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26/04/2011

La Commission nationale de déontologie de la sécurité rend son dernier rapport

à lire sur :

http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/04/26/la-police-naime-pas-etre-controlee/#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110426-[zonea]

La Commission nationale de déontologie de la sécurité rend son dernier rapport. Elle y détaille les difficultés qu'elle a rencontrées dans sa mission de contrôle de la déontologie des forces de l'ordre. 
Et aussi :

25/04/2011

France : toujours moins de services publics

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/tron-estime-que-l-on-peut-encore-reduire-le-nombre-de-fonctionnaires-25-04-2011-1322963_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110425

Tron veut encore moins de fonctionnaires

Le secrétaire d'État à la Fonction publique compte désormais faire porter l'effort sur les opérateurs de l'État.

Source AFP

Le secrétaire d'État à la Fonction publique Georges Tron a estimé dimanche que l'on pouvait "encore réduire le nombre de fonctionnaires", mais surtout chez les opérateurs de l'État plus que dans la police ou l'Éducation nationale. "Dans les deux ou trois prochaines années, on peut encore réduire le nombre de fonctionnaires de l'État", a-t-il dit devant le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Je suis pour les suppressions de postes en 2012 et 2013 mais, si nécessaire, on ajustera", a-t-il dit au sujet de l'Éducation nationale. "Il va y avoir 4 500 à 5 000 élèves de plus à la prochaine rentrée et, si on voit que ça pose des problèmes dans tel ou tel secteur, il faudra sans doute ajuster, mais le principe (du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, NDLR) n'est pas remis en cause", a-t-il poursuivi. "Dans la police, il y aura une réflexion très précise à mener pour adoucir ce principe du un sur deux", a-t-il ajouté.

Un pic bientôt atteint

Selon le secrétaire d'État, "l'effort de réduction des effectifs a essentiellement porté sur l'administration centrale et déconcentrée et pas sur les opérateurs". "Donc, a-t-il poursuivi, on peut parfaitement maintenir la règle du un sur deux et l'élargir aux opérateurs." Les opérateurs de l'État, qui sont au nombre d'environ 600, sont des organismes qui remplissent des missions de service public, comme Météo-France, Pôle emploi ou encore le CNRS.

Mais, a souligné le secrétaire d'État, les suppressions d'emplois vont diminuer dans quelques années, car "nous arrivons au bout d'une logique démographique", le pic d'une génération de fonctionnaires partant en retraite allant bientôt être atteint. Par ailleurs, interrogé sur la prime que devront verser, obligatoirement, aux personnels les entreprises privées de plus de 50 salariés ayant augmenté leurs dividendes versés aux actionnaires, M. Tron a indiqué qu'il y aurait "une réunion" la semaine prochaine "chez le président" Nicolas Sarkozy "pour préciser les choses".

22/04/2011

Les ministres publient une déclaration d'intérêts a minima

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/21/les-ministres-publient-une-declaration-d-interets-a-minima_1511094_823448.html

Les ministres publient une déclaration d'intérêts a minima

Le gouvernement rend public un document rempli par chaque ministre indiquant ses placements susceptibles de provoquer un conflit d'intérêts. Mais il reste succinct.

Les maires et leurs administrés

communiqué d'ANTICOR :

Tribune libre d’un administrateur d’Anticor : Gérard Collomb a dit récemment … « Les maires sont à l’image de leurs administrés »

 20/4/2011 10:07 

Voici quelques réflexions d’un membre d’Anticor que nous vous livrons, à partir d’un article dans lequel Gérard Collomb tient un discours sur la corruption qui ne manquera pas de faire débat. Interrogé sur les méthodes de Georges Frêche, le maire de Lyon répond qu’il ne faut pas « toujours faire porter la responsabilité des égarements sur les seuls maires. Ces derniers sont aussi à l’image de leurs administrés, ils épousent leurs singularités et ensemble établissent une correspondance ».

http://www.lyoncapitale.fr/journal/univers/Politique/Vill... 

Il y a du vrai dans ce propos, notamment lorsqu’il est question de corruption. Mais tout est question de perspective, et donc d’avenir.

 Le genre humain est souvent perçu comme une constante, à la manière de la condition humaine : nous sommes mortels; si nous sommes femme, nous avons des menstruations mensuelles, etc. Ainsi le genre humain serait mu par une constante, probablement génétique, instinctive et animale, qui ferait de chacun de nous des égoïstes, des individualistes. Nous n’agirions que par intérêt personnel, éventuellement familial, ou au plus large communautaire. Ainsi l’intérêt de la Nation ne serait qu’argument fallacieux, et ne servant en réalité que les intérêts personnels de politiques qui détiennent temporairement les rênes. Après tout, qui de nous est réellement patriote et donnerait jusqu’à sa vie pour sauver la Nation ? Peut-être pas un des présidents de la République qui ont succédé au Général de Gaulle.

 Cette perspective très négative du genre humain trouve sa source dans une réalité historique autant que contemporaine : aux heures les plus noires de la France, y avait-il une majorité de résistants à l’occupant nazi, ou une majorité de collabos ? De Gaulle a voulu la réconciliation, et Ouattara lui emboîte le pas aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Bien leur en a pris et prend, car à quoi bon condamner ne serait-ce que 20% des habitants de son pays ? Les prisons seraient-elles assez grandes ?

 Plus récemment, G. Collomb donc, s’interroge sur ses administrés. Sa réflexion est celle d’un homme aux commandes et c’est ce qui la rend intéressante : quiconque prend un jour des responsabilités de décideur passe par ces fameux « jours de grâce ». Ils sont considérés à tort comme une période où tout serait permis au décideur. Par exemple, les 100 jours hypothétiques pendant lesquels un peuple laisse le temps à son gouvernement d’engager des réformes, avant d’émettre à nouveau ses revendications. En réalité, il est plus intéressant d’envisager ces jours de grâce sous l’angle du décideur, par exemple un manager dans une entreprise : pendant cette période, celui-ci grisé par son élection ou sa nomination, et par la nouveauté de son environnement se sent tout puissant, voire invincible : il a plein de projets, plein d’idées, et il a maintenant le pouvoir de les mettre en œuvre. Il dispose notamment d’une équipe à ses ordres, dont il va se faire aimer, et qui sera prête à tout pour lui, le chef, et surtout pour son œuvre, qui est forcément magnifique ! Puis les jours passent et les problèmes commencent : les projets n’avancent pas comme prévu, certains subordonnées râlent tout le temps, d’autres en font le moins possible ! La première expérience de management constitue donc souvent une cruelle et double déception concernant le genre humain. D’une part les autres nous déçoivent : fainéants, menteurs (dès que le chat n’est pas là, les souris dansent) et malgré tous les efforts que l’on peut faire pour eux (formation, écoute, ….), ils ne nous témoignent aucune reconnaissance. Quelle ingratitude ! D’autre part, nous sommes déçus par nous-mêmes : alors que nous pensions être doté d’un leadership exceptionnel, capable d’enflammer les foules et de lever des armées, nous sommes finalement bien loin de susciter l’enthousiasme … quelle déception.

 Ainsi, il y a dans la réflexion de G. Collomb un certain fatalisme : les électeurs ne valent pas mieux que leur maire. C’est même eux qui le façonnent, avec leur esprit tordu, toujours prêt à profiter d’un privilège ou d’un arrangement douteux, sitôt qu’ils se présentent. Le maire ne fait donc que s’adapter aux moeurs locales. Même emprunt de fortes convictions éthiques, il finit, les jours de grâce passés, par perdre ses illusions et céder au conformisme. Le combat contre la nature humaine, par essence corruptible, est donc peine perdue.

 Cette réflexion de G. Collomb ne lasse pas de me perturber et elle réaffirme en effet selon moi la nécessité pour Anticor de travailler à l’éducation populaire, l’éducation des citoyens, contre une propension, certainement pas naturelle mais plutôt sociologique, de ceux-ci à choisir le chacun pour soi. Lutter contre la corruption, c’est placer l’intérêt collectif au-dessus de l’intérêt personnel à court terme. Je rajoute court terme, car il est clair qu’à long terme, servir l’intérêt collectif sert aussi l’intérêt personnel. Le bien-être général s’entend donc aussi pour soi.

 Lorsque j’en parle à mes amis, ils y voient tout de suite une forme de collectivisme, de communisme, où nos libertés seraient contraintes par une égalité imposée (revenus et patrimoine égaux pour tous par exemple). En réalité, il s’agit plutôt de faire comprendre aux citoyens que conformément à nos lois, certaines choses relèvent du bien et du service public et d’autres du privé. Et que tout ce qui est public appartient par définition à la collectivité, et doit donc être géré en fonction de l’intérêt collectif. Je considère donc que notre combat passe notamment par la mise au centre, dans le débat public, de ces notions d’intérêt collectif et de biens et de services publics, car elles sont, ce me semble, très mal appréhendées par le citoyen lambda.

Peut-être ces notions sont-elles les oubliées de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Constitution française ? Dans ce cas, elles nécessitent d’y être ajoutées.

Harold Heuzé, Administrateur d’Anticor

A cette Tribune, nous ajoutons à votre réflexion un lien vers un article  de Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, intitulé   »Les politiques ont-ils perdu le sens moral ? »

http://magistrature.absolight.com/Les-politiques-ont-ils-...

l’Equipe Anticor

21/04/2011

France, pays des droits de l'Homme ... élu !

lu sur :

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/argent-publi... 

11 avril 2011, 06h47   

Argent public : Un président de conseil général qui vit comme un roi

Sénateur et président de conseil général de Haute-Marne, Bruno Sido s’offre un joli train de vie et de beaux privilèges, avec l’argent du contribuable.

Il est 10 h 17, le jeudi 31 mars 2011, dans l’hémicycle du conseil général de la Haute-Marne, à Chaumont. Le sénateur UMP Bruno Sido, 60 ans, vient d’être réélu pour la cinquième fois président du conseil général de Haute-Marne. Patron depuis douze ans de l’un des départements les plus pauvres de France, ce nabab est aussi l’un des plus riches parlementaires agriculteurs de l’Hexagone. Sa ferme la Bergerie, dans le bourg de Manois, à 25 kilomètres de Chaumont, a reçu 133.700 € en 2009 au titre de la politique agricole commune pour 400 hectares de céréales. Rien à redire à cette réussite personnelle… Par contre ses 15.700 € d’indemnités mensuelles en tant qu’élu cumulard ne lui suffisent pas. En effet, Bruno Sido mène illégalement grand train de vie au préjudice du contribuable haut-marnais. 

Dès sa réélection, le « roi Sido », surnommé ainsi pour son côté hautain, se glisse dans la peau d’un Bourvil bonhomme et invite ses 31 collègues conseillers généraux à fêter ça, dans la somptueuse salle Niederberger… qui a coûté aux contribuables la bagatelle de 3 millions d’euros, soit le triple d’une salle de réception classique. Un repas gastronomique avec pouilly-fumé et champagne y a été préparé, toujours aux frais du contribuable haut-marnais, par l’un des meilleurs chefs locaux. Puis, les 32 élus retournent dans l’hémicycle, où le sénateur préside les débats, la pipe ou le cigare allumé aux lèvres. Seule, sa « modeste personne » (comme il aime à se définir) a le droit de fumer dans ce lieu public.

Le « monarque qui s’en fout »

Surnommé le « monarque qui s’en fout », par les membres de sa propre majorité, cet homme politique se fiche complètement et ostensiblement du qu’en-dira-t-on et de la loi. Cela ne l’empêche pas d’être très attentif « aux difficultés des Hauts-Marnais dans cette période crise », comme il l’a affirmé dans son discours d’investiture. Or tous les voyants de la Haute-Marne sont au rouge. En 2008, il était déjà le neuvième département le plus pauvre de l’Hexagone avec un revenu imposable annuel par habitant de 10.690 € pour une moyenne nationale de 12.733 €. Le taux de chômage y flirtait, en 2009, avec les 10 %, contre 7,8 % au plan national. Au hit-parade des meilleures maisons de retraite publié en mars 2011 par France Info, la Haute-Marne se classe 92e sur 94 départements répertoriés qui financent en majeure partie ces établissements.

Image de ce déclin économique : en tant que président du conseil général, Bruno Sido est aujourd’hui le premier employeur de son département avec un peu plus d’un millier de fonctionnaires territoriaux employés salariés du conseil général. Explication : la Haute-Marne (194.828 habitants en 2009) se dépeuple et a perdu pratiquement toutes ses industries métallurgiques du bassin de Saint-Dizier. Le département n’a plus que deux ressources. Le tourisme, avec notamment le mémorial de Colombey-les-Deux-Eglises (qui a coûté 26 millions d’euros et n’emploie que six salariés) et la manne des 30 millions d’euros versés chaque année par Areva, EDF et le Commissariat à l’énergie atomique, en échange du fonctionnement du laboratoire sur les déchets nucléaires installé à Bures, à 500 mètres de profondeur. 

Malgré cette situation, le roi Bruno Sido ne donne pas l’exemple de la lutte contre le gaspillage et du respect de la loi à ses administrés. Notre enquête nous a permis de découvrir trois affaires où le président du conseil général s’est mis pénalement en infraction avec la loi. L’a-t-il fait en connaissance de cause ou sans le savoir ? Nous l’ignorons. En effet, nous lui avons adressé un long questionnaire sur le sujet, mais il n’a pas jugé utile de répondre jusqu’à ce lundi, plus d’une semaine après avoir reçu notre e-mail…

Une voiture et un manoir aux frais de la princesse

La première affaire. Chaque semaine, Bruno Sido se rend au Sénat. Il y arrive en général le lundi soir et repart mercredi ou jeudi matin. Le roi Bruno Sido utilise sa C6 de fonction du conseil général (immatriculée 9532 NP 52) pour se rendre au Parlement. Ce qui constitue en droit français un abus de confiance caractérisé au préjudice de la Haute-Marne, réprimé par une amende, une peine de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité. En effet, cette voiture est toujours conduite par « monsieur Alain », son chauffeur du conseil général resté exclusivement à son service depuis son élection comme sénateur en 2001. De plus, le département de Haute-Marne paye l’essence de la voiture, les péages et les deux ou trois nuits d’hôtel à Paris pour le chauffeur salarié par le département.

La deuxième affaire. Contrairement à son prédécesseur à la tête du département (qui habitait pourtant à plus de 50 kilomètres de Chaumont), Bruno Sido vit la semaine, avec sa femme et deux de ses enfants, à la villa Médicis un hôtel particulier de deux étages, appartenant au conseil général, et installé au beau milieu de son enceinte. Rien d’anormal, sauf qu’en 2007, il a fait rénover complètement l’intérieur et l’extérieur de ce pavillon, remeublé et décoré à neuf… et que le prix de ces travaux n’a pas été rendu public. Que dit la loi ? Un conseil général peut parfaitement attribuer un logement de fonction à son président, mais cette décision doit faire l’objet d’une délibération de cette assemblée. Or, selon notre enquête auprès de plusieurs conseillers généraux, cette délibération ne semble pas avoir eu lieu. 

Deux femmes de services et deux jardiniers

La troisième affaire. Bruno Sido utilise à 90 % du temps pour son usage personnel, à la villa « Médicis », deux « personnels de maison » du conseil général, à savoir Elda et Sylvie. De plus, deux jardiniers du conseil général, Jean-François et François, sont également affectés au jardin de cette assemblée, tout en entretenant le potager et la serre personnels du président. Aucune délibération ne semble autoriser ces emplois de personnel départemental à des fins plus ou moins privatives. Cela relève de la qualification pénale d’ingérence ou de prise illégale d’intérêts. Pour ces mêmes faits, le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, avait vu sa condamnation confirmer par la cour de cassation le 7 mai 1998. Soit quinze mois d’emprisonnement avec sursis, 200.000 F d’amendes et deux ans d’inéligibilité.

Pourquoi la chambre régionales des comptes de Champagne-Ardenne ne s’est-elle jamais penchée sur le cas Bruno Sido ? Seul organisme compétent en matière de contrôle de la légalité de la gestion des collectivités, elle ne dispose que de huit juges pour examiner le bon usage des deniers publics dans quatre départements (Ardennes, Marne, Aube et Haute-Marne). Soit les comptes de 1.017 comptes de collectivités et établissements locaux à vérifier ! Elle n’est pas saisie par les citoyens, mais de sa propre initiative ou suite à « un article 40 », par le préfet ou un fonctionnaire témoin des faits délictueux commis par un élu.

Gastronome aux frais du contribuable

C’était un vrai protocole à la Versailles, le 7 janvier dernier, lors des vœux du Jour de l’an du président du conseil général. Comme le raconte un journaliste du quotidien local Le Journal de la Haute-Marne, il fallait faire la queue pendant 90 minutes au minimum pour faire le baisemain obligatoire à madame la présidente et saluer son mari « le maître » des lieux, le couple étant posté à l’unique entrée de la salle Niederberger. Les centaines d’invités avaient le droit ensuite de déguster des apéritifs aux frais du contribuable haut-marnais. Toujours aux frais de la princesse, le président Sido offre ainsi un repas gastronomique, chaque mois, à ses sept vice-présidents (aujourd’hui ils sont neuf) et, cinq fois par an, aux 31 conseillers généraux réunis en séance plénière. Au grand agacement de ces derniers, la présidente Marie-Cécile participe à toutes ces agapes, à la table d’honneur au côté de son mari.    

Par Yvan Stefanovitch                      
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lire aussi :

Cumul de mandats et d’avantages en Haute Marne ?

 19 Apr 2011 01:47 

Dans son récent article dans le quotidien France Soir, Yvan Stefanovitch s’est intéressé au train de vie mené par le Président du Conseil général de Haute Marne et Sénateur Bruno Sido, et dénonce plusieurs affaires susceptibles d’entraîner sa responsabilité pénale, si toutefois les autorités compétentes, ou des citoyens vigilants du département décidaient de porter l’affaire en justice.

Surnommé selon le journaliste « le monarque qui s’en fout » par ses camarades de la majorité au conseil général, cet élu se serait fait une habitude de tirer un avantage particulier de ses fonctions.

En effet, non content de profiter d’une voiture de fonction avec chauffeur en sa qualité de président du conseil général, cet élu n’hésiterait pas à s’en servir pour effectuer ses déplacements à Paris au titre de son mandat de Sénateur, et à facturer à ses administrés locaux tous les frais correspondants, jusqu’à l’hébergement de son chauffeur dans la capitale. Rappelons qu’en sa qualité de sénateur il perçoit déjà pour ses frais de confortables indemnités. Rappelons aussi que la Haute Marne est l’un des départements les plus pauvres de France.

Sont également évoqués dans cet article, outre de fréquents et dispendieux frais de bouche dont le montant serait prélevé sur les deniers publics, l’occupation apparemment irrégulière d’un hôtel particulier, propriété du conseil général, et ce qui serait l’emploi à des fins privées, de personnels d’entretien, salariés par le département.

Ces faits mentionnés par le quotidien seraient constitutifs d’abus de confiance au préjudice du département, d’occupation irrégulière d’un bien immobilier appartenant au conseil général, et d’ingérence ou prise illégale d’intérêt.

Pour en savoir plus: http://www.francesoir.fr/actualite/politique/argent-publi...

20/04/2011

Gaz de schiste : une société américaine attaque

lu sur :

http://www.romandie.com/infos/News2/110419104033.typz8z3l.asp

Gaz de schiste: recours d'une société américaine contre un arrêté municipal d'interdiction

LYON - La société américaine Schuepbach Energy LLC, titulaire de deux permis de recherches du gaz de schiste en France, a déposé un premier recours contre un arrêté d'interdiction, pris par le maire de Villeneuve-de-Berg (Ardèche), a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Ce recours pour "excès de pouvoir" a été déposé le 4 avril auprès du tribunal administratif de Lyon, qui vient de le notifier à la commune de Villeneuve-de-Berg en lui laissant 60 jours pour exposer ses arguments, selon la copie du document obtenue par l'AFP.

"Il ne s'agit pas d'une démarche agressive", a assuré à l'AFP l'avocat de Schuepbach, Me Marc Fornacciari, du barreau de Paris. L'arrêté ayant été pris début février dernier, "nous ne pouvions laisser passer le délai de deux mois pour agir", a-t-il justifié.

Schuepbach est titulaire de deux permis: celui dit de Villeneuve-de-Berg et celui dit de Nant (Aveyron), tous deux couvrant plusieurs communes, a rappelé l'avocat.

Une dizaine d'arrêtés d'interdiction ont été pris par des maires concernés par ces deux permis, d'après lui. Celui du maire de Villeneuve a été le premier.

Le conseil municipal a donné lundi soir au premier édile, Claude Pradal, le pouvoir d'aller en justice, a indiqué celui-ci à l'AFP, ajoutant: "On sait que le tribunal administratif nous donnera tort mais au moins on aura l'occasion de nous expliquer".

L'arrêté, justifié notamment par "les risques avérés pour la santé", interdit "les forages pour l'exploration et l'exploitation de gisement de gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique" ainsi que l'utilisation de l'eau communale, potable ou non potable, à ces fins.

Si l'interdiction des explorations annoncée par le gouvernement la semaine dernière est votée prochainement, "nous verrons car le recours n'aura peut-être plus de raison d'être", a précisé Me Fornacciari.

(©AFP / 19 avril 2011 12h40)  

14/04/2011

Le rôle de Goldman Sachs et de Deutsche Bank dans la crise de 2008

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/04/14/crise-financiere-le-senat-americain-rend-un-rapport-accablant-pour-goldman_1507715_3222.html

Crise financière : le Sénat américain rend un rapport accablant pour Goldman

 

Le Sénat américain a rendu un verdict accablant sur le fonctionnement du système financier des Etats-Unis, épinglant notamment la banque d'affaires Goldman Sachs et sa consœur allemande Deutsche Bank pour leur rôle dans la crise de 2008, révèle la presse.

Dans un rapport de 652 pages, que le New York Times a mis en ligne sur son site, une commission d'enquête bipartite du Sénat met en cause l'échec des régulateurs et des agences de notation, mais aussi tout un système qui s'est révélé incapable d'éviter la pire crise économique que les Etats-Unis aient connue depuis celle de 1929. "La crise n'était pas une catastrophe naturelle, mais le résultat de produits financiers complexes et à haut risque ; de conflits d'intérêts tenus secrets et de l'échec des régulateurs, des agences de notation et du marché lui-même à brider les excès de Wall Street", selon ce rapport, rendu public après deux ans d'enquêtes.

3,7 MILLIARDS DE DOLLARS DE PROFITS EN 2007

S'intéressant au cas de Goldman Sachs, la commission fustige son mode de fonctionnement et relève que la plus prestigieuse des banques d'affaires a souvent pris le parti de spéculer au détriment de ses propres clients. En 2007, Goldman Sachs a ainsi vendu des produits financiers complexes, des CDO, tout en dissimulant les positions qu'elle prenait en pariant sur la chute de ces produits qu'elle avait pourtant elle-même confectionnés.

Pour la seule année 2007, ces paris ont rapporté à la banque 3,7 milliards de dollars de profits. Goldman Sachs a dû verser l'an dernier 550 millions de dollars pour solder une plainte des autorités boursières (SEC) l'accusant de fraude. Deutsche Bank est également dans le collimateur de cette commission d'enquête pour des pratiques similaires, au détriment de ses propres clients.

"Les banques d'investissement qui ont conçu, vendu, échangé et tiré des profits de produits financiers adossés à des crédits immobiliers sont une des causes majeures de la crise financière." La commission a émis plusieurs recommandations, dont une interdiction "sérieuse" du trading pour compte propre, disposition prévue mais édulcorée dans la réforme de la régulation financière votée l'an dernier par le Congrès.

Une autre commission, nommée elle par le gouvernement américain, la commission d'enquête sur la crise financière (FCIC), avait déjà rendu ses conclusions en janvier, elles aussi accablantes pour le système financier américain et ses grands acteurs.

Répression en Chine

lu sur :

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/04/14/pendant-ce-temps-la-chine-reprime_1507545_3216.html

Pendant ce temps, la Chine réprime

La Chine traverse depuis quelques semaines une phase de répression de la dissidence politique et culturelle, sous toutes ses formes, comme elle en a rarement connu depuis dix ans.

Est-ce le souffle de la révolte arabe ? Un vent de panique conjoncturel ? Une attitude de crispation préventive pour se garder de toute mauvaise surprise ? La Chine traverse depuis quelques semaines une phase de répression de la dissidence politique et culturelle, sous toutes ses formes, comme elle en a rarement connu depuis dix ans. 

C'est d'autant plus étonnant que les dirigeants de Pékin, célébrant avec une légitime fierté les performances d'une économie nationale qui tire la croissance mondiale, ont, au fil des ans, plutôt conduit le pays dans l'autre sens : un peu plus de liberté pour les universités, experts, journalistes et artistes.

Certains de ces mêmes dirigeants sont mêmes persuadés que la Chine ne réussira à s'imposer comme une grande puissance dans les années à venir que si elle développe son soft power - l'obligation pour elle de n'être pas seulement un poids lourd économique et militaire, mais aussi un pays qui séduit par son rayonnement culturel au sens large.

Si telle est bien leur intention, le moins qu'on puisse dire est qu'ils s'y prennent mal. L'arrestation début avril d'Ai Weiwei, le très célèbre artiste chinois, a eu un retentissement mondial. Volontiers critique du PCC, M. Ai a été interpellé à l'aéroport de Pékin alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion pour Hongkong. Depuis, sa famille est sans nouvelles de lui ; selon la presse, on l'accuserait d'évasion fiscale.

Depuis février, début des petites manifestations organisées dans quelques grandes villes chinoises en écho aux événements du monde arabe, une trentaine de personnalités ont été arrêtées. Il s'agit de militants qui s'expriment sur le Net et de ces courageux avocats qui prennent le parti des citoyens les plus démunis face aux abus de pouvoir et à la corruption des dignitaires, petits et grands, du régime.

A en croire l'un des responsables de Human Rights Watch à Hongkong, dont l'article a été publié dans l'International Herald Tribune du 8 mars, huit parmi les plus grands juristes chinois engagés dans la défense des droits de l'homme sont détenus depuis février ; une vingtaine d'autres vont être jugés pour "incitation à la subversion".

Encore ceux-ci font-ils l'objet d'une procédure judiciaire. Mais de plus en plus fréquemment, les autorités usent de moyens "extra-judiciaires" pour faire taire les critiques : intimidation physique et tabassage par des hommes en civil ; "disparition" momentanée pour quelques semaines ou quelques mois d'un militant qu'on fait hospitaliser ou qu'on place en détention dans un lieu inconnu...

Nombre de dirigeants chinois et de leurs proches ont souffert des terribles turbulences de l'époque maoïste. Ils redoutent l'instabilité plus que tout. Cette obsession de la stabilité peut s'expliquer, mais elle ne les servira pas, ni eux ni leur pays, si elle se traduit par une crispation interdisant toute évolution, même contrôlée. A opposer, comme ils le font, "l'harmonie" sociale à la liberté d'expression, ils finiront par n'avoir ni l'une ni l'autre, et ne récolteront que la régression.

France : le président actuel est il à la hauteur de ses fonctions ?

à lire sur MEDIAPART :

http://www.mediapart.fr/journal/france/130411/laicite-le-directeur-de-centrale-avait-mis-en-garde-l-elysee

Révélé par Mediapart, le projet préparé à l'instigation de l'Elysée, visant à organiser deux séances secrètes de nuit, réservées à quelques étudiants juifs voulant passer les concours d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs (écoles des Mines, des Ponts, Centrale, Supélec), a suscité de vives protestations. Le gouvernement, lui, se retranche derrière les dénégations de deux responsables des concours. Mediapart maintient ses informations et verse une nouvelle pièce au dossier : une note confidentielle du directeur de l'Ecole centrale adressée à l'Elysée.

et lu sur un article mis en ligne par LePoint.fr :

http://www.lepoint.fr/societe/grandes-ecoles-l-elysee-organise-un-concours-parallele-reserve-aux-juifs-pratiquants-12-04-2011-1318561_23.php

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Grandes écoles : l'Élysée organise un concours parallèle réservé aux juifs pratiquants

Le Point.fr - Publié le 12/04/2011 à 20:24 - Modifié le 12/04/2011 à 20:45

Des établissements prestigieux ont été sommés d'adapter leurs épreuves écrites prévues en pleine Pâque juive.

Selon le site Mediapart, l'Élysée a demandé à ce que des épreuves parallèles aux concours de certaines grandes écoles soient organisées à destination de candidats juifs pratiquants. En effet, les dates du concours commun Mines-Ponts, mais aussi de ceux de certaines écoles de commerce ou encore de l'ENS Cachan, se déroulent au moment de la Pâque juive, la semaine prochaine. L'organisation proposée par le Château est particulièrement abracadabrantesque : les candidats concernés devant rester confinés toute la journée du 20 avril au moment officiel de l'épreuve jusque dans la nuit où ils pourraient à leur tour composer. Rebelote le 26 avril. Le scénario est tordu. La publicité de ce concours réservé aux juifs pratiquants étant inenvisageable, on se demande bien comment les personnes intéressées auraient pu être averties, sauf par les autorités religieuses.

La semaine dernière, une source dans le milieu des grandes écoles avait alerté Le Point.fr de pressions qu'elle subissait pour organiser une telle session d'épreuves. Contrairement à ce qu'affirme Mediapart, la demande émanait bien de la communauté juive. Le rabbin Haïm Korsia, aumônier général de l'armée de l'air et proche de Nicolas Sarkozy, a utilisé son entregent pour faire avancer sa cause. Nous l'avions eu au téléphone la semaine passée, mais il avait nié le rôle de l'Élysée en la matière, se contentant de reconnaître avoir demandé un changement de date qu'on lui aurait refusé. "C'est le prix à payer pour sa foi", avait-il conclu. Sollicités aussi par Le Point.fr, les organisateurs du concours Mines-Ponts, la direction de Supélec, comme celle de l'école d'ingénieurs ENSTA avaient soit refusé de répondre aux questions, soit nié les interventions élyséennes.

D'après Mediapart, c'est un haut fonctionnaire du ministère de l'Enseignement supérieur, choqué du procédé, qui a révélé l'intervention de la Présidence de la République. 

12/04/2011

France : TOTAL, 10 milliards de bénéfices non imposables !

lu sur :

http://www.usinenouvelle.com/article/total-ne-paie-toujours-pas-d-impot-sur-les-societes.N149641

Total ne paie (toujours) pas d'impôt sur les sociétés - Energie

Le 06 avril 2011 par Ana Lutzky

Alors qu'il dégage les plus importants bénéfices du CAC 40 (10 milliards d'euros), le groupe ne paie pas d'impôt sur les sociétés en France. C’est ce que montre un bilan établi par les pouvoirs publics, qui se penchent sur une niche fiscale bénéficiant à 5 grands groupes en France.

Total est en train de renégocier avec Bercy la possibilité de réduire à nouveau (voire annuler) son impôt sur les sociétés. Comment? Par le mécanisme du bénéfice mondial consolidé. Il n’y a pas grand intérêt à l’heure actuelle : ce mécanisme n'est intéressant que si le groupe peut réduire l'impôt dû en France par la prise en compte de déficits à l'étranger. Or cela fait trois ans que Total ne fait pas de bénéfice dans l'Hexagone. Mais l'espoir de renouer, à terme, avec les bénéfices en France l'incite à renouveler l'opération, indique le quotidien Les Echos

Cette niche fiscale profite à seulement 5 entreprises (dont Total, Vivendi, NRJ et Euro Media Group), pour un coût officiel de 460 millions d'euros.

Une fois le feu vert de François Baroin obtenu, le groupe pourra donc continuer d'additionner le résultat de ses filiales dans le monde pour éventuellement réduire son impôt en France, et ce jusqu'en 2013.

« A un moment où les ménages subissent de plein fouet la hausse des prix, il n'est pas très raisonnable de renouveler ce régime de faveur pour trois ans supplémentaires », estime Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée.
Outre qu'il paie 800 millions de taxes en France (taxe foncière, taxe professionnelle, etc.), le groupe pétrolier se défend en indiquant que ses filiales françaises ont perdu 16 millions d'euros l'an dernier, mentionnent les Echos.
  

11/04/2011

L'Islande rejette l'accord Icesave

Quoi de plus normal ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/04/10/l-islande-rejette-l-accord-icesave_1505601_3234.html

L'Islande rejette l'accord Icesave

Négocié par Reykjavik avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas, l'accord Icesave visait à structurer le remboursement de près de 340 000 épargnants britanniques et néerlandais spoliés par la faillite de la banque islandaise.

09/04/2011

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER C’EST VOUS

communiqué de Robin des toits :

LE SAVIEZ-VOUS ? 

L’ANTENNE WIFI DE VOTRE QUARTIER…C’EST VOUS !!!

Ce message s’adresse à vous si vous disposez d’une « box » d’accès Internet (et le cas échéant télévision et téléphone) mise à disposition par un opérateur télécom.

Sur cette boîte, pour votre accès à Internet, vous utilisez le réseau sans fil (WiFi)… ou pas, si vous l’avez désactivé au profit d’une liaison filaire (par câble ou CPL (Courants porteurs en ligne)).

Mais, le saviez-vous ? Votre « box » peut être la source de non pas un, mais deux réseaux sans fil : le vôtre, et un réseau dit « communautaire », qui a une portée beaucoup plus large puisqu’il « arrose » tout le quartier. Ce réseau, en accès libre pour tous les abonnés de l’opérateur, sert aux personnes qui souhaitent se connecter « en mobilité », c'est-à-dire en passant dans la rue ou en faisant une pause dans le parc. Ils se connectent… en utilisant votre boîte !!

Et cette fonction est activée par défaut, c'est-à-dire qu’elle a commencé à fonctionner dès que vous avez mis votre box en service, que vous en ayez conscience ou pas. Elle reste activée tant que vous ne l’avez pas éteinte, même si vous avez désactivé votre WIFI « maison ».

Il en découle plusieurs conséquences :

vous servez d’antenne WIFI à votre opérateur télécom, à vos frais, puisque c’est à partir de votre électricité, et en permanence puisque la boîte émet tout le temps, que le réseau soit effectivement utilisé ou pas ;

vous prenez double dose de champs électromagnétiques et vous en faites prendre double dose à vos voisins, qui n’en demandent sans doute pas tant et chez qui se trouvent peut-être des personnes fragiles (bébés, personnes âgées ou malades, personnes sensibles aux champs électromagnétiques), qui sont complètement démunies pour localiser l’origine de leurs maux ;

- vous êtes susceptible d’engager votre responsabilité si votre boîte est utilisée à des fins illégales, ne serait-ce que pour du téléchargement réprimé par la loi HADOPI. Certes, théoriquement, l’utilisateur doit s’identifier, et tout aussi théoriquement, il n’a pas accès à vos propres données de connexion ni à votre disque dur. Mais nous savons tous qu’il existe des logiciels permettant de « surfer » de façon anonyme ; et d’une façon générale, on sait que la créativité des hackers est sans limites. La collecte des informations sur les réseaux sans fil des particuliers a été menée par les voitures de Google, qui sillonnent le monde depuis 2007 dans le cadre du programme «Street View». En plus de prendre des photographies des rues, ces véhicules ont enregistré la localisation et le nom des réseaux Wi-Fi, afin d'enrichir la base de données du service de géolocalisation de Google. Mais elles ont aussi intercepté les données transitant sur les réseaux non cryptés, en France et dans les autres pays où Street View est opérationnel.

Et plus généralement, êtes-vous d’accord pour rendre ce service à l’opérateur ? Vous a-t-on mis au courant des modalités et des conséquences ? Vous a-t-on demandé votre avis ? Même sans parler du risque sanitaire il y a là une manipulation du consommateur qui n’est pas acceptable.

Vous ne croyez pas à ce que vous êtes en train de lire ? Appelez votre opérateur et parlez-lui du WiFi communautaire. Il reconnaîtra que cela existe (même s’il vous expliquera que ça émet peu, que c’est sans risque, que cela rend service, etc…).

Vous pouvez désactiver le WiFi communautaire et cesser de vous exposer à tous ces risques, même si vous voulez utiliser votre WiFi « maison » : ce sont deux réseaux différents. Pour connaître la marche à suivre, consultez le document Robin des Toits :  http://www.robindestoits.org/_a227.html

(*)

Ou demandez à votre opérateur, si votre type de « box » n’est pas répertorié sur la fiche « robin ».

Faites circuler ce message autour de vous !! Vos voisins figurent peut-être parmi les contacts des contacts de vos contacts !!

Le WIFI, pourquoi c’est dangereux :  http://www.robindestoits.org/_a1055.html

 

ROBIN DES TOITS
Correspondance : 12 rue Lucien Sampaix  75010 Paris
Tél. : 33 1 43 55 96 08
Permanences téléphoniques :
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
E-mail : contact@robindestoits.org
http://www.robindestoits.org

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(*) je viens de recevoir ce message, j'ai vérifié : j'étais effectivement avec un WIFI activé alors que je ne l'utilise pas. Je l'ai donc désactivé en suivant la procédure indiquée dans le lien  :

http://www.robindestoits.org/_a227.html

France : vers une interdiction de l'exploitation des gaz de schiste ?

lu sur :

http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/vers-l-interdiction-de-l-exploitation-des-gaz-de-schiste-08-04-2011-1317188_240.php

Vers l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste

 Publié le 08/04/2011 à 17:04

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français s'est prononcé pour l'interdiction de l'exploitation du gaz de schiste et l'abrogation des permis déjà accordés, une décision saluée vendredi par l'écologiste José Bové.

L'exécutif a décidé de suivre le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Christian Jacob, qui a déposé la semaine dernière une proposition de loi en ce sens, a-t-on appris vendredi auprès du parti présidentiel.

Les socialistes ayant déposé une proposition similaire, l'Assemblée pourrait adopter cette proposition à l'unanimité en une seule lecture et en procédure d'urgence au début du mois de mai, la date précise devant être arrêtée par la conférence des présidents des groupes politiques mardi prochain.

Devant les critiques émanant de tout l'éventail politique, le Premier ministre, François Fillon, avait déjà prolongé et élargi le 11 mars le moratoire sur la recherche et le forage de gaz ou d'huile de schiste, en attendant la remise fin avril des conclusions de diverses missions d'information.

Les critiques dénoncent les méthodes de forage nocives pour l'environnement qui, soulignent-ils, nécessitent d'importantes quantités d'eau et de détergents et menacent de provoquer de fortes pollutions.

Le gouvernement a octroyé en mars 2010, notamment à Total et GDF Suez, des permis de prospection dans trois zones situées dans le sud de la France, qui seront donc abrogés lorsque la proposition sera adoptée.

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait affirmé fin mars devant les députés qu'il n'y aurait pas d'exploitation de gaz ou d'huile de schiste si les procédés d'extraction avaient une incidence écologique "désastreuse".

Le député européen José Bové s'est déclaré vendredi "ravi".

"Mais je reste excessivement prudent face à cette annonce gouvernementale, tant qu'une loi ne sera pas votée pour formaliser cet abandon officiel", a-t-il dit à Reuters.

"Cette annonce est un geste positif mais cela pouvait difficilement être différent puisque la France des terroirs avait dit massivement 'non' cet hiver à ces projets d'exploitation et puisque les membres de Parlement avaient relayé ce refus massif vers Paris", a-t-il ajouté.

L'élu Europe Ecologie-Les Verts a plusieurs fois mené des actions sur le terrain pour dénoncer la signature par l'Etat de trois autorisations d'études de faisabilité sur l'exploitation de gaz de schiste.

Emile Picy et Nicolas Fichot, édité par Yves Clarisse

Fukushima, Tchernobyl : « L'OMS répète les chiffres de l'AIEA »

lu sur :

http://www.rue89.com/2011/04/06/fukushima-tchernobyl-loms...

Un ancien de l'Organisation mondiale de la santé dénonce des liens malsains avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Dr. Michel Fernex (Yann Forget/Wikimedia Commons).

Ancien président de l'association Enfants de Tchernobyl-Bélarus, aujourd'hui professeur émérite à l'université de Bâle, Michel Fernex relève, lors de l'accident de Tchernobyl comme actuellement à Fukushima : une « étrange absence » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) (*).

Médecin tropicaliste à l'OMS, il mène une carrière paisible nourrie d'idéaux, jusqu'à ce qu'il découvre fortuitement l'accord qui lie son institution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)(**) : en 1995, il participe à un congrès sur les conséquences de Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki. Les actes ne sont pas publiés. Pourquoi ?

Son enquête commence au sein de l'OMS. Finalement, un ancien directeur général de l'agence de santé lui confiera que c'est l'AIEA qui a bloqué la publication, grâce à l'accord WHA 12-40 qui lie les deux institutions. Un accord inacceptable d'après lui, puisque l'OMS a pour but la santé publique dans le monde, et l'AIEA le développement du nucléaire civil.

Rue89 : Comment est né l'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959, dit WHA 12-40 ?

Michel Fernex : En 1956, l'OMS a posé la question suivante à des généticiens :

« Quels sont les effets génétiques des radiations chez l'homme, puisque l'industrie nucléaire se développe et que des radiations vont toucher de plus en plus d'humains ? »

Le groupe de travail comportait un prix Nobel de génétique et d'autres grands noms. Les conclusions du rapport étaient que cette industrie va accroître le rayonnement et, de ce fait, augmenter aussi les mutations dans la population. Et elles seront nuisibles pour l'individu et pour ses descendants.

Cet avertissement a beaucoup inquiété l'ONU, qui a créé l'Agence internationale de l'énergie atomique en 1957, soit seulement un an plus tard. L'AIEA a, selon ses statuts, comme objet principal :

« D'accélérer et d'accroitre la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. »

Traduction : c'est une agence de promotion du nucléaire commercial.

Les choses se sont gâtées lorsque l'AIEA a conclu avec toutes les agences subalternes des accords. L'existence de ces derniers est normale, mais l'accord avec l'OMS a des particularités.

L'une d'entre elles est d'exiger la confidentialité dans certains domaines, sans préciser lesquels. Ce qui est tout à fait contraire à la Constitution de l'OMS. Car l'opinion publique ne doit pas subir de secret sous prétexte que le nucléaire est dangereux.

Un autre point de l'accord indique que les deux agences doivent être d'accord pour tout projet qui concerne un intérêt commun. Illustration au moment de Tchernobyl. (Ecouter le son)

 

 

Vous voyez des ressemblances entre le comportement de l'OMS lors de la catastrophe de Tchernobyl et aujourd'hui avec Fukushima ?

J'y vois une même absence, une étrange absence. Pour fournir des chiffres, il faut faire des travaux et l'OMS n'en a pas fait. L'OMS ne peut que répéter les chiffres que lui donne l'AIEA.

Actuellement, si vous allez au Japon et que vous cherchez l'OMS, vous ne la trouverez pas. Ils ne sont pas là. L'AIEA est là depuis le départ. C'est l'effacement total de l'OMS face à un nouvel accident nucléaire.

Et ils vous diront qu'il y a eu 40, 50, 5 000 ou 500 000 malades. Cela dépendra des chiffres que fournira l'AIEA.

Vous voulez dire que l'on « décide » d'un nombre de morts ou de malades ?

C'est ce qui s'est passé pour Tchernobyl… Je suis allé au forum de l'OMS en 2004 à Genève, un représentant de l'AIEA présidait le forum pendant trois jours.

Dans son introduction, il nous a expliqué que nous allions décider s'il y a eu plutôt 400 000 ou 40 décès dus à Tchernobyl. Et nous avons, au bout de trois jours, fini à 38 décès. Comment ? Je vais vous montrer comment on supprime un sujet…

Les scientifiques ont exclu la pédiatrie du débat, car une pédiatre interrogée à brûle-pourpoint n'a su que répondre. (Ecouter le son)

 

 

Votre expérience de terrain, auprès des enfants en Biélorussie, dément l'affirmation de l'OMS selon laquelle les radiations se dispersent très vite dans l'atmosphère. Expliquez-nous ce que vous avez trouvé.

De génération en génération, on trouve de plus en plus de mutations génétiques. On a constaté dans des zones contaminées de l'apathie, des leucémies, des malformations cardiaques, des cas de vieillissement prématuré, mais aussi une augmentation du diabète de type 1, sans facteur héréditaire et ce de plus en plus tôt, chez des enfants toujours plus jeunes, parfois même chez les nourrissons. Et mille autres choses encore…

Les radionucléides stockés dans le sol contaminent les aliments, surtout les arbres. Or, les gens prennent librement du bois dans les forêts. Ce bois chauffe la maison et alimente le poêle de la cuisine. La pièce la plus chargée en radioactivité est donc souvent la cuisine. On place ensuite les cendres dans un seau et elles servent d'engrais. La contamination du potager est donc entretenue et peut-être même amplifiée.

Ces phénomènes ne s'atténuent pas avec le temps, bien au contraire.

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(*)   Organisation mondiale de la santé - Wikipédia

(**) Agence internationale de l'énergie atomique - Wikipédia

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A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

08/04/2011

Verdi, Muti et l'Italie de Berlusconi

lu et vu sur :

http://mobile.solidariteetprogres.org/mobile_breve.php?id_article=7598

Verdi orchestre la grève de masse en Italie
31 mars 2011 - 20:51

31 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) - Le 17 mars dernier, l’Italie célébrait le 150e anniversaire de son unification avec une représentation du Nabucco de Verdi conduite à Rome par Riccardo Muti, qui dirige actuellement l’orchestre symphonique de Chicago. Cette représentation semble bien révéler le ferment de grève de masse généralisée que nous connaissons aujourd’hui. En effet, dans un geste très inhabituel, alors que toute l’audience demandait le bis du fameux chœur Va Pensiero, le chef d’orchestre s’est adressé à la salle pour y faire entrer l’histoire actuelle.

Il n’est pas inutile de faire un court rappel historique pour mieux apprécier ce qui s’est passé : Nabucco est l’histoire de Nabuchodonosor, roi de Babylone, et de la soumission du peuple juif à son empire. L’opéra de Verdi fut écrit dans les années 1840, dans une Italie occupée depuis le Congrès de Vienne de 1815 par l’empire habsbourgeois.

Nous savons de Verdi lui-même que cet opéra lui fut commandé peu de temps après la mort de sa femme et de ses enfants. Il était alors presque trop effondré pour écrire quoi que ce fut, et dans un accès de colère il jeta à terre le livret, qui s’ouvrit sur la prière désespérée du Va Pensiero. Il composera l’opéra peu de temps après, et la première représentation aura lieu à Milan le 9 mars 1842.

Lors de cette première, le public fut si ému par le chœur des juifs chantant pour leur liberté et pour le retour de leur belle patrie perdue qu’il finit par obtenir un « bis » du chœur, malgré l’interdiction explicite d’une telle pratique par la loi autrichienne. Dès lors, Verdi et sa musique seront exaltés par les révolutionnaires italiens jusqu’à l’unification italienne en 1861.

Lors de la première le 12 mars 2011, Gianni Alemanno, le maire de Rome, avait prononcé sur scène un discours dénonçant les coupes du gouvernement dans le budget de la culture. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

Le jour anniversaire du 17 mars, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, s’est alors produit l’inattendu, d’autant plus que Silvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d’orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! »

Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

Bien qu’il l’ait déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va Pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.

Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi…

Voici la traduction de ce que dit Riccardo Muti (à 7min) :

« Oui, je suis d’accord avec ça, "Longue vie à l’Italie" mais…

[applaudissements]

« Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Chœur qui chantait " O mon pays, beau et perdu ", j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment " belle et perdue ".

[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]

« Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant… nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble. »

La Palestine, Israël, les crimes de guerre et le juge

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4fe929d0-6157-11e0-aae4-83f83eb09add/Le_revirement_malsain_du_juge_Goldstone

Le revirement malsain du juge Goldstone

Le bel édifice du droit international est aujourd’hui un vaste chantier. Les plans de sa construction ne sont pas encore clairement établis. En ce moment même, de la Libye à la Côte d’Ivoire, les opinions fluctuent et continuent de se marchander la responsabilité de l’ensemble des nations, sur les moyens de sanctionner la culpabilité des brebis galeuses et sur les manières d’empêcher que leurs actes ne puissent encore faire école. La question du devoir d’ingérence fait débat et s’oppose aux conceptions plus classiques.

Richard Goldstone apparaît comme l’un des valeureux contremaîtres de ce chantier. Résistant aux innombrables pressions, puisant sa propre légitimité dans son parcours d’exception en Afrique du Sud, il a rédigé le célèbre rapport qui porte son nom. Le rapport Goldstone ne fait pas seulement autorité sur l’opération menée fin 2008 à Gaza par les Israéliens. Il est aussi, par son caractère à la fois équilibré et sans concession, ce que les Nations unies pouvaient produire de mieux dans le contexte très sensible du Proche-Orient.

Or le juge sud-africain, pour des raisons qui lui sont propres, vient de démolir lui-même son travail. «Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui, mes conclusions auraient été différentes», dit-il en substance, dans une phrase qui pourrait servir à rédiger des Mémoires de fin de carrière. Le problème est que Goldstone n’argumente pratiquement pas, qu’il n’explique pas quelles sont ces nouvelles informations survenues entre-temps, et en quoi elles altèrent la substance de ses anciennes conclusions.

En agissant de la sorte, Richard Goldstone ne sape pas seulement son propre statut, mais il fragilise aussi l’ensemble du bel édifice. Quelle considération donner à la communauté des nations, quelle autorité accorder à une enquête internationale, si son principal auteur peut ensuite démontrer son contraire en quelques coups de cuiller à pot?

Ceux qui se réjouissent du revirement du juge Goldstone devraient y réfléchir à deux fois. Ils sont au demeurant assez rares, mais ils comprennent l’administration de Barack Obama. Pour un président qui a tenu à respecter à la lettre la marche à suivre du multilatéralisme avant d’intervenir en Libye, c’est là une position tout aussi malvenue.

06/04/2011

Tapie, le Crédit Lyonnais, DSK

à lire sur MEDIAPART :

Affaire Tapie : le coup de pouce de Strauss-Kahn PAR LAURENT MAUDUIT

La Cour des comptes, qui enquête sur l'affaire Tapie, détient une lettre embarrassante de Dominique Strauss-Kahn, que révèle Mediapart: à l'époque ministre des finances, c'est lui qui, en 1999, lors de la privatisation du Crédit lyonnais, donne la garantie que l'Etat gardera à sa charge le litige avec l'ex-homme d'affaires. La décision, qui s'est avérée ruineuse pour les finances publiques, n'a pas respecté la procédure légale.

05/04/2011

La presse et les groupes de pression vont de pair

lu sur :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/05/une-journaliste-denonce-une-censure-des-labos-dans-la-presse-medicale_1502656_3224.html

Une journaliste dénonce la censure des labos dans la presse médicale

Démissionnaire d'un titre de presse spécialisé à destination des médecins, une journaliste raconte comment ses articles étaient relus et amendés par le laboratoire Servier. 

02/04/2011

GDF-Suez : plainte pour prise illégale d'intérêt

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/01/gdf-suez-jean-francois-cope-vise-par-une-plainte_1502005_823448.html

GDF-Suez : Jean-François Copé visé par une plainte

Dans la plainte, le secrétaire général de l'UMP est accusé d'avoir en tant que ministre du budget (2004-2007) "suivi de très près les préparatifs à la fusion GDF-Suez".

Une plainte pour prise illégale d'intérêts dans le dossier GDF-Suez visant initialement Gérard Longuet a été élargie au secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée le 31 mars par un actionnaire minoritaire de GDF-Suez, Jean-Marie Kuhn, après le classement par le parquet de Paris d'une première plainte visant celle-ci le seul Gérard Longuet.

Dans la plainte, Jean-François Copé est accusé d'avoir en tant que ministre du budget (2004-2007) "suivi de très près les préparatifs à la fusion GDF-Suez". Redevenu député, puis inscrit comme avocat au cabinet Gide, un grand cabinet d'affaires parisien, en 2007, M. Copé a, selon M. Kuhn, "été dans une situation de conflit d'interêts" et de "trafic d'influence" dans le dossier GDF-Suez.

CONFLITS D'INTÉRÊTS

La plainte fait état d'un "lobbying effectué par M. Copé auprès des députés au profit de GDF-Suez en contrepartie d'honoraires importants sous couvert de son métier d'avocat""C'est totalement fantaisiste, je n'ai jamais eu à traiter de ce dossier, je n'ai jamais été sollicité," a réagi M. Copé auprès de l'AFP, vendredi 1er avril. Après une vive polémique sur de possibles conflits d'interêts dus au cumul de ses activités d'avocat et de sa fonction de député, le secrétaire général de l'UMP a renoncé "en début d'année 2011" à son activité au sein du cabinet Gide.

Dans sa plainte M. Kuhn accuse par ailleurs Gérard Longuet, consultant de GDF-Suez lorsqu'il était sénateur, d'avoir "usé de son influence pour obtenir la libéralisation du prix de l'énergie ainsi qu'un cadre législatif et réglementaire favorable à GDF-Suez". Pour ce petit actionnaire, il s'agit d'une "situation incontestable de prise illégale d'interêts". Pour sa part, M. Longuet avait jugé ces accusations "sans fondement", se défendant d'avoir d'une manière quelconque avantagé GDF-Suez.

M. Kuhn accuse également M. Longuet d'avoir été "le principal artisan" d'un contrat du 23 décembre 2009 entre l'Etat et GDF-Suez "qui comporte une indexation du prix du gaz sur le prix du pétrole". Le 22 mars le parquet de Paris avait classé la première plainte de M. Kuhn pour "absence d'infraction".

Saisine de la Cour de justice de la République dans l'affaire Tapie

lu sur :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/02/le-ps-saisit-la-cour-de-justice-de-la-republique-dans-l-affaire-tapie_1502056_823448.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20110402-[zonea]&ens_id=1497138

La ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, Christine Lagarde, est directement visée.

Les députés socialistes ont décidé de saisir la Cour de justice de la République à propos du règlement de l'affaire opposant Bernard Tapie au Consortium de réalisation (CDR) chargé de la gestion du passif du Crédit lyonnais. Dans un courrier, dont Le Monde a eu connaissance, adressé, vendredi 1er avril, à Jean-Yves Nadal, procureur général près la Cour de cassation, ils estiment qu'"un faisceau d'indices" tend à montrer que les décisions prises "avaient pour objet de favoriser des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt public".

Cette saisie intervient au lendemain de la publication du rapport de la commission des finances de l'Assemblée nationale sur le règlement de ce contentieux (Le Monde du 2 avril). Et alors que la Cour des comptes a elle-même transmis à la Cour de discipline budgétaire et financière un rapport soulignant des "dysfonctionnements caractérisés" et mettant en cause deux hauts fonctionnaires : Jean-François Rocchi, le président du CDR, et Bernard Scemama, celui de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR) supervisant cette structure.

A l'issue d'une procédure judiciaire qui aura duré près de quinze ans, un tribunal arbitral a condamné le CDR à verser 285 millions d'euros, hors intérêts, à M. Tapie, dont une indemnité de 45 millions au titre du préjudice moral. "Le choix par la ministre de l'économie et des finances de recourir, à la demande de Bernard Tapie, à une procédure arbitrale plutôt qu'à un règlement judiciaire, illustré notamment pas la décision rendue le 9 octobre 2006 par la Cour de cassation, suscite l'interrogation", écrivent les neuf députés signataires de la saisie, dont le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

"UNE AFFAIRE D'ETAT", DIT JEAN-MARC AYRAULT

C'est donc Christine Lagarde, dans l'exercice de ses fonctions de ministre de l'économie et des finances, qui est visée par la saisie. "Nous sommes en face d'une affaire d'Etat", déclare au Monde M. Ayrault, pour qui les décisions ayant abouti à ce règlement sont "illégales et immorales""Nous voulons la vérité et la justice. C'est elle qui a pris les décisions, mais, pour nous, il est clair que les arbitrages ont été faits au plus haut niveau, affirme le député de Loire-Atlantique. Nous avons tout épuisé en matière de recours. Pour nous, la Cour de justice de la République est la seule voie."

Le courrier adressé par les députés socialistes au procureur général soulève plusieurs motifs éventuels de qualification pénale. Selon eux, la décision prise par Mme Lagarde – les représentants de l'Etat au CDR et à l'EPFR ont toujours déclaré avoir agi sur instruction ministérielle – de recourir à une procédure d'arbitrage alors que la Cour de cassation venait de se prononcer sur le litige, en écartant la responsabilité du Crédit lyonnais et en renvoyant à la cour d'appel pour un jugement au fond, relève de l'"abus d'autorité""Cette décision pourrait avoir pour objet de contourner une décision de justice ", estiment-ils. De plus, ajoutent-ils, " ce choix visait à préférer une solution, l'arbitrage, plus favorable à M. Tapie, et donc moins favorable aux intérêts financiers de l'Etat que la décision judiciaire déjà prononcée".

Ils soulèvent également une éventuelle qualification de "faux et usage de faux". La Cour des comptes a relevé une anomalie dans les termes du compromis d'arbitrage entre la version approuvée par le CDR et sa signature, l'expression " préjudice moral " ayant été ajoutée, sous la signature de M. Rocchi, postérieurement à la réunion du conseil d'administration du CDR. "Qui en a pris l'initiative ou en a permis la réalisation ?", s'interrogent les signataires. "La Cour des comptes ne peut saisir la Cour de discipline budgétaire que de l'action des deux hauts fonctionnaires. Mais nous savons qu'ils n'ont pu agir que sur ordre ministériel", explique au Monde M. Ayrault.

"LES INTÉRÊTS PARTICULIERS DE M. TAPIE"

Enfin, dans leur lettre adressée à M. Nadal, les députés socialistes considèrent que la commission d'instruction de la Cour de justice de la République devra se prononcer sur une éventuelle "complicité de détournement de fonds publics". Ils se demandent "si la solution retenue a pu être délibérément choisie en privilégiant, en connaissance de cause, les intérêts financiers particuliers de M. Tapie au détriment de ceux de l'Etat".

Pour répondre à l'ensemble de ces questions, les députés socialistes estiment que la Cour de justice de la République doit être saisie. "A ce prix, le soupçon porté publiquement sur des actes du gouvernement pourra être confirmé ou levé", concluent-ils. "C'est un enjeu républicain si on veut rétablir la confiance de nos concitoyens en leurs représentants", affirme M. Ayrault.

Réagissant auprès de l'AFP aux informations du Monde, samedi après-midi, l'entourage de la ministre de l'économie a indiqué qu'"aucun élément du dossier" ne permettait "d'établir l'existence de tels faits". "Le ministère n'a pas connaissance d'éléments qualifiables dans le cadre d'une telle procédure alors même que l'ensemble du dossier a fait l'objet de la plus grande transparence, notamment dans le cadre des travaux de la Cour des comptes et de la commission des finances de l'Assemblée Nationale", a ajouté la même source.