Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31/08/2011

En 2009, plus de 8 millions de pauvres en France. Et en 2011 ?

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012356948-13-5-vivent-sous-le-seuil-de-pauvrete

L'enquête publiée aujourd'hui par l'Insee sur les niveaux de vie vient confirmer ce que les associations d'aides aux démunis constatent au quotidien. Le nombre de personnes en grande difficulté ne cesse de progresser, conséquence directe de la crise économique.

En 2009, 13,5% de la population étaient considérés comme pauvres, c'est-à-dire vivant avec moins de 954 euros par mois (le seuil de pauvreté), contre 13% en 2008, détaille l'Institut de la statistique dans l'étude «Niveaux de vie en 2009».

2009 est «vraiment la première année pleine où se ressentent les effets de la crise» amorcée en 2008, a commenté auprès de l'AFP Jean-Louis Lhéritier, chef du département «Ressources et conditions de vie des ménages» à l'Insee.

--> L'intégralité de l'étude à retrouver sur le site de l'Insee, ici.

Version résumé, voici les principaux points de l'étude:

La crise touche tous les ménages...

En 2009, la moitié des Français vivait avec moins de 19.080 euros par an, soit 1.590 euros par mois). Il s'agit là de ce qu'on appelle le niveau de vie médian. Il se calcule en divisant les revenus du ménage par le nombre de personnes qui le composent mais en tenant compte des économies d'échelle (un seul réfrigérateur...) et du fait que les enfants consomment moins que les adultes. Cette notion, qui permet de comparer des ménages de taille différente, ne doit pas être confondue avec le revenu ou le salaire.

Le niveau de vie médian enregistre une légère hausse de 0,4% par rapport à 2008. Cette progression reste très limitée, après une augmentation de 1,7% entre 2007 et 2008.

... Mais surtout les plus modestes

Si la crise a «touché tous les ménages, elle a davantage affecté les plus modestes», indique Jean-Louis Lhéritier, ce qui creuse encore les inégalités.

Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (avec moins de 954 euros par mois) atteint 13,5 % en 2009. 8,2 millions de personnes vivent en dessous de ce seuil en 2009, dont la moitié vivent avec moins de 773 euros par mois.

En 2009, le niveau de vie des 10 % des personnes les plus modestes est inférieur à 10 410 euros annuels, en baisse de 1,1 % par rapport à 2008. Pire, «alors que l'évolution moyenne annuelle relevée entre 2005 et 2008 pour chacun des quatre premiers déciles était d'environ +2%, la tendance s'inverse entre 2008 et 2009: en euros constants, les quatre premiers déciles diminuent», poursuit l'étude.

Qui plus est, les personnes pauvres le sont encore plus qu'en 2008: l'intensité de la pauvreté (l'écart entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté) passe de 18,5 à 19%, note encore l'Insee.

A l'autre bout de l'échelle, le niveau de vie des 10% les plus aisés est supérieur à 35.840 euros annuels, soit 0,7% de plus qu'en 2008, ce qui marque néanmoins «un ralentissement dans la progression de ce décile».

Les non-salariés particulièrement touchés

Sans grande surprise, les chômeurs, plus nombreux du fait de la crise, ont grossi dans les rangs des plus modestes: ils représentent 9,8% des personnes appartenant aux deux premiers déciles contre 8,5% en 2008. Leur taux de pauvreté a cependant baissé car «plus âgés et plus qualifiés que les chômeurs de 2008, le montant de leur allocation chômage est plus élevé», explique l'Insee.

Parmi ceux qui occupent un emploi, les non-salariés ont particulièrement pâti de la crise avec un niveau de vie médian qui recule de 0,8% (à 22.400 euros) quand celui des salariés augmente de 1,4% (21.150 euros).

Enfin, le niveau de vie médian des retraités augmente de 1,3% à 19.030 euros annuels et leur taux de pauvreté est stable, à 9,9%.

Sarkozy mis en cause dans l'affaire Bettencourt

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/31/nicolas-sarkozy-mis-en-cause-dans-l-affaire-bettencourt_1565610_3224.html#ens_id=1565614

Sarkozy mis en cause dans l'affaire Bettencourt

LE MONDE.FR

L'affaire Bettencourt revient, à travers Sarko m'a tuer, un livre signé par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, deux journalistes du Monde, qui compile les témoignages de 27 personnalités allant de David Sénat à Dominique de Villepin ayant eu maille à partir avec le président de la République. Parmi elles, la juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, aujourd'hui dessaisie de l'affaire Bettencourt. Dans les pages 135-136 du livre, elle affirme qu'un témoin a vu Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidentielle, se faire remettre des espèces chez la milliardaire.

Interrogée par les auteurs du livre, Isabelle Prévost-Desprez dit avoir été frappée par la peur des témoins lors de ses investigations sur un volet du dossier Bettencourt. Priée de dire ce que craignaient ces témoins, la magistrate répond : "Ce qui m'a frappée dans le supplément d'information que j'ai conduit, c'est la peur des témoins (...). Ils étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout [alors comptable de Mme Bettencourt] avait été déstabilisée, ils ne voulaient pas connaître son sort. (...) Les témoins me demandaient avec crainte : 'Dites, on ne va pas voir l'autre ?' L'autre, c'était Courroye [procureur de Nanterre]. Donc, les témoins avaient peur de parler sur PV à propos de Nicolas Sarkozy", affirme la juge.

"L'un d'eux, hors procès-verbal, m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko." La magistrate poursuit : "Je suis certaine que Metzner [avocat de la fille de Liliane Bettencourt] aurait fait citer l'infirmière de Liliane Bettencourt, qui a confié à ma greffière, après son audition par moi : 'J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal.'"

La comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thiboult, avait déjà évoqué des remises d'espèces, mais d'une façon vague. "Bref, ce procès représentait pour l'Elysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer", poursuit la juge. 

Rapidement, la juge affirme se sentir épiée. "J'ai été l'objet de surveillances, c'est une évidence, mais je n'en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m'ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m'affaiblir. J'étais persuadée d'être sur écoute. Des écoutes illégales, à mon avis. Cela a toujours été clair pour moi, je ne me pose même plus la question", lâche-t-elle. Isabelle Prévost-Desprez a été dessaisie à l'automne 2010 au profit du tribunal correctionnel de Bordeaux, qui a hérité de l'ensemble du dossier.

Cette version est démentie par l'Elysée : "Ce sont des allégations scandaleuses, infondées et mensongères."

29/08/2011

La justice se penche sur la fortune de l'intermédiaire Ziad Takieddine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/29/la-justice-se-penche-sur-la-fortune-de-l-intermediaire-ziad-takieddine_1565055_3224.html

La justice se penche sur la fortune de l'intermédiaire Ziad Takieddine

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 29.08.11 | 17h41

La justice commence à se pencher sur le cas du milliardaire Ziad Takieddine, proche de plusieurs personnalités de la majorité et qui est mis en cause dans plusieurs enquêtes judiciaires.

Un juge des affaires familiales a ordonné en août le gel provisoire des avoirs de cet intermédiaire franco-libanais, au centre du volet financier de l'affaire Karachi, dans le cadre d'une procédure de divorce, a-t-on appris auprès de l'avocat de son épouse lundi.

Le juge a ordonné en référé le 4 août, à la demande de son épouse, "l'interdiction pour M. Takieddine de disposer des biens communs en raison du risque d'ores et déjà avéré de dissipation de ces biens", a précisé Me William Bourdon, confirmant une information de Mediapart (sur abonnement). Cette ordonnance interdit toute transaction sur ses propriétés de Paris, de la Côte d'Azur et de Londres.

CONTRATS D'ARMEMENT

Cet homme d'affaires est au centre de plusieurs contrat d'armement – une vente de sous-marins au Pakistan en 1994 et un marché de frégates avec l'Arabie saoudite à la même époque – qui font l'objet d'une enquête des juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire.

Une mission d'information parlementaire et des éléments des procédures judiciaires publiées dans la presse ont désigné Ziad Takieddine comme l'intermédiaire par lequel sont passés 33 millions d'euros de commissions occultes dans le contrat des sous-marins et 200 millions en marge du contrat saoudien.

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire pensent que cet argent a pu revenir en partie financer la campagne Balladur, qui a utilisé, la police l'a démontré, d'importantes sommes en espèces. Aucune preuve n'a été mise au jour pour l'instant. Une autre enquête est ouverte sur un attentat ayant tué en 2002 au Pakistan onze Français travaillant sur le contrat de sous-marins. La justice française oriente ses recherches vers la piste d'un attentat commis en représailles à l'arrêt par la France de versement de commissions liées à ces contrats d'armement naval avec le Pakistan.

UN PATRIMOINE DE 100 MILLIONS D'EUROS

L'épouse de M. Takieddine, Nicola Johnson, doit par ailleurs être entendue mardi par les policiers de la Direction nationale des investigations financières (DNIF) dans le cadre de cette enquête. "Elle viendra à cette convocation et répondra, si elle le peut, à toutes les questions qui lui seront posées", a déclaré son avocat, Me William Bourdon.

Nicola Johnson a déjà été interrogée par la police une première fois dans les enquêtes de Renaud Van Ruymbeke sur deux contrats d'armements passés dans les années 1990 et suspectés d'avoir servir à financer en 1995 la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.

Selon Mediapart, elle évalue le patrimoine du couple à plus de 104 millions d'euros, tandis que son conjoint l'estime à 97,2 millions d'euros. Elle réclame 25 millions d'euros à son époux dans le cadre de ce divorce, précise le site.

TAKIEDDINE NE PAYE PAS D'IMPÔT

Malgré sa fortune, M. Takieddine ne paie pas d'impôt sur le revenu ni d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), selon les déclarations de revenus de l'homme d'affaires libanais, de 2002 à 2007 puis 2009, publiées récemment par Mediapart.

Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a d'ailleurs interpellé, le 18 août, la ministre du budget, Valérie Pécresse, après ces révélations. Selon ce dernier, qui a produit plusieurs pièces à l'appui de ses affirmations, Ziad Takieddine, ne paye aucun impôt en France, malgré un patrimoine de près de 100 millions d'euros, dont 40 millions situés dans l'Hexagone.

TOTAL ET LA LIBYE

Mediapart a publié durant tout l'été des photos extraites apparemment d'un album de famille, censées démontrer une certaine proximité entre Ziad Takieddine et des personnalités de la majorité, dont Brice Hortefeux et Jean-François Copé.

Le site a également prêté à l'homme d'affaires un rôle d'intermédiaire sur divers dossiers, judiciaires et économiques, entre le pouvoir français et Mouammar Kadhafi avant la guerre qui a renversé son régime. Total a confirmé avoir versé à l'homme d'affaires libanais près de dix millions de dollars (7 millions d'euros) pour racheter des droits d'exploitation en Libye, une opération courante et aucunement secrète, selon la société française.

Le paiement serait intervenu "en marge" d'un contrat gazier obtenu par Total en Libye, pour lequel le géant pétrolier français avait bénéficié du "coup de pouce" du ministre de l'intérieur Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée.

19/08/2011

L'entourage de notre Président actuel

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/19/ziad-takieddine-aurait-recu-7-millions-d-euros-de-total-pour-un-contrat-en-libye_1561226_823448.html

Ziad Takieddine aurait reçu près de 7 millions d'euros de Total pour un contrat en Libye

Le paiement intervenait "en marge" d'un contrat gazier obtenu par Total en Libye, pour lequel le géant pétrolier français avait bénéficié du "coup de pouce" du ministre de l'intérieur Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée.

Le marchand d'armes franco-libanais Ziad Takieddine aurait reçu près de 6,9 millions d'euros du groupe pétrolier français Total, "avec l'appui de l'Elysée (...) en marge d'un contrat gazier conclu avec le régime libyen", affirme le site d'information Mediapart.

Le versement de cette somme a été effectué par Total à l'automne 2009, "dans le plus grand secret", et a été "supervisé" par le directeur général du groupe, Christophe de Margerie, selon le site, qui cite "de nombreux documents confidentiels". Interrogé par l'AFP, une porte-parole de Total a répondu que le groupe n'avait pas de commentaire dans l'immédiat.

>> Lire notre décryptage Ziad Takieddine, l'embarrassant ami de l'entourage de Sarkozy (*)

CONTRAT EN LIBYE

Selon Mediapart, l'argent a été versé sur un compte bancaire d'une société offshore gérée depuis le Liechtenstein et domiciliée dans les îles Vierges britanniques, la North Global Oil & Gas Company, "dont le bénéficiaire économique est Ziad Takieddine".

Le paiement intervenait "en marge" d'un contrat gazier obtenu par Total en Libye, pour lequel le géant pétrolier français avait bénéficié du "coup de pouce" du ministre de l'intérieur Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée.

Le nom de Ziad Takieddine a été cité à plusieurs reprises par des témoins dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Karachi. M. Takieddine, qui dément être intervenu dans le contrat pakistanais, est également présenté par Mediapart comme "l'intermédiaire du clan du président français" auprès de Mouammar Kadhafi. Selon des informations publiées le mois dernier par le site d'information, il aurait négocié plusieurs contrats d'armement avec le régime libyen.

----------

(*) http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/12/affaire-karachi-ziad-takkiedine-l-embarrassant-ami-du-clan-sarkozy_1547707_823448.html 

Affaire Karachi : Ziad Takieddine, l'embarrassant ami des proches de Sarkozy

LEMONDE.FR | 12.07.11 | 13h45   •  Mis à jour le 19.07.11 | 11h59

Jean-François Copé, Brice Hortefeux, Thierry Gaubert, ancien secrétaire général de la mairie de Neuilly, puis chef adjoint de cabinet de Nicolas Sarkozy... Le site Mediapart publie une série de photos qui prouve sans équivoque les liens étroits qui lient plusieurs personnalités éminentes de l'entourage du chef de l'Etat avec Ziad Takieddine, l'un des protagonistes majeurs de l'affaire Karachi. Et promet d'autres révélations rapidement.

Suite à la publication de ces clichés, les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont réclamé, lundi 11 juillet, l'audition de MM. Copé et Hortefeux par la justice. Sur les photos publiées par Mediapart, qui les date de 2003 ou 2004, on peut voir MM. Copé et Hortefeux, ainsi que leurs épouses, poser, souriants, sur un bateau ou au bord d'une piscine, en compagnie de l'intermédiaire des ventes d'armes. Mediapart affirme également s'être procuré des notes qui prouvent des "relations suivies" entre Ziad Takieddine et Claude Guéant.

ZIAD TAKIEDDINE, PRINCIPAL SUSPECT DE L'AFFAIRE KARACHI

Franco-Libanais, M. Takieddine est présenté par nombre de témoins comme l'un des intermédiaires principaux de la vente de deux sous-marins au Pakistan, en 1994. Ce contrat, baptisé Agosta, accompagné de commissions - légales - versées aux intermédiaires, dont l'homme d'affaires, pourrait, selon les soupçons des juges Trévidic, Van Ruymbeke et Le Loire, avoir donné lieu à des rétrocommissions : une partie de l'argent serait revenue en France, et aurait pu servir à financer la campagne de M. Balladur en 1995.

>> Notre infographie : "Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes"

Toujours selon les soupçons de la justice, l'arrêt du versement de ces commissions, ordonné par Jacques Chirac entre 1995 et 1996, pourrait avoir conduit à l'attentat de Karachi, qui provoqua la mort, en mai 2002, de 14 personnes dont onze employés français de la direction des constructions navales (DCN) qui travaillaient au Pakistan.

M. Takieddine nie avoir servi d'intermédiaire sur le contrat Agosta, mais il est nommémént désigné comme tel par plusieurs anciens membres de la DCN, qui ajoutent qu'il aurait été imposé à ce rôle par Edouard Balladur. Il reconnaît en revanche avoir participé à la vente de frégates à l'Arabie. Cet autre contrat, baptisé Sawari II est également pointé par la justice. Il aurait lui aussi donné lieu à des rétrocommissions, qui pourraient là encore avoir servi au financement de la campagne d'Edouard Balladur. Le Monde a également révélé les soupçons de la justice à propos d'un troisième contrat, appelé Miksa, qui aurait également donné lieu à des rétrocommissions.

Si l'ancien premier ministre dément tout financement illégal, le financement de sa campagne présente de graves irrégularités, dont un versement de 20 millions de francs en espèce, qui reste inexpliqué. Le Monde a récemment révélé les propos d'un témoin-clé, qui a expliqué que les fonds secrets dont disposait à l'époque Matignon n'avaient pas été utilisés pour la campagne de M. Balladur, ce qui tend à confirmer que cette somme provient d'une autre source.

"RELATIONS STRICTEMENT AMICALES"

Si M. Takieddine était connu comme un proche du chef de l'Etat, rien ne prouvait jusqu'ici ces liens. Les clichés que publie Mediapart les rendent irréfutables. Selon le site, Ziad Takieddine aurait en outre pris en charge les frais de voyage d'agrément de Jean-François Copé, à Londres, Venise, ou au Liban, alors que celui-ci était membre du gouvernement.

Durant ce dernier voyage, "qui comportait une partie officielle et une partie amicale", selon l'actuel patron de l'UMP, M. Takieddine et M. Copé ont été reçus par l'ambassadeur de France à Beyrouth.  M. Copé confirme avoir été invité, dans le cadre de "relations strictement amicales" avec M. Takieddine, de même que Brice Hortefeux.

Mediapart évoque aussi un "avoir de la famille Copé" dans les comptes de l'intermédiaire, où apparaîtrait également le nom de Pierre Charon, autre proche de Nicolas Sarkozy.

L'actuel chef de l'Etat, alors ministre de l'intérieur, avait négocié, en 2003, les suites du contrat Miksa de 1994, un gros marché d'armement à destination de l'Arabie Saoudite. Celui-ci avait donné lieu à une passe d'armes avec Jacques Chirac, qui avait bloqué la signature du contrat, d'une valeur de 7 milliards d'euros. Or, affirme Mediapart, cet accord était géré par Claude Guéant et Brice Hortefeux, qui le confirme, en étroite liaison avec Ziad Takieddine.

"FAIRE SAUTER LE GOUVERNEMENT"

Médiapart promet d'autres révélations : il affirme que Ziad Takieddine aurait perçu 91 millions d'euros pour le contrat Sawari II de vente de frégates, une somme dont Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, aurait autorisé le versement en 1994. Le contrat Sawari II lui aurait rapporté, toujours selon le site, plus de 200 millions de dollars. Autre information : M. Takieddine aurait reçu depuis 2003, 11,8 millions d'euros de "paiements secrets" en provencance de comptes offshore.

Mediapart évoque également une conversation téléphonique  datant de mars 2011, entre Ziad Takieddine et Thierry Gaubert, directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy à l'époque. L'homme d'affaires aurait menacé de "faire sauter le gouvernement". Lexpress.fr a révélé vendredi 8 juillet que le domicile de Thierry Gaubert a été perquisitionné par les juges Van Ruymbeke et Le Loire, qui cherchaient à en savoir plus sur le rôle joué par le Franco-Libanais.

Proche de Mouammar Kadhafi, M. Takieddine a été arrêté, le 7 mars, alors qu'il revenait de Libye en compagnie de deux journalistes du Journal du Dimanche. Il avait sur lui 1,5 millions d'euros en espèces. Placé en garde à vue, il a expliqué au Post.fr avoir "entrepris cela dans une démarche positive. C'était un acte nécessaire pour faire comprendre à tous la situation en Libye". 

Politique et "association de malfaiteurs en vue de commettre un trafic d'influence", "prise illégale d'intérêt" et "trafic d'influence"

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/jean-noel-guerini-soupconne-d-association-de-malfaiteurs-18-08-2011-1363977_20.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110819

Guérini soupçonné d'association de malfaiteurs

Le sénateur PS et président du conseil général des Bouches-du-Rhône est convoqué par la justice en vue de sa mise en examen.

Publié le 18/08/2011 à 19:03 

 

Le juge d'instruction Charles Duchaine, chargé de l'enquête sur les marchés publics de l'agglomération marseillaise, a convoqué Jean-Noël Guérini, sénateur (PS) et président du conseil général des Bouches-du-Rhône, en vue de sa mise en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un trafic d'influence", "prise illégale d'intérêt" et "trafic d'influence". Le magistrat a également adressé une convocation à un autre élu socialiste, Serge Andreoni, sénateur et maire de Berre-l'Étang. Les deux élus devraient se présenter chez le juge respectivement les 8 et 14 septembre.

Prélude à cette double convocation, le procureur de Marseille, Jacques Dallest, a signé le 12 août un réquisitoire supplétif qui mentionne ces nouvelles qualifications pénales et précise les faits auxquels elles renvoient. Auparavant, le juge Duchaine avait, dans une ordonnance datée du 5 août, résumé les éléments issus de son enquête et susceptibles d'entraîner des poursuites contre Jean-Noël Guérini. Le frère de ce dernier, Alexandre Guérini, homme d'affaires et patron de plusieurs déchetteries dans les Bouches-du-Rhône, est mis en examen depuis le mois de décembre 2009 pour de nombreuses malversations, notamment liées aux marchés publics de la communauté urbaine de Marseille.

Dans son ordonnance, le magistrat écrit que le président du conseil général des Bouches-du-Rhône aurait "toléré les immixtions sans titre de son frère Alexandre dans le règlement d'affaires relevant de la compétence du département à des fins de clientélisme servant leurs intérêts communs".

Destruction d'ordinateurs

Se fondant sur de nombreuses écoutes téléphoniques effectuées par les gendarmes, le juge met notamment en exergue les conditions dans lesquelles Jean-Noël Guérini a fait préempter par le conseil général un terrain situé sur la commune de La Ciotat afin de "constituer une réserve foncière au bénéfice de son frère", qui exploite une décharge sur les terrains voisins, accusant à ce propos l'élu socialiste d'avoir "détourné ses pouvoirs".

Le magistrat précise en outre que, par la suite, Jean-Noël Guérini a organisé la cession par le département de la même parcelle à la communauté d'agglomération d'Aubagne-La Ciotat, "alors qu'il savait que cette cession allait directement profiter à son frère" en permettant l'extension de sa propre décharge.

Parmi les autres charges évoquées figure aussi la destruction des ordinateurs du cabinet du président du conseil général, ordonnée par le directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini à la veille d'une perquisition des gendarmes au siège du département, fin 2009.

Le Code de procédure pénale prévoit qu'au terme de l'audition la personne convoquée peut soit être mise en examen, soit bénéficier du statut de "témoin assisté" (ce qui constitue néanmoins un acte de poursuite). Jean-Noël Guérini a toujours affirmé être étranger aux malversations reprochées à son frère et se tenir à la disposition de la justice. Sénateur, il bénéficie de l'immunité parlementaire et ne peut donc être l'objet d'aucune mesure de contrainte ni être placé en garde à vue. 

Sarkozy, Takieddine, Tapie : dernières nouvelles.

à lire sur MEDIAPART :

La Une
Les documents Takieddine. L'émissaire du clan Sarkozy en Libye rétribué secrètement par Total
PAR FABRICE ARFI, KARL LASKE

En 2009, le groupe Total a versé 6,9 millions d'euros à l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine pour un contrat gazier en Libye. Le directeur général du groupe, Christophe de Margerie, a personnellement supervisé l'opération, avec le feu vert de Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. Mediapart publie les documents.

Lire la suite

La justice sur les traces du pacte Sarkozy-Tapie
PAR LAURENT MAUDUIT

Révélée par Mediapart, la décision motivée de la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République conduisant à l'ouverture d'une enquête sur Christine Lagarde est un tournant majeur dans l'affaire Tapie. Pour la première fois, une juridiction française suggère que « sous l'apparente régularité d'une procédure d'arbitrage se dissimule en réalité une action concertée en vue d'octroyer aux époux Tapie » un formidable magot prélevé sur les deniers publics. La patronne du FMI a tout à craindre de cette enquête, mais plus encore Nicolas Sarkozy. Parti pris.

Lire la suite

17/08/2011

Affaire Tapie : la CJR estime que Lagarde s'est impliquée "personnellement"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/17/affaire-tapie-la-cjr-estime-que-lagarde-s-est-impliquee-personnellement_1560639_823448.html

Affaire Tapie : la CJR estime que Lagarde s'est impliquée "personnellement"

Le site Mediapart s'est procuré les motivations de la Cour de justice de la République, qui a décidé d'ouvrir une enquête dans l'affaire Tapie-Lagarde. 

14/08/2011

Berlin a failli être vendue à l'Est

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/berlin-aurait-pu-etre-vendue-a-l-est-14-08-2011-1362633_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110814

 

Berlin a failli être vendue à l'Est

Le Point.fr - Publié le 14/08/2011 à 12:33 - Modifié le 14/08/2011 à 12:43

source AFP

Cinquante ans après la construction du mur de Berlin, le magazine allemand Der Spiegel a révélé dimanche comment le gouvernement de l'Allemagne de l'Ouest et les États-Unis ont envisagé un temps de vendre Berlin-Ouest à l'Allemagne de l'Est. Le chancelier allemand Konrad Adenauer avait suggéré que Berlin-Ouest, alors sous occupation des forces françaises, britanniques et américaines, mais totalement isolée au sein de l'Allemagne de l'Est communiste après l'érection du mur le 13 août 1961, soit échangée contre des parcelles de territoire.

Der Spiegel, citant des documents gouvernementaux récemment déclassifiés, écrit que Adenauer avait soumis cette idée au secrétaire d'État américain Dean Rusk et au président John F. Kennedy, suggérant que les États-Unis en fassent la proposition à l'Union soviétique, dont l'armée contrôlait l'Allemagne de l'Est. L'idée était de laisser l'Allemagne de l'Est et l'Union soviétique prendre le contrôle de Berlin-Ouest, un objectif de la politique soviétique, en échange d'une extension vers l'est des frontières de l'Allemagne de l'Ouest, vers la Thuringe, une partie de la Saxe et du Mecklembourg-Poméranie occidentale.

Kennedy repoussa l'idée

Ces zones avaient été occupées par les armées occidentales à la fin de la Seconde Guerre mondiale avant d'être cédées à l'armée soviétique conformément aux accords de fin de conflit. Berlin, qui avait été totalement occupée par l'Armée rouge, avait également fait l'objet d'un accord entre alliés, sa zone occidentale étant confiée aux alliés occidentaux. L'Allemagne de l'Ouest n'a pas vraiment cru que Moscou accepterait cet échange, car cela aurait signifié que l'Allemagne de l'Est soit amputée d'une partie de ses régions industrielles.

Mais Adenauer pensait qu'il pourrait tirer profit de l'offre, tout au moins en suscitant des difficultés entre les autorités est-allemandes et soviétiques dans le cas où Moscou aurait été tenté par cette idée. Le camp occidental aurait pu de son côté bénéficier d'un apaisement des tensions avec le bloc soviétique, alors que le contentieux sur Berlin-Ouest était l'un des points sensibles de la guerre froide entre les deux blocs. Selon le document cité par Der Spiegel, ce fut finalement Kennedy qui repoussa cette idée.

En juin 1963, le président américain se rendit à Berlin où il prononça la célèbre phrase "Ich bin ein Berliner" (je suis un Berlinois), apportant son soutien aux habitants de l'enclave occidentale en Allemagne de l'Est.

13/08/2011

Somalie : une société américaine forme les militaires de l'Union africaine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/08/12/somalie-une-societe-americaine-forme-les-militaires-de-l-union-africaine_1558816_3212.html

Somalie : une société américaine forme les militaires de l'Union africaine

Le Français Richard Rouget, une figure du mercenariat issu de l'extrême droite, fait partie des anciens militaires appointés par la société américaine Bancroft Global Development.

09/08/2011

Juré d'assises, mode d'emploi

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/jure-d-assises-mode-d-emploi-08-08-2011-1360566_56.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110808

Juré d'assises, mode d'emploi

Vous êtes dans la liste des 52 personnes du jury de la prochaine session d'assises de votre département. Que faut-il savoir ? 

Qui peut être juré ?

Il faut être un citoyen français âgé de plus de 23 ans, être inscrit sur les listes électorales et être titulaire d'une carte d'électeur. Il ne faut pas avoir été condamné pour un crime ou un délit à une peine de prison de plus de 6 mois. Les membres du gouvernement, les députés, les sénateurs, les magistrats et les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire ne peuvent pas être jurés.

Pour faire partie du jury, il faut être tiré au sort parmi les 52 personnes figurant sur la liste des jurés proposés pour la session. Il faut aussi ne pas avoir été récusé, soit par l'avocat de l'accusé (qui peut récuser 5 jurés) soit par l'avocat général (qui peut en récuser 4).

Peut-on refuser d'être juré ?

Non. Sauf si vous avez plus de 70 ans ou si vous n'habitez plus dans le département où la cour va siéger. Sinon, seul un motif grave, tel qu'une maladie justifiée par un certificat médical (diabète par exemple), la surdité, l'impossibilité de maintenir une position assise prolongée... ou encore certains impératifs professionnels ou familiaux peuvent dispenser de la mission. La demande doit être adressée au président de la cour d'assises qui la soumet à une commission spéciale. Si celle-ci rejette la demande et que le juré ne se présente pas à l'audience, il risque une amende de 3 750 euros. Les motifs religieux ne sont pas considérés comme des motifs graves.

Que se passe-t-il si on se met à pleurer durant l'audience ?

Rien, sauf qu'il vaut mieux faire en sorte de se tenir à distance de sa sensibilité. Rien n'interdit au juré qui sent l'émotion le submerger de demander une suspension de l'audience. Il lui est en revanche interdit de manifester une opinion. Une émotion trop visible ouvre la porte à des incidents d'audience soulevés par les avocats qui évoquent les risques d'impartialité du jugement. Mais cela est très rare.

Les frais de garde des enfants pendant la session seront-ils pris en charge ?

Être juré, c'est accomplir un acte civique. Le juré n'est pas "rémunéré", mais il a droit à une indemnité journalière de session (76, 88 euros), à des indemnités de transport (sur justificatif) et à une indemnité pour perte de revenu professionnel plafonnée à 70,88 euros (sur justification de son employeur indiquant le montant du salaire ou tout autre document attestant une perte de revenu professionnel). S'y ajoutent le remboursement des frais de repas (15,25 euros par repas) et, le cas échéant, des frais de nuitée. Il faut réclamer ces indemnités au greffe du tribunal de grande instance ou au siège de la cour d'assises.

Mon employeur peut-il s'opposer au fait que je sois juré ?

Non. Il suffit de prévenir votre employeur en lui remettant une copie de votre convocation. Votre absence pendant cette période est considérée comme un congé sans solde et votre contrat de travail est suspendu.

Que signifie le secret des délibérés ?

Au moment où il prête serment, chaque juré s'engage à ne rien dévoiler des délibérations, qui comprennent non seulement l'échange d'opinions précédant le vote, mais aussi le résultat du vote. Le juré qui rompt le secret des délibérés risque une amende de 15 000 euros et une peine d'emprisonnement d'un an au plus.

À savoir : les trois grandes nouveautés de la réforme sur la participation des citoyens à la justice (loi votée le 6 juillet 2011, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2012)

- Motivation des décisions consistant dans "l'énoncé des principaux éléments à charge qui, pour chacun des faits reprochés à l'accusé, ont convaincu la cour d'assises".

- Le nombre de jurés passe à six en première instance (contre neuf actuellement) et à neuf en appel (contre douze).

- La lecture de la décision de mise en accusation est remplacée par une présentation concise par le président des faits reprochés à l'accusé.

Laurence Neuer

05/08/2011

Le sarkozysme

à lire sur MEDIAPART :

Les documents Takieddine ou la sale vérité du sarkozysme PAR EDWY PLENEL

Les documents Takieddine, dont Mediapart a commencé la publication le 10 juillet, dévoilent la vérité de la présidence de Nicolas Sarkozy. Et cette vérité est sale. Ayant pour fil conducteur l'argent noir des ventes d'armes, cette documentation sans précédent dans l'histoire de la République met à nu un système dont l'intérêt financier est le seul mobile, au détriment des lois en vigueur et de la morale publique.

Lire la suite

03/08/2011

L'absentéisme à l'Assemblée Nationale

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/patrick-balkany-recordman-de-l-absenteisme-a-l-assemblee-02-08-2011-1358899_20.php

Balkany, recordman de l'absentéisme à l'Assemblée

Le Point.fr - Publié le 02/08/2011 à 18:11 - Modifié le 02/08/2011 à 18:22

Par Marie-Sandrine Sgherri

L'association Regards citoyens a enquêté sur la présence des députés dans l'hémicycle.

Comme chaque année, l'association Regards citoyens exploite et vérifie les données publiques de l'Assemblée nationale afin d'évaluer le montant des retenues sur indemnités que subissent les députés absents en commission le mercredi matin. Depuis janvier 2010, leur indemnité mensuelle est amputée de 25 % par absence non justifiée, soit 355 euros. En 2011, 102 députés sur 577 sont concernés. Ils étaient 97 l'an dernier. Selon le décompte de Regards citoyens, Patrick Balkany succède à François-Xavier Villain, député non inscrit du Nord, à la place peu enviée de recordman de l'absentéisme. Pour avoir séché la totalité des 33 séances de sa commission, il subira 5 325 euros de retenues. Il devance Michel Delebarre, député PS du Nord (4 260 euros), et Arnaud Montebourg (3 905 euros).

La bonne nouvelle, c'est que l'application du nouveau règlement a eu les effets escomptés : l'absentéisme recule bel et bien à l'Assemblée. Les députés sont deux fois plus présents en moyenne en commission le mercredi matin, selon l'association. Il semble aussi que le travail de transparence auquel se refuse toujours l'Assemblée en ne communiquant pas les noms des absents non excusés, et auquel se livre Regards citoyens, ait eu, lui aussi, un effet vertueux sur nos parlementaires : seul un gros tiers des sanctionnés en 2011 l'étaient aussi en 2010. Même François-Xavier Villain, qui affirmait crânement en 2010 préférer le travail de terrain dans sa circonscription aux bla-bla parlementaires, ne compte cette année qu'une absence non excusée.

L'opacité du régime des excuses

Par contre, le régime des excuses est de plus en plus opaque. Nous avions recueilli les doléances d'Yves Jégo, numéro deux du palmarès en 2010, victime, selon lui, d'une mission donnée par la présidence de la République, alors que seuls les travaux confiés par l'Assemblée étaient un motif légitime d'absence. En 2011 pourtant, Bernard Accoyer, dans une lettre rendue publique par l'association Regards citoyens, excuse un parlementaire "pour son implication dans une campagne électorale", motif pourtant non légitime, selon le règlement. Autre effet pervers des sanctions, les présents-absents, comme Laurent Fabius, qui, le 27 octobre dernier, entrait en commission de la Défense nationale et des Forces armées pour signer la feuille d'émargement, avant de ressortir immédiatement.

Enfin, les absences du mercredi sont les seules à être réprimandées. Dommage, car certains absents du mercredi ne font pas si mauvaise figure sur d'autres plans. Pourquoi, s'interroge l'association, l'Assemblée laisse-t-elle impunies les absences lors des scrutins solennels, malgré un règlement existant depuis au moins 1994 ? Selon les estimations de l'association, le montant total des retenues dans ce cas atteindrait 160 000 euros.

02/08/2011

La privatisation des services publics : le cas de GDF

communiqué :

Résolution unanime des représentants du personnel  sur le projet d’évolution de la DSI au CCE de GDF SUEZ SA du 28 juillet 2011  

________________ 

 

Lors du Comité d’Etablissement du Siège du 24 juin et en réponse à une interpellation des élus, la Directrice de la Direction des Systèmes d’Information (DSI) a informé les représentants du personnel qu’elle projetait de filialiser la DSI, au motif qu’il fallait que la DSI soit indépendante du Siège pour mettre en œuvre sa stratégie de développement sur l’ensemble du groupe GDF SUEZ. 

 

Cette indépendance se traduit, dans l’esprit de la Direction, par la création d’une filiale relevant du droit commun et rattachée à la convention collective SYNTEC qui fédère l’essentiel des Sociétés de Services en Ingénierie Informatique (SSII). 

 

Les représentants du personnel ont indiqué dès le Comité d’Etablissement Siège du 24 juin que l’indépendance de la DSI pouvait très bien trouver sa « plénitude » en se constituant comme un nouvel établissement de GDF SUEZ et qu’une filialisation n’était donc pas nécessaire. Ils ont précisé  que le maintien au statut des IEG des salariés de la DSI présents et à venir était incontournable. 

 

Compte tenu de cette annonce très grave pour l’avenir des agents, une pétition intersyndicale demandant notamment que la DSI reste une unité de GDF SUEZ SA, et donc rattachée au Statut des IEG, a été proposée à la signature au personnel de la DSI. A ce jour, bien que nous soyons en pleine période des 

vacances d’été, cette pétition a déjà été signée par près de 80 % du personnel. 

 

Nous rappelons à la Direction les engagements pris lors de la fusion de Gaz de France et de Suez, de garder une entreprise intégrée appartenant aux Industries Electriques et Gazières. 

 

A cet instant et dans cette instance, l’ensemble des élus en CCE, appuyés par les représentants syndicaux en CCE, rappellent à la Direction que la mobilité entre différentes sociétés d’un même groupe nécessite l’accord exprès du salarié, car le changement d’employeur constitue une modification du contrat de travail.  

 

Aussi, ils décident aujourd’hui de lancer une expertise juridique en demandant au cabinet « Grumbach et Associés » d’établir un mémoire sur les droits des agents appartenant à  GDF SUEZ et plus généralement aux IEG et sur les devoirs  de l’employeur.  

--------------------

Communiqué des organisations syndicales de GDF SUEZ SA 

 

Le groupe GDF SUEZ ne respecte pas ses engagements 

________________ 

 

 

Lors de la fusion entre Gaz de France et Suez, la Direction s’était engagée à garder une entreprise intégrée appartenant aux Industries Electriques et Gazières.  

 

Tournant le dos à ces engagements, GDF SUEZ SA voudrait aujourd’hui filialiser la DSI (Direction des Systèmes d’Information) et transférer ses salariés à la convention collective SYNTEC qui fédère l’essentiel des Sociétés de Services en Ingénierie Informatique (SSII). 

 

Ce projet est porteur de menaces pour les salariés, car la Direction pourrait alors procéder à des licenciements économiques comme elle le fait déjà dans de nombreuses filiales de droit commun du groupe GDF SUEZ, malgré la signature d’un « accord mondial sur les droits fondamentaux, le dialogue social et le 

développement durable » que le Groupe présente comme exemplaire. 

 

C’est pourquoi, si la Direction persiste dans son projet, les organisations syndicales de GDF SUEZ SA appellent les agents de la DSI à refuser d’intégrer cette filiale ; elles s’engagent à les soutenir et à tout mettre en œuvre pour stopper le projet de la Direction

 

Pièce jointe : Résolution unanime des représentants du personnel au Comité Central d’Entreprise de GDF SUEZ SA du 28 juillet 2011 

 

 

Interlocuteurs : 

CGT   Jean-François Di Giovanni   06 21 53 75 11 

CFDT   Emmanuel Toqué   06 08 75 25 91 

CFE-CGC  William Viry-Allemoz  06 72 27 42 20 

FO   Philippe Taurines   06 81 20 20 67