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26/06/2010

Dépôt d'une plainte contre des dirigeants politiques et militaires israéliens

lu sur :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/06/23/en-belgique-une-plainte-deposee-a-l-encontre-de-14-dirigeants-israeliens_1377246_3214.html

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En Belgique, une plainte déposée à l'encontre de 14 dirigeants israéliens
LE MONDE pour Le Monde.fr | 23.06.10 | 10h16  •  Mis à jour le 23.06.10 | 10h43
Bruxelles, correspondant


eux avocats belges, Me Georges-Henri Beauthier et Alexis Deswaef, ont annoncé, mercredi 23 juin, à Bruxelles, le dépôt d'une plainte pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre à l'encontre de 14 dirigeants politiques et militaires israéliens. Elle vise des actes commis à la fin 2008 et au début 2009 à Gaza, lors de l'opération militaire "Plomb durci". La plainte cite, entre autres, Ehoud Olmert, Tzipi Livni et Ehoud Barak, respectivement premier ministre, ministre des affaires étrangères et ministre de la défense à l'époque des faits. Le vice-ministre de la défense et ancien général de Tsahal, Matan Vilnaï, est également cité, ainsi que divers hauts responsables de l'armée et des services de renseignement.

Agissant notamment pour le compte d'un médecin belge d'origine palestinienne, Anouar Rashid Saïd El-Okka et ses deux frères, dont les champs de fruits et d'oliviers ont été intentionnellement détruits et brûlés au phosphore, les deux avocats s'appuient sur les dispositions de loi belge en matière de compétence universelle.

Leur plainte vise aussi le bombardement de la mosquée Al-Maqadmah, à proximité du camp de réfugiés de Jabaliya. Seize civils, dont des enfants, avaient été tués lors d'une attaque censée viser des militants du Hamas. Les avocats belges représentent 13 victimes, blessées ou qui ont perdu un proche.

CRITÈRE DE "RATTACHEMENT"

Me Beauthier et Deswaef déposent au parquet fédéral belge un document très fouillé de 70 pages, reprenant, entre autres, les conclusions d'un rapport des Nations unies (la "mission Goldstone") sur les violences commises à Gaza. Il invite la justice belge à se saisir de leur plainte étant donné que "la Palestine n'étant pas reconnue comme Etat, son appareil judiciaire ne permet pas de telles poursuites".

Quant aux juridictions israéliennes, "elles ne présentent pas les qualités d'indépendance, d'impartialité et d'équité, telles qu'exigées par le droit international des droits de l'homme", note le texte.

Ce n'est pas la première fois que la justice belge est confrontée à une plainte concernant Israël. En 2001, des Palestiniens et des Libanais avaient tenté de faire juger l'ancien premier ministre Ariel Sharon pour les massacres des camps de Sabra et Chatila, en 1982. L'affaire avait tourné à l'incident diplomatique et la Belgique avait, dans la foulée, décidé de restreindre la portée de sa loi de compétence universelle. Celle-ci prévoit désormais un critère de "rattachement", à savoir l'implication directe d'un citoyen belge. Ce critère est rempli dans le cas présent, le docteur El-Okka possédant la nationalité belge.

Les biens que ce dernier possédait avec ses deux frères ont été entièrement dévastés, et son puits d'eau rendu inutilisable, alors que les cultures visées constituaient les seules ressources de sa famille, dans la région d'El-Zeytoun au sud-est de Gaza. Selon ses avocats, la région ne comportait aucun combattant palestinien et aucune arme n'y était stockée.

 

Jean-Pierre Stroobants

Espagne : pas d'enquête sur les victimes du franquisme (2)

lu sur :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/06/24/espagne-baltasar-garzon-remplace-par-un-jeune-juge-peu-mediatique_1378276_3214.html
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Espagne : Baltasar Garzon remplacé par un jeune juge peu médiatique
LEMONDE.FR avec AFP | 24.06.10 | 15h36  •  Mis à jour le 24.06.10 | 15h42


e juge espagnol Baltasar Garzon, suspendu de ses fonctions pour avoir enquêté sur les crimes amnistiés du franquisme, a été remplacé, jeudi 24 juin, par un jeune magistrat réputé fuir les journalistes, à l'inverse de son médiatique prédécesseur.

Pablo Ruz Gutierrez, 34 ans, a été choisi à l'unanimité par le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ), l'organe de tutelle de la magistrature espagnole, pour remplacer à l'Audience nationale, le juge Garzon dont il va hériter de nombreux dossiers sensibles, a-t-on appris de source judiciaire.

Il le remplacera le temps que soit résolus les trois dossiers judiciaires dans lesquels ce dernier est poursuivi pour "forfaiture" en Espagne, dont celui pour son enquête sur le franquisme.

Aucune date n'a encore été fixée pour le procès du juge Garzon, qui pourrait intervenir peu après la fin de l'été, selon des sources judiciaires. Il encourt une peine de vingt ans d'interdiction d'exercice de sa fonction de juge, Pablo Ruz Gutierrez, membre d'une organisation de magistrats de gauche, n'est pas étranger au tribunal de l'Audience nationale, qui centralise à Madrid les dossiers de terrorisme, de crimes contre l'humanité, de criminalité organisée, ainsi que les grandes affaires de délinquance en col blanc.

Il y a déjà remplacé temporairement deux juges d'instruction ces dernières années, notamment pendant l'enquête sur les attentats islamistes des trains de banlieue de Madrid (cent quatre-vingt-onze morts), le 11 mars 2004. Ce jeune magistrat a la réputation de fuir les journalistes, alors que Baltasar Garzon suscitait, par sa forte exposition médiatique, critiques et jalousie parmi ses confrères.

Depuis sa suspension le mois dernier, le juge Garzon a été embauché pour six mois comme consultant à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

Baltasar Garzon a reçu le soutien de nombreux juristes de par le monde qui estiment que les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles et que la loi d'amnistie espagnole n'est pas conforme au droit international.

Sa mise en cause judiciaire a suscité l'indignation des familles de victimes du franquisme, d'artistes, d'intellectuels, et de la gauche espagnole.

24/06/2010

Les syndicats, le FMI et l'OMC

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/24/a-vancouver-strauss-kahn-et-lamy-n-ont-pas-convaincu-la-confederation-syndicale-internationale_1378206_3234.html

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A Vancouver, Strauss-Kahn et Lamy n'ont pas convaincu la Confédération syndicale internationale

LE MONDE pour Le Monde.fr | 24.06.10 | 14h38  •  Mis à jour le 24.06.10 | 15h23
Vancouver (Canada), envoyé spécial


e face à face se devait d'être courtois mais ferme. Il le fut. Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy, respectivement directeurs généraux du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ont expliqué, mardi 22 juin, aux 1 400 délégués de la Confédération syndicale internationale (CSI), réunis pour leur deuxième congrès mondial à Vancouver (Canada) du 21 au 25 juin, la stratégie de leurs organisations. Et défendre leur bilan durant la crise économique de ces deux dernières années, ainsi que leurs propositions pour la sortie de crise.

Prenant successivement la parole à la tribune du Vancouver Convention Centre, sur le port, les deux hommes étaient conscients de la mauvaise image de leurs institutions auprès des syndicalistes du monde entier. FMI et OMC sont en effet suspectés, accusés même, de promouvoir des politiques de restriction budgétaire et d'organiser une mondialisation qui s'accompagne de dérégulation et de réduction des droits sociaux.

Mais à la veille du G20 à Toronto, de l'autre côté du Canada,  MM. Strauss-Kahn et Lamy ont fait offensive de charme et mis en avant les "convergences" avec le mouvement syndical et l'Organisation internationale du travail (OIT), qui milite pour le respect du travail décent et le maintien des politiques de soutien à l'emploi.

Argumentant sur la "nécessité d'une régulation financière", l'ex-ministre socialiste a soutenu que les objectifs du FMI étaient "les mêmes" que ceux du syndicalisme : "Il faut une taxation sur les profits, les bonus et les hautes rémunérations, et le moment est venu pour cette taxe." Limite démagogue, le directeur du FMI a clamé son étonnement quant au fait que "l'on trouve des milliards pour sauver les banques et pas pour les emplois".

"VOUS NE ME CROIREZ PAS, MAIS ..."

Cette complicité affichée n'a cependant pas convaincu les congressistes. D'autant que M. Strauss-Kahn a défendu la nécessité pour les Etats de combattre l'augmentation de la dette. "Il y a deux ans, la maison brûlait alors les pompiers ont utilisé beaucoup d'eau, a-t-il déclaré. Maintenant, la maison est inondée." Il faut donc éponger la dette, estime-t-il, tout en dénonçant la mise en place de politiques d'austérité trop brutales.

Une déléguée de la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique) lui a reproché les plans de rigueur dramatiques instaurés par les Etats "suivant les consignes du FMI". "Plus les Etats veulent donner confiance aux marchés et plus ils perdent celle des travailleurs, lui a-t-elle lancé. On demande aux pyromanes d'hier de jouer les pompiers." Dans la foulée, une autre syndicaliste, grecque cette fois, a dénoncé les "préjudices irréversibles causés par les mesures encouragées par le FMI". "Je sais que vous ne me croirez pas, leur a répondu M. Strauss-Kahn sous les rires des congressistes, mais le FMI veut aider les pays en difficultés et nous avançons dans la construction de filets de protection pour les plus faibles."

Autre sujet de désaccord, les syndicats tiennent à une taxation sur les transactions financières plutôt que sur les profits. "C'est un désaccord technique, l'important c'est que cette taxe soit mise en place", a estimé M. Strauss-Kahn. "La différence n'est pas technique, a confié le secrétaire général de la CSI, Guy Ryder, au Monde. En taxant les transactions, nous voulons en diminuer le volume, les réduire, alors que le FMI veut créer une sorte d'assurance du système financier contre d'éventuels sinistres, d'éventuelles crises à venir, sans changer le système."

TAXATION DU SECTEUR FINANCIER

Dominique Strauss-Kahn n'a pas fait seul les frais des assauts courtois des congressistes. Son compatriote, directeur de l'OMC, Pascal Lamy, a dû aussi défendre son bilan. A un délégué du Nigeria qui lui expliquait que "le libre-échange s'accompagnait toujours de déréglementation et la perte des emplois se faisait sous la bannière de l'OMC", M. Lamy a répondu que la régulation était au cœur de ses préoccupations. "Les échanges et les dérégulations sont deux choses différentes", a-t-il affirmé.

Le directeur de l'OMC a surtout insisté sur une nécessaire cohérence de la politique des Etats. Renvoyant la balle aux syndicalistes, M. Lamy leur a demandé de peser sur leurs gouvernements nationaux afin que ceux-ci prônent la même politique dans des institutions aussi différentes que l'OMC, l'OIT ou encore le FMI. L'argument a été jugé "facile" par nombre de délégués, dont Yves Veyrier qui lui a répondu que "la cohérence, ce n'est pas l'ajustement des politiques sociales nationales aux conditions du marché, ce n'est pas l'ajustement des politiques de l'OIT à celles de l'OMC ou du FMI".

A l'issue du débat, et à la veille du G20, les syndicalistes pouvaient nourrir l'espoir que les chefs d'Etat entendraient la nécessité de maintenir les politiques de soutien à l'emploi et à la croissance et décideraient d'une taxation, quelle qu'en soit la forme, du secteur financier. Sous les applaudissements des délégués, le vice-président allemand de la CSI, Michael Sommer, a une dernière fois exprimé l'impatience des syndicalistes : "Pourquoi la réglementation des marchés financiers prend-elle tellement de temps – des années – quand le déblocage de sommes considérables pour les banques ou pour un programme du FMI ne demande qu'une semaine ?" Un sujet de réflexion pour le G20…

 

Rémi Barroux

L'ORÉAL et la politique en France

Deux articles à lire :

L'Oréal

sur :

http://www.voltairenet.org/article12751.html

Antisémitisme et anti-maçonnisme
Histoire secrète de L’Oréal
par Thierry Meyssan*

Le géant de la cosmétique, L’Oréal, vient d’annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l’un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd’hui, l’héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L’histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.

et :

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Par Antoine Perraud
sur :
http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220610/la-part-de-brouillard-de-la-famille-schueller-bettencourt

Le grand déballage politico-familial en cours chez les Betten- court met fin à cent ans de dissimu- lation et d'asphyxie mortifères. De l'extrême droite cagoularde à Nicolas Sarkozy, récit d'itinéraires sinueux.


22/06/2010

Le scandale sanitaire du chlordécone

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/22/aux-antilles-le-scandale-sanitaire-du-chlordecone_1376700_3244.html
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Aux Antilles, le scandale sanitaire du chlordécone
LE MONDE | 22.06.10 | 11h56  •  Mis à jour le 22.06.10 | 11h57

a France n'en a pas fini avec les scandales de sécurité sanitaire. Pendant vingt ans, de 1973 à 1993, un insecticide, le chlordécone, a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon de la banane, entraînant durablement une pollution des sols et une exposition d'une partie de la population.

Une étude, publiée lundi 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology, confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique. L'étude valide donc les signaux d'alerte que les autorités ont longtemps ignorés.

TRÈS LONGUE DURÉE DE VIE

"D'énormes erreurs ont été commises, qui rappellent furieusement les grands enjeux de sécurité sanitaires des années 1980 et 1990: hormone de croissance, vache folle, etc.", estime le professeur William Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Interdit en métropole en 1990, le pesticide a été utilisé par dérogation en Guadeloupe et en Martinique jusqu'en 1993, alors que les Etats-Unis l'avaient proscrit depuis 1976.

"Des rapports parlementaires l'on déjà pointé: le ministère de l'agriculture n'a pas correctement traité les signaux scientifiques sur les dangers de la pollution et de l'exposition au chlordécone. Il y a eu un retard dans la prise de conscience et l'action", poursuit le professeur Dab. Les premiers plans locaux datent de 1999, et en 2004, le chlordécone a été enfin pris en compte dans le Plan national santé environnement. Finalisé en octobre 2009, le rapport du Conseil scientifique du Plan chlordécone n'a été rendu public par le gouvernement que le 17 juin avec sa mise en ligne sur le site de l'Institut de veille sanitaire (INVS).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles! (*)" insiste M.Dab.

Dans ce contexte, l'étude Karuprostate a été lancée. Conduite par Luc Multigner et l'équipe de l'Inserm U625 et du service d'urologie du CHU de Pointe-à-Pitre, elle vise à "identifier et à caractériser les facteurs de risque environnementaux, génétiques et hormonaux de survenue du cancer de la prostate aux Antilles". Au cours de la période 2004-2007, l'exposition au chlordécone a été évaluée chez plus de 600 hommes atteints d'un cancer de la prostate et chez plus de 600 hommes non malades.

Selon les résultats, le risque de survenue du cancer de la prostate augmente avec les niveaux croissants de chlordécone dans le sang. L'exposition au pesticide est associée à un risque augmenté de la maladie (la probabilité de cancer de la prostate est multipliée par 1,8) chez les sujets ayant des concentrations sanguines supérieures à 1µg/l. Le risque devient supérieur parmi ceux ayant déclaré des antécédents familiaux de cancer de la prostate, ainsi que parmi ceux ayant résidé dans un pays occidental.

Un diagnostic qui, dans le premier cas, pourrait résulter de facteurs de susceptibilité génétiques communs à la maladie et à la sensibilité à l'exposition au chlordécone. La résidence dans un pays occidental pourrait, elle, jouer par le biais d'expositions environnementales à d'autres facteurs cancérogènes lors du séjour, ou de modifications de comportements alimentaires.

La combinaison antécédents familiaux et résidence dans un pays occidental est associée à une augmentation du risque: la probabilité de développer la maladie est ainsi multipliée par 4,2. Un chiffre qui monte à 5,2 chez les sujets ayant pour des raisons génétiques une faible activité de l'enzyme hépatique intervenant dans l'élimination du chlordécone.

L'étude du docteur Multigner et de ses collègues montre donc de manière nette une augmentation du risque de cancer de la prostate chez les hommes exposés au chlordécone. Ce résultat tient beaucoup plus à la consommation de produits alimentaires contaminés qu'à la manipulation de la molécule par les ouvriers agricoles. "De la présomption d'innocence, on est passé à la présomption de culpabilité", affirme le professeur Pascal Blanchet, chef du service d'urologie au CHU de Pointe-à-Pitre et coauteur de l'étude.


Paul Benkimoum avec Eddy Nedelkovsi (à Pointe-à-Pitre)
Article paru dans l'édition du 23.06.10
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(*) demi-vie : temps nécessaire pour la dégradation de
LA MOITIÉ de la contamination

La politique et son financement en France : questions (2)

Toujours sur la question du financement de la politique en France, lire sur MEDIAPART :

Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme

Le juge Marc Trévidic a confirmé, vendredi devant les familles des victimes, l'existence de rétrocommissions illicites dont le versement –et leur arrêt– serait à l'origine de l'attentat de Karachi en 2002. Le magistrat s'est plaint de ne pas être soutenu et a réclamé la désignation d'un juge financier. Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy sont désormais dans la ligne de mire du juge.

21/06/2010

La politique et son financement en France : questions

à lire et à écouter sur :

Mediapart

http://www.mediapart.fr/journal/france/210610/affaire-bettencourt-trois-cheques-trois-questions

extrait :

...A l'écoute de ces enregistrements, on ne peut que souhaiter la rapide nomination d'un juge d'instruction indépendant pour faire toute la lumière, ainsi que l'éloignement de ce dossier des parquets impliqués par les manœuvres de la présidence de la République, notamment celui de Nanterre. Si ces conditions minimales sont remplies, peut-être obtiendrons-nous des réponses précises et véridiques aux trois questions qu'appellent ces trois chèques:

1. Quel est le montant précis et le cadre légal de ces trois versements destinés, selon Patrice de Maistre, à Valérie Pécresse, Eric Woerth et Nicolas Sarkozy ?

2. Dans quelles circonstances l'épouse du trésorier du parti présidentiel, l'UMP, par ailleurs ministre du budget, s'est-elle retrouvée fin 2007 et se trouve-t-elle toujours à gérer la fortune de Liliane Bettencourt ?

3. Pourquoi la présidence de la République est-elle intervenue pour peser sur le cours judiciaire du différend opposant Françoise Bettencourt, fille de Liliane et son héritière, au photographe François-Marie Banier, le protégé de sa mère ?

Les comptes de campagne de la présidentielle de 2007

lu sur :

http://www.20minutes.fr/article/558441/Economie-Que-faisait-Eric-Woerth-en-Suisse.php

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Que faisait Eric Woerth en Suisse?

Publié le 9 octobre 2009.

Un article du journal suisse Le Matin, relayé par Le Monde.fr et Le Canard Enchaîné, lance un pavé dans la mare. Il assure que lors de la campagne présidentielle de 2007, Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy et aujourd'hui ardent combattant de la fraude fiscale à Bercy, aurait récolté sans ambages des dons des grandes fortunes suisses.

Le 23 mars 2007, dans un grand hôtel à Genève lors d'une soirée organisée par le comité de soutien UMP Suisse, Eric Woerth, aujourd'hui ministre du Budget, fait la collecte de fonds privés pour la campagne. Mais "Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français", explique dans l'article un banquier français résidant en Suisse .

"S’il (le banquier, ndlr) parle au Matin Dimanche aujourd’hui, c’est qu’il est dégoûté par "les techniques peu glorieuses" employées en ce moment par le même Woerth pour faire plier les évadés fiscaux", affirme le journaliste.

Les services du ministère du Budget n'étaient pas disponibles pour apporter un commentaire à ces informations.

Qui finance les campagnes?

Le financement des campagnes présidentielles est très réglementé. Aucune suspicion sur l'origine des fonds n'a d'ailleurs été rélevée en 2007 par la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP), chargée de contrôler le financement des campagnes des candidats.

Seul un point négatif est porté dans son rapport de 2007 sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. "Il est apparu lors de l’instruction du compte de campagne que trois dons de personnes physiques dépassaient le plafond légal. Dans l’exercice de son pouvoir d’appréciation, la commission a jugé que cette irrégularité n’était pas d’une gravité suffisante pour entraîner le rejet du compte mais a diminué le montant du remboursement forfaitaire de 13.800 euros correspondant à l’excédent global par rapport au plafond fixé par la loi", souligne le rapport.

La législation interdit les apports financiers des personnes morales (sociétés) depuis 1995. Les candidats se financent soit grâce à leur apport personnel, soit par des dons de personnes privées (avec un plafond de 4.574 euros ) soit grâce à la contribution de leurs partis (cotisations des adhérents). Les dons supérieurs à 152,5 euros sont établis sous forme de chèques. Les dons en espèces ne doivent pas dépasser 20 % des dépenses autorisées et chaque don donne lieu à un reçu.

Selon le rapport 2007 du CNCCFP, à la fin de la campagne, 21,251 millions d'euros de recettes ont été déclarées pour le compte de Nicolas Sarkozy. 52% des financements provenaient d'apport personnel, 33% émanaient de dons privés (taux le plus élevé parmi les candidats), 13% étaient fourni par l'UMP et 1% correspondent à de recettes en nature (produits dérivés de la campagne).

Thibaud Vadjoux

L'Appel des Résistants du 15 mars 2004

A l'occasion de l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance de mars 1944, treize figures historiques de la Résistance ont lancé un appel en direction des jeunes générations pour que jamais ne s'éteigne la flamme de la résistance.

En cette période de régression totale, piqure de rappel ci-dessous, à faire circuler sans modération !
Et n'oubliez pas la manifestation du 24 juin ...
Amitiés résistantes
Corinne Mahé

L'Appel des Résistants du 15 mars 2004

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et etransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.
Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».
Signataires : 
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.


Corinne Mahé
06 80 31 31 81

08:30 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

17/06/2010

Pauvre France !

À lire sur MEDIAPART :


Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme
Stupéfiant rebondissement dans l'affaire Liliane Bettencourt.
La fille unique de la milliardaire, convaincue que sa mère est dépouillée de ses biens, a transmis à la police judiciaire des enregistrements pirates de conversations entre l'héritière de L'Oréal et ses principaux conseillers.
Ces documents audio, dont Mediapart a pris connaissance, révèlent diverses opérations financières destinées à échapper au fisc, des relations avec le ministre Eric Woerth et son épouse, ainsi que les immixtions de l'Elysée dans la procédure judiciaire.

16/06/2010

La réforme des retraites : communiqué

ATTAC FRANCE -  FONDATION COPERNIC

16 juin 2010

Communiqué  des signataires de l’appel national « Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites »

Un verdict couperet pour les retraites : la répartition guillotinée

http://www.exigences-citoyennes-retraites.net

 

Ainsi, le gouvernement a-t-il tranché comme ses prédécesseurs l’avaient fait en 1993 et en 2003, en n’écoutant que le chant du Medef et restant sourd à toutes les propositions émanant de la société ne rentrant pas dans sa logique. Avant même qu’il entame un simulacre de concertation tout était dit : hors de l’obligation de travailler toujours plus, point de salut pour les retraites, et surtout pas de quartier pour les retraités.

Refusant de reconnaître que le niveau moyen des retraites par rapport aux salaires avait reculé de 15 à 20 % parce que nombre de salariés ne pouvaient déjà pas satisfaire à l’obligation actuelle de cotiser 40,5 ans et parce que les deux tiers d’entre eux étaient déjà hors emploi à 60 ans, il va encore aggraver cette baisse du niveau des pensions en portant la durée de cotisation à 41,5 ans en 2020.

Alors que l’âge moyen de cessation d’activité est inférieur à 59 ans, le gouvernement recule l’âge légal de départ à 62 ans dès 2018, ce qui est encore plus rapide que ce qui était envisagé, et, de manière parallèle, celui auquel on peut partir à taux plein, c’est-à-dire sans décote. Seront particulièrement pénalisés, non seulement ceux qui auront commencé à travailler tôt, mais aussi de nombreux salariés, essentiellement des femmes, qui devront attendre plus longtemps, en situation de précarité, l’âge du taux plein pour ne pas subir de décote. Annoncé comme devant être une « réforme juste », le projet présenté ne comporte rien qui soit à même de réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes et au contraire, celles-ci ne pourront que se creuser.

Donnant pleine satisfaction au patronat, il n’envisage de prendre en considération la pénibilité du travail qu’au cas par cas et ce sera au salarié de faire la preuve médicale que son métier à été pénible. La retraite devient vraiment une affaire de gestion individuelle dans laquelle le droit collectif à la protection disparaît.

Poursuivant la même tactique politicienne de division du salariat, les fonctionnaires sont encore montrés du doigt et pénalisés, alors que, à qualification égale, le niveau de leur pension est équivalente à celle des salariés du privé comprenant le régime général de base et le régime complémentaire. L’augmentation du taux de cotisation pour les fonctionnaires n’est en fait qu’une façon déguisée de baisser leur salaire.

Par petits bouts, à tour de rôle, toutes les catégories voient leurs conditions se dégrader, chaque recul de l’une servant à justifier le recul de la suivante, avec une double, voire triple peine pour les femmes, les travailleurs précaires et ceux qui sont restés longtemps au chômage. En condamnant les salariés âgés à travailler toujours plus tard, on aggrave les difficultés d’entrée dans la vie active des jeunes. L’Insee vient d’établir que dans le contexte de la crise, le taux de chômage des jeunes s’est encore accru, de même que la proportion de salariés, hommes et femmes, en sous emploi.

Commencée sur la base d’un mensonge grossier « il n’y a qu’une solution, travailler plus », la contre-réforme Sarkozy-Fillon-Parisot s’achève en prévoyant un nouveau hold-up sur la richesse produite par les travailleurs. Le gouvernement et le patronat ont nié la possibilité de trouver de véritables sources de financement supplémentaire parce qu’ils entendaient conserver « l’acquis » des classes possédantes au cours des dernières décennies. La baisse historique de la part salariale dans la richesse produite est entérinée. Pourtant, la soumission à cotisation des revenus financiers distribués par les entreprises à leurs actionnaires et créanciers permettrait de réunir des ressources supérieures au déficit de toutes les caisses de retraite, et cela dès aujourd’hui et pour demain. Le gouvernement se contente de prévoir un prélèvement sur le capital ridiculement bas de 3,7 milliards en 2010 alors que le déficit annoncé dépasse 32 milliards.

Au-delà  des contrevérités que gouvernement et patronat assènent quotidiennement en matière de financement des retraites, ce qui est en jeu, c’est la place du travail dans la vie, la place des travailleurs et des retraités à qui il n’est reconnu que le devoir d’exister comme subordonnés à l’exigence du capital et uniquement comme tels. Ce qui est en jeu aussi, c’est le type de développement humain qui est promu : à la nouvelle contre-réforme des retraites correspond un modèle d’où est exclue la possibilité d’utiliser les gains de productivité pour réduire la durée du travail et dans lequel la société est vouée à jamais au productivisme.

Tout cela serait simplement absurde si cela n’intervenait pas dans un moment caractérisé par une crise majeure, inédite par les multiples dimensions qu’elle comporte, du financier à l’économique, du social à l’écologique, et du politique au culturel. En un mot, la destruction progressive des retraites par répartition est la figure de proue de la stratégie des classes dominantes cherchant à faire d’une pierre deux coups : faire payer la crise aux salariés, aux retraités et aux populations les plus fragiles, et trouver de nouveaux espaces à la marchandisation et à l’accumulation financière. Ce n’est pas simplement absurde, c’est mortifère pour la société. 


Contacts presse :

Jean-Marie Harribey 06 85 71 25 82

Christiane Marty 06 86 25 23 88

Willy Pelletier 06 75 25 77 76

15/06/2010

Le massacre du "dimanche sanglant" en Irlande

lu sur :

http://www.nytimes.com/2010/06/16/world/europe/16nireland.html?hp

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Cameron Says 1972 N. Ireland Killings Were ‘Unjustified’

 

LONDON — Prime Minister David Cameron offered an extraordinary apology on Tuesday for the 1972 killings of 14 unarmed demonstrators by soldiers of Britain’s crack parachute regiment in the Northern Ireland city of Londonderry, saying that a long-awaited judicial inquiry had left no doubt that the “Bloody Sunday” shootings were “both unjustified and unjustifiable.”

“On behalf of our country, I am deeply sorry,” Prime Minister David Cameron of Britain said in a speech before Parliament on Tuesday of the 1972 “Bloody Sunday” shootings.

“What happened should never, ever have happened,” Mr. Cameron said before the House of Commons. “The families who died should not have had to live with the pain and hurt of that day, and a lifetime of loss. Some members of our armed forces reacted wrongly. The government is ultimately responsible for the conduct of the armed forces. And for that, on behalf of the government—and indeed our country — I am deeply sorry”.

Mr. Cameron has been in office barely a month, and the publication of the 5,000-page report after an investigation directed by one of Britain’s highest-ranking judges, plunged him into the heart of Northern Ireland’s still-volatile sectarian politics. Like his predecessors as prime minister going back decades, Mr. Cameron had to tread a wary path for fear of reigniting passions among Catholics and Protestants in Ulster, who suffered nearly 40 years of bitter dispute over what happened in Londonderry on Jan. 30, 1972.

So acute were the political sensitivities that the previous British government of Prime Minister Gordon Brown delayed publication of the report until after the May 6 general election, out of concern that the findings might disturb the fragile political truce that has found expression in the power-sharing government established in Belfast under the 1998 Good Friday agreement. One of the two leaders of that government, Martin McGuinness, was present at the site of the 1972 killings as an Irish Republican Army commander.

Mr. Cameron, facing a harsh test of his political skills, chose not to equivocate on the central issue of responsibility for the killings, and whether British troops had any justification for opening fire with high-powered combat rifles on the Catholic demonstrators who marched through Londonderry’s streets to protest the deployment of heavily armed troops in Catholic areas.

Quoting from sections of the report, which was published as he rose to speak, Mr. Cameron effectively endorsed almost every contention that the victims’ families have made over the decades against the British troops. He cited passages concluding that the British commander should not have ordered the troops to open fire, that the army fired the first shots, that no warning was given before the army fusillade began, and that “none of the casualties” was carrying a firearm.

In addition, Mr. Cameron quoted approvingly from sections in which the inquiry’s director, Lord Saville, 74, concluded that although there was “some firing” by republican paramilitaries mixed in with the protesters, “none of this firing provided any justification for the shooting of civilian casualties,” and that none of the soldiers fired “in response to attack or threatened attacks by nail or petrol bombers,” as the soldiers and their lawyers had maintained.

Rather, the soldiers reacted to perceived threats from the protesters by “losing their self-control,” “forgetting or ignoring their instructions and training,” and with a “serious and widespread loss of fire discipline,” he said. Perhaps most damagingly, the prime minister read from passages that described one of the victims having been shot while “crawling away” from the soldiers, and another “while he was lying mortally wounded on the ground.”

From these and other accounts, the report concluded that “none of the casualties was posing a threat of causing death or serious injury, or indeed was doing anything else that could on any view justify their shooting.”

Mr. Cameron, calling sections of the report “shocking,” said: . “You do not defend the British army by defending the indefensible. We do not honor all those who have served with distinction in keeping the peace and upholding the rule of law in Northern Ireland by hiding from the truth.”

On the role of Mr. McGuinness, a point of particular volatility in view of his central role in the power-sharing administration in Belfast, the judge concluded that although he was present and probably armed with a “submachine gun,” the inquiry was “sure” that “he did not engage in any activity that provided any of the soldiers with any justification for opening fire.”

Allegations to the contrary have fed years of vilification of Mr. McGuinness by Protestant politicians, especially those opposed to the peace process.

The events at the Londonderry barricades have been angrily contested ever since, and especially after a report completed within weeks of the shootings by a top British judge, Lord Widgery, effectively exonerated the troops.

The new inquiry was commissioned by Prime Minister Tony Blair as part of the negotiations that brought the Good Friday pact, and broke records for 12 years it took to complete, the 1,400 witnesses who gave evidence, and the report’s cost: $280 million. More than half of the money — government funds — went to the lawyers involved, two of whom earned nearly $6 million each.

 

Eamon Quinn contributed reporting from Londonderry, Northern Ireland, and Alan Cowell from Paris.

14/06/2010

Le 16 juin, un vote du Parlement pourrait mettre en danger le patrimoine urbain et paysager

lu sur :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/06/12/un-vote-du-parlement-pourrait-mettre-en-danger-le-patrimoine-urbain-et-paysager_1371788_3246.html

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Un vote du Parlement pourrait mettre en danger le patrimoine urbain et paysager
LE MONDE | 12.06.10 | 14h29


n texte de loi mettant en danger le patrimoine urbain et paysager est sur le point d'être voté par le Parlement. Celui-ci doit se prononcer, mercredi 16 juin, dans le cadre du Grenelle 2, sur la version définitive de la commission mixte paritaire visant à une simplification de la loi existante, jusqu'à en supprimer son objectif même : la protection du patrimoine qui fait la richesse de l'Hexagone.

Depuis des mois, les verrous tombent un à un, sous la pression immobilière et la volonté de l'Etat de relancer la construction. Et ce, malgré la fronde unanime des associations du patrimoine, des sénateurs représentant la gauche, et des maires qui s'inquiètent pour l'avenir. Sans garde-fou efficace, toutes les dérives seront permises. Les abords des villes, qui échappent au contrôle des Architectes de bâtiments de France (ABF), dépendant du ministère de la culture, prouvent combien ces faubourgs sont martyrisés par les zones commerciales aux hangars "low cost".

Revenons sur les faits. Le 3 août 2009, dans le cadre du Grenelle 1, après des mois de polémique, "l'avis conforme", c'est-à-dire le feu vert des ABF, était supprimé sur tout projet de construction dans les six cents Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (Zppaup), laissant au maire la décision finale, au risque qu'il subisse des pressions.

Cette fois-ci, dans le cadre du Grenelle 2, ce sont les Zppaup qui disparaissent au profit des Aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (Amvap). Celles-ci remplaceront-elles, place pour place, les anciennes zones de protection ? Quid des quatre cents projets en cours de Zppaup ? Rien n'est précisé. Sinon une version encore simplifiée et accélérée du permis de construire dans ces périmètres.

"ON MARCHE SUR LA TÊTE"

Jeudi 3 juin, le "G8 patrimoine", les huit associations nationales de sauvegarde du patrimoine, écrivait aux membres de la commission mixte paritaire pour tenter de sauver les meubles. Leurs requêtes : que la référence aux paysages, supprimée du nouveau texte, soit rétablie ; comme le volet pénal, disparu lui aussi ; la consultation de la commission régionale du patrimoine et des sites doit être obligatoire, demande le "G8" ; de même, le délai de réponse du préfet, en cas de recours, sous un mois - délai impossible à tenir -, doit être prolongé, et son accord tacite, faute de réponse, supprimé.

"On marche sur la tête dans cette affaire" s'émeut Philippe Toussaint, président des Vieilles Maisons françaises, l'une des huit associations. Frédéric Auclair, secrétaire général de l'association des ABF, en outre, s'inquiète de l'absence de protection des 500 m autour des monuments historiques dans les nouvelles Amvap. Et il s'"interroge sur les fondamentaux de la séparation des pouvoirs". Si l'Etat n'est pas en mesure de trancher, dans les délais prévus, il y a à craindre que les intérêts particuliers l'emportent.

 

Florence Evin
Article paru dans l'édition du 13.06.10

20:13 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

Réforme des retraites : l'autre solution

lu sur :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/14/reforme-des-retraites-l-autre-solution_1372438_3232.html
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Point de vue
Réforme des retraites : l'autre solution
LE MONDE | 14.06.10 | 13h54  •  Mis à jour le 14.06.10 | 17h41


près un mois de consultations en trompe-l'oeil, le gouvernement a remis sa copie aux syndicats et au patronat. Ce document d'orientation est précieux, car il renferme toutes les contre-vérités proférées et fausses solutions avancées depuis près de vingt ans. Choc démographique, catastrophe des régimes de retraite par répartition et travailler plus longtemps se mêlent dans un projet aussi mystificateur qu'inefficace.

Y a-t-il un choc démographique ? Oui, répond le document d'orientation. Non, a répondu à plusieurs reprises le Conseil d'orientation des retraites (COR) dont les conclusions sont sciemment travesties.

Ainsi, la France connaît un allongement de l'espérance de vie, heureuse nouvelle, et une fécondité qui la place juste au niveau du seuil de renouvellement des générations. Le COR a également établi, sans que cela soit contesté, que l'aggravation des déficits des comptes sociaux était essentiellement due à la crise financière et non pas à l'évolution démographique : en 2006, le déficit de l'ensemble du système de retraite était de 2,2 milliards d'euros ; en 2008, il atteignait 10,9 milliards et il devrait être de 32,2 milliards en 2010. La démographie n'exerce son influence qu'à moyen et long terme, et pas dans une accélération foudroyante en quelques mois.

N'y a-t-il qu'une seule solution ? Oui, répond le document d'orientation après avoir écarté sans examen les autres. Une fois ce coup de force perpétré, la réponse est assénée : "Répondre à un déséquilibre démographique par des solutions démographiques." Elle vaut ce que vaut le diagnostic : erreur magistrale. Le gouvernement s'engage à "écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des Français ou augmenterait le chômage". Or, obliger les salariés à travailler plus longtemps (recul de l'âge légal de la retraite, augmentation de la durée de cotisation, ou combinaison des deux) entraîne obligatoirement une baisse du niveau des pensions sans qu'il soit nécessaire de l'annoncer. Nous le savions depuis les réformes de 1993 et de 2003, nous sommes prévenus pour celle de 2010.

Quand la situation économique reste et restera marquée par un chômage très élevé, l'engagement à "écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des Français ou augmenterait le chômage" est un faux-semblant : le travail forcé des seniors se substituera à l'emploi des jeunes en l'absence de création d'emplois en nombre suffisant, et ce surtout en accroissant la durée individuelle du travail.

Les uns travailleront plus. Les autres, jeunes, femmes, sans qualification, quinquas, erreront du chômage à la précarité dans un aller-retour incessant. Ce ne sont pas les velléités de tenir compte de la pénibilité de ceux qui auront déjà été brisés par une longue vie de travail qui atténueront la violence du capitalisme néolibéral exigeant toujours plus de productivité et de rentabilité.

La promesse de créer "une contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital sans restitution au titre du bouclier fiscal" sauvera-t-elle l'ensemble ? Rien n'est moins sûr. On nous annonce une contribution pouvant aller jusqu'à quelques milliards d'euros, alors que le gouvernement n'arrête pas d'apeurer la population avec des déficits de l'ordre de 100 milliards en 2050.

Ce sont des mesures d'une autre ampleur qu'il faut prendre pour développer notre système de retraite par répartition, notamment en réorientant les politiques économiques qui privilégient la finance au détriment de l'emploi, de la formation et des salaires et qui sont au coeur du financement des retraites : un million d'emplois en plus, c'est déjà 5 milliards d'euros de recettes supplémentaires. Il y a aussi des marges d'action importantes en favorisant un plus fort taux d'emploi des femmes, la France se situant au 15e rang de l'Union européenne. La répartition des revenus dans notre pays a, depuis un quart de siècle, tourné à l'avantage décisif des actionnaires et des très hauts salariés managers. Une simple application du taux de cotisation patronale aux dividendes distribués comblerait immédiatement tout le déficit actuel de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse.

L'argument éculé de la perte de compétitivité est ici fallacieux, puisqu'il s'agirait de n'amputer que les dividendes nets reçus par les actionnaires et non les capacités d'investissement des entreprises, et parce que cela ne renchérirait pas les coûts de production. La retraite à 60 ans à taux plein peut être garantie à tous les salariés si de tels choix politiques sont faits aujourd'hui.

Pour couronner le tout, le document d'orientation se prononce en faveur d'une réforme systémique prochaine pour aller vers un système "par points" ou "par comptes notionnels". Là aussi, le gouvernement piétine les conclusions du rapport du COR de janvier qui a montré le risque d'individualisation exacerbée d'une telle réforme et, ce qui n'est pas le moins savoureux, l'incapacité de tels systèmes à surmonter un choc démographique ou économique.

Deux conclusions s'imposent donc. Primo, la crise financière surdétermine la frénésie avec laquelle tous les gouvernements du monde s'acharnent à imposer des plans d'austérité dont les salariés et les retraités font aujourd'hui les frais, tandis que les tenants de la finance se refont une santé sur le compte des budgets publics ou grâce aux garanties accordées par les Etats.

Secundo, la volonté de faire travailler toujours davantage manifeste le refus de reconsidérer la place du travail dans notre société, le refus aussi d'apprécier l'immense contribution des personnes retraitées, en termes de lien social et de création de services utiles à la société. Bref, l'obstination à promouvoir une société engagée dans un cycle productiviste sans fin.

Notre détermination à faire échec au projet du gouvernement est donc intacte : à l'opposé de la valeur pour l'actionnaire et du "travailler plus pour vivre moins", organisons une juste répartition des richesses, la réduction des inégalités, le partage du travail et une redéfinition des finalités de l'activité économique.


Jean-Marie Harribey, Attac ;
Willy Pelletier, Fondation Copernic ;
Gérard Filoche, inspecteur du travail ;
Christiane Marty, féministe ;
Christophe Delecourt, CGT-Finances ;
Didier Horus, FSU ;
Pierre Khalfa, Solidaires ;
Olivier Besancenot, NPA ;
Martine Billard, PG ;
Marie-George Buffet, PCF ;
Razzy Hammadi, PS ;
Alain Lipietz, Les Verts.

 

 

Article paru dans l'édition du 15.06.10

11/06/2010

L'Europe pousse les gouvernements vers le logiciel libre

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/06/10/l-europe-pousse-les-gouvernements-vers-le-logiciel-libre_1370844_651865.html

a commissaire européenne en charge du numérique, Neelie Kroes, a mis en garde ce jeudi les gouvernements européens contre le risque de se voir "enfermés accidentellement dans une technologie propriétaire", visant sans le nommer Microsoft, et annoncé la mise en place d'un programme de conseils aux Etats pour qu'ils développent leur utilisation de logiciels libres.

Contrairement aux logiciels propriétaires, le code-source (la "recette" d'un programme) des logiciels libres est consultable et modifiable par tout utilisateur. La plupart des logiciels libres, comme le navigateur Web Firefox, la suite bureautique OpenOffice ou le système d'exploitation GNU/Linux Ubuntu, sont distribués gratuitement.

Dans son discours à l'Openforum Europe, une association de promotion du logiciel libre, la commissaire européenne a souligné que les technologies propriétaires pouvaient à terme devenir tellement prévalentes "que les alternatives sont systématiquement ignorées", alors même qu'il peut exister des solutions équivalentes libres et gratuites. "C'est un gaspillage d'argent public que la plupart des administrations ne peuvent plus se permettre", juge Neelie Kroes.

Précédemment commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes avait lancé plusieurs enquêtes contre Microsoft, qui ont abouti à la condamnation du géant du logiciel à des amendes record, pour son refus de partager certaines informations avec ses rivaux et pour l'installation par défaut d'Internet Explorer comme navigateur Web dans Windows.

Une problématique similaire s'est posée récemment outre-Atlantique : la semaine dernière, la justice québecoise (*) a conclu que les autorités de la province canadienne avaient agi illégalement en achetant des logiciels Microsoft sans lancer une procédure d'appel d'offre, parce qu'il existait des concurrents libres et gratuits.

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(*) voir :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/06/04/victoire-judiciaire-pour-le-logiciel-libre-au-quebec_1368034_651865.html#ens_id=1368047

Victoire judiciaire pour le logiciel libre au Québec

La justice du Québec a estimé que les autorités de cette province canadienne avaient "agi illégalement" en choisissant sans appel d'offres d'acheter des logiciels Microsoft, alors que l'administration aurait aussi pu choisir des logiciels libres comme GNU/Linux.

En 2006, la Régie des rentes du Québec (l'organisme public de retraites) avait choisi de mettre à jour son système informatique et d'équiper ses postes de travail avec le système d'exploitation Windows Vista, pour un coût de 722 000 dollars canadiens (570 000 euros, au cours actuel), estimant que seul Microsoft était capable de répondre à ses besoins.

Mais Savoir-Faire Linux, une entreprise de services spécialisée dans les logiciels libres, avait proposé à l'administration une solution alternative, rejetée sans appel d'offre. La RRQ"aurait dû (...) procéder par voie d'appel d'offres public pour l'octroi du contrat de remplacement du système d'exploitation et de la suite bureautique" de ses postes de travail, précise le jugement de la Cour supérieure du Québec.

Les logiciels libres sont librement modifiables et distribuables. Il existe des logiciels libres pour de très nombreuses applications, allant du système d'exploitation aux traitements de texte, en passant par la comptabilité ou la gestion des courriels.

UN PRÉCÉDENT JURIDIQUE

La Cour a cependant rejeté la demande d'annulation de l'attribution du contrat à Compugen, une société commercialisant les produits de Microsoft. La RRQ et les sociétés représentant Microsoft dans cette affaire ont été condamnées à payer les frais de justice.

L'importance du jugement réside avant tout dans la création d'un précédent qui devrait guider la politique des pouvoirs publics dans l'attribution de futurs contrats, lorsque Microsoft sera mis en concurrence avec d'autres fournisseurs, y compris de logiciels libres.

Marée noire, USA, lobby pétrolier

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5e7e567e-74d0-11df-bd0f-a8a17673274e/Mar%C3%A9e_noire_la_d%C3%A9faite_dun_lobby

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Editorial vendredi11 juin 2010

Marée noire: la défaite d’un lobby

 

La marée noire qui submerge peu à peu les côtes de Louisiane est bien plus qu’un accident écologique. L’exploitant responsable de la plate-forme Deepwater Horizon, BP, y joue probablement sa survie, et l’industrie pétrolière comprend déjà que de nouvelles règles sont inévitables. Le forage en eaux profondes fut la réponse des grandes majors à leur exclusion des champs pétroliers traditionnels. Les progrès technologiques des dix dernières années leur ont permis de reprendre pied dans la course aux nouveaux gisements et réserves, le trésor de guerre des compagnies pétrolières. Mais trop d’indices montrent que les règles de sécurité élémentaires ont été systématiquement violées ou détournées dans le golfe du Mexique. Les standards en vigueur en mer du Nord, en particulier ceux développés par les Norvégiens, n’ont pas été appliqués par le gouvernement américain, qui fut pourtant le premier à exiger des contrôles très stricts et à interdire l’accès à certaines zones sensibles, au lendemain d’une autre grande catastrophe qui toucha les côtes californiennes. Le laisser-faire coupable des autorités était un secret de Polichinelle. Le président Barack Obama l’a reconnu explicitement, en parlant de relations incestueuses entre le surveillant et les compagnies pétrolières. La catastrophe de Deepwater Horizon provoque en toute logique le gel de nombreux projets. Il en découlera un durcissement de la législation et une augmentation des coûts d’extraction et d’assurances.

L’exploitation des hydrocarbures a toujours bénéficié de passe-droits, justifiés par les intérêts stratégiques et vitaux des grands pays industrialisés, soucieux d’éviter une trop forte dépendance à l’égard du cartel des pays producteurs. Jusqu’ici, la nécessité l’a emporté sur la sécurité et les préoccupations environnementales liées au réchauffement climatique. Aux Etats-Unis, l’indépendance énergé­tique est à nouveau un thème majeur. Le lobby pétrolier, qui en fut l’artisan acharné dans les travées du Congrès et bénéficia de subventions massives, a sans doute définitivement perdu son honneur et sa crédibilité. Il avait promis de maintenir un prix du baril bas: il n’y parvient pas. Il a toujours minimisé les risques écologiques: le voilà pris au piège du mensonge. L’accident de Deepwater Horizon est bien plus qu’une faute. Il marque
la première défaite politique majeure d’un lobby, trop puissant et aveuglé par ses certitudes
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10/06/2010

"Élu du peuple ": la profession ne connais pas la crise

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-06-10/polemique-non-cumul-salaire-et-retraite-boutin-mise-sous-pression-par-le/917/0/465079

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Publié le 10/06/2010 à 10:34 - Modifié le 10/06/2010 à 17:08 Le Point.fr

NON-CUMUL SALAIRE ET RETRAITE - Boutin mise sous pression par le gouvernement

 

Le ministre du Travail Éric Woerth envisage de "rendre non cumulables" la retraite de parlementaire et une rémunération liée à une fonction publique et va demander à Christine Boutin de renoncer au cumul de ses deux revenus , a-t-il déclaré, jeudi, sur Europe 1. La présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, ex-ministre du Logement (2007-2009) du gouvernement Fillon, est sous les feux des projecteurs après les révélations de l'hebdomadaire Le Canard enchaîné sur son salaire de 9.500 euros nets par mois, dans le cadre d'une mission sur les conséquences sociales de la mondialisation. Dans le journal Le Parisien , Christine Boutin précise, jeudi, qu'elle touche une retraite de parlementaire d'environ 6.000 euros à laquelle s'ajoutent 2.000 euros en tant que conseillère générale des Yvelines, soit un revenu mensuel total de 17.500 euros.

"Je vais demander à Christine Boutin de prendre en compte cette polémique qui ne doit pas durer, pour renoncer à la partie qui dépasse les 9.500 euros, c'est-à-dire de renoncer au cumul entre sa pension de retraite et la rémunération qu'elle a avec sa mission", a-t-il expliqué. Le ministre réfléchit aussi à "rendre rendre non cumulables la retraite de parlementaire et une rémunération publique, liée à une fonction publique. Ça, c'est aujourd'hui légal, nous pouvons le rendre illégal, et nous pouvons l'empêcher." Le ministre a précisé qu'il devait rencontrer dans la journée le président de l'Assemblée et le président du Sénat pour reparler de la retraite des parlementaires, et qu'ils "discuteraient de tout ça".

Une liste des personnalités ayant reçu une mission du gouvernement

"Christine Boutin est une femme honnête, et une femme sérieuse", a déclaré Éric Woerth, précisant qu'elle travaillait et était rémunérée "depuis le mois de janvier" pour cette mission qui lui a été "confiée par l'Élysée". "Elle travaille sur une mission qui est importante, sur l'impact de la mondialisation sur les politiques sociales", a-t-il insisté, affirmant que ce n'était "pas une mission bidon", mais "une vraie mission sur un vrai sujet qui se pose". Le ministre a expliqué que c'était "normal de faire appel à des personnalités à un moment donné, qui sont sorties du circuit politique ou administratif, et qui vont travailler pendant un temps déterminé, pendant un an ou deux ans, sur un sujet (...) du G20". Enfin, il a jugé que la proposition de Valérie Pécresse de publier la liste des personnalités ayant reçu une mission du gouvernement, et les modalités financières de ces travaux", ne posait "aucune difficulté".

03/06/2010

3 et 4 juin : anniversaire de Tian an men

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-06-02/les-familles-des-victimes-de-tiananmen-reclament-la-fin-du/924/0/461955&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100602

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publié le 02/06/2010 à 12:06 AFP

Les familles des victimes de Tiananmen réclament la fin du silence

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Les familles des victimes de Tiananmen réclament la fin du silence

Chaque année, les mères de Tiananmen publient une lettre ouverte à l'approche de l'anniversaire, mais, pour le gouvernement et le parti communiste chinois, il n'est pas question de réviser le jugement officiel sur ce qui avait été qualifié de "rébellion contre-révolutionnaire".

 

Les familles des victimes de la répression sanglante des manifestations prodémocratiques de la place Tiananmen en juin 1989 ont de nouveau appelé mercredi la Chine à mettre fin au silence sur ces événements, à la veille du 21e anniversaire.

Dans une lettre ouverte, 128 membres du groupe des mères de Tiananmen, qui réunit des proches des victimes, ont dénoncé le silence des autorités au sujet de la décision du régime de faire appel à l'armée pour mettre fin dans le sang au mouvement, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, qui avait ébranlé le Parti communiste.

"Les autorités communistes chinoises auraient dû écouter nos voix, mais il n'y a toujours pas de réponse", indique le texte, rappelant les demandes répétées du groupe pour un dialogue et une enquête.

Le groupe se demande si les autorités ne veulent pas "attendre notre mort pour que le problème disparaisse de manière naturelle", selon la lettre diffusée par Human Rights in China, une ONG basée à New York.

Chaque année, les mères de Tiananmen publient une lettre ouverte à l'approche de l'anniversaire, mais, pour le gouvernement et le parti communiste chinois, il n'est pas question de réviser le jugement officiel sur ce qui avait été qualifié de "rébellion contre-révolutionnaire".

Des centaines, peut-être des milliers, de manifestants, étudiants et citoyens solidaires, ont été tués dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 après que les chars de l'armée chinoise eurent envahi les rues de Pékin.

Sur ordre de Deng Xiaoping, l'armée est finalement intervenue pour écraser sept semaines de manifestations prodémocratiques et pacifiques.

Le sujet est tabou en Chine, les autorités ayant imposé une chape de plomb.

"Nous avons compris progressivement à partir des larmes, du sang et de la souffrance que le 4 juin est non seulement un malheur pour chaque famille, mais aussi pour toute la Nation", indique la lettre des mères de Tiananmen diffusée mercredi.

 

(*) note à propos de la photo : le blanc est la couleur du deuil en Chine

La poste, ex-service public

lu sur :

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-06-03/document-sante-au-travail-le-rapport-accable-la-poste/917/0/462562&xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20100603

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Publié le 03/06/2010 à 12:26 Le Point.fr

SANTÉ AU TRAVAIL - Un rapport accable La Poste

AFP

 

Le syndicat des médecins de La Poste a dénoncé dans un rapport un nombre alarmant de suicides et un fort taux d'absentéisme pour maladies, ainsi que des "situations d'épuisement physique et psychique" et une "très forte augmentation" des accidents du travail. Dans un courrier de 8 pages envoyé le 20 mai au président du groupe, à son comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), aux ministres de tutelle et aux inspecteurs du travail, dévoilé jeudi par le Le Télégramme , le syndicat des médecins de prévention de La Poste recense des indicateurs alarmants pour la santé au travail des 300.000 salariés du deuxième employeur public de France.

Parmi les clignotants au rouge, "des suicides ou tentatives de suicide dont on peut penser qu'ils sont exclusivement liés à des situations de vie professionnelle", dans "toutes les régions", "tous les métiers" et aux "différents niveaux de l'entreprise". Le rapport affirme que le "taux d'absentéisme pour maladie atteint des seuils sans précédent", estime que "les agents à la distribution sont confrontés à des situations d'épuisement physique et psychique" et constate une "très forte augmentation" des accidents du travail et maladies professionnelles. Le texte relève en préambule que "les rapports annuels des médecins du travail soulignent depuis plusieurs années une dégradation de la vie au travail". Le rapport constate aussi une explosion des congés non accordés et les pressions exercées sur certains salariés pour qu'ils quittent l'entreprise.

Selon le syndicat de médecins, "il faut engager des actions concrètes pour enrayer ce qui pourrait vite devenir un processus morbide connu aujourd'hui par d'autres entreprises", comme France Télécom. "Nous avons loyalement alerté nos directions et notre filière de cette situation alarmante et sommes déçus par le peu de considération apportée voire, plus grave, par le déni manifeste", soulignent les praticiens. La directrice de la prévention de la santé et de la sécurité au travail de La Poste, Pascale Duchet-Suchaux, interrogée par le quotidien Le Télégramme , a contesté le rapport et l'a jugé "très catégorique".

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02/06/2010

L'attentat de Karachi et le financement des partis politiques

à lire sur MEDIAPART :

Par Fabrice Arfi Fabrice Lhomme

 

MM. Sarkozy et Balladur
MM. Sarkozy et Balladur© DR
L'affaire de Karachi atteint le sommet de l'Etat français. Un rapport de synthèse de la police luxembourgeoise de janvier 2010 désigne nommément Nicolas Sarkozy comme ayant été l'architecte, en 1994, d'un dispositif occulte au Luxembourg qui aurait été utilisé pour le financement illicite de la campagne présidentielle de son mentor Edouard Balladur grâce aux ventes d'armes. «Une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises», affirment les policiers luxembourgeois.

01/06/2010

Israël, l’impunité jusqu’à quand ?

lu sur :

http://blog.mondediplo.net/2010-05-31-Israel-l-impunite-jusqu-a-quand

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Israël, l'impunité jusqu'à quand ?

lundi 31 mai 2010, par Alain Gresh

 

L’assaut donné le 31 mai à l’aube par l’armée israélienne contre la flottille de bateaux transportant une aide humanitaire à Gaza aurait fait une vingtaine de morts. Cette attaque s’est déroulée dans les eaux internationales. Elle a suscité de nombreuses condamnations, y compris de pays européens et du gouvernement français. Bernard Kouchner a déclaré que « rien ne saurait justifier l’emploi d’une telle violence, que nous condamnons ». Plusieurs pays, dont la Suède, l’Espagne, la Turquie et la France ont convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a suspendu des manœuvres aériennes avec Israël et annulé une visite du chef de l’armée de l’air israélienne.

Bien sûr, ces condamnations sont les bienvenues. Même s’il reste quelques personnes qui osent trouver des justifications à l’action israélienne. Ainsi, le porte-parole de l’UMP, l’ineffable Frédéric Lefebvre, a fait savoir, selon l’AFP, que son parti « regrette » les morts, mais dénonce les « provocations » de « ceux qui se disent les amis des Palestiniens ».

La veille de cette action militaire, faisant preuve d’une prescience qui fait partie de ses innombrables qualités, Bernard-Henri Lévy déclarait à Tel-Aviv : « Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique, qui se pose tellement de questions morales. » (Haaretz.com, 31 mai). Il est vrai que, lors de la guerre de Gaza, notre philosophe s’était pavané sur un char israélien pour entrer dans le territoire. Réagissant à l’attaque aujourd’hui, Lévy l’a qualifiée, selon l’AFP, de « stupide » car risquant de ternir l’image d’Israël. Pas un mot de condamnation, pas un mot de regret pour les tués...

La seule question qui se pose maintenant est de savoir quel prix le gouvernement israélien devra payer pour ce crime. Car, depuis des années, les Nations unies ont adopté des dizaines de résolutions (« Résolutions de l’ONU non respectées par Israël », Le Monde diplomatique, février 2009), l’Union européenne a voté d’innombrables textes qui demandent à Israël de se conformer au droit international, ou tout simplement au droit humanitaire, en levant, par exemple, le blocus de Gaza. Ces textes ne sont jamais suivis du moindre effet. Au contraire, l’Union européenne et les Etats-Unis récompensent Israël.

C’est ce qu’a prouvé l’admission d’Israël dans l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), la semaine dernière, et la visite en France du premier ministre israélien Nétanyahou pour assister à l’intronisation de son pays. Comme le précisait un communiqué de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) du 30 avril, « Israël à l’OCDE ? Un mauvais coup contre la paix ! », cette adhésion valait acceptation de l’inclusion de la Cisjordanie et du Golan dans le « périmètre » israélien. Le fait qu’Israël se permette quelques jours plus tard d’attaquer la flottille de la paix confirme que cet Etat voit dans ces bonnes manières un feu vert pour toutes ses actions.

Cela avait déjà été le cas en décembre 2008. C’était alors l’Union européenne qui avait décidé le « rehaussement » des relations bilatérales avec Israël, donnant à cet Etat des privilèges dont ne disposaient jusque-là que quelques grandes puissances. Les chars israéliens pouvaient quelques jours plus tard partir à l’assaut du territoire de Gaza et commettre, en toute impunité, des « crimes de guerre », voire des « crimes contre l’humanité ».

Richard Falk, envoyé spécial des Nations unies pour les territoires occupés, écrivait, dans Le Monde diplomatique (mars 2009) un texte intitulé : « Nécessaire inculpation des responsables de l’agression contre Gaza ». Quelques mois plus tard, la commission des Nations unies présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone remettait ses conclusions. Elles étaient accablantes pour Israël, même si elles n’épargnaient pas le Hamas. Le texte confirmait que c’était bien l’armée israélienne qui avait rompu le cessez-le-feu et mettait en lumière les crimes commis. Ce texte confirmait de nombreux rapports déjà publiés par Amnesty International et Human Rights Watch.

Ces textes n’ont débouché sur aucune sanction contre le gouvernement israélien. Un des arguments avancés pour justifier cette passivité est que les faits incriminés seraient l’objet d’enquêtes sérieuses en Israël, ce que dément de manière argumentée la juriste Sharon Weill, dans Le Monde diplomatique (septembre 2009) : « De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh ».

On assiste d’ailleurs en Israël à une offensive sans précédent contre les organisations de défense des droits humains, qu’elles soient internationales ou israéliennes, considérées désormais comme une menace stratégique pour l’Etat, juste après la menace de l’Iran, du Hamas et du Hezbollah. Une véritable entreprise de délégitimation se déploie contre ces organisations à travers des groupes soutenus par le gouvernement et l’extrême droite comme NGO Monitor, menée parallèlement à une guerre de propagande pour justifier l’injustifiable (lire Dominique Vidal, « Plus le mensonge est gros... », Le Monde diplomatique, février 2009). Est-il vraiment étonnant que des soldats israéliens considèrent les militants venus apporter du ravitaillement à Gaza comme des « terroristes » et les traitent comme tels ?

L’impunité durera-t-elle ou certains gouvernements oseront-ils prendre des mesures concrètes pour sanctionner Israël, pour faire comprendre à son gouvernement (et aussi à son peuple) que cette politique a un prix, que la répression a un prix, que l’occupation a un prix ?

Dans le cadre de l’Union européenne, Paris pourrait suggérer à ses partenaires de suspendre l’accord d’association en vertu de l’article 2, qui affirme explicitement qu’Israël doit protéger les droits humains (lire Isabelle Avran, « Atermoiements de l’Union européenne face à Israël », La valise diplomatique, 25 juin 2009).

La France pourrait déjà, seule, sans attendre l’accord de ses partenaires européens, prendre trois mesures :

- d’abord, et ce serait seulement se conformer au droit et aux décisions de l’Union européenne, lancer une campagne pour tracer l’origine des produits israéliens exportés en France et interdire (pas seulement taxer) les produits des colonies ;

- ensuite, affirmer que l’installation de colons dans les territoires occupés n’est pas acceptable et que ceux-ci devraient donc être soumis à une demande de visa s’ils désirent se rendre en France – une mesure facile à mettre en œuvre à partir des adresses des individus désirant visiter notre pays ;

- enfin, proclamer que des citoyens français qui effectuent leur service militaire en Israël ne sont pas autorisés à servir dans les territoires occupés. Leur participation aux actions d’une armée d’occupation pourrait entraîner des poursuites judiciaires.

Bernard Kouchner a annoncé qu’il n’y avait pas de citoyens français parmi les personnes tuées sur les bateaux. Mais sait-il s’il y a des citoyens français parmi ceux qui sont responsables de ce crime ?