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31/10/2011

La Palestine devient membre de l'Unesco

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/10/31/l-unesco-se-prononce-sur-la-demande-d-adhesion-de-l-autorite-palestinienne_1596258_3218.html#ens_id=1559455

LEMONDE.FR avec Reuters, AFP | 31.10.11 | 09h16   •  Mis à jour le 31.10.11 | 13h50

La Palestine devient membre de l'Unesco

Les Palestiniens deviennent membres à part entière de l'Unesco. L'annonce a été officialisée lundi 31 octobre alors que les derniers votes se terminaient en début d'après-midi. Une adhésion de la Palestine à l'Unesco constitue une nouvelle avancée vers sa reconnaissance en tant qu'Etat qu'elle revendique auprès de l'Organisation des Nations unies, où elle jouit jusqu'à présent d'un simple statut d'observateur. Le président palestinien Mahmoud Abbas a déposé officiellement le 23 septembre une demande d'adhésion pleine et entière de l'Autorité à l'ONU.

Le Conseil de sécurité, où Washington détient un droit de veto, est le seul habilité à autoriser semblable demande, et les Américains avaient fait savoir qu'ils utiliseraient selon toute vraisemblance cette arme pour bloquer la demande palestinienne. Mais l'Unesco était accessible aux Palestiniens quel que soit leur statut au sein de l'ONU en général.

LA FRANCE A VOTÉ EN FAVEUR DE L'ADHÉSION

A l'Unesco, la France a ainsi voté en faveur de l'adhésion des Palestiniens comme membres à part entière de l'Unesco, lundi 31 octobre, en dépit de ses mises en garde ces derniers jours contre une démarche qu'elle jugeait prématurée. Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume-Uni se sont abstenus.

Israël, pour sa part, s'était dit résigné à ce vote en faveur de l'adhésion des Palestiniens, mais devrait se joindre à son allié, les Etats-Unis, pour retirer sa contribution financière à l'organisation, a déclaré son ambassadeur auprès de l'Unesco, Nimrod Barkan. "Lorsque les discours seront terminés, il y aura un vote et les Palestiniens vont gagner", a admis Nimrod Barkan.

La requête des Palestiniens avait en effet été jugée "prématurée" et "contre-productive" par les Etats-Unis, avait déclaré la sous-secrétaire américaine à l'éducation, Martha Kanter, devant la conférence générale de l'organisation. Les Etats-Unis avaient déjà menacé de suspendre leur contribution financière à l'Unesco en cas de vote positif. Celle-ci représente aujourd'hui 22 % du budget de l'organisation. Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu'Etat membre à part entière, en l'absence d'accord de paix avec Israël.

OPTIMISME PALESTINIEN

A Ramallah, le ministre des affaires étrangères, Riyad Al-Malki, avait déclaré dimanche qu'il s'attendait à ce que "la Palestine recueille le nombre de voix requis pour une adhésion. Nous disposons de suffisamment de votes pour franchir le seuil des deux tiers". Sur les ondes de la Voix de la Palestine, le ministre avait ajouté : "Ce succès, si nous l'obtenons, et avec une aussi large majorité, donnera une forte impulsion aux efforts que nous déployons pour obtenir le vote requis aux Nations unies."

Le conseil de l'Unesco avait décidé début octobre que ses 193 Etats membres se prononceraient sur la demande d'adhésion palestinienne par un vote lors de sa conférence plénière, qui se tient du 25 octobre au 15 novembre au siège de l'organisation à Paris. Quarante membres du conseil sur 58 avaient voté en faveur du projet de résolution. La France s'était abstenue.

Au regard de cette procédure conduite à New York, la plupart des Occidentaux avaient jugé la démarche palestinienne à l'Unesco prématurée. "L'Unesco, ce n'est ni le lieu, ni le moment. Tout doit se passer à New York", estimait ainsi le ministère des affaires étrangères français. Mais les Européens sont apparus divisés. L'Espagne avait annoncé qu'elle voterait pour l'adhésion, l'Allemagne, qu'elle s'y opposerait et la France devait initialement s'abstenir.

La Ligue arabe avait annoncé dimanche qu'elle étudierait "toutes les alternatives juridiques et politiques" en cas d'échec des démarches en cours pour une admission à l'ONU d'un Etat palestinien, qui se heurte au risque d'un veto américain. Au terme d'une réunion à Doha à laquelle assistait le président palestinien Mahmoud Abbas, le comité de suivi issu de la Ligue arabe avait aussi assuré les Palestiniens du soutien arabe lors du vote lundi sur une adhésion de la Palestine à l'Unesco. Le vote à l'Unesco s'est déroulé de plus dans un contexte de regain de violence entre Israël et les Palestiniens de la bande de Gaza.

L’Affaire des sondages de l’Elysées : décision le 7 novembre

communiqué :

L’Affaire des sondages de l’Elysées : décision le 7 novembre

Posted: 30 Oct 2011 01:14 AM PDT

La Chambre de l’instruction à Paris rendra à cette date un arrêt fondamental « aussi bien pour le droit que pour la démocratie », estime Philippe Bilger, ancien avocat général.

Pour rappel, Anticor a déposé en février 2010 une plainte pour favoritisme avec constitution de partie civile visant Emmanuelle Mignon et Patrick Buisson alors respectivement directrice de cabinet et  conseiller de M. Sarkozy.

En mars 2011, le juge d’instruction Serge Tournaire s’était déclaré compétent pour instruire. Son ordonnance a été frappée d’appel par le parquet et le 7 novembre le conflit sera tranché.

Le parquet estime quant à lui que les conseillers de l’Elysée sont eux aussi protégés par l’immunité du chef de l’Etat. On peut craindre qu’avec une telle extension que le droit ne légitime pas que l’autorité politique ne cherche jusqu’à considérer avec cette démarche que le pouvoir, illimité dans sa définition et son champ d’action, mérite d’être mis à l’abri de toute mise en cause. Ce qui serait contraire au principe de l’égalité devant la loi.

Selon Guy Carcassonne, professeur de droit public, le parquet s’est souvent fait ces dernières années l’écho du pouvoir en place. Il revient sur l’affaire des sondages, analyse cette relation particulière entre le pouvoir et le parquet, expose sa vision de la justice et les solutions qu’il préconise.

Pour en savoir plus :

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/71867/...

http://anticor.org/2011/10/12/affaire-des-sondages-de-l%E...

http://www.marianne2.fr/Sondages-de-l-Elysee-le-parquet-c...

28/10/2011

Choix et engagements des candidats sur l'avenir énergétique de la France

à voir :

Présidentielle 2012 - Greenpeace France

http://greenpeace.fr/2012/#!/

Choix et engagements des candidats sur l'avenir énergétique de la France

27/10/2011

Nouvelle loi sur le médicament, lobbying et conflits d’intérêt

Nouvelle loi sur le médicament, lobbying et conflits d’intérêt

Posted: 23 Oct 2011 01:51 AM PDT

Nous reproduisons ici des extraits du Communiqué de Presse élaboré à l’issue du séminaire du 18 octobre 2011 à l’Assemblée nationale, auquel Anticor a participé à l’invitation de l’Association ADEQUATIONS sur le thème « La santé environnementale au péril des lobbies et conflits d’intérêts ».

A l’ouverture du séminaire, la députée Catherine  LEMORTON, adhérente d’Anticor, est venue exposer les enjeux de la nouvelle Loi relative à la sûreté du médicament. Si, selon elle, ce texte comporte des avancées en matière de contrôle des conflits d’intérêts, déclarés sur une période d’au moins cinq ans, il reste insatisfaisant. Il faudrait avoir la garantie que la création d’une base en ligne accessible à tous sur les médicaments se fasse en dehors de toute influence de l’industrie du médicament.
Catherine LEMORTON a insisté sur le danger des intrusions de l’industrie pharmaceutique au cœur des établissements publics de santé, qui signifie la disparition du concept même de santé publique. Elle a ainsi pointé les partenariats entre l’Université et l’industrie pharmaceutique, y compris la création d’un diplôme de l’industrie pharmaceutique.

Catherine LEMORTON a dénoncé également les formations  proposées par un cabinet de lobbying pour aider les anciens assistants parlementaires à se reconvertir en lobbyistes, sur financement du droit individuel à la formation ! Elle a fustigé le constat du Conseil supérieur de l’audiovisuel qui dit
préférer conserver les spots télévisés pour les produits alimentaires en direction des enfants plutôt que de perdre la manne publicitaire (cité par la Cour des comptes dans son rapport d’octobre 2011 sur « La prévention sanitaire »).

Séverine TESSIER, fondatrice d’Anticor, a ensuite parlé du lobbying s’exerçant au sein de l’Assemblée nationale. Clairement ressenti comme une pratique douteuse d’influence sur les élus avant 2009, le lobbying est désormais « légitimé » grâce à l’attribution de badges journaliers et l’inscription dans un registre. « La prétendue transparence est devenue le cheval de Troie de la dépénalisation de la corruption, a-t-elle déclaré. « L’imbrication des pouvoirs et la collusion sont ainsi banalisées ».

Ce séminaire était le premier d’une série de 4 consacrée au thème d’ensemble : « Le développement soutenable est-il soluble dans le lobbying, les conflits d’intérêts et les expertises biaisées ? »

Plus d’informations sur le cycle de séminaires, documents, extraits d’ouvrages, contributions, bulletin d’inscription :  http://www.adequations.org/spip.php?article1715

communiqué par : 

anticor.org 

Médicament: le Sénat durcit le projet de loi en permettant des actions de groupe

lu sur :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gkTcZnsa7sihpDGa8ABj5X-qKRYg?docId=CNG.01f2338b77c9790ce74ef8796b84061b.401

Médicament: le Sénat durcit le projet de loi en permettant des actions de groupe
lien : AFP, 26/10

PARIS — La nouvelle majorité de gauche du Sénat a durci jeudi le projet de loi sur le contrôle des médicaments, destiné à empêcher la réédition d'un scandale sanitaire comme celui du Mediator, en introduisant notamment la possibilité d'actions de groupe des victimes.

L'UMP s'est abstenue sur l'ensemble du texte ainsi amendé, le jugeant "déséquilibré" par rapport à la version votée début octobre par l'Assemblée nationale et présentée par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, alors que la gauche et les centristes ont voté pour.

Députés et sénateurs vont maintenant chercher à s'entendre, mais en cas de désaccord persistant, le dernier mot reviendra aux députés.

Les sénateurs ont adopté un amendement autorisant les associations de victimes d'un médicament nocif à mener en justice une action de groupe, dont pourront bénéficier ensuite tous les patients touchés. L'action de groupe, courante aux Etats-Unis, n'existe actuellement pas dans le droit français.

M. Bertrand, comme les sénateurs UMP, ont refusé pour leur part de traiter "une question globale par le détour d'un texte sur la santé".

Le Sénat a approuvé une disposition, déjà votée à l'Assemblée, protégeant de toute sanction ou discrimination, en particulier de la part de l'employeur, un professionnel de santé qui alerterait les autorités sanitaires sur la nocivité d'un médicament.

Mercredi, les sénateurs avaient approuvé l'obligation, votée par les députés, faite aux responsables et experts d'autorités sanitaires de déposer, et d'actualiser, une déclaration publique d'intérêts, notant leurs liens avec l'industrie pharmaceutique dans les cinq dernières années.

Ils sont allés plus loin en interdisant tout lien d'intérêts au dirigeant de l'agence chargée de contrôler les médicaments, ainsi qu'à ceux de la Haute autorité de santé, de l'Institut de la recherche médicale (Inserm) et de l'Institut national du cancer.

"Vous confondez liens d'intérêts et conflits d'intérêts", a reproché M. Bertrand à la gauche.

Le Sénat a avalisé le renforcement des pouvoirs de cette agence de contrôle des médicaments, qui pourra demander à l'industrie pharmaceutique de mener des essais comparatifs pour montrer l'amélioration d'un nouveau produit par rapport à un médicament existant.

En raison de la réglementation européenne, ces essais ne pourront cependant pas être imposés au laboratoire pour l'autorisation de mise sur le marché d'un médicament. Ils seront en revanche obligatoires, lorsqu'ils seront techniquement possibles, pour qu'il soit remboursé par la Sécurité sociale.

Mais la majorité sénatoriale s'est opposée à Xavier Bertrand sur le nom de cette agence, qui remplacera l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), très critiquée pour sa passivité dans le scandale du Mediator.

M. Bertrand veut la nommer Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) et les sénateurs préférent l'appeler Agence française de sécurité des produits de santé (Afseps)

Ils ont aussi voté pour que les usagers ne soient représentés au conseil d'administration de l'agence que par des associations sans lien avec l'industrie pharmaceutique, et que les associations de victimes d'accidents médicamenteux y siègent.

Enfin, le Sénat a demandé au gouvernement - ou à celui qui lui succèdera après la présidentielle - de lui remettre avant début 2013 un rapport sur l'avenir des 18.000 visiteurs médicaux, accusés de confondre information des médecins et promotion des médicaments, et dont les effectifs ne cessent de baisser.

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mon commentaire :

"Vous confondez liens d'intérêts et conflits d'intérêts", a reproché M. Bertrand à la gauche.

C'est très subtil !

Lancement de l'audit citoyen de la dette publique

communiqué :

Lancement de l'audit citoyen de la dette publique

Aujourd'hui 26 octobre, le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique publie son appel constitutif. Il invite tous les citoyens à signer cet appel et à s'engager dans la démarche de l'audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l'objet d'un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. Le Collectif pour un audit citoyen est composé d'une vingtaine d'organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques. Il tiendra une conférence de presse à Nice, le 2 novembre à 12h, lors de l'alter-forum qui précèdera et contestera le G20.

Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/

Appel pour un audit citoyen de la dette publique

Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l'austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

Premiers signataires :
Marie-Laurence Bertrand (CGT), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Thomas Coutrot (Attac), Pascal Franchet (CADTM), Laurent Gathier (Union SNUI-Sud Trésor Solidaires), Bernadette Groison (FSU), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Jean-François Largillière (Sud BPCE), Philippe Légé (Économistes atterrés), Alain Marcu (Agir contre le Chômage !), Gus Massiah (Aitec), Franck Pupunat (Utopia), Michel Rousseau (Marches européennes), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Pierre Tartakowsky (Ligue des droits de l'Homme), Patricia Tejas (Fédération des Finances CGT), Bernard Teper (Réseau Education Populaire), Patrick Viveret (Collectif Richesse)

et Philippe Askénazy (économiste), Geneviève Azam (économiste), Étienne Balibar (philosophe), Frédéric Boccara (économiste), Alain Caillé (sociologue), François Chesnais (économiste), Benjamin Coriat (économiste), Cédric Durand (économiste), David Flacher (économiste), Susan George (écrivain), Jean-Marie Harribey (économiste), Michel Husson (économiste), Stéphane Hessel (écrivain), Esther Jeffers (économiste), Jean-Louis Laville (sociologue), Frédéric Lordon (économiste), Marc Mangenot (économiste), Dominique Méda (sociologue), Ariane Mnouchkine (artiste), André Orléan (économiste), Dominique Plihon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Denis Sieffert (journaliste), Henri Sterdyniak (économiste)…

Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/

26/10/2011

Dans les prisons françaises

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

26/10/11

Un risque infectieux beaucoup trop élevé dans les prisons françaises


Une étude publiée hier dans le BEH met en évidence « un déficit majeur dans l’application des mesures de prévention [du risque de transmission de maladies infectieuses] en prison ». Ces mesures sont pourtant « prévues réglementairement », mais elles sont « peu connues et peu appliquées », relève l’étude, citée par l’AFP, dont le coordinateur est Laurent Michel (Inserm, AP-HP).

La prison est pourtant « un environnement à très haut risque » infectieux, du fait de la promiscuité des détenus, de l’hygiène réduite, de la fréquence des addictions et de la prévalence élevée du VIH et de l’hépatite C.

Les chercheurs constatent d’une part que les mesures existantes sont mal appliquées, et d’autre part que ces mesures elles-mêmes restent insuffisantes au regard des préconisations de l’OMS, qui prône depuis 1993 « l’équité d’accès [du milieu carceral] aux mesures de prévention avec le milieu libre », comme le rappelle l’étude, citée par Le Monde.

Par conséquent, « la redéfinition d’une politique de soins et de prévention apparaît indispensable » en France, concluent les auteurs.

(AFP, 25/10, Le Monde, L’Humanité, 26/10)

Un nouveau système de crédit ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/25/inventer-d-urgence-un-nouveau-systeme-de-credit_1593498_3232.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20111026-[deroule]

"Inventer d'urgence un nouveau système de crédit"

Au moment de tenter à nouveau de surmonter la crise des dettes souveraines européennes et la monnaie unique, beaucoup sont tentés de voir dans le désastre en cours l'effet principal d'un échec politique. L'Europe aurait été incapable de trouver l'organisation adéquate pour harmoniser les économies et les politiques menées en son sein. Ce serait oublier tout ce qui s'est dit et tout ce qui s'est fait depuis le 11 décembre 1991, date de conclusion de l'accord de Maastricht.par Jean-Luc Gréau, économiste

La monnaie unique nous a été présentée comme un facteur déterminant de la prospérité future de l'Europe, l'instrument qui nous manquait pour consolider nos économies et affronter la compétition internationale qui ne cessait de s'élargir.

Grâce à la force intrinsèque de la nouvelle monnaie, grâce aux conditions d'emprunt favorables qui en découleraient tant pour les emprunteurs publics que privés, et grâce à sa qualité de future monnaie de réserve concurrente du dollar, les économies concernées trouveraient le chemin d'une croissance substantielle et stable. "La monnaie unique sera le garant du plein-emploi", croyait pouvoir dire Michel Sapin, ministre de l'économie, durant la campagne référendaire de 1992.

Parallèlement, les économistes apôtres de l'expérience soutenaient qu'elle constituait un double rempart, d'abord contre les dévaluations abusives, étrangement qualifiées de "compétitives" dans leur jargon inimitable, contre la gestion laxiste des budgets, ensuite. Opter pour la monnaie unique revenait à dire adieu à une certaine manière de gérer les économies et les Etats, basée sur la facilité, à emprunter le chemin de l'innovation et de la compétitivité créatrice des vraies richesses. Enfin on pouvait escompter que les autorités européennes joueraient le rôle de gardiens vigilants de la nouvelle monnaie.

Notre thèse, à l'inverse, est que la monnaie unique a surgi de cerveaux marqués du double sceau de l'inculture économique et historique.

Premier point : en 1991 et 1992, nous avions un choix crucial à opérer entre l'unification monétaire et le libre-échange mondial. Sachant que les pays qui ont réussi leur unification monétaire, tels que les Etats-Unis, tout au long du XIXe siècle, et l'Allemagne du zollverein (union douanière), avaient opté pour un régime de protection commerciale, destiné tant à consolider leurs industries naissantes qu'à donner la priorité aux échanges intérieurs et à la cohésion du système économique national, il nous fallait décider entre les deux paris de l'unification monétaire ou de la mondialisation commerciale.

Ne l'ayant pas fait, nous avons laissé se développer les forces centrifuges liées au libre-échange au détriment de l'unité de la zone. L'Allemagne illustre cette contradiction. Pour retrouver une compétitivité tous azimuts, elle a délibérément ramené la rémunération de ses salariés au-dessous de leur productivité, mais au détriment de ses partenaires qu'elle écrase, tout en réduisant sa demande intérieure à leur détriment.

Deuxième point : la cohésion économique de l'Europe dépend moins des critères de gestion tels qu'ils sont définis dans les traités, à la mode d'un Gosplan soviétique, que de la capacité effective des différents membres de créer des tissus d'entreprises denses et diversifiés apportant la richesse, les emplois et les recettes fiscales.

Or, la monnaie unique ne pouvait par elle-même entraîner l'essor souhaitable. Le remède esquissé, consistant à doter d'infrastructures neuves les pays les plus "pauvres" en prélevant sur les pays les plus "riches" a subi un échec total. Les bénéficiaires des fonds de cohésion structurels de Jacques Delors sont entrés les premiers dans l'oeil du cyclone. Les transferts de ressources n'ont pas suffi, ils ont même incité certains pays, comme l'Espagne, à choisir un modèle de développement aberrant fondé sur l'essor sans limites du secteur du BTP.

Troisième point : la monnaie forte voulue par ses fondateurs a joué contre leurs objectifs. Ils s'imaginaient qu'elle tirerait les économies vers les hauteurs. Les entreprises choisiraient la haute technologie et les marchés de grand avenir, laissant derrière elles les vestiges de la deuxième révolution industrielle qui avait cependant fait la prospérité de l'Occident de l'après-guerre. Elles obéiraient ainsi au schéma, d'une simplicité confondante, qui assigne à l'Occident la supériorité technique et managériale pour laisser au reste du monde les productions vulgaires où la créativité et la qualification des personnes jouent un rôle secondaire.

L'expérience a démontré au contraire que les industries anciennes restaient indispensables, ce que les Allemands ont compris, et que nos concurrents de l'ancien tiers-monde étaient en mesure de nous égaler, voire de nous surpasser. L'euro surévalué est ainsi venu ajouter ses effets dommageables à ceux du libre-échange inconditionnel. C'est pourquoi les managers européens poursuivent le déménagement de leurs activités européennes vers les verts pâturages de l'Asie émergente.

Quatrième point : la zone euro n'a jamais été étanche. Nous vivons dans un monde étrange. Les créances nées d'un côté de l'Atlantique peuvent migrer en masse vers l'autre côté. C'est ainsi que le krach du marché hypothécaire américain a pu dévaster les comptes des banques européennes, puis nous avons plongé dans la grande récession. Celle-ci a provoqué à son tour une dégradation des comptes publics sans équivalent depuis la seconde guerre mondiale.

La plupart de nos dettes publiques, encore gérables à la veille du séisme de 2008, ne le sont plus, le seuil critique ayant été dépassé. Qui peut prétendre que les dettes grecque, irlandaise, portugaise, espagnole, italienne, voire française et belge, sont remboursables ? Et qu'adviendra-t-il à la surpuissante Allemagne si, demain, ses partenaires sont à terre ?

Cinquième point : comment se fait-il que les banques soient en faillite virtuelle du fait de leurs souscriptions de mauvaises dettes publiques, alors que leurs dirigeants n'ont cessé de dénoncer la gestion laxiste des Etats dont ils acceptaient les titres d'emprunt. La procédure qui a consisté à confier à de grandes banques sélectionnées, les "primary dealers", la prise ferme des nouveaux emprunts, débouche sur une aberration. Les Etats et les banques sont les otages les uns des autres. C'est ainsi que le profane doit comprendre le scénario de ces deux dernières années.

En 2009, il s'est agi de sauver les Etats, comme la Grèce et l'Irlande, pour sauver l'euro. En 2010, il s'agit de sauver les banques pour sauver, s'il en est temps encore, les économies en même temps que l'euro.

Il est sans doute trop tard. Impossible de remédier aux écarts de compétitivité au sein de la zone sans une reconfiguration ou un éclatement de l'euro, synonyme de crise des marchés du crédit à l'échelon occidental ou mondial. Impossible de réaliser la réduction des montants dus par les Etats pour les remettre à flot sans faire basculer les détenteurs des emprunts, banques ou compagnies d'assurances, vers la cessation de paiement.

Au moment où l'euro entre en agonie pour quelques semaines ou quelques mois, nous voudrions attirer l'attention sur ce qui devrait être l'impératif absolu de tout dirigeant politique et économique. Aucune économie ne peut vivre sans système de crédit en ordre de marche.

Dès lors que le nôtre est en péril grave, il convient d'envisager la recréation, en urgence, d'un nouveau système de crédit, doublement appuyé sur l'épargne intérieure et les nouvelles banques centrales à instituer, pour empêcher une dépression sans précédent historique. Cessons de gloser sur le fétiche euro et sur la gouvernance européenne, agissons pour la survie de nos économies et de nos populations.

Ouvrage : "La Trahison des économistes" (Gallimard, 2008).

24/10/2011

Non à la privatisation de 60 Millions de consommateurs !

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communiqué :

Non à la privatisation de 60 Millions de consommateurs !

Indépendant, sans publicité, 60 Millions de consommateurs informe les consommateurs et défend leurs droits depuis plus de quarante ans. Mais il fait plus que cela : il remplit avant tout une mission de service public et c’est bien pour cette raison qu’il fait partie intégrante de l’Institut national de la consommation (INC).

Aujourd’hui, son indépendance et sa spécificité sont gravement remises en question : la direction de l’INC envisage « d’adosser les activités presse au secteur privé ». Un audit remis fin août estime qu’un apport massif de capitaux est la seule solution pour répondre aux difficultés financières que connaît actuellement la revue et pour la pérenniser. Comme l’INC ne possède pas cet argent, il serait donc nécessaire de faire appel à un acteur privé qui deviendrait actionnaire majoritaire, voire propriétaire unique et seul maître à bord.

Une décision inacceptable ! Car elle conduirait inévitablement à un démantèlement de l’INC et, à plus ou moins long terme, à la perte d’indépendance de « 60 », autrement dit à sa mort.

Selon nous, cette option relève davantage d’une volonté politique que d’une nécessité économique. « 60 » est un journal qui dérange : flambée des prix, baisse du pouvoir d’achat, inefficacité des politiques publiques... Sa voix diverge des voix officielles.

Habituellement, « 60 » défend les consommateurs. Aujourd’hui, il a besoin des consommateurs pour le défendre.

Si vous souhaitez, tout comme nous, défendre l’âme de ce journal pas comme les autres et préserver son indépendance et sa liberté de ton,

signez notre pétition.

Merci !

Informations société

lu sur : http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Un colloque international sur la santé mentale des sans-abri se tiendra mercredi et jeudi à Paris, à l’initiative de l’Observatoire du Samu social et de l’Inserm. La Croix profite de cet évènement pour consacrer un dossier cette population et donner la parole à Jean Furtos, directeur scientifique de l’Observatoire national des pratiques en santé mentale et précarité (ONSMP). Il a dirigé une nouvelle recherche qui montre l’accentuation des pathologies de certains SDF au moment où ils réintègrent un logement. Il apparait qu’ils souffrent de plus en plus de maladies mentales, comme la schizophrénie ou la paranoïa. (La Croix, 24/10)

Des chercheurs du monde entier étaient réunis la semaine dernière à Lyon pour décrypter les effets de la mondialisation sur la santé mentale. Il a notamment été question de la « désynchronisation » entre la grande vitesse des échanges et des transactions financières et le rythme plus lent de l’économie réelle et de la démocratie, ce qui génère des angoisses. Un lien entre pauvreté et dépression a également été mis en exergue, un sentiment d’humiliation étant désormais observable sur la santé mentale des plus vulnérables. (L’Humanité, 24/10)

22/10/2011

Téléphonie mobile : les antennes relais à Paris et ailleurs

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/10/20/guerre-de-positions-sur-les-antennes-relais-a-paris_1590829_651865.html

Guerre de positions pour les antennes relais à Paris

Lors d'un débat au Conseil de Paris, la municipalité a gelé les implantations de nouvelles antennes relais sur ses bâtiments. Une sérieuse menace pour les opérateurs de téléphonie mobile.

La bataille des ondes est ouverte. Dans la capitale, la municipalité s'est engagée, lundi 17 octobre, dans une lutte contre les opérateurs de téléphonie mobile. Lors d'un débat au conseil de Paris, Mao Péninou, adjoint PS chargé de la qualité des services publics municipaux, a gelé les implantations de nouvelles antennes relais sur les bâtiments de la ville. "Cela représente 32 nouveaux dossiers, tous opérateurs confondus", indique au Monde.fr M. Péninou.

Cette décision intervient une semaine après la rupture des négociations, entre les deux parties, sur l'élaboration d'une nouvelle charte parisienne de téléphonie mobile. La précédente avait été signée en 2003. "Les choses se sont accélérées depuis une réunion fin septembre, car c'était la première fois qu'un texte arrivait sur la table", commente un porte-parole de la Fédération française des télécoms (FFT).

Dans le document de 2003 apparaissait notamment l'exigence d'un seuil maximal d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile de 2 volts par mètre en moyenne sur vingt-quatre heures. "Cette charte incluait du bon et du moins bon", estime pour sa part Etienne Cendrier, de Robin des toits"Elle incluait des mesures de concertation et de transparence, mais le seuil d'exposition moyen sur vingt-quatre heures peut cacher d'importantes disparités", poursuit le porte-parole de l'association, qui milite pour un seuil à 0,6 V/m.

DES "EXIGENCES INACCEPTABLES"

D'après la mairie de Paris, lors de la renégociation de la charte de téléphonie mobile, la Fédération française des télécoms aurait eu des "exigences inacceptables", comme une "augmentation du seuil à 10, voire 15 V/m", ainsi qu'un "retrait des opérations d'intégration paysagère des antennes existantes". La FFT, sollicitée par Le Monde.fr, dément avoir proposé de relever le seuil, et explique avoir seulement introduit des "propositions d'amendement" sur l'intégration paysagère. Pour l'heure, les négociations n'ont pas formellement repris.

Outre les futures implantations, la mairie songe également aux moyens juridiques pour un éventuel démantèlement des antennes déjà existantes sur les toits des bâtiments de la municipalité. "Les antennes installées sont régies par une autorisation d'occupation du territoire, liées à la charte. Sans charte, l'ensemble des autorisations est théoriquement caduc", note Mao Péninou. Quelque 186 emplacements de la municipalité, sur 1 200 dans toute la ville de Paris, seraient alors concernés. "La mairie dispose d'un atout capital pour négocier. Avec la 3G et l'augmentation des données consommées par les utilisateurs, le besoin de rajouter des antennes est considérable. De nouveaux services, comme la 4G, sont également prochainement attendus", analyse Etienne Cendrier. La tâche se complique notamment pour Free (dont le patron Xavier Niel est actionnaire à titre personnel du Monde), qui compte lancer prochainement son service de téléphonie mobile.

ENJEU ÉCONOMIQUE

Pour la mairie de Paris, le manque à gagner sur les baux pourrait atteindre, au maximum, deux millions d'euros par an. "C'est une somme conséquente pour le budget de la ville. Au final, cette bataille n'est une bonne chose pour personne, ni pour la ville, ni pour les opérateurs, ni pour les Parisiens", résume Mao Péninou.

L'affaire prend d'ailleurs un tour politique. Eric Besson, ministre chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, a déploré, dans un communiqué, "que la mairie de Paris décide unilatéralement de bloquer le déploiement des réseaux numériques mobiles". Mais la FTT se montre optimiste : "Nous pensons arriver à des points d'accord, mais le plus difficile sera de régler la question du seuil", résume son porte-parole.

Le débat sur les antennes relais est également relancé au-delà de la capitale. Mi-septembre, la cour d'appel de Montpellier a ordonné à l'opérateur SFR de procéder à l'enlèvement d'une antenne-relais implantée dans les Pyrénées-Orientales, en raison de la trop grande proximité avec des habitations. Pour les mêmes raisons, en 2009, Bouygues Telecom avait été condamné à démonter une antenne dans le Rhône.

Laurent Checola

Au moins 24 nouvelles taxes ont été créées en cinq ans

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/21/au-moins-24-nouvelles-taxes-ont-ete-creees-en-cinq-ans_1591172_823448.html

Au moins 24 nouvelles taxes ont été créées en cinq ans

Nicolas Sarkozy promettait de ne pas augmenter les impôts, mais placée devant l'impossibilité politique d'augmenter impôts ou TVA, la majorité a multiplié les "petites" taxes sur des domaines variés. Inventaire.

"Vous avez taxé les clés USB, les disques durs, les véhicules selon des caractéristiques fluctuantes au gré des lois de finances (...) Vous avez même taxé les poissons, les crustacés et les mollusques, avant que la Commission européenne ne vous dise que décidément, celle-là était peut-être de trop !" A front renversé, alors que l'argument du "matraquage fiscal" est en général celui de la droite contre la gauche, le député socialiste du Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac  s'est livré, mardi 18 octobre, à un réquisitoire contre les taxes que propose l'UMP dans le cadre du projet de loi de finances.

La pique du président de la commission des finances de l'Assemblée visait à souligner un paradoxe : c'est selon lui sous le mandat de Nicolas Sarozy qu'a été battu le record de créations de taxes nouvelles.

En 2007, l'actuel chef de l'Etat n'avait pas de mots assez durs contre les hausses d'impôts et la fiscalité. Il promettait de réduire les prélèvements obligatoires de quatre points durant son mandat. Soit, expliquait-il dans un entretien au Monde, "2 000 euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4 900 euros par foyer si on s'en tient à la France qui travaille." Entre 2007 et 2011, selon Bercy, le taux de prélévements obligatoire sera finalement passé de 43,6 % en 2007, selon l'OCDE, à 44,5 % prévus pour 2012, et 40,7% en 2000.

Cette rupture de promesse pourrait se justifier, en premier lieu par la crise. Mais l'Elysée n'a pas souhaité assumer ce changement de cap et a continué à marteler qu'il refusait "absolument la perspective d'une augmentation générale des impôts" (discours de Nicolas Sarkozy au Conseil économique, social et environnemental, le 14 janvier 2011). Un refus martelé dans des dizaines de discours, comme le montre une simple recherche sur le site de l'Elysée.

Pour augmenter les rentrées fiscales sans toucher aux impôts les plus "visibles" et les plus symboliques (sur le revenu, sur les sociétés ou la TVA), la majorité a rusé, et mutiplié au fil des ans les taxes et dispositifs de prélévements divers et variés, touchant à de très larges domaines.

Le Monde.fr a tenté, à partir de la liste de la commission des finances de l'Assemblée, d'établir une liste des taxes créees depuis le quinquennat. En se limitant aux seules taxes incluses dans les lois de finances (donc sans tenir compte de celles prévues par les finances sociales), et en ne retenant que les taxes encore en vigueur (donc sans tenir compte de taxes supprimées, ni des hausses de taxes existantes), on parvient sans peine à une trentaine de nouvaux prélèvements.

PROJET DE LOI DE FINANCES 2012 (Taxes en cours de discussion à l'Assemblée)

  • Taxe supplémentaire exceptionnelle sur les hauts revenus : Cette taxe, votée par les députés le 19 octobre, touchera les ménages les plus riches, en imposant une surtaxe de 3 % sur les revenus de 250 000 à 500 000 euros, et de 4 % au-delà de 500 000, jusqu'à ce que les finances publiques soient à l'équilibre.
  • Taxe sur les loyers élevés des micro-logements : Encore en discussion, cette taxe de 10 % à 40 % sur le loyer touchera à partir du 1e janvier les locations de petites surfaces dont le prix dépasse 40 euros du mètre carré. On ne sait pas combien elle va rapporter.

COLLECTIF BUDGÉTAIRE 2011

  • Taxe sur les nuitées d'hôtel supérieures à 200 € : Cette taxe mis en place dans le collectif budgétaire de l'été 2011 a remplacé au débotté une taxe sur les parcs à thème, abandonnée sous la pression des lobbies. Elle concernera les chambres les plus luxueuses, et devait rapporter 90 millions d'euros.
  • Contribution exceptionnelle sur la provision pour hausse des prix mise à la charge des entreprises du secteur pétrolier : Egalement issue du "plan Fillon" de l'été 2011, cette taxe frappe les entreprises pétrolières, et devrait rapporter 120 millions d'euros.
  • Imposition des plus-values latentes lors du transfert d'un domicile fiscal à l'étranger : Toujours issue du  "plan Fillon", cette taxe vise à limiter "l'effet d'aubaine" pour les contribuables qui quittent la France. Elle doit rapporter 189 millions d'euros.
  • Contribution sur les activités privés de sécurité : Touchant les entreprises de sécurité privées, elle est destinée à financer le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnadps), qui contrôlera l'activité des sociétés de sécurité qui se multiplient en France. Elle rapporte 17 millions d'euros.

LOI DE FINANCES 2011

  • Taxe de droit de timbre pour l'introduction d'une instance dans le cadre de la réforme de l'aide juridictionnelle : Violemment critiquée par les avocats qui la jugent "profondément injuste", cette taxe impose le paiement de 35 euros pour toute action judiciaire. Elle devrait rapporter 88 millions d'euros.
  • Contribution de solidarité territoriale et taxe sur le résultat des entreprises ferroviaires: Instaurée par l'article 65 de la loi de finances 2011, il s'agit d'une taxe visant les opérateurs ferroviaires privés autorisés à utiliser le réseau ferré français. On ne connaît pas son produit.
  • Contribution financière sur la capitalisation boursière : Cette taxe créée à l'article 9 de la loi de finances institue une contribution pour les sociétés détentrices de capitalisations au-delà d'un milliard d'euros. Elle est comprise entre 20 000 et 300 000 euros (pour 20 milliards de capitalisation), et doit financer l'autorité des marchés financiers (AMF). Elle pourrait rapporter autour de 12 millions d'euros. Les établissements financiers sont également concernés.
  • Taxation des sommes placées sur la réserve de capitalisation des entreprises d'assurances. Egalement créée par l'article 9 de la loi de finances, elle taxe de 5 % à 10 % les sociétés d'assurances qui constituent une réserve d'argent dans certaines conditions.
  • Contribution adtionnelle à l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux applicables à certaines stations radioélectriques : Cette taxe vient, avec d'autres, compenser la fin de la taxe professionnelle, décidée en 2010 par Nicolas Sarkozy. Elle touche les entreprises dites "de réseau", donc qui touchent à l'énergie, au transport ou aux télécommunications, qui sont surtaxés de 5 % sur leur imposition forfaitaire (Ifer).

LOI DE FINANCES 2010

  • Taxe spéciale d'équipement au profit de la société du grand Paris : Cette taxe, plafonnée à 117 millions d'euros par an, touche les propriétaires, entreprises ou particuliers, de foncier dans la région Ile-de-France. Elle doit permettre de financer la société du grand Paris.
  • Taxe exceptionnelle sur les bonus des traders. Cette taxe, instaurée en  2009 à titre exemplaire, en pleine crise financière, est destinée à financer Oseo, le fonds créé pour aider les PME, en taxant les rémunérations des "salariés, professionnels des marchés financiers dont les activités sont susceptibles d'avoir une incidence significative sur l'exposition aux risques de l'entreprise". Elle a rapporté  270 millions d'euros en 2010.

LOI DE FINANCES 2009

  • Droit affecté au fonds d'indemnisation de la profession d'avoués près les cours d'appel: Dans la loi de finance rectificative pour 2009, le législateur a voté une indemnisation des avoués et de leurs salariés. Cette taxe, d'un montant forfaitaire de 330 euros est due, lors d'un procès, “par la partie qui interjette appel principal, lorsque l'appelant est tenu de constituer avocat devant la cour d'appel”.
  • Droit de timbre perçu en cas de renouvellement anticipé de la CNI : La loi de finance pour 2009 impose à tout citoyen de présenter sa carte nationale d'identité afin de la renouveler. En cas de défaut de présentation de la précédente carte, on doit s'acquitter d'un droit de timbre de 25 €. La somme ainsi récoltée est versée à l'Agence nationale des titres sécurisés, dans la limite de 12,5 millions d'euros.
  • Taxe pour la gestion des certificats d'immatriculation des véhicules : Depuis 2009, la délivrance d'un certificat d'immatriculation d'un véhicule neuf ou d'occasion et soumise à un droit de timbre de 4 €.
  • Eco-taxe poids lourds : Pour limiter la pollution, les acteurs du Grenelle de l'environnement voulaient dissuader, au moyen d'une taxe appelée "éco-redevance kilométrique" – comprise entre 0,025 et 0,20 € –, le transport des marchandises par la route. Votée dans le projet de loi de finances pour 2009, l'éco-taxe sur les poids lourds devait être expérimentée en 2011 dans la région Alsace. Ce test a été reporté à 2013. Étendu à tout le pays en juin 2013, le dispositif devrait rapporter 1,2 milliard d'euros par an.

LOI DE FINANCES DE 2008

  • Taxe minière spécifique applicable à la production d'or en Guyane : Cette taxe concerne les exploitants d'or de Guyane, qui sont taxés à hauteur de 1 % du cours moyen annuel de l'or au maximum, soit 198 euros par kg d'or au maximum, et 40 à 80 euros au minimum.
  • Taxe annuelle sur la détention de véhicules particuliers polluants : Cette taxe de 160 euros, issue du Grenelle de l'environnement, s'applique aux véhicules polluants, en fonction de leur émission de CO2
  • Droit fixe sur chaque rapport de certification des comptes : Cette taxe, destinée à financer le Haut conseil du commissariat aux comptes, prélève des sommes sur les rapports de certification sur des marchés réglementés.

Loi de finances 2007

  • Taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d'immatriculation des véhicules : Cette taxe, qui vient donc en renforcer une autre, s'applique aux véhicules polluants, qui sont surtaxés de deux ou quatre euros.

Au total, donc, ce sont 24 nouvelles taxes qui auront été lancées et maintenues depuis cinq ans, pour le seul projet de loi de finances, sans comptabiliser les taxes qui permettent de financer la Sécurité sociale, et qui seront l'objet d'un prochain article du Monde.fr.

Samuel Laurent et Jonathan Parienté

21/10/2011

« MES », le traité caché de Sarkozy et Merkel qui fait polémique

à lire sur : http://www.rue89.com/

« MES », le traité caché de Sarkozy et Merkel qui fait polémique

Les dirigeants la zone euro ont-ils d'ores et déjà prévu de nouveaux pouvoirs supranationaux sans se soucier de leur contrôle démocratique ?       

20/10/2011

Société, santé

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Marc Espié, directeur du centre des maladies du sein de l’hôpital Saint-Louis (Paris), avoue dans une interview accordée à Humanité Dimanche être « choqué (…) par le fait qu’on ne puisse pas prendre en charge des patients atteints de cancer parce qu’ils n’ont pas de couverture sociale ! Et maintenant, nous y sommes confrontés tous les jours ! ». Il estime qu’« il n’y a pas un problème spécifique au cancer : c’est le système de santé en général qui est en danger ». (Humanité Dimanche, 20/10)

De Paris à Zagreb, la pression fiscale épargne les hauts salaires

lu sur:

http://www.letemps.ch/Page/SysConfig/WebPortal/letemps/jsp/paywall/error/usersession.jsp

Finance


 De Paris à Zagreb, la pression fiscale épargne les hauts salaires

Sondage Jeudi20 octobre 2011 

De Paris à Zagreb, la pression fiscale épargne les hauts salaires 

Par Servan Peca 

 

De Paris à Zagreb, la pression fiscale épargne les hauts salaires. Seule l’Espagne a un peu relevé son taux d’impôt maximal sur le revenu. La moyenne suisse atteint 33,8% 

 

Est-ce la crainte de voir les riches contribuables changer de pays? Ou la lenteur des réformes? En dépit du mauvais état des finances publiques de nombreux pays, la pression fiscale se fait jusqu’ici très peu ressentir sur les plus hauts salaires. Malgré la quête effrénée et généralisée de nouvelles recettes, qui se matérialise notamment par une pression accrue des percepteurs d’impôts étrangers sur les clients des banques suisses, les gouvernements n’ont pratiquement pas modifié leurs barèmes maximaux de l’impôt sur le revenu. C’est le constat qui ressort de l’étude annuelle diffusée mercredi par KPMG. 

 

 

Parmi les vingt premières économies mondiales (en termes de PIB), l’Espagne est la seule à avoir revu son taux maximal à la hausse. Le gouvernement de Zapatero a introduit de nouvelles catégories fiscales pour les particuliers à hauts revenus. Ainsi, les salaires supérieurs à 175 000 euros sont maintenant imposés à 45%, contre 43% précédemment. L’Espagne rejoint ainsi la Grèce et l’Allemagne au 17e rang européen. Un classement dominé par la Bulgarie, avec un taux plafond de seulement 10%, juste devant la Russie (13%) et la Serbie (15%). Au niveau régional, l’Europe de l’Est arrive largement en tête, avec une moyenne de 17%. C’est aussi dans ces pays que le taux d’imposition maximal a le plus baissé. La Hongrie, par exemple, vient de passer à un système à taux unique. Le plafond est ainsi réduit de moitié, de 32 à 16%. 

Mais cet exemple n’est pas révélateur de la tendance globale. Au niveau mondial, seuls 15% des 96 pays examinés par la société d’audit ont ajusté leurs barèmes en 2010, relève l’étude de KPMG. 

Dans cet immobilisme, la Suisse reste une excellente adresse en Europe, juge également le cabinet d’audit. La moyenne de l’ensemble des chefs-lieux cantonaux est de 33,8%. Ce qui place le pays au 11e rang européen, entre la Pologne et Malte. Mais les disparités cantonales subsistent. A l’échelle des villes, c’est Zoug qui est la plus attractive, avec une taxe sur les hauts salaires limitée à 22,8%. Zurich prélève, elle, 40% de ce type de revenus. Quant à Genève, elle est une nouvelle fois la cité la moins confortable dans ce domaine. Le taux d’imposition maximal atteint 44,75%. KPMG souligne toutefois une distinction primordiale qui concerne la Suisse: le niveau de salaire pour lequel 

s’appliquent ces taux maximaux est largement plus élevé ici que partout ailleurs. Un résident suisse doit gagner 712 500 francs par année pour atteindre le plafond fiscal. Au Royaume-Uni, un revenu de 274 000 francs suffit pour payer 50% d’impôts. En Ukraine, le plafond de 17% intervient dès 13 000 francs. 

 

19/10/2011

Objet : Téléphonie Mobile - Les Pouvoirs en opposition

communiqué :

ROBIN DES TOITS

Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris

Tél. : 33 1 43 55 96 08

E-mail : contact@robindestoits.org

http://www.robindestoits.org

 

A l'attention des Maires et des Elu(e)s de France

 

Objet : Téléphonie Mobile - Les Pouvoirs en opposition

 

 

Mesdames, Messieurs les Maires et élu(e)s de France,

 

Le Conseil d’Etat examinait, le 30 Septembre dernier, les pourvois de trois communes,

-       Les Pennes-Mirabeau, Bouches-du-Rhône,

-       Saint-Denis, Seine-Saint-Denis,

-       Bordeaux, Gironde.

les Maires de ces communes ayant pris des arrêtés pour restreindre l’implantation d’antennes-relais de Téléphonie Mobile au nom du Principe constitutionnel de Précaution et conformément aux préconisations de nombreux experts.

 

Ces arrêtés avaient été annulés par les Tribunaux Administratifs et Cours d’Appel alors que le Principe de Précaution doit être appliqué à la vue de décisions du CIRC et de l’OMS qui sont en train de reconnaître la nocivité des ondes radioélectriques classées dans le Groupe 2B « possiblement cancérogène » et la Résolution du Conseil de l’Europe en Mai 2011.

 

La décision n’est pas encore rendue, mais le Rapporteur Public a recommandé au Conseil d’Etat d’affirmer qu’en matière d’implantation d’antennes-relais de téléphonie mobile, « les décisions du Maire ne peuvent se substituer à celles du Ministère chargé des communications numériques et de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) », celle-ci dépendant du Ministère de l’Industrie.

Il justifie sa position en faisant valoir que l’ANFR « dispose de la technicité nécessaire pour se prononcer ».

 

Il apparaît que le Rapporteur Public semble ignorer que l’ANFR n’a pas la compétence sur les risques sanitaires, car sa compétence est purement technique : attribution des fréquences, vérification qu’elles n’interfèrent pas entre elles, etc...

 

D’autre part, une décision aussi lourde de conséquences ne pouvait être proposée que par un intervenant à l’impartialité irréprochable. Or, tel n’est pas le cas.

 

En effet, le Rapporteur est l’ancien patron du  Défi Bouygues Télécom Tansiciel qui participa à la Coupe de l’America avec un bateau de 60 millions de francs dont les deux tiers ont été financés par l’opérateur de téléphonie mobile.

 

Le Rapporteur Public propose « d’affirmer dans toute sa rigueur l’exclusivité des pouvoirs de Police spéciale du Ministère chargé des communications numériques et de l’ANFR lorsque les pouvoirs de Police générale dont disposent les Maires heurtent frontalement les missions confiées aux autorités étatiques et à l’Agence Nationale des Fréquences ».

 

Les propositions du Rapporteur Public sont d’autant plus contestables qu’elles mettent en cause les Pouvoirs de Police générale dont disposent les Maires, alors que les Maires connaissent leur terrain et savent d’une part où sont les populations fragiles, d’autre part où sont les solutions alternatives.

 

La compétence de Police des Maires s’articule avec leurs compétences urbanistiques locales dont ne disposent pas le Ministère chargé des communications numériques et l’ANFR.

Les Maires ont une légitimité démocratique locale ; ils sont élus ; là encore, ce n’est pas le cas de l’ANFR.

 

Ces Pouvoirs concernant le domaine des ondes électromagnétiques ne peuvent pas se heurter frontalement compte tenu que les Maires sont les seuls compétents pour assurer le meilleur cadre de vie de la population en s’appuyant sur leurs compétences locales, sur la Loi, les jurisprudences, et les accords spécifiques entre le Ministère, l’ANFR et les opérateurs.

 

Encore une fois, l’enjeu est extrêmement grave : si le Conseil d’Etat suit son Rapporteur Public, c’en est fini des Pouvoirs des Maires pour réglementer l’implantation des antennes sur leurs communes. Des arrêtés courageux comme celui du Maire de Bordeaux proscrivant l’implantation d’antennes près des écoles, ou celui du Maire de Varades limitant l’exposition des populations à 0,6 V/m, deviendraient illégaux. On ose espérer que les Pouvoirs d’urbanisme du Maire (autoriser ou non, au cas par cas, l’installation d’une antenne) seront maintenus, mais en tout cas, leur marge de manœuvre sera fortement réduite.

 

Avant qu’une décision soit rendue par le Conseil d’Etat, à vous Mesdames et Messieurs les Maires et élus locaux de réagir en urgence, en intervenant auprès de l’AMF, en écrivant au Conseil d’Etat ou au Ministre de l’Intérieur…, pour éviter de perdre des Pouvoirs de Police locaux au détriment des populations.

 

Contact Presse :

Etienne CENDRIER

Porte-Parole national

 

P.J. :

- Communiqué de l’AFP du 30/09/2011

- « Une antenne relais au Conseil d’Etat » Canard Enchaîné du 12/10/2011

10/10/2011

Pour la liberté d'information, contre le lobbying du CRIF

Le rendez-vous de France Télévision avec le CRIF et l'ambassadeur d'Israël est confirmé 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2011/10/09/une-emission-sur-la-palestine-declenche-une-polemique-avec-la-communaute-juive_1584599_3236.html  (voir ci-dessous : *)

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

Non aux censeurs

Pour défendre les journalistes menacés de "Un œil sur la planète" et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à :
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Après le harcèlement de plusieurs journalistes et notamment de Charles Enderlin, le Président du CRIF, a maintenant lancé une opération contre l'émission "Un œil sur la planète" consacrée lundi soir 3 octobre par France 2 à l'Etat palestinien sous l’intitulé « l’Etat palestinien est-il encore possible ? ».
Outre l'éditorial sur son site mardi matin, le CRIF réagit contre l'équipe de l'émission par les injonctions et menaces malheureusement trop habituelles :
Plus grave, les réactions contre l'émission s'amplifient par une véritable campagne de mails ou d’interventions sur le forum de France2.
Voir le déchaînement haineux : 
Ces interventions sont encouragées par le CRIF et ses membres. Avec le soutien de l'Ambassade d'Israël en France :
Il semble que la présidence de France Télévisions s'apprêterait à recevoir le CRIF et l’ambassadeur d’Israël.
Certaines organisations réclament des excuses de France 2, ce qui constituerait un désaveu de l'émission et une ingérence insupportable dans le travail des journalistes.
De manière générale et indépendamment de cette émission, tout un chacun peut critiquer la presse, tel journaliste ou au contraire les applaudir.
Mais demander que le président de France Télévisions reçoive une délégation d’une organisation communautaire pour que la seule version diffusée dans les médias soit celle souhaitée par cette organisation - ou pire soit celle souhaitée par l’ambassade d’un pays étranger - est totalement inadmissible. C’est une atteinte grave à la liberté de l’information etdisons le, une atteinte à une liberté démocratique fondamentale !
Pour défendre les journalistes menacés et la liberté d’information, ne pas hésiter à écrire à : 
Et si vous avez pu voir l’émission et l’avez appréciée n’hésitez pas à le dire.
Pour celles et ceux qui n'ont pas vu l'émission, il est possible de la revoir sur internet à une de ces deux adresses :
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mon commentaire :

Il est assez difficile de trouver le documentaire sur internet. Les adresses ci-dessus ne marchent pas (ne marchent plus ?)

Pour voir le documentaire, qui dure 15 minutes, allez sur :

http://www.youtube.com/watch?v=6QqYa1SPvLs&feature=player_embedded#! 

( il faut faire un copié/collé de cette adresse dans votre navigateur )
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Deux articles à ce sujet :
Charles Enderlin : Bonjour les censeurs.
Dominique Vidal : Monsieur le censeur, bonsoir!

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/051011/mon...

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(*) Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive

LEMONDE.FR avec AFP | 09.10.11 | 07h34   •  Mis à jour le 09.10.11 | 12h14

La diffusion sur France 2 d'une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l'ambassadeur d'Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

"Des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier", le directeur de l'information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l'origine de cette polémique, un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

"INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE"

Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée", a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l'équipe qui l'a réalisée "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale""en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites". M. Prasquier a demandé de rencontrer Rémy Pflimlin.

Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, "Boycott France Télévisions", demandant que la chaîne "revienne sur cette émission et présente des excuses". 

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est expliqué dans une interview au Parisien : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (...) Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Il raconte avoir reçu "800 mails" cette semaine, "où nous sommes traités de petits nazillons". Le présentateur de l'émission, Etienne Leenhardt, aurait par ailleurs été physiquement menacé.

Le correspondant à Jérusalem de France télévisions, Charles Enderlin, s'est fendu d'un article (**) sur son blog intitulé "Bonjour les censeurs". Il estime notamment que "cela s'appelle de la censure et c'est une atteinte intolérable au droit d'informer."

(**) Bonjour les censeurs.

Je n’ai participé ni à la préparation, ni à la réalisation d’Un œil sur la planète. Ma seule contribution a été l’interview  deNabil Shaath, responsable des affaires internationales du Fatah. A l’exception de Martine Laroche Joubert, je ne connais pas les journalistes, auteurs des reportages. Je me sens donc libre de publier mon point de vue.

D’abord, je n’ai relevé dans les divers sujets aucune fausse information. La Cisjordanie se développe dans la non-violence comme l’a montré Martine Laroche Joubert avec »Un Etat en marche » . J’ajouterai que l’armée et les services de sécurité israéliens se félicitent de leur coordination avec la nouvelle police palestinienne. A Gaza, le Hamas – le pire ennemi d’Israël – a mis en place un régime totalitaire, et la majeure partie de la population n’en peut plus. Oui, dans ce territoire se développe Al Qaida. C’est un scoop du sujet « Les mille visages de Gaza ».

Le problème des colonies montré dans le reportage « Les frontières de la discorde » est exact. Les agriculteurs palestiniens ont le plus grand mal à aller cultiver leurs terres de l’autre côté de la barrière de séparation. Effectivement, dans la vallée du Jourdain les Palestiniens et les bédouins n’ont pas le même accès à l’eau qui va en priorité aux colonies. Pour plus de détails, consultez : http://www.btselem.org/jordan_valley/water. On comprend la raison pour laquelle les organisations pro-israéliennes ne veulent pas qu’une chaine publique montre cette situation scandaleuse. A regretter l’absence dans ce tournage des attaques commises par des colons extrémistes contre des Palestiniens. Incendie de mosquées, destruction de champs d’oliviers, attaques d’unités de l’armée israélienne.. J’ai bien écrit : attaques d’unités de l’armée israélienne. Bien sur, il y a aussi des actions violentes de la part de palestiniens. Lorsque leurs auteurs sont capturés ils passent devant des tribunaux israéliens. De quand date un seul procès de colon ayant incendié une mosquée ? Cherchez … En l’occurrence, les auteurs d’Un œil sur la planète n’ont pas voulu entrer dans une comptabilité macabre. 

« Un droit au retour », tourné au Liban, apporte plutôt de l’eau au moulin de la droite israélienne. Sa conclusion : au pays des Cèdres, les Palestiniens ne veulent pas d’état, seulement revenir en Israël..

Il n’empêche, Patrick Boitet et Etienne Leenhardt ont reçu des centaines de mails d’insulte et de menace. Richard Prasquier, le président du Crif a demandé un rendez vous à Rémy Pfimlin, le Président de France Télévisions, affirmant que l’équipe qui a réalisé l’émission : « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale », « en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites » Maniant, à son habitude, l’insulte, Philippe Karsenty, l’ami de Mr.Prasquier en profite par ailleurs, pour me traiter de « délinquant multi récidiviste » Etc. Etc. Sur ce personnage, voir mon livre « Un enfant est mort. Netzarim 30 septembre 2000 »

La réponse à ces réactions violentes se trouve dans le sujet sur « Le lobby pro-israélien » aux Etats-Unis. M.J. Rozenberg, un ancien d’AIPAC raconte comment des organisations comme « Camera » traquent les journalistes déviants. « Le lobby, dit-il, rend la vie difficile aux journalistes qui ne sont pas perçus comme pro-israéliens. Ils auront du mal à trouver un job ou s’ils en ont un à garder un poste. Lorsque je travaillai à AIPACil y avait des listes, des dossiers sur chaque reporter. »

L’attaque généralisée contre « Un œil sur la planète » entre visiblement dans ce cadre. Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer. 

09/10/2011

Ce que gagnent vos élus locaux

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-collectivites-territoriales-ce-que-gagnent-vos-elus-06-10-2011-1381481_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111009

Ce que gagnent vos élus locaux

EXCLUSIF. Le député Dosière rend publiques les rémunérations des conseillers régionaux et généraux . Notre carte interactive.

Collectivités territoriales : ce que gagnent vos élus.

Les salaires des conseillers régionaux et généraux ont été passés au peigne fin par le député René Dosière. Consultez notre carte interactive.

Le Point.fr - Publié le 06/10/2011 à 16:35 - Modifié le 07/10/2011 à 17:32 

Que gagnent vos élus locaux ? Le député René Dosière, affilié socialiste, qui s'est fait une spécialité de traquer les dépenses somptuaires des élus, a effectué un minutieux travail de recherche région par région, département par département. En effet, les indemnités des élus des conseils régionaux ou généraux sont "calculées par décret ou par la loi. Il y a un salaire de base, mais chaque collectivité peut augmenter ce barème soit en créant des postes où le barème est majoré, comme vice-président ou adjoint, soit en atteignant le plafond autorisé", explique-t-il.

Le principal enseignement des deux cartes que nous publions en exclusivité est une bonne nouvelle : sur l'année 2008-2009, "les conseillers généraux et les conseillers régionaux ont été particulièrement raisonnables". Les évolutions d'indemnités sont "quasi stables", voire "en légère diminution". Une bonne nouvelle : c'est assez rare pour être souligné. 

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Aller sur le Point.fr (lien ci-dessus) et cliquer sur la carte pour connaître le salaire moyen des élus, ainsi que l'écart avec la moyenne nationale

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Comparez les propositions des candidats socialistes

Comparez les propositions des candidats socialistes

08/10/2011

Le coût des médicaments (1)

Que le Canard me pardonne la reproduction de cet article paru dans le numéro de cette semaine (5/10/11) !

C'est pour la bonne cause ! Achetez le Canard toutes les semaines, c'est pas cher : 1 euro 20 centimes seulement !

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Le coût des médicaments (2)

 

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05/10/2011

Révolution citoyenne en Islande

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/revolution-citoyenne-en-islande-04-10-2011-1380719_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111005

Révolution citoyenne en Islande

Une nouvelle Constitution entièrement rédigée par le peuple islandais pourrait bien être adoptée prochainement. Une première. 

Le Point.fr - Publié le 04/10/2011 à 18:03 - Modifié le 05/10/2011 à 18:49  

Par  

Rêvons un peu. Et si nous pouvions contraindre nos députés à aller voter les lois ? Et si nous pouvions décider nous-mêmes de l'organisation d'un référendum ? Et si nous pouvions facilement faire destituer notre président en cours de mandat ? Et si, pour couronner le tout, nous pouvions nous-mêmes décider de mettre en oeuvre de telles mesures ? En France, de telles dispositions relèvent du fantasme. Pour les Islandais, il pourrait bientôt s'agir d'une réalité.

Car les quelque 311 000 habitants de cette île située aux confins de l'Europe et du Groenland ont décidé de prendre leur avenir en main. Depuis novembre 2010, 25 citoyens élus ont entamé la rédaction d'une nouvelle Constitution censée régir l'organisation de leur pays. Une démarche amorcée après la violente crise financière qui a frappé l'île en 2008. La nationalisation des trois principales banques, la démission du gouvernement de droite, l'arrivée au pouvoir d'une coalition de sociaux-démocrates, de féministes, d'ex-communistes et d'écologistes... Rien n'y aura fait. Des manifestations populaires monstres ont poussé le nouveau gouvernement à prendre cette mesure drastique : réécrire purement et simplement la Constitution, en vigueur depuis 1944 et qui n'était, dans l'ensemble, qu'une pale copie du texte danois, pays dont dépendait l'Islande avant son indépendance.

À l'automne 2010, un appel à candidatures a donc été lancé. Tous les citoyens de plus de 18 ans et soutenus par au moins 30 personnes pouvaient postuler. Seule exception : les élus nationaux. Le ton était donné... Vingt-cinq personnes ont ainsi été élues pour siéger au sein de l'Assemblée constituante islandaise. Mais la démarche démocratique ne s'est pas arrêtée là. Tout le processus de révision a été collaboratif : chaque projet d'article était publié au fur et à mesure de sa rédaction sur le site du gouvernement. Chaque citoyen était ensuite appelé à s'exprimer, sur une page Facebook dédiée ou via un compte Twitter.

Eldorado libertaire

Le résultat de ce travail a été dévoilé fin juillet, et il devrait être soumis à référendum dès cet automne. Au final, c'est un texte atypique qui a pris forme. "Nous, peuple d'Islande, voulons former une société juste, où tout le monde peut s'asseoir à la même table", commence ainsi le préambule de la nouvelle Constitution. Au palmarès des dispositions les plus étonnantes, on trouve un "droit des citoyens à l'information", la réduction du nombre d'élus à 63 dans l'unique chambre du Parlement, la présence de la moitié d'entre eux rendue nécessaire pour qu'un vote soit valide... Autre mesure inédite, aucune des terres et ressources naturelles appartenant à l'État ne pourra être vendue de manière définitive. Une décision qui vise directement le projet d'achat, par un homme d'affaires chinois, d'un terrain de 300 kilomètres carrés dans le nord-est sauvage de l'archipel, cette transaction ulcérant de nombreux Islandais.

Reste que cet ambitieux texte doit encore franchir une étape essentielle : la validation de l'Althingh, parlement islandais, qui doit accepter - ou non - de soumettre le projet en l'état par référendum. Des modifications, ou même un rejet, ne sont donc pas à exclure, ce qui ruinerait toute cette belle démarche et entacherait l'image de nouvel eldorado libertaire que veut afficher l'Islande depuis quelque temps. Reykjavik a ainsi mis en place une des législations les plus souples au monde concernant la liberté d'expression. L'île abrite certains serveurs du sulfureux site WikiLeaks, bête noire de plusieurs démocraties mondiales. À l'exception de l'Islande. 

L'école française a-t-elle tué le plaisir d’apprendre ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/05/l-ecole-francaise-a-t-elle-tue-le-plaisir-d-apprendre_1582351_3224.html#ens_id=1267513

L'école française a-t-elle tué le plaisir d’apprendre ?

 Le Monde | 05.10.11 | 12h03

Les enfants peuvent-ils prendre du plaisir à l'école ? En France, contrairement à l'idée reçue, la notion n'est pas absente des textes officiels. Ou pas totalement. Si Jules Ferry conseillait à l'origine de "rendre l'école aimable et le travail attrayant", une école austère s'est imposée au fil du temps. "L'école n'a pas voulu, d'emblée, tuer l'idée qu'il pouvait y avoir du plaisir à apprendre", rappelle le sociologue François Dubet.

"Plaisir et ennui à l'école"… En consacrant à ce sujet leur numéro de rentrée, les animateurs de la Revue internationale d'éducation de Sèvres, lue dans vingt-cinq pays, ne s'attendaient pas à susciter un tel intérêt. "Les contributions ont afflué de partout, des Etats-Unis, de Norvège, du Sénégal, d'Inde, du Brésil… mêlant les regards de professeurs, de chercheurs, d'historiens, d'écrivains", se réjouit Alain Bouvier, rédacteur en chef de cette publication, et membre du Haut Conseil de l'éducation.

C'est que le thème réveille, chez chacun, ses propres souvenirs d'écolier – "souriants ou amers, uniformes ou divers, toujours vifs après les années", écrit la philosophe Laurence Cornu-Bernot en préface du dossier. C'est qu'il révèle, aussi, une quête de sens de l'école, un peu partout dans le monde.

PLAISIR ET JEU S'EFFACENT AU COLLÈGE

En France, le resserrement autour de la notion d'autorité s'est accéléré après Mai 68. La tonalité générale des programmes et instructions est plutôt fondée sur la rigueur, le travail, l'attention. Le plaisir et le jeu, reconnus dans les textes en maternelle, s'amenuisent à l'école élémentaire, pour s'effacer pratiquement au collège, "lieu où le lien enseignant-élève se dissout", regrette François Dubet.
"Les collégiens s'ennuient de plus en plus", confirme Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'éducation nationale. "Ils ne comprennent pas le sens des apprentissages, ne parviennent pas à mettre en relation les savoirs scolaires avec ceux qu'ils acquièrent ailleurs, autrement, ils viennent consommer du cours… Toutes les conditions sont réunies pour détruire le plaisir d'apprendre", déplore-t-il.

L'enseignant français "n'est pas formé pour transmettre du plaisir", estime le sociologue Pierre Merle. Pour lui, "si un professeur est prêt à se mettre en quatre pour intéresser ses élèves, il lui est difficile de rivaliser avec le plaisir immédiat que confèrent aujourd'hui la télévision ou Internet. La culture du zapping ne profite pas à l'école." L'idée que l'apprentissage n'est pas une partie de plaisir demeure très répandue – "peut-être une sorte d'héritage judéo-chrétien", suggère M. Merle. La rhétorique de l'effort s'impose encore dans toutes les bouches : on "travaille" à l'école, on fait ses "devoirs"… Les petits Anglais, eux, confient volontiers aller à l'école "pour s'amuser".

PERTE DE CONFIANCE

Le bien-être à l'école est-il réservé à une poignée de privilégiés fréquentant les écoles "nouvelles""ouvertes", Montessori, Steiner… essentiellement privées ? Sur les bancs de l'école publique, trop souvent, le malaise l'emporte, le stress, la peur d'échouer. En 2010, 73,3 % des 760 enfants interrogés par l'Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) affirmaient "aimer peu, voire pas du tout aller à l'école ou au collège". Ils étaient 23,7 % à dire s'y ennuyer souvent, voire tout le temps ; 52,8 % reconnaissaient y avoir subi des violences et seulement 9,6 % confessaient s'y sentir à l'aise. En 2011, 42 % des 600 familles interrogés se sont dites inquiètes de la réussite scolaire de leurs enfants.

La perte de confiance en soi et en l'institution, alimentée par la course aux diplômes, l'usage de la notation et du redoublement, le recours de plus en plus immodéré à l'évaluation, semblent être une spécificité nationale. Aux tests PISA, qui comparent les résultats des élèves de 15 ans dans les pays de l'OCDE, la France ne brille guère. "Les élèves sont inquiets en cours, mais aussi lors des devoirs à la maison", souligne Eric Charbonnier, analyste de l'OCDE. "Les résultats de PISA 2009 ont montré que ceux qui prennent du plaisir à lire, et qui sont motivés, sont aussi ceux qui s'en sortent mieux aux épreuves de compréhension de l'écrit, explique-t-il. Dommage que la peur d'échouer fasse perdre une partie du bénéfice engendré !"

Si l'on s'accorde à reconnaître les vertus du plaisir à l'école, peut-on espérer un changement, officiel, de cap ? Les premières propositions faites par les candidats engagés dans la campagne présidentielle laissent sceptique. "La réforme de l'école est abordée de manière quantitative, pas qualitative", regrette Pierre Frackowiak. "Pas sûr que rajouter des postes d'enseignants suffise à donner du sens à l'école."

Ce pourrait être, néanmoins, une première étape.

Mattea Battaglia