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31/03/2009

Sondage sur l'état de notre planète

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/31/la-reponse-a-la-crise-ecologique-jugee-insuffisante_1174694_3244.html#ens_id=1174787

Compte rendu
La réponse à la crise écologique jugée insuffisante
LE MONDE | 31.03.09 | 15h53 • Mis à jour le 31.03.09 | 19h20

Quatre-vingt-douze pour cent des Français sont inquiets de l'état de la planète. Ils le sont davantage que les Américains (64 %) ou les Britanniques (71 %), mais pas moins que les Japonais (93 %), les Brésiliens (92 %) ou les Russes (90 %), selon une étude internationale réalisée par l'institut TNS Sofres dont Le Monde publie les résultats en avant-première, à l'occasion d'une conférence consacrée au green business (l'économie verte), mardi 31 mars. Cette étude a été menée en ligne, en juin 2008, auprès de 13 000 personnes originaires de dix-sept pays industrialisés ou émergents.

"Si la France fait partie des pays les plus pessimistes - ce qui est une donnée assez constante quel que soit le sujet -, cette enquête montre que l'environnement est une préoccupation partagée par tous. Et que l'inquiétude est réelle, puisque, au total, 78 % des personnes interrogées estiment que l'environnement est en mauvaise santé", commente Dominique Lévy, directrice associée de l'institut d'opinion.

Les sondés expriment une inquiétude moindre sur la situation de leur propre pays, mais sont néanmoins une majorité - à l'exception des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Singapour et de l'Australie - à considérer que la situation n'y est pas bonne. "La crise économique a accru le pessimisme, et cet état d'esprit général pèse aussi sur la perception de l'environnement", précise Dominique Lévy, pour qui l'enquête livrerait des résultats peut-être encore plus négatifs si elle était réalisée aujourd'hui que la crise est là.

Dans les pays développés, le lien entre crise économique et crise écologique est de plus en plus souvent établi. "L'hyperconsommation est non seulement perçue comme le syndrome des dysfonctionnements de notre modèle économique, mais aussi comme une des causes des problèmes environnementaux", analyse la directrice déléguée de TNS Sofres. Ce lien apparaît clairement dans l'enquête, puisque ce thème du "surdéveloppement", qui renvoie à la surexploitation des ressources naturelles liée à nos modes de production, est cité en troisième position, après la pollution de l'air, la déforestation et à égalité avec la pollution de l'eau, parmi les grands problèmes à l'origine de la dégradation de la nature.

Les Américains ont la perception la plus aiguë de cette question : outre-Atlantique, plus du quart des personnes interrogées placent le "surdéveloppement" parmi les maux à résoudre en priorité, juste derrière la pollution de l'air. "D'autres enquêtes nous confirment que l'idée qu'il faut consommer moins progresse", poursuit Dominique Lévy.

Il n'est, dans ces conditions, pas surprenant de constater que les Etats-Unis et la Chine sont pointés d'une manière écrasante comme les deux pays responsables de la crise écologique. "Le premier est le symbole du pays qui consomme trop, le second de celui qui produit mal", analyse-t-elle.

Les gouvernements donnent l'impression de ne pas prendre la mesure des problèmes : 43 % des sondés jugent qu'"ils sous-estiment les problèmes environnementaux". 11 % ne le pensent pas et 46 % n'ont pas d'opinion.

"La crise a accentué le décalage entre la façon dont les gouvernements posent les problèmes et la façon dont les opinions les perçoivent. Même si cela n'est pas toujours exprimé clairement, il existe le sentiment que, de cette crise globale, il pourrait sortir quelque chose de positif, à condition que l'argent public qui est injecté dans l'économie mondiale serve à préparer un autre avenir", constate Dominique Lévy. Or la question écologique semble, au contraire, reléguée au second plan. "L'enquête montre que les opinions, dans le monde entier, sont prêtes à entendre des discours plus volontaristes, car l'inquiétude est forte partout."

Quant aux entreprises, leurs efforts pour parler "vert" laissent les opinions sceptiques. Personne, sauf au Japon, n'imagine qu'elles puissent être réellement motivées par la protection de la planète. Les Français et les Allemands sont les plus critiques. Les directeurs du développement durable n'ont à l'évidence pas encore réussi à convaincre que l'environnement est, pour eux, autre chose qu'un nouvel argument marketing.

Laurence Caramel
Article paru dans l'édition du 01.04.09

19:51 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : environnement

21/03/2009

France : les députés ont rejeté, jeudi 19 mars, les amendements proposant de taxer les plus hauts revenus

lu sur :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/20/a-l-assemblee-debat-tendu-a-droite-sur-le-bouclier-fiscal_1170538_823448.html#ens_id=1165736

Compte rendu
A l'Assemblée, débat tendu à droite sur le bouclier fiscal
LE MONDE | 20.03.09 | 15h46 • Mis à jour le 20.03.09 | 15h46

Les députés ont rejeté, jeudi 19 mars, les amendements proposant de taxer les plus hauts revenus par mesure de solidarité en temps de crise. Ils se sont offert un long débat, à la fois riche et tendu, sur le principe du bouclier fiscal, et sur ses modalités d'application.

Les chiffres du ministère du budget, montrant notamment que 834 personnes, disposant d'un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros, se verront restituer 368 000 euros en moyenne par le fisc, ont été longuement commentés et pas seulement à gauche. "Les circonstances de 2009 ne sont pas celles de 2007. L'intelligence, c'est l'adaptation. Nous sommes confrontés à une crise grave à la fois financière, économique, sociale et morale. Il nous faut donner un signal à l'opinion", a fait valoir René Couanau (UMP, Ille-et-Vilaine), partisan d'une suspension du bouclier fiscal. "Si nous ne donnons pas ce signe, nous commettons une erreur politique majeure", a renchéri François Goulard (UMP, Morbihan). "Bien sûr, lui a répondu Eric Woerth, le gouvernement doit s'adapter mais sans changer d'avis tous les quatre matins en matière fiscale." "Ne nous leurrons pas, a ajouté le ministre du budget, la suspension du bouclier signifierait sa suppression."

"La décision du gouvernement revient à faire peser l'ensemble des efforts de solidarité sur la totalité des foyers fiscaux de la classe moyenne (...). Les seuls dans le pays qui soient mis à l'abri des efforts demandés à tous les autres, ce sont les plus privilégiés et les plus riches (...). Le moment va venir où vous ne pourrez pas maintenir une position aussi ouvertement injuste", s'est exclamé François Bayrou, le président du MoDem.

Pierre Méhaignerie (UMP, Ille-et-Vilaine), auteur avec Charles de Courson (NC, Marne) de l'amendement sur l'augmentation des impôts des plus hauts revenus, avait été très critiqué en réunion de groupe. Il a souhaité, en séance publique, "éviter les incompréhensions et les faux procès", et mis en garde le gouvernement contre le développement avec la crise d'un "vif sentiment d'injustice".

"J'ai le mauvais rôle, lui a répondu le président du groupe UMP, Jean-François Copé. C'est plus facile de dire "on va taper sur les riches" que de dire nous avons besoin de chaque Français (...), y compris des plus fortunés", a réaffirmé le "père" du bouclier fiscal de 2006. Le débat posé par les modalités d'application du dispositif sarkozien n'est pas clos pour autant. Il réapparaîtra lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2010.

Claire Guélaud
Article paru dans l'édition du 21.03.09

20/03/2009

Les gouvernements allemand et français appliquent la politique de l’autruche

communiqué d'ATTAC :

Conseil européen : l'Allemagne et la France verrouillent l'Europe

La brouille franco-allemande n’aura été que de courte durée. À l’approche du G20, le Conseil européen des 19 et 20 mars aura été marqué par la volonté des deux États d’imposer leurs vues à l’ensemble des Vingt-Sept : la crise est financière, elle n’est que financière, et elle sera forcément résolue par une meilleure régulation des marchés. Pour le reste, appliquons scrupuleusement le pacte de stabilité et la stratégie de Lisbonne, et tout rentrera dans l’ordre !

Alors que dans toute l’Union européenne les emplois sont supprimés par dizaines de milliers, les gouvernements allemand et français appliquent la politique de l’autruche, et s’arc-boutent dans une posture totalement absurde, en voulant faire croire que les timides plans de « relance » adoptés jusque-là sont largement suffisants pour faire redémarrer l’économie. Ainsi, pendant que la chancelière allemande déclare qu’une « surenchère de promesses ne permettrait certainement pas de calmer la situation », François Fillon lui fait écho en affirmant, sérieux comme un pape, que « tous les Français comprennent qu’on ne peut pas aller au-delà ».

Telle sera sans doute la position commune de l’Union européenne lors du G20 de Londres : sauvons la finance, et les citoyens paieront les pots cassés, comme ils le font déjà depuis trente ans, de crise en crise, de plan d’austérité en plan d’austérité. Et ce n’est certes pas ce G20 des grandes puissances qui changera quoi que ce soit à l’ordre néolibéral du monde.

Pourtant, de réelles solutions existent. Lors du Forum social de Belém, un appel a été lancé pour que le 28 mars soit une grande journée d’action mondiale face au G20 : "Pour un nouveau système économique et social, mettons la finance à sa place" ! Cet appel a été signé par plus de 300 organisations de la société civile de tous les continents, associations, ONG, syndicats, réseaux internationaux,... (voir la liste en pièce jointe : http://www.france.attac.org/spip.php?article9711). Cet appel a été soumis notamment à la Commission Stiglitz des Nations unies et nous savons qu’il a été pris en compte dans les débats. Dès la semaine prochaine, nous produirons un rapport plus complet à partir des propositions qui sont faites.

Pour en savoir plus :
- Le dossier complet consacré au G20 sur le site d’Attac France :
http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1127
- L’appel international de Belém :
http://www.choike.org/campaigns/camp.php?5#french
- Le site et l’appel à mobilisation en France : http://www.stop-g20.org

Attac France,
Montreuil, le 20 mars 2009

Gestion privée de la distribution de l'eau : la corruption gangrène le secteur

lu sur :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/19/a-istanbul-le-forum-mondial-de-l-eau-s-empare-de-la-question-encore-taboue-de-la-corruption_1170058_3244.html#ens_id=1168295

Compte rendu
A Istanbul, le Forum mondial de l'eau s'empare de la question, encore taboue, de la corruption
LE MONDE | 19.03.09 | 19h21 • Mis à jour le 19.03.09 | 19h21
ISTANBUL ENVOYÉE SPÉCIALE

La corruption qui gangrène le secteur de l'eau est l'un des principaux freins à l'accès à l'eau et à l'assainissement dans le monde. La question est longtemps restée taboue. "On en parlait dans les couloirs, pas dans les instances officielles", témoigne Hakan Tropp, président du Réseau pour l'intégrité dans l'eau, une coalition d'acteurs de tous horizons engagés dans la lutte contre le phénomène.

Pour la première fois, une session officielle du Forum mondial de l'eau a été consacrée à cette question, à l'occasion de la 5e édition de l'événement, qui se tient à Istanbul jusqu'au 22 mars. La corruption "siphonnerait" quelque 30 % des budgets publics consacrés à l'eau dans les pays en voie de développement. Ceux-ci ne sont pas les seuls concernés, mais les conséquences sont particulièrement graves pour eux. Quelque 5 000 enfants meurent chaque jour de maladies hydriques, faute d'infrastructures d'approvisionnement et d'évacuation des eaux usées.

"Tout le monde s'interroge sur les moyens d'augmenter les investissements dans ce secteur, qui sont très insuffisants, mais récupérer l'argent détourné serait déjà un grand progrès", affirme M. Tropp. L'eau n'est pas le seul secteur touché, mais il est spécialement sujet aux détournements, les intervenants étant nombreux.

La "grande" corruption est la plus connue : des pots-de-vin sont versés à des responsables politiques contre l'obtention de gros marchés d'infrastructures, dont l'utilité est sujette à caution. Elle s'exerce aussi dans les structures administratives et les collectivités locales chargées de la gestion de l'eau : chaque échelon détourne une partie des fonds.

La "petite" corruption est également très répandue. "On paie pour obtenir un raccordement, la réparation d'une fuite, ou pour que l'employé du service d'eau ne vienne pas relever votre compteur ou oublie d'envoyer votre facture", détaille Donal O'Leary, de l'association Transparency International.

POLLUTION INDUSTRIELLE

Ces pratiques font obstacle à l'accès à l'eau : "Comme beaucoup ne paient pas leurs factures et que les branchements illégaux prolifèrent, les services d'eau n'ont pas les moyens d'entretenir et de développer les réseaux." Ce sont les populations les plus pauvres, non raccordées, qui en souffrent. Elles doivent s'approvisionner auprès de vendeurs d'eau, à des prix très élevés.

La corruption entraîne aussi la détérioration du milieu naturel : des dessous de table sont versés pour "couvrir" une pollution industrielle, pomper sans contrôle dans un fleuve ou une nappe.

"Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable : personne ne peut dire qu'il n'a jamais connu cela et ne le connaîtra jamais, affirme Antoine Frérot, le PDG de Veolia Eau. Mais les entreprises peuvent mettre en place des procédures pour empêcher la corruption, ou au moins la rendre plus difficile."

Les entreprises privées ne sont pas les seules concernées. "Nous ne pouvons pas espérer de miracle dans les années à venir. Le cercle de la corruption est très difficile à briser, affirme M. Tropp. Un régime corrompu n'a aucun intérêt à remettre en cause le statu quo. C'est à la société civile de le faire."

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 20.03.09

Vers une interdiction du bisphénol A aux USA

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3649

16-03-2009

Les Etats-Unis suivront-ils le Canada en interdisant le bisphénol A ?

Composé chimique utilisé dans la fabrication de nombreux récipients plastiques, le bisphénol A (BPA) suscite actuellement une vive polémique qui pourrait fort bien le conduire à sa perte. Et, au regard des multiples études scientifiques parues attestant de ses effets fortement néfastes pour la santé humaine, et plus particulièrement pour celle du nouveau-né, on ne peut que s’en réjouir. On le soupçonne notamment de provoquer des problèmes de développement cérébral chez les nourrissons ainsi que du diabète et certaines formes de cancers chez l’adulte.

Prenant exemple sur le Canada, premier Etat à avoir proscrit l’utilisation de BPA dans les biberons, des parlementaires américains ont présenté vendredi dernier un projet de loi visant à interdire la commercialisation de récipients alimentaires contenant du BPA. Concrètement, cette proposition de loi stipule que les contenants de boisson réutilisables, incluant les biberons et les bouteilles thermos, devront être interdits à la vente. De même, si le projet venait à être accepté, les autres récipients alimentaires et de boisson fabriqués avec ce composé chimique, intégrant les boîtes de conserve et les boites de lait en poudre, ne pourront plus être introduits dans le commerce. Les parlementaires ont ainsi fait écho à l’annonce faite la semaine dernière par six grands fabricants américains (1) de renoncer à recourir au BPA pour la fabrication de leurs produits (*).

Cécile Cassier

1- Les fabricants concernés sont Avent, Disney First Years, Gerber, Dr. Brown, Playtex et Evenflow.

(*) voir : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3637
voir aussi la note du 16/3/9 ci-dessous

07:36 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, société

17/03/2009

Confier la gestion de la planète au marché financier ? ? ?

lu sur :
http://www.france.attac.org/spip.php?article9686

Comme à l’accoutumée, les gouverneurs des banques centrales et les ministres des finances montrent la voie aux politiques ! Ceux qui dirigent les finances mondiales ont publié, à l’occasion de leur réunion du 14 mars 2009 à Horsham, à côté de Londres, un communiqué dans lequel ils indiquent aux dirigeants du G20 qui se réuniront à Londres ce qu’il convient de faire. Malgré la présence des quatre pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) qui pèsent un poids démographique et économique considérable dans le monde, on comprend mal qu’ils puissent s’exprimer au nom des près de 200 pays composant la communauté mondiale.

L’intervention mondiale doit s’organiser selon eux autour de deux axes : restaurer la croissance et renforcer le système financier international. Une fois encore, ceux qui gèrent le capitalisme ont décidé de lancer aux yeux des peuples la poudre du « tout changer » pour que surtout rien ne change. Confier la gestion de la planète et l’avenir de la population au marché conduira aux mêmes effets : spéculation, instabilité, 25 000 morts de faim chaque jour et dégradation écologique.
En refusant de changer la donne, les gouvernements, leurs ministres des finances et les banquiers centraux sont aujourd’hui disqualifiés. Il est temps de confier à l’ONU, et non à un G quelconque, le soin de déterminer, par la voie démocratique, les biens publics mondiaux essentiels (climat, paix, santé, éducation, stabilité financière, etc.) et de les gérer en conséquence, notamment en rassemblant par des taxes internationales les ressources nécessaires à cet effet. Parce qu’une nouvelle architecture économique et financière est aujourd’hui indispensable, qui mette rapidement fin au pouvoir des financiers, à l’existence des paradis fiscaux et aux inégalités devenues insupportables, un appel international à la mobilisation contre le G20 est lancé pour le 28 mars, à la veille de la réunion du G20.

Dans le cadre de cette campagne, Attac a contribué, avec d’autres organisations internationales, à une mobilisation à Jersey les 12 et 13 mars 2009. Les militants présents pour une conférence publique et une déambulation de banque en banque dans les rues de Saint-Hélier ont montré qu’il était possible de mettre la pression directement dans les centres névralgiques du système. Après ce premier coup de projecteur, Attac France compte poursuivre son travail pour que les citoyens se saisissent de l’avenir que la finance capitaliste leur confisque. Ce sera notamment le cas le 28 mars, lors de la journée mondiale d’action face au G20.

Pour en savoir plus :
Le dossier complet consacré au G20 sur le site d’Attac France
L’appel international de Belém : http://www.choike.org/campaigns/cam...
Le site et l’appel à mobilisation en France : http://www.stop-g20.org/

Attac France,
Montreuil, le 17 mars 2009

Le bouclier fiscal est une mesure de justice fiscale (paraît-il )

lu sur :
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38744057@7-37,0.html

Le bouclier fiscal sera maintenu, assure Eric Woerth
17.03.09 | 08h26

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français maintiendra le bouclier fiscal malgré les voix qui s'élèvent au sein de la majorité pour mettre à contribution les hauts revenus en signe de solidarité face à la crise économique, déclare Eric Woerth.

"Il y a deux ans, on a arrêté le bouclier fiscal à 50%. On ne va pas changer d'avis tous les quatre matins (...) Bien sûr, on maintient le bouclier fiscal", a déclaré le ministre du Budget sur Europe 1.

"Le bouclier fiscal est une mesure de justice fiscale, tout simplement. Le bouclier fiscal, c'est dire à des Français qu'ils ne travailleront pas plus d'un jour sur deux pour l'Etat. Ce sont des Français qui paient déjà beaucoup d'impôts et il est logique que, dans l'impôt, il y ait un plafonnement", a-t-il ajouté.

Plusieurs personnalités de la majorité, dont le président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, et le président du Sénat, Gérard Larcher, se sont prononcés ces derniers jours pour une réflexion sur la contribution des foyers les plus aisés.

Dans un entretien aux Echos, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin préconise, lui, de ramener le bouclier fiscal "à 60% le temps de la crise".

458 MILLIONS D'EUROS EN 2008

"C'est une mesure juste sur le plan social qui permet de faire contribuer les plus favorisés d'entre nous à l'effort collectif", dit-il, tout en proposant d'augmenter "de manière transitoire" le taux de la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu à 45%.

En revanche, suspendre totalement le bouclier fiscal n'a pas ses faveurs, "par souci d'équilibre entre l'exigence économique et l'exigence sociale". "Le travail doit être récompensé. Mais il faut trouver un juste équilibre", fait-il valoir.

Pour Eric Woerth, le bouclier fiscal est nécessaire pour éviter l'exode à l'étranger des Français les plus riches.

"Si vous ne plafonnez pas le taux de pression fiscale, les gens, ils s'en vont", a-t-il dit.

Selon des chiffres publiés en fin de semaine dernière par Bercy, le nombre d'expatriations fiscales a diminué de 15% en 2007 et celui des retours d'expatriés a augmenté de 9%.

Le Figaro et Les Echos révèlent mardi que le bouclier fiscal a coûté 458 millions d'euros en 2008. Au total, 13.998 contribuables ont bénéficié d'une restitution d'impôt l'an dernier pour un gain moyen de 33.000 euros, contre 16.000 euros en 2007, écrivent les deux quotidiens.

Ces chiffres sont consignés dans le bilan de la loi "Travail, emploi, pouvoir d'achat" envoyé par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, deux jours avant l'examen du collectif budgétaire à l'Assemblée.

Clément Dossin et Laure Bretton, édité par Guy Kerivel

16/03/2009

En France, incurie de l'AFSSA et des politiques à propos du Bisphénol A

lu sur :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3637
09-03-2009

Bisphénol A : la France reste sourde au principe de précaution

Composé chimique entrant dans la composition de certaines matières plastiques, le bisphénol A (BPA) est un perturbateur endocrinien qui imite l’hormone sexuelle féminine, l’œstrogène. Transparent, léger et résistant, il intègre aujourd’hui de nombreux conditionnements alimentaires, tels les récipients plastiques compatibles avec le micro-ondes, le petit électroménager de cuisine, les bouteilles d’eau réutilisables ou encore le revêtement de conserves et de cannettes. Ne se limitant pas à la sphère alimentaire, il est aussi utilisé dans la fabrication de pare-chocs, de lunettes, de ciments dentaires, de CD… Mais seul l’usage alimentaire, additionné à une source de chaleur permettant au produit de migrer dans les aliments, présente réellement un danger d’exposition (*).

Si l’on s’inquiète des effets néfastes sur la santé humaine dus à l’entrée en contact avec cette substance, la véritable polémique est née de la détection de BPA dans certains biberons. S’appuyant sur le rapport américain du National Toxicology Program, ce constat s’est traduit au Canada par l’interdiction pure et simple du recours au BPA pour la fabrication de biberons.
Plus récemment, une étude américaine, relayée par le Réseau Environnement Santé ou RES (1), analysant des échantillons urinaires de 2 500 personnes, a révélé que 93 % de la population américaine est imprégnée de BPA, les enfants étant plus concernés que les adultes. On trouve ainsi cette substance dans le lait, la salive et le liquide amniotique. D’autres études, menées chez l’homme, ont démontré que le taux de fausses couches était plus élevé chez les femmes les plus imprégnées. On a également montré, « de façon significative » à en croire le RES, « que plus l’imprégnation d’une population en BPA est forte, plus le taux de maladies cardio-vasculaires, de diabète et d’atteinte hépatique est élevé ».
A la lumière de ces multiples travaux scientifiques, les Etats-Unis se sont finalement rangés du côté du Canada en invoquant le principe de précaution. De fait, les principaux fabricants américains de biberons ont décidé de stopper la commercialisation de leurs produits contenant du Bisphénol A.

Pourtant, malgré ces rebondissements, la France campe sur ses positions, s’en remettant à l’avis rendu par l’Afssa (2). Saisie sur la question au lendemain de la décision gouvernementale canadienne, celle-ci avait effectivement déclaré que les doses auxquelles l’homme, de même que le nouveau-né, était susceptible d’être exposé étaient trop faibles pour représenter un véritable danger. Un avis aujourd’hui largement contesté, notamment du fait qu’il se base sur une norme européenne jugée discutable (3). Pour l’heure, il est recommandé de se méfier des produits plastiques portant le code de recyclage n°7, et dans une moindre mesure, les n°3 et n°6.

Cécile Cassier

1- Lancé officiellement le 3 mars dernier, le Réseau Environnement Santé (RES) est un collectif de scientifiques, d’associations de défense de malades et de défense de l’environnement, qui se donne pour mission de « peser sur les politiques publiques, trop influencées par les intérêts industriels ». Sa première campagne s’attaque à la présence de Bisphénol A dans les plastiques alimentaires.
2- Agence Française Sécurité sanitaire des aliments.
3- En janvier 2007, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) fixait la dose journalière admissible (DJA) (1) au-dessous de laquelle l’exposition au BPA n’était pas problématique à 0,05 milligramme/kg de poids corporel.

(*) voir :
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3319

04/03/2009

Pour une commission d’enquête indépendante sur la Guerre contre la terreur menée par Bush

INFORMATION :

Cette semaine, le Sénat des États-Unis tente pour la première fois d’établir une commission d’enquête indépendante sur la Guerre contre la terreur menée par Bush – une commission qui souhaite faire la lumière sur la torture, les détentions, les écoutes et les transferts illégaux dans des prisons secrètes partout dans le monde.

C’est un événement d’une importance capitale, mais comme on pouvait s’y attendre, il existe des intérêts puissants – et inquiets – qui veulent tuer dans l’œuf cette initiative. Une commission d’enquête est essentielle pour lever le voile sur huit ans de dissimulations, pour demander des comptes aux responsables et pour empêcher que de telles injustices se reproduisent un jour.

Cette Commission signalerait avec force que les États-Unis veulent réparer les torts faits aux droits de l’homme sous le règne de Bush. Mais sans une expression massive de soutien aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les courageux sénateurs américains risquent de ne pas avoir le nombre de voix nécessaires à l’établissement de cette commission.

Signez la pétition – elle sera présentée à la Commission judiciaire du Sénat avant que celle-ci ne prenne cette décision cette semaine – et elle aidera à lancer une véritable enquête:

http://www.avaaz.org/fr/end_the_war_on_terror

09:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démocratie