", en référence au Premier ministre, maire de Nantes jusqu'à son entrée au gouvernement, et à la Zone d'aménagement différé (ZAD) de l'aéroport.

"Un CRS a été touché lors de la manifestation, victime d'un pavé lancé qui l'a frappé au visage alors qu'il était derrière une lance à eau", a déclaré un porte-parole du ministère de l'intérieur, Pierre Henry Brandet. Après avoir "perdu connaissance", l'homme a été évacué au centre hospitalier de Nantes.

Parti de la place Royale, en plein centre de Nantes, le cortège s'est ébranlé derrière une grande banderole estampillée "Aéroport LGV THT TAV nucléaire, Société totalitaire". Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, principal promoteur du projet d'aéroport, reste l'une des principales cibles des manifestants qui ont scandé"Ayrault, salaud, le peuple aura ta peau". Evoquant les heurts qui ont lieu depuis plusieurs jours forces de l'ordre et opposants, une autre toile s'interrogeait : "Expulsions, destructions, où va ce gouvernement, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs ?"."François, ton électorat, l'aéroport, il n'en veut pas", assurait une pancarte.

Le groupe Vinci, qui a obtenu la concession du futur aéroport pour 55 ans, a également été conspué aux cris de "Vinci, dégage, résistance et sabotage". En tête de la manifestation, des militants de la CNT, brandissait leurs drapeaux noir et rouge. A leurs côtés flottaient de nombreux drapeaux bretons, ainsi que ceux du Front de Gauche et les drapeaux blancs anti-aéroport, marqués d'un avion barré dans un cercle rouge.

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et aussi :

http://www.lepoint.fr/societe/notre-dame-des-landes-plusieurs-milliers-de-manifestants-defilent-a-nantes-contre-l-aeroport-24-11-2012-1533123_23.php

Notre-Dame-des-Landes : plusieurs milliers de manifestants défilent àNantes contre l'aéroport

http://www.leparisien.fr/nantes-44000/notre-dame-des-landes-plusieurs-milliers-d-opposants-a-l-aeroport-attendus-17-11-2012-2329131.php

Notre-Dame-des-Landes : forte mobilisation contre le futur aéroport ...

http://www.tahiti-infos.com/Plusieurs-milliers-de-personnes-defilent-a-Nantes-contre-l-aeroport-Notre-Dame-des-Landes_a61778.html 

Plusieurs milliers de personnes défilent à Nantes contre l'aéroport ...

www.tahiti-infos.com/Plusieurs-milliers-de-personnes-defilent-a-Nantescontre-l-aeroport-Notre-Dame-des-Landes_a61778.html
 
http://www.scoop.it/t/acipa 

Plusieurs milliers de personnes défilent à Nantes contre l'aéroport ...

www.scoop.it/.../plusieurs-milliers-de-personnes-defilent-a-nantes-contre-l- aeroport-notre-dame-des-landes

http://actualite-israel.com/plusieurs-milliers-de-personnes-defilent-a-nantes-contre-l-aeroport-288003/

Plusieurs milliers de personnes défilent à Nantes contre l'aéroport ...

actualite-israel.com/plusieurs-milliers-de-personnes-defilent-a-nantes-contre-l -aeroport-288003/

Informations sur Notre-Dame-Des-Landes

voir :

http://zad.nadir.org/spip.php?article667
et :

- Les sites :http://acipa.free.fr/ethttp://zad.nadir.org/
- Le site des comités de soutien :http://comites-ndl.blogspot.fr/
- La carte des rassemblements de soutien : https://maps.google.fr/maps/ms?msid=203760804477798426632...

24/11/2012

La Palestine à l'ONU ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/11/23/la-palestine-en-quete-d-un-statut-a-l-onu_1795282_3210.html

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La Palestine en quête d'un statut à l'ONU

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 23.11.2012 à 14h48 • Mis à jour le 23.11.2012 à 16h10 Par Benjamin Barthe

Le 29 novembre 1947, la jeune Organisation des Nations unies adoptait le plan de partage de la Palestine en deux Etats. L'un, juif, fut proclamé quelques mois plus tard sous le nom d'Israël. L'autre, arabe, n'a pas vu le jour et son territoire n'a cessé de se réduire. A défaut d'être en mesure de corriger cette injustice, l'Assemblée générale de l'ONU aura au moins l'occasion, jeudi 29 novembre, de maintenir en vie le principe du partage, énoncé il y a soixante-cinq ans. Ses 193 pays membres doivent en effet se prononcer sur la demande d'élévation du statut de la Palestine d'entité observatrice à Etat observateur (ou Etat non membre) des Nations unies, c'est-à-dire le rang du Vatican. Cette requête a été déposée par Mahmoud Abbas, président de l'OLP et de l'Autorité palestinienne (AP), après l'échec de son plan initial visant à obtenir le statut d'Etat membre à part entière.

Lancé en septembre 2011, ce projet a vite avorté faute d'une majorité en sa faveur au sein du Conseil de sécurité, seul organe de l'ONU habilité à délivrer un statut de plein droit. Abbas eût-il réuni un nombre suffisant de voix que son initiative n'aurait pas eu plus de succès, les Etats-Unis ayant annoncé d'emblée qu'ils brandiraient leur veto en cas de mise au vote. Devant l'Assemblée générale, en revanche, où le veto n'existe pas, le succès d'Abbas est garanti. La Palestine y dispose en effet d'une majorité automatique d'une grosse centaine de pays, qui l'ont pour la plupart déjà reconnue comme Etat. Washington s'agrippant à son opposition, le seul suspense porte sur la nature du vote des pays d'Europe occidentale, et notamment de la France, qui entretient le mystère sur sa position.

 
  

Comment est née cette ambition ? La démarche de Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, est le produit d'un paradoxe : jamais l'Autorité palestinienne n'a autant ressemblé à un Etat, en termes de savoir-faire, et jamais elle n'en a été aussi éloignée, en termes de maîtrise du territoire. Début 2011, alors que le projet d'une reconnaissance à l'ONU prend forme, la Banque mondiale et le FMI donnent leur blanc-seing au patriarche palestinien. Dans des rapports publiés coup sur coup, ces deux temples de la bonne gouvernance occidentale conviennent que l'entité établie par les accords d'Oslo dispose d'une administration suffisamment sophistiquée pour mériter le titre d'Etat. Un certificat de bonne conduite qui vient couronner le travail accompli par le premier ministre, Salam Fayyad, grand manitou de la modernisation des institutions palestiniennes.

Le problème est que cette machine tourne à vide. Le dédale de réglementations militaires israéliennes qui pèsent sur le quotidien des Palestiniens de Cisjordanie et la poursuite de la colonisation, qui les spolie de la terre sur laquelle ils espèrent déclarer leur indépendance, font de l'AP un "Etat-éprouvette". Une superstructure hors sol, dotée d'une maîtrise grandissante des compétences régaliennes mais privée du droit de les exercer.

La contradiction est d'autant plus cruelle que, avec Benyamin Nétanyahou au pouvoir en Israël, à la tête de la coalition la plus à droite qu'ait jamais connu ce pays, toute perspective de relance du processus de paix semble illusoire. A la direction palestinienne, beaucoup estiment même que le paradigme d'Oslo a vécu. Qu'aussi longtemps que les négociations prendront la forme d'un tête à tête entre occupant (Israël) et occupé (Palestine), avec les Etats-Unis dans le rôle du facilitateur, ce processus ne pourra être que stérile car asymétrique. D'où la décision d'Abou Mazen de saisir l'ONU, pour desserrer le carcan d'Oslo, internationaliser sa cause et fixer, au moins sur le papier, cet Etat, dans les frontières de 1967 qu'Israël lui dénie.

Quels gains Mahmoud Abbas peut-il en retirer ? Voter pour l'admission d'un pays à l'ONU comme "Etat" n'implique pas de reconnaître cet Etat au niveau bilatéral. Les deux processus sont distincts. Si la France se décidait à soutenir la demande du patron de l'AP, elle ne serait pas obligée, le lendemain, de conférer à la représentation de la Palestine à Paris le rang d'ambassade. En revanche, une telle admission peut avoir des conséquences concrètes au niveau de l'ONU. La Palestine pourrait ensuite postuler à la totalité des agences qui lui sont rattachées, comme l'Organisation mondiale de la santé ou le Programme alimentaire mondial, avec une forte chance d'y être acceptée.

Cette perspective est inquiétante pour de nombreux pays occidentaux, qui redoutent une répétition du scénario Unesco : en représailles à l'admission de la Palestine comme Etat membre au sein de cette agence en charge de la culture et de l'éducation, en octobre 2011, les Etats-Unis ont cessé de la financer. Un manque à gagner équivalent à 22 % de son budget ! En théorie, également, la Palestine pourrait intégrer la Cour pénale internationale (CPI), comme l'a laissé entendre son procureur général, et donc y déposer plainte contre des responsables israéliens. Là encore, cette éventualité crispe de nombreux alliés de l'Etat juif. Au point que Nicolas Sarkozy, le premier à suggérer à Mahmoud Abbas de viser le statut d'Etat observateur, avait tenté de le faire renoncer par avance à toute saisine de la CPI. Les tractations devraient donc aller bon train d'ici jeudi 29 novembre pour obtenir des Palestiniens quelques discrètes assurances sur leurs intentions d'après-vote.

A quels risques Mahmoud Abbas s'expose-t-il ? Abrogation des accords d'Oslo, accélération de la colonisation, confiscation des droits de douane palestiniens et interdiction aux dirigeants de l'AP de sortir de Cisjordanie : l'éventail de représailles qu'agite Israël peut paraître dissuasif. Il ne l'est pas vraiment aux yeux des responsables palestiniens, qui ont déjà expérimenté nombre de ces mesures punitives. Même la note du ministère des affaires étrangères israélien suggérant de "renverser le régime d'Abou Mazen" ne les a pas fait douter. Ils savent qu'Israël aurait beaucoup trop à perdre du démantèlement de l'AP. Il se retrouverait avec la population de la Cisjordanie sur les bras, soit 2,5 millions d'habitants (1,5 million dans la bande de Gaza), dont il lui faudrait financer les besoins en matière de santé et d'éducation. Et il perdrait l'appui des services de police palestiniens, à qui il a efficacement sous-traité une partie de sa sécurité et de celle des colonies juives de Cisjordanie.

Le véritable risque qu'encourt Mahmoud Abbas est celui d'un désaveu des Européens lors du vote du 29 novembre. Alors que son rival du Hamas parade, fort de la "résistance" de ses combattants durant la récente guerre contre Israël et des attentions que lui ont prodiguées la dizaine de ministres arabes accourus à Gaza, le patriarche palestinien est sur la corde raide. Les quasi-visites de courtoisie que lui ont rendues Hillary Clinton et Laurent Fabius ont mis en lumière sa marginalisation croissante. Il a besoin d'un rapide succès, fût-il symbolique, pour reprendre pied sur la scène politique palestinienne.

Un soutien des grandes capitales européennes à l'Assemblée générale pourrait l'y aider et redonner un semblant de lustre au credo sur lequel il a bâti sa carrière : la résolution du conflit par la négociation, sur la base de deux Etats pour deux peuples. Une abstention de ces mêmes capitales enverrait un message rigoureusement inverse. Elle ferait l'affaire des radicaux des deux camps. Mahmoud Abbas, dont on a souvent dit qu'il était à deux doigts de démissionner, trouverait là une bonne raison de claquer définitivement la porte.


Dates 

1974 L'OLP se voit accorder le statut d'observateur à l'ONU.

1988 A Alger, l'OLP proclame la création de l'Etat de Palestine sur les territoires occupés en 1967 par Israël (Cisjordanie et Gaza). Cet Etat est reconnu par une centaine de pays du Sud et du bloc soviétique.

1993 Signature des accords d'Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche à Washington. Ils lancent le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

2000 Effondrement du processus de paix et début de la seconde Intifada, qui prendra fin en 2005 avec l'élection, à la présidence palestinienne, de Mahmoud Abbas.

2007 Le Hamas, victorieux un an plus tôt aux élections législatives palestiniennes, s'empare de la totalité du pouvoir à Gaza.

2008 Relancé un an auparavant à Annapolis (Etats-Unis), un nouveau processus de négociation israélo-palestinien s'achève sur un échec.

2011 Mahmoud Abbas demande l'admission de la Palestine comme Etat membre à part entière à l'ONU. Faute d'un soutien suffisant au sein du Conseil de sécurité, il opte un an plus tard pour le statut moins prestigieux d'Etat non membre.

22/11/2012

Quelle stratégie militaire ?

À lire : le Manière de voir de ce mois :

« L’armée dans tous ses états »

Manière de voir nº 126, décembre 2012 - janvier 2013.
Limitées, asymétriques, irrégulières, les guerres ne sont plus ce qu’elles étaient. Le règne des forces spéciales, des opérations clandestines, des avions téléguidés façonne désormais le visage des conflits dans un halo de secret et d’impunité jamais égalé.
 
extrait de " L'introuvable stratégie française ":
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19/11/2012

La République a bon dos

lu sur le Canard Enchaîné du 14/11/2012 :

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17/11/2012

Bientôt il ne restera plus ni Autorité palestinienne en Cisjordanie ni Hamas à Gaza.

lu sur : 

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/ff8304da-302f-11e2-b7fd-42fb5ceb82b1/Le_Hamas_et_les_autres

Editorial Samedi17 novembre 2012
 
Le Hamas et les autres
Par Par Luis Lema
Bientôt il ne restera plus ni Autorité palestinienne en Cisjordanie ni Hamas à Gaza.

Les plus hardis l’avaient prédit il y a des années déjà. Le Hamas risquait gros lorsque, début 2006, il s’empara du pouvoir à Gaza, succédant à une Autorité palestinienne totalement discréditée. Le mouvement islamiste devenait le gardien de la grande prison, mais sans toutefois en acquérir les clés. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne soit, à son tour, débordé par des plus radicaux que lui.

Mille choses se sont passées entre-temps, dont une «incursion» des chars de combat israéliens qui, deux ans plus tard, allaient creuser une profonde crevasse emplie de 1400 cadavres palestiniens. Dans la foulée, et dans une bande de Gaza plus verrouillée que jamais, les fronts se sont encore durcis, comme prévu: les tunnels de contrebande se sont multipliés, et les «parrains» prévenants (Al-Qaida, Iran…) ont commencé à séduire ceux que le réalisme obligé du Hamas décevait.

Les maîtres de Gaza eux-mêmes ont cru, un temps, que l’arrivée des Frères musulmans en Egypte allait changer la donne à leur avantage. Mais elle est restée la même: aux yeux des Israéliens, le Hamas était pratiquement devenu l’allié le plus commode possible. Il pouvait islamiser tant qu’il le voulait la société palestinienne. La seule condition, c’était qu’il écrase d’une main de fer les groupes de jeunes radicaux.

Le paradoxe, c’est que, ces derniers temps, le Hamas a rempli son rôle plutôt consciencieusement. Le paradoxe, c’est que Ahmad Jaabari, le chef du Hamas assassiné par Israël mercredi, était sur la voie d’officialiser, en quelque sorte, ce «marché».

Aveuglement? Pur calcul électoraliste à quelques semaines du scrutin israélien? Alors qu’en Cisjordanie, l’Autorité palestinienne risque de se retrouver complètement déplumée après sa tentative d’héroïsme désespéré que représente la reconnaissance de la Palestine aux Nations unies, il ne restera pas davantage du Hamas à Gaza dans quelques semaines. Le gouvernement israélien qui sortira des urnes le 22 janvier pourra clamer, sûr de son bon droit, qu’il n’a face à lui aucun «interlocuteur pour la paix». Personne, à ce moment-là, ne sera en mesure de le contredire.

16/11/2012

Le CSA et le respect de la langue française dans les médias

lu sur :

http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Medias/Info-medias/Comment-le-CSA-veille-au-respect-de-la-langue-francaise-dans-les-medias-_NG_-2012-11-15-876456

Au Conseil supérieur de l’audiovisuel, Patrice Gélinet veille au bon usage du français et signale les incorrections linguistiques dans les différents médias audiovisuels. Le CSA pourrait organiser en 2013 un colloque sur le sujet.

Chaque mois, Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) signale dans sa Lettre, à la rubrique « Langue française », les fautes de langue les plus fréquentes commises par les animateurs de télévision et de radio. Ainsi, dans laLettrede Novembre, un article traite de l’utilisation mauvaise du substantif « personne », souvent accordé au masculin. On aura ainsi pu entendre « plus de cent personnes étaient présents ». Ce type d’accord est défini comme sylleptique : il s’opère « selon le sens et non selon la grammaire », précise le texte. Au XVIIe siècle, l’emploi de l’accord sylleptique était courant.

Pascal écrit ainsi « une personne disait un jour qu’il avait une grande joie et confiance en sortant de la confession ». Néanmoins, cet accord n’est pas toléré en français contemporain. L’autre erreur pointée par l’article tient à l’emploi de la locution « prêt de », qui est en réalité un mélange « hybride » (mais incorrect) de « près de », qui renvoie à une « proximité dans le temps (…) synonyme de sur le point de », et « prêt à », qui signifie « disposé à », « apprêté pour ». Les exemples les plus fréquents étant : « la situation n’est pas prête de changer », ou encore « la pluie n’est pas prête de s’arrêter ».

Un débat avec les auditeurs

Dans un précédent communiqué, datant de juillet-août 2012, le CSA saluait l’initiative de Radio France d’ouvrir un forum pour que les usagers puissent dialoguer avec les professionnels sur l’« usage des mots, leur sens, leur évolution… » : chaque semaine, sur le site des auditeurs, un mot est proposé et ouvert au débat. Les auditeurs donnent leur avis, et la semaine suivante, des journalistes, des producteurs et des linguistes donnent des réponses.

Lorsque Patrice Gélinet a pris ses fonctions au CSA, en tant que conseiller chargé du respect de la langue française dans les médias, il s’est rapproché de l’Académie Française, du gouvernement (par le biais de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France), des associations et des professionnels des médias. Il voulait ainsi s’acquitter au mieux de sa mission au CSA, qui est, selon la loi du 30 septembre 1986, de veiller notamment à « la défense et à l’illustration de la langue française ».

Anglicismes fréquents

Le conseiller a relevé que les inquiétudes persistantes concernaient les anglicismes, souvent adoptés par les journalistes et animateur du secteur audiovisuel. On dira « chalenge » pour « défi », « live » pour « direct », « talk-show » pour « débat télévisé ». Patrice Gélinet explique ce phénomène par un « snobisme qui consiste à considérer que parler anglais fait plus vendre et est plus à la mode ». Il atteste qu’« une langue s’enrichit par des apports extérieurs », mais il s’interroge : « lorsqu’un mot français équivalent existe, pourquoi ne pas l’utiliser ? ». Pour pallier à ces travers, le Journal officiel publie depuis 1997 des équivalents français de termes anglophones à utilisation fréquente, consultables en ligne sur le site France Terme.

Malgré tout, Patrice Gélinet se montre optimiste : « avec le temps, on arrive à réduire l’utilisation des anglicismes ». Ainsi, le mot « walkman » a-t-il progressivement laissé la place au terme « baladeur ». « Nous sommes indulgents parce que la nature même de la communication audiovisuelle impose souvent des directs », précise encore le membre du CSA, qui s’inquiète tout de même de l’impact des médias sur le public : « La radio et la télévision ont un rôle normatif. Les Français apprennent la langue presque autant à la radio et à la télévision qu’à l’école. Les journalistes, qu’ils le veuillent ou non, influencent le bon ou mauvais usage de la langue », affirme-t-il.

Le CSA envisage d’organiser en 2013 un colloque sur le sujet, afin de dresser un état des lieux et de réfléchir à des solutions pour que la langue française soit mieux respectée par les professionnels de la radio et de la télévision.

 

ÉLISE BÉGHIN-BASTOUL        

15/11/2012

Justice fiscale ? Les avantages faramineux des niches outre-mer !

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/15/les-avantages-faramineux-des-niches-outre-mer_1790828_823448.html

Les avantages faramineux des niches outre-mer

LE MONDE | 15.11.2012 à 13h27 • Mis à jour le 15.11.2012 à 16h02 Par Claire Guélaud

Pour pimenter le débat sur des niches fiscales qu'il a beaucoup rabotées avec ses collègues députés de tous bords, le président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, a envoyé un questionnaire au ministère du budget.

Il y demandait des précisions sur les réductions d'impôt obtenues par les contribuables lorsqu'ils investissent outre-mer, restaurent un bien immobilier (Malraux) et financent en capital les œuvres cinématographiques ou audiovisuelles (Sofica). Autant d'avantages fiscaux que le gouvernement veut maintenir à l'écart du plafonnement global des niches à 10 000 euros applicable en 2014.

UNE MOYENNE QUI NE VEUT PAS DIRE GRAND-CHOSE

Les résultats de ce questionnaire, édifiants, plaident pour une remise à plat de ces dispositifs qui permettent aux plus fortunés de réduire leur impôt dans des proportions que le commun des mortels ne soupçonne pas. Les investissements réalisés outre-mer dans le logement, dans le secteur productif et dans le logement social, ouvrent droit à des réductions d'impôt plafonnées à 18 000 euros plus 4 % du revenu imposable. Leur montant moyen est respectivement de 355, 700 et 68 euros.

Mais cette moyenne ne veut pas dire grand-chose. Les mille plus gros bénéficiaires des niches outre-mer obtiennent ainsi des réductions d'impôt représentant en moyenne 154 381 euros (soit pratiquement une division par deux de leur impôt). Si l'on prend les cent plus gros contribuables, la réduction d'impôt atteint 428 296 euros (pour un impôt moyen de 884 030 euros).

Même constat pour le Malraux et les Sofica. Chez les mille et les cent plus gros utilisateurs du Malraux, la réduction est respectivement de 20 258 euros en moyenne (pour un impôt moyen de 81 287 euros) et de 37 348 euros (pour un impôt de 247 219 euros). Quant aux mille plus gros utilisateurs du Sofica, ils déduisent 7 676 euros de leur impôt sur le revenu (68 074 euros en moyenne).

"CATASTROPHE"

Mardi 13 novembre, le président de la République a justifié le maintien, "pendant un an", des niches ultramarines. Les supprimer, "c'eût été, pour le logement social, pour l'investissement productif, pour ces territoires, pour ces régions, une catastrophe", a estimé François Hollande. Les ministres de l'économie, du budget et des outre-mer doivent travailler en 2013 à l'amélioration de ces dispositifs. Il y a en effet urgence...

Les députés, eux, ne s'en laissent pas compter. Dans la nuit de mercredi à jeudi, et contre l'avis du gouvernement, ils ont adopté un amendement du rapporteur général (PS) du budget, Christian Eckert, soumettant les Sofica, elles aussi, au plafond de 18 000 euros plus 4 % du revenu imposable. Le projet de budget 2013 prévoyait de ne pas les plafonner.

Claire Guélaud

Êtes-vous opposé à l'aéroport de NDDL ?

communiqué:
 
Bonjour,
Je viens de recevoir l'appel ci-dessous (*).
Je trouve que c'est une excellente initiative et j'invite tout le monde à y participer.
Je ferai une suggestion complémentaire :

Envoyez aussi une carte postale à François HOLLANDE ou une courte lettre exprimant votre opposition au projet de NDDL.
Écrivez à la main un texte court au dos de la carte, à adresser à :

Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris

(courrier dispensé d'affranchissement)

Par exemple :

Monsieur le Président de la République,
Je suis fermement opposé au projet d'aéroport à Notre-Dame-des Landes.
Ce projet me paraît non seulement préjudiciable à l'environnement au lieu où il est prévu mais également inutile si l'on considère le trafic aérien de la région desservie. De plus, envisager un accroissement des transports aériens est un concept dépassé en ce début de XXIème siècle. Face à l'évidence de l'épuisement inéluctable des énergies fossiles, il serait souhaitable de porter les efforts de réflexion et consacrer les moyens financiers à la conception d'autres moyens de déplacement que le transport aérien et surtout réfléchir à la nécessité de tels transports, donc concevoir un autre modèle de société où les énergies fossiles n'auraient pas l'importance qu'elles ont actuellement.
Veuillez agréer, Monsieur de Président de la République, mes respectueuses salutations eu égard à vos fonctions.

(n'oubliez pas de mettre vos nom et adresse pour que ce ne soit pas considéré comme un courrier anonyme)
Vous pouvez aussi écrire par mail avec le lien suivant :

http://www.elysee.fr/ecrire/


Vous avez toujours la possibilité d'écrire au Président de la République par voie postale (votre courrier est alors dispensé d'affranchissement), à l'adresse ...

-----------------------------------
(*)

Si vous aussi simples citoyens êtes choqués, émus, écœurés par ce qui se passe là-bas, et souhaitez transmettre votre soutien aux opposants à ce projet destructeur, coûteux et inutile de nouvel aéroport nantais, prenez votre plume et envoyez des cartes postales à Notre Dame des Landes ! 

C’est un geste simple, peu coûteux, légal, que tout le monde peut faire, d’où qu’il soit, sans être affilié à une quelconque organisation, association, syndicat ou parti politique.  
Un geste libre, une prise de parole sans besoin d’étiquette, pour exprimer notre soutien aux opposants et montrer notre indignation. 

Lorsque le bureau de poste sera submergé par les cartes qui affluent, l’effet de masse montrera au gouvernement que l’opinion publique est sensible au sujet ! 

En envoyant des cartes postales venant de toute la France nous aiderons les opposants en leur donnant le courage de continuer leur résistance, en leur montrant que nous sommes concernés et solidaires ! 

Transmettons cette idée autour de nous, c’est évidemment l’ampleur du mouvement qui fera sens. Choisissons des cartes du lieu où nous sommes pour montrer que le soutien vient de partout, même de loin ! 

+ N’hésitons pas à renouveler notre envoi !

ENVOYONS DES  CARTES POSTALES  POUR SOUTENIR LES HABITANTS  DE NOTRE DAME DES LANDES !  
URGENT ! 
URGENT !
-----------------------------
le code postal : 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

Les adresses pour envoyer vos cartes : 

Les Domaines -La Vache Rit- 
44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des  
Populations Concernées par le projet d’aéroport de NDDL)  
-BP 5- 44130 NOTRE DAME DES LANDES 

 Et tous les points de résistance sur place !! ! 

Des liens pour s’informer : 

http://acipa.free.fr/index.htm  
http://aeroportnddl.fr/   
http://zad.nadir.org/spip.php?article494   
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes-2012-10-27   
http://www.dailymotion.com/video/xpl3jb_notre-dame-des-landes-au-coeur-de-la-lutte-le-film_news?start=6  etc... 

14/11/2012

La police politique et l'affaire de Tarnac

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/14/le-secret-le-mieux-garde-de-l-affaire-de-tarnac_1790316_3232.html

"Le secret le mieux gardé de l'affaire de Tarnac"

LE MONDE | 14.11.2012 à 14h35 • Mis à jour le 14.11.2012 à 15h49

Par Giorgio Agamben, philosophe et Yildune Lévy, mise en examen dans l'affaire de Tarnac

C'est en février 2011 que parut la première brève sur le sujet : "Ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l'"affaire de Tarnac" : un agent britannique, infiltré au coeur des mouvements altermondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête" (L'Express). La nouvelle est longtemps restée sans suite, orpheline. Les scandales ne s'importent pas comme n'importe quelle autre marchandise.

Leur naissance doit trop à la conformation morale du pays où ils éclatent. "L'affaire Mark Kennedy", en Angleterre, a nourri les tabloïds et les émissions à sensation pendant des mois. Elle a conduit à la dissolution de l'unité "d'élite" des services secrets pour laquelle il travaillait, au déclenchement d'une kyrielle d'enquêtes sur les méthodes d'infiltration de la police anglaise, à la démission d'un procureur, au non-lieu de toutes les procédures impliquant de près ou de loin Mark Kennedy, et même à l'annulation de jugements déjà rendus.

Mais le fond du scandale était éthique : il tenait à l'incompatibilité du stupre et du lucre avec l'ethos puritain anglais. Peut-on, dans le cadre de son travail d'officier de renseignement, coucher avec des dizaines de charmantes jeunes anarchistes ? Est-il permis de dépenser plus de 2 millions d'euros, sept ans durant, pour financer les soirées techno, les beuveries, les vacances, les montres-espions à 7 000 euros d'un James Bond piercé et tatoué de l'anarchie, et tout ça pour un peu d'information sur les activités des écologistes radicaux, des antifascistes, des militants antiglobalisation ? La sensibilité nationale répondait sans hésitation "non" à ces questions superflues. D'où l'ampleur et la durée du scandale. En Allemagne, où l'on est, semble-t-il, d'abord soucieux des procédures et du sol national, l'affaire Mark Kennedy porta plutôt sur la légalité ou non de l'usage d'un agent étranger sur le territoire allemand.

 
 

On peut dresser de l'affaire de Tarnac plusieurs généalogies également scandaleuses, et presque également barbouzardes, mais la plus significative politiquement est celle qui part de Mark Kennedy : car c'est elle qui en dit le plus long sur les arcanes de notre temps. Mark Kennedy travaillait officiellement pour la National Public Order Intelligence Unit, un service de renseignement britannique créé en 1999 afin de combattre le retour de la contestation écologiste et antiglobalisation au Royaume-Uni.

Le déploiement massif d'agents infiltrés dans ces mouvements traduit "sur le terrain" le lancement d'une nouvelle doctrine policière qui se nomme en anglais "intelligence-led policing" et en français, sous licence d'importation déposée par Alain Bauer et Xavier Raufer, le "décèlement précoce". C'est dans les années 2000 que le Royaume-Uni s'attache, au travers de sa présidence de l'Union européenne, à la diffuser et à la faire adopter par ses partenaires européens ; ce en quoi les autorités britanniques ont réussi, comme elles s'en flattent publiquement : car, avec la doctrine, c'est un ensemble de services, de techniques et d'informations qui pourront être échangés et vendus aux partenaires en question.

Des "informations" sorties de l'imagination fertile de Mark Kennedy, par exemple. La nouvelle doctrine dit ceci : l'engagement politique, dès qu'il dépasse le cadre inoffensif de la manifestation ou de l'interpellation des "dirigeants", sort du cadre démocratique pour entrer dans le domaine criminel, dans le "préterrorisme". Ceux qui sont susceptibles de sortir de ce cadre sont repérables à l'avance. Plutôt que d'attendre qu'ils commettent un crime, comme occuper une centrale à charbon ou bloquer un sommet européen ou un G8, il suffit de les arrêter dès qu'ils en forment le projet, quitte à susciter soi-même le projet.

Les techniques de surveillance humaine comme l'électronique à disposition doivent être suffisamment étendues, sophistiquées et partagées. Et comme ces techniques "préventives" ne sont elles-mêmes guère compatibles avec l'ordre réputé démocratique, il faut s'organiser en marge de celui-ci. C'est d'ailleurs en toute franchise ce que répondit le chef du BKA allemand (équivalent local de la direction centrale du renseignement intérieur, DCRI) lorsqu'une commission d'enquête parlementaire s'avisa de l'interroger sur l'affaire Kennedy : "Contre les euro-anarchistes, contre ceux qui s'organisent conspirativement et internationalement, nous devons nous organiser tout aussi conspirativement et tout aussi internationalement." "Il faut agir en partisan partout où il y a des partisans", disait Napoléon dans une formule que Carl Schmitt se plaisait tant à citer.

Il ne fait aucun doute que le début des ennuis pour les gens de Tarnac vient d'informations, fabriquées pour certaines, volontairement gonflées pour d'autres, émanant de Mark Kennedy : il fallait bien qu'il justifie son salaire, et ses employeurs, leurs crédits. Des réseaux franco-britanniques de l'ombre auront assuré leur transmission discrète à la DCRI, qui s'est trouvée ainsi piégée, elle, bien plus que ceux de Tarnac. Telle est donc la véritable signification, et le véritable skandalon, de l'affaire de Tarnac. Ce qui se cache sous l'apparence d'un fiasco judiciaire français, c'est la constitution d'une conspiration policière mondiale revendiquée dont Mark Kennedy, officiellement actif dans onze pays, de l'Europe aux Etats-Unis en passant par l'Islande, n'est à ce jour que le plus fameux pion.

Comme toujours, la prose policière ne contient de vérité qu'à condition de l'inverser terme à terme : lorsque la police dit : "Les euro-anarchistes sont en train de tisser un réseau pré-terroriste européen pour attaquer les institutions", il faut évidemment lire : "Nous, policiers, sommes en train de doubler les institutions par une vaste organisation européenne informelle afin d'attaquer les mouvements qui nous échappent." Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a déclaré à Rome que, face aux "processus de radicalisation dans de nombreux pays", il importait d'accentuer la coopération au sein d'Interpol contre les "formes de violence provenant de l'ultra-gauche, de mouvements anarchistes ou d'autonomes".

Or ce qui se passe en ce moment en Europe, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie, au Royaume-Uni, ce n'est pas que surgissent ex nihilo des groupes radicaux venus menacer la quiétude de la "population", mais que les peuples eux-mêmes se radicalisent devant l'évident scandale qu'est l'ordre présent des choses. Le seul tort de ceux qui, comme les gens de Tarnac, sont issus du mouvement antiglobalisation et de la lutte contre la dévastation du monde, c'est d'avoir formé un signe avant-coureur d'une prise de conscience désormais générale.

Au train où vont les choses, il se pourrait bien qu'un jour le refus de l'identification biométrique, aux frontières comme dans la vie, devienne une pratique diffuse. Ce qui constitue la plus lourde menace sur la vie des gens, ce ne sont pas de chimériques "groupes terroristes", mais l'organisation effective de la souveraineté policière à l'échelle mondiale, et ses coups tordus. L'Histoire nous rappelle que les intrigues de l'Okhrana, la police secrète russe, n'ont guère porté bonheur au régime tsariste. "Il n'est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et toutes les polices du monde, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes", notait l'écrivain Victor Serge. Il délivrait aussi ce conseil dans Ce que tout révolutionnaire doit savoir sur la répression, 1926 : "Si l'accusation se base sur un faux, ne pas s'en indigner : la laisser plutôt s'enferrer avant de la réduire à néant."

Giorgio Agamben, philosophe et Yildune Lévy, mise en examen dans l'affaire de Tarnac

Les informations livrées par l'espion anglais, Mark Kennedy, ont contribué au déclenchement, en 2008, de l'enquête sur l'"affaire de Tarnac".

La grève d'aujourd'hui contre l'austérité

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/13/jour-de-colere-mercredi-en-europe-contre-l-austerite_1790008_3234.html

L'Europe se mobilise mercredi 14 novembre contre l'austérité, au cours d'une journée marquée par une grève générale en Espagne comme au Portugal, deux des pays les plus fragiles de la région où la colère populaire grandit face au chômage et à la précarité. Manifestations et actions d'ampleur variable ponctueront la journée dans les autres pays du Sud frappés par la crise, Italie etGrèce, mais aussi en Allemagne, en Belgique, en France ou en Pologne.

Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1 %) en 2013, selon la Commission européenne, le Fonds monétaire international a lui-même averti que les politiques d'austérité dans plusieurs pays risquaient dedevenir "politiquement et socialement intenables".

  • France

Plus de 130 manifestations et rassemblements sont prévus mercredi en France à l'appel de cinq syndicats, en écho à la journée de mobilisation européenne contre l'austérité. "C'est la première fois dans l'histoire de l'Europe qu'aura lieu une mobilisation d'une telle ampleur simultanément dans nombre de pays", se félicite la CGT. Les syndicats CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires ont engagé les salariés à manifester, mais les appels à la grève sont rares.

Le Parti communiste et la CNT (extrême gauche) ont appelé à participer à l'euromanifestation de mercredi, de même que le Parti de gauche, qui organisera le même soir un meeting politique de protestation et de propositions dans dix villes de France. "Il aura suffi de dix jours à 98 grands patrons pour être entendus et leurs revendications satisfaites", écrit Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant du Parti de gauche, sur son blog. "Le 14 novembre répliquez aux libéraux et aux sociaux-libéraux en répondant à l'appel de vos syndicats."

  • Espagne

La quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage qui frappe un quart des actifs et par une politique de rigueur draconienne, s'apprête à vivre sa deuxième grève générale en un an. Dans la nuit, les piquets de grève ont pris position en des points stratégiques de Madrid : aéroport, dépôts de bus ou marché de gros. Les syndicats ont convoqué des rassemblements dans environ 120 villes.

De son côté, la mouvance des "indignés", témoin de l'exaspération face à la pauvreté grandissante, aux expulsions de propriétaires surendettés, aux milliards d'euros engloutis dans l'aide aux banques, appelle elle aussi à la mobilisation. Leur cible est  une nouvelle fois la chambre basse du Parlement, où, via les réseaux sociaux, ils appellent à passer la nuit de mercredi à jeudi face aux barrages depolice.

Depuis la dernière grève générale, le 29 mars, les manifestations se succèdent contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, qui prévoit 150 milliards d'euros d'économies d'ici à 2014 et frappe durement les plus modestes. Mais Mariano Rajoy a promis mardi de maintenir le cap des réformes, même douloureuses, et assuré qu'il n'existait pas de "mesures miracle" contre la crise.

  •  Portugal

La CGTP, principal syndicat du pays, espère lui aussi mobiliser au cours d'une grève générale contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre droit. Des rassemblements ou défilés sont prévus dans une quarantaine de villes, dont Lisbonne et Porto.

  • Grèce

Un arrêt de travail est prévu aussi bien dans les entreprises que dans les administrations, à l'appel des syndicats GSEE (privé) et Adedy (public), ainsi qu'un rassemblement dans le centre d'Athènes.

Ce type de mobilisation paneuropéenne n'est généralement pas très suivi en Grèce, où un nouvelle série de mesures d'austérité sur quatre ans vient d'être adoptée par le Parlement, avec là une forte mobilisation de la rue.

  • Italie

Le principal syndicat italien, la CGIL, a lui appelé à une grève de quatre heures, mais plusieurs grands secteurs – comme celui des transports – ne participeront pas au mouvement.

  • Allemagne

Le président de la confédération allemande des syndicats (DGB), MichaelSommer, a mis en garde contre les politiques d'austérité dans les pays de l'Europe du Sud. "En Grèce, en Espagne, au Portugal, est pratiquée une politique d'austérité sur le dos des gens (...) On détruit ces pays à coup d'économies. (...) C'est pour cela qu'il y a cette résistance, cette révolte", a dit M. Sommer, dans un entretien diffusé mardi sur Deutschlandradio Kultur. L'Allemagne "a traversé jusqu'ici relativement bien la deuxième phase de la crise financière", a remarqué M. Sommer en notant que la conjoncture commençait à marquer le pas dans certains secteurs, comme l'automobile et la chimie.

"Nous voulons les bonnes mesures contre la crise, c'est-à-dire que l'on investisse contre la crise et non pas que l'on économise à tout crin", a-t-il dit, appelant à s'attaquer au "mal fondamental de la crise financière: la domination des marchés financiers""Nous sommes solidaires, nous faisons diverses actions", en Allemagne, "nous allons envoyer un message de solidarité à l'adresse de ces pays", a-t-il ajouté. Le DGB, plus importante confédération syndicale européenne avec environ 8 millions de membres, organise dans plusieurs villes d'Allemagne des rassemblements et des manifestations mais elle n'a pas appelé à la grève à l'occasion de cette journée européenne contre l'austérité.

Des manifestations auront lieu dans certains pays de l'Est et des actions symboliques sont prévues en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, notamment, précise la Confédération européenne des syndicats, à l'origine de cette journée. Une action spécifique est prévue à Bruxelles avec un tour des ambassades par les responsables syndicaux et un rassemblement devant le siège de la Commission européenne.

  • Perturbations dans les transports

Parmi les conséquences prévisibles des actions syndicales, les trains à grande vitesse Thalys entre la Belgique et l'Allemagne seront à l'arrêt. Dans le ciel, les compagnies espagnoles Iberia, Iberia ExpressAir Nostrum, Vueling et Air Europaont annulé 615 vols. La compagnie portugaise TAP a prévu de clouer au sol plus de 160 avions.

Communiqué de la Coordination contre le projet Lyon Turin fret voyageur

communiqué de la Coordination contre le projet Lyon Turin fret voyageur

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Le 13 novembre 2012.


Demande d'annulation des enquêtes publiques
CFAL Nord et Lyon Turin
Délégations d'élus et d'opposants le 14 novembre.

Des élus de terrain et des citoyens se retrouveront ce mercredi 14 novembre devant la Préfecture du Rhône à 14 heures et devant la Préfecture de Savoie à 17 heures pour déposer aux Préfets une demande officielle d'annulation des enquêtes publiques « CFAL Nord » et « Lyon Turin ».

Comme l'a révélé la presse, la Commission d'Enquête a invité RFF à étudier l'offre d'un entrepreneur, alors qu'elle comptait son frère parmi ses membres. Ce commissaire enquêteur a signé le rapport et a participé au vote de l'avis favorable de la dite commission malgré son lien de parenté.

Par ailleurs, les signataires des demandes d'annulations ont constaté que des Commissaires enquêteurs, Présidents des commissions d'enquête, avaient préjugé de la réalisation du Lyon Turin et ne pouvaient délibérer sans se déjuger.

Enfin, les signataires considèrent que le suivi de plusieurs enquêtes d'utilité publiques sur une même période, par certains des commissaires enquêteurs, ne leur permettait pas matériellement de « consacrer à [leur] mission une disponibilité appropriée à l'opération et aux circonstances de l'enquête » comme l'exigent les règles déontologiques (Code éthique et déontologique).

Tous ces éléments et les pièces en attestant sont regroupées dans le courrier qui sera transmis aux Préfets.

La Cour des Comptes a une nouvelle fois rappelé dans son référé publié le 5 novembre, que les intervenants ne devaient avoir « eu à travailler sur le dossier et [n'avoir] pas de conflit d'intérêt au regard des suites du projet » (page 4/8 référé Cour des Comptes)

Coordination contre le projet Lyon Turin fret voyageur
Collectifs, associations et Elus, Belledonne Ouest, Avressieux, La Motte Servolex, Non Merci, vivre Cognin autrement, Chimilin, MRS, CADS, ADEC, Vivre à Verel, CCLT Chapareillan...


Contact Presse:
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