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10/06/2016

Palestine : l'Europe peut-elle être à ce point passive ?

à lire :

Israël a démoli pour 74 millions de dollars de projets européens

arretsurinfo.ch/israel-a-demoli-pour-74-millions-de-dollars-de-projets-europeens/

08/09/2015

France, patrie des Droits de l'Homme ???

Pauvre France !

Avoir de tels ministres, quelle déchéance !

 

 
"/.../  Bien que la France étiquette les produits fabriqués en Cisjordanie, suivant la législation européenne, elle s’oppose néanmoins à tout boycott.              
Le BDS a été condamné à de nombreuses reprises par le gouvernement français. Le boycott d’Israël est illégal en France a ainsi rappelé le ministre de l’Économie français à l’occasion de son voyage en Israël. Il a d’autre part encouragé les entreprises françaises à investir en Israël et à travailler avec des entreprises israéliennes. /.../"

10/08/2015

Promotion de Tel Aviv à Paris ?

lu sur :

Association France Palestine Solidarité

www.france-palestine.org/ 
‎ 
 

Tel-Aviv à Paris Plage ? 

Lettre ouverte de l’AFPS à Mme Anne Hidalgo, maire de Paris,samedi 8 août 2015

Madame la maire, C’est avec incrédulité que nous avons appris l’opération « Tel-Aviv sur Seine » programmée le 13 août dans le cadre de Paris-plage.

Lettre ouverte de l’AFPS à Mme Anne Hidalgo, maire de Parissamedi 8 août 2015

Il ne faudrait y voir, dans la suite de votre voyage en mai dernier, aucune signification politique, mais simplement un sympathique exemple de coopération entre deux villes. L’occasion offerte aux Parisiens de « profiter de la plage et de la douceur de Tel-Aviv », de son ambiance festive et, pourquoi pas, de gagner des produits de la mer Morte…

Mais il y a un hic, Madame la maire. Tel Aviv n’est pas Copacabana et il n’est pas possible de faire comme si cela intervenait hors de tout contexte politique. Nous sommes précisément à un moment extrêmement dangereux : celui de la fuite en avant du gouvernement israélien le plus extrémiste de l’histoire, déterminé à développer la colonisation et à faire obstacle à toute solution politique fondée sur le droit.

Alors que le carnage de l’été dernier reste dans toutes les mémoires et que se poursuit le blocus de Gaza, alors que les snipers de l’armée ont carte blanche face aux manifestants palestiniens en Cisjordanie et que les colons fanatiques ont dévoilé jusqu’où va leur idéologie criminelle et raciste, il est urgent pour les dirigeants israéliens de tenter de détourner les regards de ces faits qui chaque jour les accusent.

Il leur faut faire diversion et c’est précisément le cas avec cette opération de communication au goût amer, qui est une bien étrange façon de faire écho aux massacres de l’été dernier.

Comment évoquer la douceur de Tel-Aviv sans avoir à l’esprit le fait que les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas accès aux plages de Gaza ? Que sur ces dernières plane toujours la menace des drones et qu’on peut au loin deviner les bâtiments de la marine de guerre israélienne en charge du blocus.

Comment permettre de distribuer des produits de la mer Morte, elle-même interdite aux Palestiniens, en oubliant que pour l’essentiel ces produits proviennent des colonies de la vallée du Jourdain ?

Madame la maire, nous ne sommes pas dupes de l’objectif recherché par les diverses agences de communication mobilisées pour tenter de redorer le blason d’un Etat qui tourne aujourd’hui le dos à la paix. Nous sommes consternés par la facilité avec laquelle la ville de Paris semble avoir accepté de s’y prêter et osons attendre de vous une déprogrammation de l’événement.

Je vous prie de croire, Madame la maire, en toute ma considération.

Taoufiq Tahani, Président de l’AFPS

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L'Agence publiera au fur et à mesure les différents communiqués visant à dénoncer l'opération de propagande "Tel Aviv Sur Seine". Envoyez vos communiqués à: agencemediapalestine@gmail.com 

 

Lire la déclaration de Danielle Simonnet, Parti de Gauche au Conseil de Paris:

 

Journée Tel Aviv à Paris-Plages : l’indécence totale de la Ville de Paris

 

Lire les autres déclarations sur le site de l'Agence.

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dans le même domaine, voir :

Israël : les extrémistes juifs arrêtés dimanche ont été relâchés

La presse israélienne avait fait état d'une dizaine d'arrestations effectuées dimanche par le Shin Beth et la police dans les colonies illégales. Lire

 

29/06/2015

Israël coupable d'acte de piraterie dans les eaux internationales en méditerranée

communiqué :

Ce 29 juin 2015, Israël a encore commis un acte de piraterie en interceptant les bateaux de la flottille de la liberté III en route pour Gaza.

Trois navires de guerre israéliens se sont emparés de la Marianne, à une centaine de milles des côtes palestiniennes, dans les eaux internationales.

"Navire amiral"de la Flottille de la Liberté, la Marianne serait amenée dans le port israélien d'Ashdod. 47 participant-e-s étaient à bord de ce bateau solidaire.

Bravo à tous les militant-e-s et équipages courageux à bord de la flottille, honte à la puissance coloniale israélienne qui assiège Gaza!

Lire cet article publié ce jour sur le site du Nouvel Observateur:  Israël empêche une flottille humanitaire d'atteindre Gaza

Lire le dernier communiqué publié ce 29 juin de la Flottille de la liberté III sur le site de l'Agence.

 

Haneen Zoabi, députée palestinienne d'Israël, membre du parlement israélien, a dit vendredi que le message politique et humanitaire de la Flottille de la Liberté III atteindrait son but, même si Israël l’intercepte dans les eaux internationales en utilisant des tactiques « agressives », comme il l’a déjà fait en 2010, a relaté Al-Resalah.

Lire la suite sur le site de l'Agence.

sur le même sujet :

Une nouvelle flottille échoue à briser le blocus autour de Gaza
Le Monde - Il y a 4 heures
Conduisant la « Flottille de la Liberté III » décidée à briser le blocus maritime imposé par Israël au territoire palestinien, le Marianne n'est pas ...

 

29/04/2015

Palestine occupée : la Shoah n'adoucit pas les mœurs

Pas de nouvelle note sur ce blog ?

Voyez Le blog libre - bis (lien ci-contre)

(je suis publiphobe)

 

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les surlignages sont de moi

à lire sur :

 

L’Unicef dénonce le caractère « systématique » des mauvais traitements infligés lors des interpellations.

Piotr Smolar (Al-Arroub, envoyé spécial)

sur le même sujet :

Conflit à Gaza : l'ONU attribue des attaques d'écoles à l'armée israélienne ... - Le Monde

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.04.2015 à 19h37

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/04/27/conflit-a-gaza-l-onu-attribue-des-attaques-d-ecoles-a-l-armee-israelienne_4623731_3218.html#ce36cGaww30vtBcG.99
 

L'armée israélienne est responsable de sept attaques contre des écoles de l'ONU lors de son offensive sur la bande de Gaza à l'été 2014, affirme lundi 27 avril un rapport d'enquête de l'ONU.

Ces attaques ont fait au moins 44 morts et 227 blessés entre le 16 juillet et le 26 août dans ces écoles qui étaient utilisées comme abris par les civils palestiniens.

Lire aussiL'armée israélienne ouvre cinq enquêtes internes à la suite du conflit à Gaza

« Je déplore le fait qu'au moins 44 Palestiniens aient été tués du fait des actions israéliennes et qu'au moins 227 autres aient été blessés dans des bâtiments des Nations unies qui étaient utilisés comme abris d'urgence », écrit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans une lettre accompagnant la publication du rapport. Il ajoute : 

« Je suis consterné que des groupes d'activistes palestiniens aient mis en danger les écoles des Nations unies en les utilisant pour cacher des armes. Les trois écoles où des armes ont été trouvées étaient vides à ce moment-là et n'étaient pas utilisées comme refuges. »

2100 Palestiniens tués durant le conflit

Plus de 2 100 Palestiniens, des civils pour la plupart, ont été tués pendant la guerre qui a opposé Israël au Hamas et d'autres groupes armés dans la bande de Gaza en juillet-août 2014. Soixante-sept soldats et six civils israéliens ont également été tués par des tirs de roquettes et des attaques des groupes palestiniens.

LireGaza : 29 jours de conflit en chiffres

L'Etat hébreu comme le Hamas, qui contrôle l'enclave palestinienne, avaient promis de coopérer pleinement à cette enquête lancée par Ban Ki-moon en octobre dernier et dirigée par Patrick Cammaert, un général néerlandais à la retraite, ancien chef de la force de maintien de la paix de l'ONU dans l'est de la République démocratique du Congo.

Cinq enquêtes pénales ouvertes côté israélien

L'armée israélienne a de son côté ouvert en septembre cinq enquêtes pénales sur la conduite de ses opérations à Gaza, notamment sur certaines attaques ayant visé les écoles de l'ONU et sur la mort de quatre enfants palestiniens sur une plage.

« Les bâtiments des Nations unies sont inviolables et doivent être des endroits sûrs, en particulier dans une situation de conflit armé », souligne M. Ban dans sa lettre, ajoutant : « J'œuvrerai avec toutes les personnes concernées et je n'épargnerai aucun effort pour que de tels incidents ne se reproduisent jamais. »

sur le même sujet :

Israël accusé de maltraiter des enfants palestiniens - Le Figaro

www.lefigaro.fr/.../01003-20130306ARTFIG00703-israel-accuse-de- matraiter-les-enfants-palestiniens.php

6 mars 2013 ... Israël accusé de maltraiter des enfants palestiniens .... tous les jours les militaires tirent sur des enfants,femmes,hommes et tout le monde se tait pour ... à Israël, l' UNICEF serait mieux inspirée de dénoncer en France le droit à l'enfant ...

 

Association France Palestine Solidarité
... palestine.org/L-armee-israelienne-accusee-de-maltraiter-les-mineurs-palestinienshttp://www.france-palestine.org/L-armee-israelienne-accusee-de-maltraiter-les ...
www.france-palestine.org/Solidarite-avec-le

07/04/2015

Dans les camp de réfugiés en Cisjordanie occupée

en raison des modifications récentes des blogs du Midi Libre, les notes de ce blog seront mises également sur un nouveau blog :

 

http://lebloglibredemonquartier-bis.hautetfort.com/

 

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lu sur :

 

Le Point - 

Naël Cherif garde un oeil attentif sur les ouvriers qui s'activent: ce Palestinien surveille l'avancée de la construction du quatrième étage de sa maison, de quoi offrir un peu d'espace aux 43 membres de sa famille élargie qui vivent avec lui.

Dans son camp de réfugiés en Cisjordanie occupée, il sait qu'au-dessus de deux étages, il est en infraction. L'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) interdit les constructions trop élevées pour des raisons de sécurité.

Mais près de 70 ans après l'installation des premières tentes, plusieurs générations se retrouvent entassées dans ce qui est devenu un dédale de ruelles bondées, et l'UNRWA elle-même reconnaît que le problème est insoluble.

Les parents de Naël sont arrivés en 1950 dans le camp de Jalazoun, au nord de Ramallah. A l'époque, ils étaient une famille de 11 personnes. Aujourd'hui, Naël, devenu un chef de famille de 40 ans, vit dans la même maison que ses cinq frères et leurs familles. Ils sont désormais quatre fois plus nombreux, et pour loger tout le monde, il a fallu construire en infraction.

"Nous avons un vrai problème de logement. On dort les uns sur les autres. Moi par exemple, j'ai une seule chambre pour six de mes enfants et une autre où je dors avec ma femme et deux autres de nos enfants", dit-il. "Comme on ne peut pas acheter de terrain en dehors du camp, avec mes frères, nous avons décidé de construire deux étages de plus".

- camps surpeuplés -

Si l'on construit à la verticale à Jalazoun, c'est parce qu'il est impossible de s'étendre à l'horizontale. Le camp est bordé par la colonie israélienne de Bet El qui, elle, s'étale. Chaque jour ou presque, cette promiscuité suscite des affrontements entre jeunes réfugiés et colons ou soldats israéliens.

Mohammed Daoud, 23 ans, a été blessé par un tir dans ces heurts. A Jalazoun, il passe sa convalescence dans un salon où il a improvisé son lit. Il vit chez sa grand-mère Khadija au milieu de 63 personnes. La matriarche, 60 ans, a dû faire preuve d'inventivité pour loger tout son petit monde: le garage est devenu une pièce à vivre, un troisième étage a été ajouté. "On n'a pas d'argent pour acheter un terrain ailleurs", explique-t-elle.

Le nombre d'habitants de Jalazoun est passé de 2.500 en 1950 à 14.000 aujourd'hui. La surface du camp, elle, est restée la même: 26 hectares.

Les terrains disponibles aux alentours se font rares, et nombre de réfugiés sont trop pauvres pour espérer se loger ailleurs que dans la maison fournie à leur famille par l'UNRWA lorsqu'ils sont arrivés, chassés par les combats suivant la création d'Israël.

Le comité qui gère le camp met en garde contre les dangers que représente la multiplication anarchique des constructions, entre lesquelles s'encastrent des mosquées, des écoles, des magasins et des bâtiments publics.

La préoccupation est commune aux 19 camps de Cisjordanie et à leurs 226.000 habitants, dit l'UNRWA.

- L'ONU "très inquiète" -

"En 1950, l'UNRWA avait construit des maisons avec une chambre et une cuisine pour chaque famille de cinq membres et deux chambres et une cuisine, pour les familles plus grandes", rappelle Mahmoud Moubarak, à la tête du comité qui gère Jalazoun. Mais aujourd'hui, alors que "la croissance de la population est un énorme souci", l'UNRWA n'a pas pris conscience du problème, accuse-t-il.

Et ces constructions, "avec peu de moyens", au-dessus de maisons aux fondations inadaptées, pourraient coûter des vies, ajoute M. Moubarak, pour qui "la grande majorité des habitants a construit au-delà des deux étages autorisés".

L'UNRWA "est très inquiète de la surpopulation dans les camps, qui vient s'ajouter aux nombreux problèmes des réfugiés en créant des complications sociales et économiques", assure un porte-parole de l'agence, Nader Dagher.

Mais il n'est pas envisageable d'élargir le périmètre du camp, dit-il: autour, il y a des villes et des villages palestiniens. Et surtout, l'UNRWA bute contre des colonies en perpétuel développement ou contre le mur de séparation construit par Israël.

07/04/2015 13:00:28 - Camp de réfugiés de Jalazoun (Territoires palestiniens) (AFP) - Par Hossam EZZEDINE - © 2015 AFP

06/04/2015

Palestine : Israël s'approprie 110 millions d'euros par moi au détriment des palestiniens

 

en raison des modifications récentes des blogs du Midi Libre, les notes de ce blog seront mises également sur un nouveau blog :

 

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les surlignages sont de moi

lu sur :

 

Par L'Express.fr avec AFP, publié le 06/04/2015 à 10:46 , mis à jour à 12:53

L'entourage du gouvernement israélien a confirmé, dimanche, que seulement une partie des taxes destinées à la Palestine, mais bloquées depuis janvier, avait été versée. Mahmoud Abbas rejette le versement et monte au créneau.
 
Israël a débloqué, dimanche, une partie des fonds qu'il refusait de verser depuis trois mois à l'Autorité palestinienne, un paiement que le président palestinien a rejeté, exigeant qu'il soit effectué en totalité ou pas du tout. 
 
Début janvier, l'Etat hébreu a gelé le versement des taxes qu'il collecte pour le compte de l'Autorité palestinienne pour protester contre son adhésion à la Cour pénale internationale (CPI). Fin mars, il avait annoncé qu'il débloquerait les centaines de millions de dollars dus. Une facture qui s'élève aujourd'hui à environ 380 millions d'euros selon une source gouvernementale israélienne. 
 
Seulement une "partie" de l'argent versée
 
"Ils disent qu'ils vont nous envoyer l'argent et finalement ils nous l'envoient, mais un tiers en a été déduit, pourquoi?", a rétorqué le président palestinien dans un discours dimanche à Ramallah, le siège de l'Autorité en Cisjordanie occupée, avant d'ajouter que "maintenant, nous avons un dossier supplémentaire à soumettre à la CPI: d'abord il y a la guerre (de l'été 2014) à Gaza, la colonisation, et maintenant la direction palestinienne étudie ce nouveau dossier pour pouvoir le présenter en temps voulu à la CPI".  
D'ici là, "nous ne prendrons pas l'argent jusqu'à ce qu'il nous soit rendu dans son intégralité: soit on nous donne toute la somme, soit nous allons au tribunal" a précisé Mahmoud Abbas. Une source dans l'entourage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé dimanche à l'AFP qu'une "partie de cet argent" avait été transférée à l'Autorité palestinienne, ajoutant qu'Israël avait "assuré aujourd'hui aux Etats-Unis que le montant restant pouvait être transféré à tout moment". 
 
110 millions d'euros par mois
 
Lors de la création, il y a plus de 20 ans de l'Autorité palestinienne, Israël s'est engagé à collecter en son nom les taxes et les droits de douane sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant obligatoirement par Israël. 
Aujourd'hui, cette somme représente près de 110 millions d'euros par mois, soit les deux tiers des recettes budgétaires propres de l'Autorité palestinienne qui, depuis qu'Israël a suspendu début janvier les versements, peine à payer ses 180 000 fonctionnaires. La Palestine est officiellement devenue membre de la CPI le 1er avril, et la procureure Fatou Bensouda a décidé de se pencher sur le conflit israélo-palestinien. Mais aucune enquête formelle n'a été ouverte contre des dirigeants israéliens. 

 

Avec AFP

19/03/2015

Israël-Palestine : rappel historique

Le conflit Israël Palestine analysé par Charles de Gaulle -

 YouTube

► 14:48

 

www.youtube.com/watch?v=sFy2lDpE12U20 avr. 2011 - 15 min - Ajouté par lerenifleur

27/02/2015

Contre le délit d'opinion, tous à Lodève SAMEDI 28 FÉVRIER À 10H !

En France en 2015, il serait interdit de porter une chemise affichant "BDS"

(Boycott Désinvestissement Sanction , contre l'occupation de la Palestine par les sionistes ?)

communiqué :

répression contre BDS…

IL AFFICHE LE TEE SHIRT BDS FRANCE SUR SON STAND DE LEGUMES BIO ET LES POLICIERS MUNICIPAUX LE MENACENT DE POURSUITES POUR « INCITATION A LA HAINE RACIALE » !

Jeudi 26 février 2015

cropped-cid_4cd94a48-5313-4cff-b974-5b58691c803dMariano Pusceddu paysan Bio depuis plus de 25 ans et membre de la Confédération Paysanne est bien connu dans la région de Lodève et dans le département où il tient son stand de légumes bio. Solidaire des paysans palestiniens qui luttent pour leur terre il a établit des relations directes avec certains d’entre eux qu’il a reçus et à qui il a envoyé des graines.

Installé dans la commune d’Octon à côté du Salagou et proche de la ville de Lodève il tient un stand de vente de sa production de fruits et légumes tous les samedi sur le marché de Lodève et les mercredi à Clermont-l’Hérault.

Depuis cet été il suspend à son parasol deux tee shirts de la Campagne BDS France qui mentionne recto : « Justice en Palestine » et au verso : « Boycott Israël apartheid».

Samedi 21 février, qu’elle n’a pas été sa surprise quand les policiers municipaux de la ville de Lodève sont venus lui demander de retirer le tee shirt et l’on menacé de verbalisation « pour incitation à la haine raciale » et ajouté que le règlement des marchés interdit toute expression politique. Immédiatement plusieurs clients et passants se sont attroupés indignés par ce type de menace et d’interdiction et les policiers sont partis sans qu’il ait enlevé le tee shirt.

Le mercredi suivant, 25 février, ce sont les gendarmes qui sont venus sur le marché de Clermont l’Hérault constater la présence des tee shirts et qui lui ont dit, un peu gênés, que c’était à la demande de la mairie de Lodève.

Mariano est profondément choqué choqué par ces interventions. D’une part il se sent insulté qu’on ose prétendre que sa solidarité avec les paysans palestiniens et son soutien à la Palestine constituent un acte « d’incitation à la haine raciale » et d’autre part il est abasourdi et très inquiet par telle offensive contre la liberté d’expression par ceux-là même qui en font le fondement de la démocratie. Y aurait-il deux poids deux mesures dans la liberté d’expression ?

Heureusement, Mariano, membre de la Confédération Paysanne, militant respecté pour son humanisme a déjà reçu de nombreux témoignages de solidarité et samedi 28 février prochain de nombreuses personnes viendront au marché lui témoigner leur soutien. En effet une telle plainte ou tout autre poursuite de ce type pourrait avoir pour effet de lui interdire l’accès aux marchés qui sont ses seules sources de revenus !

On ne peut que s’interroger sur les buts de cette interprétation du BDS comme « incitation à la haine raciale ».

TOUTES ET TOUS AU MARCHÉ DE LODÈVE

SAMEDI 28 FÉVRIER À 10H AU STAND DE MARIANO ET MARTINE

d’après BDS 34

23/02/2015

Aujourd'hui au CRIF, François Hollande parlera-t'il de la Palestine ?

Monde 

Comment la France peut rassurer ses juifs

François Hollande est l’invité ce lundi du dîner annuel du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives. Le président français devra répondre aux inquiétudes d’une communauté blessée

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Parlera-t'il de la Palestine ?

22/02/2015

Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 
Pétition: Pas de drônes d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 

" Refusant cette complicité et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’achat du drone Watchkeeper." 

                               SIGNEZ LA PETITION !

17/01/2015

Du danger d'être journaliste

 deux poids, deux mesures

lu sur :

 
Netanyahou à la manifestation du 11 janvier dernier à Paris: quelques réactions
 
 

 

Sur le site de l'Agence, quelques déclarations d'associations ou organisations du mouvement de solidarité avec la Palestine suite à l'attentat contre Charlie Hebdo et pour dénoncer la présence du criminel de guerre Benjamin Netanyahou à la manifestation "d'unité nationale" du 11 janvier dernier.

Naftali Bennett, ministre d'extrème droite israélien qui déclare n'avoir "aucun problème à tuer des Arabes" y avait également participé.

Le Hamas et Hezbollah ont condamné l'attentat contre Charlie Hebdo, comme le rapportecette depêche de Reuters.

 

 
 
« 2014, pire année pour les journalistes dans les Territoires palestiniens »
 
 

 

"Le Centre a ainsi recensé 295 violations de la liberté de la presse commises par les autorités israéliennes, parmi lesquelles la mort de 17 journalistes, dont un caméraman italien travaillant pour l'agence américaine Associated Press, tué lors de la guerre dans la bande de Gaza cet été. "
 

Lire cet article publié dans l'Express à ce sujet:  "2014, pire année pour les journalistes dans les Territoires palestiniens"

02/01/2015

Mahmoud Abbas a demandé l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale

lu sur :

La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël et les Etats-Unis

Le Monde -

La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël -

Mahmoud Abbas a demandé l’adhésion de la Palestine à la Cour pénale internationale

Le Monde, Hélène Sallon, vendredi 2 janvier 2015

Dans l’entourage du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la décision du président palestinien de se tourner vers la Cour pénale internationale (CPI) est vue comme une déclaration de guerre. En signant, mercredi 31 décembre, une demande d’adhésion au statut de Rome, qui ouvre la possibilité d’engager des poursuites contre les responsables israéliens pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, Mahmoud Abbas a brandi " l’arme du jugement dernier ", selon des sources israeliennes. L’" unilatéralisme " palestinien pourrait définitivement enterrer le processus d’Oslo, inauguré en 1993, et la perspective de négociations pour aboutir à un accord de paix et à la création d’un Etat palestinien.

Le président Abbas avait sans conteste mesuré les conséquences de sa démarche en décidant, mardi, de précipiter le calendrier de l’offensive diplomatique dont il brandissait depuis plusieurs mois la menace. En moins de 24 heures, il a provoqué un vote au Conseil de sécurité des Nations unies sur une résolution fixant une date butoir pour la fin de l’occupation israélienne puis, face à son échec  – plus sévère qu’espéré-, signé l’adhésion de la Palestine au statut de Rome et à dix- sept autres traités internationaux. " Ils nous attaquent nous et notre territoire tous les jours ; auprès de qui allons-nous nous plaindre ? Le Conseil de sécurité nous a laissés tomber : où pouvons- nous aller ? ", a justifié le président palestinien, avant d’apposer sa signature, lors d’une cérémonie retransmise à la télévision depuis le siège de la présidence à Ramallah, en Cisjordanie.

Ce n’est pas un hasard si cette signature a coïncidé avec les commémorations du 50e anniversaire du Fatah, le parti du président Abbas. Symboliquement, le moment ne pouvait être mieux choisi pour le chef palestinien, en mal de légitimité. A moins d’un mois du congrès du Fatah, il montre à ses détracteurs au sein de la classe politique et de l’opinion palestniennes qu’il a su écouter ceux qui n’ont cessé de critiquer son obstination à s’accrocher à la solution négociée, en dépit de la poursuite de la colonisation israélienne. L’échec de la résolution paletinienne devant les Nations unies a eu raison de ses dernières illusions, déjà sérieusement entamées après celui en avril du dernier round de négociations bilatérales, sous égide américaine, puis la guerre dans la bande de Gaza, à l’été, qui a fait plus de 2 100 morts côté palestinien.

Jusqu’au dernier moment, les Etats-Unis, fervents soutiens de la solution négociée, ont espéré faire entendre raison au président Abbas, en agitant la promesse d’une reprise rapide des négociations de paix. Cette démarche est " contre- productive et n’avance en rien les aspirations du peuple palestinien à un Etat indépendant et souverain ", a réagi le porte-parole du département d’Etat, Edgar Vasquez. Elle plonge les Etats- Unis dans l’embarras alors que le Congrès a menacé de couper l’aide à l’Autorité palestinienne dans une telle éventualité. Washington a cru pouvoir convaincre la direction palestinienne de l’effet pervers de cette démarche alors que commence en Israël la campagne pour les élections législatives anticipées, prévues le 17 mars. L’offensive palestinienne risque fort de donner des arguments de campagne au premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et à ses concurrents d’extrême droite qui, à l’instar du leader du parti Foyer juif, Naftali Bennett, rejettent quant à eux l’existence même d’un Etat palestinien.

En dépit des critiques véhémentes qui lui ont été adressées pour sa gestion de la guerre à Gaza, Benyamin Nétanyahou part à nouveau favori après avoir remporté haut la main – à près de 80 % – les primaires de son parti, le Likoud, mercredi. Désormais en pleine campagne, le chef du gouvernement s’est posé en homme de la situation. Jeudi, M. Nétanyahou a minimisé la portée de la demande d’adhésion. Il s’est dit assuré que la CPI, auquel Israël n’est pas partie, rejettera " en bloc l’appel hypocrite de l’Autorité palestinienne, qui n’est pas un Etat. (…) C’est une entité qui existe en alliance avec une organisation terroriste, le Hamas, qui commet des crimes de guerre alors qu’Israël est un Etat de droit avec une armée morale qui respecte le droit international. " (!!! le surlignage est de moi)

L’assurance du premier ministre israélien pourrait être contredite. La CPI avait dit qu’elle accepterait une demande d’adhésion de la Palestine, une fois que celle- ci serait reconnue comme Etat par l’Assemblée générale de l’ONU. Ce qui a été fait le 29 novembre 2012. Malgré tout, le chemin pourrait être long avant que ne puissent être envisagées des poursuites contre des responsables israé­liens. Soixante jours sont déjà nécessaires pour qu’entre en vigueur l’adhésion palestinienne, après quoi il reviendra à la procureure, Fatou Bensouda, de décider de l’opportunité d’entamer des procé­dures judiciaires sur les plaintes dont elle sera saisie. En 2010, cette dernière avait estimé que la gravité des faits n’était pas établie dans la mort de neuf militants propalestiniens sur le navire Turc Mavi Marmara, pour que la CPI s’en saisisse.

Les autorités palestiniennes espèrent voir leurs plaintes entendues concernant les soupçons de crimes de guerre durant les événements de l’été et la guerre à Gaza, sur la colonisation et le Mur de séparation – qui avait été jugé illégal par la Cour internationale de justice en 2004. De son côté, M. Nétanyahou a averti que cette adhésion se retournerait contre le Hamas, qui a tiré plus de 4 500 roquettes et projectiles sur le territoire israélien pendant la guerre de Gaza. Cette perspective est assumée par le mouvement islamiste qui a donné, en août, avec les autres chefs palestiniens, son accord à l’adhésion.

Si la bataille judiciaire est encore loin d’être engagée, M. Nétanyahou a déjà promis des "mesures en réponse ". En novembre 2012, après l’adhésion de la Palestine comme État observateur non-membre de l’ONU, il avait lancé une vague de construction dans les colonies, allant jusqu’à causer une crise diplomatique avec la France et la Grande-Bretagne. Mais, nombreux sont les commenta­teurs qui pensent la rupture encore loin d’être consommée. Malgré les menaces, le président Abbas n’a pas encore osé franchir le pas de la fin de la coopération sécuritaire avec Israël, qui pourrait le conduire à réoccuper les zones sous contrôle palestinien, au risque d’un nouveau soulèvement.

CONVOCATION de l’ambassadeur français en Israël

Les autorités israéliennes ont convoqué, vendredi 2 janvier, l’ambassadeur français en Israël, Patrick Maisonnave. Le diplomate est attendu au ministère israélien des affaires étrangères pour expliquer le soutien, inattendu, de la France à la résolution palestinienne rejetée l’avant-veille au Conseil de sécurité des Nations unies. La France avait invoqué " la nécessité urgente d’agir ", en dépit de diver­gences avec certains points du texte.

PRESSIONS sur le Nigeria

Les pressions américaines et israéliennes ont eu raison du Nigeria, qui est revenu sur sa décision de voter en faveur de la résolution palestinienne. Ce vote aurait donné aux Palestiniens la majorité requise des neuf voix. " Il a été dit au Nigeria que s’il ne s’abstenait pas ou ne votait pas contre, on lui retirerait tout soutien dans sa guerre contre Boko Haram ", a accusé le négociateur palestinien, Saëb Erekat.

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lire aussi :

Résolution palestinienne: la France voulait "empêcher une adhésion à la CPI"

i24news - Il y a 3 heures

L'ambassadeur de France à Tel-Aviv, Patrick Maisonnave a été convoqué ce vendredi par le ministère des AE - Israël, France, Résolution ...

31/12/2014

Palestine : les juifs sionistes gagnent à l'ONU

L'apartheid en Palestine ne bénéficiera pas  de la même réprobation que celui de l'Afrique du Sud, jadis.

Tout bien considéré, ce n'est pas étonnant de la part de nations ayant  exterminé les indiens d'Amérique du nord sans  le moindre remords.

lu sur Libération :

Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017.
 
Le Conseil de sécurité des Nations unies a rejeté mardi une résolution palestinienne portant sur un accord de paix avec Israël, au sujet de laquelle les Etats-Unis avaient exprimé leur opposition bien avant le vote. La résolution a recueilli huit voix pour, deux voix contre et cinq abstentions, alors qu’elle devait réunir neuf voix, sur les quinze du Conseil, pour être adoptée. La France, la Chine et la Russie, tous trois membres permanents du Conseil, ont apporté leur soutien à la résolution. L’Australie et les Etats-Unis, proches alliés d’Israël, ont voté contre. Cinq pays, dont le Royaume-Uni, se sont abstenus.
Le texte prévoyait notamment un accord de paix d’ici douze mois et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. Les Palestiniens avaient apporté lundi des modifications à leur projet qui prévoit Jérusalem-Est, occupée et annexée, comme capitale d’un Etat palestinien, le règlement de la question des prisonniers palestiniens, l’arrêt de la colonisation israélienne et rappelle le caractère illégal du mur de séparation.

«Cette résolution encourage les divisions et non un compromis», a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power. Elle a défendu la position américaine qui est de favoriser des pourparlers directs, estimant que «la paix viendra de choix et de compromis difficiles atteints à une table de négociations». Avant elle, lundi et mardi, Jeffrey Rathke, un porte-parole du département d’Etat, avait estimé que le calendrier fixé par le texte «posait des délais arbitraires» et souligné «l’inquiétude» des Etats-Unis au sujet de la sécurité d’Israël.

Les Etats-Unis n’auront donc pas eu besoin d’exercer leur droit de veto, dont ils se sont souvent servi pour bloquer des résolutions défavorables à Israël. Un veto américain risquait de provoquer la colère des pays arabes alliés des Etats-Unis dans la coalition qui combat les jihadistes de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

L’Argentine, le Tchad, le Chili, la Jordanie, le Luxembourg ont rejoint la France, la Chine et la Russie en faveur de la résolution. La Lituanie, la Corée du Sud et le Rwanda se sont abstenus, comme le Royaume-Uni. Le Nigeria, qui devait soutenir la résolution, a changé d’avis à la dernière minute et s’est abstenu, selon des sources diplomatiques.

«URGENCE D’UNE REPRISE DE VÉRITABLES NÉGOCIATIONS»

La France a soutenu le texte «poussée par l’urgence à agir», a affirmé devant le Conseil son ambassadeur François Delattre, exprimant sa déception que les efforts pour négocier un texte susceptible de faire consensus aient échoué.

Depuis Bruxelles, la chef de la diplomatie de l’Union européenne Federica Mogherini a estimé que le résultat du vote soulignait «une fois de plus l’urgence d’une reprise de véritables négociations entre les parties et la nécessité pour la communauté internationale de se concentrer sur des résultats concrets» pour parvenir à un accord final. L’objectif commun est de parvenir à un accord de paix global basé sur deux Etats «vivant côte à côte en paix, en sécurité, et en se reconnaissant mutuellement», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Avant le vote, l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant avait pointé des «difficultés» dans «des termes sur les délais, des nouveaux termes sur les réfugiés».

Tentant de rallier des pays à sa cause, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait téléphoné ces deux derniers jours aux responsables de 12 pays et au président palestinien Mahmoud Abbas.

Le représentant palestinien à l’ONU Riyad Mansour a accusé le Conseil de n’avoir pas su prendre ses responsabilités et promis de chercher ailleurs l’obtention d’une reconnaissance de la Palestine. «Les Palestiniens et le monde ne peuvent plus attendre. Ce message, en dépit de l’issue regrettable d’aujourd’hui, est tout à fait clair», a-t-il déclaré devant le Conseil. Les responsables palestiniens se réuniront mercredi pour décider de la suite à donner au vote, a précisé Riyad Mansour. Les Palestiniens avaient dit qu’en cas de rejet de leur résolution ils chercheraient notamment à rejoindre la Cour pénale internationale afin d’y mettre Israël en accusation pour crimes de guerre à Gaza.

Le représentant d’Israël a prononcé quatre phrases laconiques. «J’ai des informations pour les Palestiniens : vous ne pouvez pas vous diriger vers un Etat en vous agitant et en provoquant», a affirmé Israel Nitzan. «J’exhorte le Conseil à arrêter de se prêter au jeu des Palestiniens et à mettre fin à leur marche vers la folie».

AFP

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Pour poursuivre la réflexion lire :

Assassinat d'Yitzhak Rabin — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_d'Yitzhak_Rabin
 

et sur l'assassin, libre aujourd'hui :

Yigal Amir libéré de son isolement pénitentiaire après 17 ans ...

jssnews.com/.../yigal-amir-libere-de-son-isolement-penitentiaire-apres-17-ans/
 

Yigal Amir — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Yigal_Amir
 

26/10/2014

Palestine : les Palestiniens interdits dans les bus pour colons israéliens

à lire sur le Point :

 

06/10/2014

Israël compromet la création d'un Etat palestinien‎

lu sur :

Israël compromet la création d'un Etat palestinien - http://​www ...

www.france-palestine.org/Israel-compromet-la-creation-d-un
 

Israël compromet la création d’un Etat palestinien

Le Monde, lundi 6 octobre 2014

Benyamin Néta nyahou passe pour être un homme politique de statu quo. Quand il s’agit de la recherche de la paix, le premier ministre israélien n’aurait qu’un programme : geler la situation en l’état, enterrer poli ti quement toute ten tative de négo ciation sérieuse avec les Pales ti niens. Rien n’est plus inexact.

M. Néta nyahou vient encore de prouver qu’il avait un pro gramme, pour suivi avec assi duité : déve lopper sans cesse plus avant les implan ta tions israé liennes en Cis jor danie et dans la partie arabe de Jéru salem. Autrement dit, empêcher phy si quement la pos si bilité d’un Etat palestinien.

La semaine der nière, le gou ver nement de droite que dirige « Bibi » Néta nyahou a donné son accord à la construction de 2 610 unités de logement dans une partie très dis putée de Jérusalem- Est. Cette nou velle implan tation rendra très dif ficile, sinon impos sible, d’aller vers un règlement de paix fondé sur la solution dite « des deux Etats » : un Etat pales tinien aux côtés d’Israël. L’ensemble prévu va séparer les Pales ti niens de Jéru salem du reste de la Cis jor danie, brisant la conti nuité entre la Ville sainte et le ter ri toire qui pourrait accueillir l’essentiel d’un Etat palestinien.

L’annonce de ce pro gramme immo bilier est inter venue mer credi 1er octobre, le jour même où M. Néta nyahou, de retour de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, était reçu à Washington par le pré sident Barack Obama. Il n’est rien sorti de cet entretien, sinon un com mu niqué rageur de la Maison Blanche dénonçant la der nière décision du gou ver nement israélien. Celle- ci « empoi sonne l’atmosphère » et « conduit à s’interroger sur la sin cérité de l’engagement d’Israël à arriver à un règlement négocié, paci fique, avec les Pales ti niens », a dit la pré si dence américaine.

La Maison Blanche aura rarement condamné aussi clai rement la poli tique du gou ver nement Néta nyahou. Elle avait impli ci tement déjà reconnu que la colo ni sation continue était à l’origine de la rupture, en avril, de la médiation entre Israé liens et Pales ti niens à laquelle le secré taire d’Etat, John Kerry, s’est efforcé durant neuf mois.

Deux jours plus tôt, à l’ONU, le premier ministre avait assimilé le Hamas au groupe dji ha diste dit « Etat isla mique » – une manière d’exclure à l’avance toute pos si bilité de négo ciation entre Israël et un gou ver nement pales tinien d’unité repré sentant à la fois le Fatah et le Hamas. Il avait aussi fait part de toute sa méfiance à l’égard des négo cia tions nucléaires en cours avec l’Iran – qua lifié d’un des pays les plus dan gereux du monde.

Sans doute était- ce là sa manière de répondre à M. Obama qui, quelques jours plus tôt à la même tribune, avait fait cette remarque attristée : « La vio lence qui sub merge aujourd’hui la région [le Moyen- Orient] conduit trop d’Israéliens à aban donner le dif ficile chemin de la paix [avec les Pales ti niens]. Ce devrait être un sujet de réflexion en Israël. »

Benyamin Néta nyahou est assuré d’un soutien sans faille au Congrès amé ricain, notamment du côté des répu bli cains. Ceux- là s’apprêtent à élargir encore leur majorité à la Chambre des repré sen tants et peut- être à gagner le Sénat lors du scrutin légis latif de mi- mandat, le 4 novembre. Le premier ministre profite de la fai blesse de Barack Obama. Pour para phraser ce dernier, cela devrait être un sujet de réflexion à la Maison Blanche.

18/09/2014

La NSA, agence de sécurité américaine, serait impliquée dans un programme controversé de surveillance de Palestiniens

lu sur  Le Monde :

Snowden dénonce la collaboration étendue de la NSA avec les services israéliens

 
En échangeant sans les filtrer des données sur des citoyens américains, l'agence de sécurité américaine serait impliquée dans un programme controversé de surveillance de Palestiniens.

Le Monde.fr | 17.09.2014 à 21h30

L'ancien consultant de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) Edward Snowden l'accuse de livrer à Israël des informations confidentielles brutes et non censurées, relate dans le New York Times, mercredi 17 septembre, l'auteur d'un portrait récent de M. Snowden. Cette pratique exposerait la vie privée de citoyens américains et impliquerait la NSA dans un programme controversé de surveillance des Palestiniens par les services de renseignement israéliens.

Les informations confidentielles partagées entre gouvernements sont en général « minimisées » : habillées pour déguiser certains noms ou autres détails sensibles. Mais des documents fournis par Edward Snowden, et déjà publiés par le Guardian en septembre 2013, révèlent que des données brutes non censurées ni éditées sont systématiquement envoyées par Washington à son allié israélien, depuis au moins mars 2009.

Selon une note échangée entre Israël et la NSA, ils peuvent se partager toutes les formes de communications, depuis les transcriptions non découpées de documents jusqu'aux télex, fac-similés, enregistrements vocaux, ainsi que des données du renseignement. Cette note confirme que la NSA « envoie de façon systématique » des données brutes à Israël.

Des données qui comprennent notamment les contenus de conversations privées, et pas seulement les métadonnées de ces conversations (comme l'identité des interlocuteurs). Elles incluent les noms et les données de citoyens américains, notamment originaires du Moyen-Orient et de Palestine, discutant par email et par téléphone avec des proches en Israël et dans les Territoires palestiniens. « C'est l'un des plus gros abus que nous ayons jamais vus », souligne le jeune homme de 31 ans, aujourd'hui réfugié en Russie.

« PERSÉCUTION POLITIQUE »

Cette information, déjà connue, prend un sens plus concret après la publication en Israël, la semaine dernière, d'une lettre de quarante-trois réservistes de l'équivalent israélien de la NSA, l'Unité 8200. Ces officiers et soldats accusent leur organisation d'avoir commis de graves « abus » envers les Palestiniens qu'elle surveille. Dans une lettre à leur premier ministre et à leur chef d'état-major, ils affirment qu'Israël utilise des informations collectées auprès de Palestiniens innocents à des fins de « persécution politique et dans le but de susciter des divisions dans la société palestinienne ».

Lire (édition abonnés) : Après la guerre de Gaza, l’armée israélienne sous le feu de la critique

Dans des interviews et témoignages donnés à des médias, les quarante-trois réservistes ont précisé que l'Unité 8200 rassemblait des données sur l'orientation sexuelle de Palestiniens, sur leurs éventuelles infidélités conjugales, sur l'état de santé de leurs proches... Des informations qui permettraient notamment de forcer des informateurs potentiels à coopérer avec les services de renseignement. Ils déclarent dans leur lettre qu'ils refuseraient de servir de nouveau.

Edward Snowden s'était rendu célèbre en transmettant à la presse des dizaines de milliers d'éléments prouvant l'étendue des activités de surveillance de la NSA à travers le monde. Ces révélations ont été qualifiées « d'actes de trahison » par le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants américaine. Elles ont valu un prix Pulitzer, la plus haute distinction du journalisme américain, aux deux journaux les ayant publiées les premières, The Guardian et The Washington Post. Recherché pour espionnage et vol de documents qui sont la propriété de l'Etat, l'informaticien risque jusqu'à trente ans de prison aux Etats-Unis.

07/08/2014

France, pays des Droits de l'Homme ? Soutenez la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction

lu sur le Point :

Le Point.fr - Publié le 05/08/2014 à 18:48 - Modifié le 06/08/2014 à 10:17

C'est une particularité française. Bénedicte Bauret, conseillère municipale à Mantes-la-Ville, a été entendue par la police le 31 juillet. Motif : en réponse à l'offensive israélienne sur Gaza, elle avait distribué des tracts appelant au boycott des produits israéliens. Or, la France est l'un des seuls pays au monde où il est interdit d'appeler au boycott d'une nation.

Lors d'un dîner au Crif bordelais, en février 2010, Michèle Alliot-Marie, alors garde des Sceaux, se félicite de la condamnation d'une militante de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanction (BDS) à une amende de 1 000 euros pour "incitation à la discrimination raciale". "Je n'accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu'ils sont casher ou qu'ils proviennent d'Israël", indiquait alors la ministre. Or, quelques jours plus tôt, Michèle Alliot-Marie avait justement diffusé une circulaire réclamant que soient systématiquement poursuivis les auteurs d'appels au boycott contre Israël.

Une aberration pour de nombreux militants pro-palestiniens, mais aussi pour certains juristes. "On réduit souvent la question du boycott au conflit israélo-palestinien, alors qu'il s'agit là d'interdire des initiatives citoyennes. Ça va beaucoup trop loin, commente un juriste qui veut rester anonyme. Il y a peu de chances que le gouvernement reprenne le dossier en main, il n'a pas envie de souffler davantage sur les braises." 

Les poursuites judiciaires n'ont pas tardé à pleuvoir. En novembre 2010, plus de 80 personnes sont poursuivies pour avoir appelé au boycott des produits israéliens, après une série de bombardements à Gaza. Parmi elles... Stéphane Hessel. L'ex-résistant reçoit rapidement une pluie de soutiens de responsables politiques, comme Marie-George Buffet, Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit ou Eva Joly, alors regroupés dans une pétition.

"Nous sommes du côté de la justice"

Il en faut plus pour décourager les partisans du boycott. Le mouvement BDS, lancé en 2005 par 171 ONG palestiniennes, appelle à un boycott commercial, culturel et universitaire d'Israël. "Nous voulons surtout lutter contre leur impunité, explique Imen Habib, animatrice de la campagne BDS France, nous estimons être dans notre bon droit, nous sommes du côté de la justice", ajoute-t-elle.

Contrairement à certains appels au boycott qui se limitent aux produits issus des territoires colonisés, le mouvement souhaite un boycott étendu à l'ensemble d'Israël. Car, nuance dans la pénalisation, tous les boycotts ne se ressemblent pas. Tandis qu'appeler au boycott d'Israël est répréhensible car c'est une nation, en principe, celui des produits issus des colonies ne devrait pas tomber sous le coup de la loi. 

Seulement "du fait de l'imbrication de l'économie des colonies avec celle d'Israël et de l'attribution frauduleuse de certificats made in Israel à des produits fabriqués dans les colonies, il est concrètement très difficile de distinguer les produits issus des colonies des produits israéliens", souligne le magistrat Ghislain Poissonnier. Pour Imen Habib, il ne s'agit pas seulement de protester contre la colonisation - donc de se limiter pour cela au boycott des colonies : "Notre problème, c'est la politique israélienne qui est discriminatoire et s'apparente à un apartheid." Là-dessus, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a tranché : il s'oppose au boycott israélien mais soutient celui des produits issus des colonies, "parce que les colonies sont sur nos territoires et donc illégales", explique-t-il en décembre 2013 au Times of Israel

Blocage français

La France fait office d'exception. Certains de ses voisins, notamment nordiques, ont même mis en place des dispositifs coercitifs. C'est le cas de la Norvège, où deux entreprises participant à l'installation de colonies ont été bannies par le fonds souverain, ou des Pays-Bas, où une société de gestion de fonds de pension a rompu avec cinq banques israéliennes, en lien avec les colonies. Outre-Atlantique, les campagnes se développent à une échelle différente. Aux États-Unis, libres sont ceux qui souhaitent appeler au boycott. En décembre, le syndicat de chercheurs et d'enseignants American Studies Association a ainsi approuvé un appel au boycott universitaire d'Israël. Et d'autres pays vont bien plus loin. Le 30 août, la Bolivie a placé Israël sur sa liste des États terroristes.

En France, rien ne semble menacer la circulaire Alliot-Marie. Ancien secrétaire général de l'association France-Palestine Solidarité, Robert Kissous - qui a rencontré à plusieurs reprises des responsables de cabinets et chargés de mission de la diplomatie - garde espoir. "Il y a eu un changement de ton récemment", constate-t-il, faisant allusion au communiqué dans lequel le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qualifie de "carnage" les opérations israéliennes à Gaza. "C'est évident que cette circulaire doit être supprimée, et pour cela, Christiane Taubira peut être une alliée", ajoute-t-il. Le gouvernement ne semble pourtant pas décidé à ce que la situation change. Interrogée par Mediapart en décembre, la ministre de la Justice peine à s'exprimer sur la question. Si elle se dit favorable au principe de boycott, lorsqu'il s'agit de se prononcer sur la circulaire, elle fait volte-face et se ferme. "C'est un sujet sérieux, c'est un sujet à risque, je ne vais pas le traiter avec désinvolture", répond-elle, gênée. 

05/08/2014

Crimes de guerre : tout le monde en est conscient, peu le disent

lu sur le Point :

Une ONG accuse Israël de crime de guerre 
Selon HRW, "prévenir les civils" n'en fait pas des "cibles légitimes". Elle accuse Tsahal (mon commentaire : tsahal = armée de l'état hébreu, mais c'est plus anodin d'écrire "tsahal", encore une façon détournée d'édulcorer les crimes de cette armée !) d'avoir tué des Gazouis en pleine fuite. Lire

Source AFP

Human Rights Watch a accusé lundi l'armée israélienne d'avoir tué des civils alors qu'ils fuyaient les bombardements dans un secteur du sud de la bande de Gaza, ce qui constituerait un crime de guerre selon l'ONG basée à New York. Dans son rapport, HRW cite des Palestiniens ayant réussi à fuir fin juillet des bombardements sur la localité de Khouzaa, près de la ville de Khan Younès. "Les forces israéliennes à Khouzaa, secteur du sud de la bande de Gaza, ont ouvert le feu sur des civils et les ont tués, dans ce qui constitue une claire violation des lois de la guerre, lors de plusieurs incidents entre le 23 et le 25 juillet", affirme l'ONG.

Des civils comme cibles délibérées ?

Les "attaques délibérées sur les civils ne participant pas aux combats sont des crimes de guerre", ajoute HRW. Les civils ont fait face à de "graves dangers" à Khouzaa, où ils ont notamment subi des bombardements répétés, n'ont pas eu accès aux soins médicaux, et ont été la cible d'attaques de l'armée israélienne alors qu'ils tentaient de fuir vers Khan Younès, poursuit le rapport. Il souligne que si l'armée israélienne avait prévenu les habitants, les appelant à quitter Khouzaa avant le 21 juillet, "le fait que des civils n'aient pas obtempéré ne fait pas d'eux des cibles légitimes d'attaques".

Le fait d'avoir "prévenu les familles (...) ne fait pas d'elles des cibles justes seulement parce qu'elles n'ont pas pu le faire", souligne Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW. "Prendre (les civils) délibérément pour cible est un crime de guerre".

03/08/2014

Boycottez les produits israëliens

boycott.gif

 

( vu sur le site http://www.palestine-solidarite.org/boycott.gif )

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2500 A LA 5ème MANIF. GAZA AU COEUR DE MONTPELLIER !

MONTPELLIER : 2500 A LA 5ème MANIF. CONTRE LE GÉNOCIDE À GAZA ET EN SOUTIEN A LA RÉSISTANCE !

(RÉUNION comité BDS France 34 ouverte à tous  et toutes LUNDI 4 août, 18h30 à la CIMADE, 28 rue du Fbg. Boutonnet, arrêt tram Place Albert 1er, trams 1 & 4)

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Deux appels à cette manifestation :

- Le comité BDS France 34 et le MIB34 et les organisations  signataires habituelles.

- le Collectfi Palestine 34

Une cinquième manif. tout aussi combattive, jeune et dynamique que les précédentes. C’est devenu une évidence, la jeunesse des quartiers populaires a conquis la rue sereinement, joyeusement, avec assurance, dignité et fermeté aussi bien dans la préparation, l’encadrement que l’animation des manifestations. 

Lire la suite 

 

31/07/2014

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine

communiqué :

Ci-joint la 3ème conférence-débat de l'université d'été de l'AFPS à Tournon sur Rhône du 6 juillet 2014 d'Efraïm Davidi du parti communiste israélien :

L'économie israélienne et la colonisation de la Palestine
L'Université d'été de l'association France Palestine Solidarité (AFPS) du 4 au 7 juillet 2014 : conférence - débat de Efraïm Davidi, professeur à l'Université de Tel Aviv sur l'économie et la société israélienne. L'économie israélienne conserve une forte croissance grâce au marché des marchandises et à une main d’œuvre  des territoires occupés en 1967. Une politique néocoloniale renforcée par le protocole de Paris des Accords d'Oslo a succédé à la politique coloniale (1967 à 1994). Toute la société israélienne profite plus ou moins de la colonisation. Par ailleurs, il y a socialisation des coûts de l'occupation et privatisation des profits.
Film réalisé par Serge Tostain de l'AFPS (http;//www.france-palestine.org/). Juillet 2014 

Rappel des 2 premières conférences :
Les réfugiés palestiniens par J. Al-Husseini
Université d'été de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Jalal Al-Husseini, chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFOP) sur "La diaspora palestinienne, 20 ans après Oslo" le samedi 5 juillet 2014 au Lycée Marius Bouvier.
 
A. Elsakka, sociologue palestinien de l'Université Birzeit
Université d'été 2014 de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) du 4 au 7 juillet 2014 : Conférence de Abaher Elsakka, sociologue, enseignant à l'Université de Birzeit (Palestine) et chercheur associé à l'Institut français du Proche-Orient (IFPO) sur "La société palestinienne : partis et société civile" le samedi 5 juillet 2014

23/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom (suite)

lu sur le Temps (Suisse) :

EDITORIAL 
Rituel macabre à Gaza 

PROCHE-ORIENT Mercredi 23 juillet 2014

A chaque fin de cycle, on se prend à espérer que le cessez-le-feu qui succédera à l’opération meurtrière israélienne pourra déboucher sur un accord plus large et, surtout, plus juste.

Il y a, dans le massacre qui se déroule actuellement à Gaza, un élément manquant par rapport aux autres hostilités qui ensanglantent la région en ce moment même: ce sont les cohortes de réfugiés, ces milliers de visages hagards qui disent la tragédie qu’ils viennent de vivre, mais où se mêle, aussi, le soulagement d’en avoir réchappé. Rien de tel ici, évidemment, aucun soulagement à attendre. Qu’une population soit ainsi exposée, jour et nuit, aux bombardements de ceux-là même qui l’emprisonnent, sans même pouvoir rêver d’une fuite, n’est pas le seul aspect révulsant de cette nouvelle opération militaire israélienne. Mais c’est peut-être l’un des plus indignes.

Il y en a d’autres, pourtant, comme celui de prétendre «répondre» aux roquettes du Hamas par un déluge de feu qui tue des centaines d’innocents et qui réduit des dizaines d’enfants en charpie. Le comportement des extrémistes du Hamas, qui se terrent parmi les civils et transforment leurs propres compatriotes en boucliers humains, est amoral et contraire au droit ? Cela ne rendra jamais plus respectable une réplique qui consiste à pilonner, avec des chars d’assaut et des avions de chasse, une frange de Gaza plus densément peuplée qu’une mégapole.

Tout le monde a fini par le comprendre désormais: ici, le vieil adage de Clausewitz s’applique d’une manière un peu différente. La guerre, en Palestine, c’est la continuation de la colonisation par d’autres moyens. Pour la troisième fois en une décennie, le carnage sert avant tout à rappeler aux Palestiniens de Gaza qu’ils n’ont rien à espérer. La terre, la mer, l’espace aérien leur étaient déjà interdits autour de leur bagne. Et ils ont eu l’outrecuidance de creuser des tunnels…

La réelle obscénité vient pourtant d’ailleurs. C’est la distance qui sépare les déclarations d’un John Kerry lorsque les micros sont allumés ou lorsqu’ils sont éteints. C’est la grossièreté qui consiste à exiger des Palestiniens qu’ils «reviennent» à la table des négociations tandis que cette porte reste verrouillée à double tour et que Mahmoud Abbas, le président palestinien, n’a rien obtenu d’autre, en dix ans, que le titre de pantin-en-chef des Israéliens, sur fond de poursuite accélérée de la colonisation.

A chaque fin de cycle de ce très macabre rituel répétitif, on se prend à espérer que le cessez-le-feu qui succédera à l’opération meurtrière israélienne pourra déboucher sur un accord plus large et, surtout, plus juste. Mais à chaque fois, la déception est à la mesure des attentes. Comme si le pire restait toujours à venir.

Palestine : une lettre ouverte à Hollande

à lire sur MEDIAPART :

Palestine :  Monsieur  le Président, vous égarez  la France

PAR EDWY PLENEL

De l’alignement préalable sur la droite extrême israélienne à l’interdiction de manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, sans compter l’assimilation de cette solidarité à de l’antisémitisme maquillé en antisionisme, François Hollande s’est engagé dans une impasse. Politiquement, il n’y gagnera rien, sauf le déshonneur. Mais, à coup sûr, il y perd la France. Parti pris en forme de lettre ouverte.

Palestine _ Monsieur le Président, vous égarez la France.pdf

20/07/2014

Palestine : une épuration ethnique qui ne dit pas son nom

 (comme les colons européens arrivant en Amérique du nord il y a quatre siècle ...)

à lire sur Libération :

AFP 19 JUILLET 2014 À 07:14 (MIS À JOUR : 19 JUILLET 2014 À 19:52)

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours

Alors que Ban Ki-moon doit se rendre dans la région, 16 Palestiniens ont été tués tôt ce samedi dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza, portant à 312 le nombre de morts palestiniens.

Plus de 340 Palestiniens tués à Gaza en douze jours - Libération.pdf

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à lire sur le Point :

Les enfants broyés de Gaza 
Depuis le 8 juillet, début de l'opération Bordure protectrice, 73 mineurs ont été tués, dont la moitié n'avaient pas 12 ans, selon l'Unicef. Lire

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 11:01

Les enfants broyés de Gaza - Le Point.pdf 

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21h20

Gaza : plus de 430 Palestiniens tués depuis le début de l'offensive...

Le Point.fr - Publié le 20/07/2014 à 14:52 - Modifié le 20/07/2014 à 21:20 

Au moins 438 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit à Gaza, dont au moins 100 ce dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début le 8 juillet de l'offensive israélienne contre l'enclave palestinienne. Dans les rangs israéliens, 13 soldats de la brigade Golani ont été tués ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant à 18 le nombre de militaires morts depuis le début de l'offensive "Bordure protectrice", le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006. 

Sept soldats sont morts dans l'explosion d'une bombe au passage de leur blindé, 3 dans des tirs croisés avec des activistes à deux endroits différents et trois autres "piégés dans un immeuble en feu", a précisé l'armée. A Chajaya, une banlieue à l'est de la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené le bombardement le plus meurtrier depuis le début du conflit, tuant au moins 62 Palestiniens, selon Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d'urgence. 

81 000 réfugiés palestiniens

En outre, plus de 250 personnes ont été blessées à Chajaya depuis les premières heures de dimanche, et 450 à travers toute la bande de Gaza, a ajouté Achraf al-Qoudra. Un responsable de la santé duHamas, Youssef Abou Rech, a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire" si les blessés et les morts encore sur place n'étaient pas évacués rapidement. 

Près de la moitié des Palestiniens tués depuis le début de l'offensive sont des femmes, des mineurs et des personnes âgées, selon Achraf al-Qoudra. Deux civils israéliens ont été tués par des tirs de roquettes. Par ailleurs, 81 000 Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles gérées par les Nations unies, ont indiqué des services de l'ONU à l'AFP.

24/05/2014

Palestine : la mort filmée de deux adolescents palestiniens

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/international/article/2014/05/22/la-mort...

 

L'armée israélienne présente ses arguments habituels : cette vidéo diffusée sur Internet et sur les réseaux sociaux, montrant la mort en direct de deux adolescents palestiniens, le 15 mai, non loin de la prison d'Ofer, près de Ramallah, est peut-être un montage, une manipulation ; les tirs sont peut-être venus du côté palestinien ; l'armée n'utilisait ce jour-là que des balles revêtues de caoutchouc. Les faits, eux, sont indiscutables : Mohammed Abou Thahr et Nadim Nuwara, tous deux âgés de 17 ans, ont été tués par des tirs à balles réelles.

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Cette affaire en rappelle-t-elle une autre ? Oui, la mort du petit Mohammed Al-Dura, âgé de 12 ans, tué par des tirs de l'armée israélienne, le 30 septembre 2000, au centre de la bande de Gaza : mêmes explications officielles, même polémique (toujours vivace) et des images semblables, qui avaient fait le tour du monde et avaient eu un effet accélérateur sur la seconde Intifada (2000-2005).

La vidéo (prise par une caméra de surveillance d'un magasin palestinien) montre nettement que les deux garçons ne portaient pas d'arme. Les faits se sont déroulés lors des manifestations pour l'anniversaire de la Nakba (« catastrophe » en arabe), au cours desquelles les Palestiniens commémorent le départ forcé de quelque 750 000 Arabes de Palestine en 1948.

 

AUCUNE MENACE

Ce jeudi 15 mai, près de la prison d'Ofer, les manifestants palestiniens ne sont pas nombreux, mais ils lancent des pierres par intermittence sur les forces de l'ordre. Il y a des moments de calme : c'est pendant l'un d'eux que les tirs ont lieu, que les deux adolescents tombent. Un troisième, Mohammed Al-Aza, est touché par deux balles et sera hospitalisé à Ramallah. Les forces israéliennes sont loin, sans doute à 250-300 mètres : Mohammed Abou Thahr et Nadim Nuwara ne représentaient manifestement aucune menace pour les soldats. Ils s'écroulent brusquement : l'un est touché à la poitrine, alors que le second est frappé dans le dos.

 

Le précédent de 2000 explique la célérité avec laquelle les Etats-Unis, les Nations unies et plusieurs capitales européennes ont réagi pour réclamer l'ouverture d'une enquête « rapide et transparente » sur les circonstances d'une affaire susceptible de provoquer un enchaînement de violences.

« L'armée israélienne est la plus morale du monde, et elle contrôle ses actions en permanence » : le propos est d'Avigdor Lieberman, le ministre israélien des affaires étrangères et chef du parti ultranationaliste Israel Beitenou (« Israël, notre maison »), qui a dénoncé l'« hypocrisie » de la demande des Américains et des Européens. L'armée israélienne, pour sa part, a assuré que la vie de ses soldats était menacée, ce qui expliquerait leur réaction.

L'enquête prendra du temps, comme toujours. L'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens a constaté, mercredi, « une nette augmentation, depuis le début 2013, du nombre de réfugiés de Palestine tués et blessés » par les forces israéliennes en Cisjordanie.

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Israël et Palestine

17/04/2014

Palestine : colonisation par Israël de la partie arabe de Jérusalem

lu sur Le Temps (Suisse)

Serge Dumont

«Discrimination insupportable» à Jérusalem-Est 

PROCHE-ORIENT Mardi 15 avril 2014

La colonisation par Israël de la partie arabe de la Ville sainte se poursuit inexorablement. Reportage à Sheik Jerrah, où la construction d’une école talmudique a reçu le feu vert du Conseil municipal

 

Quatre voix contre trois. Le 13 février dernier, le Conseil municipal de Jérusalem a approuvé le projet de construction d’un nouvel immeuble de 9000 m² à Sheik Jerrah, l’un des quartiers centraux de la partie arabe de la Ville sainte annexée par l’Etat hébreu après la guerre des Six-Jours (juin 1967). A priori, il faudrait se réjouir de cette décision puisque les autorités régionales et municipales n’autorisent quasiment aucun chantier dans cette zone. Or, ce bâtiment de douze étages n’abritera pas des appartements destinés à la population arabe qui en manque cruellement, mais une yeshiva, une école talmudique destinée à des étudiants anglophones, dont la plupart s’installeront ensuite dans les colonies de Cisjordanie.

«Ces gens-là [les colons] font tout pour provoquer des nouvelles vagues de violence», fulmine Mustapha al-Kurd, un activiste du quartier de Sheik Jerrah qui fait visiter le site du futur chantier. «Avant même d’avoir reçu l’autorisation légale, ils avaient déjà procédé aux mensurations et sélectionné les corps de métier. Ils savaient que la procédure administrative ne serait qu’une formalité vite réglée.»

Sheik Jerrah est fort fréquenté. Des dizaines d’autocars de touristes traversent le quartier sans s’y arrêter. A priori, tout y est paisible, mais ce n’est pas le cas, car la colère gronde. «Voilà quinze ans que mes parents ont introduit une demande de permis de bâtir à la municipalité pour ajouter un étage à leur maison en prévision de mon mariage. Ils n’ont jamais reçu de réponse parce qu’ils sont Arabes, raconte Sherif N., employé dans un grand hôtel voisin. S’ils avaient été Juifs et colons, ils auraient obtenu tout ce qu’ils demandaient. C’est une discrimination que l’on ne supporte plus.»

L’autorisation de construire la yeshiva est tombée au moment où les pourparlers de paix israélo-palestiniens initiés par le secrétaire d’Etat américain John Kerry commençaient à battre sérieusement de l’aile. Hasard? Pas sûr. Car à la même période, le ministre du Logement, Uri Ariel, figure de proue de la colonisation et numéro deux du parti d’extrême droite Foyer juif, a multiplié les appels d’offres dans les «nouveaux quartiers» de Jérusalem-Est tel Gilo, Pisgat Zeev et d’autres. 

De leur côté, des organisations de colons financées par des milliardaires ultra-conservateurs américains ont fait avancer leurs propres projets, dont la yeshiva de Sheik Jerrah n’est qu’un exemple. A la mi-mars, l’association d’extrême droite Ateret Cohanim a ainsi finalisé l’achat de 1000 m2 dans un terrain situé au bout de Salah el-Din, la grande artère commerçante de Jérusalem-Est. Les Champs-Elysées locaux, le cœur de cette partie de la ville.

Pour l’heure, ce bâtiment abrite un commissariat de police israélien ainsi qu’une agence des postes, mais à partir de fin avril, les colons y trouveront un «centre récréatif». Début des transformations: la semaine prochaine.

«Nous connaissons les pratiques de ces excités, lâche Omar Jurassi, un étudiant de l’Université Al-Qods employé à mi-temps par un supermarché de la rue. D’abord, ils adopteront un profil bas. Mais au bout de quelques semaines, ils vont se montrer arrogants et nous provoquer en défilant dans Salah el-Din avec des drapeaux israéliens. Négociations de paix ou pas, nous ne laisserons pas passer ça!»

Dans le cadre de la colonisation rampante des quartiers arabes de Jérusalem, le Ministère israélien de l’intérieur a également approuvé «sans réserve», un projet de «centre culturel» dans le quartier arabe de Silwan, en contrebas des murailles de la vieille ville de Jérusalem. Financé et imaginé par l’association d’extrême droite Elad, ce complexe de 16 000 m² accueillera des pièces archéologiques censées démontrer la continuité de la présence juive sur et autour du Mont du Temple depuis les temps bibliques. Mais il vise aussi à conforter les 500 colons implantés à Silwan depuis dix ans. Des extrémistes qui vivent cloîtrés dans leur appartement sous la protection de gardes privés issus des unités spéciales de Tsahal.

Armés et vêtus d’un uniforme gris et d’un gilet pare-balles bleu foncé, les 350 membres de cette force paramilitaire circulent en jeep blindée entre les divers «points de peuplement juifs» de Jérusalem-Est. Ce sont des durs, des violents qui n’hésitent pas à riposter aux jets de pierre des habitants du quartier par des tirs à balles réelles. Leur présence massive, voyante et agressive explique souvent pourquoi des incidents semblables à ceux de dimanche éclatent sur l’Esplanade des mosquées. Et pourquoi les jeunes Palestiniens des alentours transforment la rue Salah el-Din en champ de bataille à la sortie de la grande prière du vendredi.

Selon nos informations, ces miliciens seront chargés de la sécurité de la yeshiva de Sheik Jerrah ainsi que du «centre récréatif» situé à quelques centaines de mètres de là. L’explosion n’est donc plus qu’une question de temps.

11/04/2014

Palestine : la loi du plus fort (grâce au soutien des USA et de l'Europe)

les surlignages sont de moi

lu sur :

Israël gèle le transfert des taxes aux Palestiniens, à titre de sanction...

www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie...

Israël gèle le transfert des taxes aux Palestiniens, à titre de sanction (responsable)

10/04 | 21:44

Israël a gelé le transfert des taxes aux Palestiniens, dans le cadre d'une série de nouvelles sanctions en représailles à leurs demandes d'adhésion à 15 traités et conventions internationaux, a annoncé jeudi à l'AFP un responsable israélien.
"Il a été décidé de geler le reversement des taxes collectées par Israël pour le compte de l'Autorité palestinienne", a déclaré ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Israël a également suspendu sa participation au développement d'un champ gazier au large de la bande de Gaza adjacent à un champ israélien, un projet promu depuis plusieurs années par Tony Blair, l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Union européenne et Russie).
L'Etat hébreu va en outre plafonner les dépôts bancaires palestiniens dans ses établissements financiers, a ajouté ce responsable, précisant que ces décisions faisaient suite aux "violations flagrantes des accords conclus" entre les deux parties.
"Israël précise que les pourparlers sous l'égide des Etats-Unis se poursuivront pour tenter de surmonter la crise des négociations", a néanmoins assuré ce responsable.
Ces mesures sont été notifiées aux Palestiniens par le chef de l'administration militaire israélienne dans les Territoires palestiniens, selon la même source.
Le montant des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises transitant par Israël, qui les rétrocède à l'Autorité palestinienne, s'élève en moyenne à quelque 80 millions d'euros par mois.
Ces taxes représentent plus des deux tiers des recettes budgétaires propres de l'Autorité et contribuent au paiement de plus de 150.000 fonctionnaires et des coûts de fonctionnement des ministères.
Les deux parties multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un quatrième et dernier contingent de prisonniers, réclamant désormais une prolongation des négociations de paix au-delà du 29 avril.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a riposté en signant le 1er avril les demandes d'adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux, estimant que les nouvelles exigences posées par Israël pour ces libérations le déliaient de son engagement.
Selon l'entente conclue en juillet 2013 sous l'égide des Etats-Unis, Israël s'était engagé à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant 1993.
En contrepartie, la direction palestinienne avait consenti à suspendre jusqu'à la fin des pourparlers toute démarche d'adhésion aux organisations internationales, y compris les instances judiciaires à compétence mondiale susceptibles de poursuivre Israël.   Copyright © 2010 AFP. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) (dépêches, logo) sont protégées pas des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune des informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploité commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

06/03/2014

Cessons de pénaliser le boycottage d’Israël

lu sur le journal Le Monde : (les surlignages sont de moi)

Cessons de pénaliser le boycottage d’Israël

Ivar Ekeland, Rony Brauman, Ghislain Poissonnier,

Le Monde.fr,

mercredi 5 mars 2014

Il faut abroger la circulaire Alliot-Marie.

"En tant que consommateur citoyen, je n’achète pas de produits israéliens tant qu’Israël ne respectera pas le droit international ; j’appelle aussi mes conci­toyens à faire de même afin de faire pression sur Israël pour qu’il démantèle le mur de séparation et les colonies. ”

Pour avoir tenu de tels propos dans la rue ou dans des commerces, pour les avoir écrits dans des magazines ou sur Internet, près d’une centaine de personnes sont traduites en France devant les tri­bunaux.

Il s’agit de membres d’associations qui soutiennent la campagne ” Boycott-désinvestissement-sanctions ” (BDS). Ces personnes sont poursuivies par les pro­cureurs en vertu d’un texte interne au ministère de la justice adopté le 12 février 2010, dite circulaire Alliot-Marie, garde des sceaux de l’époque.

La circulaire ordonne aux parquets de poursuivre pénalement les personnes qui appellent au boycottage des produits israéliens.

Elle affirme, sans le démontrer, que l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 sur la presse permettrait de réprimer les appels lancés par des citoyens ou des asso­ciations au boycottage de produits issus d’un Etat dont la politique est contestée.

Ce texte interprète la loi de manière extensive, en contradiction avec la règle de l’interprétation stricte des lois pénales.

En effet, l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 ne s’attache pas à interdire les appels au boycottage, mais uniquement les provocations ” à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée “.

La circulaire Alliot-Marie a été critiquée par le monde associatif au nom de la liberté d’expression. Mais également par de nombreux juristes, universitaires, avocats et magistrats, en raison de son contenu qui procède à un usage détourné de la loi prévue pour lutter contre les propos racistes et antisémites.

Des procureurs ont même refusé de requérir oralement la condamnation des mili­tants de la campagne BDS, en dépit des instructions écrites de leur hiérarchie.

La cour d’appel de Paris a prononcé en 2012 des relaxes, considérant que les propos tenus relevaient de la critique pacifique de la politique d’un Etat.

La Cour euro péenne des droits de l’homme, quant à elle, rappelle très réguliè­rement que les groupes militants bénéficient sur des sujets politiques d’une pro­tection renforcée de leur liberté d’expression. Christiane Taubira a même déclaré publiquement à plusieurs reprises que cette circulaire contenait une interpré tation de la loi qui pouvait être considérée comme ” injuste ” ou ” abusive “.

L’ensemble de ces éléments et le changement de majorité politique permettaient de penser que la prise de conscience du caractère absurde de cette situation allait se traduire en acte.

Or, la circulaire Alliot-Marie de 2010 est toujours en vigueur et les poursuites pénales contre des militants de la campagne BDS continuent.

Ce faisant, la France se singularise en Europe et dans le monde : elle est le seul Etat, avec Israël, à envisager la pénalisation d’une campagne pacifique et citoyenne, demandant le respect du droit international.

Campagne pacifique en ce sens que les actions d’appel au boycottage organisées consistent en des mesures incitatives, qui se limitent à faire appel, par la diffusion d’informations, à la conscience politique des consommateurs.

Aucune forme de contrainte n’est exercée ni à l’égard des clients et des distribu­teurs français, ni à l’égard des producteurs israéliens.

En France, l’appel au boycottage, forme d’action politique non violente, s’inscrit dans le débat politique républicain depuis des décennies.

Mme Taubira l’a même qualifié de ” pratique militante, reconnue, publique ” et admet l’avoir encouragé en son temps contre les produits sud-africains, dans le cadre d’une campagne internationale que personne n’avait alors envisagé d’interdire.

Campagne citoyenne en ce sens qu’elle repose sur une mobilisation des sociétés civiles. La campagne BDS a été engagée en 2005 à la demande de172 associations et syndicats palestiniens. Elle appelle les sociétés civiles du monde entier à se mobiliser pour que leur gouvernement fasse pression sur l’Etat d’Israël.

En France, de nombreuses associations ont rejoint l’appel lancé en 2005. Les actions qu’elles conduisent dans le cadre de cette campagne se situent au cœur de la liberté d’expression et d’information des citoyens français sur un sujet interna­tional. Ces actions ne consistent pas à discriminer les citoyens israéliens : elles visent à boycotter les institutions et les produits d’Israël en vue de faire changer une politique d’Etat.

Campagne pour le respect du droit international enfin, dans la mesure où le but recherché est d’obtenir le respect des résolutions des Nations unies et la fin des politiques déclarées illégales par l’avis du 9 juillet 2004 de la Cour internationale de justice de La Haye que sont la construction du mur de sépa ration et la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

La mobilisation des sociétés civiles est rendue indispensable, car la plupart des Etats n’ont rien fait ou presque pour pousser Israël à se conformer à l’avis de la Cour, notamment en prenant des mesures de sanctions pour que le mur et les colonies soient démantelés.

Rien n’est plus faux que de laisser entendre que la cam pagne BDS puisse être raciste ou antisémite.

Cet amalgame relève de la même rhétorique que celle parfois utilisée dans les années 1970 et 1980 contre les militants anti-apartheid comparés à d’irresponsables marxistes-léninistes ou à des racistes anti-Blancs. Aucun des militants de la cam pagne BDS poursuivis depuis 2010 en vertu de la circulaire évoquée ne l’a d’ailleurs été pour avoir tenu des propos ou commis des actes racistes et antisémites. Il est temps de procéder à l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie.

Ivar Ekeland, Président de l’Association universitaire pour le respect du droit inter­national en Palestine

Rony Brauman, Médecin, essayiste

Ghislain Poissonnier, Magistrat

27/02/2014

Apartheid en Palestine : bulldozers en action

lu sur le site du Monde :

La lutte inégale des Bédouins contre les bulldozers israéliens en Cisjordanie

LE MONDE | 27.02.2014 à 12h18 • Mis à jour le 27.02.2014 à 13h21 |Laurent Zecchini (Tubas, Cisjordanie, envoyé spécial)

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Ce 30 janvier, il était 6 h 30 du matin lorsqu'une quinzaine de véhicules de l'administration civile et de l'armée israélienne sont arrivés sur le lieu-dit de Khirbet Um al-Jamal, situé à une douzaine de kilomètres à l'est de Tubas. Il n'y a eu aucune discussion, pas de violence physique non plus : deux bulldozers sont entrés en action, et moins de deux heures plus tard, le campement était rasé. En pleurs, les femmes et les enfants ont assisté au spectacle des tentes déchiquetées, de leurs maigres possessions écrasées. Les soldats, qui avaient sorti au préalable quelques matelas, les ont empêchés de s'approcher.

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Tel est le lot des Bédouins palestiniens installés dans la vallée du Jourdain, région située dans la « zone C », cette partie du territoire palestinien qui recouvre 61 % de la Cisjordanie occupée et où Israël exerce un contrôle total.

« Que pouvions-nous faire contre la force militaire ? », s'interroge le berger Mahmoud Kaabneh. Il n'y a nulle trace de colère chez ce Bédouin palestinien, juste du fatalisme :« Bien sûr que nous allons reconstruire, et que les soldats reviendront, mais quel autre choix avons-nous ? » Le soir de ce traumatisme familial, Mahmoud, sa femme et leurs dix enfants ont dormi dans un grand réservoir d'eau en plastique, et ils ont allumé un feu pour se réchauffer. Les jours suivants, ils ont été hébergés sous les tentes de l'oncle de Mahmoud, Salman Kaabneh.

VIE PRÉCAIRE

Entourés d'une ribambelle d'enfants aux joues rouges, les deux hommes racontent leur vie précaire, la possibilité d'une arrivée inopinée de véhicules militaires, leur détermination à ne rien changer à leur mode de vie. De temps en temps, quand la vente de fromage et de lait ne suffit plus, Mahmoud Kaabneh vend un mouton, dont il obtient entre 500 et 1 000 shekels (100 à 200 euros). Parfois aussi, les colons établis dans les implantations voisines de Maskiot et Rotem lui volent une bête, en toute impunité. Mahmoud a une dette de 30 000 shekels auprès du fournisseur de fourrage et il sait que la sécheresse persistante en Israël annonce des jours difficiles.

Dix jours se sont écoulés, et rien n'a changé à Khirbet Um al-Jamal : des bâches de plastique déchiquetées, des bidons éventrés, des poutrelles tordues, des vêtements, des gravats… comme si une tornade était passée. Mahmoud Kaabneh a été prévenu que de nouvelles tentes l'attendaient chez le gouverneur de Tubas, fournies par l'Autorité palestinienne, mais il ne veut pas aller les chercher : « J'attends d'être sûr que l'armée ne va pas revenir », explique-t-il.

A peu de distance, une autre partie du campement est intacte : « C'est qu'ils n'ont pas encore reçu d'ordre de démolition », explique Mahmoud, qui avait reçu une telle notification il y a un an. C'est un différend immuable : l'Etat israélien ne reconnaissant pas la validité des titres de propriété (quand ils existent), les habitations sont illégales. Le 30 janvier, 66 personnes, dont 36 enfants, la plupart du clan Kaabneh, ont perdu leur abri. Mais les autres familles installées sur le site, les Makhamreh et les Daraghmeh, savent que leur tour viendra.

Et le calendrier des négociations israélo-palestiniennes, qui doivent s'achever, en principe, fin avril, n'arrange rien. La question de la souveraineté dans la vallée du Jourdain est devenue l'un des dossiers les plus sensibles du processus de paix.

Israël exige d'y maintenir une présence militaire pendant de nombreuses années, afin que la région devienne une zone tampon, pour sa propre sécurité. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a récemment indiqué que, dans le cadre de la création d'un Etat palestinien, il était prêt à accepter que des troupes de l'OTAN y soient stationnées indéfiniment. Réponse de Benyamin Nétanyahou : pas question. Le premier ministre israélien a d'ailleurs confirmé qu'il n'avait aucune intention de démanteler les colonies israéliennes.

Dans l'immédiat, la priorité du gouvernement israélien est de pérenniser la situation sur le terrain, ce qui passe par l'éviction du maximum de Palestiniens de la vallée. Selon les chiffres des Nations unies, les démolitions sont passées de 172 en 2012 à 390 en 2013, tandis que le nombre de personnes déplacées progressait de 279 à 590 sur la même période (plus d'un millier sur l'ensemble de la zone C).

Parallèlement, l'armée ne laisse plus aucune marge de manœuvre aux manifestations de solidarité en faveur des populations palestiniennes concernées. Le 7 février, elle a démantelé un camp de quelque 300 militants palestiniens, israéliens et étrangers, installé près de Jéricho.

« ÉCHEC ANNONCÉ »

Le Palestinien Mustafa Barghouti, l'un des principaux chefs de file de l'« Intifada blanche » (la résistance non violente), faisait partie des protestataires. Nous le rencontrons le lendemain au nord de Jéricho, sa voiture arrêtée depuis des heures devant un check-point. Son signalement a été diffusé à tous les détachements militaires de la région : pas question de le laisser passer pour aller apporter de l'aide aux habitants de campements qui ont subi le même sort que celui de Mahmoud Kaabneh.

Ancien candidat à l'élection présidentielle palestinienne de 2005, Mustafa Barghouti n'a aucune illusion sur le sort des négociations en cours avec les Israéliens : « C'est un échec annoncé ; aucun compromis n'est possible avec ce gouvernement de colons. Ce que fait Israël dans la vallée du Jourdain, affirme-t-il, s'apparente à du nettoyage ethnique. L'Etat palestinien, s'il voit le jour, sera un bantoustan, pas un Etat souverain. » Le Palestinien prépare déjà la prochaine manifestation de protestation contre l'extension de la mainmise militaire sur la vallée du Jourdain.

Mais l'action humanitaire en faveur des populations bédouines de la région devient difficile. Début février, le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé qu'il ne fournira plus de tentes aux populations locales victimes de la répression militaire, dès lors que celles-ci sont systématiquement confisquées ou détruites par l'armée israélienne.

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19/02/2014

Apartheid en Palestine : l'eau

lu sur :

En Israël, l'autre Watergate

En évoquant la discrimination en matière d'accès à l'eau pour les Palestiniens, le président du Parlement européen a provoqué l'ire de députés israéliens.

Le Point.fr - Publié le 18/02/2014 à 06:00

Il est des imprudences à ne commettre sous aucun prétexte en Israël. Critiquer l'État hébreu au coeur de la Knesset en fait partie. Martin Schulz l'a appris à ses dépens. Invité par le Parlement israélien à l'occasion d'une visite de cinq jours au Proche-Orient, le président du Parlement européen s'est attiré les foudres de députés après les avoir questionnés sur l'inégalité de l'accès à l'eau entre Israéliens et Palestiniens. Pis, certains élus sont même allés jusqu'à quitter l'enceinte. Rien ne laissait pourtant présager d'une telle issue. 

Dans son discours prononcé mercredi dernier devant la Knesset, Martin Schulz se livre tout d'abord à une apologie passionnée de l'État hébreu. Le président du Parlement européen loue les vertus de la "robuste démocratie israélienne", une "société vibrante et ouverte avec tous les débats que cela implique, ainsi qu'une économie moderne". Un pays qui "incarne l'espoir chéri par tout un peuple de pouvoir vivre en liberté dans sa propre patrie". 

Dérapage

C'est donc tout naturellement que Martin Schulz a souligné le droit d'Israël à l'autodéfense face aux "attaques terroristes (...) contre des personnes innocentes", autrement dit les roquettes tirées sur Israël en provenance de Gaza. De la même façon, l'Allemand a justifié les inquiétudes de l'État hébreu face au programme nucléaire iranien, "une menace non seulement pour Israël, mais aussi pour la paix du monde en général". Mais ce plaidoyer va être quelque peu "terni" par quelques remarques sur l'alarmante situation dans les territoires palestiniens. Un dérapage, vont même estimer plusieurs députés du parti nationaliste religieux Foyer juif.

Martin Schulz fait part de sa rencontre, deux jours plus tôt, avec de jeunes Palestiniens de Ramallah, en Cisjordanie. "La question que ces gens m'ont posée et que j'ai trouvée le plus émouvante - même si je ne pouvais pas vérifier les chiffres exacts - fut la suivante : comment se fait-il qu'un Israélien est autorisé à utiliser 70 litres d'eau par jour et un Palestinien seulement 17 ?" L'embarras est palpable dans l'arène. Des voix s'élèvent même du côté du Foyer juif. Le président du Parlement européen poursuit malgré tout.

Excuses exigées

"Le blocus de la bande de Gaza est votre réponse aux attaques sur les civils israéliens et je peux le comprendre. Mais il étouffe tout développement économique et conduit les peuples au désespoir - un désespoir qui à son tour est exploité par les extrémistes. En réalité, le blocus mine, plus qu'il ne renforce, la sécurité d'Israël." Cette fois, c'en est trop. Les députés du parti pro-colons, dont son charismatique leader, le ministre de l'Économie Naftali Bennett, se lèvent et claquent la porte de la Knesset. 

Le ministre exige alors des "excuses du président du Parlement européen, qui a répété deux mensonges que lui ont fait gober les Palestiniens". "Je n'accepterai pas de faux discours moralisateur contre Israël dans notre Parlement. Certainement pas en allemand", s'emporte-t-il sur sa page Facebook. Si le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se garde bien, quant à lui, de fustiger l'attitude de Martin Schulz, il lui reproche tout de même d'avoir cité de mauvais chiffres sans les avoir vérifiés au préalable. "Peut-être la réaction de certains députés a-t-elle été exagérée", admet aujourd'hui Yaron Gamburg, porte-parole de l'ambassade d'Israël en France. "Mais il est malheureux qu'en ne vérifiant pas ses chiffres, Martin Schulz soit ainsi tombé dans le piège de la propagande palestinienne, ce qui est très grave." 

"Discrimination indéniable" (ONG)

"Les propos de Martin Schulz ont été rapportés comme une accusation grave, alors qu'il a simplement posé une question qui rapportait une situation problématique évoquée à plusieurs reprises lors de sa visite en Palestine", souligne son entourage. "Quant aux chiffres prononcés, si ceux-ci ne sont peut-être pas tout à fait exacts, ils restent dans le même ordre de grandeur que ceux admis par l'ONU et les ONG indépendantes." 

L'ONG israélienne des droits de l'homme B'Tselem estime qu'une "discrimination indéniable" est en effet pratiquée par le gouvernement israélien dans le volume d'eau alloué aux Palestiniens. Selon la compagnie nationale israélienne de l'eau, Mekorot, la consommation moyenne en eau des 8 millions d'Israéliens oscille entre 100 et 230 litres par personne et par jour. Côté palestinien, la consommation moyenne quotidienne en Cisjordanie pour les foyers reliés au réseau d'eau s'élève à 73 litres, alors que l'Organisation mondiale de la santé recommande un minimum de 100 litres. À Gaza enfin, la consommation moyenne est comprise entre 70 et 90 litres par personne et par jour, mais pour une qualité d'eau "extrêmement pauvre".

Quatre fois plus d'eau qu'un Palestinien

Pour sa part, l'Autorité palestinienne de l'eau évalue la consommation moyenne des 4,3 millions de Palestiniens (2,7 en Cisjordanie, 1,6 à Gaza) à 73 litres d'eau par jour, contre plus de 242 pour les Israéliens. Ce rapport (3,3) est légèrement plus important pour la Banque mondiale qui, en 2009, estimait qu'un Israélien disposait en moyenne de quatre fois plus d'eau qu'un Palestinien. 

Le partage de l'eau entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie a été déterminé par les accords d'Oslo II signés en 1995. En vertu du texte, les Palestiniens se voient allouer 118 millions de mètres cubes par année, alors qu'Israël se réserve 483 millions de mètres cubes, toute quantité supplémentaire étant vendue à prix coûtant par l'État hébreu. Problème, ces accords intérimaires étaient censés durer cinq ans, avant la création du futur État palestinien qui devait aboutir à une renégociation complète. Or, près de vingt ans plus tard, Oslo II tient toujours, bien que la population palestinienne - et donc ses besoins - ait doublé.

"Technologie avancée"

"Nous avons augmenté la quantité d'eau en conséquence", assure Yaron Gamburg, qui invite à ne pas "jouer avec les chiffres entre Israéliens et Palestiniens". "L'économie israélienne étant plus avancée que l'économie palestinienne, les besoins sont différents", souligne le porte-parole de l'ambassade d'Israël en France, qui revendique pour sa part un rapport de 2. Le diplomate ajoute que la quasi-totalité des Palestiniens de Cisjordanie (près de 95 %, NDLR) demeurent aujourd'hui connectés au réseau d'eau produit par Israël, bénéficiant ainsi de sa "technologie avancée". Là-dessus, le rapport de la Banque mondiale pointe le grand déséquilibre en faveur d'Israël dans les techniques de puisage d'eau en territoire palestinien.

D'après le quotidien israélien Haaretz, "seules 20 % des ressources en eau en Cisjordanie vont aux Palestiniens, contre 80 % aux Israéliens". Un constat renforcé par l'impossibilité pour l'Autorité palestinienne d'accéder aux eaux du Jourdain. Plus grands bénéficiaires de cette manne, les colons israéliens, dont la présence en territoire palestinien est pourtant illégale au regard du droit international. La question hautement stratégique du partage de l'eau au Proche-Orient a été au centre d'un rapport d'information pour la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. 

L'"inquiétude" de Martin Schulz

Remis en décembre 2012 par le député socialiste et ancien ministre de l'Agriculture Jean Glavany, le document décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient". "Il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens", souligne notamment le rapport français, qui a été conspué en Israël. 

Car pour Yaron Gamburg, le travail de Jean Glavany s'inscrit dans la même logique que les déclarations de Martin Schulz. "Il existe de plus en plus, en Europe, une écoute sélective des Palestiniens, qui accusent Israël de tous les maux sans vérifier les chiffres exacts", affirme le porte-parole israélien. Or, à en croire le diplomate, "ce genre de tentative crée des obstacles pour empêcher le dialogue entre Israéliens et Palestiniens". 

Au contraire, Martin Schulz a fait part jeudi, dans les colonnes du quotidien allemand Die Welt, de "sa surprise" et de "son inquiétude" après l'incident survenu à la Knesset, non sans rappeler qu'il avait prononcé "un discours pro-Israël". Mais son entourage de souligner toutefois que "ce ne sont pas tous les députés qui ont quitté l'enceinte, mais une poignée d'élus d'extrême droite".