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03/02/2010

La fonction publique en danger (2)

Pour compléter vos connaissances sur le néo-libéralisme, lisez " la stratégie du choc " de Naomi Klein. (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_strat%C3%A9gie_du_choc)
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lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/02/03/fonctionnaires-le-decret-mobilite-pourrait-s-appliquer-en-avril-mai_1300709_823448.html
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Fonctionnaires : le décret mobilité pourrait s'appliquer en avril-mai
LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.10 | 16h42

e décret controversé sur la mobilité des fonctionnaires, destiné à accompagner notamment la restructuration de l'Etat dans les départements, pourrait s'appliquer "autour d'avril-mai", a précisé mercredi l'entourage du ministre de la fonction publique Eric Woerth.

Le texte doit être examiné par le Conseil national de la fonction publique qui se réunit le 11 février et passer ensuite au Conseil d'Etat. Interrogé sur une application autour d'avril-mai, l'entourage de M. Woerth a indiqué à l'AFP que "c'était un calendrier plausible".
Selon la même source, la réunion préparatoire avec les syndicats pour discuter du texte la semaine dernière "s'est très bien passée" et "'l'examen n'a posé aucune difficulté particulière".

Dès la préparation de la loi, les syndicats avaient vivement critiqué la disposition prévoyant la "réorientation professionnelle" des agents dont le poste est supprimé. FO avait demandé son abrogation.

La loi promulguée le 6 août 2009 a été adoptée par les députés de la majorité (UMP et Nouveau Centre), l'opposition (PS, PCF, PRG, Verts) votant contre. Selon l'entourage de M. Woerth, il est "difficile de chiffrer" le nombre d'agents auxquels la nouvelle procédure dite de réorientation professionnelle s'appliquerait.

Elle pourrait être utilisée dans le cadre de la restructuration en cours des personnels de l'Etat dans les départements, "pas à toute l'administration territoriale de l'Etat mais à la marge quand il y a besoin de transférer des activités d'une ville à l'autre" ou pour "des services qui seraient supprimés" et "si l'administration n'a pas de poste équivalent à proposer dans la foulée", selon l'entourage de M. Woerth.

Pour François Goulard (UMP), c'est une "rupture du contrat de travail du fait de l'employeur. Que la fonction publique, dont le statut est en effet plus protecteur, devienne plus dur vis-à-vis de ses agents que le secteur privé, cela paraît impensable". Jean-Marie Le Guen (député PS de Paris) considère, lui, que : "le gouvernement manie la provocation politique pour ranimer une partie de son électorat mécontent avant les régionales".

La vice-présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a accusé Nicolas Sarkozy de vouloir "supprimer la fonction publique progressivement pour la privatiser", se disant favorable à l'embauche de fonctionnaires, notamment dans la police et les tribunaux.

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