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26/02/2010

Pie XII et Hitler

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/02783eda-218d-11df-8af3-a3fe80c8b4df/Pie_XII_trop_timor%C3%A9_face_%C3%A0_Hitler_pour_%C3%AAtre_b%C3%A9atifi%C3%A9

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vatican Jeudi25 février 2010

Pie XII, trop timoré face à Hitler pour être béatifié

Par Patricia Briel

Durant le pontificat du pape Pie XI, le Saint-Office avait préparé une condamnation très dure du nazisme. Un historien explique pourquoi elle n’a jamais vu le jour. La hiérarchie vaticane privilégiait déjà le silence.

En donnant un coup d’accélérateur le 19 décembre dernier au processus de béatification du très controversé Pie XII (1939-1958), Benoît XVI a ravivé la polémique concernant ce pape auquel on reproche d’être resté silencieux face à la Shoah. Des Juifs, ainsi que des historiens et des théologiens catholiques, ont manifesté leur incompréhension devant la hâte de Josef Ratzinger, soulignant la nécessité d’ouvrir et d’étudier les archives relatives au pontificat d’Eugenio Pacelli avant de le béatifier.

Cependant, les archives concernant le pontificat de Pie XI (1922-1939) sont ouvertes depuis 2003. Et elles révèlent des éléments intéressants concernant l’attitude du futur Pie XII pendant les années 1930, notamment lorsqu’il était secrétaire d’Etat du Vatican. Le livre d’un historien ayant eu accès à ces archives vient d’être traduit en français. Il offre un éclairage puissant sur la politique hésitante et pusillanime de Pie XI et de son secrétaire d’Etat Pacelli avant la Seconde Guerre mondiale. A l’aide de nouveaux documents, l’historien Peter Godman démontre comment la diplomatie vaticane a pris le pas sur la morale et la défense des valeurs chrétiennes.

Godman, qui est membre du Comité des archives du Saint-Siège et enseigne à Rome, n’entre pas dans les polémiques qu’a alimentées le journaliste John Cornwell avec son livre Le pape et Hitler. L’histoire secrète de Pie XII et l’historien Daniel Jonah Goldhagen, auteur de Le devoir de morale. Le rôle de l’Eglise catholique dans l’Holocauste et son devoir non rempli de repentance, deux ouvrages présentant Pie XII comme antisémite et complice des crimes nazis. Sa thèse ne progresse pas à coups de spéculations infondées, mais se base sur l’analyse rigoureuse de nombreux documents.

Cependant, son verdict est sans appel: Pie XI et son secrétaire d’Etat ont mené une politique de l’autruche. L’attitude de Pacelli était celle d’un bon serviteur du pape et de l’Eglise, mais il n’avait pas l’étoffe d’un héros. «Jamais les archives qui subsistent ne nous montrent ce loyal serviteur à l’origine d’une initiative. Appliqué, habile et scrupuleux, le cardinal secrétaire d’Etat de Pie XI se contentait d’exécuter les ordres du pape.»

Devenu Pie XII, il ne sut pas prendre ses distances avec la politique prudente menée par son prédécesseur. «La réticence caractérisait la politique vaticane bien avant que Pie XII ne devienne pape le 2 mars 1939. Cela nous aide à comprendre ses fameux silences, attestés dès le début de son règne», écrit Godman. Qui constate aussi que «Pie XII avait appris de Pie XI l’opportunisme et la modération».

Pourtant, la volonté de condamner le racisme et l’antisémitisme de Hitler n’a pas manqué au sein du Vatican. Mais elle a toujours fléchi devant les considérations diplomatiques, comme le montrent les sources auxquelles Peter Godman a eu accès. Il a notamment exploré les archives de l’Inquisition ou Suprême Sacrée Congrégation du Saint-Office, connue aujourd’hui sous le nom de Congrégation pour la doctrine de la foi. Or les idées exprimées dans certains documents condamnaient le nazisme avec tant de force que ces archives furent transférées aux Etats-Unis en 1940 de crainte qu’elles ne fussent saisies par les Allemands s’ils venaient à occuper Rome.

Pourquoi cette condamnation claire du nazisme n’a-t-elle jamais vu le jour? Les réponses que Godman donne à cette question constituent le fil rouge et l’intérêt de son livre. D’après lui, l’Eglise a sacrifié la morale sur l’autel du concordat conclu entre le Vatican et l’Allemagne en 1933, qui devait être préservé coûte que coûte, et ce malgré les fréquentes violations de cet accord par les nazis. Le Saint-Siège s’accrochait à ce concordat comme à une bouée de sauvetage. Il représentait pour lui le seul socle juridique sur lequel il pouvait s’appuyer et revendiquer le respect des droits des catholiques. Pie XI et Pacelli craignaient que si l’Eglise haussait le ton, le concordat serait rompu et que les nazis laisseraient dès lors libre cours à leur haine du catholicisme. Les deux hommes étaient obsédés par la quête d’une «paix véritable» avec l’Allemagne.

En 1936, le Saint-Office avait mis au point un document qui condamnait en même temps le national-socialisme, le communisme et le totalitarisme fasciste. La question de l’antisémitisme y était mentionnée explicitement pour la première fois. Ce texte se basait sur un rapport remis par deux jésuites une année auparavant. A la demande de Pie XI, ceux-ci avaient été chargés d’analyser les théories nazies sur le racisme, le nationalisme et le totalitarisme en vue d’une condamnation. Les deux jésuites présentèrent 47 idées hérétiques et appelèrent à une réprobation publique du nazisme par le pape. Le Saint-Office retravailla le document et remit à Pie XI un texte qui condamnait sans ambiguïté les idées de Hitler et de Mussolini. Il ne fut jamais publié.

L’encyclique de Pie XI «Mit brennender Sorge» s’en inspirait, mais atténuait considérablement les condamnations du Saint-Office. «Le détail, le contenu et plus encore le ton critique des travaux du Saint-Office sur le nazisme furent abandonnés dans «Mit brennender Sorge». Cette encyclique, encore aujourd’hui saluée comme l’offensive la plus courageuse de la papauté contre Hitler et ses partisans, marquait en réalité un recul», affirme Peter Godman.

«Qu’une si grande partie du projet de condamnation ait été retranchée de l’encyclique place sous un jour nouveau le vieux problème du silence pontifical. Inutile désormais de spéculer sur ce que le chef de l’Eglise catholique «aurait pu dire». C’est un fait que le pape renonça à s’exprimer sur le racisme, les droits de l’homme et autres questions liées sous la forme du texte franc et détaillé préparé par le tribunal suprême.»

La hiérarchie vaticane manqua là une précieuse occasion d’agir. Elle choisit la voie du moindre risque et se mura dans un silence diplomatique.

Les révélations de ce livre ne grandissent pas la figure de Pacelli.

Difficile de comprendre pourquoi Benoît XVI veut à tout prix béatifier ce diplomate opportuniste et sans imagination, prudent jusqu’à la pusillanimité.

Peter Godman, Hitler et le Vatican, Perrin.

© 2009 Le Temps SA

24/02/2010

La liste rouge du ministère du travail

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/23/stress-au-travail-la-liste-rouge-circule-toujours-sur-le-net_1310386_3224.html
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Stress au travail : la liste rouge circule toujours sur le Net
LEMONDE.FR | 23.02.10 | 19h02  •  Mis à jour le 23.02.10 | 19h08


e ministère du travail pensait les avoir retirées. Mais les listes rouge et orange des entreprises de plus de 1 000 salariés luttant peu ou pas contre le stress au travail sont toujours visibles sur Internet. Mises en ligne par le ministère du travail jeudi 18 février, ce dernier les avait en effet retirées dès le lendemain, officiellement pour les actualiser, officieusement en raison de pressions du monde patronal, qui se serait bien passé d'une telle publicité. Seule la liste verte des bons élèves, les entreprises ayant signé un accord en matière de prévention des risques psychosociaux, avait été maintenue.

En réalité, certains sites Internet avaient reproduit les trois listes de couleur dans leurs pages. ITR News.com publie ainsi les 700 entreprises montrées du doigt pour n'avoir entrepris aucune démarche ou n'avoir pas répondu au questionnaire soumis par le ministère. Certains blogs ont aussi copié les listes avant leur disparition, comme Carla Noirci, qui se définit comme "un pirate" sur Internet, ou Et voilà le travail d'Elsa Fayner, journaliste indépendante spécialisée dans les questions sociales. Enfin, les internautes qui ont du temps à tuer peuvent aussi procéder par déduction sur le site Travailler-mieux.gouv.fr, et retrouver les cancres en comparant la liste des quelque 1 500 entreprises françaises de plus de 1 000 salariés avec celle des bons élèves.

LeMonde.fr
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Et pour que la liste ne disparaisse pas, voici encore une adresse où on peut la voir :
http://sensinterdit.over-blog.net/article-la-liste-rouge-du-ministere-du-travail-45577760.html
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Et la voici, ci-dessous :
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• 3M FRANCE - 95000 CERGY
• A+ LOGISTICS – 94130 NOGENT SUR MARNE
• AAD 07 – 07000 PRIVAS
• AAF LA PROVIDENCE – 35510 CESSON SEVIGNE
• AB INTERIM – 93400 SAINT OUEN
• ABDSF – ARVATO BUSINESS DEVELOPPEMENT SE – 62880 VENDIN LE VIEIL
• ACCENTURE TECHNOLOGY SOLUTIONS – 92320 CHATILLON
• ACERGY FRANCE – 92150 SURESNES
• ACODEGE – 21000 DIJON
• ACPPA ACCUEIL ET CONFORT POUR PERSONNES – 69340 FRANCHEVILLE
• ACTION SANITAIRE SOCIALE REGION LILLE – 59800 LILLE
• ADAPEI – 33520 BRUGES
• ADAPEI – 64000 PAU
• ADAPEI COTES D’ARMOR PAPILLONS BLANCS – 22190 PLERIN
• ADAPEI DE L’ORNE – 61000 ALENCON
• ADEP ASSOC ENTRAIDE POLIOS ET HANDICAPES – 92380 GARCHES
• ADISSEO FRANCE S.A.S. – 92160 ANTONY
• ADPEI LES PAPILLONS BLANCS – 28000 LE COUDRAY
• ADREXO – 13000 AIX EN PROVENCE
• ADREXO SUD OUEST – 13000 AIX EN PROVENCE
• AERAZUR – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• AERAZUR HOLDING – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• AEROSPATIALE MATRA MISSILES – 75016 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• AFTAM – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• AGCE CONCER COORD ANIMA SOCIO-EDUCATIVE – 44000 NANTES
• AGCE FR SECURIT SANIT PRODUITS SANTE – 93200 SAINT DENIS
• AGCE FR SECURITE SANITAIRE ALIMENTS – 94700 MAISONS ALFORT
• AGENCE FRANCE PRESSE – 75002 PARIS 2E ARRONDISSEMENT
• AGENCE INSERTION DEPARTEMENT MARTINIQUE – 97200 FORT DE FRANCE
• AGO AGENC GEST ORGANI HOTELIER – 92400 COURBEVOIE
• AIDES ET SOUTIEN A DOMICILE 77 – 77000 MELUN
• ALBAWANEUF – 92700 COLOMBES
• ALCAN PACKAGING CAPSULES – 92400 COURBEVOIE
• ALCAN RHENALU – 92400 COURBEVOIE
• ALLIANCE – 94470 BOISSY SAINT LEGER
• ALSACIENNE DE RESTAURATION – 67300 SCHILTIGHEIM
• ALTI – 92300 LEVALLOIS PERRET
• ALTIS – 64000 PAU
• ALYZIA – 93290 TREMBLAY EN FRANCE
• ALYZIA SURETE – 93290 TREMBLAY EN FRANCE
• AMERICAN EXPRESS VOYAGES – 92500 RUEIL MALMAISON
• ANOVO – 60000 BEAUVAIS
• ARCADE NETTOYAGE – 92800 PUTEAUX
• ARES – 91140 VILLEBON SUR YVETTE
• ARGEDIS – 78230 LE PECQ
• ARI – 13006 MARSEILLE 6E ARRONDISSEMENT
• ARIES – 78300 POISSY
• ARIES MECA – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• ARJOWIGGINS – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• ARPEGE – 92120 MONTROUGE
• ARRIVE – 85250 SAINT FULGENT
• ART DE VIVRE DU CHRU DE LILLE – 59000 LILLE
• ASCOMETAL – 92400 COURBEVOIE
• ASF – ARVATO SERVICES FRANCE – 62880 VENDIN LE VIEIL
• ASPIROTECHNIQUE – 92300 LEVALLOIS PERRET
• ASS AIDE A DOMICILE AAFP-CSF – 72100 LE MANS
• ASS AIDE DOMIC PERSONNES AGEES – 38130 ECHIROLLES
• ASS APAVE NORD OUEST – 59800 LILLE
• ASS BAS-RHINOISE AIDE PERSONNES AGEES – 67000 STRASBOURG
• ASS DE GESTION DU GROUPE MORNAY EUROPE – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• ASS DEP AMIS ENFANTS INADAPTES – 01000 BOURG EN BRESSE
• ASS DEPT AMIS PARENTS ENFANTS INADAPTES – 80000 AMIENS
• ASS EN FAVEUR DES HANDICAPES ET INADAPTE – 45800 SAINT JEAN DE BRAYE
• ASS GESTI EQUIP HEBER POSTE SEINE MARIT – 76000 ROUEN
• ASS HOSPITALIERE DE FRANCHE COMTE – 70160 SAINT REMY
• ASS INSERT REINSERT PROF HUMAIN HANDIC – 75011 PARIS 11E ARRONDISSEMENT
• ASS LAIQUE GESTION ETS ENFANCE INADAPTE – 47310 ESTILLAC
• ASS NATIONAL ENTRAID PREVOYANC – 92300 LEVALLOIS PERRET
• ASS SOINS SERVICES DOMICILE REG HAVRAISE – 76600 LE HAVRE
• ASSA ABLOY AUBE ANJOU – 10000 TROYES
• ASSOC ENTRAIDE UNIVERSITAIRE – 75014 PARIS 14E ARRONDISSEMENT
• ASSOC REG SAUVEGARDE ENFANT ADO ADUL – 31100 TOULOUSE
• ASSOCIATION ADELE DE GLAUBITZ – 67000 STRASBOURG
• ASSOCIATION D AIDE AUX PERSONNES DU DEPA – 01000 BOURG EN BRESSE
• ASSOCIATION D’ACTION ET D’INSERTION SOCI – 61000 ALENCON
• ASSOCIATION DE MOYENS D & O – 75011 PARIS 11E ARRONDISSEMENT
• ASSOCIATION DES PARALYSES DE FRANCE APF – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• ASSOCIATION HANDAS – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• ASSOCIATION HOSPITALIERE SAINTE MARIE – 63400 CHAMALIERES
• Association Intermédiaire D’aide en milieu Agricole et Rural – 30032 NIMES CEDEX 1
• ASSOCIATION MARIE LANNELONGUE – 92350 LE PLESSIS ROBINSON
• ASSOCIATION OLGA SPITZER – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• ASSOCIATION POUR L’ACCOMPAGNEMENT ET LE MAINTIEN A DOMICILE – 68200
MULHOUSE
• ASSOCIATION SERVICES SOINS A DOMICILE – 37000 TOURS
• ASSYSTEM FACILITIES – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• ASSYSTEM FRANCE – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• ATAC – 59170 CROIX
• AUBERT FRANCE – 68000 CERNAY
• AUSY FRANCE – 92000 ISSY LES MOULINEAUX
• AVENANCE ENSEIGNEMENT ET SANTE – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• AVENANCE ENTREPRISES – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• AVENIR TELECOM – 13014 MARSEILLE 14E ARRONDISSEMENT
• AVIS LOCATION DE VOITURES – 92400 COURBEVOIE
• AXE TRAVAIL TEMPORAIRE – 31000 TOULOUSE
• AZUR – NET SOCIETE DE SERVICES – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• AZUR NET SERVICES – 91320 WISSOUS
• B.V.A. – 31130 BALMA
• BAC SECURITE – 78350 JOUY EN JOSAS
• BARILLA HARRY’S FRANCE – 36000 CHATEAUROUX
• BATA FRANCE DISTRIBUTION – 92000 PUTEAUX
• BATEG – 78140 VELIZY VILLACOUBLAY
• BAZAR DE L HOTEL DE VILLE – 75004 PARIS 4E ARRONDISSEMENT
• BEAUTY SUCCESS – 24430 MARSAC SUR L’ISLE
• BECTON DICKINSON FRANCE – 38800 LE PONT DE CLAIX
• BEHR FRANCE ROUFFACH – 68250 ROUFFACH
• BELAMBRA CLUBS – 92120 MONTROUGE
• BLANC AERO INDUSTRIES – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• BOEHRINGER INGELHEIM FRANCE – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• BOMBARDIER TRANSPORT FRANCE S.A.S – 59154 CRESPIN
• BONNA SABLA SNC – 92800 PUTEAUX
• BP FRANCE – 92500 RUEIL MALMAISON
• BRAKE FRANCE SERVICE – 69760 LIMONEST
• BRET-NET – 35170 BRUZ
• BRICE – 72100 LE MANS
• BRICORAMA FRANCE – 42300 ROANNE
• BRINK’S CONTROLE SECURITE – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• BRINK’S EVOLUTION – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• BRIT AIR – 29000 MORLAIX
• BROSSETTE – 69007 LYON 7E ARRONDISSEMENT
• BTP RETRAITE – 75006 PARIS 6E ARRONDISSEMENT
• BUT EXPLOITATION – 77184 EMERAINVILLE
• BW MARKETING – 92600 ASNIERES SUR SEINE
• C & A FRANCE – 75001 PARIS 1ER ARRONDISSEMENT
• C A – 92800 PUTEAUX
• CAISSE FEDERALE CREDIT MUTUEL ANGERS – 49100 ANGERS
• CAISSE GENERALE DE SECURITE SOCIALE – 97400 SAINT DENIS
• CAISSE GENERALE DE SECURITE SOCIALE – 97100 POINTE A PITRE
• CAISSE REGIONALE CREDIT MUTUEL SUD OUEST – 33600 PESSAC
• CAISSE REGIONALE DE LA SECURITE SOCIALE DANS LES MINES NORD PAS DE CALAIS – 62300 LENS
• CAMAIEU INTERNATIONAL – 59100 ROUBAIX
• CAPDEVIELLE – 40700 HAGETMAU
• CARCOOP FRANCE – 91080 COURCOURONNES
• CARGILL FRANCE – 78000 SAINT GERMAIN EN LAYE
• CARRARD SERVICES – 51100 REIMS
• CASTEL FRERES SA – 33000 BLANQUEFORT
• CATERPILLAR FRANCE SAS – 38100 GRENOBLE
• CATHERINE DELANNOY – 75014 PARIS 14E ARRONDISSEMENT
• CAUVAL INDUSTRIES – 77185 LOGNES
• CBS OUTDOOR – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• CEGID – 69009 LYON 9E ARRONDISSEMENT
• CEGID GROUP – 69009 LYON 9E ARRONDISSEMENT
• CENTRE ANTICANCEREUX L BERARD – 69008 LYON 8E ARRONDISSEMENT
• CENTRE MEDICO-CHIRURGICAL DU MANS – 72100 LE MANS
• CESAME CTRE DE SANTE MENTALE ANGEVIN – 49130 SAINTE GEMMES SUR LOIRE
• CGE DISTRIBUTION – 92000 MONTROUGE
• CGGVERITAS SERVICES SA – 91000 MASSY
• CHAUSSEA SAS – 54910 VALLEROY
• CHI DE LA HAUTE SAONE – 70000 VESOUL
• CHUBB SECURITE SURVEILLANCE – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• CIE FRANCAISE DE TRANSPORT INTERURBAIN – 92000 NANTERRE
• CINQ SUR CINQ – 28000 CHARTRES
• CITELUM – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• CLAAS TRACTOR SAS – 78000 VELIZY VILLACOUBLAY
• CLASS NET – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• CLEAR CHANNEL FRANCE – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• CMA CGM – 13002 MARSEILLE 2E ARRONDISSEMENT
• COFIROUTE – 92310 SEVRES
• COFRAMI – CIE FR MINI MICRO INFORMATIQUE – 75116 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• COLLECTES VALORISATION ENERGIE DECHETS – 78280 GUYANCOURT
• COMITE DEPART APAJH DU VAL D OISE – 95330 DOMONT
• COMITE ETUDES SOINS AUX POLYHANDICAPES – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• COMITE OEUVRE SOCIAL PERSONNEL MUNICIP – 59100 ROUBAIX
• COMPAGNIE GENERALE DE GEOPHYSIQUE – VERI – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• COMPLETEL SAS – 92800 PUTEAUX
• COMPTOIR DES COTONNIERS FRANCE – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• COMPTOIR ELECTRIQUE FRANCAIS – 69340 FRANCHEVILLE
• COMPUTACENTER FRANCE – 95000 ROISSY EN FRANCE
• CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES MEDITERRANEE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• CONTITECH ANOFLEX SNC – 69300 CALUIRE ET CUIRE
• COOL JET – 91190 SAINT AUBIN
• COOP AGRICOL VENDEE APPROV VENTE CEREALE – 85000 LA ROCHE SUR YON
• COOPERL ARC ATLANTIQUE – 22400 LAMBALLE
• CORA – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• COULEURS DE TOLLENS AGORA – 92110 CLICHY
• COURIR FRANCE – 38360 SASSENAGE
• COURONNAISE DE RAFFINAGE – 92700 COLOMBES
• COVAGE SERVICES – 92500 RUEIL MALMAISON
• CPAM DE LOIRE-ATLANTIQUE – 44200 NANTES
• CREDIT INDUSTRIEL DE NORMANDIE – 76000 ROUEN
• CREMONINI RESTAURATION SAS – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• CROWN EMBALLAGE FRANCE SAS – 93400 SAINT OUEN
• CRYSTAL SA – 92320 CHATILLON
• CS SYSTEMES D’INFORMATION – 92350 LE PLESSIS ROBINSON
• CTRE D’ACCUEIL DE SOINS HOSP NANTERRE – 92000 NANTERRE
• CTRE D’ACTION SOCIALE DE VILLE DE PARIS – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• CTRE ELECTRONIQUE AUDIOVIS TRANSMISSIONS – 21600 LONGVIC
• CTRE NAT ART ET CULTURE GEORGES POMPIDOU – 75004 PARIS 4E ARRONDISSEMENT
• CWT FRANCE – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• DALKIA FACILITIES MANAGEMENT – 92800 PUTEAUX
• DATAVANCE INFORMATIQUE – 92300 PUTEAUX
• DCNS – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• DECA FRANCE I D F I – 94200 IVRY SUR SEINE
• DEFI MODE S.A.S. – 43100 BRIOUDE
• DELIFRANCE S A – 94200 IVRY SUR SEINE
• DELPHI DIESEL SYSTEMS FRANCE SAS – 93290 TREMBLAY EN FRANCE
• DELTA LINGERIE – 94230 CACHAN
• DEMOSTHENE – 21000 DIJON
• DERICHEBOURG INTERIM – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• DEXI FRANCE AURIEGE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• DHL EXPRESS (FRANCE) SAS – 95700 ROISSY EN FRANCE
• DHL FASHION (FRANCE) SAS – 95700 ROISSY EN FRANCE
• DHL GLOBAL FORWARDING (FRANCE) SAS – 93200 LA PLAINE SAINT DENIS
• DHL INTERNATIONAL – 95700 ROISSY EN FRANCE
• DIAC – 93000 NOISY LE GRAND
• DIM SA – 92300 LEVALLOIS PERRET
• DMMS ENTRETIEN – 75020 PARIS 20E ARRONDISSEMENT
• DOLLFUS MIEG ET CIE – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• DOMIDOM SERVICES – 75007 PARIS 7E ARRONDISSEMENT
• DOMOSERVICES MAINTENANCE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• DRAGUI TRANSPORTS – 83300 DRAGUIGNAN
• DU PAREIL AU MEME – 91320 WISSOUS
• DYNAPOST – 94220 CHARENTON LE PONT
• E.N.C.I. – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• EADS ASTRIUM SAS – 31400 TOULOUSE
• EDS ANSWARE – 92000 NANTERRE
• ELIDIS BOISSONS SERVICES – 92110 CLICHY
• ENERSYS SARL – 62000 ARRAS
• ENTREMONT ALLIANCE – 74000 ANNECY
• ENTREPRISE VALERIAN – 84700 SORGUES
• ENTREPRISES MORILLON CORVOL COURBOT – 94550 CHEVILLY LARUE
• ERICSSON FRANCE – 91300 MASSY
• ESPACE CONDITIONNE LOGISTIQUE SERVICE – 77820 LE CHATELET EN BRIE
• ETG – 92350 LE PLESSIS ROBINSON
• ETS HOPALE – 62600 BERCK
• EURALIS GASTRONOMIE – 65700 MAUBOURGUET
• EUREST – 92320 CHATILLON
• EURO DEFENSE SERVICE – 92230 GENNEVILLIERS
• EURODIF – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• EUROPE SERVICES PROPRETE – 91170 VIRY CHATILLON
• EUROPEENNE DE TRAVAUX FERROVIAIRES – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• EXAPAQ SAS – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• EXIDE TECHNOLOGIES SAS – 92636 GENNEVILLIERS
• EXTELIA – 94220 CHARENTON LE PONT
• FAGORBRANDT SAS – 92500 RUEIL MALMAISON
• FCI AUTOMOTIVE FRANCE – 28230 EPERNON
• FEDERAL MOGUL OPERATIONS FRANCE SAS – 45140 SAINT JEAN DE LA RUELLE
• FEDERATION ADMR – 41000 BLOIS
• FEDERATION DES A.P.A.J.H – 92210 SAINT CLOUD
• FENWICK LINDE SARL – 78990 ELANCOURT
• FIDUCIAL BUREAUTIQUE – 92400 COURBEVOIE
• FIDUCIAL CONSULTING – 92400 COURBEVOIE
• FM FRANCE – 57370 PHALSBOURG
• FONDATION DE ROTHSCHILD – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• FONDATION HOPALE – 62000 BERCK
• FONDATION JOHN BOST – 24130 LA FORCE
• FONDATION SANTE DES ETUDIANTS DE FRANCE – 75014 PARIS 14E ARRONDISSEMENT
• FONDATION VINCENT DE PAUL – 67000 STRASBOURG
• FORCE SECURITE INTERNATIONAL – 75018 PARIS 18E ARRONDISSEMENT
• FOURE LAGADEC – 76600 LE HAVRE
• FRAIKIN LOCAMION – 92800 PUTEAUX
• FRANCAISE DE SERVICES ET DE MAINTENANCE – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• FRANCE CHAMPIGNON – 49400 SAUMUR
• FRANCE HANDLING – 93290 TREMBLAY EN FRANCE
• FRANCE LOISIRS – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• FRANCE PRINTEMPS – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• FRANCIAFLEX – 45430 CHECY
• FRANFINANCE – 92500 RUEIL MALMAISON
• FRANS BONHOMME – 37000 JOUE LES TOURS
• FREDERIC WOZNIAK – 77450 ESBLY
• FRUIDOR – 94150 RUNGIS
• GAD SAS – 29400 LAMPAUL GUIMILIAU
• GAGNERAUD CONSTRUCTION – 75016 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• GAUTIER FRANCE – 85510 LE BOUPERE
• GEMEY PARIS-MAYBELLINE NEW YORK – 75001 PARIS 1ER ARRONDISSEMENT
• GEN OPTIQUE LES OPTICIENS ECONOMES – 83400 HYERES
• GENERAL LOGISTICS SYSTEMS FRANCE – 31000 TOULOUSE
• GENERAL MOTORS STRASBOURG – 67100 STRASBOURG
• GENERAL TRAILERS FRANCE – 91130 RIS ORANGIS
• GENERALE DE PROTECTION – 13127 VITROLLES
• GENERALE DE TELEPHONE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• GESMIN – 95000 CERGY
• GESTION ET SERVICES GROUPE COFINOGA GIE – 75003 PARIS 3E ARRONDISSEMENT
• GESTION SERVICES SOCIAUX DE L UDAF NORD – 59800 LILLE
• GFI INFORMATIQUE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• GIAT INDUSTRIES – 78000 VERSAILLES
• GIE MMA SI – 72100 LE MANS
• GL TRADE – 75002 PARIS 2E ARRONDISSEMENT
• GML FRANCE – 71000 MACON
• GOODRICH ACTUATION SYSTEM SAS – 78530 BUC
• GOODYEAR DUNLOP TIRES FRANCE – 92500 RUEIL MALMAISON
• GORON SA – 75006 PARIS 6E ARRONDISSEMENT
• GPE INFORMATIQUE SCIENTIFIQUE TECHNIQUE – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• GPN – 92400 COURBEVOIE
• GPT INT DES METIERS NETTOYAGE ET SERVICE – 31320 CASTANET TOLOSAN
• GRAND CONSEIL DE LA MUTUALITE – 13002 MARSEILLE 2E ARRONDISSEMENT
• GRAND PORT MARITIME DU HAVRE – 76000 LE HAVRE
• GRANDE PAROISSE SA – 92400 COURBEVOIE
• GRANDOPTICAL FRANCE – 78000 GUYANCOURT
• GRANDS MOULINS DE PARIS – 94200 IVRY SUR SEINE
• GROUPE ALTER SERVICES – 34070 MONTPELLIER
• GROUPE COOP CNP (UES) – 76000 LE GRAND QUEVILLY
• GROUPE EXPRESS-ROULARTA – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• GROUPE F.O.S.S. – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• GROUPE L G – 35510 CESSON SEVIGNE
• GROUPE LIAISONS S.A. – 92500 RUEIL MALMAISON
• GROUPE SERVICES ET PROPRETE – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• GROUPE SERVICES INDUSTRIE VITRONET – 94200 IVRY SUR SEINE
• GROUPEMENT DE L’INTERIM FRANCAIS – 75003 PARIS 3E ARRONDISSEMENT
• GROUPEMENT INTERNATIONAL MECANIQUE AGRIC – 60000 BEAUVAIS
• GSF NEPTUNE – 76230 BOIS GUILLAUME
• GSK FRANCE (UES) – 78160 MARLY LE ROI
• HACHETTE FILIPACCHI ASSOCIES – 92300 LEVALLOIS PERRET
• HAGER ELECTRO – 67210 OBERNAI
• HARRIS COMMUNICATION FRANCE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• HAWKER – 62000 ARRAS
• HBS HOLDING – 31000 TOULOUSE
• HEBDOPRINT – 69003 LYON 3E ARRONDISSEMENT
• HEINEKEN ENTREPRISE – 92500 RUEIL MALMAISON
• HEPPNER SOCIETE DE TRANSPORTS – 67000 STRASBOURG
• HERTZ FRANCE – 78190 TRAPPES
• HIPPO GESTION ET CIE SNC – 92400 COURBEVOIE
• HISPANO-SUIZA – 92700 COLOMBES
• HOLDING SOPREMA – 67000 STRASBOURG
• HYPARLO – 92300 LEVALLOIS PERRET
• ID LOGISTICS FRANCE – 84300 CAVAILLON
• IMERYS TC – 69760 LIMONEST
• IMMOBILIERE 3F – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• IMPRIMERIE NATIONALE – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• INFOMOBILE – 78280 GUYANCOURT
• INGENIERIE DIVISION VEHICULES UTILITAIRE – 78640 VILLIERS SAINT FREDERIC
• INITIAL BTB – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• INSERT – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• INSTITUT CATHOLIQUE DE LILLE – 59800 LILLE
• INSTITUT CURIE – 75005 PARIS 5E ARRONDISSEMENT
• INSTITUT DE SOUDURE INDUSTRIE – 93420 VILLEPINTE
• INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA R – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• INSTITUT NATIONAL RECHERCHE AGRONOMIQUE – 75007 PARIS 7E ARRONDISSEMENT
• INSTITUT RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT – 13002 MARSEILLE 2E ARRONDISSEMENT
• ISS ENVIRONNEMENT – 75018 PARIS 18E ARRONDISSEMENT
• ISS HYGIENE PREVENTION – 75018 PARIS 18E ARRONDISSEMENT
• ITM LOGISTIQUE INTERNATIONAL – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• ITRON FRANCE – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• ITS GROUP – 92000 NANTERRE
• JEAN CABY – 29400 LAMPAUL GUIMILIAU
• JEAN LOUIS DAVID FRANCE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• JOHN DEERE SAS – 45770 SARAN
• JTEKT AUTOMOTIVE DIJON SAINT ETIENNE – 21000 DIJON
• JUNGHEINRICH FRANCE – 78000 VELIZY VILLACOUBLAY
• K PAR K – 93300 AUBERVILLIERS
• KAEFER WANNER – 92800 PUTEAUX
• KDI – 93300 AUBERVILLIERS
• KEOLIS – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• KFC FRANCE SAS – 92000 NANTERRE
• KLINOS – 75018 PARIS 18E ARRONDISSEMENT
• KSB SAS – 92230 GENNEVILLIERS
• KUEHNE NAGEL – 77164 FERRIERES EN BRIE
• LA BOITE A OUTILS – 38100 GRENOBLE
• LA CENDRILLON – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• LA HALLE – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• LA MAINTENANCE PARIS – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• LA MONDIALE – 59370 MONS EN BAROEUL
• LA RAYONNANTE – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• LABEYRIE – 40230 SAINT GEOURS DE MAREMNE
• LANCRY PROTECTION SECURITE – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• LDC SABLE – 72300 SABLE SUR SARTHE
• LEONI WIRING SYSTEMS FRANCE – 78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX
• LES COMPAGNONS – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• LES FROMAGERIES OCCITANES – 31200 TOULOUSE
• LES PAPILLONS BLANCS – 27300 MENNEVAL
• LES PAPILLONS BLANCS DE LILLE – 59260 LILLE
• LES REPAS PARISIENS LRP – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• LES VOLANTS – 93400 SAINT OUEN
• LIGUE ADAPT DIMINUE PHYSIQUE AU TRAVAIL – 93500 PANTIN
• LIMPA NETTOYAGES – 45100 ORLEANS
• LOGIDIS COMPTOIRS MODERNES – 14120 MONDEVILLE
• LOHR INDUSTRIE – 67980 HANGENBIETEN
• LONGCHAMP – 75001 PARIS 1ER ARRONDISSEMENT
• LOOMIS CASH SERVICES – 93300 AUBERVILLIERS
• LOOMIS FRANCE – 94110 ARCUEIL
• LU FRANCE LF SAS – 94150 RUNGIS
• MACO PRODUCTIONS – 59200 TOURCOING
• MAISONS ET CITES SOGINORPA – 59000 DOUAI
• MAITRES CHIEN TELE SURVEILLANCE PARISIEN – 75010 PARIS 10E ARRONDISSEMENT
• MANITOU BF – 44150 ANCENIS
• MANITOWOC CRANE GROUP FRANCE – 69130 ECULLY
• MANOIR INDUSTRIES – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• MARIE – 94150 RUNGIS
• MATRA DEFENSE – 75016 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• MAURY IMPRIMEUR SA – 45330 MALESHERBES
• MAXIMO – 55840 THIERVILLE SUR MEUSE
• MEDOTELS – 25870 DEVECEY
• MEUBLES IKEA FRANCE SNC – 78370 PLAISIR
• MGS PROMOTION – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• MICROMANIA – 06560 VALBONNE
• MIDAS FRANCE – 78170 LA CELLE SAINT CLOUD
• MINKOWSKI BOY ORGANISATION – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• MLA GIE – 44200 NANTES
• MONDIAL PROTECTION – 92000 NANTERRE
• MORGAN INTERIM – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• MOTOROLA SAS – 91190 SAINT AUBIN
• MUTUALITE FRANCAISE ANJOU – MAYENNE – 49000 ANGERS
• MUTUALITE FRANCAISE DOUBS – 25000 BESANCON
• MUTUALITE FRANCAISE INDRE TOURAINE – 37000 TOURS
• NAF NAF BOUTIQUES – 93800 EPINAY SUR SEINE
• NAPHTACHIMIE – 92400 COURBEVOIE
• NC NUMERICABLE – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• NESTLE WATERS FRANCE – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• NESTLE WATERS SUPPLY EST – 92130 ISSY LES MOULINEAUX
• NETTO-DECOR PROPRETE – 14500 VIRE
• NEXIA FROID – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• NEXTIRAONE FRANCE – 75002 PARIS 2E ARRONDISSEMENT
• NGE – 13103 SAINT ETIENNE DU GRES
• NMP FRANCE – 91080 COURCOURONNES
• NORAUTO FRANCE – 59262 SAINGHIN EN MELANTOIS
• NORAUTO GROUPE – 59262 SAINGHIN EN MELANTOIS
• NORMA SARL – 67000 STRASBOURG
• NORTEL NETWORKS SA – 78117 CHATEAUFORT
• NOS ENFANTS AUSSI – 92300 LEVALLOIS PERRET
• NRG FRANCE SAS – 94000 CRETEIL
• NUMERICABLE – 77420 CHAMPS SUR MARNE
• O-I MANUFACTURING FRANCE – 69000 VILLEURBANNE
• OBERTHUR TECHNOLOGIES – 92300 LEVALLOIS PERRET
• OCE BUSINESS SERVICES – 93160 NOISY LE GRAND
• OEUVRE DES VILLAGES D’ENFANTS – 69001 LYON 1ER ARRONDISSEMENT
• OFUP EDUCATION – 69006 LYON 6E ARRONDISSEMENT
• OMNIUM GEST IMMOB ILE FRANCE – 92300 LEVALLOIS PERRET
• ONET PROPRETE METRO – 94270 LE KREMLIN BICETRE
• OPERA NATIONAL DE PARIS – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• OPH INTERDEPARTEMENTAL DE L’ESSONNE DU V – 78000 VERSAILLES
• ORANGE FRANCE – 94110 ARCUEIL
• OREXAD – 69007 LYON 7E ARRONDISSEMENT
• ORGANET – 91540 ECHARCON
• ORGANISATION MAINTENANCE SERVICES – 95310 SAINT OUEN L’AUMONE
• ORGANISATION POUR SANTE ACCUEIL – 01110 HAUTEVILLE LOMPNES
• OSIATIS FRANCE – 78140 VELIZY VILLACOUBLAY
• OSIATIS SYSTEMS – 78140 VELIZY VILLACOUBLAY
• OSICA SOCIETE ANONYME D HABITATIONS A LO – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• P. L. – 94250 GENTILLY
• PANAVI – 35370 TORCE
• PARFUMERIE DOUGLAS FRANCE – 59777 LILLE
• PATISSERIE SALEE VENDEENNE – 85600 SAINT GEORGES DE MONTAIGU
• PHILIPPE HEISCH – 30240 LE GRAU DU ROI
• PHOTO SERVICE SA – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• PICARD SURGELES – 77300 FONTAINEBLEAU
• PITNEY BOWES – 93210 SAINT DENIS
• PIZZA PAI INTERNATIONAL – 59650 VILLENEUVE D’ASCQ
• POMONA – 92160 ANTONY
• POMONA EPISAVEURS – 92160 ANTONY
• PONTICELLI FRERES – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• PPG Distribution – 45143 SAINT JEAN DE LA RUELLE
• PREMALLIANCE – 13008 MARSEILLE 8E ARRONDISSEMENT
• PRESSE ET EDITION DU SUD OUEST – 33100 BORDEAUX
• PREVADIES – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• PREZIOSO-TECHNILOR – 38370 SAINT CLAIR DU RHONE
• PRISMA PRESSE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• PRO IMPEC – 59130 LAMBERSART
• PROCTER & GAMBLE FRANCE – 92600 ASNIERES SUR SEINE
• PROSECA – 92000 NANTERRE
• PROSEGUR SECURITE HUMAINE – 42000 SAINT ETIENNE
• PROTECNET – 45250 BRIARE
• PROTECTION SERVICE EST SECURITE – 76110 SAINT SAUVEUR D’EMALLEVILLE
• PROTECTION SERVICE OUEST SECURITE – 76110 SAINT SAUVEUR D’EMALLEVILLE
• PROXISERVE – 92300 LEVALLOIS PERRET
• PUBLINICE SERVICES – 06200 NICE
• RADIALL SA – 93110 ROSNY SOUS BOIS
• RADIO FRANCE INTERNATIONALE – 75016 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• RAIL RESTAURATION – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• RANDSTAD – 93000 SAINT DENIS
• RANDSTAD INHOUSE SERVICES – 94410 SAINT MAURICE
• RAZEL – 91400 SACLAY
• REAGROUP FRANCE OUEST – 78190 TRAPPES
• REAGROUP PARIS – 92400 COURBEVOIE
• REAGROUP PROVENCE LANGUEDOC ROUSSILLON – 13008 MARSEILLE 8E
ARRONDISSEMENT
• REASSORT MERCHANDISING ASSISTANCE – 26740 SAUZET
• REED ORGANISATION – 92800 PUTEAUX
• REGIONAL COMPAGNIE AERIENNE EUROPEENNE – 44340 BOUGUENAIS
• RELAY FRANCE – 92300 LEVALLOIS PERRET
• RESEAU FRANCE OUTRE MER – 92240 MALAKOFF
• RESTAURANTS ET SITES – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• RESTECO – 95000 CERGY
• REXEL FRANCE – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• RICHARDSON – 13002 MARSEILLE 2E ARRONDISSEMENT
• RIU AUBLET ET CIE – 91240 SAINT MICHEL SUR ORGE
• ROQUETTE FRERES – 62136 LESTREM
• ROSET SA – 01470 BRIORD
• ROUAFI – 94230 CACHAN
• RTE EDF TRANSPORT – 92800 PUTEAUX
• S.T.N-GROUPE – 93600 AULNAY SOUS BOIS
• SA KILOUTOU – 59700 MARCQ EN BAROEUL
• SA PROMAN – 04100 MANOSQUE
• SADE CGTH – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• SADEF – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• SAINT LOUIS SUCRE SA – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• SAINT LOUIS SUCRE SNC – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• SALM – 68660 LIEPVRE
• SALZGITTER MANNESMANN PRECISION ETIRAGE – 89600 CHEU
• SAMSE – 38100 GRENOBLE
• SAMSIC 1 – 35510 CESSON SEVIGNE
• SAMSIC II – 35510 CESSON SEVIGNE
• SAMSIC SECURITE GESTION – 75018 PARIS 18E ARRONDISSEMENT
• SAP FRANCE SA – 92800 PUTEAUX
• SAS BEAUREGARD – 75116 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• SCA HYGIENE PRODUCTS HOLDINGS FRANCE – 93290 TREMBLAY EN FRANCE
• SCC SERVICES – 92000 NANTERRE
• SCE CONSEIL EXPERTISES TERRITOIRES – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• SCE HOTELIER REST ETS PERS AGEES & SOINS – 95870 BEZONS
• SCHAEFFLER FRANCE – 67000 HAGUENAU
• SCHLECKER SNC – 83490 LE MUY
• SCORE SERVICE – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• SDV LOGISTIQUE INTERNATIONALE – 92800 PUTEAUX
• SEALED AIR SAS – 28230 EPERNON
• SECOURS CATHOLIQUE – 75007 PARIS 7E ARRONDISSEMENT
• SECURIFRANCE – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• SECURITAS FRANCE SARL – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SEGIME – 92200 NEUILLY SUR SEINE
• SEITHA TECHNIQUES ET REALISATIONS – 69000 VILLEURBANNE
• SELECT T.T. – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• SELECTA – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• SEMA TELECOM – 92400 COURBEVOIE
• SEMS – 97438 SAINTE MARIE
• SEP TECHNICATOME PROJET SYSNOM – 91400 SACLAY
• SEPSA SNC – 92000 NANTERRE
• SEPUR – 78370 PLAISIR
• SERARE – 91080 COURCOURONNES
• SERNAM SERVICES – 92110 CLICHY
• SFD – 92300 PUTEAUX
• SICO – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SIEMENS S.A.S – 93200 SAINT DENIS
• SIEMENS TRANSPORTATION SYSTEMS – 92320 CHATILLON
• SILLIKER – 95000 CERGY
• SITEL FRANCE SA – 92240 MALAKOFF
• SMURFIT KAPPA HOLDING SOCAR – 94160 SAINT MANDE
• SOBECA – 69480 ANSE
• SOC DE GESTION D’HOTELS ET RESTAURANTS – 92000 BOULOGNE BILLANCOURT
• SOC DIFFUSION INTERNAT AGRO-ALIMENTAIRE – 75014 PARIS 14E ARRONDISSEMENT
• SOC ECO MIXTE TRANSPORTS AGGLO NANTAISE – 44000 NANTES
• SOC EUROPEENNE VEHICULES LEGERS DU NORD – 75116 PARIS 16EARRONDISSEMENT
• SOC EXPLOITATION ABATTOIRS D’EVRON – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SOC FIDUCIAIRE NATIO EXPERTISE COMPTABLE – 92400 COURBEVOIE
• SOC FRANCAISE D EXPLOITATION RESTAURANT – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SOC INSPECTION FILTRAGE AEROPORTUAIRE – 93420 VILLEPINTE
• SOC MECACHROME – 37000 TOURS
• SOC MEDITERRANEENNE DE NETTOIEMENT SAS – 34070 MONTPELLIER
• SOC NATIONALE IMMOBILIERE – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• SOC NET ET BIEN – 92600 ASNIERES SUR SEINE
• SOC NOISEENNE OUTILLAGE DE PRESSE SNOP – 93000 VILLEPINTE
• SOC NORMANDE DE VOLAILLE – SNV – 61140 LA CHAPELLE D’ANDAINE
• SOC NOUVELLE CGVL – 93800 EPINAY SUR SEINE
• SOC PHILANTHROPIQUE – 75007 PARIS 7E ARRONDISSEMENT
• SOC PRIVEE SURVEILLANCE ARES FRANCE – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SOC PROMODIP – 93500 PANTIN
• SOC REGIONALE DE PRESTATIONS OUEST – 44200 NANTES
• SOC REGIONALE DE PRESTATIONS SUD-EST – 69100 VILLEURBANNE
• SOC REGIONALE PRESTATION NORD-EST – 59290 WASQUEHAL
• SOCIETE ANONYME DE GESTION IMMOBILIERE – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• SOCIETE D’AGENCES ET DE DIFFUSION – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• SOCIETE D’AMENAGEMENT URBAIN ET RURAL – 78280 GUYANCOURT
• SOCIETE D’EXPLOITATION PROVENCIA – 74940 ANNECY LE VIEUX
• SOCIETE D’EXPLOITATION RAPP – 68260 KINGERSHEIM
• SOCIETE DE TRAITEMENT DE PRESSE – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• SOCIETE DES HOTELS CONCORDE – 75008 PARIS 8E ARRONDISSEMENT
• SOCIETE ENTRETIEN NETTOYAGE INDUSTRIEL – 94270 LE KREMLIN BICETRE
• SOCIETE EUROPEENNE DE BARS RESTAURANTS – 75015 PARIS 15EARRONDISSEMENT
• SOCIETE GEORGES ROSELL – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SOCIETE L.D.C. – 72000 SABLE SUR SARTHE
• SOCIETE L.R.M.D – 92110 CLICHY
• SOCIETE NICE MATIN – 06200 NICE
• SOCIETE SAN MARINA – 13400 AUBAGNE
• SOCIETE SELECTION PROFESSIONNELLE – 75009 PARIS 9E ARRONDISSEMENT
• SOCIETE TRANSPAC – 75015 PARIS 15E ARRONDISSEMENT
• SOCOPA VIANDES – 72400 CHERRE
• SOCOTEC INDUSTRIES – 59113 SECLIN
• SODICAM 2 – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
• SOFLOG-TELIS – 92600 ASNIERES SUR SEINE
• SOGARA FRANCE – 91080 COURCOURONNES
• SOGEA NORD OUEST – 76000 LE PETIT QUEVILLY
• SOGEPARK – 92160 ANTONY
• SOLETANCHE BACHY – 92500 RUEIL MALMAISON
• SOLLAC LORRAINE – 93210 SAINT DENIS
• SOLYMATIC – 69300 CALUIRE ET CUIRE
• SOMFY SAS – 74300 CLUSES
• SOURIAU S.A.S. – 78000 VERSAILLES
• SPB – 76000 LE HAVRE
• SPBI – 85170 DOMPIERRE SUR YON
• SPIE SCGPM – 92200 NEUILLY SUR SEINE
• SRP ILE DE FRANCE CENTRE – 93360 NEUILLY PLAISANCE
• STANHOME FRANCE – 56200 LA GACILLY
• STARBUCKS COFFEE FRANCE – 75002 PARIS 2E ARRONDISSEMENT
• STAUBLI FAVERGES – 74210 FAVERGES
• STE DE TRAVAUX VAL HORIZON – 95680 MONTLIGNON
• STE DISTRIBUTION ET VENTES DU PARISIEN – 93400 SAINT OUEN
• STEELCASE SA – 67300 SCHILTIGHEIM
• STEM PROPRETE – 91370 VERRIERES LE BUISSON
• STILL – 77700 SERRIS
• SUD SERVICE SAS – 34000 CASTELNAU LE LEZ
• SUN MICROSYSTEMS FRANCE SAS – 78140 VELIZY VILLACOUBLAY
• SYLIS FRANCE – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• SYNDICAT MIXTE DESTRANSPORTS EN COMMUN D – 31000 TOULOUSE
• TAPIS SAINT MACLOU – 59150 WATTRELOS
• TAT EXPRESS – 37200 TOURS
• TATI DEVELOPPEMENT – 93000 PANTIN
• TEA – 92400 COURBEVOIE
• TEAM PARTNERS – 92300 LEVALLOIS PERRET
• TEAMLOG – 75017 PARIS 17E ARRONDISSEMENT
• TECHCITY SOLUTIONS – 45000 ORLEANS
• TECHNIQUE FRANCAISE DU NETTOYAGE-TFN – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• TECHNIQUES D’ENVIRONNEMENT ET PROPRETE – 94220 CHARENTON LE PONT
• TECUMSEH EUROPE SA – 38290 LA VERPILLIERE
• TEFID – 91700 SAINTE GENEVIEVE DES BOIS
• TELINDUS FRANCE – 91140 VILLEBON SUR YVETTE
• TEXAS INSTRUMENT – 06270 VILLENEUVE LOUBET
• TFN DEVELOPPEMENT – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• THE PHONE HOUSE SERVICES TELECOM – 78180 MONTIGNY LE BRETONNEUX
• THERAPLIX – 75012 PARIS 12E ARRONDISSEMENT
• THOMSON GRASS VALLEY FRANCE – 78700 CONFLANS SAINTE HONORINE
• THYSSENKRUPP SOFEDIT – 78280 GUYANCOURT
• TOKHEIM SERVICES FRANCE – 92350 LE PLESSIS ROBINSON
• TOYS R US – 91090 LISSES
• TRANSCOM WORLDWIDE (FRANCE)SAS – 78140 VELIZY VILLACOUBLAY
• TRANSGOURMET OPERATIONS – 94310 ORLY
• TRANSPORTS AGGLOMERATION DE MONTPELLIER – 34000 MONTPELLIER
• TRANSPORTS ALLOIN – 69400 VILLEFRANCHE SUR SAONE
• TRIANGLE RP EST – 95800 CERGY
• TRIANGLE RP NORD EST – 95800 CERGY
• TRIANON INDUSTRIE FRANCE SA – 78280 GUYANCOURT
• UFIFRANCE PATRIMOINE – 75116 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• UGITECH – 73400 UGINE
• UNION DE CREDIT POUR LE BATIMENT – 75116 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• UNION DES COOPERATEURS D’ALSACE – 67000 STRASBOURG
• UNION DES GROUPEMENTS D’ACHATS PUBLICS – 77000 CHAMPS SUR MARNE
• UNION FRANCAISE CENTRE VACANCES LOISIRS – 75019 PARIS 19E ARRONDISSEMENT
• UNION GEST ETS CAIS ASS MAL PACA CORSE – 13009 MARSEILLE 9E ARRONDISSEMENT
• UNION INVIVO – 75116 PARIS 16E ARRONDISSEMENT
• UNION MUTUALISTE DE GESTION DU GHM DE GRENOBLE – 38000 GRENOBLE
• UNITED PARCEL SERVICE FRANCE SNC – 78370 PLAISIR
• UPM KYMMENE FRANCE – 92300 LEVALLOIS PERRET
• USP NETTOYAGE – 94110 ARCUEIL
• V. MANE FILS – 06620 LE BAR SUR LOUP
• VALIANCE FIDUCIAIRE – 75013 PARIS 13E ARRONDISSEMENT
• VALOIS – 27110 LE NEUBOURG
• VEOLIA TRANSPORT – 92000 NANTERRE
• VEOLIA TRANSPORT BORDEAUX – 33000 BORDEAUX
• VERSPIEREN – 59290 WASQUEHAL
• VETURA – 93000 PANTIN
• VIGIMARK SECURITE – 94700 MAISONS ALFORT
• VM DISTRIBUTION – 85260 L’HERBERGEMENT
• VVF VACANCES – 92120 MONTROUGE
• WAGON AUTOMOTIVE SAS – 78990 ELANCOURT
• WINCANTON – 38090 VAULX MILIEU
• XP FRANCE – 93000 LA COURNEUVE
• ZIEGLER FRANCE SA – 59223 RONCQ

18:57 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : société

L'impact de la crise sur la pauvreté sera «considérable»

Enfin! Pour la première fois, une étude évalue l'«impact de la crise sur la pauvreté». Réalisée par l'OFCE, elle sera rendue publique jeudi 25 février. Mediapart se l'est procurée. Ses résultats sont inquiétants. Le chômage resterait perché à 10% environ en 2012, et la foule des chômeurs de longue durée grossira de 600.000 chômeurs d'ici là. La pauvreté va gagner du terrain: pour deux personnes perdant leur emploi entre 2007 et 2010, une ou deux pourraient basculer en dessous du seuil de pauvreté. «La hausse du chômage aura des conséquences considérables en termes sociaux», prédit le rapport.

23/02/2010

France : dérives policières

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/23/mineure-en-garde-a-vue-les-parents-portent-plainte-contre-la-police_1310438_3224.html
.
Mineure en garde à vue : les parents portent plainte contre la police
LEMONDE.FR avec AFP | 23.02.10 | 19h14

es parents d'Anne, une des trois collégiennes placées en garde à vue le 3 février dans un commissariat parisien et menottées pendant leur transfert vers un cabinet médical, ont déposé lundi une plainte pénale contre la police, a annoncé mardi leur avocat, Me Jean-Yves Halimi.

Les parents "ont déposé une plainte pénale pour actes arbitraires attentatoires à la liberté individuelle commis par un agent détenteur de l'autorité publique", écrit Me Halimi dans un communiqué. La plainte vise "tout à la fois les conditions de l'interpellation d'Anne [pendant son sommeil, à son domicile, en l'absence des parents, en tenue de nuit] que le menottage intervenu pendant la période de garde à vue", précise l'avocat.

Une bagarre avait éclaté après la fin des cours, le 2 février dans le 20e arrondissement de Paris, entre une fille de 16 ans, blessée au cours de l'altercation, et un garçon plus jeune. Selon un témoin, les trois adolescentes de 14 ans interpellées avaient participé à la bagarre, ces dernières affirmant être intervenues pour les séparer. Leur placement en garde à vue et leur transfert menottées avaient suscité une vague d'indignation des parents des jeunes filles, de plusieurs organisations et de nombreux éditorialistes, certains dénonçant une "paranoïa sécuritaire".
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/09/polemique-autour-de-la-garde-a-vue-d-une-mineure-a-paris_1303009_3224.html
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Polémique autour de la garde à vue de mineurs à Paris
LEMONDE.FR | 09.02.10 | 10h52  •  Mis à jour le 09.02.10 | 12h46


rois collégiennes de 14 ans ont été placées en garde à vue pendant dix heures la semaine dernière dans un commissariat parisien après une bagarre dans leur collège, a annoncé la mère de l'une d'elles, confirmant une information de France Info. Un collégien, qui accompagnait les jeunes filles, a été interpellé le mardi 2 février, à 20 heures et n'a été relâché que le jeudi matin, à 1 heure, après avoir passé plus de 25 heures en garde à vue, a précisé cette mère de famille.

Les faits remontent au mardi 2 février au soir, à la sortie d'un collège du 20e arrondissement de Paris, lorsqu'une bagarre éclate entre deux garçons. Le garçon, par la suite interpellé, donne des coups mais "pas les filles qui ont essayé de séparer les protagonistes", a affirmé la maman d'Anne, la collégienne interpellée chez elle.

Le lendemain, six policiers se rendent au collège et demandent à deux jeunes filles de les suivre. Ils vont ensuite au domicile d'Anne, restée à la maison car elle était souffrante. Cueillie chez elle à 10 h 30, elle part en jogging, la tenue dans laquelle elle dormait, avec les policiers.

Ceux-ci annoncent aux jeunes filles leur mise en garde à vue. Puis elles sont placées en cellule, leurs lacets ayant été confisqués. Lors d'un transfert chez le médecin, les trois jeunes filles seront menottées dans le fourgon de police. Elles seront rendues à leurs parents le soir, à 20 heures, après la prise de photos individuelles par la police. "Je comprends très bien qu'on demande des explications après une bagarre, qu'il y ait une convocation au commissariat. Mais je trouve le dispositif d'interpellation au domicile suivi d'une garde à vue complètement disproportionné", a affirmé la mère d'Anne.

La préfecture de police a annoncé que le préfet de police avait demandé à l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices") une enquête administrative pour savoir si une faute avait été commise par la police. Le directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), Alain Gardère, devait tenir une conférence de presse mardi, à midi, à la préfecture de police de Paris. Selon la loi, un enfant de 13 à 16 ans peut être placé en garde à vue pendant 24 heures, si des indices laissent penser qu'il a commis ou tenté de commettre une infraction.

22/02/2010

Sondages politiques

lu sur :

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/07/22/opinion-way-le-sondeur-qui-derange_1221228_3236.html

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Opinion Way, le sondeur qui dérange
LEMONDE.FR | 22.07.09 | 08h24  •  Mis à jour le 22.07.09 | 20h07


oupçons de collusion avec le pouvoir, méthode contestée, questions biaisées... Nouveau venu sur le marché des enquêtes d'opinion, l'institut de sondage Opinion Way, récemment pointé du doigt par un rapport de la Cour des comptes (lire aussi "La politique des sondages de l'Elysée critiquée par la Cour des comptes"), cristallise depuis quelque temps les critiques de ses détracteurs.

Créé en mars 2000, ce nouvel acteur du marché des études ne s'est réellement positionné sur le secteur des enquêtes d'opinion que début 2006. Son arrivée constitue alors une petite révolution. Opinion Way est l'un des premiers instituts français à réaliser des enquêtes d'opinion en ligne, une méthode jusqu'ici réservée aux études de marché. Ce tournant dans l'histoire des sondages sera consacré en juin 2009 : le tout jeune institut remplace TNS-Sofres comme partenaire de TF1 pour la soirée des élections européennes.

REPRÉSENTATIVITÉ

Opinion Way se contente d'appliquer aux sondages d'opinion les méthodes des études de marché : il recrute ses panels représentatifs sur Internet – une pratique largement répandue aux Etats-Unis – et les rétribue en leur offrant des bons d'achat. Les sondés peuvent ainsi gagner entre 50 centimes et 2 euros par questionnaire, à raison d'une douzaine de questionnaires par an, précise Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'Opinion Way. La démarche a beau faire lever quelques sourcils, elle paie : une question en ligne est 30 % moins chère que par téléphone, et l'institut gagne des parts de marché.

Mais dans un pays où moins de 60 % des personnes âgées de plus de 18 ans disposaient d'une connexion à domicile mi-2008, la question de la représentativité de telles enquêtes reste posée. "C'est trop peu fiable. Il y a trop de différences d'équipement et d'usage d'Internet au sein de la population. Aucun sociologue ou statisticien ne soutiendrait une telle méthode", estime ainsi Alain Garrigou, professeur de sciences politiques, auteur de L'Ivresse des sondages et co-animateur de l'Observatoire des sondages.

Pour Vincent Tiberj, chargé de recherches au centre de recherches politiques de Sciences-Po, "Internet, c'est l'avenir, mais c'est encore un petit peu tôt". "Même si les quotas sont respectés, explique-t-il au site Mon sondage, une femme de 65 ans qui est sur le Net n'a pas le même profil que les autres."

Pour Bruno Jeanbart, le débat n'a pas lieu d'être : "La question de la représentativité se pose quelle que soit la méthodologie. Le téléphone et le face-à-face présentent aussi des inconvénients... Notre métier est précisément de contourner ces obstacles grâce à la méthode des quotas", explique-t-il. Autre argument en faveur de cette méthode : elle permet de toucher certaines catégories de sondés, notamment parmi les plus jeunes, qui ne disposent pas de téléphone fixe. Selon la Sofres, 17 % des foyers n'étaient pas équipés de téléphone fixe en 2005 et étaient donc exclus de facto des enquêtes traditionnelles.

SOUPÇONS DE BIAIS

Mais la critique la plus récurrente concerne les supposées accointances de l'institut avec le pouvoir. Le Canard enchaîné daté du 8 août 2007 révélait ainsi que son président, Hugues Cazenave, avait commencé sa carrière en 1986 au cabinet de Gérard Longuet, le président du groupe UMP au Sénat, qui fut dans sa jeunesse un des fondateurs du mouvement d'extrême droite Occident. Toujours selon le Canard, Opinion Way aurait commencé son activité de sondeur politique pour le compte de l'UMP, ce que l'institut dément. En novembre 2002, Opinion Way a pourtant bien interrogé les Français sur leurs préférences concernant le nouveau nom de l'UMP, un sondage dont Bruno Jeanbart affirme ne pas se souvenir.

Soupçonné de pencher à droite, Opinion Way ne peut pas compter sur le profil de ses clients pour rééquilibrer son image : en dehors d'un sondage vendu au Nouvel Obs, deux au site Bakchich.info et un au cercle de réflexion Gauche avenir, l'écrasante majorité de ses sondages sont commandés par des clients étiquetés à droite (Le Figaro, LCI...), selon la liste des enquêtes réalisées par l'institut.

Pour Alain Garrigou, il y a plus grave : l'institut truquerait certaines enquêtes. Dans un article publié par l'Observatoire des sondages, le chercheur décortique un sondage sur la popularité des chefs d'Etat européens, selon lequel 51 % des Européens ont une bonne image de Nicolas Sarkozy. L'enquête, publiée par Le Figaro, a été réalisée par Internet dans quatre pays : Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Italie. L'ennui, souligne Alain Garrigou, c'est que les Français ne figurent pas dans le panel et n'ont donc pas pu donner leur avis sur M. Sarkozy, comme les Allemands l'ont fait pour Angela Merkel ou les Italiens pour Silvio Berlusconi. La symétrie est donc faussée, et le président français délesté d'une cote de popularité nationale qui aurait fait baisser son score.

Autre problème méthodologique : le poids démographique des pays sondés n'a pas été pris en compte, alors que la population allemande est deux fois plus importante que celle de l'Espagne, souligne le chercheur. En tenant compte des populations réelles des pays concernés, Nicolas Sarkozy passerait de 51 % à 49 % de bonnes opinions, affirme-t-il.

"BOURDIEUSIENS"

S'il reconnaît du bout des lèvres qu'"on peut discuter" de la méthode retenue pour ce sondage, Bruno Jeanbart affirme que cela n'a rien changé aux résultats. Plus généralement, il estime que son institut est victime de la défiance des Français à l'égard des sondages. "En France, une école de sociologie a toujours critiqué les sondages, c'est l'école bourdieusienne, qui prône le qualitatif par rapport au quantitatif. Les sondages ont toujours fait débat, et l'arrivée d'un nouvel acteur est une façon de faire revivre ce débat. Certains de nos concurrents ne se sont pas non plus privés pour nous critiquer, de façon anonyme", analyse-t-il.

Richard Brousse, sociologue et co-animateur de l'Observatoire des sondages, propose une autre explication : "Opinion Way cristallise les critiques car ils sont en avance sur les autres sondeurs. C'est l'institut qui fait le plus de zèle pro-gouvernemental. Ils sont les seuls à faire en 2009 des sondages prédictifs de la présidentielle de 2012 (publié par Le Figaro) ! Ils sont les seuls à publier un sondage commandé par Darcos sur les fouilles au corps à l'école (publié fin mai par Le Parisien), quelques jours seulement après des violences en milieu scolaire qui ont fait les gros titres. Ils sont toujours les premiers ! Rien d'étonnant à ce qu'ils soient les premiers à être critiqués."

 

Soren Seelow

Appel du Conseil National de la Résistance

Appel lancé en 2004 par les anciens du CNR de 1944... auquel il est bien temps de répondre!

 



Signer la pétition -   Voir les signataires


 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

Nous appelons d’abord
les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15mars1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques", droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’ Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Nous appelons ensuite
les mouvements, partis, associations,institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin
les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.

Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : " Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".

 

 

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

 

10:33 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

20/02/2010

Internet : l'Empire du milieu s'isole

lu sur :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/02/19/chine-vers-un-grand-schisme-de-l-internet_1308660_651865.html#ens_id=1290946

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Chine : vers un grand schisme de l'Internet ?
InternetActu | 19.02.10 | 17h25  •  Mis à jour le 19.02.10 | 17h45


epuis le 1er septembre 2006, le serveur de noms de domaines [DNS, qui fait le lien entre les adresses IP numériques des ordinateurs connectés à Internet et les adresses des sites écrites en lettres] chinois ne passe plus par l’Icann, l’organisme international qui gère les noms de domaines (les adresses de sites) de l’Internet. C'est ce que rappelait récemment la société européenne de l’Internet : "Depuis le 1er mars 2006, la Chine applique une réforme de son système de gestion des DNS. L’objectif officiel déclaré est de permettre aux Chinois d’accéder à Internet en composant les adresses de sites avec des idéogrammes, une solution confortable pour les internautes de l’empire du Milieu… [Tout donne à penser] que la Chine a décidé de lancer un nouveau suffixe national pour s’affranchir définitivement de la gestion des noms de domaine Internet par l’Icann et, plus avant, de l’emprise du gouvernement américain. Ce schisme fut accompagné par un passage massif à la version IPv6 d’Internet, et ce dans un temps record de six mois."

BOUCLIER DORÉ

La Chine a donc mis en place un nouveau système de gestion de noms de domaines ou plutôt un deuxième étage, comme l’explique l’informaticien Laurent Bloch. "Un premier niveau accepte les noms de domaines en idéogrammes, mais qui sont modifiés par rapport aux noms de domaines internationaux pour ne donner accès qu’aux sites installés sur le territoire chinois. Ainsi, pour les adresses de sites se terminant en '.com.cn' ou en '.net.cn', le suffixe '.cn' n’apparaît plus à la fin dans la fenêtre du navigateur. En tapant son adresse, l’internaute chinois arrive donc en réalité sur une version chinoise du site en question, préalablement aspiré, vérifié et remis en ligne par les autorités. Le résultat est que tout internaute chinois utilisant les idéogrammes est cantonné sur ce sous-réseau, déconnecté de la Toile et directement contrôlé par Pékin.

Quant à la navigation sur les sites étrangers justiciables du DNS en caractères latins (plus précisément LDH, letters, digits, hyphen), elle est réservée aux personnels autorisés, accrédités… et surveillés. Le système de censure fonctionne aussi en sens inverse : un site chinois qui veut être atteignable de l’étranger doit en obtenir l’autorisation, afin que son nom soit publié dans le DNS (en caractères latins) visible de l’extérieur, 'chaque page marquée d’un lien menant au site du ministère de l’intérieur, où l’on peut télécharger un certificat'. L’ensemble du dispositif répond au beau nom de Bouclier doré."

Ce n’est pas seulement d’un grand pare-feu chinois permettant la censure et le contrôle de l’Internet dont l’actualité s’est souvent fait l’écho dont il est question ici, mais de la mise en place d’un nouveau système de noms de domaines. Le DNS chinois ne passe plus par les serveurs-racines ondoyés par l’Icann, et la nouvelle structure leur a permis de créer autant d’extensions qu’ils le souhaitaient. L’objectif est le même – isoler la Chine –, mais la méthode est radicalement différente et a des conséquences sur l’architecture de l’Internet.

Jusqu’à présent, il s’agissait de mettre un pare-feu entre la Chine et le reste du monde pour bloquer les sites non acceptés. Mais avec cette nouvelle architecture, il s’agit de faire en sorte que ceux qui utilisent un navigateur avec des caractères chinois ne puissent utiliser qu’une partie contrôlée des sites internationaux, et que ceux qui utilisent un navigateur classique ne puissent pas accéder à l’autre partie. On a donc l’équivalent de deux systèmes de noms de domaines dont une large partie est inaccessible à l’autre. L’Internet chinois n’est plus une espèce d’intranet protégé de l’Internet (comme on a en a pour beaucoup de sociétés), mais comporte bien deux réseaux Internet distincts, avec deux systèmes de noms de domaines pointant vers des sites différents en fonction de l'alphabet utilisé pour y accéder.

UNE POSSIBLE DISLOCATION DU RÉSEAU

Reste à savoir, comme nous l’explique Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING, si les sites chinois restent accessibles par leurs adresses IPv6 (en chiffres) plutôt que par leur DNS – pour ceux qui ne sont pas bloqués par le pare-feu chinois. Et si, en Chine, les sites internationaux non modifiés par les autorités sont accessibles par leur numéro IPv4 ou IPv6. "Ce qui semble sûr, c’est que cette création d’un serveur de noms de domaines alternatif ouvre la porte à beaucoup d’autres DNS alternatifs, qui ne seront contrôlés ni par les Américains, ni par les Chinois." Reste à savoir si on a un réel schisme de l’Internet (une complète incompatibilité, même en passant par les adresses IP en chiffres, ce qui semble probable) ou pas.

Comme le dit encore Laurent Bloch, "politiquement, la signification de cette sécession peut se comparer à celle des schismes qui ont rythmé l’histoire du christianisme. Nul doute que la technologie chinoise, qui aux parfums enivrants de l’indépendance associe les avantages pratiques de la censure et de la surveillance, aura des succès auprès de la Russie, de l’Iran et d’autres pays qui utilisent une écriture différente de l’alphabet latin.

Mais cette situation, et ses développements prévisibles, posent un problème grave : l’unité actuelle de l’Internet est l’axe autour duquel s’est réorganisée l’économie mondiale, et aussi en partie la culture mondiale ; quelles seront les conséquences de sa partition ? La décision chinoise montre que si tout le monde se félicitait de cette unité tant que l’on en restait aux aspects commerciaux, son aspect culturel n’était pas considéré comme supportable par certains acteurs.”

En tout cas, cet éclairage donne une autre tournure à l’affaire qui oppose Google et la Chine depuis quelques semaines (voir les analyses de Fabrice Epelboin pour le ReadWriteWeb, Brice Pedroletti pour Le Monde, Camille Gévaudan sur Ecrans.fr…). Contrairement à ce qu’avancent quelques commentateurs respectés comme Ethan Zuckerman ou Rebecca MacKinnon, le subit revirement de Google et du gouvernement américain en faveur de la liberté d’accès à l’Internet (qui devient brusquement une politique étrangère prioritaire : voir le compte-rendu d’Ecrans.fr) pourrait bien masquer un bras de fer plus subtil pour éviter la possible dislocation du réseau des réseaux en une multitude de réseaux incompatibles entre eux… Et cette perspective là gênerait à la fois l’offre commerciale comme les grandes oreilles de Google et des Etats-Unis.

Hubert Guillaud

 



Cet article a été publié originellement sur Internetactu.net, dans une série de cinq articles consacrés à l'influence d'Internet sur la manière dont nous pensons.

Les autres articles de la série

18/02/2010

Audiovisuel : un recours contre la vente de la régie de France Télévisions

lu sur :
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/02/16/audiovisuel-un-recours-contre-la-vente-de-la-regie-de-france-televisions_1306707_3236.html#ens_id=1271929
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Audiovisuel : un recours contre la vente de la régie de France Télévisions
LE MONDE | 16.02.10 | 14h46


n recours en annulation de la délibération du conseil d'administration de France Télévisions ouvrant les négociations pour la vente de sa régie publicitaire a été déposé, mardi 16 février, devant le Conseil d'Etat. Christophe Girard, adjoint à la culture de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris et auteur du recours en tant qu'usager du service public de l'audiovisuel, considère notamment que les conditions de concurrence n'ont pas été respectées lors du choix par le conseil d'administration de France Télévisions du tandem Stéphane Courbit (Lov Group Investment) et Maurice Levy (Publicis).

 

Raphaëlle Bacqué
Article paru dans l'édition du 17.02.10

17/02/2010

Vers une commission d'enquête sur la grippe A

lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/17/vers-une-commission-d-enquete-sur-la-grippe-a_1307385_823448.html
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Vers une commission d'enquête sur la grippe A
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 17.02.10 | 14h01


a campagne de vaccination de la grippe H1N1 devrait faire l'objet d'une commission d'enquête, à la demande du Nouveau Centre (NC, partenaire de l'UMP), qui en a fait adopter le principe, mardi 16 février, à l'Assemblée en commission, où les trois autres groupes se sont abstenus.

Le NC veut notamment comprendre les raisons de la faiblesse du nombre de vaccinations constatées fin 2009, l'influence des campagnes anti-vaccins et se pencher sur la gestion des vaccins et des stocks de médicaments. La commission sera définitivement acceptée lors d'un dernier vote en séance publique des députés mercredi 24 sur la proposition de résolution du Nouveau Centre. Elle sera rejetée si les trois cinquièmes des députés s'y opposent. Une fois l'ultime feu vert donné, la commission d'enquête composée de trente députés sera alors constituée.

Elle disposera alors de six mois pour enquêter "sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) dans le but de faire des propositions au gouvernement pour rendre plus opérationnels, efficaces et réalistes nos futurs plans de vaccination contre les pandémies".

DÉMARCHE "INAMICALE"

"Tout le monde s'est abstenu – UMP, SRC, GDR – sauf le Nouveau Centre", a-t-on indiqué de source parlementaire à l'issue du vote de la commission des affaires sociales.

Le président de la commission, Pierre Méhaignerie (UMP), préférait la poursuite des auditions régulières de la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Marisol Touraine (PS) penchait, elle, pour une mission d'information, procédure moins lourde.

Jean-François Copé et Jean Leonetti, président et vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, avaient déploré en janvier la demande du Nouveau Centre, y voyant même une démarche "inamicale".

Le Sénat a décidé le 11 février, à la demande du groupe communiste et apparentés, de créer une commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la lutte contre la grippe A. L'Organisation mondiale de la santé va convoquer à la fin du mois son comité d'urgence pour déterminer si "le pic" de la pandémie de grippe H1N1 est globalement passé dans le monde.

Un pas de plus vers le meilleur des mondes

lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/16/quand-la-videoprotection-remplace-la-videosurveillance_1306876_3224.html
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Quand la "vidéoprotection" remplace la "vidéosurveillance"
LEMONDE.FR | 16.02.10 | 18h13  •  Mis à jour le 16.02.10 | 18h57


'était une ligne de fracture claire, lors des débats sur le projet de loi "d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure" (Loppsi 2) : sur les bancs de l'opposition, on parlait de "vidéosurveillance". Sur ceux de la majorité, de "vidéoprotection".

Pourtant, il y avait jusqu'à peu consensus sur l'utilisation de "vidéosurveillance". Le mot permettait d'évoquer à la fois pour les "pro-caméras", sa capacité dissuasive et le rôle qu'elle peut jouer dans l'élucidation des délits ; pour les "anti-caméras", il renvoyait à la "société de surveillance" et sous-entendait que le système pouvait s'avérer dangereux pour le respect de la vie privée.

Le texte de loi de référence en la matière, la LOPS de 1995, mentionne d'ailleurs exclusivement le terme "vidéosurveillance", tout comme la première loi Loppsi en 2002. En 2007, Nicolas Sarkozy en fait l'un des axes de sa lutte contre le terrorisme, estimant que les caméras ont joué un rôle-clef dans l'enquête sur les attentats de Londres deux ans plus tôt. En juillet 2007, Nicolas Sarkozy remet à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'intérieur, une lettre de mission la chargeant notamment de "déployer plus de moyens de vidéosurveillance, qui sont un instrument essentiel de prévention et de répression des actes terroristes". Quatre mois plus tard, la ministre instaure la commission nationale de la vidéosurveillance.

C'est début 2008, semble-t-il, que se produit la rupture : la commission nationale de vidéosurveillance débouche sur un "plan vidéoprotection". Le terme restera : dans les discours suivants de Michèle Alliot-Marie, tout comme dans la bouche de la plupart des membres de la majorité, le mot "vidéosurveillance" laisse la place à "vidéoprotection".

LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET CONTRE LA DÉLINQUANCE

Que s'est-il passé entre-temps ? S'agit-il d'un choix qui confine au marketing, pour mieux "vendre" une technologie qui se développe mais continue de susciter des doutes ? Il semble qu'en pratique, le changement de terme ait aussi accompagné un changement politique. Si, en 2007, les promoteurs de la vidéosurveillance, dont Nicolas Sarkozy, mettaient en avant le rôle des caméras dans la prévention du risque terroriste, la vidéosurveillance a vu son champ d'application largement étendu depuis. Lors de l'examen de la Loppsi 2, et même si Brice Hortefeux a invoqué la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme pour justifier l'imposition de caméras aux communes, le gros du débat a porté sur l'utilisation des caméras dans la lutte contre la délinquance.

Un glissement résumé par le député UMP Gérard Gaudron, lors des débats sur la Loppsi 2 : "Dans de plus en plus de communes, à Aulnay-sous-Bois par exemple, la vidéoprotection est désormais acceptée par tous. Pourtant, au moment où je l’ai fait installer, en 2004, l’opposition de gauche a crié au loup. [...] Aujourd’hui, la population réclame l’extension du périmètre d’installation de la vidéoprotection car, chacun le constate, les villes dotées de ce dispositif ont vu leur délinquance baisser et le sentiment d’insécurité diminuer dans les espaces vidéosurveillés." Initialement testées comme "vidéosurveillance", outil de lutte contre le terrorisme, les caméras sont devenues au fil des années un outil de lutte contre "la délinquance et le sentiment d'insécurité", sous le vocable "vidéoprotection".

Il est toutefois difficile de ne pas voir également dans ce changement de terminologie un effort pour imposer un terme plus rassurant que le mot "vidéosurveillance." La comparaison de deux discours de Nicolas Sarkozy, tenus à trois mois d'écart début 2009 sur le thème de la sécurité des établissements scolaires, est éloquente. En mars dernier, M. Sarkozy expliquait :

"Je regrette les réticences de certains maires à s’engager dans la voie de la vidéosurveillance. La vidéosurveillance ne menace pas les libertés. Elle défend, elle protège la liberté de se déplacer et d’aller et venir dans son quartier en toute sécurité."

En mai, M. Sarkozy maintenait le même discours. Quasiment au mot près :

"Je déplore les réticences de certains élus à s’engager dans la voie de la vidéoprotection. La vidéoprotection ne menace pas les libertés, la vidéoprotection protège la liberté de se déplacer et d’aller et venir dans son quartier en toute sécurité."

 

Le Monde.fr

Recherche publique et service public

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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L'état des lieux de l'emploi scientifique

Selon le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 37 000 personnes à l'œuvre dans le supérieur et la recherche ne jouissent pas du statut de fonctionnaire, une statistique extraite du rapport sur 'L'état des lieux de l'emploi scientifique' (2009).
Une intersyndicale regroupant 19 organisations du supérieur et de la recherche conteste les statistiques du ministère : ce seraient 45 000 à 50 000 "précaires" (20 % des effectifs) qui travailleraient actuellement dans l'enseignement supérieur et la recherche publique.

Quotidien du Médecin [Le] , 16/02/2010

France : Appel du 20 février

Appel pour le 20 février

La situation économique du pays s’aggrave de jour en jour : il n’y a plus de progrès, mieux l’ensemble des acquis démocratiques et sociaux concédés en 1936, 1945, 1968 sont mis en charpie. Le gouvernement Sarkozy, fort d’une absence de réponse anticapitaliste à gauche et appuyé sur des appareils syndicaux inscrivant leur action dans le cadre du « dialogue social », a considérablement aggravé l’offensive contre les salariés et la démocratie. La montée en puissance du mouvement social des premiers mois de 2009, qui visait une confrontation politique frontale avec le gouvernement,  n’a pas permis d’inverser ce cours.

Si deux partis nouveaux, NPA et PG, sont nés dans l’année qui vient de s’écouler, et s’ils ont regroupé un nombre significatif de militants, c’est bien parce qu’ils prenaient appui sur l’aspiration à changer les règles sociales et économiques, à ouvrir une issue vers le socialisme.

Militants politiques depuis de longues années, nous avons fait les uns et les autres des expériences diverses : gauche du PS, MDC de Jean Pierre Chevènement, PCF ou pour certains, dans un passé plus ancien, au sein des organisations d’extrême gauche. Lorsque le PG s’est constitué il y a un an, nombre de militants parmi lesquels nous étions, y ont vu une ouverture possible. Ce parti est aujourd’hui en crise. Il ne faut donc pas s’étonner, de façon générale, qu’une grande majorité de citoyens ne fassent plus confiance aux partis politiques.

La déception est immense. Ce que nous avons combattu dans les vieux partis du mouvement ouvrier, peut être aussi pour certains dans les organisations d’extrême gauche, se retrouve intégralement dans la vie interne du PG : exclusions, mise sous tutelle d’unités locales, parachutages, mise à l’écart de militants qui contestent les consignes de la direction…

Nous sommes des militants : nous avons en commun d’être libres et de vouloir le rester, dans l’action politique comme dans la pensée. La première exigence que nous posons d’emblée, c’est la rupture avec ce modèle.

Aujourd’hui il nous semble urgent de nous rassembler pour construire sur des bases radicalement nouvelles. Au travers des discussions que nous pouvons avoir avec ceux qui sont restés des militants, des hommes libres, nous posons trois questions :

- Comment construire un outil démocratique ?

- Comment construire l’unité dans les luttes sociales et démocratiques ?

- Quelle liaison entre les luttes sociales et les luttes sur le terrain électoral ?

Travaillant sur plusieurs départements, nous nous sommes regroupés au sein d’un comité de liaison. Nous savons que la crise politique du PG prend diverses formes dans les départements de province. Nous savons aussi que la crise n’est bien sûr pas propre à ce seul parti. Nous proposons aux militants qui partagent avec nous les mêmes préoccupations une rencontre nationale à Paris. Nous pouvons avoir des appréciations politiques différentes sur tel ou tel sujet, mais sur les trois points essentiels précités (la démocratie – l’unité dans un front de gauche démocratique et anticapitaliste – l’unité dans les luttes et dans les urnes), il est de notre devoir de nous regrouper, d’élaborer ensemble et de poser la question d’une issue politique. Pour le socialisme !

Nous demandons à tous les camarades d’accord avec le contenu de cet appel de le cosigner avec nous et d’accepter d’en rendre la signature publique.

- Etre de gauche 95

- Gauche en Mouvement

- Club Socialisme Maintenant

- Rassembler à Gauche

Rencontre Nationale samedi 20 Février 2010 de 10h à 18h

A l’AGECA 177 rue de Charonne 75011 Paris (Métro Alexandre Dumas)

Pour entrer en contact :

appel.20.fevrier@gmail.com

Blog :

http://appel-20-fevrier.overblog.com

Note technique :

Afin que le déplacement de camarades de province à Paris soit le moins possible pénalisant financièrement pour eux, nous proposons une participation financière de 10 euros par personne. Ceci permettra, outre le prix de location de la salle de l’AGECA, de rembourser, ou totalement, ou partiellement les prix de voyage SNCF, en fonction de notre budget global.

11:44 Publié dans démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie

Le financement des retraites en France

à lire sur le lien :

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http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-02-16-retrai...

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Retraites, idées fausses 
et vrais enjeux

par Martine Bulard

Après avoir annoncé que tout serait réglé à la fin juillet, le président Nicolas Sarkozy a décidé que la loi sur les retraites serait prête « début septembre ». En attendant, on essaie d'affoler les foules en présentant des besoins de financement gigantesques (100 milliards d'euros !) sortis de nulle part. Les commentateurs ironisent sur le fait que cinq syndicats proposent une journée d'action le 23 mars qui inclut, outre les retraites, les questions du pouvoir d'achat et de l'emploi. Pourtant l'avenir des retraites dépend de ces deux variables - plus que de l'allongement du temps de travail.

Il est au moins un dirigeant en France pour lequel le droit à la retraite ne se discute pas : M. Henri Proglio. Ayant « cotisé pendant trente-huit ans dans l'entreprise, il est normal de bénéficier d'une retraite », a t-il expliqué pour justifier le million d'euros annuel de retraite chapeau qu'il devrait recevoir à partir de cette année... à soixante ans et demi (il est né le 29 juin 1949). De son coté, Veolia - qui lui versera la coquette somme - précise que « l'ensemble des retraites perçues par Henri Proglio est limité à 50 % de sa rémunération brute au cours des trois derniers exercices » (Les Echos, 4 février 2010). Rappelons que, dans le privé, la loi commune - que M. Nicolas Sarkozy ambitionne d'appliquer à la fonction publique - fixe les pensions sur la base des vingt-cinq meilleures années.

Pendant ce temps-là, on explique au commun des mortels qu'il va falloir travailler plus longtemps pour toucher moins. En Grèce, le gouvernement de M. Georges Papandréou promet de reculer l'âge de départ à la retraite de 63 ans à 65 ans pour séduire les gouvernements de l'Union européenne et « les marchés ». En Allemagne, Mme Angela Merckel parle de départ à... 69 ans. En Espagne, le président José Luis Rodriguez Zapatero a déjà décidé que ce serait à 67 ans au lieu de 65 ans. Argument de poids avancé par le président socialiste : « tout le monde le fait » en Europe. Il est pourtant bien placé pour savoir que les moutons de Panurge finissent mal en général, l'Espagne ayant appliqué « comme tout le monde » les principes des subprimes et de la déréglementation financière avec les dégâts que l'on sait.

En fait, les pouvoirs veulent enfermer le débat dans une alternative obligatoire : soit on augmente le temps de travail soit on baisse les pensions. En vérité, ils font les deux... sans que cela sauve les caisses de retraites. La France a connu trois vagues de réformes, en 1993, en 2003 et en 2007. L'âge légal de départ n'a pas été modifié (60 ans) mais la durée de cotisations a été allongé de 37,5 ans à 40 ans, puis à 41 ans, avant de grimper d'un trimestre tous les ans. La base de calcul a été modifiée, tenant compte des vingt-cinq meilleurs années au lieu des dix précédemment. Au total, en quinze ans, le taux de remplacement (niveau de la retraite par rapport à son salaire) a baissé de 10 points. Et le risque de voir exploser le nombre des retraités pauvres (déjà 11 % des plus de 65 ans), comme a précédemment flambé le nombre des travailleurs pauvres, n'apparaît plus improbable. Les caisses, elles, sont toujours en déficit : 10 milliards d'euros attendus en 2010. Preuve que ce type de potion aggrave le mal au lieu de le résoudre. Et qu'il faut se méfier des fausses évidences (...)

Lire la suite de cet article inédit de Martine Bulard :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-02-16-retrai...

14/02/2010

Le traitement et la distribution de l'eau en Europe

lu sur :

http://www.attac.org/fr/groups/aquattac/wiki/laudition-de-m-barnier-sur-la-question-de-leau

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L'audition de M. Barnier sur la question de l'eau

Lors de son audition au Parlement Européen, ce mercredi 13 janvier 2010, M. Michel Barnier, Commissaire désigné au Marché Intérieur, le poste le plus convoité dans la nouvelle Commission Barroso II, a eu à répondre à une question de Mme Heidi Rühle, du groupe des Verts européens, sur ses éventuels projets d'inclusion des services d'eau municipaux dans l'initiative législative sur les concessions et les partenariats public-privé qu'il avait évoquée plus tôt dans ses réponses écrites. (1) Cette question venait faire écho aux inquiétudes suscitées plus tôt par la déclaration de politique générale de M. Barroso, évoquant une extension du marché intérieur, traduire une mise en concurrence, aux “services environnementaux”.

Cette question est très importante. La majorité des services d'eau et d'assainissement municipaux en Europe sont gérés par des autorités publiques locales (seules la France et l'Angleterre ont la majorité de leurs services d'eau gérés par le secteur privé, avec des conséquences dommageables démontrées), et l'importance d'avoir des services d'eau fiables et gérés de façon responsable est telle que la Commission Européenne, en 2006, avait déjà reculé sous la pression de la société civile et de nombreux élus lorsqu'un projet similaire d'inclusion des services d'eau dans la Directive Services (2) (dite “Bolkestein”) avait été envisagé. L'accident survenu le mois dernier à Bruxelles, mettant en cause le seul système d'eau géré par le privé dans tout le pays (la station d'épuration de Bruxelles Nord, gérée par Aquiris, une filiale de Veolia Environnement) a encore rappelé à quel point la continuité et la fiabilité de ces services est un enjeu essentiel.

Pourtant, les réponses de M. Barnier à cette question furent inquiétantes. Bien qu'il mentionne le fait qu'il n'avait pas encore d'idée définitive sur ce point, sa première réponse fut générale et porta surtout sur le fait que les marchés de concession en Europe faisaient l'objet d'une “insécurité juridique” et n'étaient encadrés par “aucun texte”. Lorsque Mme Rühle insista pour lui demander quels étaient ses projets en matière, spécifiquement, de services d'eau, M. Barnier commença par souligner l'importance de l'eau pour tous, les effets du réchauffement climatique sur cette ressource précieuse, le retard des vendanges cette année... pour finir par dire qu'il ne voyait pas pourquoi l'eau devrait faire l'objet d'un “traitement spécial”, différent des autres matières couvertes par son projet législatif sur les concessions. Que penser d'une telle légèreté? Méconnaissance du sujet? Volonté de soutenir les intérêts des trois plus grandes entreprises mondiales du secteur, toutes françaises, selon la tactique désormais bien connue d'appui aux “champions nationaux”? Il est bon que M. Barnier n'ait pas déjà fait de choix définitif avant même sa nomination ; on espère qu'il reviendra sur sa position de ce jour pour exclure les services publics essentiels tels que l'eau et l'assainissement d'une telle initiative, décision plus conforme à l'esprit de l'intérêt général européen qu'il s'est par ailleurs engagé aujourd'hui à défendre.

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Soumis par jutta le sam, 23/01/2010 - 10:43

13/02/2010

Ce que coûte la Commission européenne

lu sur :

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41683723@7-60,0.html

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( commentaire : la crise ? Pas pour tout le monde ! )

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Barroso a dépensé 730.230 euros en missions et frais de représentation en 2009

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13.02.10 | 11h49

 



Les "missions" et les "frais de représentation" du président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont coûté 730.230 euros aux contribuables en 2009, en pleine crise économique et financière, selon un document comptable publié samedi par plusieurs médias.

Les 27 membres de la Commission ont dépensé près de 4 millions d'euros en 2009, mais leurs frais de représentation sont restés contenus entre 5 et 16.000 euros, à l'exception de ceux de M. Barroso: 32.457 euros, indique ce document officiel.

Le document, qui émane d'un service de la Commission chargé de l'exécution des paiements pour les missions, le "paymaster's office" (PMO), a été obtenu par la chaîne de télévision RTL au Pays-Bas et publié samedi par la lettre d'information EU Observer.

La Commission européenne, contactée par l'AFP, a justifié ces dépenses par le fait que "M. Barroso voyage beaucoup".

"La Commission européenne n'a pas d'avion et M. Barroso doit souvent avoir recours à des avions-taxis, quand il n'y a pas de liaison directe", a précisé Michael Mann, porte-parole pour les question administratives.

"Il a eu recours à ce type de service à 23 reprises, dont quatre fois à l'étranger", a-t-il indiqué.

"M. Barroso a passé 200 jours en déplacement en 2009 et il est accompagné de beaucoup de monde dans ses voyages", a-t-il ajouté.

Le président de la Commission européenne, qui est Portuguais, a effectué 66 déplacements en 2009 -- 56 dans l'UE et 10 à l'étranger -- pour un coût total de 697.000 euros.

En comparaison, la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero Waldner (Autriche), a dépensé 428.900 euros pour 60 déplacements, dont 21 missions à l'étranger, et ses frais de représentation sont restés très mesurés: 5.000 euros.

Autres grands voyageurs, le commissaire chargé du Développement, Louis Michel (Belgique), puis son successeur Karel de Gucht (Belgique), ont dépensé 215.000 euros pour 46 missions, dont 18 à l'étranger. Leurs frais de représentation se sont élevés à 12.000 euros.

Deux autres commissaires, l'Allemand Gunther Verheugen (Industrie) et le Français Jacques Barrot (Justice, Sécurité) se sont également beaucoup déplacés avec 65 missions, essentiellement dans l'UE, mais leur coût est bien moindre que celles de M. Barroso: 115.000 euros pour M. Barrot et 122.000 pour M. Verheugen. Les deux commissaires ont dépensé moins de 10.000 euros en frais de représentation.

"Les frais de représentation de M. Barroso sont plus élevés que ceux des autres commissaires parce qu'il est le président de la Commission, la personne que tout le monde veut rencontrer", a justifié le porte-parole.

Surveillance épidémiologique en milieu de travail

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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Etude Coset : cinq départements pilotes pour commencer
L'étude Coset ('Cohorte de surveillance épidémiologique en milieu de travail') a vocation à devenir "le premier grand programme de surveillance de la population au travail".
Elle vient d'être lancée dans cinq départements d'abord, dans le monde agricole pour commencer, puis elle devrait être étendue à l'ensemble du territoire national dès 2012 et s'intéresser à d'autres milieux professionnels.
Objectifs : "mieux décrire et surveiller les liens entre les facteurs professionnels et la survenue de problèmes de santé, identifier les métiers et les conditions de travail à risque pour la santé, et proposer des recommandations en matière de prévention".
La phase pilote porte sur un premier échantillon de 10 000 volontaires, âgés de 18 à 65 ans, résidant dans les Bouches-du-Rhône, le Finistère, le Pas-de-Calais, les Pyrénées-Atlantiques et la Saône-et-Loire.
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Quotidien du Médecin [Le] , 11/02/2010

12/02/2010

Des bâtiments plus sobres en énergie

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/10/la-france-veut-des-batiments-plus-sobres-en-energie_1303712_3244.html#ens_id=1280586
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La France veut des bâtiments plus sobres en énergie
LE MONDE | 10.02.10 | 13h46  •  Mis à jour le 10.02.10 | 13h46


om de code : RT 2012. En France, l'élaboration par le ministère de l'écologie de la future réglementation thermique des bâtiments, avec l'ambition de les rendre plus sobres en énergie, fait l'objet de vifs débats. Elle est censée s'appliquer à partir du 1er janvier 2011 pour les édifices publics et le secteur tertiaire, le 1er janvier 2013 pour le secteur résidentiel.

L'enjeu est considérable. Cette réglementation déterminera largement la capacité de la France à réduire sa consommation énergétique et ses émissions de CO2 - le secteur du bâtiment engloutit 42 % de la première et rejette 25 % des secondes. Si le total des émissions de gaz à effet de serre en France a baissé de 0,6 % entre 2007 et 2008, celles liées au bâtiment ont augmenté (+ 7,7 %).

Dans le maquis de la future réglementation se joue aussi l'avenir de filières industrielles, qui déploient en coulisses un intense lobbying. "Le gaz et l'électricité ne pensent qu'à se détruire l'un l'autre. Quant aux fabricants de convecteurs et de ballons électriques, ils sont prêts à tout pour sauver leurs produits", observe le député (UMP) Claude Birraux, président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), auteur en décembre 2009, avec Christian Bataille (PS), d'un rapport sur le sujet.

Prévue par le Grenelle de l'environnement pour remplacer l'actuelle RT 2005, la nouvelle bible de la performance énergétique marque une rupture décisive. Elle définit, pour la première fois, un plafond de consommation : 50 kWh/m2/an d'énergie primaire, contre une consommation de 150 kWh/m2/an pour les bâtiments neufs actuels et de 260 kWh/m2/an en moyenne pour le parc immobilier existant.

Une révolution qui nécessitera d'importants progrès dans les techniques d'isolation, de ventilation et de chauffage, selon ses promoteurs. Une occasion gâchée, plutôt, dénoncent les écologistes. "Le gouvernement n'a pas saisi cette opportunité pour réformer une comptabilité qui oublie, en moyenne, la moitié de la consommation réelle des bâtiments", regrette Alain Bornarel, ingénieur au bureau technique Tribu et membre de l'Institut pour la conception environnementale du bâti (ICEB).

Traditionnellement, l'éclairage, le chauffage, l'eau chaude, la ventilation et la climatisation sont comptabilisés, mais pas l'électroménager, les parkings, les ascenseurs, la bureautique, l'informatique, les cuisines des restaurants, les plateaux techniques des hôpitaux... "Ce sont des consommations sur lesquelles le concepteur du bâtiment n'a qu'un impact réduit", justifie Jean-Christophe Visier, directeur de l'énergie, de la santé et de l'environnement au Centre scientifique et technique du bâtiment, le principal conseiller technique du ministère de l'écologie.

Autre point de discorde : les "coefficients de conversion". Ceux-ci permettent de mesurer l'électricité, le bois, le gaz ou le fuel en "énergie primaire", concept qui offre la possibilité de comptabiliser l'ensemble de l'énergie dépensée pour produire celle finalement consommée.

Des coefficients stratégiques, au moment de choisir un mode de chauffage compatible avec le plafond autorisé. Or "ces coefficients handicapent les ressources renouvelables comme le bois, défavorisent les réseaux de chaleur au profit des systèmes individuels et sont exagérément cléments pour l'électricité", juge M. Bornarel.

Troisième polémique : les exceptions à la règle. Aux pondérations géographiques - le plafond serait porté à 65 kWh/m2/an dans le nord de la France, mais ramené à 40 kWh/m2/an au bord de la Méditerranée -, la RT 2012 devrait ajouter une modulation en fonction de la taille du bâtiment et surtout de son usage. "Des bureaux, un hôpital ou un lycée n'ont pas les mêmes contraintes, nous sommes en train d'adapter l'objectif pour chaque type d'édifice tertiaire", précise M. Visier. La plupart des bâtiments non résidentiels risquent ainsi d'échapper au plafond de 50 kWh/m2/an, redoutent des organisations comme le comité de liaison énergies renouvelables.

Sur tous ces points, le rapport de l'Opecst n'a fait qu'ajouter à la colère des écologistes, le député Verts Yves Cochet allant jusqu'à affirmer à l'Assemblée nationale que "le lobby électronucléaire" était en train de "saboter le Grenelle de l'environnement". Les écologistes reprochent notamment à MM. Birraux et Bataille de faire le jeu des industriels en préconisant l'installation systématique de pompes à chaleur électriques et de dispositifs de climatisation, au détriment d'une conception "passive" et bioclimatique.

Les deux députés ont aussi compliqué le jeu en proposant d'instaurer un deuxième plafond d'émission de 5 kg de CO2 par mètre carré et par an, dont seules les énergies renouvelables seraient exemptées. Une arme contre le chauffage au gaz, qui remettrait en course l'énergie électrique, malmenée par l'objectif de 50 kWh/m2/an. "Nous disons que le tout-gaz comme le tout-électrique, c'est fini ; nous incitons à mixer les solutions et à développer l'innovation", défend M. Birraux.

Les grandes lignes de la RT 2012 devaient être arrêtées au mois de janvier, les textes envoyés à Bruxelles en février pour examen, puis publiés au Journal officiel au mois de juin. Mais "beaucoup de points sont encore en discussion", reconnaît-on au ministère de l'écologie. En attendant, les lobbies ne ménagent pas leurs efforts.

 

Grégoire Allix

Un surcoût de construction d'environ 15 %

"Avec des techniques existantes, faire de la basse consommation sans surcoût, c'est possible dès lors qu'il y a un effort dans la conception initiale du bâtiment", estimait le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu, en décembre 2009. Un voeu pieux. Selon le ministère de l'écologie, le surcoût de mise en oeuvre du label Bâtiment basse consommation, dont s'inspire la RT 2012, est d'environ 15 %, soit un coût de construction de 1 450 euros hors taxes par mètre carré. Pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, ce surcoût pourrait être ramené entre 5 % et 10 % d'ici à 2012, et être alors amorti en dix ou quinze ans grâce aux économies d'énergie réalisées.

Article paru dans l'édition du 11.02.10

11/02/2010

VIH/sida : la Cour des comptes épingle le pilotage du ministère de la Santé

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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VIH/sida : la Cour des comptes épingle le pilotage du ministère de la Santé
La Cour des comptes épingle les lacunes du ministère de la Santé dans la lutte contre le VIH/sida. Dans la mire des enquêteurs : l'engagement du ministère en faveur de la prévention et du dépistage, deux thèmes pour lesquels "les dépenses publiques ont un caractère marginal au regard de celles liées à la prise en charge sanitaire". La Cour des comptes regrette que la DGS ne sollicite pas davantage les avis du CNS (Conseil national du sida), qui "joue un rôle de force de proposition" pourtant, alors qu'elle s'en remet fréquemment à ceux de l'ANRS, de l'InVS et de la HAS. Dernier grief de la Cour : le ministère de la Santé joue "le rôle d'un arbitre des débats entre associations" plutôt "que celui d'un "décideur d'orientations publiques".
Quotidien du Médecin [Le] , 10/02/2010

10/02/2010

La spéculation et l'Euro

Communiqué d'ATTAC
Euro : il faut casser les reins de la spéculation

La secousse qui ébranle la zone euro révèle que les élites dirigeantes n’ont toujours rien appris de la crise globale qui frappe la planète.

Tout d’abord parce que les marchés financiers ont gardé intact leur formidable pouvoir de nuisance. Les pays membres de l’Union européenne les plus fragilisés par la crise mondiale payent un tribut exorbitant aux spéculateurs. Ainsi, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, notamment, désignés par les marchés financiers comme les maillons faibles de la zone euro, sont attaqués de toutes parts. Les fonds d’investissement imposent à ces pays des taux d’intérêt deux fois plus élevés qu’à l’Allemagne ou la France pour financer leurs déficits. Déficits eux-mêmes largement provoqués par la récession due à la crise financière. La boucle est bouclée : les spéculateurs font leurs profits avec les conséquences de la crise qu’ils ont provoquée.

Ensuite parce que la spéculation contre l’euro montre l’impasse de la construction européenne. Celle-ci nous avait été vantée comme un bouclier anti-crise. Il n’en est rien. Jamais l’Union européenne n’a tenté de prendre des distances par rapport à la financiarisation de l’économie mondiale et de ralentir la circulation des capitaux. Au contraire, tous les traités européens ont inscrit l’Union dans une dynamique financière incontrôlable. La Banque centrale européenne a bien fait d’injecter des liquidités et de baisser les taux d’intérêt pour limiter la récession. Mais puisque nous sommes restés dans une économie de casino, ces liquidités ont fourni de nouvelles munitions à l’industrie financière pour spéculer et menacer l’existence même de l’euro. L’Union européenne s’est également interdit d’avoir un vrai budget qui permettrait une aide aux pays en difficulté. Elle s’est même, de façon absurde, interdit de venir en aide à un pays de la zone euro en difficulté. Elle est donc incapable de tenir la promesse qu’elle a faite aux peuples européens : construire un espace de solidarité, dont la nécessité se fait cruellement sentir en temps de crise. Les Grecs, Espagnols, Portugais et autres Islandais qui ont besoin de cette solidarité, n’ont qu’à aller voir ailleurs. Au FMI, par exemple, qui saura une nouvelle fois faire payer les peuples pour les erreurs de leurs dirigeants !

La sortie de crise, annoncée bruyamment tous les jours, est encore loin. Les dégâts sociaux provoqués par la finance ne font que s’aggraver. Attac exige l’instauration immédiate par l’Union européenne d’une taxe sur les transactions financières pour casser les reins à la spéculation qui menace de déclencher une nouvelle catastrophe financière. Une taxe de type "Tobin-Spahn", c’est-à-dire à double niveau : un niveau faible (0,1%) en temps ordinaires pour dégonfler le volume des transactions ; un taux élevé (de 10 à 50%) en période de folie spéculative, comme aujourd’hui.

Attac France,
Montreuil, le 10 février 2010
http://www.france.attac.org/spip.php?article10795

09/02/2010

"50 000 précaires" dans l'enseignement supérieur et la recherche

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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"50 000 précaires" dans l'enseignement supérieur et la recherche
A peine l'OST (Observatoire des sciences et technologies) a-t-il publié son rapport sur les emplois non-permanents des chercheurs dans les laboratoires et les universités, qu'une intersyndicale de 19 organisations livre le sien, lui aussi orienté sur la précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche. Les signataires de ce dernier rapport estiment que le taux de non-permanents dans la recherche gravite autour de 23,4 %, avec des pointes à l'Inra (38 %), l'Inserm (40 %) et l'Inria (49 %), soit un total de "50 000 précaires", docteurs maintenus longtemps sans postes, bas salaires, activité interrompue, "cumul d'employeurs, rémunérations en nature ou via des prête-noms, travail bénévole"...
Tribune [La] , 09/02/2010

Le rapport de la Cour des comptes 2010

lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/09/le-rapport-de-la-cour-des-comptes-2010-publie-ce-mardi_1302969_823448.html
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Le rapport de la Cour des comptes 2010 publié ce mardi
LEMONDE.FR avec AFP | 09.02.10 | 09h28


e rapport annuel de la Cour des comptes, qui s'attache à débusquer les nombreuses anomalies dans la gestion publique, doit être publié mardi 9 février et est largement marqué cette année du sceau de Philippe Séguin, qui l'aura étroitement piloté jusqu'à sa mort, début janvier. Ce rapport, toujours très attendu grâce au retentissement médiatique que M. Séguin avait su lui donner depuis qu'il présidait cette institution en 2004, reste "fidèle à sa conception du rôle des publications de la Cour", soulignent ses anciens collaborateurs de la rue Cambon.

Outre un bilan des finances publiques de la France, ce rapport annuel, remis lundi au président Sarkozy, a toujours pour objectif, "à partir d'une sélection d'exemples concrets, de rendre compte de la qualité de la gestion des deniers publics". L'édition 2010 se penche ainsi sur "la lutte contre le surendettement des particuliers", "certaines niches fiscales en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna", "la formation professionnelle en alternance" ou encore "la politique de lutte contre le sida". Né en 1943 à Tunis et orphelin d'un père héros de la guerre, Philippe Séguin avait également souhaité soumettre au contrôle de la Cour un sujet qui lui tenait à cœur : la "décristallisation des pensions des anciens combattants" issus des anciennes colonies françaises. Leurs pensions militaires avaient en effet été "gelées" pendant plus de quarante ans avant que le gouvernement français ne décide de remédier à cette injustice en 2007.

Au menu cette année : la conduite des programmes d'armement, la gestion du produit des amendes de circulation routière, le parc automobile des services centraux de la police nationale, les méthodes et résultats du contrôle fiscal, ou encore les réformes sociales de la SNCF. La Cour s'est également penchée sur la "gestion du personnel de la navigation aérienne". Selon des informations parues dans la presse, elle critiquerait des primes irrégulières, une situation budgétaire dégradée et des temps de présence effective réduits des contrôleurs aériens. Le rapport 2010 sera présenté mardi par Alain Pichon, doyen des présidents de chambre et qui assure à ce titre la fonction de premier président par intérim, et par Claire Bazy-Malaurie, rapporteure générale de la Cour.

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04/02/2010

Le débat sur les "class actions" en France

lu sur:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/03/le-proces-vivendi-relance-le-debat-sur-les-class-actions_1300556_3234.html#ens_id=1269600

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Compte rendu
Le procès Vivendi relance le débat sur les "class actions"
LE MONDE | 03.02.10 | 15h53  •  Mis à jour le 03.02.10 | 15h53


'affaire Vivendi, jugée récemment aux Etats-Unis, pourra-t-elle relancer, en France, le débat sur le recours collectif en justice (class action) ? Dans cette class action un groupe d'actionnaires français a obtenu, fin janvier, une victoire dans un combat vieux de dix ans (Le Monde daté 31 janvier-1er février).

Maintes fois évoqué par les gouvernements Villepin et Fillon, le projet d'un tel recours n'a jamais vu le jour en droit français. Les petits actionnaires français qui s'estimaient lésés par les agissements de Vivendi, se sont donc ralliés à une procédure ouverte, en 2002, devant le tribunal de New York. Avec la décision rendue le 29 janvier par le tribunal de Manhattan, ils peuvent espérer un dédommagement. Vivendi risque de devoir payer environ 4 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) aux plaignants, dont près des deux tiers sont Français.

Pour les détracteurs de la class action comme le Medef ce procès n'est que "l'illustration des dérives de ces procédures collectives". "C'est la raison pour laquelle on n'en veut pas en France", indique une porte-parole de l'organisation patronale. Les montants exigibles au terme de ces recours sont disproportionnés et font planer une menace insupportable sur les entreprises, indique le Medef. Il ajoute qu'en raison de la lenteur des procédures judiciaires, des actionnaires et dirigeants d'aujourd'hui sont amenés à payer pour les fautes de dirigeants d'hier.

Dans le camps des associations favorables aux class actions, on a conscience de cette mauvaise publicité. "Cette victoire des actionnaires de Vivendi risque fort d'être instrumentalisée, pour enterrer la class action en France", se désole Fabrice Rémon, dirigeant du cabinet de défense d'actionnaires minoritaires Deminor.

Mais le procès Vivendi démontre aussi l'urgence de mettre sur pied une class action à la française, ajoutent ses partisans. Une telle réforme permettrait d'éviter que des particuliers n'aient recours, faute de mieux, à la procédure américaine jugée pleine de travers. "La class action américaine n'est pas adéquate, reconnaît Colette Neuville, porte-parole d'actionnaires français dans le procès Vivendi. Et c'est tout de même aberrant que des petits épargnants français soient réduits à faire appel à la justice américaine pour faire respecter leurs droits."

Devancer Bruxelles

Une procédure collective en France, revue et corrigée, serait aussi le meilleur moyen d'éviter de se voir imposer un modèle européen. Deux projets de directives sont, en effet, déjà prêts à être débattus à Bruxelles ces prochaines semaines. En France, les sénateurs Laurent Beteille (UMP) et Richard Yung (PS), rapporteurs du groupe de travail mis en place en octobre 2009 par la commission des lois pour étudier l'opportunité d'une class action à la française, tentent d'accélérer les choses. "L'idéal serait que la France se dote d'un dispositif avant la Commission européenne pour faire entendre ses arguments", indique M. Beteille, qui se dit déterminé à trouver un système évitant les abus. "L'affaire Vivendi donne une base pour relancer le débat. On peut réussir à faire bouger les choses", complète M. Yung.

Les deux sénateurs devraient rendre leur rapport d'ici à deux mois. M. Yung a, lui, déjà pris les devants en rédigeant avec sa collègue Nicole Bricq (PS) une nouvelle version de leur proposition de loi sur le recours collectif, qui sera déposée dans quelques jours sur le bureau du Sénat.

 

Claire Gatinois
Article paru dans l'édition du 04.02.10

11:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

Iran : le déclin du régime ?

Un régime qui ose mettre à mort ses opposants politiques est un régime en perdition.
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/02/03/iran-mir-hossein-moussavi-denonce-l-echec-de-la-revolution-de-1979_1300525_3218.html#ens_id=1190750
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Iran : Mir Hossein Moussavi dénonce l'échec de la révolution de 1979
LE MONDE | 03.02.10 | 16h29  •  Mis à jour le 03.02.10 | 16h29


eillée d'armes en Iran, à une semaine de l'anniversaire de la révolution de 1979, le 11 février. Le pouvoir judiciaire a annoncé, mardi 2 février, l'exécution probable de neuf contestataires arrêtés lors des manifestations qui, depuis l'élection contestée du président Ahmadinejad en juin 2009, n'ont cessé de soulever le pays. Et les plus radicaux au sein du pouvoir insistent pour que ces pendaisons soient publiques, pour en augmenter l'effet "dissuasif".

Chez les "verts" - couleur symbole du mouvement civil de protestation -, pour la première fois de façon organisée, on bat le rappel. Les étudiants de l'association Tahkim Vahdat, pourtant laminée par la répression (des dizaines d'étudiants ont été détenus ces derniers mois) ont lancé un appel massif à la mobilisation pour le 11 février. Ils ont été suivis, mardi, par l'influente Association du clergé combattant qui compte une soixantaine de mollahs importants et représente l'aile gauche du clergé.

Quant au candidat malheureux à l'élection de juin où il était soutenu par les réformateurs, et qui, au fil des mois, s'est affirmé comme le chef de l'opposition, Mir Hossein Moussavi, il a lancé sur son site Internet Kalameh un appel à l'unité.

Un appel aux connotations sociales ("Notre mouvement doit s'intéresser aussi à la justice sociale, sans cela les classes moyennes seront coupées du peuple") et fondé sur une analyse que beaucoup partagent. A savoir : "Le despotisme iranien a montré qu'il a la capacité de se reproduire. A la chute du chah, tout le monde croyait que ces structures despotiques étaient démolies à jamais, mais elles se sont reproduites à l'intérieur de la République islamique. A présent les gens demandent la même chose qu'il y a trente et un ans : la fin du despotisme."

Maintenir la cohésion

"Les chefs de la contestation ont compris que l'urgence était de sauvegarder la cohésion du mouvement et son identité pour ne pas faire le jeu de la répression", résume l'analyste Ahmad Salamatian. Et le journaliste Seraj Mirdamadi d'ajouter : "M. Moussavi veut éviter la radicalisation du mouvement et sa mauvaise interprétation. Il dit que son combat se base sur le respect des droits contenus dans la Constitution. C'est un retour aux aspirations premières de la République islamique qu'il veut, pas son renversement."

M. Moussavi n'était jamais allé aussi loin. Cet homme courageux, qui affirme aujourd'hui être "prêt à aller jusqu'au bout au nom des libertés ", a été l'un des fondateurs de la révolution. Il fut même le rédacteur en chef du Journal de la République islamique, brûlot idéologique du nouveau régime, puis premier ministre au temps des purges d'opposants décidées par l'ayatollah Khomeyni dans les années 1980.

Et pourtant ce révolutionnaire, qui a assumé les excès des débuts, est allé jusqu'à écrire, mardi : "Nous nous sommes trompés. Et je me suis trompé (...). La République islamique est incapable de tenir ses promesses, notamment dans le domaine des libertés. La dictature au nom de la religion est la pire dictature." Lui faisant écho, l'ex-président de la République, Mohammad Khatami, un religieux, a écrit : "L'islam pratiqué par la République islamique n'est pas l'islam, celui qui reconnaît le droit des peuples et la justice." Un ex-premier ministre et un ex-président qui dénoncent l'échec de la révolution : du jamais-vu en Iran.

 

Marie-Claude Decamps

Uranium : M. Ahmadinejad prêt à enrichir à l'étranger

Dans une intervention à la télévision, mardi 2 février, le président Ahmadinejad s'est dit prêt à faire transférer à l'étranger la majeure partie de l'uranium iranien faiblement enrichi pour qu'il y soit converti en combustible nucléaire afin d'alimenter un réacteur de recherche médicale à Téhéran. Et ce conformément au compromis avancé par les Occidentaux et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour dissiper les craintes suscitées par le programme nucléaire de Téhéran.

Le président iranien qui, il y a quelques mois, avait envisagé favorablement cette option avant de revenir en arrière, sous la pression de l'aile la plus radicale du régime, n'a pas donné d'explication détaillée. "Si l'Iran a quelque chose de neuf à dire, nous sommes prêts à l'entendre, a commenté Mike Hammer, porte-parole de la Maison Blanche. Si les propos de M. Ahmadinejad reflètent un changement d'attitude, nous sommes impatients que l'Iran en informe l'AIEA."

Article paru dans l'édition du 04.02.10

03/02/2010

La fonction publique en danger (2)

Pour compléter vos connaissances sur le néo-libéralisme, lisez " la stratégie du choc " de Naomi Klein. (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_strat%C3%A9gie_du_choc)
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/03/fonctionnaires-le-decret-mobilite-pourrait-s-appliquer-en-avril-mai_1300709_823448.html
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Fonctionnaires : le décret mobilité pourrait s'appliquer en avril-mai
LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.10 | 16h42

e décret controversé sur la mobilité des fonctionnaires, destiné à accompagner notamment la restructuration de l'Etat dans les départements, pourrait s'appliquer "autour d'avril-mai", a précisé mercredi l'entourage du ministre de la fonction publique Eric Woerth.

Le texte doit être examiné par le Conseil national de la fonction publique qui se réunit le 11 février et passer ensuite au Conseil d'Etat. Interrogé sur une application autour d'avril-mai, l'entourage de M. Woerth a indiqué à l'AFP que "c'était un calendrier plausible".
Selon la même source, la réunion préparatoire avec les syndicats pour discuter du texte la semaine dernière "s'est très bien passée" et "'l'examen n'a posé aucune difficulté particulière".

Dès la préparation de la loi, les syndicats avaient vivement critiqué la disposition prévoyant la "réorientation professionnelle" des agents dont le poste est supprimé. FO avait demandé son abrogation.

La loi promulguée le 6 août 2009 a été adoptée par les députés de la majorité (UMP et Nouveau Centre), l'opposition (PS, PCF, PRG, Verts) votant contre. Selon l'entourage de M. Woerth, il est "difficile de chiffrer" le nombre d'agents auxquels la nouvelle procédure dite de réorientation professionnelle s'appliquerait.

Elle pourrait être utilisée dans le cadre de la restructuration en cours des personnels de l'Etat dans les départements, "pas à toute l'administration territoriale de l'Etat mais à la marge quand il y a besoin de transférer des activités d'une ville à l'autre" ou pour "des services qui seraient supprimés" et "si l'administration n'a pas de poste équivalent à proposer dans la foulée", selon l'entourage de M. Woerth.

Pour François Goulard (UMP), c'est une "rupture du contrat de travail du fait de l'employeur. Que la fonction publique, dont le statut est en effet plus protecteur, devienne plus dur vis-à-vis de ses agents que le secteur privé, cela paraît impensable". Jean-Marie Le Guen (député PS de Paris) considère, lui, que : "le gouvernement manie la provocation politique pour ranimer une partie de son électorat mécontent avant les régionales".

La vice-présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a accusé Nicolas Sarkozy de vouloir "supprimer la fonction publique progressivement pour la privatiser", se disant favorable à l'embauche de fonctionnaires, notamment dans la police et les tribunaux.

La fonction publique en danger

Préférez-vous le système américain ou le système français ?
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/02/un-projet-de-decret-pour-se-debarrasser-des-fonctionnaires_1300268_3224.html
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Anne Baltazar, secrétaire générale FO-Fonctionnaires
Un projet de décret pour "se débarrasser des fonctionnaires"
LEMONDE.FR | 02.02.10 | 19h17  •  Mis à jour le 03.02.10 | 12h00


nne Baltazar, secrétaire générale de la fédération des fonctionnaires Force ouvrière (FO), explique pourquoi le projet de décret sur la réorientation professionnelle des agents de l'Etat, qui sera présenté le 11 février au Conseil supérieur de la fonction publique, provoque une telle polémique chez les syndicats de fonctionnaires.

Le texte prévoit qu'un agent "dont l'emploi est supprimé dans le cadre d'un projet de réorganisation" de son service sera mis en disponibilité d'office s'il refuse trois postes proposés en remplacement par l'administration. Que signifie cette disponibilité d'office ?

C'est un pré-licenciement déguisé. Le ou la fonctionnaire restera titulaire de la fonction publique mais ne percevra plus de salaire. Il recevra à la place une allocation sociale : un petit quelque chose qui ne remplacera en rien des revenus. Pendant ce temps-là, l'agent sera obligé de guetter lui-même des vacances d'emploi, pour n'importe quel poste et dans n'importe quelle administration de sa région. Le texte ne prévoit aucune aide pour l'accompagner dans cette recherche. S'il ne trouve rien qui lui corresponde, il sera licencié. La mise à disposition d'office existe déjà en cas de problèmes de santé et d'invalidité, mais ce projet de décret l'associe à des licenciements de titulaire. C'est inacceptable.

Le ministre de la fonction publique, Eric Woerth, a pointé qu'avant d'en arriver là, les fonctionnaires pourront bénéficier d'une réorientation personnalisée et suivie, afin d'éviter qu'ils ne refusent trois postes. Ce n'est pas suffisant selon vous ?

Non, car il n'y a aucune visibilité sur les postes en question à pourvoir en cas de réorganisation des antennes des services publics. L'autorité en la matière se trouve entre les mains du préfet de région, qui gère les arrêtés d'affectation sans concertation avec le personnel ou les syndicats. Les chefs des antennes concernées agiront selon ses directives, sans marge de manœuvre. Des conseillers en mobilité ont certes fait leur apparition l'année dernière dans les préfectures, mais nous ne sommes pas informés quant au rôle qu'ils auront dans ces mouvements de personnel. C'est le règne de l'incertitude et de l'insécurité, et découvrir ces mesures au fur et à mesure ne nous rassure pas. Le doute est par ailleurs permis concernant la "réorientation" proposée, et les offres d'emplois compatibles avec la vie des agents.

Les réorganisations de service seront-elles nombreuses ?

La révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en 2007 par le gouvernement Sarkozy, dans laquelle s'inscrit la réforme de l'administration territoriale dont il est ici question, est claire dans ses principes : l'Etat veut faire des économies sur le service public. Cela s'est d'abord traduit par le non-remplacement d'un employé sur deux partant en retraite. Ce projet de décret est un nouvel outil pour se débarrasser des fonctionnaires. Il fait prendre une tournure plus ferme à la RGPP. Dans ce contexte, tous les agents sont potentiellement concernés par des suppressions de postes. Sous couvert du redéploiement et de la restructuration de la fonction publique, ce sont tous les éléments d'un plan social global sur les fonctionnaires qui se mettent place.

 

Michaël Szadkowski

La réorganisation de l'AP-HP

lu sur :
http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/
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AP-HP. Grogne contre la réorganisation
Depuis l'annonce d'un projet de réorganisation de l'AP-HP, qui permettra à l'instance de réaliser des économies, médecins et syndicats s'inquiètent pour l'emploi et l'offre de soins. Le Pr Albert Bensman (hôpital Trousseau) évoque 3 000 à 4 000 suppressions de postes, et estime que certains services, sur les 37 établissements de l'Assistance publique, sont menacés. Les conséquences sur l'offre de soins avec les suppressions d'emplois vont être désastreuses". La pétition, que le Mouvement de défense de l'hôpital public fait circuler depuis fin 2009, a déjà recueilli 240 000 signatures. Le document sera adressé au Parlement et au gouvernement. L'Humanité s'intéresse particulièrement au cas de l'Hôtel-Dieu, dont une partie des services déménagera vers l'hôpital Cochin, et au cas de l'Hôpital Trousseau, qui doit être démantelé.
Humanité [L'] , 03/02/2010