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20/04/2008

OGM : le vote du 9 avril 2008. NOUS N'OUBLIERONS PAS

disponible sur :
http://www.assemblee-nationale.fr/
13/dossiers/organismes_genetiquement_modifies_20_12_2007.asp

Analyse du scrutin n° 98 - Séance du : 09/04/2008

Scrutin public sur
l'ensemble du projet de loi, adopté par le Sénat après déclaration d'urgence, relatif aux organismes génétiquement modifiés.

Nombre de votants : 518

Nombre de suffrages exprimés : 477

Majorité absolue : 239

Pour l'adoption : 249

Contre : 228

L'Assemblée nationale a adopté

GROUPE : UNION POUR UN MOUVEMENT POPULAIRE (316)

Pour: 245

MM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, MM. Jean-Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, M. Patrick Balkany, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean-Claude Beaulieu, Pierre Bédier, Jacques Alain Bénisti, Jean-Louis Bernard, Marc Bernier, Jean-Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean-Yves Bony, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Mme Chantal Bourragué, MM. Michel Bouvard, Loïc Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Jean-Paul Charié, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean-Louis Christ, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, François Cornut-Gentille, Louis Cosyns, Edouard Courtial, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Jean-Marie Demange, Yves Deniaud, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Jean-Pierre Dupont, Mme Marie-Hélène des Esgaulx, MM. Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Jean-Michel Ferrand, Daniel Fidelin, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, Didier Gonzales, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Jean-Pierre Grand, Mmes Claude Greff, Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Didier Julia, Christian Kert, Mme Fabienne Labrette-Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Jean-François Lamour, Mmes Marguerite Lamour, Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Frédéric Lefebvre, Jean-Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Jean-Claude Lenoir, Jean-Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland-Militello, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu-Arus, Jean-Claude Mathis, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Mme Marie-Anne Montchamp, MM. Pierre Morel-A-L'Huissier, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, MM. Axel Poniatowski, Daniel Poulou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Camille de Rocca Serra, Mme Marie-Josée Roig, M. Jean-Marie Rolland, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Gérard Voisin, Michel Voisin, Jean-Luc Warsmann, André Wojciechowski et Gaël Yanno.

Contre: 10

MM. Jean-François Chossy, Dino Cinieri, René Couanau, François Grosdidier, Christophe Guilloteau, Jacques Le Nay, Damien Meslot, Yves Nicolin, Daniel Spagnou et François Vannson.

Abstention: 31

MM. Pierre-Christophe Baguet, François Calvet, Georges Colombier, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Eric Diard, Dominique Dord, Yannick Favennec, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, MM. Sébastien Huyghe, Paul Jeanneteau, Jacques Kossowski, Dominique Le Mèner, Lionnel Luca, Daniel Mach, Alain Marc, Jean-Pierre Marcon, Franck Marlin, Jean Marsaudon, Philippe-Armand Martin, Jean-Marie Morisset, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Christophe Priou, Jacques Remiller, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Eric Straumann, Lionel Tardy et Mme Marie-Jo Zimmermann.

Non-votants: 4

MM. Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale), Yves Jego(Membre du gouvernement), Alain Joyandet(Membre du gouvernement) et Mme Nadine Morano(Membre du gouvernement).

GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (205)

Contre: 190

Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Mme Marie-Odile Bouillé, M. Christophe Bouillon, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Guy Chambefort, Gérard Charasse, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Mme Marie-Françoise Clergeau, M. Pierre Cohen, Mmes Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Marc Dolez, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Mme Odette Duriez, MM. Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, M. Hervé Feron, Mme Geneviève Fioraso, MM. Pierre Forgues, Michel Françaix, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, M. Jean-Patrick Gille, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mme Elisabeth Guigou, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mme Sandrine Hurel, M. Christian Hutin, Mme Monique Iborra, M. Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Eric Jalton, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Régis Juanico, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, M. Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, François Lamy, Jack Lang, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières-Cassou, MM. Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Jeanny Marc, Marie-Lou Marcel, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, Dominique Orliac, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Mme George Pau-Langevin, MM. Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Jean-Claude Perez, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Mme Catherine Quéré, MM. Jean-Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Mmes Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, MM. Alain Rodet, Marcel Rogemont, Bernard Roman, René Rouquet, Alain Rousset, Patrick Roy, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Mme Odile Saugues, MM. Christophe Sirugue, Pascal Terrasse, Mme Marisol Touraine, MM. Jean-Louis Touraine, Philippe Tourtelier, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, Françoise Vallet, André Vallini, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, André Vézinhet, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque.

GROUPE : GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE (24)

Contre: 23

Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Yves Cochet, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean-Paul Lecoq, Noël Mamère, Alfred Marie-Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, François de Rugy, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

GROUPE : NOUVEAU CENTRE (22)

Pour: 4

MM. Jean Dionis du Séjour, Maurice Leroy, Rudy Salles et Marc Vampa.

Contre: 1

M. Pierre Lang.

Abstention: 10

MM. Charles de Courson, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Michel Hunault, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Claude Leteurtre, Jean-Luc Préel, François Rochebloine et François Sauvadet.

Non-votant: 1

M. Christian Blanc(Membre du gouvernement).

DEPUTES: NON INSCRITS (7)

Contre: 4

MM. François Bayrou, Thierry Benoit, Mme Véronique Besse et M. Jean Lassalle.

MISES AU POINT AU SUJET DU PRESENT SCRUTIN (N° 98)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

M. Jean-Pierre Balligand, M. Jacques Desallangre, Mme Aurélie Filippetti, Mme Valérie Fourneyron, M. Paul Giacobbi, Mme Colette Langlade, M. Jean Launay, Mme Christiane Taubira, qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu voter "contre"

OGM: réponse 8

Objet Projet de loi relatif aux OGM deuxième lecture au sénat - intervention du groupe communiste
De Bureau Billout Michel
Date Jeudi, Avril 17, 2008 10:41 am

Bonjour,

Je vous prie de trouver ci-joint l'intervention de Gérard Le Cam au nom du groupe communiste, républicain et citoyen, dans la discussion générale sur le projet de loi relatif aux OGM, en deuxième lecture au
sénat.
A l'issue de la discussion générale et après l'adoption de l'amendement
de la commission qui vide de sens l'amendement chassaigne sur le respect des cultures sans OGM, les groupes de l'opposition ont quitté l'hémicycle.
D'autant que le gouvernement veut aller vite puisque le reste du texte a
été voté conforme.
Cela signifie qu'en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, seulement l'article 1er restera en discussion.
Pour les sénateurs communistes, il s'agit d'un grave déni de démocratie.

Cordialement,

Cécile Goutmann
Assistante parlementaire de Michel Billout, sénateur communiste de Seine et Marne

OGM: réponse 7

Objet RE: OGM
De Christiane DEMONTÈS
Date Mardi, Avril 15, 2008 10:22 am
À 'Une place pour Tous'
Pièce(s) jointe(s) : 1504 rep OGM.doc (69K)

En réponse à votre message,
Cordialement,

Christiane DEMONTÈS, Sénatrice du Rhône

Maire de SAINT-FONS
Permanence parlementaire
1 rue de l'Epée - 69003 LYON

Tél. : 04-78-95-04-00
Fax : 04-78-62-29-57
Email : c.demontes.rhone@wanadoo.fr

pièce jointe :

Christiane DEMONTÈS
Sénatrice du Rhône
Membre de la Commission
des Affaires Sociales

nos ref : CD/LP/ENV 28-03- 08/005

Lyon, le 28 mars 2008

Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur le projet de loi sur le OGM faisant suite aux travaux du « Grenelle de l’environnement » que vient d’adopter l’Assemblée Nationale. Sachez que votre interpellation a tout particulièrement retenu mon attention et je vous en remercie vivement.
Comme vous le savez, la question des OGM a fait l’objet de débats entre le 21 et le 23 mars 2006 derniers. A cette occasion, les sénateurs socialistes ont été tout à fait explicites. La position du groupe socialiste repose sur trois concepts essentiels. Le premier est l’application stricte du principe constitutionnel de précaution, le second exige que la plus grande transparence soit garantie et le troisième a trait à l’évaluation. Celle-ci doit nous permettre de sérier très exactement les conséquences que peut induire l’usage d’OGM. Ainsi à ce titre, mon collègue RAOULT a déclaré lors de l’explication de vote : « Nous jugions nécessaire de transposer la directive de 1998 ; et nous avons donc voulu contribuer à la rédaction des articles 1 à 10, qui visent la recherche et la production en milieu confiné. Mais on ne saurait accepter les essais en plein champ, a fortiori la mise en culture, sans condition. Nous guetterons le décret sur l'article 3… Comment un maire conciliera-t-il les demandes des anti et pro-O.G.M. ? (…). Mais toute expérimentation doit donner lieu à une évaluation réelle de l'impact sur l'environnement ; chaque essai doit être évalué, d'autant que les conditions climatiques, la nature des terrains, etc. varient et qu'il importe, donc, de tirer dans chaque cas des conclusions. L'évaluation doit également porter sur le couple gène- espèce ».
Le droit et la possibilité des paysans et des consommateurs à produire et à se nourrir sans OGM constituent un préalable qui ne doit souffrir aucune exception. C’est dans cet esprit que les parlementaires socialistes avaient, comme vous le savez, déposé une série d’amendements concernant la transparence, mais également le principe de précaution. Pour ce qui est de la transparence, nous avons suggéré la mise en place de Conseils Locaux d’Information et de Suivi. La mise en place de ces CLIS constituerait à la fois une garantie de transparence pour l’ensemble des concitoyens, et notamment les paysans et consommateurs, mais aussi un exercice démocratique important au niveau le plus pertinent en la matière : le niveau local.

Ces conseils seraient un filtre essentiel entre recherche confinée et recherche en milieu ouvert. Ils se prononceraient sur l’opportunité de poursuivre des recherches en milieu ouvert, assureraient l’information, la transparence et la communication et participeraient à la mise en place éventuelle du protocole de culture et de précaution. Ils seraient dotés de moyens nécessaires à la mise en œuvre de ces missions. Malheureusement, le Gouvernement et la majorité s’y sont opposés et je le déplore.

Dans la même logique, nous avons demandé une stricte séparation des filières du champ à l’assiette. Ceci renvoie à la nécessaire information dont doit pouvoir bénéficier l’ensemble des concitoyens, mais aussi à notre refus de valider la logique de dissémination et de culture des OGM en plein champ sans que les principes de précaution et d’évaluation n’aient été respectés, conformément aux dispositions de la directive 98/81 CE et de ses annexes. A cette fin, nous avions déposé des amendements visant à instaurer pour tout exploitant cultivant des OGM une déclaration préalable avec localisation, nom de la commune, n° des parcelles cadastrées, variété et classement des OGM cultivés.
Le Gouvernement et sa majorité n’ont pas souhaité inscrire ce texte dans un esprit de nécessaire transparence, de précaution et d’indispensable évaluation. Parce que l’état de notre connaissance est largement insuffisant pour pouvoir sérier l’ensemble des risques encourus par la biodiversité, pour la santé humaine et animale, en cas de dissémination de ces OGM, nous nous sommes donc opposés à l’adoption de ce projet de loi.

Avec ce nouveau texte, le Gouvernement semble laisser entrevoir la possibilité d’un déblocage du dossier OGM. Pour notre part, nous demeurons très circonspects sur la réalité de cet affichage, d’autant que le nouveau contexte politique fondé sur le principe de précaution, ne semble pas avoir de prise sur la machine judiciaire. Ainsi, au mois d’octobre dernier, le Maire de REYNEL, localité de Haute Marne, qui avait pris, en 2004, un arrêté municipal interdisant la culture d’OGM en plein champ a été convoqué par la Justice au Tribunal administratif de Chalons. Cette convocation est d’autant plus surprenante que ce Maire, comme d’autres élus partout en France, n’a comme seul objectif que de sécuriser les cultures conventionnelles et biologiques !

Pour ma part, je considère que le développement durable doit être pour notre pays, pour l’Europe et à l’échelle du monde, un défi essentiel a relever. Il est du devoir de chaque citoyen mais plus spécifiquement des élus de s’y engager clairement, en ayant bien conscience que le vote d’aujourd’hui engage notre avenir collectif et qu’aucun retour en arrière ne sera possible. Dans ce cadre, il est indispensable de mettre au centre de notre réflexion et de nos actes, le respect de notre environnement, le principe de précaution, le devoir de laisser aux générations futures un monde qui ne sacrifie pas son propre devenir aux exigences d’un marché déshumanisé, au sens propre du terme.

En demeurant à votre disposition, je vous adresse, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations les meilleures.


Christiane DEMONTÈS

OGM: réponse 6

Objet Re: OGM et principe de précaution
De JMRoubaud
Date Lundi, Avril 14, 2008 11:24 am
À Une place pour Tous
Pièce(s) jointe(s)
courrier JF Copé OGM.jpg (3.9MB) OGM page 1.jpg (876K) OGM page 2.jpg (831K)

Madame, Monsieur,

Faisant suite à votre e-mail, je confirme que je partage vos préoccupations.
Je vous prie de trouver en pièces jointes le courrier que j'ai adressé au
Président du Groupe UMP,
dans lequel je lui fait part de ma position et des conditions précises qui
entraîneront mon vote sur ce texte.
Si ces conditions ne sont pas réunies, je ne voterai pas ce texte.
En vous en souhaitant bonne réception,

Cordialement,

Jean-Marc ROUBAUD
Député du Gard

OGM: réponse 5

Objet Dossier OGM
De Thierry Benoit , député d'Ille et Vilaine
Date Jeudi, Avril 10, 2008 4:57 pm
À uneplacepourtous@cegetel.net

Madame, Monsieur,

Comme je l’avais annoncé lors des élections législatives ainsi que sur mes documents de campagne, j’ai voté hier « contre » l'ensemble du projet de loi, adopté par le Sénat, relatif aux organismes génétiquement modifiés.
Je tenais à vous le faire savoir.

Cordialement,

Thierry BENOIT

Député d'Ille et Vilaine
Conseiller Général du canton de Fougères Sud
Maire Adjoint de Lécousse
1bis, Boulevard Leclerc-35300 FOUGERES

Tél 02 99 171 171
Fax 02 99 171 172

OGM: réponse 3

Objet Réponse mail OGM
De Laurence DUMONT
Date Mercredi, Avril 9, 2008 9:32 am
À uneplacepourtous@cegetel.net
Pièce(s) jointe(s)
intervention_Germinal Peiro_AN_AVRIL 08_OGM.doc (41K)

Bonjour

J’ai bien reçu de votre courrier concernant le projet de Loi OGM discuté actuellement l’Assemblée nationale.
Sachez que, comme je l’avais exprimé il y a déjà plusieurs mois, en l’état actuel de la recherche et des textes, je suis contre la culture des OGM en France et dans le monde.
Une recherche importante doit être financée et autorisée afin d’avoir des éléments concrets sur lesquels se décider. Sans ces éléments de recul, il est inacceptable d’autoriser la culture d’OGM dans les conditions prévues par le projet de loi.
Ce sera le sens de mon combat et de mon vote à l’assemblée nationale au sein du groupe SRC. Nous avons d’ailleurs déposé une exception d’irrecevabilité défendue par Germinal Peiro dont je vous joins le texte. Il reprend l’ensemble de nos arguments et inquiétudes, qui nous espérons, seront entendus.

Je vous prie de croire en mes sentiments les meilleurs.

Laurence DUMONT
Députée du Calvados

PERMANENCE PARLEMENTAIRE
17 rue Paul Toutain
14000 CAEN

Tél : 02 31 78 15 10
Fax : 02 31 72 86 31

pièce jointe :
Intervention de Germinal Peiro à l’Assemblée nationale le mardi 1er avril 2008 dans le cadre du débat sur le projet de loi OGM.

« Le développement agricole des cultures d'organismes génétiquement modifiés est un sujet tellement difficile qu'il a fallu deux projets de loi des gouvernements UMP pour que nous puissions discuter de son contenu, et que des reports successifs ont eu lieu pour, à chaque fois, éviter l’écueil des élections. Pour transposer les directives européennes, vous avez d'abord choisi la voix réglementaire, ce qui vous a permis d’éviter le débat. Cette transcription a fait l'objet de trois décrets du 19 mars 2007, encadrant la mise sur le marché d'OGM, la dissémination volontaire et fixant la liste des techniques de modification génétique ainsi que les critères de classement des OGM.
Le déclenchement de la clause de sauvegarde contre le maïs Monsanto 810 est le dernier avatar de la série. Le Conseil d'État a, pour l'instant, débouté ceux qui ont attaqué le décret du Gouvernement. Tout cela montre tout de même les doutes sérieux qui existent sur cette technologie nouvelle, dont les effets demeurent largement inconnus.
Le Sénat a déjà eu l'honneur de discuter deux fois de ce sujet, alors que vous avez contraint l'Assemblée nationale à rester silencieuse jusqu'à présent. On comprend pourquoi au vu du texte qui nous est présenté ! En effet, le Grenelle de l'environnement, dont la majorité et le Gouvernement n'ont cessé de vanter les conclusions, va subir son premier coup bas.
Le ministre d'État, ministre de l'écologie, expliquait devant le Sénat qu'il faut « admettre que la culture d'OGM pose des problèmes radicalement nouveaux ». C'est le moins que l’on puisse dire, notamment pour la préservation de la biodiversité. Mais il faut évoquer également les risques que font peser les OGM sur la structuration de l'économie agricole, les risques d'appauvrissement de la diversité des cultures au profit des plantes génétiquement modifiées qui seraient promues au rang de seules plantes dignes d'être cultivées, au motif qu'elles répondent au schéma de profits imposé par les semenciers. La brevetabilité du vivant, avec une appropriation mercantile du patrimoine génétique commun de l'humanité, est un autre risque. Nous avons tous eu connaissance des comportements révoltants de certaines multinationales qui n'hésitent pas à breveter des plantes utilisées depuis des millénaires par certains peuples.
Tout cela montre tout de même les doutes sérieux qui existent sur cette technologie nouvelle, dont les effets demeurent largement inconnus.
Le Sénat a déjà eu l'honneur de discuter deux fois de ce sujet, alors que vous avez contraint l'Assemblée nationale à rester silencieuse jusqu'à présent. On comprend pourquoi au vu du texte qui nous est présenté ! En effet, le Grenelle de l'environnement, dont la majorité et le Gouvernement n'ont cessé de vanter les conclusions, va subir son premier coup bas.
Le ministre d'État, ministre de l'écologie, expliquait devant le Sénat qu'il faut « admettre que la culture d'OGM pose des problèmes radicalement nouveaux ». C'est le moins que l’on puisse dire, notamment pour la préservation de la biodiversité. Mais il faut évoquer également les risques que font peser les OGM sur la structuration de l'économie agricole, les risques d'appauvrissement de la diversité des cultures au profit des plantes génétiquement modifiées qui seraient promues au rang de seules plantes dignes d'être cultivées, au motif qu'elles répondent au schéma de profits imposé par les semenciers. La brevetabilité du vivant, avec une appropriation mercantile du patrimoine génétique commun de l'humanité, est un autre risque. Nous avons tous eu connaissance des comportements révoltants de certaines multinationales qui n'hésitent pas à breveter des plantes utilisées depuis des millénaires par certains peuples.
ux qui ont développé le Roundup, puis les OGM résistant au Roundup ont en vue l’intérêt général ? Qui peut croire que ceux qui ont fabriqué les PCB, la dioxine, qui fabriquent encore l’hormone de croissance bovine, œuvrent pour le bien commun, eux qui ont souvent menti pour gagner plus au mépris de la santé publique et de l’environnement ? Nous ne voulons pas servir leurs intérêts. C’est pourtant ce que fait ce projet.
Ce débat touche à des enjeux essentiels : notre alimentation, notre environnement, et le devenir de la biodiversité.
Pour l’environnement, la décision que nous prendrons sera irréversible. On mesure donc la responsabilité qui nous incombe.
En effet, dans les grandes cultures, la coexistence est impossible. Dire que, parce que les cultures seront espacées de quelques dizaines de mètres, il n'y aura pas de dissémination, est aussi crédible que d’affirmer que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière allemand. La dissémination se fera naturellement par le pollen, transporté par le vent, par les abeilles qui vont chercher leur nourriture jusqu’à 15 km de la ruche, par les oiseaux et par les rongeurs, pour ne pas parler des pertes de semence lors des récoltes ou durant les
transports. Si en quelques années, nous passons de 1 % de maïs OGM à 10 ou 20 %, c’est l'ensemble du territoire sera concerné. Nous n’avons pas le droit de prendre ce risque. Il faut savoir « crier halte au feu, nous dit Nicolas Hulot, quand, à l'évidence, les logiques industrielle et commerciale s’imposent au mépris des plus élémentaires précautions. »
C'est bien d'un choix politique qu’il s'agit. Alors qu’il nous faut peser avec la plus grande prudence les avantages et les coûts de cette technique, nous ne disposons pas encore du recul nécessaire. L'accélération n'est pas un progrès en soi. Depuis des millénaires, les agriculteurs font progresser naturellement la productivité, sans rompre des barrières éthiques jusqu'alors infranchissables. Il y a une grande différence entre bouturer des plantes et procéder à des échanges de gènes en franchissant la barrière des espèces. Pratiquons donc ici également ce que Mme Kosciusko-Morizet nommait « un exercice de lucidité », dans son rapport sur la Charte de l'environnement en mai 2004.
Nous voulons du temps et des moyens pour la recherche publique, afin que des chercheurs indépendants des semenciers viennent éclairer véritablement le débat.
On fait à ceux qui restent sceptiques sur les apports des OGM un véritable procès en hérésie.
Les grandes religions ont commencé comme des hérésies.
Ils seraient obscurantistes, selon le président de la commission des affaires économiques. Ce faux procès a été lancé par les lobbys semenciers pour défendre leurs intérêts. N’a-t-on pas accusé, de façon aussi ridicule, ceux qui critiquaient l'agriculture intensive et ses épandages de pesticides, puis, de même, les promoteurs de l'agriculture biologique ?
Ces obscurantistes mettraient en péril la biotechnologie en France. Mais ceux qui nous font ce procès sont ceux-là mêmes qui poussent les chercheurs dans la rue. Et réduire la biotechnologie à la recherche des OGM commerciaux agricoles est un procès de lobbyiste sans imagination. Le Groupe SRC a toujours défendu la recherche, que la majorité actuelle a sacrifiée volontairement en diminuant les budgets !
Nous avons toujours lutté pour le progrès, pour le développement de la connaissance, des sciences, dans des conditions strictes de contrôle, en favorisant les laboratoires publics. Cela ne veut pas dire qu’on doit admettre la production commerciale des OGM.
L'innovation n'a de sens qu'éthique, que si elle est partagée pour le bien commun, et non si elle est l'objet d'une privatisation, au profit de quelques-uns qui ne se soucieraient pas de l'avenir commun. L'historien français Jean-Pierre Vernant disait que la science peut s'exprimer sur la question des faits, sur la question des causes, mais pas sur celle du sens. Or, les faits sont incertains, et le sens de l'altruisme des semenciers est douteux. Le comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM a d'ailleurs démontré que les risques de dissémination et de toxicité à long terme imposaient la mise en œuvre de la clause de sauvegarde que les textes européens prévoient. Effectivement, vaut-il vraiment mieux ingérer des molécules de pesticide bombardées par transgénèse au sein de la plante que les résidus de pesticides épandus sur les champs ? On a le droit de s’interroger.
Mais dans le projet, la majorité oublie le rapport du comité, et ses conclusions. D'ailleurs, le Président de notre Assemblée lui-même a ouvertement fustigé le président du comité de préfiguration pour sa prudence.
Il y aurait urgence à prendre des risques ! Pire, les travaux en commission montrent que vous souhaitez museler les membres du Haut conseil créé en remplacement de la Haute autorité. Pour vous, la technologie est érigée au rang de nouveau dogme. Tout se passe comme si l'heure de la revanche avait sonné.
Or il n’y a pas de progrès de la science sans le doute, qui a fait les Lumières. Sans lui, il n’est que des disciples, qui font aisément le « sacrifice de l'intellect en faveur du prophète », rappelait Max Weber. Vous faites le sacrifice de l'intellect lorsque, comme au temps de l’Inquisition, vous nous suspectez d’hérésie. Nous savons ce qu'il advenait des hérétiques découverts. D'ailleurs, le projet comporte un article extraordinaire qui crée un délit spécial de destruction des champs OGM, ...…passible désormais d'une peine plus lourde que celle prévue pour la détérioration d’une culture classique ou biologique. N’est-ce pas que la majorité souhaite créer un délit politique ?
Le vrai problème est celui de la soumission du législateur aux intérêts privés sous couvert d’avancées scientifiques. C’est là céder à une sorte de scientisme. Selon un haut responsable de l’UMP, les scientifiques donneront leur feu vert. En fétichisant béatement une science soumise aux intérêts de l'argent, nous laisserons celui-ci dicter l'avenir de l'Homme.
Les OGM sont d'abord des organismes politiques, parce qu'ils fournissent l’occasion d’une mise en garde contre le renouveau de la foi scientiste, dont les dérives passées devraient nous servir de leçon.
Ce n'est pas aux scientifiques de prendre des décisions, mais aux seuls responsables politiques, dont le jugement doit tenir compte des progrès de la science, mais aussi des enjeux environnementaux, économiques, sociaux et éthiques. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, disait Rabelais ; c’est à notre conscience que
s'adressent les appels actuels à la prudence.
En effet, au-delà des questions sanitaires ou environnementales, la liberté elle-même est en jeu. Où commencent, où s'arrêtent la liberté de chacun et la liberté d'entreprendre ?
À nos yeux, la liberté de chacun s'arrête où commence celle d'autrui. Or, en accordant dès l'article premier la liberté de produire et de consommer avec ou sans OGM, vous avez choisi la liberté des uns contre la liberté des autres. En effet, puisque la coexistence est impossible, l’article favorise la liberté des pro-OGM au détriment de ceux qui les refusent. Vous prenez en outre le parti de ceux qui s’apprêtent à porter atteinte à la biodiversité, contre ceux qui veulent préserver l'environnement. Vous choisissez enfin de privilégier les intérêts financiers des grandes firmes, contre l'avis et l'intérêt du plus grand nombre.
Or ce choix est porteur de graves conséquences pour un secteur entier de notre économie. En effet, la plus-value que les productions agricoles assurent à la France, comme à l'Europe, provient pour l’essentiel des productions de qualité attachées à un terroir. Mais, dans de nombreux domaines, la généralisation des cultures OGM sera incompatible avec les cahiers des charges et les démarches de labellisation qui définissent les appellations d’origine contrôlée, les indications géographiques protégées ou les labels. Ainsi, l’agriculture conventionnelle est dans une large mesure menacée, de même que l'agriculture biologique.
En somme, vous choisissez une agriculture modifiée par l'introduction artificielle du gène d'intérêt financier des semenciers !
De plus, le texte fait de l’agriculteur le seul responsable de plein droit des disséminations et des contaminations des terrains voisins, alors même qu’aucun assureur n’est prêt à en assumer le risque. Il est à nos yeux inconcevable de faire ainsi des agriculteurs de véritables boucs émissaires : les détenteurs d'autorisation, les distributeurs et la filière dans son ensemble doivent être appelés à réparer les dégâts auxquels on se prépare déjà. En outre, en autorisant une mise en culture dont il n’ignore pas les risques, l’État est également responsable ; or vous consentez à réparer les seuls dégâts que vous savez inévitables – et dans quelles conditions ! En un mot, à vos yeux, la liberté se réduit à la liberté de polluer à condition de payer…
D’autre part, selon les groupes de pression favorables aux OGM, les plantes génétiquement modifiées permettraient de mettre un terme à la faim dans le monde. Or, si l’humanité peut tirer profit des biotechnologies – à condition de soutenir, comme nous vous le demandons, la recherche publique indépendante –, le problème alimentaire relève bien plutôt de la politique et de l’agronomie.
s'adressent les appels actuels à la prudence.
En effet, au-delà des questions sanitaires ou environnementales, la liberté elle-même est en jeu. Où commencent, où s'arrêtent la liberté de chacun et la liberté d'entreprendre ?
À nos yeux, la liberté de chacun s'arrête où commence celle d'autrui. Or, en accordant dès l'article premier la liberté de produire et de consommer avec ou sans OGM, vous avez choisi la liberté des uns contre la liberté des autres. En effet, puisque la coexistence est impossible, l’article favorise la liberté des pro-OGM au détriment de ceux qui les refusent. Vous prenez en outre le parti de ceux qui s’apprêtent à porter atteinte à la biodiversité, contre ceux qui veulent préserver l'environnement. Vous choisissez enfin de privilégier les intérêts financiers des grandes firmes, contre l'avis et l'intérêt du plus grand nombre.
Or ce choix est porteur de graves conséquences pour un secteur entier de notre économie. En effet, la plus-value que les productions agricoles assurent à la France, comme à l'Europe, provient pour l’essentiel des productions de qualité attachées à un terroir. Mais, dans de nombreux domaines, la généralisation des cultures OGM sera incompatible avec les cahiers des charges et les démarches de labellisation qui définissent les appellations d’origine contrôlée, les indications géographiques protégées ou les labels. Ainsi, l’agriculture conventionnelle est dans une large mesure menacée, de même que l'agriculture biologique.
En somme, vous choisissez une agriculture modifiée par l'introduction artificielle du gène d'intérêt financier des semenciers !
De plus, le texte fait de l’agriculteur le seul responsable de plein droit des disséminations et des contaminations des terrains voisins, alors même qu’aucun assureur n’est prêt à en assumer le risque. Il est à nos yeux inconcevable de faire ainsi des agriculteurs de véritables boucs émissaires : les détenteurs d'autorisation, les distributeurs et la filière dans son ensemble doivent être appelés à réparer les dégâts auxquels on se prépare déjà. En outre, en autorisant une mise en culture dont il n’ignore pas les risques, l’État est également responsable ; or vous consentez à réparer les seuls dégâts que vous savez inévitables – et dans quelles conditions ! En un mot, à vos yeux, la liberté se réduit à la liberté de polluer à condition de payer…
D’autre part, selon les groupes de pression favorables aux OGM, les plantes génétiquement modifiées permettraient de mettre un terme à la faim dans le monde. Or, si l’humanité peut tirer profit des biotechnologies – à condition de soutenir, comme nous vous le demandons, la recherche publique indépendante –, le problème alimentaire relève bien plutôt de la politique et de l’agronomie.

OGM: réponse 4

Le site de François Brottes

*Extraits des débats* *à l'Assemblée nationale :*

*"M. François Brottes – *Nous sommes à un moment du débat
extrêmement important, puisque nous posons les principes qui
vaudront pour tout le texte.

Celui que nous défendons a, si j’ai bien compris, reçu un avis favorable du Gouvernement, mais rencontre une opposition obstinée de la part du rapporteur.
(...) nous allons revoter sur ce principe qui rassemble, qui ne provoque pas une opposition droite-gauche, qui réunit ceux qui sont complètement lucides à l’égard des territoires les plus sensibles. Quelle que soit leur sensibilité, ils ont le sentiment d’accomplir une œuvre indispensable en votant cette mesure de bon sens. Le résultat du dernier vote nous éclaire sur la nécessité de voir le bon sens gagner encore d’autres rangs.
Dans un instant, l’occasion nous sera donnée – en reprenant nos esprits, dans la sérénité, sans s’agresser – de faire œuvre utile pour l’éternité.

/(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical,
citoyen et divers gauche.)/ "

*Tous les débats sur le projet de loi OGM, sur le site de l'Assemblée
nationale :
*

_

OGM : réponse 2

Objet OGM
De Daniel Boucau
Date Lundi, Avril 7, 2008 3:14 pm
À uneplacepourtous@cegetel.net

Monsieur,

C’est avec une particulière attention que j’ai pris connaissance de votre mail portant sur l’examen du projet de loi concernant les Organismes Génétiquement Modifiés.
Je tiens à vous préciser que je voterai contre ce projet de loi actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale qui, sur de nombreux points, va à l’encontre des conclusions du Grenelle de l’Environnement.
Je considère que les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d’avantages décisifs sur le plan économique et posent de graves questions sur le plan de la santé et de l’environnement.
Peu de recherches sont menées de façon objective et désintéressée sur les effets pour la santé et l’environnement. Cette absence d’évaluation, ignore le principe de précaution et installe le soupçon sur l’ensemble des travaux de génie génétique et leurs possibles applications ultérieures dans les domaines de la santé et de l’environnement.
Un effort de recherche dans ce domaine est essentiel en particulier sur les effets des OGM en toxicologie.
Pour ces raisons, je suis opposée aux cultures d’OGM en plein champ et je souhaite le développement d’une recherche d’excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en œuvre et d’évaluation, par des organismes publics.

Restant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes salutations distinguées.

Pascale GOT
Députée du Médoc

OGM : réponse 1

À la suite de la lettre ouverte aux députés et sénateurs, nous avons reçu quelques réponses :
Réponse 1 :
De Jean-Patrick Gille
Date Lundi, Mars 31, 2008 10:36 am
À uneplacepourtous@cegetel.net

Je vous remercie de la lettre ouverte que vous m avez adressée concernant les OGM. Il confirme pleinement l'opinion que je me suis forgée sur ce sujet et qui je l'espère inspirera la position de mon groupe à l'assemblée nationale lors du débat qui s'ouvre demain.

Vous pouvez compter sur mon soutien
Bien à vous

Jean-Patrick GILLE
--------------------------------------------
Député d'Indre-et-Loire
45, avenue de Grammont | 37000 TOURS
Tél : 02 47 20 25 28 | Fax : 02 47 20 25 29
blog.jean-patrick-gille.fr | www.jean-patrick-gille.fr
__________________________________________________
Jean-Patrick Gille
Député d'Indre-et-Loire

Communiqué de presse
Le 20/03/2008

Organismes Génétiquement Modifiés :

Jean-Patrick Gille se félicite de la décision du Conseil d'Etat.

Membre du Groupe Alimentation et santé à l'Assemblée Nationale, Jean-Patrick GILLE se félicite de la décision du Conseil d'Etat.

Le Conseil d’État vient de rejeter la requête en référé déposée par les producteurs de maïs et les semenciers. Ce recours en urgence, déposé fin février au Conseil d’État, faisait suite aux arrêtés d’interdiction de la culture du maïs transgénique Mon 810 de la société Monsanto pour l’année 2008.
En affirmant que les requérants ne sont pas fondés à demander la suspension des arrêtés interdisant la culture du Mon 810, la décision du Conseil d’État est en cohérence avec les conclusions du Grenelle de l’environnement et l’activation de la clause de sauvegarde.
Avec cette décision, il est désormais acquis juridiquement qu’aucun hectare de Mon 810 ne pourra être semé au printemps 2008 en France.
Jean-Patrick GILLE se félicite de cette décision et rappelle que la majorité des agriculteurs ainsi que les consommateurs ne souhaitent pas la culture du Mon 810. Néanmoins, le député d'Indre-et-Loire restera attentif à la prochaine décision du Conseil d’État qui sera amené à se prononcer ultérieurement sur le fond.
Le parlementaire socialiste souhaite le développement d’une agriculture écologiquement et économiquement performante grâce à une agronomie innovante respectueuse des équilibres naturels.
De ce point de vue, la culture du Mon 810 ne semblant pas compatible avec ces objectifs, toute ambition de développement commercial de ce maïs doit être abandonnée en France.


Contact:
Vincent TISON – 06 60 93 57 74

19/04/2008

des nouvelles de l'association KOKOPELLI

voir le lien KOKOPELLI ci-contre :
Nouvelles d'Avril 2008

Un grand merci pour votre solidarité

Nous remercions très sincèrement les centaines de personnes et les fondations qui nous ont apporté leur soutien financier et moral et tous les amis de Kokopelli qui ont fait circuler les informations dans les réseaux et dans la presse.

En ce qui concerne le procès perdu en Cour de Cassation, l'association Kokopelli a, pour l'instant, payé la partie de l'amende redevable au lobby des semenciers (FNPSP). En ce qui concerne le second procès perdu, suite à l'attaque de la société Baumaux, nous vous rappelons que nous avons fait appel de ce jugement.

Stage d'agro-écologie les 27, 28 et 29 juin. Verdon

Nous avons le plaisir de vous proposer un stage d'agro-écologie animé par Stéphane Fayon, le directeur d'Annadana, notre antenne en Inde. Ce stage aura lieu au Verdon. Le contenu du programme proposé se base exclusivement sur l'expérience pratique développée depuis l'année 2000 dans le sud de l'Inde. Certaines des techniques enseignées par Stéphane (compost, panchagavia, effective micro-organisms, terra preta, jardinage bio-intensif, tourteaux de plantes, purins de plantes, promoteurs de croissance, production de semences, etc) sont tout autant applicables en milieu tempéré qu'en milieu tropical.

Ce stage est ainsi tout autant proposé aux jardiniers de France qu'aux personnes engagées dans des dynamiques de soutien aux communautés rurales en Afrique, Asie, Amérique Latine, etc.

Son coût est de 100 euros par personne et son programme détaillé sera très prochainement présenté sur notre site.

Voir avec Kokopelli pour les réservations.

Séminaires de production de semences

Nous vous rappelons que Kokopelli propose également une douzaine de séminaires de production de semences dans diverses régions de France.

Les dates de ces séminaires sont présentées sur notre site.

Un grand merci pour votre soutien et votre confiance.

16/04/2008

les OGM

lu sur liberation.fr :
En direct du Palais-Bourbon
Elu en 2007, François de Rugy (Verts) raconte son expérience de député.

"Ma première motion de censure"
16/04/2008
Les OGM rendent-ils fous ?

Il aura donc fallu que l’Assemblée se saisisse de la question des OGM pour qu’elle s’emballe : c’est en effet la première fois depuis neuf mois de gouvernement Fillon que l’examen d’un texte à l’Assemblée fait l’objet de débats aussi enflammés, pendant plus d’une semaine. Même le «paquet fiscal» voté en juillet 2007 avait «profité» de l’affaiblissement de la gauche au lendemain de sa défaite présidentielle et législative et de la torpeur de l’été pour passer dans une certaine indifférence.

Quelles que soient les positions des uns et des autres, je crois pouvoir dire que cela était finalement assez normal : ce n’était pas le résultat d’une stratégie d’obstruction qui aurait été mise en place par l’opposition mais bien le fait d’un vrai débat au sein de l’Assemblée où l’on retrouvait toutes les tendances qui s’expriment dans la société française. Diversité qui n’est pas toujours aussi présente dans l’hémicycle.

Plusieurs amendements ont soulevé LE débat sur cette question : peut-on cultiver des OGM sans risquer de contaminer non seulement l’environnement mais surtout d’autres cultures ? Du coup, faut-il s’empresser d’autoriser les cultures en plein champ ou faut-il au contraire s’en tenir à la poursuite des recherches en laboratoire ou en milieu confiné (sous serre par exemple) ? Finalement, un des points-clés, que nous Les Verts avions notamment mis en avant, a été de savoir si l’on pouvait garantir à chaque producteur qu’il pourrait continuer à produire sans OGM s’il le souhaite : autrement dit, le risque de dissémination des OGM (par les pollens) n’était-il pas important au point de compromettre la capacité à produire sans OGM, au cas où on autorise la culture d’OGM en plein champ ?

Le projet du gouvernement tentait de faire croire avec une certaine hypocrisie qu’il défendait ce principe (qui renvoie d’ailleurs à celui de liberté d’entreprendre qui devrait être chère au cœur de la droite…) : pour le «prouver», il l’avait inscrit dans l’article premier de la loi. Pour «vérifier» que cet engagement était sincère, de nombreux députés ont donc déposé des amendements qui tentaient de préciser tous les cas où cette cohabitation est impossible parce que trop risquée : agriculture biologique, agriculture de labels…

Et c’est là que la (bonne) surprise est arrivée : ces amendements, très proches dans la rédaction, étaient déposés par des députés de gauche mais aussi de droite.

Autre surprise, toujours aussi bonne, Nathalie Kosciuscko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, ne donne pas d’avis défavorable à ces amendements comme cela est quasiment toujours le cas pour les amendements des députés, surtout s’ils viennent de l’opposition.

Ultime surprise : plusieurs amendements de l’opposition ont été adoptés ! Lors d’une séance de nuit à laquelle je participais, trois amendements très proches ont été soumis au vote : le premier a été rejeté car il avait obtenu autant de votes pour que contre. Le deuxième a été rejeté à une voix près. Enfin, le troisième (bien connu maintenant sous le nom d’amendement 252), voté à main levée, a été adopté à une voix de majorité, grâce au renfort de plusieurs députés de droite qui ont eu le courage de lever la main en milieu plus qu’hostile !

Ce résultat inattendu a du coup déclenché la colère des «durs de l’UMP» qui ont immédiatement demandé une suspension de séance. On a ainsi pu assister à une réunion du groupe UMP improvisée dans les couloirs de l’Assemblée où Madame Kosciuscko-Morizet a été quelque peu malmenée. C’est ainsi que j’ai pu entendre un député UMP affirmer sans détour : «Quand on sème la merde, on récolte la merde»…

Alors qu’on a vu par la suite la secrétaire d’Etat, rebaptisée NKM ( en allusion à NTM ? pas vraiment élégant…) traiter certains de ses collègues de l’UMP de lâches, on peut sérieusement se demander si les OGM ne rendent pas fous !

• François de Rugy •

12/04/2008

une pétition contre les OGM : pour l'amendement 252

http://amendement252.blogspot.com/

Comité de soutien à l'amendement 252

Refuser les OGM dans nos assiettes, protéger la gastronomie française, respecter nos territoires
L'Appel du « Comité 252 »
Nous, producteurs, agriculteurs, restaurateurs, consommateurs, gastronomes et citoyens, sommes viscéralement attachés aux AOC et labels de qualité qui font la renommée de la France, comme à la protection de l'agriculture conventionnelle et biologique ainsi que des espaces naturels remarquables. L'avenir de ce patrimoine national serait irrémédiablement menacé par les disséminations d'OGM.

Nous nous félicitons de l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement 252 ajoutant à l'article 1 du projet de loi sur les OGM que ces organismes ne peuvent être cultivés que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés" et en toute transparence ».

Au moment où le président de la République veut faire inscrire notre gastronomie au patrimoine mondial de l’Unesco, il serait inconcevable de faire marche arrière.

Par notre signature, nous demandons solennellement au gouvernement de s'engager à respecter le vote du Parlement et de s'opposer à toute tentative de suppression de l'amendement 252 jusqu'à l'adoption définitive de la loi.

Pour signer l'appel : http://petition2.yeppa.org/index.php